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6 août 2026

Régis de Castelnau
6/8/2026

« Célérusses ! Célérusses ! » Quand, face au naufrage, le système en panique psalmodie une incantation comme un talisman


Comme l’Occident auquel il appartient, notre pays est en bout de cycle. le XXe siècle n’en finit pas de mourir et l’enjeu est désormais d’enfin passer au 21e. La guerre mondiale qui nous oppose à un reste du monde décidé à tourner la page de cette globalisation installée par l’Occident comme forme moderne de sa domination, se déroule sur plusieurs théâtres. Où des dirigeants incompétents et corrompus ont définitivement rompu avec le réel. La France, insérée dans un système européen moribond poursuit sa dégringolade à vitesse constante. Avec à sa tête, un psychopathe minutieux mandaté par la partie la plus corrompue du bloc élitaire. Entouré d’un gang qui se délite, il est minutieux dans la destruction de la Nation, à la tête de laquelle un coup d’État l’a porté. Le naufrage est si proche qu’une partie de l’équipage mesurant son caractère inévitable, est passé du désarroi à la panique et maintenant au sauve-qui-peut. L’appareil judiciaire qui fut pourtant essentiel à l’arrivée de Macron au pouvoir, et à l’exercice de celui-ci, vient de lui notifier à plusieurs reprises que son système ne bénéficierait plus de son soutien. Allant, chose incroyable, jusqu’à rendre à Marine Le Pen une éligibilité, en forme d’investiture pour l’élection présidentielle de 2027.

Désarroi, panique et sauve qui peut

Ce sont maintenant des parties importantes de l’appareil d’État qui prennent la suite et se précipitent vers les canots pour se tenir éloignés des tourbillons qui vont accompagner l’engloutissement politique du macronisme. Aux scandales de corruption, succèdent les tragédies judiciaires, puis les désastres civils, sans que le pouvoir puisse s’opposer à l’énorme montée de rage populaire devant l’évidence de la responsabilité du système Macron, perçu désormais, et à juste titre, comme un fléau. Toutes les diversions grotesques, Barbara Butch, Fedorova, bellicisme inepte, animées par les médias mainstream à la dérive, font long feu. L’opinion publique revient encore et toujours à Macron et ses responsabilités. Ce qui finit par accentuer la panique au sein du bloc élitaire, comme le démontre par exemple l’ahurissante vidéo publiée par Jacques Attali, l’un des principaux organisateurs du coup d’État de 2017. Voyant les fourches se rapprocher, on l’entend gémir qu’il n’y est pour rien, qu’il n’a fait que conseiller et qu’on ne l’a pas écouté.

La France traverse non seulement une crise institutionnelle de « démocratie minoritaire » depuis la défaite de Macron aux législatives 2022, mais aussi une crise politique caricaturale. Deux mouvements politiques ostracisés par le système préemptent une assez large majorité du corps électoral. Il y a d’une part le mouvement gazeux LFI dirigé par un vieux cheval de retour, et d’autre part un parti populiste de droite relativement classique issu de l’épicerie familiale Le Pen. Laissant entre eux, un petit espace à un « extrême centre », conglomérat de semi-groupuscules dirigés par de spectaculaires nullités. Où se côtoient socialistes d’extrême droite, socialistes de droite (il n’y a pas de socialistes de gauche, ça n’existe pas), écologistes vert-de-gris, épaves politiques centristes, survivants opportunistes de partis du XXe siècle en voie de disparition, macronistes de la 1ère heure, macronistes de la 11ème heure, on en oublie. La bataille fait rage pour savoir qui aura l’honneur de briguer la succession de Macron et se ridiculiser le 2 mai prochain.

Reprenons ici la petite revue de détail et publiée ailleurs :

Il y a Édouard Philippe avec ses casseroles judiciaires qui mijotent, et ses accointances suspectes avec les narcotrafics du port du Havre. Gabriel Attal muni de sa couscoussière de cocaïne et des vidéos de ses chemsex. David Lisnard qui ne comprend rien et s’imagine que la France est à l’image de sa ville de Cannes et ses boomers comateux qu’il y croise. Bruno Retailleau, candidat officiel du groupuscule LR, en route vers le glorieux score 2022 de Valérie Pécresse. Le plus répugnant de tous François Hollande, le parjure des accords de Minsk et le président « vomi par les Français » en 2017. Ségolène Royal qui désormais ne pense qu’à une chose, foutre la merde. Olivier Faure, au charisme d’une serpillière humide, et Boris Vallaud qui le lui dispute. Bernard Cazeneuve lugubre croque-mort que personne ne connaît. Thierry Breton, la dernière niaiserie de ce pauvre François Bayrou. L’assureur Xavier Bertrand notre Séraphin Lampion national à nous qu’on a. Élisabeth Borne, avec sa tête de pionne aigrie. Marine Tondelier, bavarde comme une pie, mais complètement paumée dès qu’elle quitte le 11e arrondissement de Paris. François Ruffin, englué dans sa collection de mensonges. Dominique de Villepin qui nous rejoue éternellement son discours à l’ONU de 2003, alors que ce qui nous intéresse, ce sont les explications sur le bradage des sociétés d’autoroute au privé et les rétro commissions qui lui auraient rempli les poches. Et maintenant on nous annonce l’intention de Macron de faire une Medvedev en installant une marionnette pour récupérer le poste en 2032. Lecornu accompagné de son chien ont été présentés par les domestiques de la presse mainstream pour faire le taf. Comme ça n’a pas marché, on a changé de cheval pour prendre Jean Castex. Avec cet argument imparable qu’il aurait réussi à la SNCF ! Les usagers d’un service public effondré apprécieront.

Raphaël Glucksmann, candidat officiel de Macron

Et puis il y en a un autre, que le parti socialiste est allé dénicher il y a quelques années. Raphaël Glucksmann, fils de son père et comme lui, agent véhément de l’hégémonie guerrière américaine et partageant scrupuleusement ses opinions. Affichant dès l’origine les deux caractéristiques de ce genre de profession : la détestation de la France, et le financement direct ou indirect par les agences américaines. Prestement ripoliné par Olivier Faure, voilà qu’on le présente désormais comme un patriote de « gauche ».

