Monique Plaza
27/9/2026
Liberté-Résistance
Le blog des esprits libres et éclairés - Contact : liberteresistance68@gmail.com
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29 septembre 2026
Virginie Joron
28/9/2026
Retrouvez ma tribune suite à la démission d’Hervé Maisonneuve rémunéré durant la pandémie Covid par Pfizer : « Pour la vérité, contre l’opacité »
Je n’écris pas ceci en spectateur. Depuis le début de la crise sanitaire, mon combat est simple, et il n’a jamais changé : la vérité d’abord. Pas une vérité d’État. Pas une vérité d’experts protégés. La vérité des faits, des contrats, des liens d’intérêts et des responsabilités.
Ceux qui la réclamaient ont été traités de complotistes. Ceux qui la recouvraient d’un vernis moral ont été promus.
L’affaire Maisonneuve n’est pas une anecdote. Elle est le symptôme de cette inversion.
On a nommé Hervé Maisonneuve – à ne pas confondre avec Patrick Maisonneuve, l’avocat du Parlement européen contre Marine Le Pen – référent à l’intégrité scientifique de Santé publique France, fin mars 2026, pour trois ans. Sa mission : veiller aux principes déontologiques et conseiller l’agence sur la lutte contre la désinformation.
Puis l’on a appris qu’il n’avait pas déclaré des versements de Pfizer à sa société de conseil H2MW. Le Monde a révélé, le 22 septembre 2026, plus de 100 000 euros entre 2021 et 2023. Sur Transparence Santé, Pfizer a déclaré 171 150 euros ; Hervé Maisonneuve a contesté des doublons et avancé 118 650 euros perçus, soit 98 875 euros hors taxes. Il avait aussi d’autres clients, dont Merck. Il a reconnu : « J’avais oublié ça. » Il a démissionné le 24 septembre. Santé publique France a accepté. La ministre Stéphanie Rist avait demandé d’en tirer les conséquences.
Tant mieux. Mais ce n’est pas suffisant.
Car le scandale n’est pas seulement l’oubli d’une case. C’est qu’on ait pu placer, à un poste symbole, un homme dont les liens avec le laboratoire dominant n’étaient pas mis sur la table.
Pourtant, le conflit n’était pas un secret. Verity France l’avait documenté publiquement dès le 31 août 2025, puis à nouveau en janvier et le 15 septembre 2026. BonSens.org avait, dès le 9 septembre 2025, écrit au ministre de la Santé pour demander le retrait de cette nomination – et de celles de Mathieu Molimard et Dominique Costagliola dans la mission sur la désinformation – en s’appuyant précisément sur les versements de Pfizer à H2MW. On a nommé quand même. On a feint la surprise ensuite.
Est-ce un pot-de-vin ? 100 000 euros en échange de quoi ? Combien d’autres euros ou autres cadeaux sous la table ?
Je refuse cette naïveté officielle. Quand un expert de « l’intégrité » « oublie » Pfizer, le public a le droit de soupçonner autre chose qu’un trou de mémoire.
La confiance se gagne par la transparence, pas par des communiqués.
D’ailleurs ce soupçon s’inscrit dans un dossier plus vaste, que l’on a trop vite voulu classer : le Pfizergate. En 2021, la Commission européenne a conclu avec Pfizer/BioNTech le plus gros contrat vaccinal de l’histoire de l’Union : jusqu’à 1,8 milliard de doses, pour un montant souvent estimé autour de 35 milliards d’euros. Ursula von der Leyen a négocié personnellement avec le PDG Albert Bourla, y compris par SMS. Ces messages n’ont pas été produits. La Commission a fini par indiquer qu’ils avaient disparu. La Cour des comptes européenne a dénoncé l’opacité des négociations. Le 14 mai 2025, le Tribunal de l’Union européenne a annulé le refus de communication de la Commission. Ce n’est pas une théorie. C’est un dossier institutionnel.
Des pays ont ensuite été poursuivis pour payer des doses devenues inutiles. Le marché français, comme celui de l’UE, s’est trouvé saturé par Pfizer, tandis que d’autres vaccins, dont Janssen, reculaient.
Un contrat colossal, des textos disparus, des expertises rémunérées, une parole publique qui criminalisait le doute : voilà le terrain même où naissent les suspicions.
Mon combat n’est pas de les transformer en dogme. Il est d’exiger qu’on les lève par des documents, pas par des leçons de morale.
On a demandé aux Français d’obéir au nom de la science. On leur doit donc la science complète : prix, clauses, conflits, messages, décisions. Ceux qui voulaient cette lumière ont été moqués. Ceux qui la filtraient ont été labellisés. C’est cette géométrie variable que je combats.
Je demande une règle unique. Déclarer ses intérêts. Publier les contrats. Rendre les échanges. Expliquer pourquoi un laboratoire a écrasé le marché. Dire pourquoi l’intégrité a été confiée à quelqu’un qui n’avait pas tout déclaré. Si ces exigences font de moi une « horrible complotiste », alors le mot a perdu tout sens.
