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16 mai 2023

La dictature ? Mais enfin, quelle idée…

Gilles La Carbona
Secrétaire national du RPF, chargé du suivi de la vie parlementaire

Darmanin conforte Macron dans son obsession d’interdictions tous azimuts. Bien entendu, la macronie et certains observateurs vont nous répéter que tout cela procède de la volonté de ne pas troubler l’ordre public et que nous ne sommes aucunement en dictature. La France, le seul pays à avoir interdit la plateforme Rumble, RT, à être en tête des demandes de censures sur les réseaux sociaux, tout cela pour l’ordre public et le bien-être de la population. Nous serions curieux de connaître la définition qu’il réserve à cette notion de trouble qu’il met à toutes les sauces, allant même jusqu’à user de dispositions anti-terroristes pour interdire les manifestations. On peut raisonnablement penser que le même flou entoure celle qu’il donne à l’extrême droite. Il est impressionnant de constater que toutes les mesures qu’il s’ingénie à prendre pour empêcher ce fameux désordre, produisent l’effet exactement inverse.

C’est un peu la marque de fabrique de la macronie, il suffit qu’elle attende un résultat pour obtenir son contraire. Si l’État français était un état de droit, les diverses manifestations qui ont déjà été sanctionnées par la justice auraient fait jurisprudence, or il n’en est rien. Dernière en date, celle de la marche des anciens militaires. La justice l’a pourtant autorisée, ce qui n’a pas empêché la maréchaussée de verbaliser les participants. Entre obsession et cynisme, Darmanin impose des arrêtés qu’il sait illégaux, mais qu’à cela ne tienne, il insiste. Il pratique l’autorité pour tenter de donner l’impression de maîtriser son sujet et veut protéger Macron d’une contestation qui ne disparaît pas et qui empoisonne tout le gouvernement. Bien entendu toute ressemblance avec une dictature serait foncièrement déplacée répétons-le.

Ce terme est réservé aux autres… oui mais à qui ? Quel pays industrialisé moderne, dans le monde, peut rivaliser à ce jour, avec autant d’interdictions et de répression ? Quelle nation peut soutenir une comparaison plus défavorable ? On nous parle de la Corée du Nord, même de la Chine et de son crédit social, certes mais doit-on nécessairement se reporter à la tête du classement pour se convaincre que chez nous c’est le paradis ? N’oublions pas que nous avons été épinglés comme démocratie défaillante, il y a déjà quelque temps et que le même observatoire ne saurait détecter aujourd’hui une quelconque amélioration, bien au contraire. Quand un pouvoir interdit des manifestations à priori, en fonction simplement de la composition imaginaire qu’il leur attribue, ou d’une étiquette qu’il leur accorde, sans réel fondement, on peut légitimement penser que cet État n’est plus juste et équitable mais prend des décisions purement politiques.

Ce régime est aux abois et ne parvient plus à maîtriser la colère du peuple, pas plus qu’il ne se porte garant du reste. Quand il évoque la préservation de l’ordre public, les faits divers le contredisent immédiatement. Darmanain a beau s’exténuer à lancer des arrêtés en cascade, le constat est implacable. Plus personne ne les respecte. Le Ministre est totalement dépassé. N’en déplaise au pouvoir, ses agissements sont ceux d’une république en perdition, ne pouvant plus compter que sur la répression et des lois toutes plus restrictives, pour écarter le peuple et le faire taire, aidé en cela par une police et une gendarmerie qui, malgré les interdictions juridiques répétées, persistent à verbaliser les faux contrevenants, sans risquer la moindre sanction. Dans ces conditions, le spectre d’un état devenu policier n’est plus un simple fantasme. Face à cette agitation permanente, que peut bien faire d’autre Macron ? On l’a vu, il vide les rues de ses habitants, s’entoure de centaines de policiers… est-ce un mode de gouvernance pérenne ? Certes tous les ministres voudraient que l’on passe à autre chose, ce serait tellement plus simple en effet. On oublie le passage en force, et on attend le prochain. Hélas pour eux ça ne se déroule pas comme ils le rêvent et les difficultés que l’ensemble des membres du gouvernement rencontrent, pour ne serait-ce que se déplacer, ne sont pas près de cesser. Peut-on dire aujourd’hui que nous n’avons plus qu’un semblant de gouvernement, une ombre glissante d’un pouvoir en perdition et que le navire France est devenu un bateau fantôme ? Si l’image est forte elle n’est peut-être pas si éloignée que cela de la triste réalité. Alors que faire, attendre que le naufrage nous emporte tous, ou débarquer le pseudo capitaine pour reprendre un nouveau cap ?

15 mai 2023

La France file un mauvais coton

Maxime Tandonnet


C’est un faisceau d’indices, comme disent les juristes. La foule refoulée aux cérémonies traditionnelles pour ne pas entendre les casseroles ; des professeurs de philosophie sanctionnés pour avoir exprimé leur opinion ; la plainte contre un livre qui déplaît à l’occupante de Matignon ; pour la première fois de l’histoire, une loi visant à rendre obligatoire l’affichage du portrait du président dans les mairies (ce n’était qu’une tradition républicaine) au mépris des libertés locales ; une intellectuelle dont la conférence est interdite à la Sorbonne… Ce glissement autoritariste, qui se perçoit sous des formes multiples, est sans doute facilité par les secousses récentes qui ont traumatisé le pays. La vague d’attentats islamistes à favorisé la quête de chef dans l’inconscient collectif. Puis la peur panique du covid19, entretenue par le pouvoir, a ouvert la voie à des mesures liberticides aussi inutiles qu’absurdes (tout le monde le sait aujourd’hui) comme l’interdiction des forêts et des plages. L’autoritarisme s’est ainsi banalisé. Ainsi semblent coexister deux France. Une majorité visible et silencieuse, celle qui a l’habitude de respecter la loi et subit la marche autoritariste du pays. Et puis une autre, à la marge, est absolument livrée au chaos, à la criminalité, le chaos, l’anarchie et la barbarie. Nous vivons une époque étrange de coexistence de l’autoritarisme – comme exhumé d’une autre époque – et de l’ensauvagement sanglant.