Une fois le fou rire passé, on se demande ce que ce type fout là. Parce que c’est quand même curieux, voilà quelqu’un sorti de nulle part lui aussi (tiens tiens), intronisé tête de liste socialiste aux élections européennes en 2018 et systématiquement présenté par tout le système comme un perdreau de l’année aux solides valeurs de gauche républicaine et, pourquoi pas, présidentiable. En occultant, bien sûr, son passé de néocon américain, collaborateur appointé d’un tyran criminel géorgien, et de probable agent américain depuis l’origine. Affligé lui aussi d’un charisme de serpillière humide, il fut totalement discret pendant tout son premier mandat européen. Sa seule marque distinctive politique étant sa liaison avec une speakerine de télévision particulièrement inexpressive.

Mais depuis quelques temps on l’a vu à nouveau pointer le bout du museau et les gazettes en ont assuré la promotion comme futur candidat à la succession d’Emmanuel Macron en 2027. Personne de normalement constitué et disposant de quelques neurones fonctionnels ne pouvait prendre cette hypothèse au sérieux. Toutes ses apparitions faisant apparaître une consternante inconsistance bovine, a priori complètement rédhibitoire. Il y eut certes le fameux épisode où deux journalistes, Patrick Cohen et Thomas Legrand, modèles de servilité macronienne furent surpris, comme curés au bordel, en grande conversation avec des dirigeants du parti socialiste. Pour discuter des modalités de la mise à la disposition du service public de l’audiovisuel, à la candidature de l’ectoplasme, rien que ça. Malgré un certain tintamarre, l’incroyable scandale fut absorbé. Et les journalistes dévoyés, furent confirmés dans leur sale boulot. Nous aurions dû être plus attentifs.

De prestations calamiteuses en prestations si lamentables qu’elles en devenaient terriblement gênantes, la routine s’est poursuivie. Et la perspective même d’une candidature Glucksmann disparut des radars.

Mais Emmanuel Macron a de la suite dans les idées. Depuis le début, il a fait des soi-disant « ingérences étrangères » un des éléments essentiels des manipulations, qu’il entend mettre en œuvre pour truquer l’élection présidentielle de 2027. Il l’a annoncé dès ses vœux de fin d’année 2025, et ses factotums les plus zélés (Barrot et Nunez) sont passés à la mise en œuvre. Comprenons-nous bien, il s’agit exclusivement des soi-disant « ingérences russes », les américaines et les israéliennes bien réelles celles-ci ne sont absolument pas concernées. De projets de loi, en création de commissions indépendantes (défense de rire), en passant par l’invention du concept fasciste « d’ingérence intérieure », la chasse aux mal-pensants a redoublé.

Concernant la Russie, petite alerte en mode test mi-juillet, avec l’annonce d’une « opération de désinformation russe » dirigée contre Édouard Philippe. Personne n’a rien vu, rien entendu et ne l’a par conséquent prise au sérieux. Comment les Russes qui ont quand même d’autres chats à fouetter, pourraient-ils s’intéresser au Fantomas du Havre. Et puis soudain, changement de braquet, nouvelle alerte : les Russes attaquent ! Et cette fois-ci la cible de cette nouvelle opération est le brillant Raphaël Glucksmann. Là non plus, il n’y a rien, personne n’a rien vu ni entendu, mais ce coup-ci ça va changer, parce que le système est en ordre de bataille. Et devinez qui sont les premiers à porter le pet ? Le Canard enchaîné évidemment, qui comme chacun sait travaille à la commande, et a été le déclencheur de l’opération Fillon en 2017 aboutissant à l’élection de Macron. Auquel il a manifesté depuis cette date une scrupuleuse indulgence. Pour faire bon poids on implique Edwy Plenel, le célèbre Moustache fraudeur fiscal, également travailleur à la commande. Et pourquoi pas le faux opposant Blast généreusement soutenu financièrement par l’État ? L’opération est grossière, mais Glucksmann lui-même se précipite, soutenu bruyamment par toute la macronie. Le parti socialiste en tête évidemment, mais aussi tous les journalistes de la presse mainstream y vont de leurs commentaires outrés. Chacun vilipende ces horribles moujiks, dénonce cet attentat contre une démocratie française en si bonne santé, cette volonté de déstabiliser notre société. Il ne manque personne pour venir au secours de la république menacée. La grossière opération macronienne est plus qu’évidente, mais au sein de la cohorte outrée on procède par affirmations. Il n’y a personne pour réclamer la publication des éléments permettant de caractériser la réalité de l’horrible agression. Ou pour se demander ce que les Russes, là aussi, qui ont quand même quelques problèmes sérieux à régler, auraient à faire de l’infinitésimal Glucksmann.

Le ralliement de Jean-Luc Mélenchon

Jusqu’à Jean-Luc Mélenchon qui publie un tweet absolument consternant dans lequel il se range directement derrière Emmanuel Macron dans la dénonciation de l’ingérence russe en réclamant même l’activation de textes répressifs liberticides (!) pour mettre fin à ces « ingérences étrangères ». Pour faire bon poids on parle de l’ingérence israélienne de Toulouse, mais cela ne trompe personne. Il s’agit bien d’un alignement derrière une opération venue directement de l’Élysée. Alignement qui dit plusieurs choses.

Depuis 2017 où il n’avait pas appelé à voter Emmanuel Macron au deuxième tour de la présidentielle, Jean-Luc Mélenchon l’a toujours soutenu après son virage Terranova de 2018. En 2022, que ce soit au deuxième tour de la présidentielle ou lors des législatives bizarrement transformées en élections pour un premier ministre (!). Il l’a même ensuite carrément sauvé, en 2024 en inventant un soi-disant front républicain, qui n’a eu pour effet que de maintenir Macron au pouvoir, alors que sa défaite politique aurait pu être totale, et son départ par destitution ou démission obtenu. Ces trois ans de répit pour Macron, de cauchemar supplémentaire pour la France, c’est à Jean-Luc Mélenchon que nous les devons. Avec un groupe parlementaire macronien qui aurait dû disparaître, trois ans de Braun-Pivet maintenue au perchoir, un parti socialiste revigoré, avec François Hollande ressuscité d’extrême justesse, soutenant, sans participer, le gouvernement Lecornu.

Et comme le feuilleton grotesque se poursuit, Mélenchon en remet une couche. Gabriel Attal englué dans une attaque boomerang contre les gens du voyage avec laquelle il se ridiculise, cherche la parade. Toute trouvée ! Le voilà qui glapit : « moi aussi, moi aussi je suis ingéré ! Moi aussi les moujiks m’ingèrent » donnant une ampleur supplémentaire à la farce. Et cette fois-ci le patron de LFI, après NUPES, NFP, Front républicain, ne propose rien de moins qu’un grand « Front Commun » avec les candidats de l’extrême centre qui passent leur temps à l’injurier en le traitant d’antisémite ! Pour recevoir immédiatement une réponse enthousiaste de Lecornu. Et comme première étape pour cette nouvelle grande alliance, Mélenchon insiste pour l’adoption d’un texte liberticide.

