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3 janvier 2026

Tchamé Dawa

Pourquoi l'Europe se casse-t-elle les dents sur la Russie ?

Besoin de perspectives pour 2026 ? Voici un peu de grain à moudre pour envisager la suite, quelques indications sur les bouleversements en cours, et la confirmation de la nullité incommensurable de nos dirigeants.
Par Slobodan Despot, dont j'apprécie tout particulièrement les analyses.
Il publie notamment chaque semaine dans l'Antipresse.

Vidéo de 15 min 20 s ↴

2 janvier 2026

Vincent Verschoore


-2/1/2026- Pendant que les Ukrainiens, les Américains et les Européens discutent de ce qu'ils veulent imposer à Poutine, l'armée russe avance en profitant des forces ukrainiennes décimées :
"Ce qui s'est passé à Huliaïpole touche au cœur du dilemme militaire ukrainien. Ses troupes sont nettement inférieures en nombre sur certaines parties du front long de mille kilomètres et peinent à mobiliser des forces supplémentaires pour compenser leurs pertes, selon plusieurs observateurs."
Lors d'une réunion dimanche dernier, le commandant russe Ivanaev a déclaré à Poutine que ses forces avaient conquis plus de 210 kilomètres carrés de territoire dans les régions de Dnipropetrovsk et de Zaporijia depuis début décembre, alimentant ainsi le discours du Kremlin selon lequel la Russie finira par atteindre son objectif d'occuper quatre régions de l'est et du sud de l'Ukraine.
Vu le coût humain de cette guerre et les nombreuses déclarations faites par les dirigeants russes, penser qu'ils vont se retirer des territoires occupés alors qu'ils sont en pleine progression relève soit de la plus pure naïveté de la part des Européens, soit d'une stratégie visant à s'assurer le niet russe au vu de conditions inacceptables pour eux.
La guerre étant la continuation de la politique par d'autres moyens, son principe est que le gagnant impose ses conditions, et non l'inverse. Tout ce temps perdu ne mène qu'à toujours plus de morts et de destruction, d'argent gaspillé, et de fortunes engrangées par les réseaux de corruption dont l'Ukraine est spécialiste.
L'espoir d'un effondrement économique et politique russe s'avère vain malgré quatre années de sanctions occidentales, et le remplacement de Poutine par des extrémistes nationalistes russes serait certainement une mauvaise nouvelle de plus pour l'Ukraine comme pour l'Europe.
Cette guerre a permis le développement rapide de drones d'attaque low-cost désormais accessibles à n'importe quelle organisation terroriste, narcotrafiquant et officine étatique, et a dissipé dans la nature des centaines de milliers d'armes de guerre qui vont se retrouver aux mains de délinquants et gangs en tous genres. Ceux-là pourront arpenter nos rues en toute sécurité, les flics bien trop occupés à verbaliser le péquin inoffensif, à gazer le manifestant ou à massacrer des vaches, pour aller se frotter à la racaille hardcore.
À qui cela profite-t-il ? L'idéologie et les grands principes servent en général de paravent aux vrais intérêts de pouvoir et d'argent. La situation actuelle s'inscrit dans une histoire longue où l'Otan est au moins aussi coupable que la Russie. Et comme toujours, ce sont les gens qui n'ont rien demandé qui se font massacrer, tandis que les meneurs et les profiteurs restent bien au chaud à répandre leur moraline sur X et les plateaux médiatiques.
En 2026, la vigilance sera plus que jamais de mise, l'effondrement géopolitique et économique d'une Europe aux mains de crétins corrompus ne pouvant que nourrir des narratifs de plus en plus hystériques et répressifs, à l'image de l'excommunication parfaitement illégitime de Jacques Baud par une clique de raclures technocratiques qui osent, en plus, nous parler de liberté d'expression et de démocratie.
Plus c'est gros plus ça passe, mais il nous faut faire en sorte que cela ne passe plus. On pourrait prendre ça comme une bonne résolution de Nouvel An.

1 janvier 2026

Anna Rocca
31/12/2025

Les propos de Scott Ritter sont d’une extrême gravité. Nous verrons dans les jours à venir si son analyse était bonne.


Scott Ritter :
« Quelques réflexions concernant l'attaque de drone ukrainienne qui visait le président Poutine.
L'attaque remplit deux des critères énoncés dans les « Fondements de la politique d'État de la Fédération de Russie en matière de dissuasion nucléaire », publiés le 3 décembre 2024, concernant les actes d'agression destinés à être dissuadés par les forces de dissuasion nucléaire de la Russie.
Cela inclut « Toute agression commise par un État membre d’une coalition militaire (bloc, alliance) contre la Fédération de Russie et/ou ses alliés est considérée comme une agression commise par cette coalition (bloc, alliance) dans son ensemble », et « Toute agression commise contre la Fédération de Russie et/ou ses alliés par un État non nucléaire avec la participation ou le soutien d’un État nucléaire est considérée comme une attaque conjointe ».
L'Ukraine fait partie d'un bloc de l'OTAN dont l'objectif déclaré est la défaite stratégique de la Russie. Le ciblage du président russe par l'Ukraine constitue « une action d'un adversaire affectant des éléments d'infrastructures étatiques ou militaires d'importance critique de la Fédération de Russie, dont la mise hors service perturberait les mesures de riposte des forces nucléaires ».
Si l'attaque ukrainienne avait réussi, la Russie aurait procédé à une riposte nucléaire massive contre toute l'Europe.
Je ne pense pas que le monde comprenne à quel point il a frôlé l'apocalypse nucléaire.
La Russie n'a d'autre choix que de rétablir ses modalités de dissuasion en détruisant physiquement l'Ukraine telle qu'elle existe actuellement.
Le gouvernement ukrainien actuel ne peut être considéré comme un partenaire de négociation, mais plutôt comme une entité terroriste qui doit être éliminée dans son intégralité.
Je crois que l'administration Trump le comprend.
L'Europe, non.
L'examen des débris de drones par les services spéciaux russes fournira des données techniques précises relatives aux données de ciblage utilisées par l'Ukraine, ce qui permettra d'identifier les sources et les méthodes spécifiques utilisées pour collecter et préparer ces données en vue de leur utilisation par l'Ukraine.
En résumé, il ne fait aucun doute que la Russie possède des renseignements irréfutables établissant un lien européen avec l'attaque ukrainienne contre le président Poutine.
L’Europe doit être avertie qu’elle est coupable des agissements du régime Zelensky et que tout effort ou action facilitant la poursuite des frappes ukrainiennes contre les infrastructures critiques de sécurité nationale de la Fédération de Russie (le président russe, en tant que seule autorité habilitée à déclencher le déploiement d’armes nucléaires russes, correspond à cette définition) sera considéré comme un acte hostile susceptible de déclencher une riposte nucléaire russe.
Dans les jours et les semaines à venir, on peut s'attendre à voir des actions russes visant à cibler et à éliminer l'intégralité du régime Zelensky.
Tout autre résultat rendrait caduc l'objectif même d'une doctrine nucléaire russe, et la Russie, sous la présidence de Poutine, n'a pas pour habitude de se livrer à des jeux de mots stériles au niveau stratégique.
2026 sera la dernière année d'existence de l'Ukraine sous sa forme actuelle.
La question est maintenant de savoir si l'on peut en dire autant de l'Europe. »

29 décembre 2025

Le retour du dialogue franco-Russe ?

Jacques Sapir / Fréquence Populaire
28/12/2025

Schisme européen, guerre d’usure en Ukraine, diplomatie française en perte de crédibilité, russophobie : dans ce contexte, la reprise de contact entre Paris et Moscou pourrait être la première étape d’un nécessaire réajustement stratégique. Jusqu'à une conférence de sécurité internationale ?