En 2027, il ne s’agira pas seulement de changer d’équipe. Il s’agira de savoir si la France accepte encore qu’on gouverne la santé avec des zones d’ombre, des copains, et qu’on insulte ceux qui les nomment. La vérité n’appartient ni à Pfizer, ni à Bruxelles, ni à un référent. Elle appartient à ceux qui paient, qui se font vacciner, et qui ont le droit de tout savoir.
Natalia Routkevitch
29/9/2026
50 nuances d’antisémitisme
Il faut avouer que, pour susciter la liesse populaire, Edwy Plenel a fait plus fort que le pape.
Les représentants de l’arc républicain autoproclamé sont aux anges.
Il paraît que, lorsqu’il était à peine majeur, Jordan Bardella a posté sur quelques forums des choses pas comme il faut. Des choses an-ti-sé-mi-tes.
Il a fallu treize ans à nos infatigables reporters et enquêteurs de Mediapart pour mener leur dure et dangereuse enquête et débusquer ces phrases. Enfin, les preuves irréfutables sont là, pour être publiées pile le lendemain du sondage pas sympa qui dit que Marine Le Pen distance ses concurrents au second tour, quels qu’ils soient.
Cependant, la liesse risque à tout moment de changer de camp, car il ne faut pas oublier que les accusations d'antisémitisme sont une arme à double tranchant. Avant-hier, c’était Marine Le Pen ; hier, c’étaient Mélenchon, Rima Hassan, Houria Bouteldja ou quelque jeune prodige de Bondy ; aujourd’hui, Bardella.
À qui le tour demain ?
D’ailleurs, il n’y a aucune raison pour que seuls les "extrêmes" passent à la moulinette de l’antisémitisme.
Pourquoi ne pas s’intéresser à l’origine du slogan que l’extrême centre européen brandit depuis quelques années, glorifiant un allié dont les accointances idéologiques mériteraient mieux que la pudeur de gazelle ?
Qui sont les personnes panthéonisées par cet allié qui reçoit les accolades les plus chaleureuses et les donations les plus généreuses ? Pourquoi ne pas s’intéresser aux vies, aux œuvres et aux combats de ces héros aujourd’hui célébrés en grande pompe ? Il s’agit quand même d’un futur membre de la grande famille européenne.
Ainsi, on aura les "fifty shades" d’antisémitisme et le débat politique, en vue de l’élection, se résumera essentiellement à : "Antisémite toi-même !"
P.S. Je sais, cette image détournée, avec les têtes de nos protagonistes du jour, est devenue virale, mais je préfère l’original.
28 septembre 2026
H16
28/9/2026
Ce « pouvoir d’achat qu’on vous rend » avec votre propre argent
Pour Emmanuelle Wargon, à la tête de la Commission de régulation de l’énergie, pas de doute : « plus on installe d’énergies renouvelables, plus on rend du pouvoir d’achat aux consommateurs. »
Le 9 septembre dernier, c’est en tout cas le message qu’elle a tenté de faire passer, avec tout le culot dont sont capables les cuistres et les malfaisants, lors de la présentation d’un tout premier rapport sur l’économie du système électrique français hexagonal calibré pour les gros titres, à neuf mois de la présidentielle, dans un pays où la facture d’électricité est devenue un sujet d’angoisse domestique.
Malheureusement, l’arithmétique la plus élémentaire balaye les affirmations osées de la présidente.
Le fait est que la France dispose d’un parc nucléaire largement amorti, payé par les Français sur des décennies, qui produit une électricité abondante, pilotable et décarbonée, à tel point que d’après les propres tableaux de la CRE, son coût complet s’est établi à 57,6 €/MWh en 2025, contre 152,7 €/MWh pour le mix éolien-solaire. Avec 15 % de la production, ce dernier représente 30 % des coûts complets de production du pays.
Cependant, le ménage français (au tarif aussi réglementé que salé) paye son kilowattheure autour de 19 centimes, soit environ 194 €/MWh, dont près d’un tiers de taxes. Certes, l’acheminement et le réseau de distribution coûtent mais même en étant généreux, l’écart exposé laisse songeur : on a l’impression de payer des électrons plaqués or.
Dans un marché raisonnablement libre, l’actuel parc nucléaire profiterait à ceux qui l’ont financé. Mais en France, ce n’est pas, même de loin, même sur un malentendu, un marché libre : c’est une planification déguisée, où EDF s’est vu contraint de céder son nucléaire à 42 €/MWh à des « concurrents » qui ne produisaient rien, où on a garanti aux éoliennes et aux panneaux un tarif d’achat ou un complément de rémunération, où on a indexé le prix de gros sur la centrale à gaz marginale européenne, et empilé les taxes par-dessus.
En pratique, c’est bien l’absence de marché qui finit par coûter un pognon de dingue.
D’ailleurs, lu attentivement, le rapport de la CRE raconte tout autre chose que sa présidente : comme le relève PNC-France, le modèle du régulateur attribue certes une baisse de 20 €/MWh des prix de marché aux renouvelables installés depuis 2020… mais une baisse de 32 €/MWh au retour du nucléaire après ses déboires de 2022. Sans ce retour, le prix de base aurait grimpé à près de 93 €/MWh. La CRE a donc bien identifié le principal artisan de la baisse des prix et l’a vite caché dans une figure en page 49 pendant qu’elle faisait la promotion de son concurrent subventionné.
