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31 mai 2024

AFFAIRE TRUMP : PETITE MISE AU POINT RAPIDE SUR LE VERDICT DE CULPABILITÉ

Marc Amblard

1. De quoi Trump a-t-il été reconnu coupable ?

Falsification de dossiers commerciaux dans le cadre d’une transaction visant à calmer les ardeurs d’une ancienne actrice X qui le faisait chanter.

2. Quand la condamnation sera-t-elle annoncée ?

En juillet prochain.

3. Pourra-t-il faire appel ?

OUI. Il aura 30 jours à compter du verdict de New York pour déposer un avis d'appel et 6 mois pour constituer le dossier d’appel complet.

4. Une condamnation pourrait-il l’empêcher de se présenter à la présidence ?

NON. La Constitution dispose qu'un candidat doit être âgé d'au moins 35 ans, être un citoyen américain de naissance et résider dans le pays depuis au moins 14 ans. Il n’y a rien de noté sur les accusations criminelles.

5. Pourrait-il s’amnistier s’il était élu en janvier prochain ?

Non. Parce qu’il s’agit d’une condamnation d’État. Les présidents n'ont compétence que sur les condamnations fédérales.

6. D’un point de vue purement légal, Trump pourrait-il exercer la fonction de président s’il purgeait une peine de prison ?

OUI. Il pourrait toujours légalement exercer les fonctions de président derrière les barreaux. Cependant, le 25e amendement à la Constitution stipule que le vice-président peut assumer temporairement ses responsabilités lorsque le président est dans l’incapacité de le faire.

7. Si les procès engagés contre Trump ne peuvent pas l’empêcher d’être candidat, pourquoi les démocrates sont si véhéments ?

Parce qu’ils veulent qu’il se présente avec l'étiquette d'un condamné plutôt que celle d'un ancien président. Je ne dis pas qu'il s'agit forcément d'une stratégie gagnante, je dis simplement que c'est le but que recherchent ses opposants politiques. On ne connait pas encore le réel impact sur les électeurs américains. Il faudra attendre la semaine prochaine, le temps qu'ils digèrent l'information.

31/5/2024

23 mai 2024

Vincent Verschoore

Les guerres américaines sont d'abord un business, un moyen de siphonner de la dette publique au profit du complexe militaro-industriel, et du grand capital (genre BlackRock) qui se paie sur la bête.

La bête, pour le moment, c'est l'Ukraine, et le mercenaire américain de haut vol Erik Prince (fondateur du groupe paramilitaire Blackwater, aujourd'hui Academi, le Wagner US) explique comment ça se passe.

Les USA ne tolèrent aucune limite à leur prédation, enrôlant par la corruption tous les alliés nécessaires, genre von der Leyen et les euro-atlantistes. L'Otan est à leur botte et permet les mises en scènes nécessaires au déclenchement des conflits.

Toute opposition humaniste ou juridique est balayée ou directement menacée, comme aujourd'hui la CIJ dans le cadre de la boucherie menée par leurs potes judéo-fascistes à Gaza.

Leur illégitime "droit extra-territorial" leur permet de menacer et de sanctionner tout État, entreprise ou personne refusant de se plier à leurs seuls intérêts.

Jusqu'où ?

15 mai 2024

Marc Amblard

MÊME CNN ADMET QUE LA CAMPAGNE DE JOE BIDEN EST "UN DÉSASTRE ABSOLU"

15/5/2024 - En effet, les derniers sondages placent très largement D. Trump en tête dans les 6 états-clés (Georgie, Michigan, Wisconsin, Pennsylvanie, Arizona, Nevada).
Les démocrates (et tout le système politico-institutionnel qui va avec) n'ayant absolument pas l'intention de laisser l'ancien président revenir à la Maison blanche, il n'auront d'autre choix que de se trouver un autre candidat plus présentable.
Les jours du vieux Joe sont comptés...



USA - ÇA S'EST PASSÉ HIER À WILDWOOD DANS LE NEW JERSEY ET ÇA NE PLAÎT PAS À TOUT LE MONDE !

13/5/2024 - Dans le cadre d'un procès (très politique) qui se déroule à New York, l'ancien président Donald Trump, à l'obligation d'assister aux audiences quotidiennes, l'empêchant ainsi de faire campagne dans les autres états.
Qu'à cela ne tienne, il a décidé de tenir un meeting hier, dimanche 12 mai 2024 dans la région, historiquement acquise à la cause des démocrates. Ce n'était donc pas gagné et le pari était risqué.
Le résultat fut au-delà de toute espérance pour l'ennemi juré de l'actuelle administration : 100.000 personnes se sont déplacées pour assister à l'allocution de Donald Trump, faisant ainsi littéralement exploser les records d'audience. Du jamais vu.
Clou du spectacle, la légende du football américain, Lawrence Taylor, a rejoint Trump sur scène pour le soutenir publiquement. Il a alors juré que toute sa famille ne votera plus jamais démocrate.
Un cataclysme que bizarrement les médias mainstream se garderont bien de relayer...


21 avril 2024

LA FARCE LA PLUS RUINEUSE DE L'HISTOIRE DU MONDE

Gabriel Nerciat

21/4/2024 - 61 milliards de dollars. Rien moins.
Qui se rajoutent aux 68 milliards des deux premiers plans d'aide votés en 2022 et 2023. Plus quelques 35 milliards dévolus à Israël et à Taïwan, ces lointains protectorats à l'avenir de plus en plus incertain.
Voilà ce que vont coûter au contribuable yankee la trahison du gnome ex-trumpiste qui préside la Chambre des représentants de Washington et celle des derniers néo-cons du Grand Old Party, ces cancrelats déjà aussi fossilisés que le sénile président-marionnette de la Maison Blanche.
Quand on connaît, même de loin, la réalité sordide, digne des pires pays du Tiers-Monde, qui est celle de plusieurs centaines de villes et de comtés américains, dans le Middle-West, les montagnes du Montana, le vieux Sud profond ou les terres déshéritées de la région des Grands Lacs, on se dit qu'un certain nombre d'électeurs du pays de Lincoln et de Monroe vont avoir du mal à rester immobiles sur une chaise pendant pas mal de temps.
Bien sûr, chacun sait qu'une grande partie de ce fric sans aucune couverture or n'est que de la fausse monnaie qui vise moins à combler la banqueroute et la défaite programmées de l'entité mafieuse de Kiev qu'à galvaniser le cours des actions de Lockheed Martin ou de RTX.
Mais c'est peut-être surtout la gabegie de trop. Celle consommée par les élites de plus en plus démentes et irresponsables d'un empire en déclin, qui a cumulé plus de dettes et de déficits commerciaux que la plupart des nations les plus dispendieuses du monde.
Celle, espérons-le aussi, qui alimentera la colère nécessaire pour offrir à Trump un second mandat dans quelques mois.

13 avril 2024

CIVIL WAR : FILM PRÉMONITOIRE ?