Vladimir Poutine et Emmanuel Macron au Kremlin - 7 février 2022. © Reuters

Les présidents Macron et Poutine vont donc se parler. C’est ce que l’on peut déduire des récentes déclarations françaises et russes.

Ce faisant, Emmanuel Macron acte le schisme européen qui est apparu au Conseil européen de la semaine dernière. Le vote de la France, aux côtés de l’Italie, de la Belgique, de la Hongrie et d’autres pays contre l’utilisation des avoirs russes sous séquestre a mis en évidence la présence de deux lignes au sein de l’Union européenne. Mais, si se parler peut en effet être utile, parler alors pour quoi dire ?

Il est une évidence que les relations entre la Russie et les pays européens sont actuellement au plus bas. Le discours débridé de guerre qui est tenu sans bases réelles ni vraisemblance par certains en Europe n’améliore naturellement pas les choses. Jamais la russophobie, les distorsions de faits et les mensonges au sujet de la Russie, n’ont été aussi présents dans les discours officiels et les médias des pays européens et en particulier en France.

Ajoutons que le président Macron a un passif qui pèse sur toute reprise des relations : la divulgation des images de ce qui devait être une conversation privée avec Vladimir Poutine a été perçue en Russie comme une grave entorse aux règles de la diplomatie et tout simplement du savoir-vivre. Emmanuel Macron traîne, dans les sphères du pouvoir russe et en particulier au Ministère des Affaires Étrangères, la réputation de se comporter comme un petit garçon mal élevé. L’effondrement de la diplomatie française a d’ailleurs été notée par les responsables et les analystes russes, qui ne sont pas sans s’en inquiéter.

Ajoutons encore que l’activisme frénétique dont Emmanuel Macron a fait preuve autour de la « coalition des volontaires » a été remarqué par la Russie. Cette dernière n’est pas sans sourire devant l’effondrement, de fait, de cette coalition. Les dirigeants russes ne sont pas sans remarquer que les positions très en pointe prises par Paris sur le soutien à l’Ukraine cachent mal la faiblesse du soutien réel à ce dernier pays. Ils considèrent qu’en réalité cet activisme sert avant tout à signaler aux autres pays de l’UE qu’en cas d’aggravation soudaine et brutale des relations entre ces pays et la Russie, la France est la seule à disposer d’une dissuasion nucléaire en propre.

Bref, on pourrait craindre que cette reprise des discussions ne tourne au dialogue de sourds. On dira qu’il vaut toujours mieux se parler même si c’est sans s’entendre, échanger des noms d’oiseaux que des missiles. Pourtant, cette reprise de contact est nécessaire. Elle est même souhaitée par les autorités russes pour diverses raisons. En effet, et contrairement à ce que l’on peut imaginer, les pays européens et la Russie ont des intérêts communs en Ukraine. Ces intérêts pourraient être la base d’un réchauffement raisonné des relations.

Il est clair qu’un traité de paix sera signé entre la Russie et l’Ukraine, que ce soit dans trois ou six mois, ou plus. L’armée ukrainienne est épuisée et, privée de réserves et sans livraisons massives d’armements, ce que les États-Unis ne font plus par volonté et les pays européens par manque de moyens, sa capacité à lutter va décroître rapidement. Le nombre de désertions en son sein, plus de 160 000 pour 2025 selon une déclaration du Parquet National d’Ukraine faite début octobre, en témoigne. Le fait que la majorité des désertions aient lieu dans les centres d’entraînements confirme qu’une partie des Ukrainiens « votent avec leurs pieds » contre la poursuite des hostilités. Mais, quelles seront les conséquences de la paix ?

Économiquement, l’Ukraine est en ruine. Des experts internationaux estiment à 700 milliards d’euros les sommes nécessaires à la reconstruction. Socialement et démographiquement, l’Ukraine s’est vidée de ses habitants. On est passé d’un pays de 41,5 millions d’habitants en 2021 à 28,5 millions à l’été 2025, avec environ 9 millions de réfugiés dans l’UE selon Eurostat et 2,5 millions en Russie selon Rosstat. Or, sur cette masse, les sondages montrent que seuls 10% à 30% (au grand maximum) voudront rentrer au pays une fois la paix revenue.

La démobilisation de l’armée va renvoyer à la vie civile des centaines de milliers de personnes dans les pires conditions comme l’a signalé l’ambassadeur d’Ukraine à Londres, l’ancien général Zaluzhny. Enfin, politiquement, la situation est sombre. Le pouvoir de Volodymir Zelensky a perdu une grande part de sa légitimité dans des scandales de corruption. Une partie de l’armée vivra le traité de paix comme une « trahison » du pouvoir civil. Les conditions sont réunies pour que l’Ukraine connaisse la situation de l’Allemagne après le 11 novembre 1918, avec l’émergence de Corps Francs et d’organisations terroristes d’extrême droite comme celle qui tua le vice-Chancelier et Ministre des Affaires Étrangères, Walther Rathenau, en 1922.

Ceci pourrait conduire à une guerre civile, ou à tout le moins un gouvernement faible obligé de composer avec les Corps Francs d’extrême droite, avec une nouvelle vague d’émigration vers les pays de l’UE achevant de plonger l’Ukraine dans le chaos économique et politique.

Or, ni la Russie ni les pays européens n’ont intérêt à un tel scénario. La Russie a besoin d’un gouvernement stable et légitime en Ukraine si elle veut voir les clauses du Traité de Paix appliquées. Le chaos en Ukraine serait la certitude d’une reprise des hostilités dans les années à venir. Les pays européens voisins de l’Ukraine, quant à eux, n’ont nul intérêt à avoir un trou noir de chaos économique et politique à leur porte. Déjà, la Hongrie et la Pologne s’en inquiètent ouvertement. Et cette inquiétude gagnera rapidement la Roumanie, la Slovaquie, la République Tchèque mais aussi l’Allemagne.

Les pays européens et la Russie ont donc un intérêt commun à la stabilisation de l’Ukraine post-guerre, une stabilisation qui impliquera des actions coordonnées dans le domaine politique mais aussi économique. Bien sûr, il y aura une « conférence de reconstruction ». Certains voudront y mettre la Russie en accusation. Ce serait une attitude puérile, qui ajouterait le chaos au chaos, la souffrance à la souffrance.

La reconstruction de l’Ukraine ne pourra se faire qu’avec la volonté Russie et dans le cadre d’une conférence de sécurité internationale qui incorporera naturellement la Russie.

Si Emmanuel Macron veut que cette reprise de contact entre la France et la Russie soit utile, il doit mettre l’accent sur l’après-guerre et non chercher à la prolonger ou à peser, avec quels arguments d’ailleurs, sur le futur Traité de Paix. Il devrait tenter de définir avec Vladimir Poutine le cadre et le périmètre d’une coopération entre pays européens et la Russie pour la stabilisation et la reconstruction de l’Ukraine. La Russie est disposée à cela. Les contacts que j’ai pu avoir lors d’un voyage en Russie à la fin du mois de novembre me l’ont montré. La réaction positive de la diplomatie russe aux propos d’Emmanuel Macron le confirme.

Mais, il faut savoir que temps n’est plus aux jeux centrés sur la politique intérieure, comme en 2022, des jeux qui ont largement affaibli notre crédibilité envers la Russie. Les enjeux, et il n’en va rien de moins que de la stabilité et la paix en Europe pour au moins les vingt prochaines années, imposent que la question soit traitée hors de toute gesticulation à des fins de communication. Les enjeux imposent le sérieux, la responsabilité et le professionnalisme.