Quant au pouvoir d’achat « rendu », il faut savoir d’où il vient.
La plupart des projets renouvelables ne sont pas rentables, l’État comblant la différence (6,2 milliards en 2025), payé essentiellement via des accise, c’est-à-dire la facture d’électricité du consommateur, le reste venant du budget de l’État, c’est-à-dire le contribuable.
Joli tableau où le consommateur paie la subvention via sa facture, le contribuable complète via ses impôts, et l’actionnaire public d’EDF encaisse la baisse de revenus d’un électricien nationalisé. Derrière chacun de ces acteurs c’est le même citoyen français qui voit son pouvoir d’achat se faire tabasser, nonobstant les hallucinations péremptoires d’Emmanuelle Wargon.
Le pire étant que ce système tourne doucement à la farce en exploitation : au premier semestre 2026, la France a connu 407 heures de prix négatifs, contre 147 sur toute l’année 2023, avec un record à -498,65 €/MWh le 1er mai : ce jour-là, produire coûtait de l’argent.
Heureusement, l’État agit (youpi !) : un arrêté de juillet étend l’arrêt obligatoire des parcs solaires et éoliens lors de ces épisodes… moyennant une compensation financière (gasp !). On paie donc pour produire, puis on paie pour ne pas produire.
Pendant ce temps, le nucléaire a dû moduler 33 TWh en 2025 pour faire de la place aux intermittents, au prix d’une usure que personne ne se presse de chiffrer, et on attend avec gourmandise les performances du solaire lors des pointes d’hiver : le 14 janvier 2025 à 9 heures, il fournissait 0,05 % de la production.
Quant à la stabilité du réseau, l’Espagne a récemment fourni un cas d’école et la conclusion, même cotonneusement enveloppée de précautions politiquement correcte, est sans appel : la multiplication des installations renouvelables fragilise énormément les réseaux électriques qui n’ont absolument pas été prévus pour leur intermittence. S’y ajoute l’indispensable considération géopolitique avec le constat de près de neuf panneaux sur dix posés en France venant essentiellement de Chine n’empêchant pourtant nullement les subventions massives à une « filière française » atone.
Et le pompon, c’est que ce rapport, jugé initialement trop favorable au consommateur, a subi un copieux massage statistique et rédactionnel. En effet, lors de sa présentation, Wargon avait prévenu : « Il y aura des interprétations très politiques de ce document », ce qui, selon Les Échos, a poussé le gouvernement à le retoucher tant que possible, la politicaillerie actuellement au pouvoir jugeant qu’il prenait trop franchement le parti du consommateur contre EDF.
L’autorité « indépendante » s’est donc plié aux injonctions gouvernementales pour éviter que le nucléaire ne soit vu favorablement, et s’embourbe maintenant dans un marigot de démentis vaseux qui ne surprendra guère lorsqu’on se rappelle le parcours de la présidente : ancienne responsable des affaires publiques de Danone, secrétaire d’État auprès du ministre de la Transition écologique, puis ministre déléguée au Logement, elle fut nommée à la tête de la CRE en 2022 malgré l’opposition d’une majorité de parlementaires : 48 voix contre, 43 pour (et zut, il en fallait 55 pour bloquer).
L’indépendance dans ces conditions, c’est comme une éolienne, ça tourne toujours dans le sens du vent.
C’est tellement vrai que lorsque la CRE recommandait en juin de réduire les aides à l’éolien en mer, le gouvernement lançait un appel d’offres de 10 GW. Chacun n’écoute l’autre que lorsqu’il dit ce qu’il a envie d’entendre, et à la fin, quoi qu’il arrive, le consommateur paye l’addition : en fait, le « pouvoir d’achat qu’on vous rend », c’est une petite partie de celui qu’on vous a extorqué avant.
27 septembre 2026
Régis de Castelnau
27/9/2026
Mai 2027, ouvrir les deux yeux. Pour rester en vie.
Avant de partir, merci de m’offrir un café.
27/9/2026
Mai 2027, ouvrir les deux yeux. Pour rester en vie.
Le « système macron », pour survivre et masquer son bilan, cherche fébrilement sa parade : soutenu par une presse complètement dévoyée, il remplace l’antisoviétisme d’hier par une russophobie obsessionnelle et pavlovienne. Chaque contestation sociale, chaque critique de la gouvernance est désormais accusée de collusion avec un ennemi extérieur, agitant un épouvantail géopolitique inventé, pour étouffer toute contestation d’un ordre honni. Ce sont les réflexes des classes recroquevillées sur leurs privilèges, qui veulent à tout prix poursuivre leur pillage.
