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20 septembre 2026

Patrick Mbeko
18/9/2026

Paix mondiale : pourquoi il faut dire merci à Poutine


Face aux gesticulations et à la posture ouvertement belliqueuse de plusieurs dirigeants européens, les responsables russes, Vladimir Poutine en tête, répètent qu’une guerre contre l’Europe, à la différence de celle menée en Ukraine, serait expédiée en peu de temps. Sergueï Lavrov l’a encore affirmé lors d’une allocution récente. « Si l’Europe attaque la Russie, la guerre sera très courte », a-t-il souligné. Une déclaration qui peut surprendre au regard de la situation en Ukraine, où "l’opération militaire spéciale" russe dure depuis maintenant quatre ans. D’ailleurs, le ministre polonais des Affaires étrangères a récemment soutenu que l’Europe, si elle décidait d’en découdre, pourrait rapidement» vaincre la Fédération de Russie dans un conflit conventionnel.
Le problème est que l’on se trompe de conflit en comparant une éventuelle guerre Russie–Europe au conflit ukrainien. Dans la vision des dirigeants russes, l’ "opération militaire spéciale" oppose en réalité deux peuples issus d’une même matrice historique, séparés et instrumentalisés par l’Occident. C’est précisément pour cette raison que Moscou s’abstient de déployer sa pleine capacité de frappe en Ukraine. Les opérations menées par l’armée russe sont volontairement "mesurées", non pour anéantir l’Ukraine, mais pour la rendre militairement inoffensive. D’où la notion de "démilitarisation". L’objectif russe est de neutraliser une "sœur" devenue, par la volonté de l’OTAN, un outil de projection militaire aux portes de la Russie.
Dans un conflit direct avec l’Europe, cette retenue disparaîtrait instantanément. Au regard de la superficie, de la démographie et des capacités militaires de certains États européens, l’issue pourrait prendre la forme d’une véritable extermination. Mais les dirigeants européens, hypnotisés par le parapluie américain, semblent incapables de mesurer cette réalité. Rien ne garantit d’ailleurs que les États-Unis accepteraient de risquer une confrontation nucléaire avec la première puissance atomique mondiale pour défendre un groupe de petits pays européens surexcités. L’article 5 de l’OTAN, brandi comme un talisman, est pourtant explicite : il n’impose pas une riposte militaire automatique.
Quant à la France, qui laisse entendre qu’elle pourrait étendre sa couverture nucléaire à d’autres États européens, prendra‑t‑elle réellement le risque d’affronter la Russie ? Malgré son arsenal nucléaire, elle demeure une puissance militaire moyenne pour risquer un duel stratégique avec Moscou.
On ne le dit pas assez, mais si le monde n’a pas encore basculé dans un conflit nucléaire, c’est en grande partie grâce au sang‑froid de Vladimir Poutine, qui refuse de céder aux provocations européennes et aux pressions des faucons russes. Le président russe sait qu’il a affaire à des dirigeants européens immatures, incapables d’appréhender la gravité de leurs actes. Mais la patience face à la connerie a des limites. À bon entendeur...
Je bois mon lait nsambarisé...

21 décembre 2024

MISSILES DE NOËL

Gabriel Nerciat

- 21/12/2024 - Il y a quelques jours, lors d'une interview à la télévision russe, Vladimir Poutine, plutôt de bonne humeur semble-t-il (le 20 janvier se rapproche), a lancé publiquement un défi aux dirigeants de "l'Occident collectif" (comprenez : les nations membres de l'OTAN et leurs supplétifs) : choisir à l'avance une cible symbolique à Kiev, dont les forces euro-atlantiques auront tout loisir de garantir la protection, et que la Russie entreprendra néanmoins de détruire au vu du monde entier à l'aide d'un missile Orechnik – devenu officiellement nouveau dispositif balistique intégré à la panoplie de dissuasion (non-nucléaire) de l'État russe.
Curieusement, à l'ouest du monde, aucun commentaire ni aucune réaction n'ont suivi cette interview assez ahurissante : Biden est aux fraises, Macron à Mayotte, Starmer on ne sait où, von der Leyen dans le cul des vaches brésiliennes, Scholz en campagne électorale et Bayrou à l'Hôtel de Ville de Pau.
Même nos généraux d'opérette et nos officiers de la gendarmerie de Saint-Tropez, du genre Goya ou Richoux, regardent ailleurs, ricanent ou lorgnent piteusement vers la pointe de leurs chaussures.
Dommage.
Relever le gant eût été un indice de bonne santé de la part de l'OTAN. De fait, si j'étais euro-atlantiste, je ne sais pas si je passerais un excellent réveillon la semaine prochaine (pour moi, ça va, même sans caviar ; c'est gentil de vous en inquiéter).
Le dictateur-pétomane de Kiev, lui, se contente comme toujours de menacer, d'éructer et de péter – entre deux attentats terroristes commandités contre des généraux ou des intellectuels russes (par ailleurs formellement condamnés dans la presse américaine par Donald Trump, ce qui promet là aussi de futures réjouissances).
En attendant, les Houthis yéménites, il y a de cela à peine quelques heures, sont parvenus à frapper le coeur de Tel-Aviv à l'aide d'un missile hypersonique (dont on peut parier qu'il n'est pas un cadeau du père Noël ou de Saint Nicolas tombé du ciel).
Réponse cinglante et bienvenue du berger chiite au protecteur criminel de la bergère wahhabite.
Les Houthis prétendent avoir également touché et endommagé le porte-avions US Harry Truman, qui avait quitté la mer Rouge il y a quelques semaines pour échapper aux visées des partisans chiites avant d'y revenir furtivement en vue d'épauler le système de défense israélien (l'attaque pour l'instant n'a pas été confirmée par le Pentagone).
Bref, l'année 2024 finit sur les chapeaux de roue, accompagnée de tonitruants pétards multicolores qui traversent le ciel (d'est en ouest).
Si seulement cela pouvait un peu calmer nos baudets atlantistes et bellicistes le temps des fêtes de la Nativité.
Mais on sait qu'ils vont hurler quand même, jusqu'à indisposer les bœufs devant la crèche, et pas seulement parce que pour eux il y aura pénurie de foin.

10 décembre 2024

Ze Rhubarbe Blog

- 10/12/2024 - Intégrale de l'interview de Lavrov par Tucker Carlson. Lavrov s'exprime directement en anglais. Après la fameuse interview de Poutine, où ce dernier insistait notamment sur le contexte historique de la situation actuelle, l'interview de Lavrov permettra peut-être aux Américains, et aux occidentaux en général, de mieux comprendre la réalité géopolitique après deux ans et demi de guerre, et leur propre responsabilité dans un conflit armé qui fut lancé par le coup d'État de Maïdan et l'offensive de Kiev contre la population culturellement russe vivant dans l'Est de l'Ukraine.