21 décembre 2025

Uneek24

-26/11/2025- Luc Ferry crée la stupeur en direct en démontant, point par point, la propagande guerrière de l’Occident. Face à une présentatrice visiblement mal à l’aise, il expose sans détour comment l’Europe a alimenté la spirale de violence en Ukraine, soutenant des dérives qui ont plongé des populations entières dans l’horreur, avant d’oser demander aux Européens d’envoyer leurs enfants défendre un régime accusé d’exactions massives. Pendant que la Russie affirme être intervenue pour stopper les massacres contre les populations russophones, l’Occident, lui, répète son schéma habituel : se placer du côté des pires acteurs, justifier l’injustifiable, et maquiller la réalité sous des discours moralisateurs. Un moment de vérité rare, brutal, qui expose un système prêt à sacrifier des vies pour préserver son récit.

Cliquer sur l'image ↴

19 décembre 2025

Clément Maillard
19/12/2025

C'est toujours la même histoire avec ces tarés européistes :
Indécrottablement persuadés que l'unification de l'Europe est inéluctable.
Indécrottablement persuadés que leur chère Europe unie représente forcément "le bien" et tout ce qui s'y oppose "le mal".
Incapables de comprendre que leur Europe est une cata même quand c'est flagrant.
Incapables de comprendre quand on leur dit non même quand c'est clairement.
En 2005 en France le peuple a refusé tous les traités fondateurs de l'UE (compilés sous le terme « Traité établissant une constitution pour l’Europe »), 3 ans après, les politicards européistes ont accepté en congrès ce que le peuple avait refusé.
En 2008, en Irlande, le peuple a refusé le Traité de Lisbonne, on les a fait revoter jusqu'à ce qu'ils disent oui.
En 2015, en Grèce, le peuple a refusé le diktat austéritaire de l'UE, il leur a été imposé même pas un mois après le vote.
En 2016, en GB, le peuple a voté le Brexit, l'UE et certains politicards européistes en GB ont tout fait pour tenter d'empêcher sa réalisation.
Avant cela, en 2013, le dernier président ukrainien élu démocratiquement par l'ensemble des Ukrainiens vivant dans les frontières du pays à sa naissance en 1991, a refusé un accord avec l'UE, sans doute parce que 4 millions de ses concitoyens avaient signé une pétition contre cet accord, et l'UE a soutenu son renversement par un coup d'État.
Mais un coup d'État, ça ne se fait pas avec des gens qui se soucient de la démocratie, non, il a fallu s'appuyer sur une clique d'arrivistes, de néonazis et de mafieux qui, à peine au pouvoir, ont commencé à massacrer les Russes qui vivaient dans le Sud-Est de l'Ukraine depuis des siècles.
Les Russes ont gentiment dit que c'était abusé, ils ont été patients, ils ont attendu 8 ans (combien de temps les USA mettraient à réagir dans une situation réciproque ? ⇒ Voir crise de Cuba, 1962), 8 ans pendant lesquels les européistes les ont pris pour des bouffons avec des accords de Minsk qu'ils n'avaient aucune intention de respecter ni de faire respecter (voir aveux de Merkel à ce sujet).
Puis, quand les Russes ont perdu patience début 2022, après avoir vu leurs demandes légitimes (pas d’OTAN à leur frontière occidentale) méprisées et vu l’armée ukrainienne se mettre en ordre de bataille mi-février 2022 pour liquider les populations russes du Sud-Est ukrainien, les européistes ont hurlé comme des truies. Ces tarés s'imaginaient que les Russes menés par Poutine allaient bouffer leurs couleuvres indéfiniment comme un vulgaire Syriza grec.
Presque 4 ans après, les européistes, qui, à chaque fois qu'on mettait en évidence les tares congénitales de leur UE et ses effets délétères sur l'économie des pays membres à commencer par la France, nous disaient la bouche en cœur que "l'Europe c'est la paix", et qu’au nom de ce mantra toutes les tares de l’UE devaient être absoutes, veulent jouer les fous de guerre.
Contre la 1ère puissance nucléaire mondiale en plus.
Contre un pays qui a annihilé et humilié tous ceux qui ont déjà tenté d’unifier l’Europe contre lui :
Bonaparte au 19ème et Hitler au 20ème.
Alors qu’aucun des tarés européistes actuels ne dispose des atouts dont disposaient leurs prédécesseurs des siècles passés : ni l’intelligence tactique d’un Bonaparte, ni les avancées technologiques qu’Hitler avait sous la main par rapport au niveau de son époque (avions de chasse à réaction Me-262, missiles V2…)
Alors qu’un des rares intérêts communs que partagent les pays de l’UE est justement d’être en bons termes avec la Russie, qui fournissait à bon prix, direct au tuyau, gaz et pétrole à profusion à tous les pays de l’UE.
Les européistes ne veulent pas entendre quand les Russes leur disent "non, la côte Nord de la mer Noire c'est la Russie alors dégagez vos sales pattes de là".
Ils ne veulent pas comprendre que peu importe le nombre de milliards qu'ils enverront à Kiev, c'est la Russie qui gagnera.
Ils ne veulent pas comprendre que la guerre d’Ukraine ne s’arrêtera que quand Odessa redeviendra Russe, et ce sera le cas que ça leur plaise ou non.
Ils ne veulent pas comprendre que cette guerre d’Ukraine a été déclenchée par la précédente administration démocrate des USA, par pure volonté impérialiste, et que la nouvelle administration Trump ne veut plus s’encombrer du boulet ruineux de cette guerre dont elle a bien compris qu’elle était perdue.
Ils ne veulent même pas réaliser la chance inouïe qu’a l’Occident d’avoir en face de ses provocations une Russie dirigée par quelqu’un de mesuré, patient et déterminé comme Poutine… et pas par un poivrot qui pisse sur les avions ou un excité qui tape avec sa godasse à la tribune de l’ONU.
Alors les tarés européistes sombrent dans l'hystérie, la folie guerrière (dont ils n’ont pas les moyens !), la kleptomanie, la paranoïa...
Ils s’imaginent qu’en France le peuple va défendre leur saleté d’UE alors qu’il en a clairement rejeté tous les fondements en 2005.
Ils s’imaginent pouvoir vaincre la Russie alors que s’ils arment leurs peuples pour faire la guerre aux Russes, il y a de grandes chances que leurs peuples retournent les armes contre eux, les dirigeants européistes aveugles et stupides qui ont ruiné leurs pays respectifs.
Mais les faits sont là : ils ont perdu et sont couverts de ridicule.
Heureusement leur saleté d'UE vit ses dernières semaines, voire mois... Et c'est tant mieux !
Les européistes n’ont rien voulu comprendre quand les peuples leur ont dit non, ni quand leurs échecs étaient flagrants, maintenant c’est avec une botte russe dans la tronche pendant que Trump leur tient les mains qu’ils vont être neutralisés et éliminés. Enfin !

9 décembre 2025

Monique Plaza

-9/12/2025- La Cour internationale de Justice accepte la plainte de la Russie contre l'Ukraine pour génocide après avoir rejeté les objections de Kiev.
La plus haute juridiction des Nations Unies a rejeté tous les arguments de procédure soulevés par l'Ukraine et va maintenant examiner le dossier volumineux déposé par la Russie : un document de plus de 10.000 pages détaillant des massacres, des actes de torture, des bombardements aveugles et des efforts systématiques pour réprimer l'identité russe dans le Donbass.
En photo : L'allée des Anges à Donetsk, mémorial pour les enfants du Donbass tués par le gouvernement de Kiev pendant la guerre du Donbass.