Mais quand on y réfléchit, comment être surpris ? On peut considérer que l’enjeu essentiel de la présidentielle de 2027 est bien de mettre fin au système Macron, dernier fondé de pouvoir en date de l’oligarchie néolibérale. De casser les reins de l’expérience de l’extrême centre fascisant que celui-ci met en œuvre. De rouvrir enfin, par effet de rupture, un nouveau champ des possibles. Et ceci dans l’intérêt de la France. Mais pourquoi voudrions-nous que Jean-Luc Mélenchon partage cette analyse et même ces objectifs ? Amélie Ismaeli a réalisé un travail de recension de toutes les occurrences utilisées depuis neuf ans pour accuser les Russes. De l’opposition à la réforme des retraites, en passant par les Gilets jaunes, les punaises de lit, l’affaire Epstein etc. etc. jusqu’à la dernière, l’accusation d’avoir mis le feu à la forêt des Landes.

Avec son ralliement au thème des « ingérences russes » utilisées depuis l’origine par le système Macron pour toutes les manifestations d’opposition à la mise en œuvre de ses politiques par le psychopathe de l’Élysée, Jean-Luc Mélenchon vient de nous donner la réponse. Il doit savoir que s’il atteint le deuxième tour de la présidentielle, il ne sera pas élu président de la République. Même ce soudain alignement sur le macronisme ne pourra pas lui garantir la possibilité d’un nouveau front républicain au deuxième tour contre Marine Le Pen. Ses objectifs sont probablement plus simples, plus prosaïques, plus personnels. L’intérêt national n’y pèse pas lourd. Politicien professionnel socialiste il a été toute sa vie, politicien professionnel socialiste il restera. Sa meilleure chance sera de renforcer son groupe parlementaire, de continuer à diriger son « mouvement gazeux » et de remplacer définitivement et enfin le parti socialiste. Ceux qui espéraient plus pour notre pays, dont l’auteur de ces lignes, sont des rêveurs. Dans la partie historique qui est en train de se jouer, la place de Mélenchon sera celle d’un figurant.

En attendant, ce que l’épisode Glucksmann vient de nous apprendre, ou plutôt de nous confirmer des intentions d’Emmanuel Macron, c’est sa volonté maintenue de tenter de truquer l’élection. À l’aide de la soi-disant lutte contre les « ingérences russes » et avec l’investiture qu’il vient de donner par système macronien interposé au catastrophique Raphaël, devenu par cette opération son candidat marionnette officiel. Il est probable que rien de tout cela ne marchera. Les marges de manœuvre du kéké de l’Élysée sont désormais beaucoup trop étroites. La haine du pays est trop forte, sans compter celle de ceux de son camp que le pervers a tant humiliés, et devant le spectacle des fourches qui se rapprochent, une partie de ceux qui l’ont soutenu et protégé l’ont désormais lâché. Et face à l’iceberg qui se rapproche, ils ont réservé leur place dans les canots.

Quant à Glucksmann, comme Macron, il finira dans les poubelles de l’histoire.

Julien Vergès
6/8/2026

Rubrique mytho

Après Édouard Philippe et R. Glucksmann, on voit que Poutine n'a décidément qu'une obsession : faire tomber la fine fleur du monde libre.
On imagine que chaque matin en se rasant devant le miroir, Vladimir doit se dire : il faut s'attaquer à Gabriel Attal, ce futur leader de l'Occident est trop redoutable, il risque de mettre la Russie à genoux.
Si à 40 ans tu n'as pas été la cible d'une ingérence russe, tu as raté ta vie politique.
On peut être sûr que la prochaine cible du FSB sera Xavier Bertrand, Poutine va probablement tout faire pour détruire sa campagne.

Benass Off
6/8/2026

L'EXCUSE DE L'INGÉRENCE : POURQUOI LA GAUCHE VEUT FAIRE TAIRE LES FRANÇAIS SUR X


La récente sortie de Marine Tondelier réclamant l'interdiction du réseau social X (ex-Twitter) est un aveu de faiblesse monumental. En accusant la plateforme d'être une source de « fake news » et de subir des ingérences étrangères, les écologistes et l'extrême gauche montrent leur vrai visage : celui d'un autoritarisme décomplexé.

La grogne populaire n'est pas un complot

La réalité que cette gauche refuse de voir, c'est qu'il n'y a pas besoin de « trolls étrangers » pour expliquer la colère qui monte dans notre pays. La grogne des Français est authentique. Le peuple de droite, majoritaire et silencieux, en a ras-le-bol des discours destructeurs et de l'abandon de notre souveraineté.
La gauche a toujours eu l'habitude de dicter sa loi dans les médias traditionnels, s'assurant que sa vision du monde ne soit jamais sérieusement contestée. Mais dès qu'un espace libre permet aux citoyens de s'organiser, de débattre et de contester une idéologie minoritaire, elle hurle à la manipulation et exige la censure pure et simple.

Un avertissement glaçant pour 2027

C'est une logique profondément totalitaire. Imaginons un instant ces responsables politiques au pouvoir l'année prochaine. S'ils jugent légitime d'interdire le réseau social où s'exprime la contradiction, combien de temps faudra-t-il avant qu'ils ne mettent leurs opposants en prison pour « désinformation » ? La défense de nos libertés commence par le refus catégorique de ce chantage moral !

L'appel à la censure de Marine Tondelier : Le réflexe totalitaire face à la colère française

Demander l'interdiction de X au nom de la lutte contre les « ingérences étrangères » est le dernier stratagème d'une gauche aux abois. Marine Tondelier et ses alliés savent pertinemment que leurs idées sont ultra-minoritaires et perçues comme anti-France par une large majorité de citoyens. Ce qu'ils qualifient d'« algorithme pipé » n'est rien d'autre que la résonance d'une grogne populaire bien réelle, libérée du filtre des rédactions traditionnelles. Habituée au confort d'un paysage médiatique acquis à sa cause, la gauche panique face à un réseau horizontal qu'elle ne parvient plus à contrôler. La proposition de bannir une plateforme entière révèle un ADN profondément autoritaire, prouvant que si cette mouvance accède au pouvoir, la criminalisation de l'opposition sera immédiate.