Marc Amblard

13/4/2024 - Ce tout nouveau long métrage est un road trip qui retrace le voyage de quatre photo-reporters depuis la Floride jusqu'à Washington alors qu'une guerre civile embrase les USA.
C'est dur et violent. Caricatural. Une vraie claque.
Je ne m'attendais pas à ça.
Sans verser dans de tels excès, je crains que le pays bascule réellement dans une situation très difficile. J'ai beau chercher, je ne vois pas d'autre issue.
Jamais les États-Unis n'ont été autant divisés, clivés. Je l'ai déjà dit, il n'y a plus de démocratie à l'échelle fédérale. Et je suis convaincu que le clan mondialiste et va-t-en-guerre qui occupe désormais la Maison blanche n'acceptera jamais de céder le pouvoir aux conservateurs en novembre prochain.
Le choix du peuple importe peu. Tout se jouera dans les 6 États-pivot avec des bulletins de vote par correspondance sans contrôle d'identité, sans contrôle de signature. Ils représentent plus de 70% des voix exprimées et on en produira autant qu'il faudra pour assurer la victoire du candidat démocrate (probablement pas Biden, trop sénile).
Même si les médias n'en parlent pas, ceci est largement prouvé par des enquêtes de police, un rapport sénatorial et de nombreuses vidéos.
Problème, la manipulation est de plus en plus visible et de nombreux États républicains pourraient ne pas reconnaître la légitimité du prochain président. Ce sera le début d'une sécession. On en a vu les prémisses sur la frontière sud du Texas il y a quelques semaines.
Ce type de situation se finit souvent dans le sang, les forces gouvernementales s'opposant alors aux forces d'État.
Mais comme quelqu'un a dit : une fin dans l'horreur ne vaut-elle pas mieux qu'une horreur sans fin ?

13 février 2024

Fidèles sujets de l'Amérique perdante

Radu Portocala

S’il fallait résumer en peu de mots les quelques années d’après la fin de la Deuxième Guerre mondiale, que pourrait-on dire ? Que l’Union soviétique s’est emparée d’une partie du continent pour créer un glacis dont l’inspiration lui venait du « cordon sanitaire » avec lequel l’Occident avait tenté de l’isoler après la prise du pouvoir par les bolcheviks. Que les États-Unis se présentaient en sauveurs de l’Europe – ce qui n’est que partiellement vrai – et s’imposaient désormais en tant que ses défenseurs obligatoires. Que les deux avaient l’arme nucléaire. Enfin, que la peur était devenue le cœur de la politique étrangère de l’Occident.

L’OTAN, alliance défensive, a été créée pour apaiser cette peur – mais aussi pour l’entretenir – et les États-Unis se sont placés, comme il se devait, à sa tête. Le Pacte de Varsovie a été la réponse soviétique à cette initiative, et elle a agacé les Occidentaux, qui y voyaient les prémisses d’une agression. La « course aux armements » commençait. On ne savait presque rien des capacités militaires soviétiques, mais nous étions sûrs de notre supériorité. On ne savait rien des intentions de Moscou, mais nous étions sûrs qu’un jour ou l’autre, l’URSS devait nous faire la guerre. Et que nous allions la gagner.

Cette crainte et ces certitudes vaines, faisaient le pouvoir des États-Unis. Seule la France du général de Gaulle a su se tenir à l’écart de cet amalgame, se méfier des avertissements-assurances que Washington répandait. Mais cela est fini depuis longtemps.

Pendant quarante ans, la menace d’une invasion soviétique imminente a été le modus vivendi des Occidentaux, alimentée par les prévisions américaines. Nous nous agglomérions apeurés sous le « parapluie » des États-Unis, nous louions son existence providentielle et, de plus en plus, nous nous soumettions aux volontés de ce « grand frère » bienveillant.

À partir de 1989 – démantèlement du glacis est-européen de l’Union soviétique –, et 1991 – démantèlement de l’Union soviétique elle-même –, nous nous sommes mis à crier victoire, incapables, cependant, de dire comment nous avions vaincu. Incapables, en fin de compte, de reconnaître qu’il n’y avait eu aucune victoire de notre côté, et que nous avions tout simplement assisté à un effondrement dont nous ne sommes toujours pas en mesure de trouver les raisons, et dont nous ne voulons surtout pas imaginer qu’il ait pu être une ruse dirigée contre nous. Parce que cela ferait de nous, tout simplement, les perdants d’un jeu que nous ne comprenons pas.

Après le retrait de la Russie d’Allemagne de l’Est, le moyen a été trouvé de justifier post factum la peur et l’allégeance trans-atlantique. À plusieurs reprises, il nous a été raconté que des documents abandonnés par l’Armée Rouge – comme si cela était envisageable ! – prouvaient amplement les intentions guerrières du Kremlin ; des plans militaires détaillés montraient même comment la vaste offensive du Pacte de Varsovie contre l’Europe de l’Ouest se serait déroulée. Mais, devait-on comprendre, la vigilance de l’OTAN, sa force, son armement puissant avaient suffi pour tenir en respect le colosse de l’Est. Combien, donc, avions-nous eu raison de nous placer sous la coupe des lucides et puissants États-Unis ! Ils nous avaient fait éviter le pire – même si ce pire n’a jamais été démontré, sauf par ces trouvailles jamais prouvées.

L’époque Eltsyne semblait conduire vers la fin de la peur. Il se laissait faire, il donnait l’impression de vouloir adopter pour la Russie nos « valeurs », il paraissait accepter que son pays devienne un petit wagon attaché au long train américain. Mais Eltsyne n’a pas duré. Et Poutine, venu le remplacer, a montré bien vite qu’il n’acceptait pas de laisser choir la Russie à la position d’annexe quelconque. Et que nos « valeurs » l’intéressaient peu. C’était le bon argument pour que l’Occident aille de nouveau trouver réconfort à l’ombre de cette Amérique dont l’étrange toute-puissance lui faisait perdre, depuis 1945, toutes les guerres qu’elle déclenchait. Ces débâcles, semble-t-il, rassuraient un Occident qui se plaisait à glisser voluptueusement sur la pente de l’absurde.

L’arrivée de Donald Trump à la Maison Blanche mit l’enthousiasme en pause. On ne savait plus, dans nos brillantes chancelleries, quel ogre détester le plus : Poutine ou Trump – dont la victoire, nous expliquait-on, fausses preuves à l’appui, n’avait été possible que grâce aux ténébreuses manipulations russes.

Débarrassés de Trump, nous retrouvâmes notre ancienne certitude : celle qu’il nous est impossible de vivre sans l’Amérique. Que nous devons la suivre dans tous ses contre-exploits. Que nous devons faire nôtres toutes ses folies, qu’il s’agisse de ses lubies géopolitiques ou de ses désastreuses révolutions politiquement correctes. Elle est le sang qui coule dans nos veines. Même la gauche, autrefois radicalement anti-américaine, s’est fait son chantre. Dans un mouvement aux airs de suicide joyeux, nous nous accrochons à l’Amérique, refusant avec obstination de voir qu’elle ne nous veut aucun bien et que, très probablement, elle ne serait même plus en mesure de nous défendre.

D’où nous vient ce besoin d’acquiescement permanent, d’humble soumission ? Ce rejet de toute indépendance ? La « souveraineté européenne » dont Macron a fait son tellement creux fonds de commerce doit s’entendre « sous direction américaine ». Cette incapacité, ce refus à être nous-mêmes, de quel complexe vient-il ? Nous nous sommes affaiblis par notre volonté, petit à petit, comme si nous ne cherchions pas autre chose que d’arriver au plus vite à la mise sous tutelle. Jamais nous n’avons été à ce point inféodés à l’Amérique, absurdement heureux de notre sort précaire, et jamais elle ne nous l’a fait payer aussi cher. Car, guidés par notre mentor et suivant ses volontés, nous perdons tout, dans le monde et chez nous, et allons vers la ruine.