Yann Bizien

Dissoudre, réprimer et interdire. Ces mots sont à la mode au sein du pouvoir. Il faut dissoudre, réprimer et interdire tout ce qui le dérange, tout ce qui peut le remettre en question et tout ce qui peut lui faire perdre les prochains scrutins. Tout dissoudre, donc, y compris nos valeurs, la Patrie, l'État-nation, notre souveraineté, sauf l'Assemblée nationale. Trop de risques politiques. Au lieu de travailler pour le destin français, ce pouvoir s'occupe du sien. Il n'y a plus que son sort qui compte. Quand dissoudre, réprimer et interdire deviennent une politique, alors la tyrannie est juste devant nous.

Dérive fascisante du macronisme

Anne-Sophie Chazaud

Chers amis,
Bien qu’assez peu présente actuellement sur ce réseau par manque de temps, je souhaite y faire part de ma vive préoccupation quant à la dégradation particulièrement préoccupante des libertés et de la démocratie dans notre pays.
Le régime dans lequel la Macronie plonge la France n’est certes pas la dictature mais ce n’est assurément plus la démocratie pleine et entière.
Depuis l’angle de la liberté d’expression, pour ne prendre que cet exemple, qui est celui sur lequel j’ai développé une certaine expertise au cours des dernières années, la situation s’avère extrêmement dégradée et cela de quelque côté que l’on regarde.
La liberté de manifester est lourdement malmenée, les arrestations arbitraires déjà massives lors de la répression du mouvement de révolte sociale des Gilets Jaunes n’ont cessé de croître au point que les observateurs et instances internationales s’en émeuvent.
Les interdictions d’appareils sonores portatifs et autres casseroles, pour grotesques qu’elles soient, traduisent néanmoins une dégradation tragi-comique de la situation.
Le spectacle lunaire d’un chef de l’État contraint de se protéger de son propre peuple par gilet pare-balles et transportant sa bunkerisation tel un escargot sa maison sur le dos dans tous les espaces publics où le malheur veut qu’il jette son dévolu pour déambuler, espaces transformés en déserts frappés d’interdits, véritables camps retranchés, vidés de leur population, en dit long sur la désintégration du climat démocratique qui ne devient plus qu’un lointain souvenir.
Pareillement, la condamnation d’un retraité pour affichage d’une banderole «emmerdant» Macron, pose question, outre la réactivation pathologique du délit d’outrage : en effet, quelle démocratie peut tolérer que le chef de l’État déclare vouloir «emmerder » une partie du peuple français, quand ce même droit est nié perversement en retour au peuple souverain ? Dès l’instant où l’obligation de respect n’est pas réciproque, nous sortons du champ démocratique pour entrer dans celui d’un régime à la fois illibéral, pathologiquement narcissique et tendant au culte de la personnalité.
Ce culte de la personnalité vient du reste d’être souligné avec la décision macroniste de rendre obligatoire la présence d’un portrait du Leader Maximo dans les mairies, lesquelles devront par ailleurs être désormais affublées du drapeau de l’Union européenne, comme un vaincu remettrait les armes de sa souveraineté aux pieds du tyran.
Parallèlement, les interdictions de rassemblement (hommages à Jeanne d’Arc, conférences, etc.) pleuvent, sous le prétexte fallacieux de l’ordre public, et, fait préoccupant, au détriment de la fameuse jurisprudence Benjamin qui depuis des décennies régissait la matière (je renvoie sur ce sujet aux lignes que j’y consacre dans mon essai jusqu’aux affaires Dieudonné – et quoi que l’on pense du personnage).
Je rappelle notamment que la liberté de se rassembler fait partie intégrante de l’usage collectif de la liberté d’expression, et qu’il appartient le cas échéant aux pouvoirs publics d’assurer par toutes diligences les conditions de l’ordre public afin que lesdites réunions se tiennent convenablement sans entraves.
Il s’agit là d’un recul extrêmement grave des libertés dans notre pays, et notons au passage qu’il suffit que l’ultra-gauche menace de troubler ledit ordre public pour que les rassemblements en question soient purement et simplement interdits : on donne donc des gages aux fauteurs de troubles tout en confisquant la démocratie. Ceux qui s’en réjouissent pour des motifs idéologiques ont tort car, tôt ou tard, dès lors que le principe est acté, leur jour d’interdiction viendra.
Dans le même temps, encore, le pouvoir tente de renforcer son contrôle des lieux d’expression que sont d’une part des médias déjà particulièrement soumis et qui ne mordent pas la main qui les nourrit, et d’autre part en tentant encore plus qu’auparavant d’arraisonner les lieux d’expression et d’information libres que sont les réseaux et médias sociaux. On a vu la Ministre de la Culture (du Ministère de la Vérité) participer à une curieuse réunion sous l’impulsion de zélés Reporters sans frontières, visant une nouvelle fois à mettre les médias au pas du discours propagandiste et promouvoir, je cite, « le journalisme constructif pour dépasser la négativité » : que sera une information non positive ? La critique du discours bien-pensant, naturellement, mais aussi et surtout, très vite, la critique de l’action de l’exécutif. On est loin, avec ces courroies de transmission gavées de subventions, du « couteau porté dans la plaie » d’Albert Londres.
Dans le même temps, la Commission européenne – qui s’arroge depuis des mois des pouvoirs qu’aucune élection démocratique ne lui a conférés – s’active en tous sens pour tenter de museler Twitter. L’affolement mais aussi la volonté inquisitoriale sont flagrants et extrêmement préoccupants.
Pour veiller à la besogne propagandiste, la lutte contre les pseudo-fake news est puissamment réactivée par des personnages le plus souvent douteux, dépourvus de toute légitimité académique et se caractérisant principalement par leur adhésion à l’action gouvernementale.
La disqualification des discours d’opposition, des discours critiques bat son plein dans un climat général où, de toute façon, lorsque par miracle certains parviennent à faire émerger un réel non propagandiste, l’environnement de post-vérité qui caractérise désormais notre société rend cette révélation inopérante : on peut sortir tous les scandales que l’on veut (fonds Marianne par exemple pour le plus récent), pointer vers toutes les injustices, démontrer par A+B que le réel n’est pas celui que le pouvoir donne à entendre, la plupart des citoyens, demeureront indifférents à ce dévoilement lequel n’emportera donc aucune conséquence, tandis que les Éveillés seront embastillés d’une manière ou d’une autre.
Les libertés académiques continuent pareillement de reculer comme le démontre la censure dont fait par exemple l’objet Florence Bergeaud-Blackler qui a dénoncé les réseaux fréro-salafistes.
De même, un enseignant de philosophie comme René Chiche est suspendu pour avoir tenu un discours ne convenant pas au pouvoir exécutif, et l’on s’appuiera ici pour le museler sur l’obligation de réserve dont on sait bien qu’elle n’est utilisée qu’à des fins idéologiques et de manière hémiplégique, commode prétexte à la police politique. L’on ignore s’il sera condamné à boire la ciguë.
Bref, je pense important, bien que j’avais hélas déjà dénoncé toutes ces dérives – je ne suis pas ici exhaustive – ainsi que la matrice structurelle qui les anime, dans mon essai sur la liberté d’expression, de camper le paysage particulièrement sinistré dans lequel la Macronie plonge notre démocratie un peu plus chaque jour.
J’affirme pour finir sans la moindre ambiguïté que cette dérive est de nature fascisante.