6 décembre 2025

Yann Bizien

-6/12/2025- Je partage la plupart des positions de Viktor Orban sur les dangers de l’immigration massive et sans contrôle en Europe ainsi que sur la guerre entre la Russie et l’Ukraine.
Le Premier ministre hongrois a déclaré que les dirigeants de l'Union européenne avaient décidé de se préparer à la guerre contre la Russie d'ici 2030.
« Dans la première étape, les relations diplomatiques sont rompues, dans la deuxième, des sanctions économiques sont imposées et la coopération est interrompue, dans la troisième, il est question des forces armées et du passage à une économie de guerre. Et la quatrième étape est celle de l'affrontement », a déclaré Orban lors d'une réunion des militants du parti « FIDES - Union civique hongroise ».
Pour Viktor Orban, l'UE est devenue un projet militaire visant à contrer la Russie : « Bruxelles affirme ouvertement qu'elle considère la défaite de la Russie sur le front oriental comme l'objectif de la prochaine décennie. Quand Bruxelles parle de paix en Europe, cela signifie en réalité la guerre ».
Le Premier ministre hongrois a également souligné que son gouvernement avait l'intention de faire tout son possible pour aider à mettre fin au conflit en Ukraine et s'opposerait aux tentatives des dirigeants de l'Union européenne d'entraîner l'Europe dans une confrontation militaire directe avec la Russie.
Enfin, Viktor Orbán critique l’UE secouée par une enquête liée à de la corruption, de la fraude et de l'abus de fonction. Il dénonce aussi les détournements révélés autour du pouvoir ukrainien et affirme que Bruxelles et Kiev préfèrent se protéger mutuellement.

29 novembre 2025

Gastel Etzwane
29/11/2025

L’Ukraine oscille peut-être entre la paix… et l’abîme


Selon The Economist, l’Ukraine se trouve désormais à un moment décisif où la poursuite de la guerre ne peut plus en modifier l’issue. Après près de quatre années d’un conflit d’attrition, le pays manque d’hommes, de munitions, de défenses antiaériennes et de drones, tandis que son économie est entièrement dépendante d’aides extérieures qui s’épuisent. L’armée ukrainienne n’a plus les moyens de lancer la moindre offensive et peine déjà à maintenir ses lignes actuelles. L’évolution politique américaine, marquée par la volonté affichée de Donald Trump d’abréger le conflit et d’imposer un compromis, accélère une réalité devenue incontestable : Kiev ne peut plus reconquérir les territoires perdus et se trouve réduite à éviter un effondrement militaire majeur.
À l’inverse, la Russie n’a jamais été affaiblie comme certains l’avaient annoncé. Elle a consolidé son économie de guerre, augmenté massivement sa production d’armements et maintient sur le front une supériorité décisive en artillerie, en drones et en munitions. Moscou conserve l’initiative sur l’ensemble des opérations, soutenue par une industrie militaire que ni l’Ukraine ni l’Europe ne peuvent égaler. Pour la Russie, le temps renforce une position de force déjà acquise ; pour l’Ukraine, il ne fait qu’aggraver la perspective d’une issue désormais inévitable. C’est ce contraste brutal que résume le magazine : le pays avance peut-être vers la paix… ou vers l’abîme.

28 novembre 2025

Gastel Etzwane

-28/11/2025- L’illusion belliciste : ceux qui prétendent que la Russie veut conquérir l’Europe ignorent que la Russie n’a plus aucun intérêt en Europe, tandis que l’Europe aurait, elle, bien besoin de la Russie
Les discours les plus véhéments en Europe occidentale prétendent que la Russie nourrirait un projet de conquête du continent. Cette affirmation, répétée mécaniquement, ne repose sur aucun fondement sérieux.
La Russie n’a aujourd’hui plus aucun intérêt stratégique, économique ou politique à se tourner vers l’Europe. Depuis 2022, elle a réorienté l’essentiel de ses exportations énergétiques vers l’Asie, consolidé ses débouchés commerciaux, restructuré ses chaînes d’approvisionnement et développé de nouveaux partenariats industriels.
Elle substitue progressivement à l’Europe des marchés plus vastes et plus dynamiques, sans que cela n’ait provoqué l’effondrement tant annoncé. Autrement dit, elle ne dépend plus de l’Europe, et n’a aucun motif rationnel de chercher à la dominer ou à l’occuper.
À cela s’ajoute une réalité stratégique élémentaire que les discours bellicistes feignent d’ignorer : l’Europe ne présente aucun attrait territorial, aucune ressource déterminante ni aucune position militaire susceptible de justifier, pour la Russie, une guerre continentale. Moscou est déjà confrontée à des défis considérables :
• un vieillissement démographique rapide,
• un besoin croissant de main-d’œuvre,
• un immense territoire sous-peuplé qu’il faut maintenir, développer et défendre,
• un coût militaire déjà élevé du fait du conflit ukrainien.
Dans ces conditions, imaginer que la Russie souhaiterait absorber 450 millions d’Européens hostiles, gérer des infrastructures gigantesques et assumer le prix politique, économique et sécuritaire d’une occupation est une pure absurdité. Cela ne correspond ni aux capacités russes, ni à ses besoins, ni à la logique même de son appareil d’État.
À l’inverse, c’est l’Europe qui s’est amputée de ce dont elle bénéficiait : une énergie abondante et bon marché qui soutenait son industrie ; des métaux stratégiques indispensables à l’aéronautique, au numérique et à l’automobile ; des engrais vitaux pour son agriculture ; et un marché russe de 145 millions d’habitants qui constituait un débouché majeur, notamment pour l’industrie allemande.
Tous ces éléments existent ailleurs, certes, mais toujours à un coût supérieur, avec une dépendance accrue envers des partenaires plus lointains, plus instables et généralement moins fiables.
L’Europe perd bien davantage dans la rupture que la Russie, car elle se prive des fondements mêmes de sa compétitivité industrielle.
Ce paradoxe est renforcé par le fait que la stabilité du continent reposait, en partie, sur un équilibre oriental auquel la Russie contribuait.
En rompant ce lien, l’Europe a remplacé une relation commerciale et stratégique prévisible par une situation de tension permanente, de dépenses militaires démesurées et d’instabilité durable.
En définitive, ceux qui affirment que la Russie rêve d’envahir l’Europe projetent leurs peurs, non la réalité. La vérité, elle, est plus simple : la Russie n’a plus besoin de l’Europe, mais l’Europe, elle, aurait bien besoin de la Russie.

25 novembre 2025

Brian Berletic
25/11/2025

Je ne peux pas croire qu'après Minsk 1 et 2 et toutes ces décennies de trahisons et de promesses non tenues, l'ingérence américaine, des années de guerre par procuration acharnée le long et même à l'intérieur des frontières russes, et de démantèlement des accords d'armement (y compris sous l'administration précédente de Trump), quelqu'un de sensé puisse encore penser que les États-Unis sont intéressés par la paix avec la Russie...
... et que les mandataires totalement sous la coupe des États-Unis, l'UE et l'Ukraine, sont ceux qui « font obstacle » à une paix que les États-Unis n'ont jamais voulue, ne veulent pas et ne proposent que comme un moyen de gagner du temps et de l'espace pour faire avancer davantage le conflit et le chaos dès que possible.
L'UE et l'Ukraine ne seront que deux des nombreux moyens utilisés par les États-Unis pour se soustraire à tout accord conclu, comme ils le font depuis des décennies.
Il existe beaucoup de mauvaises choses et de mauvaises personnes dans le monde, mais souvent, la profonde ignorance des gens, leurs obsessions politiques personnelles et leurs vœux pieux fantaisistes constituent leur plus grand danger.