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27 novembre 2024

Piotr Tolstoï sur les missiles, l'escalade, Trump, les médias et la victoire russe

Cliquer sur l'image (vidéo de 30 min 32 s)
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27/11/2024

25 novembre 2024

Le jeune Barrot… artiste surréaliste…

Gilles La Carbona
Secrétaire national du RPF au suivi de la vie parlementaire


Depuis plusieurs années on se désole de la piètre qualité de nos dirigeants politiques. Le jeunisme qui a prévalu jusque-là devait assurer un renouvellement salutaire et nous conduire à découvrir de nouveaux génies, qui devaient nous emmener vers une ère de prospérité jamais rencontrée. On allait même se délecter de leurs analyses et façons de penser… le moins que l’on puisse dire, c’est qu’on a vu le changement, ça c’est indéniable. On nous a fait croire que l’énergie de la jeunesse pourrait remplacer l’expérience et en fait, ils n’ont ni expérience, ni énergie. L’originalité qui devait nous séduire n’a pas supporté le mur du réel. Dernier haut fait d’un de ces représentants, l’interview de notre ministre des affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, sur Cnews. Interrogé sur la situation en Ukraine et la Russie, le ministre des Affaires étrangères qui semblent lui être effectivement très étrangères, adopte un regard d’acier et se perd dans son propre néant. Il s’est livré à une analyse des plus romanesques, pour rester courtois. Selon lui, La Russie est exsangue, un déficit abyssal conduirait le pays au bord de la faillite, la pénurie de main-d’œuvre le prouve et Poutine est obligé de demander l’aide aux Coréens pour soutenir le front. Il n’est quand même pas allé jusqu’à nous dire que les Ukrainiens volaient de succès en succès, mais on en n’était pas loin.

Une telle dissonance avec la réalité est effrayante. Il balaye d’un revers de main le classement récent du FMI qui place la Russie au 4ème rang devant le Japon et l’Allemagne, avec une croissance à plus de 3%. Poutine serait isolé, ce n’est pas l’image que le monde entier a pu avoir, suite au sommet des BRICS, mais Barrot ne veut pas en entendre parler, ou plutôt, il répète la leçon bien apprise. Pour ce qui concerne sa pénurie de main-d’œuvre elle est due au fait que son industrie tourne à plein régime et pas uniquement dans un effort de guerre. La Russie connaît le plein emploi, notion devenue ubuesque en Occident et en France en particulier, et c’est pour cette raison que ce pays manque de main d’œuvre. Le fameux déficit catastrophique, a été en réalité estimé à 1,7% du PIB. Se plairait-il à le comparer avec le nôtre, celui laissé par ses amis ?! Quant aux soldats coréens qui seraient nécessaires pour contenir un front visiblement en perdition, selon la pensée à peine voilée de notre ministre, non seulement aucune preuve ne vient étayer cette information, mais elle est ridicule. Plus de 300 000 volontaires ont été formés et attendent de rejoindre les quelque 400 000 soldats levés lors de la mobilisation partielle. Mais tous ces éléments notre ministre ne les connaît pas, ou ne veut pas en entendre parler et reste focalisé sur une vision grotesque des choses.

Et le voilà qui renchérit en n’excluant ni l’envoi de troupes françaises au sol, ni le ciblage de la Russie par des missiles français. Il a l’air d’ignorer que nous disposons d’à peu près deux jours de munitions en cas de guerre de haute intensité et que la Tsar-Bomba de Poutine pourrait liquider la France en un seul tir que nous n’avons pas vraiment les moyens d’intercepter. On se demande s’il est en roue libre ou s'il est télécommandé et par qui ? On ne saurait trop lui conseiller, à ce jeune quadragénaire de faire comme de Gaulle, d’être au devant de ses troupes, sur le terrain, il a encore l’âge d’un soldat. Ce fils de son père, Jacques Barrot, ministre, qui a usé ses fonds de pantalons sur les bancs du très sélect lycée Henri IV, avant de faire HEC, n’a pas dû rencontrer le réel trop souvent. Les plaines ukrainiennes boueuses sous le feu russe lui feraient une solide expérience du haut de laquelle il pourrait parler de guerre avec plus de justesse.

L’immaturité de l’analyse pose question et on imagine bien que ce n’est pas le seul domaine dans lequel cette perception sévit ; en économie, en matière budgétaire, monétaire, sociétale, partout nous sommes soumis à ce type de délires ou mensonges en forme d’idéologie préfabriquée et obligatoire. Est-il mauvais, mal conseillé, ou est-ce sciemment qu’il tient ce discours ? Notre pays est dirigé par un enfant capricieux, qui s’est entouré d’adolescents immatures. Les assertions de Barrot sur la fragilité de l’économie russe qui serait la conséquence des sanctions prises rappellent un certain Le Maire quand il comparait le PIB de l’Espagne à celui de la Russie, pour affirmer que son asphyxie était inévitable. On a tous pu constater le résultat, tous, sauf Barrot. Nous sommes donc contraints de supporter les décisions de ces « sardanapales » auto suffisants, arrogants et totalement déconnectés d’une réalité qu’ils refusent, même quand elle leur revient dans la figure.

L’inversion des valeurs est leur sport favori. Nous l’écrivions il y a quelques jours dans nos colonnes. Leurs propos sont en permanence coupés du réel, pour la bonne et simple raison que ce réel ne correspond pas à ce qu’ils voudraient qu’il soit. Ils flottent dans un monde qui n’existe que dans leur esprit perturbé, et malheureusement c’est la qualité essentielle qui est recherchée par Macron pour les choisir et leur donner des postes à responsabilités. Il est donc évident que ce cirque pathétique continuera tant que Macron sera à la tête de l’État. Le pire c’est que les journalistes n’osent même pas les reprendre sur des déclarations aussi farfelues et erronées que celles-ci. La peur d’offenser est devenue plus forte que l’outrage fait à l’intelligence du peuple, et à la vérité des faits. Nous ne parviendrons pas à inverser cette psychose qui a envahi les plateaux, tant que le bon sens sera écarté car jugé injuriant, dès lors qu’il sert à remettre la vérité à sa place. Mais est-ce possible dans un pays ou 90% de la presse est contrôlée par quelques milliardaires proches du pouvoir et qui en plus reçoivent de l’argent public pour diffuser la propagande et endormir la majorité de la population ? La réponse est non, et nous allons devoir supporter encore quelques temps des sorties aussi décalées que celle de ce ministre, sauf si ce gouvernement était renversé, mais là encore, rien n’est moins sûr.