12 mai 2023

VOUS AVEZ DIT ÉTAT DE DROIT ?

Gabriel Nerciat

Soutien absolu à l'AF [Action Française], dont le colloque parisien annuel (auquel j'ai assisté souvent, et qui est la plupart du temps d'une tenue remarquable) ainsi que le traditionnel défilé en hommage à Jeanne d'Arc pour la première fois depuis un siècle ont été interdits sans aucune raison valable, et au mépris complet de la loi, par ce petit c.nnard merdeux, cette crapule avérée de Gérald Darmanin (la IIIe République, plutôt bonne fille, embastillait parfois Charles Maurras ou Léon Daudet, qui l'attaquaient très violemment, mais n'a jamais interdit la publication du journal de l'AF non plus que la plupart de ses manifestations publiques, car elle savait très bien quel prestige l'organisation royaliste aurait tiré d'une persécution officielle contraire aux principes républicains).
Quatre autres manifestations qualifiées d'ultra-droite ont également été interdites sur consigne de la place Beauvau, sans qu'aucun juge n'ait été saisi ni aucun risque de trouble à l'ordre public démontré.
D'une certaine manière, c'est bien.
D'abord parce que les gens qui rigolaient quand on leur parlait de dictature macronienne soit vont devoir cesser de rire, soit c'est nous qui allons leur en faire passer l'envie.
Ensuite, parce qu'on va voir ce que vaut vraiment "l'État de droit" lorsqu'il est bafoué de façon aussi virulente et arbitraire par ceux-là mêmes qui en font une religion, tout en imposant le port dans les mairies d'un blason impérial dont les Français ont signifié de façon souveraine qu'ils n'en veulent pas.
Normalement, c'est dans la Chine communiste que le parti octroie la permission de manifester ou de se rassembler.
Même en Russie, les manifestations anti-Poutine à Saint-Pétersbourg se tiennent librement, même s'il y a de la matraque dans l'air et quelques arrestations brutales (et pourtant, Poutine, c'est Hitler, hein ?).
Qualifier une organisation d'extrême-droite ou d'ultra-droite, au sens de "néo-nazi" ou "néo-fasciste", relève du pur arbitraire quand il s'agit de partis ou de groupuscules qui ne sont pas interdits par la loi et ne menacent pas l'ordre public (qui plus est, en ce qui concerne l'AF, c'est tout simplement faux, et tous ceux qui ont un peu d'érudition historique le savent, qu'ils soient monarchistes ou, comme moi, républicains).
Rappelons que les Soulèvements de la Terre, l'organisation anarcho-écologiste qui a affronté et blessé plusieurs dizaines de flics à Sainte-Soline, n'a toujours pas été dissoute par l'ancien assistant parlementaire de l'ex-député UMP ultra-conservateur Christian Vanneste, et que les Black Blocs, de France ou d'ailleurs, continuent à vandaliser la place de Paris, de Rennes ou de Lyon absolument comme il leur chante, sous l'oeil attendri du ministre français préféré des Italiens, à chaque manifestation contre la réforme des retraites.
Bien sûr, personne n'est dupe : il s'agit de pousser les militants identitaires ou ultra-nationalistes à se radicaliser, pour pouvoir ensuite inventer un danger fasciste comparable à celui des milices anarchistes, qui justifiera la énième diabolisation du RN et de Reconquête et garantira le traditionnel report de voix des électeurs de gauche en faveur du successeur de Macron dans quatre ans.
La ficelle est un peu grosse, mais pour autant on peut la transformer en corde.
Il n'y a pas de pire sorcier qu'un apprenti qui se voudrait inquisiteur.
Maintenant, comme on dit, il va y avoir du sport.

4 mai 2023

[Covid]

Réintégration des personnels suspendus : une première victoire. Reste à obtenir le versement des indemnités.