À propos du dernier « accord de paix » proposé par les États-Unis pour l'Ukraine – Il ne peut y avoir d'accord de paix avec une nation qui ne recherche pas la paix...
• Au-delà du fait qu'ils admettent déjà rechercher un cadre « Minsk 3.0 » prévoyant un cessez-le-feu, les troupes européennes se déploient ouvertement/secrètement en Ukraine pour reconstruire les forces armées ukrainiennes, les États-Unis ne veulent fondamentalement pas la paix ;
• Ils ne parlent de « paix » que parce que les lignes ukrainiennes s'effondrent et qu'ils ont besoin de temps et d'espace pour réajuster leur quête de suprématie mondiale, qui dure depuis des décennies, et plus particulièrement leur encerclement et leur endiguement de la Russie et de la Chine.
Si cela n'a pas changé (et ce n'est pas le cas), rien d'autre ne changera ;
• L'objectif premier de Washington est en fin de compte de contenir la Chine, ce qui nécessite de coopter ou d'affaiblir la Russie pour avoir une chance d'y parvenir – c'est pourquoi il n'acceptera jamais une paix et une stabilité réelles pour la Russie – il se contentera d'offrir l'illusion de la paix pour obtenir un cessez-le-feu, gagner le temps nécessaire pour sauver et réinitialiser ses mandataires ukrainiens, et continuer comme il l'a fait à plusieurs reprises dans le passé (voir : Minsk 1 & Minsk 2 pour plus d'informations) ;
• Les jeux dans lesquels les États-Unis et leurs mandataires totalement sous leur coupe, y compris l'Ukraine ET l'Union européenne, font semblant d'être en désaccord sur l'accord, ou même le faux théâtre gauche/droite qui se joue au sein de la politique américaine, offrent simplement aux États-Unis de multiples options pour se sortir de tout accord que la Russie serait assez stupide pour accepter, notamment :
1. « Nous avons accepté toutes les conditions de la Russie, mais les Européens ont quand même envoyé des troupes en Ukraine, oups ! »
2. « Les Ukrainiens ont seulement fait semblant d'accepter, maintenant ils violent l'accord – oups, encore ! »
3. « Les démocrates ont pris le pouvoir et ont imposé un revirement de tous nos accords avec les Russes. Double oups ! »
• Les États-Unis sont incapables de conclure des accords parce que leur principe central unificateur est la poursuite de la primauté mondiale, motivée par des intérêts qui, eux aussi, ne recherchent que la primauté mondiale. Tant que ces intérêts ne changeront pas et qu'un nouveau principe unificateur ne remplacera pas la poursuite de la primauté mondiale, rien d'autre ne changera – tout le reste n'est que tromperie.

22 novembre 2025

Radu Portocala

-22/11/2025- Depuis le commencement de la guerre en Ukraine, les services occidentaux d’espionnage ont été incapables de donner des renseignements fiables sur la politique de la Russie, sa stratégie, ses capacités miliaires. Rappelons-nous cette « information » donnée par les Américains et les Anglais selon laquelle l’attaque russe n’allait pas durer parce que le stock de missiles de la Russie était très faible - une semaine tout au plus. Ou les détails très précis que les mêmes sources donnaient sur les multiples cancers en phase terminale dont souffrait Poutine. Ou encore cette histoire grotesque de machines à laver volées parce que leurs circuits imprimés étaient indispensables au bricolage d’armes primitives. Ou, enfin, ces fantassins russes qui n’avaient pour seules armes que des pelles.
Toutes ces idioties ont été proférées et répandues par des services d’espionnage occidentaux qui coûtent certainement des fortunes. Nous avons du mal à reconnaître notre complète incapacité à espionner la Russie et même à la comprendre. Alors, pour compenser, nous inventons. Ce n’est pas très productif, cela se voit tous les jours, mais cela nous permet de nous croire très forts.
Ce sont sans doute les mêmes services tellement efficaces et tellement fiables qui fournissent les données sur lesquelles s’appuient nos brillants chefs pour annoncer avec précision la date de l’attaque russe contre nous. Nous pouvons être certains que les brillants espions de l’OTAN savent même de quoi sera fait le déjeuner de Poutine ce jour-là.

20 novembre 2025

Georges Kuzmanovic

L’Ukraine sacrifiée sur l’autel du réalisme américain

-20/11/2025- Les États-Unis et la Russie discutent en secret du futur de l’Ukraine. Entre avancée militaire russe, scandales à Kiev et désengagement américain, un nouvel ordre stratégique se dessine, révélant le basculement stratégique des États-Unis et l’impuissance croissante de l’Union européenne.

Photo by Jørgen Håland / Unsplash

Alors que Kiev vacille et que Moscou impose son tempo, Washington négocie directement avec le Kremlin, laissant les Européens sans prise sur la fin possible du conflit.

Depuis le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche, les négociations entre Washington et Moscou au sujet de la guerre en Ukraine n’ont en réalité jamais cessé. Elles ont simplement avancé loin des regards, dans la continuité des premiers échanges menés en Arabie saoudite. Les brusques accès de colère du président américain, régulièrement mis en scène à propos de l’attitude jugée négative de Vladimir Poutine, ou des blocages institutionnels à Washington, relèvent davantage de la communication interne que de divergences réelles. Ils visent avant tout les opinions occidentales, les dirigeants européens et un Congrès largement va-t-en-guerre, afin de préserver la marge de manœuvre de la diplomatie américaine.

Car la réalité est tout autre : ces négociations illustrent le lent mais certain désengagement stratégique des États-Unis d’Ukraine. Washington transmet progressivement à une Union européenne dépassée – dirigée par des responsables sans vision stratégique, prisonniers de postures martiales – l’immense fardeau politique, militaire et financier du conflit. Alors que Macron, Starmer, Merz ou von der Leyen multiplient les déclarations belliqueuses, jusqu’aux propos délirants du chef d’état-major français, le général Fabien Mandon, appelant à se préparer à une guerre contre la Russie dans trois ou quatre ans et à « sacrifier nos enfants », les États-Unis, eux, se repositionnent dans un monde désormais multipolaire.

Un Zelensky fragilisé, un plan imposé

C’est dans ce contexte que s’inscrit la dernière initiative diplomatique américano-russe révélée par Axios. Le 19 novembre au soir, Kiev annonçait avoir reçu une nouvelle offre de négociation venue de Washington, mais élaborée sans même consulter les autorités ukrainiennes – déjà un classique et qui se répétera, on peut ajouter que les Européens non plus n'ont pas été « consultés ». L’émissaire américain Steve Witkoff et son homologue russe Kirill Dmitriev, patron du fonds souverain russe, auraient mis au point ce plan lors d’une visite de ce dernier aux États-Unis en octobre.

Cette démarche survient au pire moment pour Volodymyr Zelensky, affaibli par un vaste scandale de corruption dans le secteur énergétique, qui a entraîné la démission de deux ministres et d’un proche du président, juste avant des perquisitions menées par la justice. En réalité, Witkoff et le Kremlin cherchent à convaincre Donald Trump de faire pression sur Kiev pour qu’il accepte un accord favorable à Moscou, profitant du contexte politique et informationnel très défavorable à l’Ukraine. Dans le même temps, l’armée russe progresse dans l’est du pays et intensifie ses frappes contre les infrastructures énergétiques et les civils à l’approche de l’hiver.

La réalité stratégique pousse Washington à négocier

Les réalistes de Washington n’ont plus réellement le choix : la situation sur le terrain, l’essoufflement militaire ukrainien et la solidité résiliente de l’économie russe rendent toute stratégie d’usure illusoire.
Contrairement aux prédictions répétées en 2022 annonçant l’effondrement économique du Kremlin, la Russie a résisté aux sanctions, tout en développant des secteurs entiers de production souveraine. L'industrie aéronautique civile en est l’exemple le plus frappant : donnée moribonde il y a trois ans, elle signe aujourd’hui des contrats d’exportation avec l’Inde, démontrant l’ampleur des erreurs d’analyse en Europe et l’ineptie de la doctrine visant à « mettre la Russie à genoux ».

