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27 avril 2026

Régis de Castelnau
27/4/2026

Rubrique : génocides


Et 70 % des Français ignorent le sacrifice de l'Union soviétique et ses 25 millions de morts pour nous débarrasser du nazisme exterminateur. Que ce sont eux qui ont libéré Auschwitz. Ils sont persuadés que ce sont les Américains, ce qui est faux. Et ce négationnisme-là sert de base à votre russophobie et à celle du système Macron. Qui rêve de faire la guerre à la Russie et de la détruire. Mais ça, ça ne vous gêne pas.
Et votre invocation de la Shoah ne sert qu'à justifier le génocide commis par Israël en Palestine.
Que vous soutenez.

25 avril 2026

Cisjordanie : l’insupportable expansion coloniale israélienne dans l’ombre de la guerre contre l’Iran

Gastel Etzwane

- 25/4/2026 - Alors que l’attention internationale reste concentrée sur l’Iran et les conséquences des frappes du début d’année, la Cisjordanie est le théâtre d’une nouvelle vague de violences coloniales particulièrement révoltante. Selon une enquête du magazine The Economist parue fin mars 2026, les colons israéliens profitent du désintérêt médiatique pour accélérer leur entreprise d’annexion de fait, encouragés par le soutien à peine dissimulé du gouvernement de Benjamin Netanyahu.
Depuis février 2026, les attaques contre les villages palestiniens se multiplient avec une brutalité et une régularité alarmantes : incendies de cultures, vols de troupeaux, tirs à balles réelles, expulsions forcées. Les organisations humanitaires, dont l’ONU et les ONG israéliennes B’Tselem et Yesh Din, recensent plus de 150 agressions en quelques semaines seulement, qui ont déjà contraint près de 1.700 Palestiniens, dont des centaines d’enfants, à abandonner leurs terres. Ces chiffres dépassent largement les bilans annuels des années précédentes, révélant une stratégie méthodique d’appropriation territoriale.
L’exemple de Sa-Nur est emblématique de cette impunité. Cet avant-poste évacué depuis plus de vingt ans a été réinvesti par des colons, avec le concours actif de l’armée israélienne qui a aménagé une route pour faciliter l’installation de mobil-homes. Ces faits s’inscrivent dans une politique systématique d’extension des implantations, jugées illégales par le droit international, mais que le pouvoir israélien justifie par des arguments historiques et religieux tout en niant leur caractère colonial.
Le gouvernement Netanyahu, allié aux extrémistes Bezalel Smotrich et Itamar Ben-Gvir, assume ouvertement cette logique. Budgets accrus pour les infrastructures réservées aux colons, légalisation accélérée d’avant-postes sauvages, renforcement des pouvoirs administratifs en Judée-Samarie : tout est fait pour consolider la présence israélienne. Si le Premier ministre condamne parfois du bout des lèvres les « extrémistes », la réalité est cruelle : à peine 2 à 4 % des plaintes aboutissent à des condamnations. L’armée protège souvent les agresseurs ou reste passive, au point que certains hauts gradés, comme le chef d’état-major Eyal Zamir, ont dû publiquement mettre en garde contre les dangers de cette dérive pour l’image et la cohésion d’Israël.
Cette situation est d’autant plus insupportable qu’elle s’ajoute à un cycle de guerres sans fin. À Gaza, au Liban, face à l’Iran et ses proxies, Israël accumule les victoires tactiques mais accumule aussi les échecs stratégiques et humanitaires. La colonisation en Cisjordanie aggrave encore le tableau : elle radicalise davantage la population palestinienne, paralyse toute possibilité d’économie viable, vide des villages entiers et rend illusoires les perspectives de paix. Loin de renforcer la sécurité d’Israël, cette politique d’annexion rampante l’isole diplomatiquement et transforme un conflit territorial en une confrontation démographique et morale sans issue.
Face à des menaces réelles, Israël choisit la force unilatérale et l’expansion plutôt que la recherche d’une solution politique. Le résultat est désastreux : un enlisement coûteux en vies humaines, en ressources et en légitimité. Tant que la communauté internationale n’exigera pas avec fermeté l’arrêt immédiat de cette colonisation illégale, tout en combattant sans ambiguïté le terrorisme palestinien, ce cycle infernal continuera à broyer les espoirs de paix et à rendre la situation, jour après jour, plus insoutenable.



24 avril 2026

Régis de Castelnau
24/4/2026

Rubrique : Brasillach

Tout le monde comprend que vous reprenez mot pour mot la propagande de l’État paria génocidaire. Qui vient d’assassiner une journaliste libanaise pour laquelle vous n’aurez pas un mot, puisque vous approuvez ces meurtres.
Même votre modèle et prédécesseur Brasillach n’allait pas aussi loin dans la collaboration.


Monique Plaza

Le Hezbollah est bien pratique pour Israël : il lui permet de justifier au Liban les bombardements, les destructions de villages, le phosphore blanc sur la terre, les pillages des maisons désertées par leurs habitants sur l’ordre de Tsahal, l’exode, les morts, l’assassinat des journalistes qui filment et décrivent toutes ces exactions.
Bellamy doit bien connaître le projet "messianique" de la bande de psychopathes criminels qui dirigent Israël, mais il préfère se ranger derrière eux. Ce pleutre bien installé au Parlement européen prend bien garde de voter toujours dans le sens du vent de von der Leyen, comme la grande majorité des parasites qui s’y sont fait élire.

