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26 août 2024

Natalia Routkevitch

25/8/2024 - Robert F. Kennedy Jr, candidat indépendant qui s'est retiré, il y a deux jours, de la course à la présidence américaine au profit de Donald Trump, résumait son programme en trois points : détruire le pouvoir du complexe militaro-industriel, assurer la sécurité des frontières et reconstruire la classe moyenne de son pays.
Il est assez remarquable que Kennedy, régulièrement présenté comme populiste, était détesté par ce qu'on appelle les MSM (mainstream media) presque plus que Trump, tout en étant, selon Yougov, l'homme politique préféré des Américains (https://today.yougov.com/.../48441-what-do-americans...).
En français, le premier article sur lequel on tombe en cherchant des informations sur l'ex-candidat s'intitule : "Le monde fou, fou, fou, fou de Robert F. Kennedy Jr" (sic).
On le voyait sans doute comme un traître qui a quitté son camp historique, à savoir le parti démocrate. Pourtant, Kennedy Jr s'est toujours réclamé de l'héritage de son célèbre père, Robert Kennedy, tué durant la campagne présidentielle le 5 juin 1968. On peut se douter que ce dernier serait aujourd'hui qualifié, lui aussi, de populiste complètement toqué. Rien que pour son célèbre discours prononcé à l’université du Kansas, le 18 mars 1968 :

"Notre PIB prend en compte, dans ses calculs, la pollution de l’air, la publicité pour le tabac et les courses des ambulances qui ramassent les blessés sur nos routes.
Il comptabilise les systèmes de sécurité que nous installons pour protéger nos habitations et le coût des prisons où nous enfermons ceux qui réussissent à les forcer.
Il intègre la destruction de nos forêts de séquoias ainsi que leur remplacement par un urbanisme tentaculaire et chaotique. Il comprend la production du napalm, des armes nucléaires et des voitures blindées de la police destinées à réprimer des émeutes dans nos villes.
Il comptabilise la fabrication du fusil de Whitman et du couteau de Speck (Whitman et Speck étant des tueurs de masse américains des années 1960), ainsi que les programmes de télévision qui glorifient la violence dans le but de vendre les jouets correspondants à nos enfants.
En revanche, le PIB ne tient pas compte de la santé de nos enfants, de la qualité de leur instruction, ni de la gaieté de leurs jeux.
Il ne mesure pas la beauté de notre poésie ou la solidité de nos mariages.
Il ne songe pas à évaluer la qualité de nos débats politiques ou l’intégrité de nos représentants.
Il ne prend pas en considération notre courage, notre sagesse ou notre culture.
Il ne dit rien de notre sens de la compassion ou du dévouement envers notre pays.
En un mot, le PIB mesure tout, sauf ce qui fait que la vie vaut la peine d’être vécue."

OLIVIER FAURE VEND LA MÈCHE

Jacques Cotta

0livier Faure, responsable du PS, s’insurge après la rencontre avec Macron : « la réalité, c’est qu’ils ne veulent pas que la gauche gouverne » dit-il.
Laissons de côté le concept de « gauche » qui ne veut pas dire grand chose sur la politique mise en oeuvre depuis plusieurs décennies. Ce que Faure veut pointer en parlant de « gauche », c’est évidemment le NFP.
Il s’insurge d’autant plus que nombreux sont dans le camp présidentiel qui ont retrouvé leur siège grâce au fameux « Front républicain », donc au soutien du NFP notamment, sous le prétexte de battre le RN. Madame Borne, monsieur Darmanin et quelques autres…
Mais Faure sans s’en rendre compte vend la mèche en regrettant que "l'esprit du Front Républicain" ne soit pas respecté.
Le « Front républicain » n’avait donc pas pour objet seulement de battre le RN. Il devait permettre un soutien effectif des macronistes au NFP dans le cadre d’un renvoi d’ascenseur pour le moins explicite.
Macron d’ailleurs est sur la même ligne.
Il a demandé des gages sur l’économie, sur l’Europe surtout, et conclut qu’il n’était pas opposé à une certaine alternance…
On voit de quoi il s’agit. Ça promet !
Les têtes peuvent changer, pourvu que sur la politique rien ne change au fond.
« À l’ombre des jeux olympiques », tout ce beau monde se prépare à une « cohabitation » que le NFP, LFI en tête, appelle de ses vœux. Et en ligne de mire, à tout point de vue, la catastrophe est en marche.
Comment croire une seconde dans ce contexte que les revendications élémentaires des Français - santé, éducation, services publics, transports, énergie… salaire, boulot… - ont la moindre chance d’être satisfaites.
Hors d’une mobilisation massive qui balaie tout cela et impose la volonté populaire contre la 5e République antidémocratique et son personnel politique, existe-il une solution ?
⬦ Question d’ordre juridique : si le PDG d’une plateforme de communication peut être déclaré complice des messages délictueux, faut-il également condamner le dirigeant de La Poste pour le contenu des courriers ?
Marc Amblard

⬦ En prison les patrons des compagnies de télécommunication !
C'est grâce au téléphone que les pires terroristes, les pires pédophiles, les pires monstres peuvent communiquer entre eux.
Macron est au courant ?
Gilles Casanova

⬦ Si Pavel Durov avait été détenu en Russie, il aurait reçu le prix Nobel de la paix et le prix Sakharov.
Gastel Etzwane

25 août 2024

René Chiche

La liberté d'expression se porte de plus en plus mal dans les démocraties modernes. Sous prétexte de lutter contre l'usage mal intentionné des réseaux, les pouvoirs trouvent tout à fait normal de contrôler ces derniers, de les censurer voire de les interdire. Imagine-t-on qu'on interdise l'imprimerie pour empêcher la publication de Mein Kampf ou semblable délire ?
On en est là hélas !
Chacun d'entre nous est désormais comptable de l'état de la liberté dans notre société, et cela implique d'être jaloux de la liberté d'autrui avant la sienne, quand bien même ce serait notre adversaire ou notre ennemi.
Les instruments juridiques pour neutraliser les gens dangereux sont largement suffisants.
Ne laissons pas les pouvoirs en faire davantage en ce sens.
Et surtout, restons éveillés et vigilants.

Enki Bilal

Droit dans les yeux (courte vidéo)

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