Comme les êtres voués au désastre de la drogue, nous sommes tombés sans raison dans cette dépendance, devenue, ces dernières années, vertigineuses. Sans nous rendre compte que notre protecteur est lui-même fragile. Et sans compter que s’il s’effondre, comme le laissent prévoir de plus en plus de signes, nous ne pourrons plus nous relever. L’Amérique nous aura lancé, certes, une bouée de sauvetage, mais il sera trop tard quand nous constaterons qu’elle est trouée.


Radu Portocala est écrivain et journaliste, spécialisé notamment en Relations Internationales.

Né, comme il dit, "à la pire époque de la Roumanie communiste", "venu au monde entre deux arrestations, celle de mon grand-père, tué en prison, et celle de mon père, c'est pour éviter ma propre arrestation, en 1977, que le gouvernement grec a fait des efforts immenses pour me faire sortir de Roumanie".

Il a travaillé pour Radio France International, a été correspondant de Voice of America, de la BBC, a également réalisé des émissions pour Radio Solidarnosc.

Il a collaboré au magazine Le Point, Courrier International, puis, plus récemment à Causeur, Atlantico et Politique Magazine.

Il a notamment publié :
- Autopsie du coup d'État roumain, Calman-Lévy,1990
- L'exécution des Ceausescu, Paris, Larousse, 2009
- Le vague tonitruant, Paris, Kryos, 2018
- La chute de Ceausescu, Paris, Kryos, 2019

https://www.laplace.news/

12 février 2024

Marc Amblard
11/2/2024

DONALD TRUMP EXCLU DU SCRUTIN PRÉSIDENTIEL EN NOVEMBRE 2024 ?
VOICI POURQUOI LA COUR SUPRÊME DES ETATS-UNIS LUI DONNERA RAISON

Bref rappel des faits

Il y a quelques semaines, la Haute Cour du Colorado a décidé d’exclure l’ancien président des bulletins de vote en novembre prochain. L’argument légal : celui-ci aurait incité ses troupes à pénétrer de force dans le Capitol le 6 janvier 2021 pour contester le résultat des élections présidentielles. Ainsi Trump aurait prétendument violé l'article 3 du 14e amendement de la Constitution américaine, une disposition qui interdit aux officiers qui se sont engagés dans une rébellion ou une insurrection d'exercer leurs fonctions.

Évidemment, Donald Trump a fait appel de cette décision devant la Cour Suprême des USA (Scotus). Et le moins qu’on puisse dire, c’est que le jugement du Colorado ne tient pas la route une seule seconde. Quatre raisons majeures :

1) Il n’a jamais été prouvé que Trump avait participé à une insurrection. Bien au contraire, il a encouragé ses électeurs présents à Washington ce jour-là à rentrer pacifiquement chez eux (si vous en doutez, regardez la vidéo de son discours). Il n’a jamais appelé à prendre les armes pour pénétrer illégalement dans le Capitol ;

2) l'article trois cité par la constitution précise clairement que le pouvoir de disqualifier un candidat revient au Congrès et non pas aux États ;

3) confirmer la décision du Colorado priverait de leur choix les électeurs des 49 autres états. De quel droit un seul état pourrait grever la liberté d’un pays entier en condamnant des millions de voix ? Autrement dit, pourquoi un État devrait décider de qui sera le président des États-Unis ;

4) maintenir la décision du Colorado pourrait pousser d'autres États à « riposter » en disqualifiant potentiellement d'autres candidats à la présidentielle. Impensable.

Affaire à suivre, la Scotus n’a pas encore rendu sa décision. RDV dans quelques semaines.

25 janvier 2024

USA - DANS UN PEU PLUS DE NEUF MOIS SE DÉROULERONT DES ÉLECTIONS PRÉSIDENTIELLES SOUS TRÈS HAUTE TENSION (I)

Marc Amblard

25/1/2024 - Ceux qui me suivent connaissent déjà mon point de vue sur les prochaines échéances électorales américaines :

1. Joe Biden ne sera probablement pas candidat à sa réélection. Il est sénile, corrompu et grillé. Il sera remplacé par quelqu’un de plus présentable (comme Michelle Obama ou autre). La seule éventualité de son maintien serait l’empêchement de D. Trump avant novembre prochain. Auquel cas, la seconde candidate républicaine Nikki Haley, très « démocrate compatible » bénéficierait du soutien de la gauche pour remporter les élections.

2. Donald Trump ne sera pas réélu. Qu’il ait le soutien d’une forte majorité du peuple américain ne change rien à l’affaire. Les élections se gagnent désormais grâce aux votes par correspondance qu’on envoie par la poste ou bien qu’on dépose dans des boîtes de rue. Ils représentent désormais plus de 70% des voix exprimées et ne subissent aucun contrôle. Les démocrates peuvent en produire autant que nécessaire. Soyons bien conscients qu’ils n’ont absolument pas l’intention de laisser revenir Trump. Et ce, quoi qu’il en coûte. Ce serait pour eux catastrophique. Comme ils contrôlent à présent toutes les commissions électorales et les juridictions compétentes, cela ne représente pas un obstacle insurmontable.

3. De nombreux États rouges (républicains), majoritaires sur le plan national, n’accepteront pas le verdict des urnes. Les manipulations seront cette fois-ci trop visibles. Bien plus qu’en 2020 et 2022. Le pouvoir fédéral sera alors incité à prendre des mesures liberticides pour contenir les tentations de révolte. Des mesures que rejetteront les États les plus concernés. En contestant la légitimité de la Maison blanche et du Congrès, ils feront acte de sécession. Le pays a déjà connu cette situation et force est de constater que tous les voyants sont en train de clignoter.

Vous en doutez ? Observez le bras de fer qui se joue actuellement entre le Texas et Washington au sujet de l’immigration illégale. La police d’État chargée de stopper les migrants sur la frontière affronte actuellement la police fédérale mandatée pour favoriser leur accueil. Et le Texas est actuellement rejoint par d’autres États qui adoptent la même position.

23 janvier 2024

PRÉSIDENTIELLES US : POURQUOI L’ABANDON DE RON DESANTIS N’EST PAS UNE BONNE NOUVELLE

Marc Amblard

22/1/2024 - Ron de Santis se retire de la course à la présidentielle : deux points que beaucoup n’ont pas encore compris.
Point 1 – RDS a bénéficié de financements colossaux assurés par 42 milliardaires. Signalons que son équipe a dépensé 200 millions de dollars pour tenter de gagner la primaire de l'Iowa. Seulement, si RDS a pu lever autant de fonds auprès de généreux donateurs, ce n’est pas pour battre Biden mais Trump. RDS devait être l’arme anti-Trump.
Point 2 – Le retrait de RDS est très inquiétant. En effet, cela posera un sérieux problème si, pour une raison ou une autre, Trump ne pouvait pas se présenter le 5 novembre prochain (empêchement judiciaire, maladie ou même décès). Dans ce cas, Nikki Haley remonterait en pole position parmi les candidats républicains. Or, l’ancienne gouverneure de la Caroline du Sud et proche d’Hilary Clinton a clairement affiché durant la campagne son positionnement neocons : elle prône un renforcement des USA dans les conflits extérieurs notamment en Ukraine où elle est prête à envoyer des troupes. C’est d’ailleurs une des raisons pour lesquelles elle a la faveur de nombreux démocrates.
Bref, plutôt que nous réjouir, l’annonce de Ron DeSantis (que j’apprécie beaucoup par ailleurs) devrait nous faire réfléchir.