16 avril 2026

Régis de Castelnau
16/4/2026

Rubrique : union de la « gauche »

Après avoir été prendre ses ordres auprès du CRIF (l’ambassade d’Israël N°2 en France), Lecornu persiste et signe. Le premier ministre de droite soutenu par le parti socialiste (qui refuse scrupuleusement de voter la censure), vient d’annoncer que si jamais la loi scélérate était rejetée ou retirée à l’Assemblée nationale, le gouvernement qu’il dirige (soutenu par le parti socialiste qui refuse scrupuleusement de voter la censure) déposerait alors un PROJET de loi reprenant les termes de la loi scélérate (dont la proposition a été signée par plusieurs députés socialistes comme François Hollande et Jérôme Guedj). Or la députée française du Likoud vient de retirer sa proposition. Il n'y a pas lieu de s'en réjouir car il s'agit purement et simplement d'une manœuvre. La différence entre la proposition scélérate de Yadan et l’infamie Lecornu, c’est qu’il pourra actionner le 49-3. Et comme les socialistes refuseront de voter la censure, le texte sera adopté tel quel.
La France de Macron, de Lecornu et d’Olivier Faure est un des PIRES PAYS DU MONDE dans la soumission aux dirigeants fanatiques de l’État génocidaire.

30 mars 2026

Gabriel Nerciat
29/3/2026

ISRAËL ENNEMI DE LA CHRÉTIENTÉ


Je ne vais pas réécrire ici ce que j'ai déjà énoncé dans mon récent statut consacré au même sujet à propos des chrétiens d'opérette, mais la décision historique et inqualifiable qu'a prise le gouvernement Netanyahou ce matin d'empêcher le patriarche latin de Jérusalem et le Custode de la Terre Sainte (le gardien officiel de l'église du Saint Sépulcre) de célébrer la messe des Rameaux au sein de la plus éminente basilique de la Chrétienté apostolique achève – ou devrait achever – de clarifier les choses.
L'État sioniste n'est plus seulement un État génocidaire, prédateur et illégitime ; il est devenu également le premier ennemi étatique déclaré de la Chrétienté.
C'est désormais non seulement au Vatican d'en tirer les conclusions qui s'imposent (Sa Sainteté Léon XIV, le premier pape américain de l'Histoire, a déjà très ouvertement condamné l'agression américano-israélienne contre l'Iran ainsi que l'invasion de Tsahal au sud Liban – ce qui n'est d'ailleurs sans doute pas sans lien avec ce qui vient de se passer aujourd'hui) mais à l'ensemble des chrétiens, qu'ils soient de rite romain, grec, monophysite, copte, arménien, nestorien ou anglican.
Au passage, la France est pour sa part gardienne de trois des lieux saints chrétiens présents dans la vieille ville de Jérusalem ; on aimerait sans trop y croire qu'Emmanuel Macron, entre deux génuflexions énamourées aux pieds des émirs wahhabites du Golfe persique, s'en souvienne.
La dernière fois qu'un évènement semblable s'est produit, c'est lorsque les Turcs Seldjoukides, en 1078, après s'être emparés de Jérusalem jusqu'alors sous domination des tolérants califes chiites Fatimides, ont interdit aux pèlerins venus d'Europe de pénétrer dans la Ville Sainte.
La chrétienté romaine, à l'appel du pape Urbain II et de saint Bernard de Clairvaux, répondit depuis Vézelay, en France, par l'organisation de la Première Croisade. Celle-là même dont se réclame aujourd'hui sans pudeur la foule des néo-cons "judéo-chrétiens" (à propos, quelqu'un a vu par hasard la réaction d'Eric Zemmour et de Sarah Knafo quelque part ?).
Dernière précision, car c'est un détail que beaucoup ignorent : lorsque saint Jean-Paul II, dans le contexte particulier des accords d'Oslo, commit la légèreté de reconnaître l'État d'Israël (alors même que ce dernier occupait militairement Jérusalem Est depuis 1967), la Knesset refusa de voter en faveur de la ratification de cet accord diplomatique qui établissait, en même temps que la création d'une nonciature apostolique à Tel-Aviv, la pleine autorité du Vatican et du droit canon sur les territoires qui sont propriété du Saint-Siège et des patriarcats uniates en Terre Sainte.
Autrement dit, l'Église catholique a accepté de reconnaître la souveraineté de l'État sioniste, mais l'État sioniste, lui, n'a jamais accepté de reconnaître la souveraineté et l'autorité de l'Église catholique sur la terre natale du Christ.
La déclaration de guerre d'aujourd'hui n'est donc pas une rupture, mais une radicalisation assumée de ce qui existait déjà et que chacun (pas seulement à C-News) faisait semblant d'ignorer.
Qu'on cesse donc de part et d'autre de nous raconter des blagues déshonorantes, et surtout qu'on ne vienne pas me dire, comme ce minus habens de Damien Rieu sur X, qu'il s'agit uniquement de raisons de sécurité.
Cela ferait rigoler tout le monde, à commencer par ce pitre odieux de Stéphane Zagdanski.

20 mars 2026

Monique Plaza
20/3/2026

Je vois de plus en plus de gens qui tiennent à confondre l’antisémitisme et l’antisionisme.
Certes, l’antisionisme sert, chez certains, de faux-nez de l’antisémitisme, mais c’est loin d’être systématique.
Je rappelle que des juifs rejettent le sionisme pour des raisons religieuses (ils considèrent que le sionisme trahit le judaïsme) ou politiques et éthiques (l’évolution de l’État d’Israël, en particulier depuis l’arrivée de l’extrême droite sioniste, les fait douter de la légitimité d’un "État juif", de surcroît situé en plein milieu de pays arabes, ce qui a abouti à des conflits, à des spoliations et à des guerres sans fin).
Je refuse donc cette confusion et cet amalgame d’autant qu’ils risquent d’aboutir à interdire toute critique de la politique d’Israël. Et pourquoi devrions-nous donc nous y résoudre ? Israël n’est-il pas un pays comme les autres ? Le considérer autrement ne serait-il pas étrange ? Nous sommes en droit de le critiquer, comme nous le faisons avec tous les pays, sans être soupçonnés de nourrir un racisme anti-juifs !
De même, il est légitime de se questionner sur l’influence de tous les lobbys – y compris le lobby sioniste sans être accusé d’être anti-juif.