2 novembre 2024

Radu Portocala

31/10/2024 – Depuis une dizaine d’années, c’est-à-dire depuis que les États-Unis préparent et poussent l’Ukraine à l’affrontement, l’Occident a adopté l’obligation de haïr la Russie comme une de ses plus précieuses lois morales. Il nous faut la voir comme une puissance démoniaque et nos relations avec elle tiennent en quelque sorte de l’exorcisme.
Tous les maux du monde sont, donc, le fait de la Russie. Elle travaille à ruiner notre économie et à pulvériser notre bel équilibre politique. Elle manipule par la plus perverse désinformation nos opinions publiques. Avant chaque élection importante dans un de nos pays, nous sommes avertis que les manœuvres russes risquent d’en fausser le résultat. Et si ce résultat n’est pas au goût de nos forces de progrès, nous apprenons sur-le-champ que c’est la Russie qui a organisé une fraude massive.
Nous récitons sans cesse des incantations et nous agitons frénétiquement nos encensoirs, mais le démon ne se laisse pas chasser – et, à force de proclamer que la Russie contrôle tout chez nous, nous finissons par nous avouer ridiculement faibles, vaincus en permanence.
Il est un fait, cependant, qui peut étonner : du temps de l’Union soviétique, dont on savait les menées hostiles, celui qui se risquait à prévenir que Moscou, par le biais du KGB, nous désinformait et cherchait à nous influencer était traité de paranoïaque et on le suspectait de vouloir à tout prix fuir la coexistence pacifique. « Ne poussez par trop loin le bouchon de l’anti-communisme ! » s’exclamaient les imbéciles prudents. Aujourd’hui, l’imbécillité prudente a changé de camp. Et, croyant s’enrichir, elle est aussi devenue grotesque.

21 octobre 2024

Anna Rocca

Points forts du discours du Président russe Vladimir Poutine au Forum d'affaires des BRICS, le 18 octobre 2024 :

- Le PIB combiné des pays des BRICS dépasse nettement celui des pays du G7 et continue de croître de manière soutenue
- Le taux de croissance moyen du PIB des pays des BRICS d'ici à la fin de 2024 devrait atteindre 4 %, ce qui est supérieur au taux de croissance du PIB mondial
- Les entreprises des BRICS coopèrent avec succès et mettent en œuvre des projets communs
- Les BRICS jouent un rôle de premier plan dans l'économie mondiale, et ce rôle va encore augmenter
- La croissance économique des pays BRICS dépendra de moins en moins des facteurs extérieurs
- La nouvelle banque de développement des BRICS est une alternative aux mécanismes de développement occidentaux
- La Russie coopère étroitement avec les pays des BRICS dans les domaines de l'innovation et de l'économie numérique
- Au moins 30 pays ont déjà manifesté leur volonté de rejoindre les BRICS d'une manière ou d'une autre
- L'interaction entre la Russie et la Chine est l'un des facteurs clés de la stabilité stratégique dans le monde. Il n’y a pas de supérieur et de subordonné dans les relations entre les deux pays
- Ce sont les pays occidentaux qui ont provoqué la crise ukrainienne, et la guerre a été déclenchée en 2014
- Les États-Unis devraient réfléchir au fait que les sanctions contre la Russie ont un impact négatif sur le dollar
- La Russie a été contrainte d'abandonner le dollar, et elle effectue désormais 95 % de ses transactions commerciales avec ses partenaires en monnaies nationales
- Le déploiement d'armes américaines en Asie menace la Russie et la Chine
- La Russie ne cherche pas à redessiner le monde, l'émergence de nouveaux centres de pouvoir est un processus naturel.

30 août 2024

Le président Vladimir Poutine a déclaré que le temps de la patience était révolu

Péonia

Poutine a été assez patient, il savait que dans les premières années de la confrontation avec l’Occident, la Russie n’était pas en état de défier ouvertement l’Occident, et encore moins de le combattre militairement. C’est pourquoi il a empêché les forces du LDNR de se déplacer plus à l’ouest en 2014-2015, alors même que l’armée ukrainienne était en désarroi.
S’il savait qu’à cette époque les Ukrainiens étaient paniqués et désorganisés, il savait aussi que la Russie ne pouvait pas affronter l’Occident. Ainsi, entre 2014 et 2018, la Russie a déployé un effort gigantesque pour développer le type de capacités nécessaires pour pouvoir affronter l’ensemble de l’OTAN et gagner. Là, la Russie est enfin prête.
Poutine l’a dit clairement : « Si quelqu’un prend la décision de détruire la Russie, nous avons parfaitement le droit de riposter. Oui, ce serait un désastre mondial pour l’humanité et pour le monde, mais en tant que citoyen russe et chef de la Russie, je voudrais poser la question suivante : « À quoi sert le monde sans la Russie ? »
Nous savons que Poutine menace rarement, il ne bluffe jamais.
Quiconque croit sincèrement que la Russie n’anéantira pas l’Occident tout entier si elle est sérieusement menacée ne connaît rien à l’histoire et ne comprend pas la mentalité russe. Poutine ne bluffe pas, l’Occident ne peut pas gagner, et la seule variable ici est le prix que l’Occident est prêt à payer pour sa défaite.
Le véritable revers de l’arrogance et de l’ignorance des néoconservateurs est que, loin de mettre à mal la Russie et la Chine comme ils le souhaitaient, ils ont grandement contribué à un renforcement majeur de l’alliance russe, chinoise et indienne. La Russie est loin d’être isolée.
L’ironie aussi est que les États-Unis voulaient créer une crise pour renverser Poutine mais, au contraire, cette crise lui a donné un élan extraordinaire de popularité.
Nous avons Macron…

22 août 2024

Nicole Gout

Les Ukrainiens ont-ils déjà soumis les 140 millions de Russes ?

L'invasion du Koursk par l'Ukraine met également en lumière la résilience des dirigeants russes face à la propagande occidentale.
Beaucoup s'attendaient à ce que la Russie fasse tout ce qui est en son pouvoir pour pousser l'Ukraine hors de la région de K. Cette attente était exactement ce que l'Ukraine espérait : le détournement des forces russes du front du Donbass pour soulager la pression là-bas en les attirant dans la région de Koursk.
Cependant, cela n'a pas été le cas. Au lieu de cela, la Russie continue de mener sa guerre d'usure contre l'Ukraine, aujourd'hui dans la région de Koursk, tout en maintenant sa domination dans le Donbass.
Ainsi, la tentative de forcer la Russie à réagir a échoué.
Malgré toutes les critiques, y compris sur des plateformes comme X, le gouvernement russe semble totalement indifférent à la façon dont les médias occidentaux le perçoivent ou le jugent.
En conclusion, la capacité de la Russie à résister aux pressions extérieures et à adhérer à ses objectifs stratégiques souligne un certain degré d'indépendance stratégique et de résilience qui complique la situation pour l'Ukraine et ses alliés.

21 août 2024

Nordstream : les complotistes avaient encore une fois raison

H16

21/8/2024 - Il était pourtant clair que la Russie était dirigée d’une main de fer par un fou assoiffé de puissance et que ce dernier, faisant fi de toute rationalité et alors que le conflit avec l’Ukraine s’éternisait, avait fait sauter le pipeline sous-marin Nordstream, plongeant les Allemands dans le désarroi.

Abominable Vladimir Poutine, incapable de contrôler ses pulsions destructrices ! Au lieu de simplement fermer le robinet de ses gazoducs, il avait en septembre 2022 – c’était certain, la presse n’en doutait guère – fait sauter ses tuyaux pour pouvoir ensuite accuser les Occidentaux de la forfaiture.


Depuis lors, les enquêtes menées notamment par l’Allemagne semblaient patiner et la discrétion était de mise. Petit à petit, la thèse officiellement acceptée sur les plateaux télés n’était plus vraiment débattue et ce d’autant plus que des éléments de doutes s’accumulaient. La fourberie du dirigeant russe étant sans limite, il était certain que de nombreuses couches de mensonges avaient été construites pour présenter de faux coupables (des Ukrainiens soi-disant cornaqués par les Britanniques et avec l’aval de Washington).