13 janvier 2024

Yann Thibaud

Pendant toute ma jeunesse, j'ai fantasmé sur les États-Unis, leurs grands espaces, en particulier les canyons si exotiques des westerns vus à la télé, mais surtout leur fabuleuse musique pop ou rock exhalant la pulsion de vie et le désir de liberté, contrastant tellement avec l'ambiance étriquée et coincée de la petite ville de province où je résidais alors, leurs vêtements si cools, fonctionnels et confortables, leur étrange et mystérieux mouvement hippie et « flower power » et ses promesses de bonheur, les merveilleux livres de « channeling » révélant des concepts et savoirs nouveaux, issus d'autres plans ou niveaux de conscience ; tout, dans ce lointain pays, me faisait rêver et m'attirait irrésistiblement !
Et puis je m'y suis rendu, en particulier à San Francisco, souhaitant arpenter le mythique quartier hippie de "Haight-Ashbury".
Et j'ai alors découvert « l'envers du décor » : la saleté, la misère, le désespoir des « homeless », ces spectres blafards, poussant leurs misérables caddies, rassemblant toutes leurs pauvres affaires, le nationalisme exacerbé, les centres « new-âge », repères de bourgeois satisfaits et hypocrites, dont la seule religion semblait être celle du dollar...
Étrange pays, semblant concentrer sur son sol le meilleur et le pire, tant d'espérances exaltantes et tant de déceptions désabusées !
De retour en France, je me suis mis, pour la première fois de ma vie, à aimer mon pays !
Et à apprécier « l'esprit français », ce mélange étonnant et unique de douceur et de sensualité, de modération et d'équilibre, d'humour et d'impertinence, d'idéalisme et de légèreté.
C'est alors qu'ont commencé à nous venir d'outre-Atlantique, toute une série d'idéologies, de plus en plus dangereuses et aliénantes : tout d'abord l'effrayant néolibéralisme, consistant à rendre systématiquement les riches de plus en plus riches, et les pauvres de plus en plus pauvres ; le funeste néoconservatisme, consistant pour l'essentiel à se chercher constamment des ennemis à qui faire la guerre, sinistre doctrine d'essence paranoïaque, responsable de la mort et de la souffrance inutiles de millions d'êtres humains ; le comportementalisme, visant à formater et conditionner l'être humain, afin de le rendre conforme aux exigences et besoins du capitalisme ; ce que j'appelle la « pseudo-spiritualité », consistant à ne surtout jamais penser ni réfléchir et à interdire tout esprit critique, en prétendant, de surcroît, que la vérité n'existe pas, afin de créer chaos et confusion dans le psychisme humain ; le délirant transhumanisme, se fixant pour objectif de transformer l'humanité entière en créatures robotiques, sans corps, ni cœur, ni esprit ; pour finir par l'épouvantable wokisme et la terrifiante « cancel culture », doctrine totalitaire, sorte de retour ou résurgence du puritanisme anglo-saxon, de sinistre mémoire.
Ce que j'en ai conclu, c'est que la France, de par sa longue histoire et sa sagesse immémoriale, laborieusement acquise au fil des siècles, pouvait constituer un foyer de résistance au raz-de-marée ou au bulldozer étatsunien, qui nous submerge et nous entraîne, irrésistiblement semble-t-il, vers toutes ses folies.
Non seulement un foyer de résistance, mais aussi et surtout, un foyer d'inventivité et de créativité ; car la France me semble-t-il, possède les qualités de finesse, d'hédonisme et de modération, qui font tant défaut à l'Amérique conquérante, devant laquelle nos élites se couchent et se prosternent, trahissant tout à la fois notre pays et sa culture plurimillénaire.
J'ai fini par comprendre et conclure que je vivais dans le bon pays, celui qui, je l'espère, sera capable de donner au monde une nouvelle vision de la culture et de la spiritualité, rassemblant le meilleur de l'ensemble des aventures civilisationnelles qui se sont succédées, depuis des millénaires, à la surface de cette planète.
Le pays xénophile qu'est la France s'avérant, pour cette raison même, en mesure d'effectuer la synthèse civilisationnelle qui nous manque tant et dont nous avons urgemment besoin aujourd'hui.

22 décembre 2023

USA - QUI PEUT ENCORE CROIRE À LA LÉGITIMITÉ DE L’ACTUEL PRÉSIDENT ?

Marc Amblard

Un nouveau sondage mené par le Heartland Institute et Rasmussen Reports (lien en commentaire) confirme le caractère frauduleux des élections de novembre 2020 :
- 21% des électeurs par correspondance ont admis avoir rempli un bulletin pour un ami ou un membre de la famille ;
- 19% des électeurs par correspondance ont admis qu'un ami ou un membre de leur famille avait rempli un bulletin en leur nom ;
- 17% des électeurs par correspondance ont admis avoir voté dans un État où ils ne sont plus résidents permanents ;
- 17% des électeurs par correspondance ont déclaré avoir voté pour un ami ou un membre de leur famille avec ou sans sa permission.
Chacun de ces cas est illégal et constitue une fraude électorale. De plus, ces catégories ne s’excluent pas mutuellement, ce qui signifie que les répondants pourraient s’être livrés à de multiples formes de fraude électorale.
Deux précisions :
1) Les bulletins par correspondance démocrates sont deux fois plus nombreux que les bulletins républicains.
2) Les irrégularités révélées par le sondage sont bien supérieures à la marge qui a permis de faire passer Joe Biden devant son rival Donald Trump.
Je rappelle qu’aux USA, depuis le Covid, près de 70% des électeurs votent par correspondance par voie postale ou bien en déposant un bulletin dans une urne de rue. Aucun contrôle d’identité. Aucun contrôle d’adresse. Des scrutins dignes d’une république bananière du Centrafrique.
Peut-on alors espérer un durcissement de la législation électorale avant les prochaines présidentielles ? Clairement non. Les démocrates et une partie des élus républicains s’y opposent.
Je voterai en novembre 2024 tout en sachant hélas que cela ne sera probablement d’aucune utilité.

16 décembre 2023

USA - LA CHAMBRE DES REPRÉSENTANTS ENGAGE UNE PROCÉDURE POUR DESTITUER JOE BIDEN

Marc Amblard


1. L'enquête qui vise depuis plusieurs mois le fils Hunter a révélé l'ampleur de la corruption de Joe Biden alors qu’il était le vice-président de Barak Obama. J’invite ceux qui auraient des doutes à visionner une vidéo de 2016, dans laquelle Biden se vante d’avoir fait licencier le procureur général ukrainien pour avoir enquêté sur Burisma, compagnie gazière qui versait des pots de vin à Hunter. Biden a soudoyé l’Ukraine en suspendant l’aide américaine jusqu’à ce que le procureur soit limogé. Vidéo ci-dessous.

2. Les dossiers de vol montrent que Hunter a volé sur Air Force 2 plus de 400 fois pendant que son père était au pouvoir. Il existe d’innombrables e-mails et SMS adressés à Hunter Biden le remerciant de les avoir présentés à son père Joe.

3. Des messages WhatsApp de Hunter révélés aux procureurs prouvent qu’il utilise le nom de son père pour conclure des accords commerciaux en proférant parfois des menaces de représailles. L'ordinateur oublié par le fils chez un réparateur a fourni une montagne de preuves contre le père (notamment les commissions de 10% qu’il percevait contre influence).

4. Ce système de paiement occulte vise le fils, le père mais également le frère du président James Biden ainsi que la maîtresse de Hunter et épouse de son fils décédé Beau, Hallie Biden. C’est ce qu’a révélé la direction de Cathay Bank avec les montants correspondants.
 