Nicolas Dupont-Aignan

30 avril 2023

Marc Amblard

« Je ne me tairai pas »

René Chiche

Je suis exclu de fonctions pendant trois mois, et bien entendu sans traitement, pour me punir de mes propos publics en qualité de professeur de philosophie et de représentant syndical sur les réseaux sociaux, à la radio et à la télévision.
Mes premières pensées vont à mes élèves. À deux mois de l'épreuve de philosophie du baccalauréat, le ministre de l'éducation nationale prive ces derniers de leur professeur qui, depuis le 16 septembre 2022, faisait l'objet d'une procédure disciplinaire pour des "propos inappropriés tenus sur Twitter envers des personnalités publiques, sur la politique sanitaire du gouvernement et sur la guerre de la Russie contre l'Ukraine". L'éducation nationale leur annoncera que je suis "absent pour raison administrative". Ce n'est pas tout à fait exact. On me fait un procès politique et on cherche à museler un syndicat qui dérange.
On n’est certes pas en dictature, mais c’est bien imité.
Néanmoins, je ne me tairai pas.


Denis Collin

En quelques jours, deux professeurs de philosophie suspendus pour délit d'opinion. Après Franklin Niamsy, c'est au tour de René Chiche. Dans les deux cas, on leur reproche d'être publiquement intervenus sur des sujets politiques. Et c'est tout. Mais la macronie se dirige à grande vitesse vers la pure et simple dictature. Les droits les plus élémentaires sont bafoués.
Après la sanglante répression des Gilets jaunes, on voit nettement que la crise sanitaire n'était qu'un test pour voir si on pouvait décréter l'état de dictature permanente en France. Maintenant, on passe aux choses sérieuses. Les manifestations contre Macron sont interdites, les propos critiquant sa politique sont censurés. Jusqu'où ira-t-on ?
Liberté, Liberté chérie,
Combats avec tes défenseurs !
PS : ceux qui ont appelé à voter Macron "contre le-z-heures sombres", doivent maintenant se cacher de honte ! Les heures sombres arrivent et conformément aux prédictions de Pasolini, le fascisme s'appelle maintenant antifascisme.

11 avril 2023

Pierre Duriot

Je me marre… à l’heure où sort un rapport, qui, en mots choisis, dézingue la gestion d’une épidémie, qui n’en fut pas une, par le gouvernement et qui nous aura coûté plusieurs centaines de milliards, en pure perte, il faut tout de même se pencher sur quelques détails croustillants, que nous avions dénoncés et qui nous avaient fait passer pour des « complotistes ». Maintenant que les cerveaux sont reposés, on peut y réfléchir, avec un peu plus d’acuité et un peu moins de matraquage télévisuel. Les premiers vaccins sont arrivés dans des camions frigorifiques, à moins 70°C, escortés par des motards et les derniers traînaient des jours, sur les étagères, dans les barnums improvisés, pour vacciner en masse. Et pourtant, c’était censé être le même produit. Il fallait se faire vacciner « pour les autres », je vous laisse cogiter sur un processus scientifique permettant ce tour de passe-passe. La moyenne d’âge des gens qui mouraient du Covid était de 83 ans, ça n’a jamais été un secret et les 12-65 ans, y sont allés pour faire « une forme moins grave ». Intéressant non ? Les masques, dans un premier temps, interdits à la vente chez les pharmaciens et dont la porte-parole du gouvernement ne savait pas se servir, ont finalement été rendus obligatoires, à partir de six ans. Un type qui nageait tout seul dans la mer, pouvait être verbalisé. Selon que vous buviez votre café debout ou assis, la contamination n’était pas la même. La caissière du super marché qui tripotait vos produits avant de vous les rendre, opérait derrière un plexiglas. Les rayons des livres et journaux n’étaient pas dangereux, celui des petites culottes, si. Les parachutistes pouvaient enlever leur masque dans l’avion, au-dessus de 2500 mètres, mais pas avant. Les mecs en bonne santé étaient asymptomatiques. Des types se baladaient tout seuls, dans leur voiture personnelle, avec un masque, etc… à se demander si un jour, nous aurons des explications rationnelles…

1 avril 2023

18 MOIS DE HONTE

Lola-Jane Brooks

La Haute Autorité de Santé (HAS) a recommandé ce jeudi 30 mars de « lever l’obligation de vaccination » contre le Covid pour les soignants et le ministre de la Santé François Braun a déclaré à l’AFP qu’il « suivra[it] cet avis ».

Les suspendus vont donc être réintégrés.

Mais ce n'est pas suffisant. Il importe qu'ils récupèrent tous leurs salaires et qu'ils reçoivent des dommages et intérêts pour le chantage, la haine et les préjudices subis.

Suite à cette nouvelle, j'aimerais dire à tous les covidistes, tous les pourris, les égoïstes, les sadiques, les sans esprit et les sans cœur, d'aller bien se faire enQrcoder profond.
 
Je vous emmerderai jusqu'à mon dernier souffle pour le mal que vous avez fait à ces soignants, à ces pompiers, à ces gens que vous applaudissiez et qui vous ont peut-être sauvé, vous ou un proche, un jour. À votre place, j'aurais honte de me regarder dans le miroir.


27 mars 2023

Surveillance biométrique, insécurité et JO 2024 : ça va très bien se passer

H16

Alors que le pays tout entier semble cristallisé sur des questions de retraite, la vie parlementaire continue son train-train législatif dont les rails passent consciencieusement sur nos libertés : dans un vote qui n’a déclenché aucune inquiétude de la part des journalistes et des chroniqueurs habituels, les députés viennent d’autoriser l’utilisation de la vidéosurveillance algorithmique.