Las.

Presque deux ans après les explosions des gazoducs, voilà que Berlin émet un mandat d’arrêt contre un Ukrainien. Probablement un agent russe infiltré, me direz-vous. Eh bien apparemment non, au plus grand dam de tous les experts de plateau qui, une fois encore, se retrouvent à danser sur leur monocycle, seul cycle permettant un rétropédalage à vitesse soutenue.

Il apparaît en effet que, selon la presse lancée à pleine contre-vitesse dans ce nouveau narratif, qu’il s’agirait d’une opération menée par une poignée d’Ukrainiens ayant reçu l’aval de Zelensky lui-même. Actuellement, la situation – présentée comme embarrassante mais qui pourrait bien être fort commode pour un maximum de monde côté occidental – est que le poseur de bombes a disparu. Zut alors.


Petit à petit se dessine donc une opération qui aurait été, comme le décrit le Wall Street Journal dans un article qui fera certainement date dans son côté loufoque et à la crédibilité de plus en plus fine, organisée par une bande de joyeux drilles ukrainiens quelque peu alcoolisés qui se seraient donc lancés dans le défi d’aller faire sauter les tuyaux sous-marins ; un masque, un tuba, un pain de plastic et – plouf – l’affaire est réglée en quelques plongées sportives.

Si, bien évidemment, l’historiette fournie par le Wall Street Journal n’est pas impossible (l’Histoire connaît bien quelques uns de ces coups de force d’une poignée d’hommes déterminés), l’évacuation conséquente de toute implication des Britanniques, des Américains ou même des Norvégiens, des Danois ou des Polonais est si pratique avec cette version qu’elle frise la gourmandise.

Quoi qu’il en soit, on se retrouve potentiellement dans la situation où il pourrait être prouvé qu’un pays tiers (et ici, pas la Russie donc) aurait donc attaqué une infrastructure stratégique russo-allemande afin de faire du tort à l’Allemagne. On est en droit de se demander si les clauses d’assistance mutuelle de l’OTAN ne devraient pas entrer en application. Il serait… disons intéressant de voir l’Alliance Atlantique commencer à demander des comptes à Zelensky, pendant que le peuple allemand pourrait commencer à comprendre qu’ils se sont fait cocufier par leurs alliés occidentaux, américains notamment.

Il faut dire qu’en parallèle à ces découvertes croustillantes concernant Nordstream, les Américains continuent tranquillement leurs affaires tant avec les Européens (en leur facturant copieusement le gaz liquéfié qu’ils leur font parvenir par bateaux) qu’avec… les Russes. Car s’il était semble-t-il admis que continuer à commercer avec eux était, pour les Européens, une faute difficilement pardonnable – à tel point que des entreprises européennes et notamment françaises furent instamment priées de quitter la Russie – il en va autrement pour les entreprises américaines qui, elles, ont toute latitude pour y continuer leurs affaires, notamment dans le domaine pourtant sensible du pétrole comme en témoigne l’expansion récente d’un groupe américain sur place.


Autrement dit, si la presse, égale à elle-même c’est-à-dire enfilant pignouferies sur pignouferies, recherche encore ingénument qui pourrait bien avoir eu un réel intérêt à la destruction de Nordstream, les gens normaux, eux, commencent à comprendre et à admettre qu’au final, le premier bénéficiaire de ce sabotage n’est nul autre que l’Oncle Sam… Comme, du reste, ce qu’annonçaient les pires complotistes et ce dès septembre 2022, ou quelques mois plus tard comme le faisait aussi Seymour Hersh (même si les détails du scénario qu’il propose sont encore largement sujet à controverse).

Oui, il semble qu’encore une fois, les vapeurs délirantes qui s’étaient infiltrées dans les cerveaux torturés des complotistes leur avaient fait voir une bonne partie de la réalité que la presse, malgré l’intervention plus ou moins subtile d’experts en expertise professionnelle, n’aura pas su discerner au long des 24 mois qui suivirent. Il apparaît encore une fois que les discours officiels et ceux qui furent autorisés sur les plateaux télé et dans les colonnes des médias subventionnés sont exposés pour ce qu’ils sont : du baratin.

Logiquement, il apparaît qu’on doivent à présent se poser la question de savoir combien de temps la nouvelle histoire – le nouveau narratif, comme on dit maintenant – va tenir face à la réalité. Combien de temps ces organes pourront-ils camoufler toute participation des Britanniques et de la CIA américaine.  Combien d’explications loufoques les médias de grand chemin vont-ils à nouveau imaginer pour expliquer de nouvelles informations explosives qui ne manqueront pas de sortir, quel narratif invraisemblable de la complosphère débridée va encore se révéler exact, dans les prochaines semaines, les prochains mois ?

Combien de temps peut encore continuer l’enfumage actuel qui vise à vassaliser toujours un peu plus l’Union européenne aux Américains ? Et surtout, quel nouveau bobard grossier vont trouver les médias et les politiciens pour camoufler la déroute ukrainienne et le bilan catastrophique de cette guerre qui était au demeurant aussi inutile qu’évitable ?


https://h16free.com/2024/08/21/78517-nordstream-les-complotistes-avaient-encore-une-fois-raison

12 avril 2024

Point sur l’actualité internationale : France, Ukraine, Russie, Chine, USA, Moyen-Orient (vidéo)

Caroline Galactéros

Dans cette édition, je vous parle de la marche à la guerre, notamment en France, et des calculs hasardeux faits par l’Occident à propos de la Russie, mais aussi des risques liés aux dernières attaques ukrainiennes sur la centrale nucléaire de Zaporijia. J’aborde aussi la relation USA-Chine et Chine-Russie et enfin l’évolution tragique de la situation à Gaza.


4 avril 2024

LA MAIN DANS LE POT DE CAVIAR

Gabriel Nerciat

4/4/2024 - C'est tout notre banquier président, ça.
D'un côté, on joue soudain au matamore d'opérette pour faire de l'esbroufe à Bruxelles, et "en même temps", de l'autre, on téléphone en douce aux Russes pour tenter de préparer avec eux la future partition territoriale de l'Ukraine, en espérant que l'inévitable débâcle pourra être vaguement contenue pendant encore six mois.
Seulement voilà : Poutine a la mémoire longue, et n'a pas oublié les mauvaises manières de Macron rendant publiques, au début de la guerre, dans un documentaire de France 2, ses conversations secrètes avec lui. Toujours pour faire de l'esbroufe.
Comme il n'a pas oublié les revirements versatiles de la France à propos du respect des accords de Minsk, entre 2017 et 2022.
Du coup, cette fois, c'est Poutine qui cafte.
Bien fait pour Macron. Et pour nous.
Moralité : quand on veut jouer au malin, il faut l'être vraiment. Sinon, on passe à la fois pour un sot (à Moscou) et pour un traître (à Bruxelles et à Kiev).