Sur le plan géopolitique, Washington mesure également les conséquences de son entêtement : la guerre en Ukraine a accéléré l’essor des BRICS et l’érosion progressive de l’hégémonie du dollar sur l'économie mondiale. Dans le grand affrontement stratégique avec la Chine, les États-Unis ne peuvent pas se permettre de pousser la Russie dans une dépendance totale vis-à-vis de Pékin. Henry Kissinger, George Kennan, John Mearsheimer et d’autres réalistes le martèlent depuis des décennies : une alliance russo-chinoise, à plus forte raison incluant l’Iran, serait rédhibitoire pour les intérêts américains. On peut à ce titre également relire le livre de Zbigniew Brzeziński, Le grand échiquier (1996) : « Pour les États-Unis, le pire des scénarios serait une grande coalition de la Chine, la Russie et peut-être l'Iran (...) unie par une détestation commune des États-Unis. Dans un tel cas, la Chine serait plus probablement le leader, et la Russie un suiveur. » – le « pire des scénarios » s'est en fait réalisé, ironiquement en raison de la volonté américaine d'étendre l'OTAN à l'Ukraine. On comprend la nécessité impérieuse pour Washington, sinon de le briser, au moins de l'atténuer.

Mais la question nucléaire ajoute encore à l’urgence. Depuis la sortie américaine du traité ABM sous Bush fils (2002) puis du traité INF sous Trump (2019), la course aux armements a repris. La Russie domine désormais dans le domaine des missiles hypersoniques, dictant en partie les orientations stratégiques américaines. D’où l’intérêt croissant à Washington pour un nouvel accord de sécurité globale, incluant cette fois la Chine, l’Inde et les puissances nucléaires émergentes, afin d’éviter une spirale ruineuse.

Les points clés du plan russo-américain

Le nouveau projet de Washington et Moscou aborde quatre grands domaines :
1. la paix en Ukraine ;
2. les garanties de sécurité ;
3. la sécurité du continent européen ;
4. le rapprochement entre les États-Unis et la Russie.

Comme les précédents, ce plan reprend largement les exigences du Kremlin. Il prévoirait :
• une reconnaissance internationale de la souveraineté russe sur la Crimée et les régions du Donbass, de Donetsk, de Kherson et de Zaporijia ;
• une réduction de moitié de l’armée ukrainienne, limitée à 400 000 hommes ;
• l’interdiction pour Kiev de détenir des armes de longue portée ;
• une Ukraine neutralisée, exclue de l’OTAN et sans présence militaire occidentale ;
• la levée des sanctions internationales et la restitution des avoirs russes gelés, intérêts compris.

Autant dire une défaite stratégique nette pour l’OTAN et l’Union européenne, conséquence directe de leurs propres erreurs d’analyse et de posture.

L’Europe surprise, impuissante, paralysée

Les Européens ont été pris de court – comme à chaque fois. Merz, Macron et Starmer ont immédiatement tenté de réagir lors d’un dîner improvisé à Berlin le 18 novembre, rappelant leur refus catégorique de tout accord conclu sans l’Ukraine. Mais leur marge de manœuvre est inexistante : ils ne disposent ni du rapport de force militaire, ni du poids diplomatique, ni même du réalisme politique nécessaires pour peser sur le cours des négociations.

L’Europe continue de se payer de mots : elle parle sanctions, fermeté, pression accrue sur Moscou, alors même qu’elle est incapable d’augmenter réellement son soutien militaire à Kiev. Pire encore : ces postures conduisent à un affaiblissement économique massif du continent, aggravant la crise énergétique et la dette publique dans un contexte de récession sur le continent, particulièrement en Allemagne, au Royaume-Uni et en France.

Sur le terrain : l’effondrement ukrainien

Pendant que les chancelleries s’agitent, la Russie poursuit son offensive. Pokrovsk, Mirnograd et Koupiansk tombent ; Slaviansk pourrait suivre rapidement. L’armée russe frappe massivement les infrastructures énergétiques, ferroviaires et industrielles, y compris loin de la ligne de front. Trois ans de discours occidentaux annonçant la fin imminente des stocks de missiles russes se heurtent depuis à la réalité d'une Russie apte à produire trois fois plus de moyens militaires que l'ensemble des pays OTAN réunis, et dont pourtant le PIB est 10 fois supérieur.

Quant à l’Ukraine, les pertes humaines sont colossales – 1,5 million de morts selon certaines estimations, plus de 600 000 déserteurs – et 14 millions de citoyens ont fui vers l’Europe ou la Russie (recensement ukrainien récent). La société ukrainienne est brisée, l’économie exsangue et politiquement Zelensky ne tient que par une autorité martiale qui ne repose plus que sur une légitimité faible.

Un théâtre diplomatique pour masquer l’impuissance

Les réactions européennes sont prévisibles : condamnations verbales, indignation morale, dénonciation des « attaques brutales » de Moscou (elles le sont). Le Quai d’Orsay parle d’agression inacceptable ; le ministre français Jean-Noël Barrot affirme que « la paix ne peut pas être la capitulation de Kiev ».
On se paye de mots.

Mais derrière les grandes phrases se cache une vérité simple : l’Europe ne peut plus agir. La guerre a révélé l’absence de puissance militaire, diplomatique et stratégique du continent. Pour certains dirigeants, cette agitation pourrait même servir à détourner l’attention de leurs difficultés politiques internes – quitte à abandonner l’Ukraine à son sort.

Cette séquence historique tragique pour l'Europe annonce peut-être le nécessaire retour du réalisme en géopolitique. On l'espère au moins pour la France.


Georges Kuzmanovic est directeur de la publication et rédacteur en chef de Fréquence Populaire. Analyste Géopolitique. Ancien officier de l'armée française. Ancien humanitaire.
Gastel Etzwane
19/11/2025

D’un côté, l’Ukraine.
Encore une affaire de corruption, et ce n’est même plus une surprise. On a arrêté de compter depuis longtemps. Avant 2022, personne ne voulait voir : c’était déjà le paradis de l’argent sale, des oligarques et des valises de billets. Depuis, c’est pire : les scandales pleuvent, toujours plus gros, toujours plus proches du sommet. Le bras droit de Zelensky, les ministres, les généraux… tout le monde se sert. Des dizaines de milliards partis d’Europe et des États-Unis, volatilisés dans les poches de types en costard-cravate ou en treillis qui n’ont de patriotique que le drapeau sur la photo. On ne parle même plus de l’idéologie nauséabonde qui va avec, on a passé ce stade.
Les Français, eux, ils en ont assez. Assez de payer pour ça. Assez d’entendre parler de ce pays tous les jours comme si c’était notre guerre. On a la dette, les taxes, les factures qui explosent, et zéro projet, zéro vision ici. Alors non, merci.
De l’autre côté, on a le spectacle pathétique du chef d’état-major des armées, Fabien Mandon, un homme qui doit ses étoiles à l’onction macronienne et qui, rien qu’à le regarder, donne l’impression qu’un courant d’air le mettrait à terre. Ce sourire figé, cette absence totale de charisme, cette voix qui ne porte rien… Et c’est lui qui vient nous expliquer qu’il faut « accepter de perdre nos enfants » pour aller faire la guerre à la Russie ? Sérieusement ?
La Russie ne nous a jamais attaqués. Jamais menacés. De Gaulle voulait au contraire tendre la main à Moscou, parce que c’est notre voisin continental, le plus grand pays d’Europe, une puissance avec laquelle on peut parler. Et aujourd’hui on devrait envoyer nos fils mourir pour quoi ? Pour défendre un régime corrompu à Kiev ? Pour faire plaisir à des technocrates bruxellois et à un président français en fin de course ?
Non. Ça suffit.
Rendez les étoiles, mon général. Regardez-vous dans une glace. Et laissez les Français tranquilles.
On veut la paix. On veut vivre. On ne veut plus payer ni mourir pour vos guerres par procuration.
C’est fini.