13 mars 2026

Régis de Castelnau
13/3/2026

Ripostes iraniennes contre Israël, difficile d’éviter la "Schadenfreude"


Attention à la Schadenfreude, c’est-à-dire ce sentiment de joie mauvaise lorsque l’on voit le karma s’abattre sur les abjects qu’il a fallu supporter maintenant deux ans et demi.

Après la sidération provoquée par l’opération militaire terroriste du Hamas, il y eut d’abord le basculement immédiat d’Israël dans la barbarie. Les discours invraisemblables qualifiant les Palestiniens dans leur ensemble « d’animaux humains » à exterminer, la violence meurtrière totale qui s’est abattue sur eux. Et pendant de longs mois le massacre systématique, assumé et même revendiqué des habitants de Gaza en commençant par les enfants. Le tout documenté en temps réel. Il y eut ensuite l’évidence d’un projet génocidaire, à base de destruction massive du cadre de vie des populations palestiniennes parquées dans le ghetto de Gaza, de bombardements indiscriminés, de meurtres, de tortures, et de privation de soins. Accompagnés d’une épuration ethnique étendue à la Cisjordanie. Tous éléments qui caractérisent le génocide au sens de l’interprétation de la Convention de 1948. Évidences niées, malgré le consensus massif, par les génocidaires et leurs complices. Mais à cet insupportable spectacle quotidien il fallut ajouter la propagande déferlant dans les pays européens. Toute critique, toute dénonciation de ces horreurs étant immédiatement qualifiée « d’antisémite » quand elle n’était pas poursuivie judiciairement comme la justice française, éperonnée par Dupond-Moretti a donné le triste exemple. Il fallut également concernant notre pays, assister consterné à la soumission au narratif israélien de tout le système médiatico-politique à l’exception de LFI. Et que dire de l’humiliation ressentie devant l’avilissement du Premier ministre de la France venant prendre ses ordres au dîner d’une association communautaire jouant le rôle d’une ambassade israélienne bis.

Alors, lorsque l’on voit des images des conséquences des ripostes iraniennes (oui oui, ripostes à une agression illégale) qui arrivent à contourner la féroce censure israélienne, lorsque l’on entend les témoignages sur place de gens qui ont massivement soutenu le massacre de Gaza et qui se plaignent des bombardements et de leur vie dans des bunkers, comment ne pas penser immédiatement une chose toute simple : « c’est une punition tellement méritée ».

Et puis il y a aussi bien sûr, ce début de panique qui sourd chez nous de toutes ces interventions de ces journalistes, « experts », spécialistes qui ressentent le risque existentiel auquel est désormais confronté le projet sioniste.

Alors on ne se privera pas de cette « joie mauvaise » tout en intégrant cette réalité incontournable, c’est qu’en Israël sous les bombes il y a des gens qui meurent. Et parfois sûrement aussi des Palestiniens ou des Arabes israéliens.

En revanche on pensera à Isaac Herzog l’infect président israélien qui s’est déshonoré en allant signer les bombes et les obus que son armée allait déverser sur les enfants de Gaza, et qui vient aujourd’hui pleurnicher devant les caméras pour les bombardements iraniens qui répondent à la guerre criminelle lancée par le pays qu’il préside.

Car lui ne l’a vraiment pas volé.

14 février 2026

LA QUESTION ANTISÉMITE, DÉFINITIONS

Gabriel Nerciat
13/2/2026


Je commence à en avoir un peu assez de tous les crétins patentés qui viennent ici m'expliquer régulièrement ce qu'il faut dire ou ne pas dire quand on évoque Israël, ou telle personnalité qui lui est liée, ou la judéité de tel ou tel, etc.
Pour ne plus y revenir et pouvoir désormais barrer sans préavis les importuns, les incultes et les fâcheux, on va se contenter de donner aujourd'hui aux nécessiteux quelques définitions de base.
1) "Judaïsme" et "sionisme" ne sont pas synonymes. Non seulement pas mal de Juifs (même si c'est désormais une minorité) ne sont pas sionistes ou a minima n'éprouvent aucun sentiment d'appartenance ou de solidarité particulières avec l'État fondé par Ben Gourion au XXe siècle, mais de plus (et surtout) un très grand nombre de sionistes ne sont pas juifs. Inutile de donner les noms : ils sont très nombreux, et chacun les connaît.
2) En conséquence, quand on dit que tel Juif (Scholem, Jankélévitch, Heschel ou Levinas, par exemple, pour citer des auteurs morts il y a longtemps) sont sionistes, cela veut dire que c'est sous l'angle de leur adhésion au projet idéologique et territorial du sionisme qu'on les considère en usant du qualificatif. Et pas d'abord en tant que Juifs – le judaïsme, rappelons-le, n'étant rien d'autre qu'une religion (pas un peuple ethnique, même s'il y a une ascendance des noms juifs par filiation matrilinéaire).
Il est quand même étrange qu'un grand nombre de partisans d'Israël considèrent l'emploi même du terme "sioniste" comme une manifestation d'antisémitisme, sous prétexte que pas mal d'antisémites avérés venus de la gauche ou du communisme (Alain Soral, par exemple, ou tel député décolonial mélenchoniste) assimilent indûment les deux termes. C'est d'autant plus malhonnête qu'eux-mêmes, la plupart du temps, font exactement la même chose, et sans aucun complexe, avec "islam" et "islamisme".
3) L'antisémitisme, sauf à pervertir le sens des mots, ne consiste pas à critiquer et attaquer, même de façon radicale ou virulente, l'État d'Israël (surtout maintenant qu'il s'est lui-même affranchi du lien de plus en plus ténu qui le rattachait aux nations européennes et à la civilisation du même nom), ni même d'ailleurs à exprimer tel ou tel préjugé à l'encontre de la religion de Moïse.
Un antisémite est quelqu'un qui considère que les Juifs en tant que Juifs forment une entité "en soi" indépendante des peuples "gentils", et qui leur serait foncièrement hostile.
En France, l'antisémitisme consiste à dénier la citoyenneté des Français juifs pour cette raison ; pas à rappeler que dans une République laïque et prétendument indivisible, il n'existe qu'un seul peuple national et pas deux (ou plus).
Voilà.
À bon entendeur, salut.
Si ça ne vous plaît pas, c'est le même tarif, de toute façon. Car aucune loi de censure n'y changera rien, il faut quand même que les censeurs abusifs soient prévenus.