Être communiste en France dans les années 70, c’est-à-dire publiquement engagé au PCF, c’était d’une certaine façon, assez confortable. L’antisoviétisme et l’anticommunisme étaient virulents, mais le choix d’être de ce bord-là, s’il vous isolait (un peu) socialement, permettait de mener le combat en ayant le sentiment d’être du bon côté, c’est-à-dire celui des ouvriers. Et ce serait mentir de prétendre que quand on a 20 ans, on y rechigne. En plus, justement le PCF était ouvriériste, ce qui m’allait très bien. Ayant été impliqué dans les événements de 68, j’avais très tôt pris conscience de la dimension résolument petite-bourgeoise du mai étudiant qui était dans ma perception et dès ce moment-là, « le 14 juillet des couches moyennes » selon l’excellente expression du philosophe Michel Clouscard. J’avais en revanche été très impressionné par le mai ouvrier, et avait alors commencé à me rapprocher du parti qui en était l’expression politique. Au PCF les intellectuels avaient leur place, mais il leur était rappelé fréquemment, que les patrons du Parti étaient les ouvriers. Personnellement cela ne me gênait pas du tout, considérant n’avoir socialement rien à expier, j’étais venu là pour servir, et y avais trouvé le confort de ma double culture d’origine : la militaire avec la discipline et la religieuse avec le dogme. Et comme en plus, outil d’intégration de la classe ouvrière à la Nation française, le Parti communiste était profondément patriote, j’étais vraiment à l’aise. Je me rappelle qu’en ce qui concerne le socialisme soviétique, personne n’était dupe de ses impasses, mais on allait voir ce que l’on allait voir, parce que nous Français, héritiers de la Révolution et toujours modestes, nous allions montrer un autre chemin, que nous appelions « la démocratie avancée ». On n’aura pas la cruauté d’épiloguer sur les grands succès que cette stratégie a rencontrés.
Et puis il y a eu la chute du mur de Berlin, puis ensuite l’effondrement de l’URSS. Rappelons que si le 9 novembre 1989 fut un jour de libération pour les habitants de la Prusse, qui n’ont pas payé bien cher leur soutien jusqu’au bout à l’ordalie nazie. Ce fut aussi la véritable fin de la deuxième guerre mondiale et celle du court XXe siècle comme le qualifiait Éric Hobsbawm. Disparut alors ce qui fut la grande passion du XXe siècle, fruit coûteux de l’accouchement brutal de la révolution industrielle au siècle précédent. Pour l’avoir partagée, le 9 novembre 1989, fut pour moi un jour de deuil, celui d’une espérance, et l’annonce prévisible de ce qui nous attendait. Je savais bien que « La fin de l’Histoire » et la victoire du libéralisme, comme l’expliquait Fukuyama, n’étaient pas à l’ordre du jour. Les 35 ans qui viennent de s’écouler ont prouvé que ces rodomontades n’étaient que des incantations.
Mais après la disparition du « socialisme réel », il a fallu réfléchir et tenter de comprendre pourquoi ça n’avait pas marché. Charles Darwin m’a fourni quelques pistes tandis qu’un de ses compatriotes m’a fort aimablement conseillé la sagesse. George Bernard Shaw disait : « qui n’est pas communiste à 20 ans n’a pas de cœur, qui l’est toujours à 40 n’a pas de tête ».
Le problème cher Monsieur Shaw, c’est que la bestiole ne se loge ni dans la tête ni dans le cœur, mais finalement dans les tripes. Là où réside nous disent les biologistes notre second cerveau, et il arrive que cette bestiole ait le sommeil léger. Pouvant être troublé par le chant et les slogans d’un peuple qui se redresse. Elle avait ouvert un œil en 2015 avec l’arrivée de Syriza au pouvoir en Grèce, mais la trahison de Tsipras s’est empressée de le refermer. Et puis il y a eu le 17 novembre 2018, quand le peuple des Gilets jaunes a lui aussi ouvert un œil. Pour subir une abominable répression à base de violence policière sans frein, de mutilation et de répression judiciaire féroce et impardonnable. Cet œil qui s’était ouvert, on le lui a arraché, pas au figuré, au propre. Et l’éborgneur en chef ose aujourd’hui solliciter les suffrages de ceux qu’il a mutilés et humiliés.
Mais après le coup d’État de 2017 et la mise en place du cauchemar macronien, face à la destruction de l’État-providence, au délitement continu de nos services publics, à la catastrophe financière, à l’autoritarisme féroce d’un pouvoir prêt à tout, lancé dans une marche suicidaire à la guerre, la nécessité s’impose avec une urgence redoublée d’en débarrasser notre pays.
L’heure n’est donc plus aux demi-mesures, ni aux illusions réformistes de façade. La prochaine élection présidentielle ne sera pas un simple rendez-vous démocratique de plus, mais une occasion historique de chasser ce système du pouvoir. C’est son seul enjeu politique. Après, une fois le noyau dur du gang hors d’état de nuire, une fois dissipées les illusions qui vont nécessairement accompagner le soulagement, viendra le temps du retour de la démocratie. Celle de l’intervention déterminée de ceux qui auront voulu et obtenu la réalisation de cette première et nécessaire étape.
Certes, l’émancipation humaine est probablement une utopie, et en tout cas elle ne sera pas à l’ordre du jour au mois de mai prochain. Mais ce sera une escale indispensable, qui va nous permettre de continuer à la vouloir.
Pour rester en vie.
Avant de partir, merci de m’offrir un café.
26 septembre 2026
Gilles Casanova
23/9/2026
Vers la fin des années 1970, les stratèges américains ont eu le sentiment que l'Union soviétique marquait des points.