Yann Bizien

-19/5/2025- À ceux qui espèrent une confrontation militaire de la France contre la Russie, à ceux qui traitent les autres de capitulards, à ceux qui organisent le conditionnement des esprits et qui usent de la dialectique stratégique pour "défendre l’Ukraine" face à la Russie :
Courage, allez y !
Le général Fabien Mandon croit-il sincèrement que les maires de France iront répéter localement son message aux parents sur la nécessité d’être prêts à perdre leurs enfants "pour l’Ukraine" ?
Quelle déconnexion ! Les maires ont d’autres préoccupations à l’approche du scrutin municipal !
Que ceux qui croient défendre la France en allant se battre aux confins de l'Europe y aillent.
Que ceux qui prétendent que l’Ukraine serait "notre bouclier contre la menace d’invasion russe" cessent d’instrumentaliser ce pays dans une guerre par procuration. Qu’ils cessent de subventionner le régime corrompu de Kiev. Qu’ils aillent personnellement au combat sur le front de cette guerre, à commencer par Raphaël Glucksmann.
Ceux-là changeront vite d'avis, s'ils en auront le temps !
Le devoir des Français consiste avant tout à protéger la France et ses intérêts. Leur devoir n’est pas de mourir pour l’Ukraine qui n’est pas membre de l’OTAN, ni de l’UE. Et leur devoir n’est certainement pas de mourir pour la cause construite par Emmanuel Macron et von der Leyen.
Emmanuel Macron et von der Leyen se sont tellement engagés personnellement dans l’escalade militaire contre la Russie, pour leur orgueil et pour leurs ambitions, qu’ils semblent ne plus pouvoir reculer.
Emmanuel Macron, Sébastien Lecornu, Jean-Noël Barrot, Catherine Vautrin et Fabien Mandon sont assurés de ne jamais sentir la poudre, de ne pas recevoir des éclats d'obus dans une tranchée et de ne pas mourir sous un drone "pour l’Ukraine".
Mais ils veulent sacrifier nos enfants dans une guerre qui n’est pas la nôtre et qui est suicidaire contre la Russie.
Ce sont des fous sanguinaires prêts à tout pour conserver le pouvoir. Il n’y a aucune logique à être en guerre prochainement contre la Russie qui n’est pas disposée à attaquer la France puissance nucléaire. Car la France comme la Russie sont dotées de la dissuasion nucléaire et sont assurées d'une destruction mutuelle totale ou quasi totale en cas de confrontation militaire directe.
Le danger immédiat pour nos enfants, c’est la menace concrète de l’intérieur, l’insécurité quotidienne, l’explosion de la violence, le grand remplacement civilisationnel et l’islamisation engagée de notre société.
Le discours d’Emmanuel Macron, de Jean-Noël Barrot, de Catherine Vautrin et du général Fabien Mandon ne s’inscrit pas dans la lucidité stratégique mais dans un délire belliciste dangereux.
La réalité, c’est que la France surendettée, submergée, fracturée et déclassée n’a absolument pas les moyens de mener une guerre de très haute intensité, encore moins contre une puissance nucléaire comme la Russie qui n’attend qu’une seule chose : la fin de la progression de l’OTAN vers l’est.
Et la réalité, aussi, est que les bellicistes n’ont pas l’opinion avec eux.
Emmanuel Macron a choisi le général Fabien Mandon pour sa fidélité, pour le servir dans sa logique de fuite en avant, de communication, de gesticulation guerrière et de posture viriliste déconnectée de nos capacités.
Nous avons besoin de chefs ancrés dans le réel, pas de va-t-en-guerre hors-sol qui jouent avec la vie des enfants des autres dans des discours suicidaires.
La France est incapable d’assumer ce que ces individus réclament. Ils n’ouvrent pas assez les yeux pour s’en rendre compte.
Les Français veulent leur sécurité intérieure, ils veulent la paix et la prospérité avec la Russie, pas la guerre voulue par Emmanuel Macron et von der Leyen.

8 novembre 2025

OCTOBRE

Natalia Routkevitch

7/11/2025- Mon arrière-grand-père paternel, Ivan Petrovitch Pavlov (1889–1959), faisait partie de ceux qu’on appelle aujourd’hui les fanatiques de la révolution.
Bolchevik, clandestin, militant de la lutte armée – ainsi se présente-t-il dans ses mémoires, publiés il y a quelques années par le musée historique d’Ekaterinbourg.
Ouvrier issu d’une famille paysanne de la province d’Oufa, il appartenait à cette génération presque oubliée des vieux bolcheviks qui accompagnèrent le mouvement révolutionnaire radical pratiquement depuis la naissance de celui-ci.
Entré adolescent au Parti ouvrier social-démocrate de Russie (POSDR), quelques mois après la révolution de 1905, il rejoignit aussitôt son aile la plus radicale.
Les mémoires de cet opposant acharné au tsarisme, soldat anonyme de la garde léniniste, clandestin, prisonnier politique et exilé, rédigés « pour les générations futures », ne sont pas seulement intéressants pour des raisons familiales.
Ils offrent un témoignage de première main sur le travail de terrain du POSDR(b) au début du XXᵉ siècle, à l’échelle provinciale : ses objectifs, ses moyens, ses résultats.
Ils dévoilent la psychologie de ces militants bolcheviks – hommes et femmes – qui, mus par une conviction absolue, embrassaient une vie de privations, de périls et de choix douloureux, persuadés de travailler à la libération et au bonheur de l’humanité. Ni les arrestations, ni les atrocités de la guerre civile, ni les répressions staliniennes contre le parti, le peuple et les proches de sa femme, issue de la petite noblesse, ne parvinrent à ébranler la foi d’Ivan Petrovitch dans le bolchevisme et les idéaux communistes.
« C’était nécessaire », se répétait-il.
Ce qui frappe, au-delà de cette foi ardente – disparue, pour le meilleur et pour le pire, des sociétés postmodernes –, c’est la richesse exceptionnelle d’une vie marquée par d’immenses épreuves.
« Serf, fils de serf », disait-il de ses ancêtres paysans.
Son grand-père était parti comme haleur sur la Volga ; lui-même, ayant grandi dans un petit village au cœur de la province, maîtrisait, à quatorze ans, absolument tous les travaux paysans et aimait la campagne malgré sa rudesse extrême.
À seize ans, apprenti mécanicien, il avait appris un tas de métiers – du cuivre à la forge, en passant par le tournage, l’électricité, etc.
À vingt ans, militant politique aguerri, il avait connu la prison et l’exil à trois reprises.
En 1914, il fut envoyé sur le front, où il passa trois ans.
Il traversa trois révolutions, une guerre civile et deux conflits mondiaux dévastateurs – le second lui enleva un fils –, étant l’un des acteurs engagés de ces bouleversements.
Ses mémoires évoquent les grands événements auxquels il prit part : les révolutions russes, la Première Guerre mondiale, la guerre civile, la mort de la famille impériale à Ekaterinbourg, les premières années de la construction soviétique, la reconstruction d’après-guerre, la collectivisation des campagnes, la Grande Guerre patriotique et, enfin, la mort de Staline.
Dans le bref épilogue, il imagine une grande fête familiale célébrée en l’an 2000 : il y voit sa fille, devenue une vieille dame, entourée de ses proches, levant son verre « au XXᵉ siècle, cette époque héroïque de l’histoire russe, couronnée (il n’en doutait pas) par la victoire du communisme et du léninisme » – le régime qui, croyait-il, rendrait enfin l’homme libre et heureux.