Derrière ces mots compliqués se cache en réalité l’étape suivante de la surveillance de masse que le gouvernement entend imposer aux turbulents citoyens dont il s’estime avoir la charge : il s’agit d’autoriser l’analyse automatique des quantités massives d’images de caméras de surveillance dont les principales agglomérations du pays sont maintenant saupoudrées, afin d’y retrouver tel délinquant, tel fuyard ou tel terroriste qui croiraient trouver un refuge dans la foule et, dans quelques années, tel contribuable qui a quelques jours de retard sur ses impôts puis tel individu qui a osé rouler en voiture thermique ou manger deux fois de la viande la même semaine…

Bien évidemment, pour arriver à faire passer la mise en place de ces nouveaux miradors numériques, le ministère de l’Intérieur n’a pas hésité à (sur)jouer la carte des Jeux Olympiques : selon l’actuel détenteur du maroquin correspondant, cette nouvelle loi se justifie car « À situation exceptionnelle, moyens exceptionnels »… Alors même que la mise en œuvre de cette technique ne concernera pas que ces Jeux et s’appliquera en réalité à toutes les “manifestations sportives, récréatives ou culturelles” en général, qui “par leur ampleur ou leurs circonstances, sont particulièrement exposées à des risques d’actes de terrorisme ou d’atteintes graves à la sécurité des personnes” (définition dont le flou a l’avantage d’englober tout et n’importe quoi).

En substance, toute personne ayant un “comportement anormal” pourra se faire épingler par ce type de surveillance, charge au décret à venir de définir tout ça précisément (promis juré).

Peu de députés et peu d’associations ou de militants se sont émus des dérives possibles, occupés qu’étaient la plupart à recompter fébrilement leurs annuités pour leur retraite, à l’exception de la Quadrature du Net qui note avec justesse que les moyens mis en place n’offrent aucune preuve d’efficacité, introduisent en force la biométrie la plus invasive possible au contraire des mensonges soutenus par le gouvernement et ne donnent absolument aucune garantie contre les dérives pourtant énormes que ces technologies permettent pour des politiciens toujours plus avides de pouvoir.

En pratique, la France se retrouve être maintenant le premier pays européen à avoir autorisé l’utilisation massive de la surveillance biométrique (car il ne s’agit que de ça, en réalité) sur sa propre population.


Ceci est déjà largement inquiétant alors même que les forces de l’ordre ne font la démonstration d’aucune retenue sur les manifestants pacifiques, et montrent une nonchalance voire un déni particulièrement puissant face aux éternels agitateurs et autres casseurs gauchistes. On comprend qu’avec ces technologies, la répression trouvera de nouvelles façons, encore plus rapides et plus efficaces, d’obtenir les excellents résultats qu’elle décroche présentement.

En outre, l’empressement du gouvernement à pousser cette surveillance biométrique sur sa population cache mal le grave problème de ressources humaines qui taraude les autorités françaises à mesure que les Jeux Olympiques se rapprochent.

Tout indique en effet qu’on court droit à de gros soucis de sécurité et les événements actuels, couplés à la gestion assez catastrophique de certaines rencontres footballistiques internationales dont les Anglais ont un souvenir cuisant, ne laissent guère présager d’une amélioration. Ainsi, des dizaines de milliers de vigiles manquent encore à l’appel pour ces Jeux, et les autorités en charge ont bien du mal à remplir leurs équipes au point que le gouvernement envisage à présent de faire appel aux “forces de sécurité intérieure” (à savoir la police et la gendarmerie) pour compléter les déficiences observées : tous comptes faits, il manquerait 22.000 vigiles ce qui, à un an des festivités, devrait laisser pas mal de monde perplexe…

Les clowns actuellement en poste espèrent-ils vraiment que des grappes de caméras reliées à de grosses fermes de serveurs capables d’analyser leurs images en temps réel permettront de remplacer une partie des ressources humaines sur le terrain ? Espèrent-ils que ces caméras viendront à l’aide des touristes lorsque des nuées de supporters anglais viendront les délester de leurs biens ?

Alors qu’on apprend que le roi Charles III a, fort sagement, repoussé sine die sa visite d’État en France en espérant probablement des jours moins agités, on doit s’interroger sur la solidité des administrations françaises notamment en matière de maintien de l’ordre : la situation particulière qui occupe le pays actuellement peut certes être vue comme temporaire, on peut néanmoins noter qu’elle est en partie la résultante de problèmes sociétaux qui se sont développés depuis des décennies et qu’on voit mal résolus en une douzaine de mois.

Dès lors, ces troubles ont de fortes chances de recommencer, et pourquoi pas, d’amoindrir durablement (pour le dire gentiment) la capacité de la ville de Paris à faire face à un événement international de l’ampleur des Jeux Olympiques.

Un an, cela peut paraître suffisant lorsqu’on est dans une situation normale, avec des entreprises prêtes à relever le défi et un peuple entier tendu vers l’excellence ; mais c’est une période extrêmement courte lorsque tout, ou presque, reste à faire. Et c’est une période critique qui vire au cauchemar lorsqu’on prend en compte le passif assez consternant de l’équipe municipale en place, infoutue de traiter même vaguement l’empilement de problèmes que la capitale connaît, depuis l’insécurité jusqu’à l’insalubrité en passant par les bouchons de circulation et la pollution…

Les Jeux Olympiques vont-ils vraiment avoir lieu en 2024 ? Et si oui, dans quelles conditions dégradées ?

On peut raisonnablement se poser la question.


23 mars 2023

Le reste du monde témoin de la naissance d’une dictature en France

Gilles La Carbona

Le monde nous regarde, abasourdi, choqué de constater la violence qui est déployée pour imposer une loi. Violence dans le procédé, condamné unanimement par tous les pays occidentaux et même très au-delà. Le regard qui est posé sur notre pays est résumé en un mot : « dictature ». Et cette fois ce ne sont pas les farouches opposants au régime qui l’emploient, c’est la presse étrangère.