Yann Thibaud

3/4/2024 - La « Sainte Russie » terre éminemment et éternellement mystique, a tout pour s'entendre, se comprendre et s'apprécier mutuellement avec la France « fille aînée de l'Église », nation des abbayes et des cathédrales, des druides et des cathares.
Sauf aux yeux de notre élite nihiliste et décadente, parce que sinistrement matérialiste, dont la haine de la Russie n'est autre que la conséquence de sa haine et de son mépris pour toute forme de transcendance ou de spiritualité.
Ne nous laissons donc pas entraîner et manipuler par des médias et responsables politiques, aussi incultes qu'incompétents, dans la détestation du plus grand pays du monde, partie intégrante de l'Europe et dont la survie est intimement liée à la nôtre.
Ceci d'autant plus que l'âme de la France a pour mission et raison d'être de devenir ou redevenir un lieu d'équilibre, de dialogue, d'harmonie et de coopération avec tous les peuples de la Terre.
C'est cet universalisme et cet idéalisme qui font la grandeur de la France.
Ne l'oublions pas et ne renions pas nos véritables valeurs, aujourd'hui lamentablement et tragiquement trahies, oubliées et reléguées au rang de vagues souvenirs folkloriques.
La France n'est grande et ne sera grande que lorsqu'elle renouera avec sa vocation mystique éternelle.
La question spirituelle est donc au cœur de la question civilisationnelle, enjeu et défi de notre renouveau, en tant que peuple et en tant que nation.

24 mars 2024

Deux Russies

Natalia Routkevitch

Du jamais vu. Des files d'attente de 500 à plus de 1000 mètres, des heures d’attente interminable, et des bureaux de vote qui ont fermé parfois à 5 heures du matin... Au total, 373 mille Russes auraient voté à l'étranger - une affluence sans précédent, commenta le ministère russe des Affaires étrangères.
Ce scrutin cristallise la scission idéologique mais aussi, très clairement, spatiale entre les deux Russies, que l’on peut appeler sommairement la Russie pro-pouvoir et la Russie anti-pouvoir, cette dernière ayant, en grande partie, émigré après 2022. Les deux camps ont d’ailleurs exprimé une grande satisfaction du fait de cette participation hors norme, chacun l’attribuant à la mobilisation des « leurs ».
Il était clair, en observant les foules devant les ambassades, que de très nombreux Russes fraichement « relocalisés » ont exprimé leur désaccord avec la politique d’Etat en participant à l’opération « Midi contre Poutine », en votant pour Vladislav Davankov (le plus libéral des 4 candidats) ou en abimant le bulletin (nombreux furent ceux à y inscrire le nom de Navalny). En revanche, les Russes installés à l’étranger depuis longue date ont, manifestement, voté de façon assez différente.
Voici les résultats du vote dans quelques grandes villes du monde; résultats qui divergent considérablement du vote à l’intérieur du pays :
Davankov a fait mieux que Poutine à Londres, La Haye, Vilnius, Copenhague, Varsovie, Prague, Bratislava, Budapest, Zagreb, Madrid et Barcelone, Erevan, Jérusalem et Haïfa, ainsi qu'à Podgorica.
Les Russes de Riga, Tallinn, Sofia, Chisinau, Rome et Athènes, Ankara et Istanbul ont majoritairement voté pour Poutine. Ce dernier a également gagné dans les bureaux de vote de Phuket, Séoul, Bakou et Bichkek.
Le taux de participation national a été, selon les chiffres officiels, de 77,44 %.
Aujourd’hui, la Russie libérale, de plus en plus expatriée, exprime, comme jamais, son désarroi et son exaspération. Elle qui voyait son avenir très différemment à l’heure de la montée des grandes manifestations de 2011, se demande pourquoi l’autre Russie, celle des valeurs européennes et de la démocratie à l’occidentale, n’a pas réussi à s’imposer. Les explications invoquées sont multiples : divisions internes, répression externe, « apathie, lobotomisation et servilité » des compatriotes, méprisés plus ou moins ouvertement par la Russie pro-libérale, celle des métropoles et ses CSP+, désignée comme la Russie N°1 par les sociologues locaux.
Pourtant, on peut trouver une raison beaucoup plus simple à cet échec historique. Elle réside dans les propos d'une figure de proue de l'opposition libérale, répondant récemment à la question de savoir si son auto-perception et son rapport à son pays natal avaient changé après le 24 février 2022 : "Bien avant cet événement, je m'identifiais à ma position sociale ou familiale plutôt qu'à mon pays. La guerre n'a donc rien changé dans mon auto-identification qui n'est pas liée à mon appartenance nationale." Cette attitude n’est ni étonnante, ni rare, ni nécessairement condamnable ; exprimée avec beaucoup de naturel, elle ne suscita aucune remarque des interlocuteurs du même camp qui partagent le même point de vue. Elle n’est d’ailleurs pas sans rappeler les paroles d’un homme politique français, ayant déclaré qu’il se sentait culturellement plus chez lui à New-York ou à Berlin, qu’en Picardie.
Cependant, elle laisse toujours aussi songeur quant à la possibilité de l'opposition actuelle de pouvoir un jour accoucher d’un projet qui serait soutenu par la majorité nationale.

16 mars 2024

Macron et l’Ukraine : analyse d’un charabia

Pierre Duriot
Porte-parole du Rassemblement du Peuple Français


16/3/2024 - Le discours présidentiel sur l’Ukraine, au premier abord, semble relever de la prestation théâtrale, sur un mode auquel le président nous a habitués : parler pour ne rien dire. Mais avec la transcription à l’écrit et l’analyse mot à mot, les incohérences apparaissent pleinement et on se pince pour se dire qu’il est le président et que ses mots engagent toute la nation. Morceaux choisis :

« Nous avons mis trop de limites dans notre vocabulaire. Nous ne sommes pas dans l’escalade. Nous ne sommes pas en guerre contre la Russie mais, soyons clairs, on ne doit pas la laisser gagner. » Qu’est ce à dire ? On ne va pas se battre, mais la Russie ne doit pas gagner ? Il fait comment ?

« La contre-offensive ukrainienne ne s’est pas passée comme prévu. La situation est difficile pour les Ukrainiens. Ils ont des limites en termes d’hommes car la Russie est un plus grand pays. Oui, ce début 2024 doit être l’année du sursaut. » Mais encore ? L’Ukraine a gagné, peut gagner, ou est sûre de perdre ?

« Nous ferons le nécessaire pour atteindre notre objectif. Si la Russie venait à gagner, la vie des Français changerait. Nous n’aurions plus de sécurité en Europe. » Si la Russie venait à gagner ? Donc elle peut gagner ? On ne saurait trop lui rappeler, également, que la vie des Français a changé, en moins bien, non pas à cause de la Russie, mais à cause des sanctions occidentales.

« La Russie est un adversaire. Le régime du Kremlin est notre adversaire. Mais nous ne sommes pas en guerre contre la Russie. Nous sommes prêts à répondre à une escalade possible de la Russie. La paix, ce n’est pas la capitulation de l’Ukraine. » La paix n’est pas la capitulation de l’Ukraine, mais l’Ukraine n’est pas en position de gagner, dit-il juste avant ? Le Russe est notre adversaire, mais nous ne sommes pas en guerre, alors que nous envoyons tout de même de l’argent et des armes ? Il veut dire quoi exactement ?