4 août 2026

Jacques Cotta
31/7/2026

LA NATION EN DANGER...

L'été est marqué par les terribles incendies qui frappent la France. Pompiers et moyens sont sur le terrain, malgré toutes les difficultés accumulées depuis plus de 10 ans, dont les responsables sont politiques. Faut-il rappeler le matraquage des "soldats du feu" lorsqu'ils manifestaient pour obtenir des moyens permettant de remplir leur fonction ? Faut-il rappeler les suppressions de crédits pour acquérir des Canadair ou autres bombardiers d'eau ? Faut-il rappeler dans ce domaine les choix opérés par la Macronie au détriment de l'intérêt général ?
Ce ne sont pas que les forêts qui brûlent. C'est la France dans tout ce qui concerne les Français qui est en train de cramer. Voilà le bilan de Macron et des siens... Macron n'est pas seulement un pyromane fasciné par les flammes. Il est un incendiaire qui allume les feux pour ses propres intérêts et ceux des siens... intérêts financiers ou idéologiques...
La Nation est en danger, ni plus, ni moins. Mais l'issue n'est pas inéluctable...

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Natalia Routkevitch


Le grand mythe d’objectivité


- 30/7/2026 - "Ainsi, l’existence d’une chaîne d’opinion n’est pas possible en France. Ainsi, toutes les autres chaînes ne seraient donc pas des médias d’opinion ? L’objectivité est une hypocrisie derrière laquelle se cachent beaucoup de détenteurs de la carte de presse... Un cache-sexe pour l’idéologie et le moralisme. La pluralité n'existe qu'à travers la diversité des lignes éditoriales proposées aux citoyens." - Riss

Il y a deux ans, en commentant les attaques des instances judiciaires, des médias et des ONG contre le même CNews, Riss, que l'on ne peut guère soupçonner de sympathie pour la chaîne ou ses chroniqueurs, avait déjà épinglé toute la futilité de la prétention à l'objectivité, la vanité de ceux qui s'arrogent le droit de décréter ce qui relève du commentaire et ce qui constitue de la propagande, ainsi que la pulsion épuratrice de ces combattants autoproclamés de la propagande, qui traquent les "ennemis de la démocratie".
Je remets ici sa chronique.

Le Conseil d’État vient de rendre une décision qui oblige l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (Arcom) à exiger de la chaîne CNews une plus grande pluralité et à lui imposer une plus grande indépendance éditoriale vis-à-vis de ses actionnaires. Cette décision fait suite à un recours déposé par l’ONG « Reporters sans frontières », qui reprochait à CNews de ne pas être une chaîne d’information suffisamment pluraliste.
(...)
Que faut-il penser d’une telle décision pour être honnête ? Il est assez étrange de voir une ONG dont la mission est de défendre les journalistes, déposer un recours qui a pour objectif de surveiller la liberté d’expression d’un média accusé de ne pas être suffisamment pluraliste et de privilégier une ligne éditoriale partisane. Pour « Reporters sans frontières », « CNews n’est plus une chaîne d’information, mais est devenue un média d’opinion».
Ainsi, l’existence d’une chaîne d’opinion n’est pas possible en France. Ainsi, toutes les autres chaînes ne seraient donc pas des médias d’opinion ?
CNews est effectivement une chaîne d’opinion et quand on la regarde on sait où on met les pieds. « Charlie » qui est aussi un média d’opinion n’a jamais manqué de dénoncer les orientations politiques et l’influence de son propriétaire, le très réactionnaire Vincent Bolloré, et de caricaturer ses animateurs vedettes comme Pascal Praud ou Cyril Hanouna. Mais qu’y a-t-il d’illégal à insuffler une ligne éditoriale orientée politiquement dans un pays démocratique ? Tous les médias fonctionnent comme ça.
Il y a une hypocrisie dans laquelle pataugent beaucoup de rédactions en France, celle du mythe de l’objectivité journalistique, et plus encore celui de l’indépendance des médias. L’objectivité journalistique n’existe pas. Toutes les rédactions hiérarchisent l’info et font le choix de mettre en avant certains faits et pas d’autres.
L’indépendance des médias aussi est une fiction. À l’exception d’une poignée, comme l’Humanité, le Canard enchaîné, la Croix et Charlie Hebdo, presque tous les autres organes de presse privés appartiennent à des financiers ou à des milliardaires. La situation économique de bon nombre de médias est telle que sans les investissements de ces hommes d’affaires, ils disparaîtraient purement et simplement.
S’il fallait appliquer au monde médiatique les règles comptables en vigueur dans les autres secteurs d’activité de l’économie, ils feraient tous faillite. Quel intérêt alors pour des financiers d’investir dans des chaînes de télé ou des journaux qui perdent de l’argent ? Plus les médias possédés par ces magnats sont déficitaires, plus ces derniers peuvent déduire leur perte du bilan comptable de leur groupe et par ce biais bénéficier d’abattements fiscaux. Voilà par quel artifice fiscal la plupart des médias sont encore en vie. Dans les comptes des sociétés détenues par ces investisseurs, ces médias ne représentent qu’une ligne comptable parmi des dizaines d’autres.
On comprend que la fierté journalistique en prenne un coup. Surtout quand le prix à payer est de devenir la propriété d’un grand patron. On avait juste oublié que certains de ces hommes d’affaires pouvaient avoir envie d’investir aussi pour défendre des idées. Et quand on découvre avec horreur qu’un tycoon met du fric dans un journal ou une télé pas uniquement par calcul fiscal mais aussi par idéologie, alors cela devient un crime qu’il faut à tout prix rendre illégal. Au nom de la liberté d’expression ou du pluralisme.
Après une telle décision que va-t-il arriver à des télés comme la chaîne pro-israélienne I24 news qui depuis les massacres du 7 octobre n’a pas donné le temps de parole identique au représentants de Tsahal et à ceux du Hamas ? De même, la chaîne pro-cathos KTO n’a pas invité sur ses plateaux autant de bonnes sœurs que de bouffeurs de curés, et LCI qui a fait le choix éditorial de couvrir assidument la guerre en Ukraine n’a pas non plus interviewé le même nombre de militaires de l’OTAN que de militaires russes. Méritent-elles encore le titre de « chaînes d’information » ? Un support audiovisuel aura-t-il encore le droit d’avoir une ligne éditoriale partisane assumée ?
Pour Charlie, les seules limites à la liberté d’expression sont celles définies par la loi, à savoir la diffamation, l’injure, l’incitation à la haine raciale et l’appel au meurtre. A l’intérieur de ces périmètres, on a le droit de dire ce qu’on veut. L’objectivité est une hypocrisie derrière laquelle se cachent beaucoup de détenteurs de la carte de presse et qu’a toujours dénoncé Charlie. Un cache-sexe pour l’idéologie et le moralisme. La pluralité n'existe qu'à travers la diversité des lignes éditoriales proposées aux citoyens. Il est absurde d’affirmer qu’en média peut à lui seul offrir au public la totalité du spectre des opinions politiques, philosophiques ou spirituelles des 68 millions d’habitants du pays. Une ambition délirante, mais que prétendent pourtant satisfaire les grands médias audiovisuels généralistes, concurrents de CNews. La modestie ne semble pas les étouffer.
Les journaux télé du service public consacrent la première moitié de leur temps à l’actualité franchouillarde des grèves et de la hausse des prix et le reste à l’actualité internationale et aux derniers sabotiers de Poitou. J’exagère à peine. Et c’est cela qu’on nous présente comme une information objective et équilibrée. On attend le recours des Reporters sans frontières contre France Télévisions pour obtenir qu’un temps d’antenne identique soit accordée au reportage sur les rempailleurs de chaises du Berry et les fabricants d'espadrilles du Pays basque. Notre démocratie l'exige.