Le monde se réveille sonné, éberlué de constater que la France est devenue une dictature, où les citoyens non seulement, ne sont plus écoutés, mais où ils sont en plus violentés. Macron utilise la police pour réprimer et terroriser la population, la contraindre à rester tranquille et à se taire. La macronie utilise la répression comme méthode de gouvernance, détourne des institutions pour légitimer ce qui ne peut l’être.

Cela fait six ans que nous subissons les infâmes dénigrements de cet homme, six ans qu’il ment et trouve toujours une excuse, un argument, pour faire passer sa haine du peuple français en une vue de l’esprit colportée par les méchants opposants. Mais là, face à 80% de mécontents, ces arguties se fissurent et son image à l’international finit de se ternir. Il avait déjà montré lors de la coupe du monde de football, la démesure de son comportement : la presse s’en était amusée. Puis ce furent les images encore plus scandaleuses de sa tournée en Afrique, où Macron apparut totalement défait, dans une boite de nuit… la presse internationale n’en fut plus amusée, mais dubitative.

Aujourd’hui, le monde entier découvre un personnage fondamentalement mauvais, ne vivant que par la haine qu’il porte au peuple et aux députés qui votent contre lui. Un homme qui ne peut pas convaincre, mais simplement imposer, sourd à toutes et tous, n’écoutant que sa propre frénésie, prêt à tuer son peuple pour assouvir ses délires et suivre l’agenda que des forces extérieures ont exigé de lui. Le reste de la planète doit bien reconnaître que Macron ne se comporte plus comme le président d’un pays libre, qui plus est, 5ème puissance nucléaire mondiale. Il ment, il contourne les lois, la constitution, utilise de faux arguments et réprime dans la plus abjecte des violences.

Les autres démocraties ne comprennent pas que l’on puisse ignorer 80% de l’opinion publique et surtout bâillonner le parlement pour s’éviter un vote négatif, jeu logique d’une vraie démocratie. Jusqu’à quand les puissances étrangères vont-elles accepter d’avoir à leur porte un nouveau tyran et une France devenue une dictature en Europe ? D’ailleurs il enfonce le clou, en souhaitant à présent, quasiment ouvertement, pouvoir prendre des mesures non législatives, en gros, gouverner sans parlement. Nous le disions il y a quelques jours, l’Assemblée nationale a été rayée des institutions avec ce 49.3, et les LR en sont à la fois les complices et les dindons.

Macron reste arrogant, vindicatif, sachant qu’il peut compter ouvertement sur les renégats LR de la bande à Ciotti. Pourtant, désormais, les yeux du monde entier sont braqués sur lui, il n’est pas dit que les dirigeants des autres pays, sous la contrainte de leurs propres peuples, ne fassent pas pression, ne lui demandent pas de faire cesser ce jeu dangereux. Car si lui ne voit rien, les autres saisissent avec effroi que la France pourrait s’embraser, et ils n’ont nullement envie d’avoir comme partenaire un pernicieux psychopathe.

Leurs peuples respectifs n’accepteraient pas ce pacte. Isolé en France, il le devient à l’extérieur. Clément Voule, rapporteur spécial de l’ONU, dit suivre de très près les manifestations en France et appelle les forces de l’ordre à éviter tout usage excessif de la force. Il n’est peut-être pas si loin le temps où Macron sera apostrophé vertement et officiellement, devant cette instance.

Nous sommes au bord d’une révolte, non pas une guerre civile, car le peuple n’est en lutte qu’avec ce pouvoir et sa police. Les jours qui viennent nous donneront la réponse. Mais selon l’option, le résultat sera très différent et cela, il ne semble pas l’avoir compris. Il semble pouvoir compter sur l’indéfectible soutien de SA police, pour le maintenir en place, à croire que les familles des policiers ne sont pas impactées par la réforme des retraites. Mais si 80% des Français n’en veulent pas, il doit bien y avoir aussi des policiers concernés. Les repas de famille s’annoncent houleux. Il peut être assuré d’un état de siège long et compliqué à gérer, comment gouverner un pays dans ces conditions ? … Il y a des échéances sportives internationales qui ne sauraient se dérouler dans un tel climat. Si lui est définitivement seul, les Français sont à présent soutenus par le reste du monde, et c’est déjà une première victoire.

À moins que, dans sa folie, il ne cherche à attiser le feu, pour provoquer un chaos généralisé afin de pouvoir invoquer l’article 16 de la Constitution, qui offre au Président de la République des pouvoirs exceptionnels lui permettant de prendre toutes les mesures nécessaires à la préservation de l’État en cas de péril national. Si telle était son ambition, il faudrait évaluer la folie d’un homme devenu, à lui tout seul, LE problème exclusif de tout un pays.

22 mars 2023

C'est tout ça qui se retrouve dans les rues aujourd'hui

Catherine Gaillard

C'est Maqueron, c'est les mensonges de Darmanin, l'ultra-violence de Lallement, les humiliations à répétition, l'autre qui va "ruiner la Russie" et qui ruine simplement la France, les éborgnements et les mains arrachées de GJ, le jeune "tombé" à l'eau et disparu, la dame LBDée à sa fenêtre et décédée, la débilité crasse de la majorité des playmobiles En marche, la pfizeration obligatoire, les flics envoyés armés sur les plages et dans la forêt à la chasse aux familles, les vieux, morts tout seuls avec leur boîte de Doliprane, leurs enfants empêchés, les traitements empêchés, les soignants jetés sans salaire ni allocations, les auto-autorisations ubuesques pour faire 3 pas dehors, nos gosses et ados malades sans plus de structures pour s'occuper d'eux, les radiations intempestives de demandeurs d'emploi, les durées d'indemnisation et les allocations chômages rabotées, le pognon de dingue et les canons à Zelensky, c'est la mère von der Leyen, les gens qui commencent à ne plus pouvoir faire bouffer leurs gosses, le maintien au turbin, au chômage ou au RSA 2 ans de plus, avant de toucher peut-être des miettes de retraite, et autres "j'ai bien envie de les emmerder..." et bras d'honneur, on n'en finirait plus de vouloir faire toute la liste, bref c'est tout ça qui se retrouve dans les rues aujourd'hui.