Ils étaient fortement traumatisés par la défaite au Vietnam et considéraient que dans ce qui était globalement appelé le tiers monde, les populations avaient tendance à regarder vers l'Union soviétique, avec les yeux de Chimène, tandis qu’elles regardaient vers les États-Unis avec inquiétude ou mépris.
Ces stratèges ont conçu une idée tout à fait originale : celle qu'il fallait, pour contrer l'espoir terrestre que représentait l’Union soviétique pour ces populations très pauvres et souvent très opprimées par des régimes violents ou corrompus, qu'il fallait proposer quelque chose qui aille au-delà de l'espérance terrestre et soit une alternative globale au rêve communiste pour ces populations très peu instruites.
Ils trouvèrent dans l'islam militant le vecteur idéal de cette stratégie. Lorsque l'Afghanistan bascula dans le camp soviétique, puis que l'URSS envahit le pays, ils se sentirent confirmés dans l'opportunité de ce choix.
Ils se sont alors tournés vers leurs amis saoudiens – ce sont les dirigeants saoudiens qui témoignèrent récemment de cela – pour les encourager à durcir énormément la lecture de l'islam. Ils les poussèrent à en faire une lecture tout à fait littéraliste pour constituer ainsi une religion qui, par sa rigueur, sa dureté encouragerait à la ferveur, c'est-à-dire ce qui était nécessaire pour faire reculer l'attrait du communisme soviétique, qui lui-même était une forme de religion très autoritaire, si l'on observe ce qui se passait derrière le Rideau de fer.
C’est alors que ces apprentis sorciers ont pris des décisions propres à créer l'environnement militaire, financier et idéologique dans lequel une internationale djihadiste a pu se développer, certains considèrent qu'ils ont même monté directement une organisation, Al Qaïda, dont certains témoins ont affirmé qu’elle avait été confiée à un maître espion de la CIA : Oussama Ben Laden.
Ils ont ainsi engagé la transformation d'une partie significative du tiers monde, notamment de religion musulmane, en un endroit où la colère des peuples contre leur situation précaire et difficile, a été tournée vers les « infidèles », les Soviétiques athées, étant un modèle particulièrement évident de matérialisme infidèle.
Tout cela a été considéré comme un succès en devenir par les stratèges des USA. La force des convictions suscitées par cette nouvelle version autoritaire de la religion islamique, et notamment les succès d'Al Qaïda, ont fait battre en retraite les Soviétiques d'Afghanistan, et fait reculer de manière générale, l'attraction du communisme dans les pays pauvres de religion musulmane. Les premiers résultats de cette opération d'apprentis sorciers étaient très encourageants et elle fut poursuivie.
Mais voilà que de manière imprévue, sous l'impact de ses propres contradictions, l'Union soviétique s'effondra.
Tous ces gens, poussés vers cette religion, autoritaire, endiablée contre le matérialisme, devaient alors se trouver un nouvel ennemi. Pour le malheur de l'apprenti sorcier le nouvel ennemi matérialiste devint les USA, et de manière générale, un Occident considéré comme le temple du matérialisme, non plus, le matérialisme scientifique ou historique du marxisme, mais le matérialisme vulgaire de la société de consommation et de la liberté sexuelle dont il s'accompagne.
Le danger était apparu pourtant ailleurs. En Iran, la révolution de 1979 renversa le Shah, allié de Washington, et le nouveau pouvoir de Khomeini fit des États-Unis le « Grand Satan ». Ce phénomène permettait de pressentir déjà la puissance politique que pouvait prendre la mobilisation islamiste lorsqu’elle se tournait contre l'Occident. L’apprenti sorcier entrait dans le piège : la figure du Grand Satan, qu'il utilisera contre l'Union soviétique était facilement susceptible de se retourner contre lui.
Sans avoir immédiatement conscience du phénomène, les autorités nord-américaines ont commis des imprudences particulièrement vives, notamment en faisant stationner, pendant la première guerre du Golfe, des dizaines de milliers de soldats américains sur les terres saintes de l'islam. Jean-Pierre Chevènement, qui était alors ministre de la Défense, avait mis en garde contre les conséquences de certaines pratiques particulièrement provocatrices dans ce contexte, notamment la prostitution et la présence de chiens, considérés par l'islam rigoriste comme une véritable provocation. Cela a radicalisé des populations déjà préchauffées depuis des années : le Grand Satan était en train de changer de visage… »
Les divers organismes constitués pour lutter contre les soviétiques basculèrent dans la lutte contre les USA, c’est ainsi qu’Al Qaïda semble avoir été un des organisateurs des attentats du 11 septembre 2001 aux États-Unis d'Amérique, à la suite de quoi l'Occident envoya, des troupes en Afghanistan, puis au Moyen-Orient pour lutter contre des musulmans, non pas parce qu'ils étaient musulmans, mais parce qu'ils affrontaient l'hégémonie des USA, qui était alors à son zénith avec la disparition de l'Union soviétique.