5. Attention, ne soyons pas dupes. L’enquête sur le président ne peut prospérer qu’avec l’accord des démocrates, majoritaires au Sénat. Cette procédure sert en réalité leurs intérêts : faire en sorte que Joe Biden ne se représente pas aux prochaines présidentielles pour placer un candidat plus « présentable ». L’actuel président est si peu populaire que son déficit de voix pourrait ne pas être compensé par la fraude électorale en novembre 2024.
Marc Amblard - 15/12/2023

6 septembre 2023

Radu Portocala

Éric Branca, L’ami américain, Ed. Perrin, coll. Tempus, 2022

En ce temps où l’Europe est en passe de s’inféoder inconditionnellement aux États-Unis et où la politique désastreuse de ceux-ci conduit tout le continent à la ruine, le livre d’Éric Branca est une lecture indispensable.
Spécialiste de de Gaulle et des États-Unis, Éric Branca a étudié les archives déclassifiées de Washington, retraçant toutes les étapes de l’hostilité contre le Général qu’ont manifestée les diverses administrations américaines durant ses mandats à la tête de la France. Toutes leurs tentatives, aussi, de déstabiliser le pays pour mieux le soumettre.
Il est surprenant de découvrir dans ces pages que ce que les Américains ont tenté de faire en France, à partir de 1945, est similaire à ce que les Soviétiques ont fait, à la même époque, dans l’Europe de centre et de l’Est qu’ils venaient de placer sous leur obédience.
De Gaulle s’y est opposé avec une fermeté qui lui a valu beaucoup d’animosités dans le monde occidental et même en France. Ses successeurs, eux, se sont laissés dominer, avec une docilité qui, d’un mandat à l’autre, est allée en s’accroissant.

26 août 2023

Biden père et fils : une mafia à la Maison-Blanche

H16

Comme toute la presse occidentale, la presse française s’épanche régulièrement et goulûment sur les imbroglios judiciaires dans lesquels semble actuellement s’empêtrer Donald Trump aux États-Unis, alors que la campagne pour l’élection présidentielle de 2024 commence tout juste. Cependant, on ne pourra s’empêcher de noter sa grande discrétion lorsqu’il s’agit de revenir sur les rocambolesques affaires de la famille Biden…

Pourtant, il y a d’autant plus à dire sur Biden père et fils que l’asymétrie est grande entre le traitement judiciaire subi par Trump et celui, nettement plus conciliant, que les Biden supportent : là où Trump multiplie les mises en examen, la justice américaine semble étonnamment empotée lorsqu’il s’agit de poursuivre tant Hunter que Joe dont les casseroles s’accumulent maintenant avec une fréquence soutenue.


Un précédent billet d’octobre de l’année dernière détaillait les derniers rebondissements touchant le fils, Hunter, et montrait à quel point il lui serait difficile de passer entre les gouttes : les informations contenues dans son ordinateur portable ont notamment permis d’établir un nombre phénoménal de crimes et délits.

Au passage, il sera difficile d’oublier que ce portable avait été qualifié d’invention et d’intox par l’actuel locataire de la Maison Blanche, ainsi que par des représentants de différentes agences de renseignements, avant que tout ce petit monde se voie réfuté par l’accumulation d’éléments de preuves coïncidentes et de témoignages de plus en plus incriminants.

Ces dernières semaines, les affaires dans lesquelles se sont empêtrés aussi bien le père que le fils Biden s’accélèrent nettement : les enquêtes menées par le Congrès américain ont levé suffisamment de lièvres pour que même la presse de grand chemin – l’américaine, tout au plus, la française est encore coincée en 2019 – évoquent les malversations qui touchent la famille présidentielle, d’ailleurs au point de gêner la candidature de Joe Biden à sa propre succession. Ce qui, au passage, donne d’intéressantes tentatives médiatiques de pousser Michelle Obama comme candidate démocrate de remplacement.

Et il y a de quoi s’interroger sur la viabilité de l’actuel candidat démocrate. Outre son état de santé général qui laisse de plus en plus à désirer, on découvre à présent que son fils était directement mêlé à des opérations en coulisse visant à la mise en accusation de Trump (son “impeachment”), qu’il contactait son père de façon régulière tant dans le cadre politique que dans le cadre de ses affaires véreuses avec des puissances étrangères (Chine, Roumanie, Ukraine) et que pour ce faire, Joe utilisait une panoplie de pseudonymes.

Autrement dit, il n’y a plus aucun doute que le Vice-Président Biden, sous l’administration Obama, a bel et bien utilisé son pouvoir pour monnayer son influence et encaisser de fortes sommes de ces puissances étrangères.


Pour un président en exercice, cela donne un tableau croquignolet, d’autant que le même corrompu prétendait, lors du débat de campagne présidentielle en 2020, n’avoir pas touché un centime frauduleux. Les médias en seront pour leur frais mais rassurez-vous, aucun ne fera son mea culpa, y compris en France.

Pourtant, il y a de quoi : lors de ce fameux débat, tous les éléments que Trump balançait contre son opposant d’alors se révèlent maintenant parfaitement exacts, et on peut largement reprocher aux médias de n’avoir pas fait la moindre enquête et, pire, d’avoir prétendu que l’ex-président mentait ou affabulait.

En pratique, l’actuel Oversight Committee du Congrès américain chargé de la Transparence a mis à disposition publique un graphique complet, détaillé et animé de tout ce qu’a fait Biden depuis 2009 (à son entrée en fonction dans l’administration Obama) avec les éléments factuels démontrant son implication et sa corruption dans un nombre effarant d’affaires jusqu’en 2023 couvrant tous ses trafics d’influences, ainsi que les transactions financières (dodues), leurs sources, leurs destinations dans la famille Biden et leurs montants.

Dans ce contexte, l’accumulation des révélation sur la famille Biden et son niveau de corruption obligent à noter la cadence étonnante des événements politiques américains : à chaque fois qu’une nouvelle affaire explosive venait s’ajouter à la litanie des corruptions, détournements et autres malversations de la famille Biden, immédiatement après, Trump subissait une nouvelle mise en examen sur des motifs de plus en plus fumeux, mais dont la médiatisation a largement aidé à camoufler les déboires catastrophiques de l’actuel occupant de la Maison-Blanche.

Ainsi, il ne s’est pas écoulé plus d’une quinzaine de jours entre les révélations de cet Oversight Committee et la mise en examen de Trump du 4 avril dernier. Le 8 juin, le Congrès obtient les détails (particulièrement incriminants) de l’enquête du FBI au sujet des Biden (père et fils) ; le lendemain, le 9 juin, Trump est à nouveau mis en examen pour une autre affaire. Le 26 juillet, on apprend que l’accord judiciaire, ultra-favorable à Hunter Biden et qui lui permettait d’échapper à la prison, est à tel point rempli de conditions favorables à l’accusé que le juge ne peut le valider. Sans surprise, le lendemain encore, le 27 juillet, Trump est à nouveau mis en examen pour une troisième affaire. Enfin, le 31 juillet, Devon Archer témoigne du système de trafic d’influence du père et du fils Biden, témoignage qui sera très vite oublié puisque le lendemain, le 1er Août, Trump se retrouve mis en examen pour une quatrième affaire.

Il apparaît finalement que le 45e président américain a donc eu raison sur bien des choses, à commencer par les plus importantes.