2 août 2026

Marc Amblard
28/7/2026

OFFICIEL. ANTONY FAUCI, GRAND ORDONNATEUR DES MESURES ANTI-COVID AUX USA ET DANS LE MONDE A MENTI EN MULTIPLIANT PAR 10 LE TAUX DE MORTALITÉ DU VIRUS


L'ancien directeur de l'Institut national maladies infectieuses (NIAID), Anthony Fauci, a menti sur le taux de mortalité du coronavirus, déclarant initialement qu'il était de 2 à 2,5 %, alors qu’il mentionnait dans ses notes privées qu'il était « plutôt de l'ordre de 0,2 à 0,3 % ».
Le sénateur Rand Paul (R-KY), président de la commission sénatoriale de la sécurité intérieure, a rendu public ces notes.
En voici un passage datant de février 2020 :
« Tom Frieden m'a appelé ce matin et nous avons discuté de divers aspects de l'épidémie. Nous sommes d'accord pour dire que le virus se comporte comme une mauvaise grippe en termes de transmissibilité (...), ce qui ramène le taux de létalité à environ 0,2-0,3 % plutôt qu'à 2 %. »
N.B. Notes privées saisies et révélées officiellement avant-hier par la Commission sénatoriale du Congrès. Disponibles ⇒  ici 
Cependant, ce n'est pas du tout ce que Fauci annonçait à cette époque sur les grandes chaînes du pays. Il a d’ailleurs réitéré son mensonge lors de son audition devant le Congrès :
« Il faut savoir que la grippe saisonnière a un taux de mortalité de 0,1 %. Le taux de mortalité global de ce virus, si l'on considère toutes les données, y compris celles de la Chine, est d'environ 3 %. Il était initialement de 2 %, puis de 3 %. Si l'on prend en compte tous les cas d'infection peu ou pas symptomatiques, le taux de mortalité descend probablement aux alentours de 1 %, ce qui signifie qu'il est dix fois plus mortel que la grippe saisonnière (...). C'est pourquoi je tiens à souligner qu'il est essentiel de prendre les devants pour prévenir cette maladie. »
Cela change totalement la donne : si le monde avait été informé que la Covid-19 n’était pas plus létale qu’une grippe, les mesures aberrantes qui ont tué l’économie et enfermé les populations tout en les poussant massivement au vaccin n’auraient probablement pas été prises.
Alors la question est POURQUOI ?
Fauci qui témoignera devant le Congrès demain, mercredi 29 juillet 2026 apportera peut-être des éléments de réponse…
Jean Mizrahi
2/8/2026

France : la mort par étouffement


Je précise d'entrée de jeu que je suis, à bientôt 68 ans, à quelques mois de prendre ma retraite, du moins sur le plan de mes droits. Donc je ne défends que l'intérêt général dans ce post.
81 % des Français, et même 77 % des actifs, estiment qu’il serait injuste de demander davantage d’efforts aux retraités qu’aux actifs pour réduire le déficit public. Ce résultat est stupéfiant. Non parce qu’il faudrait désigner les retraités comme responsables de tous nos malheurs, mais parce qu’il révèle que les Français ne comprennent pas le fonctionnement du système qu’ils financent.
La retraite par répartition n’a rien d’absurde en elle-même. Elle repose sur une règle simple : les cotisations versées aujourd’hui par les actifs financent les pensions versées aujourd’hui aux retraités. Elle ne peut donc fonctionner durablement que si l’on maintient un équilibre raisonnable entre le nombre de cotisants, le montant des cotisations, la durée du travail et les pensions distribuées.
Or cela fait plusieurs décennies que nous refusons de regarder cet équilibre en face. Comme toujours en France, lorsqu’une équation ne fonctionne plus, on ne la résout pas : on la camoufle. On invente des impôts affectés, des taxes nouvelles, des transferts entre caisses, des subventions de l’État et des tuyauteries budgétaires que plus personne ne comprend. Les déficits sont ainsi déplacés, masqués, puis finalement ajoutés à la dette publique.
Dans le même temps, les cotisations ont progressivement dévoré les salaires. Entre ce que coûte réellement un salarié à son employeur et ce qu’il reçoit sur son compte bancaire, l’écart est devenu vertigineux. Et le salaire net restant est encore soumis à l’impôt sur le revenu, à la TVA et à une multitude de taxes.
Tous les responsables politiques promettent pourtant « d’augmenter le pouvoir d’achat ». C'est une grande blague. Comment augmenter durablement le pouvoir d’achat lorsque les prélèvements destinés aux retraites, à la protection sociale et à la santé (principalement celle des seniors...) absorbent une part toujours plus importante de la richesse produite ? Ils promettent de rendre d’une main ce que le système prélève de l’autre.
Les premières victimes de cette mécanique sont les actifs, et particulièrement les jeunes. Ils travaillent, cotisent énormément, se logent de plus en plus difficilement et découvrent que même avec un emploi stable, fonder une famille devient une opération financière presque impossible.
C’est là le premier paradoxe : en prétendant protéger indéfiniment les générations déjà retraitées, notre société étouffe celles qui devraient assurer son avenir. Elle affaiblit la natalité, réduit le nombre des futurs cotisants et aggrave encore le déséquilibre qu’elle refuse aujourd’hui de corriger. Le problème que nous préparons fera bientôt paraître dérisoire celui que nous connaissons.
Le second paradoxe est plus saisissant encore : les actifs eux-mêmes refusent majoritairement que l’effort soit rééquilibré en leur faveur. Alors que leur niveau de vie relatif se dégrade, ils continuent de considérer comme moralement illégitime toute remise en cause du volume des transferts dont ils supportent pourtant l’essentiel du poids.
Ce n’est pas seulement une manifestation d’inculture économique. C’est surtout la conséquence de décennies de lâcheté politique. Aucun responsable n’a voulu expliquer clairement qu’un système par répartition ne distribue pas de l’argent magique, que les droits accordés doivent correspondre aux ressources disponibles et qu’une solidarité qui sacrifie durablement une génération au profit d’une autre cesse d’être juste.
Il ne s’agit pas d’opposer les jeunes aux retraités. Il s’agit précisément d’éviter que cette opposition devienne inévitable. Une société qui protège son passé en étouffant son avenir finit par perdre les deux.
Gabriel Nerciat
1/8/2026