17 mars 2023

Vincent Verschoore

C'était le 17 mars 2020. Les débiles faisaient aligner les gens dehors, calculaient des densités de personnes au doigt mouillé, disaient qu'il fallait laisser les courses dehors pour tuer le virus.
Le délire absurde des confinements, des rayons de promenade de 1 km (en pleine campagne), une heure par jour (ah ah, connards de flics) débutait dans le silence pesant d'une population morte de trouille du fait de la propagande anxiogène des autorités politiques, policières et sanitaires. Qui avaient tout faux, mais qui se sont bien amusées à nous faire chier.

16 mars 2023

Pourquoi ce silence des syndicats subventionnés sur les soignants / personnels suspendus ? Entretien avec le syndicat GJ

https://www.youtube.com/watch?v=Tq5wA5zkSjE

Marc Amblard

12 mars 2023

Dérive totalitaire

Gilles Casanova

À la chute du Mur de Berlin, la grenouille – c’est-à-dire nous – à été plongée dans une marmite d’eau à température.

Elle était tellement agréable cette marmite, et tellement douce cette eau à température, qu’on n’a pas même senti qu’on était entré dans la marmite. Car elle était bien grande la marmite, et puis autour de nous, il y avait tellement de lumière, tellement de bruit, tellement d’images chatoyantes que nous n’avions pas bien remarqué que l’on nous introduisait dans une marmite.

C’était le Nouveau Monde, le Monde d’après – déjà ! Le merveilleux monde d’après la chute du Mur de Berlin, la fin d’un totalitarisme, la fin d’un monde coupé en deux, l’extension illimitée de la démocratie, la capacité, par la libre circulation sur l’ensemble de la planète où à peu près, de donner un nouvel élan aux activités humaines, non seulement sur le plan économique, mais aussi sur le plan culturel, et surtout sur le plan humain !

Quelle belle entrée dans la marmite.
 
Très vite, ils ont commencé à monter, très très légèrement, le feu sous la marmite.
 
Puisque la guerre froide était finie, il fallait instaurer un « Nouvel ordre mondial », meilleur, plus juste, il fallait ainsi faire un exemple pour montrer que le monde allait maintenant avoir de nouvelles règles, plus équitable, plus éthiques, qu’un nouveau camp, « Le Camp du Bien » allait enserrer de ses bienfaits la planète. L’affreux dictateur Saddam Hussein allait constituer le prétexte à la première Guerre du Golfe, « la mère de toutes les batailles » avait dit Saddam Hussein, qui avait compris ce que beaucoup d’autres n’avaient pas alors compris…
 
Nous ne fûmes pas très nombreux à dire que cette ratonnade à dimension internationale n’annonçait rien de bon, et que comme l’avait dit le ministre français de la défense de l’époque, Jean-Pierre Chevènement, chaque bombe larguée sur le Koweït et l’Irak serait une bûche jetée dans le brasier ardent du terrorisme, qui ne demandait qu’à s’enflammer. On sait depuis à quel point cette prédiction était strictement exacte.

Le terrorisme qui en sortit servit de prétexte à toutes sortes de nouvelles interventions pour imposer ce « Nouvel ordre mondial » qui ressemblait tout à fait à l’extension mondiale du rôle de Gendarme du capitalisme, que les États-Unis d’Amérique se proposaient d’incarner, maintenant universellement.

Mais ce terrorisme fut aussi le moyen de limiter les libertés publiques. C'est la grande époque où l'on met en place le plan Vigipirate « pour trois mois seulement car il réduit significativement les libertés », nous sommes près de 30 ans plus tard, le plan Vigipirate est toujours activé malgré les bilans dressés régulièrement par le ministère de l'intérieur qui indiquent qu'il n'a pour effet que de réduire les vols à la tire dans les grandes gares parisiennes et « fluidifier les prises de congés des policiers et gendarmes ». En revanche il a comme caractéristique d'habituer à l'état d'urgence, état d'urgence qui sera proclamé puis installé dans le droit commun avec un cliquet de plus à chaque attentat produit par ce même terrorisme, qui a été engendré alors. On notera que régulièrement le niveau du plan Vigipirate aura été augmenté et que nous sommes maintenant de manière naturelle et courante dans le niveau extrême de ce plan, il en reste encore un à franchir, mais celui-là empêche vraiment la société de fonctionner.

Je vous passerai le détail des nombreuses interventions, souvent réalisées sous le drapeau de l’OTAN, qui n’avait été constituée qu’en « réaction au Pacte de Varsovie ». Mais le Pacte de Varsovie est mort et l’OTAN a étendu chaque jour ses bases et ses interventions, jusqu’à ce qu’elle rencontre la frontière russe, en Ukraine… Et là se joue le prochain épisode.

Voilà pour le domaine des relations internationales et le cadre global du monde dans lequel nous vivons. Mais si l’on renverse la perspective, c'est-à-dire que l'on ne part pas du général mais du particulier, et que l'on examine la vie quotidienne de chacun d’entre nous, la température a monté progressivement, mais sûrement, dans la marmite dans laquelle nous nous trouvons.