« Notre capacité nucléaire nous donne une sécurité... » Il compte utiliser l’arme nucléaire, ou Poutine va l’utiliser et il devra répondre ?

« Nous serons prêts à prendre les décisions qui s’imposent pour que la Russie ne gagne jamais. » Quel genre de décision ? Les sanctions économiques ne marchent pas et nous n’avons pas les capacités nécessaires pour battre militairement la Russie ? Quelles pourraient donc être ces « décisions » ?

Le Président assume l’envoie de troupes françaises en Ukraine mais affirme que la France ne mènera pas d’offensive. Il « assume », c’est à dire ? Assumer, c’est en principe, subir les conséquences de ses actes et depuis sept ans, il ne subit aucune conséquence de ses actes, pourtant tous à côté de la plaque puisque nous en sommes au point zéro dans à peu près tous les domaines.

« Notre industrie de défense n’est pas adaptée pour une guerre de haute intensité. Mais nous avons multiplié par trois nos capacités de production. Nous allons aussi produire des armes en Ukraine, plus près du front. » Il reconnaît par là que notre engagement militaire n’est pas possible, mais n’écarte pas la possibilité d’un engagement.

« La sécurité de l’Europe et des Français se joue actuellement. » La Russie nous a-t-elle menacés ?

« Si la Russie continue son escalade, nous serons prêts ! » Prêts comment puisqu’il reconnaît que nous n’en avons pas les moyens ?

Le discours du président est complètement incompréhensible et nous sommes face à deux options. Soit il est dépassé, ne sait plus ce qu’il dit, ni ce qu’il fait, n’a plus aucun levier d’action et se condamne à pratiquer un verbiage totalement idiot pour faire croire qu’il a encore une quelconque importance sur l’échiquier politique. Soit il est en service commandé au service de l’hégémonie américaine, liquide l’industrie française, liquide la nation en l’endettant au maximum au prétexte de guerre, liquide l’économie allemande, précédemment gavée au gaz russe bon marché, en poussant à la roue en permanence pour que s’accumulent des « sanctions économiques » qui sont en réalité plus contre nous que contre la Russie, tout le monde l’a désormais bien compris. Et Bruno Le Maire a été le dindon de la farce. Cela se tiendrait : les USA, pour garder leur hégémonie ont tout intérêt à ruiner l’Europe, à rapatrier les brillantes entreprises allemandes sur leur sol, ce qu’ils sont en train de réaliser, pour se recentrer sur leur base et espérer rebondir.

En résumé, soit il est complètement en roue libre, sous l’emprise de psychotropes, comme l’expliquait récemment une députée RN, soit il est un agent américain et fait le job : pérenniser la domination US en affaiblissant l’Europe. L’Allemagne qui n’a de cesse de commander du matériel militaire américain serait ainsi torpillée par ses propres amis, à qui se fier ?

5 mars 2024

Radu Portocala

5/3/2024 - « Nous ne sommes pas en guerre contre le peuple russe » a répété Emmanuel Macron, en visite à Prague.
Mais, alors, avec qui sommes-nous en guerre ? Avec la Russie qu’on n’arrête pas d’insulter et de menacer ridiculement ? Non plus, en principe, car être en guerre avec la Russie signifierait être en guerre avec son peuple.
Non. Nous sommes en guerre avec Vladimir Poutine. On dépense des centaines de milliards, on sacrifie la vie d’Ukrainiens, on détruit l’Ukraine parce que nous luttons contre Poutine. Et nos stratèges ineptes ne réussissent pas à comprendre que, derrière Poutine, attend un échelon véritablement agressif, qui n’attendrait pas que nous lui fassions la guerre pour nous la faire avec une efficacité impitoyable.
Cela, c’est ce que nous disons au public, aux peuples que nous ne consultons pas en prenant des décisions folles. Mais ce que nous voulons en réalité - ce que Macron et ses amis veulent - c’est l’anéantissement de la Russie et de son peuple, parce que tel est le bon plaisir des États-Unis. La Russie est leur concurrent, mais leur pensée « libérale » n’admet aucun concurrent. Ils veulent jouer au poker seuls à table.

24 février 2024

Yann Thibaud

24/2/2024 - Les propos systématiquement haineux et hostiles envers la Russie et son actuel dirigeant, sont aujourd'hui devenus la norme, qui nous est assénée quotidiennement de la part non seulement de la quasi-totalité de la classe politique et médiatique, mais également, de façon plus surprenante, des milieux artistiques et intellectuels.
Tout ceci prétendument au nom des valeurs de l'Occident.
Or cette détestation et cette condescendance envers la Russie constituent en réalité une négation et l'exact opposé de nos véritables valeurs.
Car l'Occident et sa culture se fondent sur une double filiation, celle de l'enseignement du Christ qui a prêché, si j'ai bonne mémoire, l'amour universel et la coexistence pacifique entre tous les êtres humains, et celle de la raison invoquée par les philosophes grecs et actualisée par la philosophie européenne des Lumières.
Or la russophobie effarante de notre supposée élite viole tout à la fois l'idéal christique de bonté et d'amour, bien évidemment, mais aussi la rationalité, puisque les sanctions occidentales n'ont pas fait s'écrouler l'économie russe, mais bel et bien notre propre économie, et puisque la diabolisation de la Russie se fonde sur des éléments factuellement erronés et une ignorance à peu près totale du contexte géopolitique, ainsi que l'ont montré les analyses des meilleurs connaisseurs de la question comme Jacques Baud ou Caroline Galacteros notamment.
De surcroît, les discours enflammés appelant, de manière hystérique et hyper-émotionnelle, à la guerre me semblent constituer une régression inacceptable et une trahison de tous nos principes et de toutes nos valeurs.
Aujourd'hui le rideau tombe et se révèlent l'hubris et l'hypocrisie inouïes de notre classe dirigeante, comme si l'expérience et les leçons des deux précédentes guerres mondiales n'avaient toujours pas été tirées.
Comment allons-nous donc retrouver enfin la raison et emprunter réellement le chemin de l'amour ?
À l'évidence, la haine de la Russie ne concerne aucunement le peuple, qui la considère avec un mélange de consternation et de désintérêt, mais exclusivement l'élite progressiste, qui n'accepte pas et ne supporte pas qu'un grand pays si proche géographiquement ne partage pas ses goûts et ses diktats.
En vérité, la guerre actuelle est donc bel et bien une guerre de civilisation, qui oppose une version décadente de l'Occident à une version traditionnelle de celui-ci.
Qui va donc l'emporter ?
Assurément personne, puisqu'il s'agit clairement d'une guerre fratricide.
Aussi est-il urgent de nous réconcilier avec nos frères et sœurs russes, dont le pays fait de toute évidence partie intégrante de l'Europe, et dont la culture constitue un pilier essentiel de l'héritage occidental.
Ainsi, confrontés à une élite incapable, incompétente et inconsistante, il nous appartient d'en constituer une nouvelle, celle qui émerge déjà précisément à travers les nouveaux médias alternatifs des réseaux sociaux.