LA PREUVE PAR ELSA


Je me demande si quelqu'un, même dans les milieux ou les journaux les plus anticommunistes de la IIIe République (et Dieu sait qu'il y en avait plus d'un), a jamais exigé que Elsa Triolet, avant ou même après son mariage avec Aragon, fût expulsée en URSS parce qu'elle utilisait sa renommée d'artiste et de femme de lettres engagée pour défendre la cause du marxisme-léninisme soviétique à Paris.
Je pose la question sans arrière-pensée ; je ne connais pas la réponse avec certitude, même si je crois bien que celle-ci a toutes les chances d'être négative (et bien que telle ou telle plume de la droite ligueuse ou antisémite de l'époque aurait pu évidemment être tentée de le faire, mais ce n'était pas le coeur de l'intelligentsia ou de l'opinion publique).
Le plus important, d'ailleurs, n'est pas là. Il est dans le fait qu'aucun gouvernement de la République d'alors n'a eu l'idée de tenter de le faire (la dénaturalisation d'une citoyenne russe mariée à un Français eût été beaucoup plus aisée qu'aujourd'hui).
L'exemple vaut ce qu'il vaut, mais suffit à montrer en quoi le régime républicain est en train de changer radicalement, et pour le pire.
L'argument de la désinformation n'est évidemment qu'un alibi ; comme si Paris n'hébergeait pas tous les dissidents ukrainiens ou iraniens en peau de lapin de la Terre complaisamment invités sur LCI ou BFM-TV pour alimenter les bobards de la propagande atlantiste.
Prétendre que Xenia Fedorova devrait se plaindre du manque de pluralisme en Russie plutôt qu'en France n'est jamais qu'une hypocrisie de plus, surtout lorsqu'elle provient de tous les jean-foutres de Saint-Germain-des-Prés qui brament "Je suis Charlie". C'est en France qu'on se réclame de la pluralité d'opinions, de la liberté d'expression et du droit au blasphème ; pas en Russie. Et c'est bien pourquoi Xenia Fedorova y est devenue indésirable.
Le silence complice de la plupart des intellectuels libéraux ou progressistes révèle ce qu'ils savent tous mais ne veulent pas avouer : à savoir que leur idéologie belliciste est devenue tellement méprisable et minoritaire qu'ils ne sont même plus en mesure de feindre de respecter les principes cardinaux qu'ils prétendaient opposer, il y a encore quelques années, à leurs ennemis.
Pour eux, c'est le dernier reniement avant la chute. Ils en ont conscience, et ne reculeront plus devant aucune scélératesse.
Julien ASASI


Il est tentant, face aux images qui circulent, de croire que Ceuta serait devenue un symbole de “migration vers l’Europe”. Tentant, mais faux. Ceuta n’est pas un point d’entrée, ni un corridor, ni une route. Ceuta est un décor. Un théâtre. Et ce que l’on y voit n’a presque rien à voir avec la migration telle qu’on l’entend habituellement.
Ceuta est une enclave espagnole sur le continent africain, héritage colonial et anomalie stratégique. On n’y entre pas pour rejoindre l’Europe : on y reste bloqué. Juridiquement, administrativement, politiquement, un Marocain en situation irrégulière à Ceuta n’a absolument aucune chance d’atteindre le continent européen. Pas un pour cent, pas une exception miraculeuse. Les personnes interceptées sont renvoyées ou maintenues dans l’enclave. Ceuta n’est pas une porte : c’est un sas fermé.
Alors pourquoi ces images reviennent-elles sans cesse ?
Parce qu’elles servent.
Elles servent à Rabat pour rappeler son poids dans la région et créer un rapport de force dans les négociations géopolitique. Elles servent à l’Union européenne pour justifier des politiques de contrôle. Elles servent à certains acteurs politiques pour alimenter un récit de menace.
Ceuta n’est pas un phénomène migratoire : c’est un rapport de force géopolitique.
Les silhouettes sur une plage, les jeunes qui escaladent une barrière, les foules qui courent… tout cela compose un imaginaire puissant, mais trompeur. Ce sont des images choisies, amplifiées, instrumentalisées. Elles ne décrivent pas la réalité des flux, elles fabriquent une émotion. Elles créent un récit. Elles servent des intérêts.
La migration, la vraie, celle qui traverse les continents et les décennies, mérite qu’on la traite avec sérieux, nuance et humanité. Mais Ceuta n’en est pas un exemple. Ceuta est un outil diplomatique, un levier stratégique, un symbole utilisé pour faire passer des messages qui dépassent largement les personnes filmées.
Et c’est précisément pour cela qu’il faut rester lucide : ne tombons pas dans le piège de ceux qui transforment ces images en fantasmes, en peurs, en slogans. Ne laissons pas les discours simplistes, les récupérations grossières ou les narratifs extrémistes faire croire à une “invasion” qui n’existe pas.