De fait, le XXᵉ siècle a prouvé, avec tout le fracas possible, qu’aucun ordre social ne peut rendre l’homme libre ou heureux.
Ni meilleur, ni plus sage, ni plus humain, ni plus prudent – malgré toutes les expériences et toutes les horreurs vécues…
La construction de l’URSS fut la dernière tentative, d’une ampleur inégalée, de s’appuyer sur de grands récits pour faire advenir une humanité meilleure, pour incarner collectivement les idéaux des Lumières, et la justice pour les plus démunis.
« Rien de grand ne s’est jamais produit dans l’Histoire sans violence ni acharnement », disait Engels.
La dernière génération encore formée dans et par le régime soviétique, on gardera la mémoire encore un peu tangible, vivante, de cette épopée à la fois terrible et monumentale qu’a été l’URSS.
Il est d’autant plus important de préserver cette mémoire – de la grandeur et de la terreur, de la violence et de l’acharnement – que les acquis sociaux, achetés au prix le plus élevé, ont été entièrement balayés après 1991. Et que l’effondrement de l’URSS – paisible seulement en apparence – a coûté aux ex-Soviétiques autant – sinon davantage – que sa construction. Le prix du sang continue d’être versé chaque jour.
La mémoire de cette entreprise grandiose a longtemps été confisquée par ceux qui voulaient effacer toute possibilité de réémergence, sous quelque forme que ce soit, d’un contre-modèle.
Mais on n’a pas réussi à effacer complètement ni les récits divergents du narratif unique, ni le crédit de confiance dont le contre-projet soviétique bénéficiait partout dans le monde. Aujourd’hui, l’alternative qui se construit face à la modernité unique – au sein de divers mouvements et regroupements internationaux – se fait notamment en se souvenant qu’une autre manière de vivre, de produire et de penser a existé dans un passé récent.
Que l’existence en dehors du système-monde occidental, voire à contre-courant, est possible.
C’est probablement cela qui est le plus précieux aujourd’hui.
Quelle forme prendra cette Alternative – ce sera la réponse des radicaux de demain, qui seront plus courageux et plus désespérés que les réformistes actuels.


7 novembre 2025

Monique Plaza
7/11/2025

Kaja Kallas commente ainsi une nouvelle sanction contre la Russie :

« Il est difficile de justifier le déclenchement d'une guerre et l'espoir de circuler librement en Europe.
L'UE durcit les règles d'obtention de visas pour les ressortissants russes face à la persistance des perturbations et des actes de sabotage commis par des drones sur le sol européen.
Voyager dans l'UE est un privilège, pas un acquis. »

Que dire devant une telle bêtise, une telle haine, une telle xénophobie (tous les Russes sont visés), ces mensonges (ah ! Les prétendus sabotages des drones russes sur le sol européen).
Cette façon de traiter la Russie et les Russes comme des parias est un cas rare pour un grand pays à l’époque contemporaine (post-1945)… pour une guerre dont nous connaissons les responsables.
La Russie est traitée comme un paria unique en son genre : un grand pays européen, puissance, qui a vaincu le nazisme, se retrouve avec un nombre inouï de sanctions, et des bans massifs sur tous ses citoyens pour une guerre en cours. C’est du jamais vu à cette échelle depuis la Guerre froide, où URSS/USA s’auto-isolaient mutuellement, mais pas de cette façon.

« Durant toute la Guerre froide, une telle mesure n'a jamais été mise en œuvre. Kaja Kallas, dont le père était un apparatchik du Parti communiste en ex-URSS, ce qui lui a permis de bénéficier de ses réseaux, et dont le mari, jusqu'à récemment, faisait des affaires avec la Russie, tente de racheter les compromis de sa famille par des mesures absurdes qui relèvent de la souveraineté des États. Cette femme est obsessionnelle et, il faut bien le dire, dangereuse. Une personne insignifiante issue d'un État insignifiant qui se positionne au nom de 450 millions de citoyens européens ? !... Aucune légitimité démocratique, et surtout, une incompétence crasse. »

Jarko Uzal : « Vous suggérez donc d'interdire l'entrée en Europe aux Américains et aux Israéliens ? Ils ont déclenché d'innombrables guerres illégales. Ou est-ce seulement le cas pour la Russie ? Deux poids, deux mesures ? »

Heinz Eisenhart : « Refuser des visas à des civils en fonction de leur nationalité transforme la diplomatie en racisme.
Si le prix du "privilège" de l’UE est le profilage racial et la culpabilité collective, vous ne préservez pas les valeurs européennes, vous les détruisez. »

Régis Le Sommier : « Même au plus fort de la Guerre froide, il n'a jamais été interdit de voyager dans le camp adverse.
J'avais 14 ans et j'ai visité Berlin-Est grâce à mon oncle, un officier de l'armée de l'air française en poste à Reinickendorf. »

1 novembre 2025

Ambassade de Russie en France / Посольство России во Франции

Lettre ouverte de l'Ambassade de Russie en France aux rédactions des médias français ayant pris part à la récente campagne anti-russe (29 octobre 2025)


C’est avec une profonde indignation que nous avons pris connaissance d’une série de pamphlets à caractère anti-russe publiés dans plusieurs médias français – notamment Le Figaro, Le Monde, Le Parisien, France Info et Mediapart – contenant des accusations infondées sur une prétendue implication de la Russie dans l’acte de profanation du Mémorial de la Shoah à Paris en mai 2024.

Les accusations émises par la partie française quant à l’implication de la Russie dans la profanation du mémorial doivent être étayées par des preuves tangibles. À défaut, elles ne font que discréditer ceux qui les formulent sans fondement.
Hélas, il est devenu habituel pour ces médias d’attribuer à la Russie la responsabilité de presque tous les malheurs. Bien souvent, le caractère mensonger de ces insinuations est si évident qu’il ne mérite même pas de commentaire. Toutefois, dans le cas présent, nous ne pouvons rester silencieux : ces publications ne se contentent pas d’induire le public en erreur, elles portent également atteinte à la mémoire de millions de victimes du nazisme.

Nous tenons à rappeler que ce sont les peuples de l’Union soviétique qui ont porté le principal fardeau de la Seconde Guerre mondiale, payant la Victoire au prix le plus lourd : 27 millions de vies humaines. Parmi les victimes figuraient de nombreux citoyens juifs. Pour nous, la mémoire de chacune de ces victimes demeure sacrée.

Aujourd’hui encore, la Russie défend la vérité historique et s’oppose résolument à toute tentative de réhabilitation du nazisme ainsi qu’à toute manifestation d’intolérance raciale. Cela est bien connu en Israël, pays avec lequel nous entretenons des relations constructives, tant sur les questions relatives à l’établissement de la paix en Palestine et au Moyen-Orient en général que dans la lutte contre l’antisémitisme.

Contrairement à de nombreux pays d’Europe occidentale, l’antisémitisme n’a pas sa place en Russie. Depuis de nombreuses années, le Musée juif et centre pour la tolérance fonctionne avec succès à Moscou et bénéficie d’un soutien constant. L’État et la société russes rejettent catégoriquement toute forme d’antisémitisme.

Sachant que notre réponse n’aura probablement pas sa place dans les colonnes des publications mentionnées, nous jugeons nécessaire de la rendre publique sous la forme de cette lettre ouverte.

24 octobre 2025

Régis de Castelnau

Rubrique : moscoutaire

-24/10/2025- L’ami Didier Maïsto s’est rendu à Moscou pour le 20e anniversaire de Russia Today, la chaîne d’information internationale du service public russe. Leur « France 24 » à eux. Macron vous dira que c’est l’instrument de la désinformation de Poutine. Le problème c’est que cette désinformation a pas mal de succès puisque cette chaîne est devenue le premier média de ce type sur le plan mondial devant Al-Jazira et CNN.
C’était son premier voyage en Russie et il nous dit quelles ont été ses impressions. Et même sa surprise comme celle ressentie par Emmanuel Todd lors de son voyage récent il y a quelques mois. Ce que l’on voit là-bas n’est pas différent de ce que l’on nous raconte dans la désinformation française, mais exactement le contraire !
Les crétins galonnés en retraite de l’armée française parcourent les plateaux pour y raconter absolument n’importe quoi. Le problème est que désormais ce sont les ganaches d’active qui s’y collent, certains parfois en treillis de combat (!).
Didier Maïsto nous décrit le réel. Il complète son point de vue par une réflexion sur la catastrophe vers laquelle nous emmènent le système Macron et ses larbins.

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