22 janvier 2026

Régis de Castelnau

Rubrique : union de la "gauche"

- 22/1/2026 - La loi Yadan, infecte loi scélérate, entend criminaliser comme antisémite toute critique de l’État génocidaire israélien.
Elle est ce faisant le pire des textes antisémites.
Puisqu’elle essentialise les Israéliens comme juifs (alors que 30 % des Israéliens ne sont pas juifs). En effet toutes les horreurs criminelles auxquelles nous assistons depuis plus de deux ans, massacres, épuration ethnique, apartheid, pogroms, atrocités sur les prisonniers, ont été commis par l’État d’Israël et certains de ses citoyens. Et cette proposition de loi vient prétendre que les critiquer ou les combattre serait antisémite.
Mesure-t-on que ce raisonnement absurde, qui n’a pour but que de protéger un État étranger, postule par conséquent que ces crimes commis sont juifs par nature ?
C’est simplement de la folie.
Comme par hasard, cette monstrueuse atteinte à la liberté d’expression garantie par notre Déclaration des Droits de l’Homme, a été signée par quatre députés socialistes dont évidemment François Hollande. Et c’est grâce à l’abstention des socialistes qu’elle a été adoptée par la commission des lois et sera discutée en séance lundi prochain.
Il n’y a bien sûr rien à attendre d’autre de la part de Madame Yadan dont l’activité parlementaire n’est consacrée qu’au service d’un État étranger.
Mais comment peut-on continuer, ne serait-ce qu’à discuter, avec les dirigeants d’un parti socialiste, dont un Olivier Faure n’hésite pas à afficher l'écœurante duplicité.
En ajoutant à la liste déjà copieuse de ses trahisons, celle d’un des principes les plus fondamentaux de la République ?

25 décembre 2025

Anna Rocca
25/12/2025

La Torah pour les nuls :

"Il faut détruire toutes les églises"
"Marie, mère de Jésus, est une prostituée"
Rabin Yosef Mizrachi

"Je vais vous dire ce que sont les Lois [de la Torah]", expliquait le religieux pas content du tout des conditions posées à l’époque par l'administration Obama pour le versement de l'aide américaine à Israël : ne pas détruire les églises.
"Ne les écoutons pas", exhortait-il.
Dans une autre intervention, le même Mizrachi explique pourquoi il faut détester les chrétiens conformément au Talmud, une somme d'exégèse de la Torah produite en réaction à l'essor du christianisme :
"On a vu ce qui s'est passé avec la 'révélation' de Marie : le monde a connu 2.000 ans de souffrances. Les inquisitions chrétiennes, en Espagne, au Portugal, l’Holocauste, les pogroms, [tout] ça pour le rêve d’une prostituée qui a trompé son mari."
Au moins, dans l’Islam, Jésus est un prophète respecté.
Kompromat
Vidéo de 56 secondes

27 novembre 2025

Rebecca Ruba Bourahla
27/11/2025

« Tant que la droite américaine reste évangélique et sioniste, Israël est intouchable. » Ce dogme vient de prendre une rafale de chevrotine en pleine gueule, et la blessure est mortelle.
Tucker Carlson n’est pas un gauchiste, pas un "pro-pal" de salon, pas un compte anonyme.
C’est l’homme qui a fait élire Trump en 2016, qui a 20 millions d’abonnés, qui parle tous les soirs à la base blanche, rurale, conservatrice, armée, celle qui vote et qui donne.
Et ce mec vient de dire, mot pour mot :
« Le sionisme chrétien est une hérésie.
Dieu n’a pas de peuple élu qui a le droit de massacrer des enfants.
On envoie des milliards à un pays étranger pendant que nos vétérans dorment sous les ponts. C’est une trahison. »
Il l’a dit le 26 novembre 2025, pas en 1973, pas en off, pas dans une newsletter confidentielle : en direct, face caméra, sans notes.
Et depuis 24 heures, le mur porteur s’effrite à vue d’œil : les dons à AIPAC chutent de 40 % en 48 h (chiffres internes fuités sur TrackAIPAC).
Les pasteurs évangéliques reçoivent des mails furieux : « Plus un dollar tant qu’on finance Gaza ».
Des groupes WhatsApp MAGA qui comptaient 50 000 membres il y a un mois se vident ou basculent sur "America First only".
Même Trump, obligé de tweeter un truc tiède hier soir (« Tucker has some points but we stand strong with Israel »), sait qu’il marche sur des œufs.
Le plus beau ?
Les lobbies n’ont plus de réponse crédible.
Ils crient "antisémitisme" comme un réflexe pavlovien, mais ça ne prend plus.
Parce que quand c’est un blond aux yeux bleus de 56 ans, ancien présentateur vedette de Fox News, qui le dit à 20 millions de Blancs chrétiens… le mot "antisémitisme" sonne soudain creux, c’est la fin d’un tabou de 50 ans.
On est en train de vivre le moment où la base populaire américaine, celle qui vote vraiment, commence à comprendre que le sionisme n’est pas une cause biblique sacrée, mais un racket géopolitique qui pompe leur fric et leur sang pour un apartheid de l’autre côté de la planète.
Et, ce moment-là, personne ne pourra le remettre dans la boîte... Le voile est déchiré, il ne reste plus qu’à tirer dessus jusqu’au bout :
LE SIONISME CHRÉTIEN VIENT DE MOURIR EN DIRECT.
ET C'EST UN CONSERVATEUR BLANC QUI L'A TUÉ.

19 octobre 2025

Philippe Pernot / Reporterre
10/10/2025

Guerre à Gaza : la stratégie israélienne de la terre brûlée


Israël et le Hamas sont parvenus, le 9 octobre, à un accord de cessez-le-feu à Gaza. Reporterre revient sur la stratégie israélienne de la terre brûlée, qui a détruit plus de 3 000 km² au Proche-Orient depuis 1948.