1 août 2026

Gilles Casanova
31/7/2026


Si le Rassemblement national se propose de faire la même politique totalitaire que Macron et l’extrême centre, aux ordres de Bruxelles/Berlin/Washington, les Français préféreront l’original.
Adieu l’Élysée.
Syndrome Jospin.
Anne Mansouret
31/7/2026


Voilà, voilà…
Je préfère Vladimir Poutine à Volodymyr Zelensky.
Je préfère Donald Trump à Joe Biden.
Je préfère Isaac Herzog et Benyamin Netanyahu à Mojtaba Khamenei et Massoud Pezeshkian.
Je préfère l’Europe des 12 à l’Europe des 27.
Je préfère le RN à LFI et Marine Le Pen à Jean-Luc Mélenchon.
Je préfère Vincent Bolloré à Mathieu Pigasse.
Je préfère Europe 1 à France Inter.
Je préfère la civilisation judéo-chrétienne à l’Islam.
Je préfère (encore) le machisme au néoféminisme.
Je préfère l’humanisme au wokisme.
Je préfère les idées de gauche aux idées de droite… Et les gens de droite aux gens de gauche.
Je déteste (en même temps) Emmanuel Macron et Ursula von der Leyen.
Tout cela est quelque peu déjanté et politiquement très incorrect…
Mais j’assume.

31 juillet 2026

Et que reste-t-il à sauver, au juste ?

H16
31/7/2026

En 2005, j’ai commencé à écrire des chroniques sur la lente décomposition de la France.

C’était il y a plus de vingt ans, la décomposition est devenue de plus en plus rapide et sur toutes ces années, j’ai à de nombreuses reprises écrit, de façon claire et sans ambiguïté, que ce pays était foutu. Par « Pays », j’entends bien sûr l’État providence et son système social. Et par « foutu », je veux dire que tout ceci va inévitablement finir, mal.


Je sais déjà que nombreux sont les jeunes qui, lisant ces premières lignes, feront un bond en se disant : « oh, zut, quel pessimiste ! » Mais voilà : les nouveaux citoyens d’aujourd’hui, frétillant à l’idée d’étrenner leurs 18 ans tout neufs dans la première urne à proximité, n’étaient même pas en projet lorsque j’ai commencé mes chroniques, et il y a peu de chance qu’ils m’aient suivi depuis tout ce temps et aient pu se former une opinion solide étayée par les faits que j’ai rapportés dans cette période. Leur étonnement est donc pardonnable.

Cependant et de façon plus inquiétante, je sais qu’on trouvera aussi pas mal de personnes plus âgées voire mûres qui se diront que j’exagère et que j’ai ce biais caractéristique des prêcheurs de catastrophes qui font leur beurre sur le malheur des foules. En réalité, non seulement je ne m’enrichirai pas dans le processus, mais l’observation de cette décrépitude et de son caractère inéluctable m’ont, plus souvent qu’à mon tour, valu des remarques acides.

Oui, la France est foutue, complètement corrompue par idéologies étatistes et anti-libérales qui ont de véritables boulevards sur les ondes et dans la presse : regardez, des communistes voire des fascistes (généralement anti-fascistes autoproclamés) ont régulièrement les plus belles tribunes, sans la moindre honte pour les catastrophes dont leurs idéologies mortifères sont responsables. Et sans surprise, le peuple, les médias et les gouvernants en redemandent.

Oui, la France est foutue à cause de sa caste politique lamentable, totalement étrangère à ce que subissent ceux qui l’ont élue. Cette caste jacassante ne connaît pas le peuple. Elle se gargarise de ce mot dans ses discours, mais elle ne le fréquente pas, n’a jamais eu ses problèmes (ou plus depuis si longtemps qu’elle les a totalement oubliés), vit sur un autre monde. Pire : elle est conseillée par des imbéciles et des larbins (cumul possible et fréquent) qui n’ont jamais été du peuple ou nieraient de toute leur âme en avoir jamais fait partie. N’entendant qu’un seul son de cloches (les leurs), cette caste jacassante n’a jamais remis en question ni sa façon de penser, ni sa façon d’agir.

Oui, la France est foutue, confite dans un anti-libéralisme incohérent et assumé.

Car c’est bien joli de cogner comme des sourds sur le libéralisme, sur la liberté d’entreprendre, de créer, mais comme absolument tous les leaders politiques, tous les syndicalistes, tous les artistes, tous les journalistes, tous les chroniqueurs et même une partie des grands patrons eux-mêmes honnissent le libéralisme, on se demande exactement où il est passé. Tout le monde sait que le libéralisme est la pensée dominante, à tel point que tout le monde le fustige.

Et dans le même temps, pas un candidat ne s’en réclame. Pas un journaliste. Pas un artiste. Pas un chroniqueur. Pas un syndicaliste. Zut. Pour un truc qui domine, c’est tout de même fort. Alors qu’a contrario, des gens qui se réclament du socialisme, de la sociale-démocratie, du communisme, du trotskisme, du corporatisme, là, on en trouve des pelletées aussi joyeuses que frétillantes.


Oui, la France est foutue, ayant trouvé dans le méchant libéralisme (ultra, néo ou débridé) la cause de tous ses maux.

Car c’est bien joli d’accuser les riches et les producteurs de richesses, les patrons. Mais à force, ils trouvent un peu lassant de constater que créer une entreprise leur attire surtout la jalousie, la convoitise, le mépris et une longue suite d’emmerdes supplémentaires. Bizarrement, ils finissent par se lasser et s’en aller, fermer boutique, ou laisser tomber. Un nombre croissant d’individus qui auraient pu créer leur propre emploi avant d’en créer d’autres préfère n’en rien faire : trop de risques, vraiment trop peu de gloire.

Et puis, du côté des politiciens, si on ne veut surtout pas cliver lorsqu’il s’agit de syndicalistes qui paralysent le pays, si on ne veut surtout pas stigmatiser les uns ou les autres, parce que « cliver c’est mal » voyez-vous, en revanche, lorsqu’il s’agit de montrer un bouc émissaire et que celui-ci s’appelle Patron ou Riche, alors là, c’est open bar et tournée générale.

Oui la France est foutue. Et bien sûr, la question qui taraude aussi bien les jeunes (qui tremblent à l’idée d’aller voter pour la première fois) que les vieux (qui ont déjà bien trop voté sans jamais obtenir le bonheur sur Terre), c’est : « Y a-t-il un moyen de sauver la France, malgré tout ça ? »

Ma réponse : non. Non, vous ne sauverez pas cette France-là, celle de l’État Providence. Vous n’arriverez pas à sauver la sociale-démocrassie franchouille. Il est impossible de réformer ce pays.

Mais surtout, pourquoi ? Pourquoi voulez-vous sauver ça ?

Qu’y a-t-il à sauver ?