22 février 2024

Adriana Kezaco

Je l'ai déjà expliqué je ne sais combien de fois. Le régime politique de la Russie ce n'est pas de la dictature c'est une démocratie autoritaire. Je ne vois pas d'autre termes pour le classer.

Par démocratie autoritaire il faut entendre un régime que ne peut comprendre une personne n'ayant jamais vécu en Russie.
- C'est, contrairement à ce qui est dit, plus démocratique que la France, la meilleure preuve étant la grande quantité de référendums proposés en Russie. En France c'est zéro depuis 19 ans !
- C'est démocratique dans le sens aussi on peut librement penser, donner son avis, exprimer son opinion avec d'autres personnes.
- On peut circuler librement dans toute la fédération à condition d'avoir sur soi une pièce d'identité. Accessoirement, un détail, il n'y a aucun péage d'autoroutes.
- On peut faire ce que l'on veut tant que l'on n'enfreint pas les lois.
Exemple : si vous avez un jardin ou des terres classées cultivables et que vous produisez plus de légumes que nécessaire, rien ne vous interdit de vendre vos légumes, voire des plats ou des conserves que vous avez préparés en posant une petite table dehors et en vendant votre marchandise. C'est toléré pour des quantités raisonnables car l'Etat comprend bien que c'est un complément utile quand vous avez un petit salaire ou une petite retraite.

Si vous voulez avoir des terres cultivables de grande superficie, ça ne s'achète pas, cela se loue pour un prix très bas et le bail est de 49 ans renouvelable.

Vous pouvez créer votre entreprise facilement et rapidement, les charges sont faibles. Si vous créez une entreprise individuelle (équivalent d'artisan) les charges fiscales et sociales se montent à 6% de votre chiffre d'affaire, rien de plus.

Que ce soit de jour comme de nuit les rues sont calmes dans le sens où personne ne vous importune ou insulte, vous ne vous faites pas arracher votre sac ni votre téléphone que ce soit dans la rue ou les transports en commun. (Comparez avec la France ...)

C'est autoritaire dans le sens ou si vous vous comportez mal en public on ne vous fera pas de cadeau.
Exemple : si la police fait un contrôle d'identité vous présentez vos papiers. Si vous commencez à insulter les policiers ou les menacer c'est direct les menottes et la garde à vue.
Autre exemple, celui qui tente de voler à une personne dans les transports en commun, c'est directement la tôle et pas pour 6 mois avec sursis !
Si vous frappez une personne dans les transports en commun c'est direct la tôle aussi et pour 5 à 15 ans de prison suivant la gravité des faits. Que vous soyez russe ou pas ce sera pareil.
Comparez avec la France, j'en dirai pas plus.

Tant que votre comportement public est correct on vous fout une paix royale. Le droit de manifester existe et soumis à autorisation comme ici. Hormis en cas d'émeutes, ce qui est extrêmement rare. En cas de manif non autorisée vous ne serez pas gazés, vous ne prendrez pas de coups de matraque ou de tirs de LBD dans la tronche. On vous conduira fermement dans un véhicule pour ensuite vous expliquer les règles et payer une amende qui du reste est d'un montant raisonnable. Si vous recommencez ça vous coûtera plus cher, c'est logique.

Et je terminerai par le fait que unanimement tous les Français qui se sont expatriés en Russie ne le regrettent pas et se sentent bien plus libre qu'en France.


Autres informations utiles
France : alternance politique et mandats de 5 ans.
Russie : pas d'alternance politique et long mandat (déjà bientôt 20 ans pour Vladimir Poutine).
La non-alternance actuelle en Russie est considérée par ceux qui ne connaissent pas la Russie comme une preuve de dictature ou de non démocratie. Ceux qui affirment cela sont soit des crétins soit des propagandistes à la solde de qui vous savez.
Il y a des partis d'oppositions - 3 principalement, le plus important étant le parti communiste qui bon gré mal gré atteint 6%.
Poutine lui oscille entre 75 et 80%. Retenons cela pour la suite.

Explication : la Russie est un territoire immense composé de plusieurs ethnies ayant des religions différentes. Exemple : il y a des musulmans et des orthodoxes principalement mais d'autres également. mais TOUS partagent la même culture globale, les mêmes lois, le même système de société.
(Je vous laisse comparer avec la France ...)
Les dimensions de la Russie font que pour moderniser les infrastructures et les harmoniser il faut beaucoup de temps. 5 ans est bien trop court. En 20 ans la Russie a totalement changé, s'est modernisée à tous les niveaux - sociaux, médicaux, technologiques, transports etc. Arriver à un tel changement a demandé 20 ans d'efforts pour le régime en place.

Pas d'alternance : Ce qui est qualifié de preuve de dictature n'en est pas une. La raison est simple. Le peuple est à minima à 75% satisfait de la politique actuelle et donc de Vladimir Poutine.
Ce peuple est largement conscient de ce qu'était l'époque de l'URSS et de ce quelle est à présent.
Sur ce point d'ailleurs, l'histoire de la Russie est enseignée en détail à l'école, à cela s'ajoute la transmission par les anciennes générations aux nouvelles, ce qui est loin d'être négligeable.
Dans ce contexte pourquoi vouloir une alternance politique si le parti en place fait bien son travail ? Aucune raison.

Si on compare avec la France il y a constamment alternance et la raison est simple, le parti A fait mal son boulot, ça passe au parti B qui lui fait encore plus mal le boulot. Retour du A et ça continue à sombrer vers le bas Retour du B et ça empire encore !
Et on qualifie l'alternance comme étant meilleure ? Plus démocratique ? Alors qu'au fil des alternances les libertés s'effacent de plus en plus ?

Qui des deux est donc le mieux ? Pas besoin de sortir de St Cyr pour le savoir !
Si cela ne change pas de parti politique, c'est simplement parce que le parti en place depuis 20 ans fait bien son travail. Dans ce cas personne n'a envie de changer de parti politique c'est aussi simple que ça. Et donc le parti en place n'a nullement besoin de vouloir éliminer les autres puisqu'ils n'ont aucune chance de passer.
Le parti actuel fait son boulot dans tous les domaines nécessaires. Les autres n'ont plus de possibilité de démontrer qu'ils peuvent faire mieux.
Et ça, le Français ne le pige pas.


Le peuple est majoritairement satisfait alors pourquoi changer de président ? Les opposants ne pourraient pas faire mieux que lui ce qui explique le fait qu'ils stagnent à de faibles pourcentages et ne représentent donc pas une menace que d'après les abrutis, ce dernier voudrait éliminer.
Après, tout n'est évidemment pas parfait en Russie, soyons réaliste, le paradis ça n'existe pas. Alors il y a toujours une petite portion de grincheux et de contestataires qui vont voter pour des oppositions mais ça reste très faible. Par conséquent c'est bien une démocratie et qui, tant pis pour les propagandistes foireux, est une démocratie qui est plus démocratique que celle de la France.