La « guerre contre le terrorisme », engagée par les dirigeants américains fut globalement un échec. Le terrorisme s'est répandu à la suite du rigorisme islamique qui avait été voulu et souhaité par les stratèges américains. Les États-Unis ont même dû se retirer d'Afghanistan en remettant le pouvoir aux talibans, et ont dû composer, en Syrie, avec les forces issues d'Al-Nosra, ancienne branche d'Al-Qaïda, dont les héritiers sont finalement arrivés au pouvoir…
Par la suite cette façon d'affronter l'Occident comme impie, est revenue en boomerang à l'intérieur, même des sociétés occidentales, notamment en Europe où une forte immigration musulmane a conduit à l'émergence de courants communautaristes parfois radicaux qui manifestent des exigences comme imposer des interdits alimentaires, un style vestimentaire aux femmes, et s'opposent aux règles et aux lois dans des zones géographiques dans lesquelles les États ont perdu une partie du contrôle, en France, c'est la Seine-Saint-Denis, en Belgique, c'est Molenbeek Saint-Jean, au Royaume-Uni, ce sont les zones ou 89 tribunaux islamiques font largement la loi, mais il y a bien d'autres endroits.
Tout cela a conduit à un vif recul de la condition des femmes dont l'Occident avait pourtant fait son drapeau. On voit sur ces images la régression vers le voile et la burqa. On remarque que dans tous les pays où s'est développé un port du voile obligatoire, l'ensemble des droits démocratiques de toute la population a régressé, sans apporter pour autant un enthousiasme en faveur des USA ou de l’Occident en général.
L'apprenti sorcier s’est piégé lui-même, mais c'est le monde entier qui paye l'addition.
Cliquer sur l'image ↴
Fabien Nierengarten
26/9/2026
En tant que catholique (très) peu pratiquant, j'avoue que je ne m’attendais pas à être autant touché par les images de la venue du pape Léon XIV en France. Ce qui me marque le plus, bien au-delà de la fierté légitime d'accueillir le chef de l'Eglise sur nos terres, c’est la ferveur et l'enthousiasme qui semblent marquer cette visite.
J’y vois quelque chose qui dépasse largement la seule foi : l’expression d’un besoin profond de fraternité, de dialogue et de solidarité. Dans une société où les débats publics sont de plus en plus marqués par les divisions, les oppositions et parfois le rejet de celui qui est différent, ces moments de concorde ont pour moi une véritable portée citoyenne.
Nous vivons une période où les inquiétudes sont nombreuses : difficultés sociales, guerres, crises environnementales, perte de confiance dans les institutions… Dans ce contexte, il est tentant de désigner des responsables, de chercher des boucs émissaires ou de dresser les uns contre les autres. Les mouvements qui prospèrent de part et d'autre de l'échiquier politique, sur l'affrontement, la division et la peur de l’autre, contribuent à cette détérioration du débat public.
À l’inverse, ce que je ressens à travers ces images, c’est l’envie de retrouver un langage commun : celui du respect, de la dignité, de l’entraide et du vivre-ensemble. Ces valeurs ne sont pas réservées aux croyants. Elles constituent, à mes yeux, le socle même d’une société démocratique.
Être citoyen, ce n’est pas seulement exprimer ses désaccords ou défendre ses intérêts. C’est aussi accepter l’autre, dialoguer avec celui qui ne pense pas comme soi et chercher ce qui peut nous rassembler. Dans une époque tentée par le repli et la confrontation, cette exigence de fraternité me paraît plus que jamais indispensable, voire vitale.
25 septembre 2026
Anne Mansouret
25/9/2026
MAGISTRALE LEÇON DE DIPLOMATIE…
25/9/2026
MAGISTRALE LEÇON DE DIPLOMATIE…
1000 BRAVOS, VOTRE SAINTETÉ !
Il faut lire attentivement le discours du Pape Léon XIV en réponse au banal et conventionnel mot d’accueil du Président de la République à l’Élysée, ce vendredi 25 septembre 2026.
C’est une magistrale leçon de morale politique et de diplomatie ; truffée de piques bien senties, ciblées en finesse et en nuances à ce dangereux va-t-en-guerre, immature et irresponsable, qu’est Emmanuel Macron.
Je cite le Pape :
« Face aux bruits de bottes et aux crises multiformes qui ébranlent notre monde, la France a la vocation de demeurer un artisan infatigable de paix et de multilatéralisme, notamment au sein de notre chère Europe. »
Tout est dit.
Nath-Sakura Photographer
Vous êtes nombreux à commander mes livres chez votre libraire de quartier, dans l’idée de soutenir ce petit commerçant. Et je comprends votre démarche. Mais il est temps que je vous explique un peu le dessous des cartes.
Il faut distinguer deux types de libraires : ceux qui ont déjà mes ouvrages en rayon et ceux qui les commandent uniquement lorsque vous venez les réclamer.
Vous allez voir : la différence est considérable...
QUAND VOUS COMMANDEZ MON LIVRE CHEZ UN LIBRAIRE
Vous entrez dans une librairie et demandez l’un de mes ouvrages. Le libraire me contacte, je lui accorde une remise commerciale de 35 % (c'est la loi) et je prends également à ma charge les frais d’expédition.
Prenons un livre vendu 29 €, comme mon nouveau sur le Noir et blanc.
Voici comment se répartit l’argent :
- Marge commerciale brute du libraire : 10,15 €.