Un système d’assurance santé qui vous rembourse quelques euros pour des lunettes ou rien du tout pour des implants dentaires, à moins de vous imposer une mutuelle, démontrant l’impotence d’un système de base à bout de souffle ? Ce même système qui cherche par tous les moyens à taxer les trop gros, les trop faibles, les trop ceci ou les pas assez cela ? Qui vous prend 15% de votre superbrut et vous culpabilise pour avoir mangé gras, salé, sucré ? Qui n’est pas foutu de sauver des vieux quand il fait trop chaud en été, des jeunes quand il fait trop froid en hiver ? Qui dégringole dans tous les classements et qui n’offre pas plus d’IRM par habitant que la Turquie ? Qui, tous les ans, crée des trous par dizaines de milliards d’euros, passant ainsi sur les générations futures avec un bulldozer aux chenilles cloutées ?

Un système de retraite qui vous prend 22% de votre superbrut sans aucune garantie de pension future ? Qui distribue malgré ça des pensions misérables à des milliers de vieux travailleurs qui se retrouvent dans la misère ? Qui creuse, lui aussi, le déficit par milliards tous les ans, là aussi au détriment total des générations futures ?

Un système d’assurance chômage qui n’a jamais permis de recaser les millions de laissés pour compte ? Qui n’a jamais réussi à mettre en face les demandeurs d’emplois et les entreprises qui recrutent ? Un système qui dépense maintenant des milliards d’euros pour… échouer à ce que le privé réalise sans coût pour la collectivité ? Un système qui, lui aussi, creuse le déficit et danse la polka sur la bouillie de générations futures ?

Un magnifique enseignement normalisé, standardisé, produisant une purée intellectuelle toujours mieux moulinée et toujours plus facilement digérée par une cohorte toujours plus grosse d’illettrés béats et incultes ? Une magnifique démocratie qui permet à des tanches diplômées d’user leurs fonds de pantalons dans les administrations ou dans l’Hémicycle, aux salaires qu’on connaît, sans avoir jamais prouvé qu’ils étaient capables de créer de la richesse (que du contraire, même) ?

Vous voulez sauver ça ? Et, mieux encore, avec davantage de collectivisme ? Davantage de socialisme ? Encore plus de gentille redistribution forcée des richesses qu’on ne crée plus et qu’on punit ?

Mais ma parole, c’est de la folie !


https://h16free.com/2026/07/31/84210-et-que-reste-t-il-a-sauver-au-juste
Xenia Fedorova


Le gouvernement d’Emmanuel Macron a décidé que mes propos tenus publiquement sur les plateaux de CNEWS et d’Europe 1, ainsi que mes chroniques publiées dans les pages du JDNews, représentaient un danger immédiat pour la République, et a prononcé mon expulsion en urgence absolue.
Il m’est reproché de chercher « à saper la confiance des citoyens européens, et en particulier des citoyens français, en leurs institutions et à instiller le doute sur le bien-fondé du soutien apporté à l’Ukraine ».
Ils affirment que mon comportement, qui consiste à vivre en France depuis près de dix ans dans le respect de la loi, à payer mes impôts, mais aussi à avoir une opinion et à l’exprimer dans le cadre de mon travail de journaliste, « porte ainsi atteinte aux intérêts fondamentaux de l’État » et que ma présence sur le territoire constitue « une menace particulièrement grave et actuelle pour l’ordre public; que par suite, il y a lieu de prononcer en urgence absolue son expulsion du territoire national en application de l’article L. 631-1 du CESEDA afin de faire cesser au plus vite ces prises de positions qui ont pour effet de déstabiliser le corps social ».
En outre, le ministre de l’Économie, Roland Lescure, et le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, ont pris dans la nuit un arrêté visant à geler mes avoirs.
Mes avocats contesteront cette décision. Le résultat reste à voir, alors que nous assistons à une forme entièrement nouvelle de pression politique ayant un seul objectif, la censure des opinions qui ne correspondent pas au discours officiel.
Les médias mainstream s’emploient activement à expliquer aux Français qu’il ne s’agit pas d’une menace pour la liberté d’expression, et cela fonctionne, car la décision est justifiée par le fait que je suis russe et que le terrain d’une « russophobie publiquement admise » a malheureusement été préparé depuis plusieurs années.
Ceux qui célèbrent cette décision manquent de clairvoyance, car aujourd’hui, c’est moi, et demain, ce sera toute personne qui osera s’exprimer en dehors de la pensée unique.
Enfin, je tiens à remercier tous ceux qui m’ont adressé des messages de soutien et d’encouragement, et tout particulièrement Canal+ et Lagardère pour leur attachement à la liberté d’expression.

30 juillet 2026

Radu Portocala
29/7/2026

Le journaliste russe Xenia Fedorova, ancienne directrice en France de la chaîne Russia Today, a reçu aujourd’hui un arrêté d’expulsion émis par le gouvernement français.
Avant 1990, je dénonçais le régime Ceausescu dans des journaux occidentaux, et je travaillais pour The Voice of America, une de quatre radios occidentales qui émettaient en roumain en direction de la Roumanie et dont la ligne éditoriale était très hostile au pouvoir en place à Bucarest. Cela faisait de moi – et de tous mes confrères qui travaillaient dans ces radios – des personae non gratae non seulement en Roumanie, mais dans tout le bloc soviétique.
Xenia Fedorova est, aujourd’hui, en France et dans toute l’Union européenne, dans la même situation : persona non grata.
Avant 1990, personne ne s’est insurgé contre les « journalistes » soviétiques qui, presque toujours, étaient beaucoup moins journalistes qu’espions ou agents d’influence. Personne ne s’est insurgé contre les quelques journalistes français – dignes représentants de la presse « de droite » – qui, parce qu’ils se faisaient offrir des vacances ou des parties de chasse en Roumanie désinformaient les lecteurs français, leur expliquant que Ceausescu était un très bon président. Nul n’a songé, alors, à pénaliser ces personnages hautement nuisibles.
À lire des extraits de l’arrêté d’expulsion, j’ai eu une violente et désagréable sensation de déjà-vu. Ce que le ministère de l’Intérieur français écrit en 2026 contre Xenia Fedorova est exactement ce que la police politique de Ceausescu, la Securitate, écrivait de nous, journalistes nous adressant aux Roumains sur les ondes de quatre radios occidentales.
Il y a donc un certain mode de pensée qui a traversé le temps et l’espace et qui est venu s’ancrer dans des esprits français. Un mode de pensée qui me fait douter de plus en plus que j’ai vraiment quitté la Roumanie de Ceausescu il y a 49 ans.

29 juillet 2026

Monique Plaza
29/7/2026

Communiqué de presse des groupes CANAL+ et Lagardère en soutien à Xenia Fedorova