 Beyrouth (Liban), correspondance 

Les armes vont-elles enfin se taire ? Le 9 octobre, Israël et le Hamas ont conclu un accord, qui prévoit notamment la libération des otages israéliens et des prisonniers palestiniens, ainsi que l’entrée d’aide humanitaire à Gaza — même s’il est trop tôt pour parler de paix. Ces deux années de conflit meurtrier ont semé la dévastation — 68 000 personnes ont été tuées par l’armée israélienne, selon le ministère de la Santé de Gaza. Mais l’armée israélienne a aussi détruit les moyens de subsistance et l’environnement des populations palestiniennes, suivant une stratégie connue depuis des millénaires : celle de la terre brûlée.

De la Grèce antique à Napoléon, au Vietnam comme pendant la colonisation des Amériques, l’environnement et l’agriculture ont souvent fait les frais de ce qui y est maintenant condamné comme un crime de guerre dans le droit international. Le principe est simple : détruire tout ce qui pourrait permettre à une force ennemie de survivre — l’anéantissement par la faim, la misère et la dévastation.

Une stratégie qu’Israël a appliquée méthodiquement depuis sa création en 1948, affectant les écosystèmes de toute la région du Bilad al-Sham (le Levant et Proche-Orient sont des termes coloniaux). Au total, selon les décomptes de Reporterre, en se basant sur des sources historiques et modernes, plus de 3 000 km² de terres arables auraient été incendiées, détruites, bulldozées : soit la moitié de la Palestine actuelle.

Surfaces brûlées et/ou détruites en fonction des années. © Philippe Pernot / Reporterre

Les destructions écocidaires infligées à Gaza en sont l’exemple récent le plus marquant. « À Gaza, Israël applique la stratégie de la terre brûlée pour y rendre la vie impossible : tout y est démoli, pour en faire une ville fantôme, sans aucun moyen de subsistance. Le but est de nous anéantir, même quand les bombardements cesseront », déclare le docteur Ahmed Hilles, directeur de l’Institut national pour l’environnement et le développement à Gaza et maître de conférences à l’université Al-Azhar, au département des sciences de l’eau et de l’environnement. Réfugié en Égypte depuis avril 2024, il dirige à distance de nombreux projets humanitaires liés à l’eau, l’environnement et la pollution.

Dans l’enclave palestinienne, les chiffres sont sans appel : 80 % des terres arables détruites, 97 % des vergers réduits en cendres, un demi-million de personnes au stade le plus avancé de famine — en plus du nombre vertigineux de morts (au moins 68 000 personnes), de blessés (plus de 167 000 personnes), de déplacés (plus de 1,9 million).

« Il s’agit d’un véritable “écogénocide” : il n’y a pas que les bombes, mais aussi la pollution, les maladies, tous ces facteurs environnementaux qui tuent des Gazaouis, dit-il. En deux ans, les Israéliens ont détruit ce que nous avons construit pendant des centaines d’années, voire des millénaires. »

Colonisation de la nature

Un siècle avant la création de l’État d’Israël, l’Empire britannique avait imaginé un plan axé sur l’agriculture et la terre pour coloniser la Palestine, indique Mazin Qumsiyeh, directeur du Musée d’histoire naturelle à Bethléem et de l’Institut palestinien de la biodiversité et de la durabilité.

Cette obsession a alimenté le nettoyage ethnique de la Palestine lors de la Nakba de 1948 : entre 400 et 600 villes et villages palestiniens furent dépeuplés, 700 000 Palestiniens contraints à l’exil, leurs maisons et vergers détruits.

« Comme dans tout processus colonial, il fallait déraciner les habitants et les écosystèmes : alors, les Israéliens ont remplacé les figuiers et oliviers par des pins européens », explique Mazin Qumsiyeh, qui lutte pour préserver la faune et la flore locale : plusieurs espèces mythiques comme les léopards, les guépards et les hiboux-pêcheurs ont disparu après la Nakba.

Des vignes soufflées par un bombardement israélien dans la vallée de la Bekaa, au Liban, le 11 octobre 2024. © Philippe Pernot / Reporterre

Son musée bénévole, à Bethléem, est cerné de 250 checkpoints, d’innombrables colonies israéliennes qui s’étendent illégalement en Cisjordanie occupée, quitte à la réduire à un archipel de localités palestiniennes isolées les unes des autres.

« Même si la situation actuelle en Cisjordanie est très différente de Gaza, je suis convaincu que le même destin nous attend : l’anéantissement et l’enfermement dans des ghettos, des réserves, car c’est la logique de tout projet colonial, des Amériques à l’Australie », dit Mazin Qumsiyeh.

Au total, 78 % des terres palestiniennes ont été conquises en 1948, et du reste, les deux tiers de la Cisjordanie restante sont sous contrôle israélien. Démolitions administratives [2] menées par l’armée et attaques de colons ont détruit 9 600 hectares de terres agricoles et 10 000 oliviers depuis le 7 octobre 2023, en plus des terrains annexés ou abandonnés en Cisjordanie.

Deux bergers palestiniens contrôlés par des colons et des forces d’occupation israéliennes à Masafer Yatta, en Cisjordanie occupée, le 10 mars 2024. © Philippe Pernot / Reporterre

Ceinture de feu

La même stratégie se déploie partout au cours de l’histoire récente du Bilad al-Sham. « Au Liban-Sud, la terre a été convoitée depuis les origines du mouvement sioniste juif, déjà à l’époque ottomane », explique Zaynab Nemr, chercheuse environnementale travaillant entre l’Université américaine de Beyrouth et l’ONG Dalla, dirigée par des femmes au Liban-Sud. C’est ainsi que dès 1923, sept villages agricoles libanais ont été transférés au futur État hébreu, puis dépeuplés et démolis en 1948, leurs raisins, vergers, oliviers détruits.