- Somme qui me revient avant frais : 18,85 €.
- Frais Colissimo : 10 €.
- Fabrication et emballage : environ 4 €.
- Ce qu’il me reste : 4,85 €.
Et sur ces 4,85 €, il faut encore financer la conception, le travail éditorial, la promotion, les investissements, les charges et ... me rémunérer.
Le libraire, lui, réalise une marge commerciale brute de 10,15 €. Certes, il doit payer ses charges, mais il n’a pris aucun risque d’invendu.
Il n’a ni découvert, ni conseillé, ni fait connaître mon livre. C’est VOUS qui saviez déjà ce que vous vouliez acheter.
Il intervient donc comme intermédiaire dans une vente déjà acquise, sans avoir contribué à la découverte de l’ouvrage.
Certaines librairies me commandent ainsi 50, parfois 100 livres par an, toujours à l’unité, parce que des lecteurs viennent les réclamer. Malgré cette demande régulière, elles ne prennent jamais l’initiative d’en conserver quelques exemplaires en rayon !
QUAND LE LIBRAIRE A DÉJÀ MES LIVRES EN RAYON
Là, tout change. Le libraire a découvert mon travail, choisi de proposer mes ouvrages, investi dans quelques exemplaires et accepté le risque de ne pas les vendre.
Il les expose, les conseille et participe à leur diffusion. Sa marge rémunère alors un véritable travail de sélection et de découverte.
C’est précisément ce que j’attends d’une librairie : connaître les livres, identifier les attentes des lecteurs, découvrir des auteurs et prendre des initiatives éditoriales. Pas simplement attendre qu’un client vienne lui indiquer ce qu’il doit commander !
QUI DÉCIDE DES LIVRES PRÉSENTS DANS LES RAYONNAGES ?
C’est ici que les choses deviennent intéressantes.
Le marché français du livre est fortement concentré autour de grands groupes disposant de puissants réseaux de diffusion-distribution, notamment Hachette et Editis.
Hachette appartient à la galaxie Lagardère, intégrée à Louis Hachette Group, dont Bolloré détient 30,4 % du capital. Editis appartient à Czech Media Invest, associé au milliardaire Daniel Křetínský.
Ces grands groupes disposent de représentants commerciaux, de réseaux logistiques et de moyens considérables pour proposer leurs catalogues aux libraires. C'est la raison pour laquelle vous trouve du Marc Lévy et du Guillaume Musso partout.
La concentration du secteur aboutit à un déséquilibre économique majeur. Les grands groupes organisent la diffusion de leurs ouvrages à grande échelle. Les petits éditeurs (comme les éditions Victoria que ma société contrôle), eux, financent et assurent seuls leur fabrication, leur stockage, leur promotion et leur expédition, sans aucune garantie de vente.
Et lorsqu'un lecteur découvre enfin mon travail, mon éditeur doit encore abandonner une part importante de sa marge à un intermédiaire qui a seulement été choisi parce qu'un client pense, en agissant ainsi, soutenir un libraire...
SOUTENIR LES LIBRAIRIES INDÉPENDANTES
On nous répète régulièrement qu'il faut soutenir les librairies indépendantes. Très bien. Mais pourquoi cette solidarité ne fonctionnerait-elle que dans un seul sens ?
Je ne reproche pas aux libraires de vendre Marc Levy, Dan Brown et les autres auteurs "populaires". Je leur reproche de privilégier essentiellement les ouvrages dont la notoriété garantit déjà une demande, tout en négligeant des petits auteurs indépendants dont leurs propres clients réclament pourtant régulièrement les livres.
Lorsqu'une librairie me commande 100 ouvrages par an, elle sait qu'il existe une clientèle. Pourquoi ne pas en proposer quelques-uns en rayon ?
Être indépendant ne devrait pas seulement signifier ne pas appartenir à une grande chaîne. Cela devrait aussi se traduire par une indépendance dans les choix éditoriaux et par une véritable curiosité envers les petites maisons d'édition.
Alors, si vous trouvez déjà mes livres dans une librairie, soutenez-la : elle participe réellement à leur diffusion. C'est un vrai bon libraire.
Mais si vous devez les commander spécialement, comprenez que l'économie de cette vente est complètement différente.
Dans le premier cas, le libraire vous fait découvrir mon travail. Dans le second, c'est vous qui le lui faite connaitre et lui faites gagner de l'argent sans qu'il ai remué un orteil pour ça.
Et ce n'est tout de même pas la même chose !
Gastel Etzwane
25/9/2026
Le pèlerinage à Notre-Dame de Kiev, et Beyrouth à l’abandon
25/9/2026
Le pèlerinage à Notre-Dame de Kiev, et Beyrouth à l’abandon
Depuis un an, les prétendants à l’Élysée ont inventé un rituel. Ils vont à Kiev. Ils s’y rendent comme on allait jadis à Canossa, ou plutôt, pour reprendre la formule de François Asselineau dans une vidéo du 28 mai 2026, comme on ferait un « pèlerinage à Notre-Dame de Kiev ». On pose, on serre la main, on promet l’Alliance, des troupes, de l’argent, la protection du ciel. On rentre. On a « fait présidentiel ».