En juillet 1992 apparaissent les premiers téléphones GSM. Progrès technologique évident, ils vont nous permettre de communiquer les uns avec les autres non seulement lorsque nous sommes en dehors des domiciles ou des bureaux, mais comme ils nous suivent dans notre poche, ils vont faire passer la téléphonie d'une situation où elle se déroule d’un lieu à un autre lieu, à une situation où elle se déroule d’une personne à une autre personne. Ce qui change tout en termes d’influence de cette nouvelle façon de téléphoner sur les rapports humains. On n’appelle plus un lieu, on appelle une personne. Jadis quand le téléphone sonnait dans le vide c'est que personne n'était sur le lieu, maintenant quand le téléphone sonne dans le vide, cela vous indique que la personne que vous appelez, et qui voit votre nom sur son écran, ne souhaite pas vous répondre.
 
En Juin 2007 apparaît le premier iPhone. Là encore, un grand progrès technologique, on va pouvoir emporter dans notre poche notre ordinateur, doté d’un maniement extrêmement simplifié et d’une performance avancée, il sera connecté à tous les ordinateurs de la terre, et connecté aussi a toutes les poches qui comporteront des « smartphones ». L’iPhone sera bientôt imité par de nombreux constructeurs et accessible à des prix beaucoup plus bas, de la même façon que le GSM, à ses débuts fort coûteux, est devenu un produit extrêmement bon marché.

Puis ces ordinateurs de poche ont été dotés de tous les capteurs imaginables qui vous racontent votre état de santé, qui vous disent la couleur du ciel et, à quelques minutes près, le moment où la pluie ou le soleil vont se succéder, ils vont vous apporter des dizaines de millions de titres musicaux du monde entier, dans une qualité très supérieure à ce qu'elle était lors de leur publication originale, avec l'aide de mini ou de maxi écouteurs, qui vont vous isoler de votre environnement pour vous installer dans une bulle sonore, à partir d’une simple pression du doigt, ou d’un simple mot prononcé.
 
Puis ces petits téléphones vont parler, ils vont vous permettre de vous exprimer avec votre voix dans la langue de votre choix, pour communiquer à votre interlocuteur étranger, à travers le haut-parleur, la phrase que vous aurez prononcée dans votre langue… comment ne pas voir la un réel progrès.

Dans le même temps, un surgissement de virus – dont on se rend compte un peu comme lors de chacune des interventions de l'OTAN, bien après coup, qu'elle ne ressemblait pas exactement à ce qui était annoncé pour justifier les bombardements –, surgissement opportun de virus va transformer ce téléphone en un instrument de contrôle de votre vie et de vos actions.

En France par exemple un logiciel qui s'appelle « Tous anti Covid » transmettra en temps réel au ministère de l'intérieur le nom de toutes les personnes que vous approcherez et le temps pendant lequel vous resterez à leur proximité. Il n'est pas certain que ce fut tout à fait nécessaire contre ce virus, d’ailleurs les études d'impact qui ont été faites ont montré que cela n'avait pratiquement servi à rien, du point de vue sanitaire, mais du point de vue de la domestication de la population, cela n'a pas été inutile.
 
On dispose maintenant des documents qui nous montrent que le gouvernement britannique – probablement comme le nôtre – a eu des débats sur l'utilité de l'obligation du masque, et après avoir été convaincu par les scientifiques que cela ne servait à rien, a pris la décision politique de l'imposer, exactement comme pour les confinements, dans des intentions autoritaires sans rapport avec les nécessités sanitaires. Puisqu'on voit aujourd'hui que le seul pays qui n'a pas confiné, le seul pays qui n'a imposé aucune mesure spécifique de manière autoritaire en Europe, la Suède, est le pays qui a eu le moins de victimes.

Mais ces smartphones ont aussi d’autres talents, regardez le métro parisien : deux ou trois affiches par station vous vantent les mérites des relations extraconjugales que vont favoriser ces petits appareils, pour un coût très modique, auprès des opérateurs privés de rencontres interpersonnelles. Voilà qui change aussi le mode de vie, en rapprochant des gens individuellement, mais aussi en déconstruisant des structures historiques de vie en commun.

Depuis la chute du Mur de Berlin, les sciences et les techniques ont progressé à une vitesse de plus en plus remarquable, mais elles ont été utilisées progressivement avec une rapidité de plus en plus intense par diverses autorités publiques ou privées pour contrôler le comportement des individus – par exemple les assurances de santé privées qui lient leurs tarifs à ce que votre smartphone-espion leur raconte de votre vie – pour limiter l'espace de liberté des individus et pour les isoler les uns des autres, dans le but de constituer cette « société liquide ». Cette société qui fera de chacun de nous un pion isolé face à quelques centaines de milliardaires qui contrôleront quelques dizaines de grands groupes financiers globalisés au niveau mondial, dont aucune contestation du pouvoir ne sera plus même imaginable.

Mais l'eau est déjà très chaude, et il devient difficile de trouver, pour la grenouille que nous sommes, la force de se lancer hors de la marmite par un appui sur ses pattes arrières, nous ne savons plus abandonner tout cela, parce que nous sommes enserrés dans ces filets, ainsi on nous a fait cuire.
 
La seule possibilité restante, c'est de renverser la marmite, cela demande beaucoup de force mais c'est encore possible pour un certain temps. Encore faudrait-il être en mesure de proposer une autre utilisation de toutes ces technologies, c’est-à-dire une autre forme d’organisation sociale. Et l’on voit bien que les couches intellectuelles qui habituellement jouent ce rôle dans la société, ont été anesthésiées elles aussi, dans la marmite, et ne sont plus que des auxiliaires de la propagande du moment.

Pour ceux qui ont passé 40 ou 50 ans, regardez à quoi ressemblait la vie dans votre adolescence et à quoi elle ressemble aujourd'hui, l'évolution des sciences et des techniques a progressivement tellement modifié chaque élément de votre vie, à des occasions diverses, que l'on ne reconnaît plus, on n’imagine plus très bien à quoi ressemblait notre vie quotidienne, notre vie en général, à la fin du XXe siècle.

9 mars 2023