Puis, lors de la guerre civile libanaise, Israël a envahi le Liban à plusieurs reprises et occupé le sud du pays de 1982 à 2000 – dans le but de lutter contre la résistance palestinienne de l’OLP, mais aussi d’accaparer des ressources longtemps convoitées. « L’occupation a laissé une marque profonde et durable sur l’environnement et la vie agricole de la région : l’État d’Israël s’est systématiquement approprié, a pollué et contrôlé les ressources naturelles — notamment l’eau et les terres agricoles fertiles », explique-t-elle.

Le centre-ville de Nabatieh (Sud-Liban), détruit après des bombardements israéliens, le 7 novembre 2024. © Philippe Pernot / Reporterre

Le tout selon un schéma déjà bien rodé. « Dans le Liban-Sud occupé, les Israéliens ont érigé un système similaire à celui en Cisjordanie : ils ont contrôlé les déplacements des agriculteurs, mais sont aussi devenus les maîtres du temps, en décidant de la durée des récoltes », soutient Zaynab Nemr. Entre 1982 et 2000, des dizaines de milliers d’hectares de terre arable et d’arbres fruitiers avaient été détruits.
Écocide

Les destructions environnementales ne se sont pas arrêtées là. Lors de la guerre de 2006, le bombardement de la centrale électrique de Jiyeh a mené à la plus grande marée noire de l’histoire de la région.

Après le 7 octobre 2023, alors que l’armée israélienne et le Hezbollah se sont affrontés dans une escalade qui a mené à une invasion terrestre israélienne, le 23 septembre 2024, la nature a de nouveau été prise pour cible. Bombardements, dynamitages, bulldozage, incendies, phosphore blanc : c’est par le feu que l’État hébreu a créé une « zone tampon » ravagée à sa frontière, détruisant 37 villages et réduisant 10 000 hectares de terres agricoles, forêts et vergers en cendres. 40 000 oliviers auraient brûlé dans cette région agricole qui fait la fierté de ses habitants.

Des obus israéliens ramassés dans des champs à Kfar Kila, au Sud-Liban, le 25 mars 2025. © Philippe Pernot / Reporterre

« En commettant cet écocide, Israël a voulu rompre le lien entre le peuple et la terre. Il s’agit de cibler intentionnellement la nature comme arme : brûler les arbres, empoisonner le sol et vider les villages », témoigne Zaynab Nemr, qui a cartographié les terres brûlées et mène des projets de réhabilitation par l’agroécologie.

Si l’écocide est régional, la résistance l’est aussi. Et nombre d’activistes et d’agriculteurs luttent pour préserver ce qui reste, de la Palestine au Liban, en Jordanie et en Syrie. Car c’est là-bas, dans ce pays tout juste délivré du joug du dictateur Bachar al-Assad, que les forces israéliennes ont envahi une bande frontalière de 400 km², y démolissant des champs, des puits, et en créant une nouvelle zone d’occupation censée être temporaire. L’avenir nous le dira.

https://reporterre.net/Comment-Israel-manie-la-strategie-de-la-terre-brulee

11 octobre 2025

Régis de Castelnau
11/10/2025

Rubrique : mots

Elle est folle cette Tondelier !
Elle ne connaît pas la liste des mots interdits ? Moi je me suis fait reprendre par Elizabeth Lévy, parce que j’avais osé parler de rafle quand une quinzaine de flics avaient débarqué dans une maison pleine à 6h du matin pour embarquer tout le monde. Je me suis platement excusé. Le mot « rafle » est strictement réservé.
C’est comme quand Mélenchon a dit à Braun Pivet qu’elle avait été « camper » à Tel-Aviv. Stop ! Toutes les déclinaisons du mot « camp », sont elles aussi réservées.
Pareil pour le terme « survivant ». Utilisé par un parlementaire pour qualifier Elisabeth Borne de « survivante politique » en ignorant (comme moi) ses origines familiales. Là aussi, « survivant », pas le droit !
Utiliser ces mots en dehors des autorisations est antisémite. Non mais !
Tout ceci est grotesque.
Et la Tondelier qui s’aplatit. Misère;

7 octobre 2025

Sarah Knafo

-7/10/2025- Deux ans après le 7 octobre, les États occidentaux devraient comprendre que nous subissons une menace commune : le djihad. Et tout faire pour protéger nos peuples.
Au lieu de cela, ils se sont radicalisés en faveur de la Palestine et on n’a jamais vu flotter autant de drapeaux palestiniens dans nos rues.
Pourquoi ? Car des chefs d’État cyniques et lâches, comme Emmanuel Macron, se sont soumis à la rue arabe.
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4 octobre 2025