Le Liban, lui, n’a droit à rien.
Gabriel Attal est allé plusieurs fois en Ukraine. Édouard Philippe s’y trouvait le 26 mai. Bruno Retailleau, le 20 mai. Raphaël Glucksmann en est un habitué. Marine Le Pen n’a pas fait le voyage en personne ; son porte-parole, Laurent Jacobelli, député du Rassemblement national, était à Kiev les 21 et 22 septembre, première visite d’un élu RN de ce rang depuis l’invasion de 2022. Qu’il ne soit pas candidat n’y change rien. Le signe est le même. Le parti peut discuter de réduire l’aide financière ; le corps, lui, a déjà plié. On va là où le narratif otanien ordonne d’aller. On ne va pas à Beyrouth.
La halte d’Attal à Metoula, côté israélien de la frontière, n’est pas une visite au Liban. C’est une visite à Israël. On ne la compte pas.
Une visite de candidat à la présidentielle française n’est pas un détail de protocole. C’est un acte. Les Libanais le savent mieux que quiconque, parce qu’entre la France et le Liban il n’y a pas une conjoncture : il y a une histoire. Une histoire longue, dense, presque familiale. Le mandat français. La langue. L’Université Saint-Joseph. Les lycées. Le droit. La médecine. Les congrégations. La protection revendiquée des chrétiens d’Orient. Une diaspora qui vit dans les deux pays comme dans une seule maison. Le 4 août 2020, quand le port de Beyrouth a sauté, ce n’était pas « une capitale du Moyen-Orient » qui saignait : c’était un pays auquel la France s’est liée pendant un siècle, et davantage encore si l’on remonte aux capucins, aux jésuites, aux consulats, à cette vieille présence française au Levant qui n’a pas d’équivalent à l’est de l’Europe.
Avec l’Ukraine, nous n’avons strictement rien de comparable. Ni mandat. Ni langue commune. Ni université jumelle. Ni destin politique entrelacé. Ni peuple vivant à cheval sur les deux rives. Une princesse kiévienne devenue reine des Francs au XIe siècle n’est pas une amitié des nations. C’est une note de bas de page. On ne bâtit pas une politique étrangère sur une note de bas de page. On la bâtit sur des liens. Or les liens, les vrais, sont au Liban. Ils ne sont pas à Kiev.
C’est pourquoi le comparaison est si cruelle. Asselineau a nommé le rite. « Notre-Dame de Kiev » n’est pas une église. C’est un autel. On s’y recueille pour prouver qu’on appartient au camp, qu’on a appris la liturgie du moment, qu’on ne sera pas taxé de tiédeur. On abandonne l’ami pour servir le mot d’ordre. On délaisse le pays où le mot France signifie encore quelque chose, pour un théâtre où la France n’est qu’une puissance parmi d’autres, alignée, prévisible, soumise au calendrier de l’OTAN.
Aller s’agenouiller à Notre-Dame de Kiev tout en dédaignant Beyrouth n’est pas de la solidarité. C’est un abandon d’un côté, une soumission de l’autre. C’est dire aux Libanais, après l’explosion, après l’effondrement de la monnaie, après la vacance du pouvoir, après les guerres et les déplacés : votre malheur n’est plus rentable. Le malheur qui compte est celui que l’Alliance a mis à l’agenda.
On peut soutenir qui l’on veut. On ne peut pas se prétendre fidèle à la France du Levant et refuser le geste le plus simple : y aller. Un candidat qui a le temps pour Zelensky, un porte-parole qui a le temps pour les fabricants de drones de Kiev, et personne pour Joseph Aoun, pour les familles du port, pour le Sud, a déjà choisi. Il a choisi le camp contre l’ami. L’alignement contre la mémoire.
Les Libanais n’attendaient pas un miracle. Ils attendaient le signe que cent ans d’amitié n’ont pas été effacés par le conformisme politique. Le signe n’est pas venu. Les pèlerins étaient occupés ailleurs, à Notre-Dame de Kiev.
24 septembre 2026
Marc Amblard
24/9/2026
LE LABEL "EXTRÊME DROITE" EST UNE DIVERSION. UN PIÈGE SÉMANTIQUE
L'ignorance conduit malheureusement aux pires contresens et par conséquent aux plus cyniques manipulations de l'esprit. L'extrême droite n'est qu'un attrape-couillons. Cette image qui circule sur les RS en est la parfaite illustration.
Lenine, Mussolini, Hitler, Mao, Castro... étaient tous des socialo-communistes dont Mussolini a résumé la doctrine : « Tout pour l'État, tout avec l'État et tout par l'État ». Ils étaient les plus ardents défenseurs du tout-public et de la centralisation des pouvoirs. Ils ne s'en sont jamais cachés. Staline, Pol Pot, Chavez, Mussolini, Castro, Che Gevara, Mao, tuaient pour imposer des idées de gauche.
Hitler lui-même a toujours admis que le concept de national-socialisme puisait ses racines dans le marxisme. Souvenons-nous de sa déclaration le 21 mai 1930 à Berlin en s'adressant à Otto Strasser : « Je suis socialiste, et un socialiste plus authentique que votre riche ami, le Comte Reventlow » (je cite).
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