Le “Russiagate” était bien complètement bidon et montrait surtout que l’ensemble des allégations étaient montées de toutes pièces, ceci grâce à l’aide des agences gouvernementales (FBI notamment) comme le prouvèrent les TwitterFiles (évoquées ici et en fin d’année dernière).

Son entêtement à rappeler que le virus provenait d’un laboratoire chinois n’apparaît plus du tout comme une théorie farfelue. C’est même la plus solide, les autres théories relevant de plus en plus de la rigolade.

Enfin, comme on vient de le voir, ses allégations tant sur le “portable de l’enfer” que sur le niveau de corruption des Biden sont maintenant avérées.

Dès lors, et compte-tenu du nombre grandissant d’éléments factuels sur les irrégularités des élections 2020, combien de temps s’écoulera-t-il avant qu’on découvre, benoîtement, que ces dernières furent complètement truquées au point de lui ravir frauduleusement la victoire, et qu’à ce titre, Biden occuperait donc son poste de façon illégitime ?

Parions que les prochains mois permettront d’y voir plus clair. Quoi qu’il advienne, on peut cependant garantir que les médias, jadis quatrième pouvoir et maintenant véritables outils de propagande, feront absolument tout pour camoufler tout changement de narratif.


25 mai 2023

Ce que montre le rapport Durham

H16

Magie d’une presse nationale devenue parfaitement inutile : vous n’avez probablement pas entendu parler du “rapport Durham“, du nom de ce procureur spécial du Département de la Justice des États-Unis, chargé par Trump en 2019 d’enquêter sur les raisons qui ont poussé le FBI à lancer des investigations sur l’éventuelle collusion entre le président et la Russie. Ce rapport est sorti il y a quelques jours et son contenu est tout simplement explosif.

Ceux qui voudront jeter un œil dans les plus de trois cents pages qui le composent pourront le consulter via ce lien. Ce rapport jette plus d’un pavé dans une mare déjà fort trouble des précédentes découvertes que les dernières années ont permises, et qui concernent la présidence Trump ainsi que les clans Obama, Biden et Clinton.


Pour rappel, pendant la campagne électorale américaine de 2016 opposant Donald Trump à Hillary Clinton, la presse avait abondamment relayé les affirmations selon lesquelles Trump aurait bénéficié d’appuis du Kremlin. La presse américaine prétendait étayer ces allégations grâce aux éléments fournis par Hillary Clinton et l’équipe de sa campagne électorale, transmis au FBI pour lui permettre de faire une enquête approfondie qui continuera d’alimenter la chronique pendant les quatre années de présidence Trump.

À l’époque, personne n’avait voulu faire le lien entre l’apparition de ces allégations de collusion et le fait qu’Hillary Clinton était elle-même empêtrée dans des affaires de divulgation d’e-mails classifiés à partir d’un serveur informatique non sécurisé. L’un et l’autre candidats semblaient mouillés dans différentes magouilles, voilà tout.

Cependant, les années qui ont suivi ont permis d’y voir un peu plus clair, nonobstant l’impressionnant travail de camouflage, de mensonge par omission voire de pure propagande de toute la presse, tant américaine que dans le reste du monde, pour tenter à la fois de discréditer Donald Trump et de blanchir Hillary Clinton : alors qu’il apparaissait de plus en plus évident que Clinton avait bel et bien fait fuiter (plutôt volontairement que le contraire) des secrets d’État sur son serveur d’e-mails personnel, les allégations concernant Trump peinaient de plus en plus à trouver de la substance.

Malgré l’absence marquée de toute preuve solide, les médias continuèrent de plus belle à donner du grain à moudre à la thèse d’une collusion entre Trump et la Russie, utilisant même cet angle pour complètement passer sous silence les révélations contenues dans le portable de Hunter Biden qu’on fit alors passer pour une pure intoxication des services russes.


En matière de propagande et de manipulation du public par les médias, les élections américaines de 2020 furent une véritable apothéose : malgré des soupçons de fraudes graves dès le lendemain de la présidentielle en Novembre et les rebondissements qui émaillèrent les mois suivants, le public fut pour ainsi dire forcé de croire à la thèse officielle selon laquelle Joe Biden aurait été élu dans une élection aussi propre et sécurisée que possible, et bien que peinant à rassembler 500 péquins dans une grande ville pour ses meetings politiques, il aurait donc gagné contre un type qui n’avait eu aucun mal à en rassembler 50.000 dans des champs au milieu de nulle part.

Les doutes persistaient cependant, tant sur ces élections que sur les allégations de collusion ou que sur les comportements de la presse, des administrations et des grandes compagnies de réseaux sociaux pendant ces périodes troublées.

Et ces doutes furent du reste largement alimentés par ce qu’on a découvert depuis : finalement, de “Twitter files” en “Twitter files”, le public a péniblement pris conscience qu’on l’avait clairement enfumé au sujet de l’ordinateur de Hunter Biden, le fils de l’actuel président. Non seulement, c’était bien le sien, mais en plus contenait-il largement de quoi faire sauter la présidence ; ceux que la presse avait compulsivement appelés “complotistes” pendant toutes ces années avaient, une fois encore, raison.

Parallèlement, les enquêtes citoyennes notamment menées sur la qualité des votes enregistrés pendant les élections de 2020 permirent de lever d’autres lièvres plus ou moins agiles. Ainsi, à moins d’être particulièrement épais, il ne fait plus de doute que les machines de vote et de tabulation de Dominion ou de Konnech sont fort mal sécurisées et ont largement pu constituer un vecteur d’attaques pour du bourrage d’urnes électroniques. Pire, le documentaire “2000 Mules” a amplement détaillé l’utilisation du vote par correspondance pour des bourrages d’urne dans les comtés les plus à même de faire basculer des États entiers en faveur de Biden.


Enfin, en 2022, le changement de majorité à la Chambre des représentants américains fut l’occasion de revenir en détail sur les événements du 6 janvier 2021 qui furent à l’époque présentés comme un envahissement violent du Congrès américain par des partisans pro-Trump, une véritable tentative de coup d’État que seules les courageuses forces de l’ordre locales purent repousser héroïquement. L’analyse des bandes vidéos des caméras de sécurité disponibles sur tout le périmètre a largement permis de remettre en cause cette thèse officielle qui ne tient que par le silence compact des médias de grand chemin, confrontés à leurs biais et leur volonté de consolider des bobards de plus en plus gros.

Quant au rapport Durham, il apporte maintenant la preuve définitive de la collusion des administrations et des agences de renseignement contre Trump. Il montre ainsi que le FBI a lancé ses enquêtes, largement médiatisées, en ne se basant sur aucun élément de preuve ou de soupçons raisonnables. Il montre aussi que les éléments fournis par Hillary Clinton étaient totalement fabriqués, que le FBI le savait et que ce sont les fonds de campagne pour l’élection de Clinton qui servirent à financer ces fabrications. Le même rapport démontre que ce FBI a commodément abandonné toutes poursuites contre Clinton en pariant sur son élection en 2016, ce qui, au passage, met sur le tapis l’indépendance de la justice et démontre une nouvelle forme de capture du Department of Justice par le gouvernement actuel.

Tout ceci constitue en fait à la fois une interférence claire dans l’administration Trump de 2016 à 2020, au frais du contribuable américain, une source d’interférence pour la campagne 2020, et une trahison de ces agences vis-à-vis des fonctions qu’elles sont censées servir. Ces interférences s’ajoutent à celles de plusieurs personnels des agences de renseignement (qui mentirent, en toute connaissance de cause, sur la provenance du portable de Biden).