LE WEEK-END FATAL DE DONALD TRUMP ET SON DESTIN

Gabriel Nerciat

-4/10/2025- Le plus important, dans ce qui va se passer demain ou les jours qui viennent au Levant arabe, n'est pas de savoir si Donald Trump sera ou non le prochain récipiendaire du prix Nobel de la paix, mais qui, des États-Unis ou d'Israël, est encore un État souverain capable de résister à l'hégémonie de l'autre.
En acceptant la restitution des derniers otages juifs contre la libération de plusieurs centaines de prisonniers palestiniens condamnés à la perpétuité (dont sans doute Marwan Barghouti, la figure emblématique des deux Intifadas), le Hamas renverse sur Netanyahou la pression qui depuis des mois était exercée sur lui, et d'une manière ou d'une autre va accentuer celle de l'Arabie saoudite, de l'Egypte et du Qatar sur Trump pour tordre définitivement le bras de son vassal génocidaire – lequel a déjà dû, à la Maison-Blanche, présenter des excuses publiques et humiliantes à l'émir de Doha dont il a bombardé impudemment le territoire en pure perte.
Quelque chose me dit toutefois que Donald ne doit pas être à la joie en ce moment.
Il sait qu'il risque dans cette affaire, en cas d'échec ou de refus humiliant de la part de Bibi – bien plus que dans l'affaire ukrainienne dont il a toujours estimé qu'elle lui avait été imposée par Biden et Zelensky –, une défaite diplomatique autrement plus grave que la non réception d'un hochet scandinave.
Pour trois raisons, dont on peine à distinguer laquelle serait la plus dommageable pour lui.
La première est que s'il cède à Netanyahou en l'autorisant à poursuivre sa guerre génocidaire, il reconnaît implicitement qu'il s'est révélé incapable de résister à l'emprise de l'État profond washingtonien, dont l'actuel pouvoir israélien est un rouage essentiel.
La seconde est qu'il s'aliènera durablement l'hostilité des alliés arabes ou sunnites de l'Amérique, provoquant ainsi la ruine des accords d'Abraham qui avaient été la seule grande victoire diplomatique de son premier mandat (tout en étant à l'origine de l'attaque palestinienne du 7 octobre).
La troisième est qu'il mécontentera à nouveau, après le bombardement de la centrale nucléaire iranienne de Fordo et les suites de l'affaire Epstein (auxquelles Bibi, d'après Tucker Carlson, n'est pas du tout étranger), sa base MAGA, de plus en plus massivement hostile à Israël et au sionisme comme l'avait illustré, entre autres choses, l'évolution de Charlie Kirk dans les derniers mois de sa vie.
En revanche, bien sûr, si Netanyahou cède, voire est contraint d'abandonner le pouvoir, Donald rafle la mise, qui lui rapportera bien plus qu'un prix Nobel (dont je suis persuadé qu'en réalité il se moque bien).
Car la dernière chose dont l'Amérique soit encore vraiment capable est d'imposer à ses anciens alliés, criminels ou serviles, la marque au fer rouge de son ressentiment post-impérial et isolationniste.
Le reste n'a plus grande importance, car aux États-Unis comme peut-être aussi en Israël d'après Elie Barnavi, ce sont surtout les risques de guerre civile et intérieure qui pointent désormais.

23 septembre 2025

Gabriel Nerciat
22/9/2025

LE SIONISME JUGÉ PAR CHARLES DE GAULLE

Qu'on écoute l'ensemble de la conférence : non seulement elle est prophétique, mais au-delà de l'algarade célèbre sur le peuple d'élite dominateur, elle va beaucoup plus loin que Macron aujourd'hui.

Vidéo de 14 min 53 s ↴

13 septembre 2025

Radio Classique

-12/9/2025- La participation de l’Orchestre Philharmonique de Munich au Festival de Flandre de Gand (Belgique) a été annulée car la position de son chef d’orchestre israélien vis-à-vis de l’offensive à Gaza n’est pas jugée assez claire, ont indiqué les organisateurs. Une décision qui suscite de vives réactions notamment en Allemagne et dans le milieu de la musique classique.

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5 septembre 2025

1 septembre 2025

Chroniques du fascisme déjà là : Aymeric Caron dans le viseur

Régis de Castelnau
1/9/2025


Aymeric Caron m’épate.

Voilà quelqu’un qu’il m’a été donné de croiser deux ou trois fois (il ne doit pas s’en souvenir), me permettant de constater qu’il était à la fois sympathique et cohérent dans ses prises de positions animalistes. Lesquelles positions me paraissaient peut-être insuffisantes pour justifier une élection à l’Assemblée nationale. Eh bien j’avais tort.

Depuis octobre 2023 il a mis intelligence et énergie au service de la lutte contre ce qu’Israël inflige au peuple palestinien. Comme moi, il considère que l’on est en présence d’un génocide. Et dans ce combat, avec un incontestable courage, il affronte à la fois les militants acharnés de la cause israélienne et les relais dont ils disposent dans les institutions. Et il affiche cette fermeté depuis maintenant près de deux ans, s’exposant ainsi quotidiennement aux pressions, manœuvres, insultes et quolibets de ceux pour lesquels le massacre de 20 000 enfants est tout à fait justifiable. Il existe dans le langage populaire une expression pour qualifier l’absence de courage d’une personne : « je ne partirai pas à la guerre avec lui ». Eh bien en ce qui me concerne j’y partirai en confiance avec Aymeric Caron.

Les soutiens de ce que fait Israël à Gaza sont bien décidés à le faire taire. Fort heureusement, outre sa rigueur, il est aussi protégé par son statut de parlementaire. Grace à l’immunité qu’il procure, prévue pour protéger les élus du peuple des empiétements du pouvoir exécutif. Mais cela n’a pas découragé ses adversaires et il est aujourd’hui confronté à une procédure judiciaire destinée à le bâillonner. Et une fois de plus la justice démontre que sur certains sujets, elle a complètement jeté son impartialité par-dessus bord. Apparaissant une fois de plus comme un des éléments essentiels de la fascisation rampante du système macronien.

Aymeric Caron vient de publier un tweet sur X, et je propose d’en reprendre les termes et de les commenter.

« Il y a un an environ j’ai fait un tweet pour dénoncer le soutien d’Europe 1 au génocide en cours à Gaza, avec des intervenants multiples qui tous s’en prenaient à la demande d’Emmanuel Macron d’un cessez-le-feu.
J’ai donc comparé Europe 1 à Radio 1000 collines, radio tristement célèbre pour avoir encouragé et soutenu le génocide au Rwanda. »


Effectivement, quiconque connaît un peu l’histoire du génocide des Tutsis au Rwanda sait le rôle criminel de cette radio. C’est donc bien, et de façon lapidaire, une comparaison entre le rôle de ce média et celui que joue (pour Aymeric Caron), Europe numéro 1. Pour cette dernière c’est évidemment une imputation lourde, qu’elle aurait pu éventuellement considérer comme injurieuse. Mais le formalisme de la loi sur la presse et la jurisprudence sur les limites du débat politique, l’on fort normalement dissuadée. Et elle s’est bien gardée de le faire. Alors, les amis de Netanyahou ont pensé à une astuce. Qui permette de contourner ces deux obstacles. Voyons comment.