12 février 2024

Carlson interroge Poutine : le désespoir des médias traditionnels

H16

12/2/2024 - Petit vent de panique dans les médias et les réseaux sociaux : Tucker Carlson a réalisé un entretien avec Vladimir Poutine, ce qui ne manque pas d’attiser de nombreux commentaires, pas tous indispensables.

Pour ceux (rares sans doute) qui n’auraient pas compris le sujet ou trouvé l’entretien en question, son intégralité est disponible ici sur X : en deux heures, Carlson pose quelques questions à l’actuel président russe, couvrant ses motivations dans l’invasion ukrainienne, son avis sur les tendances globales du monde et notamment la perte d’influence des États-Unis sur la scène internationale, l’affaiblissement du dollar et différents aspects géopolitiques imposés par les événements actuels.

On pourrait disserter sur les réponses de Poutine, mais le brouhaha des commentaires de la presse et des réseaux sociaux suffit amplement.

En revanche, on pourra noter quelques aspects périphériques que ce brouhaha ne couvre presque pas et qui n’en constituent pas moins des informations très éclairantes de l’état actuel, réel et palpable du monde, de plus en plus éloigné de l’image qu’en retransmettent fébrilement les médias occidentaux.

Rien que la mise en place de l’entretien constitue en lui-même un message que peu de journalistes de la presse politiquement autorisée peuvent se permettre de relayer sans froisser de très vocales susceptibilités : par contraste, on se rappellera des réceptions par le même Poutine de dirigeants occidentaux comme Scholz ou Macron qui eurent amplement la place de gesticuler, au contraire d’un Tucker Carlson fort rapproché du président russe.


Nul doute que cela pourra être interprété par les uns comme un désir pour Poutine de paraître chaleureux, pour d’autre de confirmer que Carlson est évidemment stipendié par le FSB. Charge pour Macron ou Scholz d’en tirer, peut-être, un enseignement diplomatique.

Et tant qu’à parler de contraste, on ne pourra s’empêcher d’en noter d’autres : au contraire des performances télévisuelles de Macron qui débite ses phrases creuses avec un aplomb que seuls les cuistres possèdent, Poutine expose clairement un point de vue qui s’embarrasse assez peu du “en même temps” invertébré de Macron. Certes, ce point de vue peut amplement être vu comme un mensonge ou de la propagande, mais au moins peut-il se targuer d’une substance et d’une constance dont le président français n’a jamais pu faire preuve : s’il ment, Poutine le fait de façon cohérente et contraste fort avec la girouette Macron dont les petites phrases, au mieux grandiloquentes, au pire insultantes, n’ont que très rarement eu de portée au delà du périphérique parisien.

Contraste aussi important lorsqu’on compare les deux heures d’entretien d’un dirigeant que des rumeurs occidentales insistantes voulaient mourant ou en proie à quelques cancers carabinés, et les quelques minutes de conférence de presse de son équivalent américain pendant lesquelles l’actuel locataire de la Maison-Blanche évoque le président allemand Mitterrand ou le président mexicain Sissi, dans un brouillard mémoriel quelque peu préoccupant.

On notera au passage que pour certains, le commentaire historique de Poutine (trop long, il est vrai) serait sans intérêt ou carrément hors-sujet pour justifier ou contextualiser l’actuel conflit russo-ukrainien, mais que les mêmes s’empresseront d’en appeler à l’histoire concernant Israël sur les cinq mille dernières années dans un deux poids, deux mesures décontracté qui n’étonnera que l’observateur extérieur réellement neutre. Du reste, cette partie de l’entretien est, sur le plan de la communication, assez désastreux : la plupart des auditeurs n’ont plus, depuis des lustres, l’habitude de ce genre de réponses longues, les réponses courtes permettant une bien meilleure viralité…


Mais en réalité, on peut s’interroger sur le but réel poursuivi par Poutine avec cet entretien : beaucoup d’Occidentaux le commentent en partant du principe (peut-être faux) que le dirigeant russe essaie de leur faire passer un message, voire de les séduire.

C’est sans doute en partie vrai et on ne peut écarter l’influence de ce genre d’opération sur les opinions publiques en général. Cependant, c’est aussi probablement une erreur d’oublier que Poutine, en donnant ce genre d’entretien, s’adresse aussi au reste du monde et que ce dernier continue de grandir en importance géopolitique (actuellement au détriment de l’Occident, d’ailleurs). Ainsi, de nombreuses déclarations de Poutine sont rapidement virales en Chine, générant des centaines de millions, voire des milliards de vues sur des sites tels que Weibo, soit des engagements bien plus importants que la population entière de la plupart des pays occidentaux.

En outre, il ne fait aucun doute que l’entretien sera aussi disséqué et analysé par l’ensemble des alliés de la Russie et de ses partenaires commerciaux ; dans ce contexte, on comprend mieux la réaction ulcérée de la presse occidentale avant que l’entretien ne paraisse, ou les appels quelque peu consternants de certains politiciens à sanctionner Tucker Carlson en Union Européenne. Apparemment, le journaliste américain a touché une corde sensible que d’autres, avant lui, n’avaient pas même frôlée : le narratif occidental serait-il si fragile et si menacé par un tel entretien ?


En tout cas, à plus de 170 millions de vues, on comprend surtout que la puissance de frappe des médias occidentaux n’est plus ce qu’elle a été, nonobstant le ban plus ou moins ferme de certaines plateformes et de certains médias.

Dans un monde où Macron rêverait sans doute réaliser un dixième de cette audience, l’entretien réalisé par Tucker Carlson montre surtout que les médias traditionnels, politiquement corrects et officiellement sanctionnés, n’ont plus du tout la cote auprès du public : il apparaît clair que la presse traditionnelle, bâtie sur un contrôle fin des contenus et des canaux de diffusion, généralement subventionnée (ou au moins autorisée) par les États, lourdement “sponsorisée” par des intérêts et un capitalisme de connivences, a perdu de son pouvoir de pénétration des esprits : à l’exception sans doute des générations les plus âgées qui restent cantonnées à la radio et à la télévision traditionnelles, les canaux d’information sont maintenant tous sur internet et les labels “agréé ou subventionné par l’État” voire “avec des vrais bouts de fact-checking dedans” apparaissent de plus en plus comme des repoussoirs, tant et si bien que l’audience de ces médias s’effondre.


En définitive, les réactions à l’entretien en disent beaucoup plus long sur ceux qui réagissent que sur Poutine ou Carlson, et ce d’autant plus lorsque les réactions sont virulentes et font appel à l’émotion plutôt qu’à la raison.

La multiplication des adjectifs péjoratifs voire des insultes (tant envers Poutine qu’envers Carlson), les cris d’outrage, les appels au boycott voire à la censure ou, encore plus éclairant, à ouvertement lancer des rumeurs ou de la désinformation pour contrer l’influence supposée de cet entretien indiquent sans le moindre doute, que le calme et la pondération s’étant totalement évaporés, leurs auteurs ont pris – même confusément – conscience d’une réalité pour eux insupportable : ils ne contrôlent plus l’information, l’opinion publique va devoir se former sur des sources multiples y compris contradictoires mais surtout, sans eux.

C’est la panique : ils ont peur.