De façon générale, ces différents éléments ne peuvent aboutir qu’à une perte globale de la confiance du public envers ses institutions. Sans surprise d’ailleurs, la majorité des Américains ne croit plus à la thèse officielle des élections sûres et efficaces les plus sécurisées et les mieux organisées de l’Histoire.


Ceci pose plusieurs problèmes de fond : comment imaginer une représentation démocratique si le processus de vote est à ce point entaché d’irrégularités ? Comment faire confiance à la Justice si cette dernière semble elle-même corrompue ? Où se situe vraiment le débat démocratique lorsque les médias sont à ce point manipulateurs et biaisés, et qu’ils exercent tout leur pouvoir pour garantir que la liberté d’expression sera aussi contrainte que possible ?

D’autre part, de l’autre côté de l’Atlantique, peut-on réellement se rassurer en feignant de croire que ce qu’on observe aux États-Unis n’est pas transposable en Europe et en France en particulier où les médias et la justice sont, eux aussi, totalement politisés, plus du tout pluralistes et équilibrés ?

Peut-on même envisager sereinement les prochaines élections dites “démocratiques” dans les pays occidentaux alors même que ces médias ont fait une impasse presque totale sur le résultat de ce rapport Durham qui démontre pourtant un dysfonctionnement grave des institutions et, par voie de conséquence, des médias eux-mêmes ?

Quelle confiance peut-on réellement accorder à ces politiciens, à ces institutions et ces journalistes alors que, sur les quatre dernières années, ils ont largement prouvé non seulement qu’ils mentaient, mais qu’ils le faisaient pour des raisons de plus en plus toxiques et nuisibles ?



16 mars 2023

Tiephaine Soter

Pendant qu'Euronews explique que finalement c'est bon, la crise bancaire est passée et qu'il n'y aura pas de conséquences parce que le système est solide, Crédit Suisse explique qu'en fait, sa façon de rapporter ses opérations "avait des failles et des lacunes", et explique dans le même temps qu'ils n'ont pas encore réussi à "contenir les retraits des clients".
 
Dans le même temps, la Fed explique qu'elle va imprimer autant de billets qu'il faudra pour garantir que le système ne va pas s'effondrer, une manière détournée de dire qu'ils vont préférer l'hyperinflation pour sauver le système, sans nettoyer celui-ci des mécanismes qui créent des problèmes de plus en plus énormes à chaque fois depuis les années 1980.
 
La crise n'est pas passée. Ce qui s'est passé hier n'est qu'un petit hoquet, le prélude à quelque chose de beaucoup plus gros qu'on sent venir depuis au moins 5 ans. On est typiquement dans le même type d'événement que la crise provoquée par Bear Sterns en juin-juillet 2007.
 
Là ce qui se passe, c'est que tout le monde financier se rue sur les obligations, en particulier sur les bons du trésor américain, parce qu'ils ont (AVAIENT) des taux intéressants. La mécanique du truc c'est que plus il y a de demande sur le bon (plus il y a d'acheteurs), plus le taux, et donc le rendement, baisse. Or, les positions des organismes financiers, notamment dans les produits dérivés, sont basées sur le taux attendu à une date précise.
 
Si le taux baisse trop avant cette date, l'organisme financier perd de l'argent, et doit donc s'en débarrasser rapidement pour prendre une meilleure position. Là, comme le taux des bons à 10 ans a baissé de 0,5% rien que sur la journée d'hier, il y a des dizaines de milliards de dollars qui se sont évanouis sur le marché des produits dérivés (non comptabilisé dans les comptabilités, ce sont des opérations "sous le comptoir").
 
Cette crise bancaire est, à très court terme, une excellente nouvelle pour l'État américain, puisque sa dette souveraine est financée grâce aux bons du trésor. Le problème c'est que si pour le moment c'est très bon signe, il va y avoir un contrecoup lorsque les banques auront eu leur cash de la part de la Fed : les bons du trésor vont voir leurs taux remonter d'un coup, ce qui devrait plomber la dette. Il se trouve justement que d'ici juin 2023, il y a un risque que les USA fassent défaut sur leur dette (c'est-à-dire qu'ils ne puissent pas rembourser les bons du trésor émis il y a 10 ans).
 
Il y a des bruissements en ce sens depuis le début de l'année, et beaucoup de monde en coulisse cherche des solutions, même de court terme. Ce risque ne cesse de s'accentuer à chaque fois qu'un État accepte de passer ses opérations commerciales bilatérales dans les monnaies nationales, sans passer par le dollar, qui est devenu incontournable en 1945 avec les accords de Bretton Woods (il fallait impérativement acheter des dollars pour acheter de l'or, donc toutes les monnaies dépendaient du dollar, ce n'est plus le cas depuis 1973, mais le système est resté, à la fois par habitude et parce que les USA ont largement fait en sorte de maintenir le dollar comme monnaie de référence, quitte à dégommer les dirigeants qui voulaient revenir à un "standard or"). Dernièrement, l'Inde, la Chine, la Russie, l'Iran, l'Arabie Saoudite et quelques autres pays importants, ont passé une série d'accords bilatéraux pour se passer du dollar et commercer dans leurs monnaies respectives.
 
En gros, ce que ça veut dire, tout ce que je viens d'écrire, c'est qu'il y a un risque, encore faible mais qui commence à se préciser de façon assez sérieuse, pour que le dollar s'effondre d'ici cet été, ou en tout cas dans les années qui viennent. 14/3/2023

15 mars 2023

FAILLITES AMÉRICAINES

Gabriel Nerciat

Ah ben ça, alors !
Le vieux parrain irlandais, élu grâce à la fraude la plus massive de l'histoire des États-Unis, et qui n'a pas craint de dépenser sur le dos du Trésor et du contribuable américains plus de cent milliards de dollars afin de financer l'effort de guerre de l'entité ukrainienne contre Moscou, n'a pas vu venir la banqueroute de la principale banque d'affaires de la Silicon Valley (et l'on sait, ou l'on devrait savoir, à quel point le bilan comptable lui aussi largement frauduleux des grandes banques commerciales américaines sert à gonfler artificiellement un PIB national au moins aussi faisandé que la poitrine des sœurs Kardashian).
Ce serait trop bête, admettons-le : au moment même où les thuriféraires exaltés du Monde libre (libre de faire faillite, en tout cas) pouvaient enfin nourrir l'espérance d'une juteuse Troisième Guerre Mondiale qui aurait donné raison au soldat Fukuyama avec quelques trente ans de retard, ne voilà-t-il pas que reviennent soudain les spectres de 1929 et de l'explosion des Subprimes.
Peut-être que le pire danger pour le libéralisme, finalement – surtout le libéralisme prédateur, financiarisé, sectaire, dogmatique et passablement schizophrène des quarante dernières années – n'a jamais été le risque d'une quelconque révolution socialiste ou anarchiste mondiale, mais tout simplement le devenir du capitalisme lui-même.
En tout cas, cette hypothèse me semble au moins aussi crédible et vraisemblable que celles de Marx et de Bakounine. Il conviendrait de l'approfondir, même si ça ne fera pas plaisir aux disciples de Milton Friedman et de Raymond Aron.
En attendant, il y a quelques jours, à Pékin, Xi Jinping a réalisé et acté en grande pompe la réconciliation officielle entre l'Arabie saoudite et la République islamique d'Iran, les deux plus grands ennemis du monde musulman et aussi les deux plus gros producteurs d'hydrocarbure du Moyen-Orient.
On comprend que nos médias préfèrent parler de la future et foudroyante contre-offensive otano-kiévienne censée venir couper le front russe en deux (et pourquoi pas pulvériser toute la Russie), ou bien de la fonte des glaciers polaires. Cela n'est pas vraiment pour aujourd'hui ni pour demain, mais ça permet de faire passer le temps.
La chute de l'empire américain, elle, est bien là, et elle est presque aussi drôle à suivre que la comédie de mœurs québécoise de la précédente décennie qui portait le même nom.