« Rachel Khan, soutien actif du génocide des Palestiniens, figurait dans le tweet d’Europe 1 que j’ai relayé puisqu’elle est l’une de ces voix pro-génocide. Encouragée par l’avocate pro-Netanyahou Muriel Ouaknine Melki, collègue de la chaîne pro-Netanyahou CNews, Kahn décide de porter plainte pour injure raciste. Pourquoi, alors que mon tweet parle d’une radio (laquelle n’a évidemment pas porté plainte) ? Parce qu’elle est sur la photo et que c’est sa citation qui illustre la position d’Europe1 ».

La voilà l’astuce. Normalement tout ce qui relève de l’exercice de la liberté d’expression et de la répression de ses éventuels abus relève de « la loi de 1881 sur la presse » au formalisme protecteur du droit garanti par l’article 11 de la déclaration française des Droits de l’Homme et du Citoyen. Sauf que la haine de cette liberté et la passion répressive du système ont permis d’inventer des infractions qui utilisent le racisme et la discrimination comme circonstance spécifique et aggravante. Alors on va utiliser la couleur de peau de Rachel Khan (?) pour prétendre que c’est elle et non pas Europe 1 qui a été mise en cause, et que c’était une injure raciste (!).

C’est tout à fait grossier, cela nécessite la complicité de l’appareil judiciaire, mais pourquoi se gêner ? Si on se rappelle le zèle déployé après la honteuse circulaire Dupond-Moretti sur « l’apologie du terrorisme », qui a vu des centaines de condamnations… mais dans un seul sens.

« La plainte est surréaliste, pourtant je vais être convoqué par la police avant l’été, pour répondre de mon tweet – c’est une obligation légale lorsqu’une plainte est déposée pour injure aggravée. Je suis obligé d’annuler le matin même le premier rendez-vous que j’avais accepté pour cause de maladie : l’officier de police demande à mon avocat que je fournisse un certificat médical, ce que nous refusons bien sûr. Nous comprenons que nous aurons le droit à un traitement particulier. »

Cette demande de justification par certificat médical de la part d’un officier de police est simplement sidérante ! Pour qui se prend-il ? Un député est protégé par son immunité et c’est lui qui décide s’il vient et quand il vient à une convocation de police. Sauf si ce flic zélé obtient une mainlevée de l’immunité parlementaire prononcée par le bureau de l’Assemblée nationale sur la demande d’un juge. Et nous verrons dans la description que fait Aymeric Caron de l’entretien, à laquelle s’ajoutent tous les témoignages de ceux qui y ont eu affaire, le service de police spécialisé créé pour la mise en œuvre de cette répression de la liberté d’expression, fonctionne de manière totalement partiale.

« Nous décalons le rdv et je me rends à la seconde convocation de la police il y a quelques mois. Je vais alors répondre pendant près de deux heures à des questions plus qu’étranges. Le policier me demande par exemple pourquoi j’ai posté un tweet le jour où j’ai décalé le premier rdv avec lui, alors que j’étais malade. Je suis ensuite interrogé longuement sur ma connaissance du génocide du Rwanda et sur ses différents acteurs. En revanche pas une seule question sur Rachel Khan. Pas une. »

Les commentaires sont inutiles. Sauf peut-être concernant la connaissance du génocide du Rwanda. Histoire de fournir au procureur la possibilité d’un réquisitoire supplétif pour contestation de crimes contre l’humanité ?

« Il y a quelques jours, mon avocat apprend que suite à mon audition par la police, le procureur adjoint de Nanterre, Jean-Pascal Oualid, a décidé de me poursuivre. Qui est Jean-Pascal Oualid ? Pour le savoir il suffit d’aller sur son compte LinkedIn. On découvre qu’il reposte Caroline Yadan, qu’il dénonce l’emploi du mot « génocide » pour qualifier les massacres de Gaza, qu’il s’en prend aux étudiants de Sciences Po qui dénoncent le génocide, qu’il déteste LFI et Blanche Gardin ou encore qu’il louange Richard Malka. »

De nouveau, on bascule dans la sidération. Que signifie l’intervention d’un procureur militant déclaré d’une cause directement politique. Sa mission n’est-elle pas celle d’une autorité de poursuite qui agit au nom de la République, dans la défense des intérêts de celle-ci, sous l’autorité hiérarchique du pouvoir exécutif français légitime ? Et sûrement pas pour le compte du gouvernement d’un État étranger.

Et le devoir de réserve alors ? Celui prévu par l’Ordonnance n°58-1270 du 22 décembre 1958 portant loi organique relative au statut de la magistrature et précisé par « La Charte de déontologie des magistrats » selon laquelle : « Le devoir de réserve impose au magistrat de faire preuve de retenue dans l’expression publique de ses opinions, de manière à ne pas nuire à l’image d’impartialité, d’indépendance et de dignité de l’institution judiciaire. » Toutes les interventions sur les réseaux sociaux, citées par Aymeric Caron sont autant de violations du devoir de réserve. Mais bien sûr dans le système macronien on sait très bien qu’elles ne subiront pas la moindre remontrance. Pas plus que ne va en encourir Rachel Khan pour son appel à « une solution finale pour le palestinisme », formule génocidaire tout à fait élégante qui ne provoquera évidemment aucun froncement de sourcils ni du parquet ni de l’ARCOM. Doit-on comprendre que dans la France macronienne, comme pour l’opposition aux massacres de Gaza entraîne l’accusation immédiate d’antisémitisme, la couleur de peau de Madame Khan est un totem d’immunité qui lui permet de proférer des horreurs ?

« Évidemment tout cela est parfaitement cousu de fil blanc. Depuis près de deux ans les pro-génocide cherchent une brèche pour m’atteindre. Il fallait les alliés, il fallait inventer le motif, ça y est la combine est en route. Mon avocat et moi avons hâte de ce procès. Nous aurons beaucoup, beaucoup de choses à raconter et de témoins à convoquer. »

Aymeric Caron repart au combat.

Respect.