13 mars 2023

La prochaine guerre, au coin du feu ?

Yann Bizien

Madame Ursula von der Leyen serait candidate à la fonction de secrétaire générale de l'OTAN dans le cas ou elle ne serait pas reconduite à la tête de la commission européenne. Elle a d'ailleurs rencontré hier à la maison blanche le vrai patron de l'OTAN, Joe Biden, qui finance le fonctionnement de l’Alliance Atlantique à hauteur de 69%.

Les Américains ont en effet besoin d'un secrétaire général de l'OTAN totalement aligné sur leur obsession d’endiguement de la Chine. Et ils entendent bien utiliser leur bras politico-militaire, l'OTAN, pour cette guerre du siècle.

Joe Biden a probablement l'idée de cautionner la première candidature d'une femme allemande sur ce poste dans le but d'entraîner toute l’Union européenne dans la grande croisade américaine contre la Chine, après leur guerre contre la Russie en Ukraine.

Les peuples occidentaux sont devenus des agents de production et de consommation au service de ceux qui font la guerre en permanence. Ils financent désormais les guerres voulues et conduites à distance par les États-Unis. Ils sont les petits esclaves du train de vie US.

Silicon Valley Bank, Silvergate, Signature bank : du rififi chez les bancaires

H16

Voilà, on y est : les premiers effets du resserrement de la politique monétaire de la Federal Reserve se font sentir avec la faillite de la Silicon Valley Bank…

La nouvelle n’a pas eu le temps de faire beaucoup de bruit de ce côté-ci de l’Atlantique, mais on peut raisonnablement estimer que cette faillite pourrait faire parler d’elle dans les prochains jours, notamment si l’on tient compte des ramifications possibles de cette déroute financière.

Dans l’immédiat, la banque californienne, spécialisée dans la bancarisation des start-ups de la Silicon Valley et qui représentait tout de même la 16ème banque aux États-Unis par la taille de ses actifs, a vu ses cours de bourse s’effondrer.


Cet effondrement n’a rien d’étonnant : après une journée de jeudi (8 mars) où la plupart de ses clients se sont rués pour retirer leurs fonds, la banque s’est retrouvée sans liquidités et a été fermée vendredi par l’autorité de régulation bancaire de l’État de Californie qui va maintenant tenter de régler cette situation qu’on imagine complexe pour les millions de clients (particuliers et entreprises) concernés.

Pour résumer, suite à une tentative échouée de levée de fonds lancée par la banque, les investisseurs et les déposants ont réagi à cet échec en commençant à retirer jusqu’à 42 milliards de dollars des dépôts de la banque jeudi dernier, ce qui a provoqué un “bank run” ou panique bancaire.

Silicon Valley Bank (SVB) était en effet très dépendante des taux d’intérêts appliqués par la Fed : spécialisée dans les startups, ses clients étaient généralement d’autant mieux capitalisés que les politiques monétaires accommodantes leur assuraient un flux important d’argent frais. Ces montants étaient investis par SVB dans des titres et obligations de l’État américain (notamment pour des obligations légales), dont la valeur a progressivement diminué à mesure que la politique monétaire s’est faite moins souple et que l’inflation grimpait. D’un côté, les clients de SVB voyaient leurs entrées se tarir, et de l’autre, la valorisation des obligations garantissant les dépôts diminuait ce qui a rapidement conduit la banque à devoir se recapitaliser.

Malheureusement, cette opération a été mal menée : le 8 mars, SVB vend pour 21 milliards d’investissements afin de dégager des liquidités. C’est un échec et ils se retrouvent à devoir emprunter 15 milliards et vendre des actions. Ce n’est pas a priori la débâcle, mais la communication vers la clientèle, purement financière et technique, se résume un peu trop vite à “on n’a plus de liquidités” qui sera rapidement interprété de la pire façon possible.

S’ajoute à cette communication défaillante l’abaissement (pourtant logique, prévisible et mécanique) de la note attribuée à SVB par Moody’s. Là encore, ce n’est pas en soi une catastrophe, mais cela ajoute au tableau, peu reluisant.

Enfin, quelques fonds majeurs, dont celui de Peter Thiel, sentant que les choses pourraient tourner au vinaigre, conseillent dans la foulée à ses clients de retirer leurs fonds de SVB.

L’information, surtout dans la Silicon Valley, voyage vite : ce qui était encore un mouvement peut-être maîtrisable devient alors de la panique et malheureusement, beaucoup des clients de la banque sont des entreprises avec de forts volumes en avoirs (en millions de dollars). Rapidement, les montants sortis sont énormes et bientôt, ils sont effectivement au-dessus des capacités de la banque : suite à cette panique et à la fermeture des bureaux le même jour, la banque se retrouvait vendredi avec un solde de trésorerie négatif d’environ 958 millions de dollars.

Au passage, devra-t-on s’étonner de constater que certains des dirigeants de la banque ont eu la bonne idée de vendre leurs actions avant la débâcle ?


Les jours qui viennent seront maintenant déterminants pour les clients de la SVB : peu pourront espérer récupérer la totalité de leurs fonds. Dans ces clients, quelques noms connus pourraient avoir des difficultés sensibles provoquées par cette faillite rapide.

Les impacts de cette faillite seront de toute façon nombreux : en effet, cette banque n’était pas seulement une banque pour les startups, c’était aussi une banque “retail”, c’est-à-dire pour des clients particuliers de tous types, avec leurs emprunts, leurs comptes courants qui vont donc se retrouver dans des difficultés importantes à partir de lundi (et même avant si l’on en croit certaines vidéos vues sur twitter).


Les comptes clients (particuliers et entreprises) étant fermés, certains salariés ne seront pas payés cette semaine et des pertes d’emploi sont donc à prévoir.

De façon intéressante, le monde de la cryptomonnaie est lui aussi touché par cette faillite puisque SVB conservait une partie des avoirs nécessaires à valoriser le stable-coin USDC (une cryptomonnaie visant la parité avec le dollar). Ainsi, la compagnie cryptomonétaire Circle (cryptomonnaies) est très exposée à cette faillite à hauteur de plus de 3 milliards de dollars…

Or, dans le monde des cryptomonnaies, la faillite de SVB s’ajoute aux difficultés récentes de Silvergate, une autre banque (traditionnelle) américaine directement en faillite suite à la déroute de FTX évoquée précédemment dans ces colonnes.

Du reste, si on ajoute les récentes difficultés de Signature Bank, elle aussi impliquée dans la sécurisation des avoirs de Tether et de USDC, on commence à se douter que l’apurement des délires de FTX ne fait que commencer dans le monde des cryptos.

Bref, on le comprend : à mesure que la Fed relève ses taux, le stress sur les banques locales et régionales se fait de plus en plus fort et les effets de bord, parfois spectaculaires, commencent à se voir. La mer de financements se retire et on commence à voir qui est à poil.


Quelques questions se posent à présent.

D’une part, l’une des principales causes de la crise financière de 2008 fut l’utilisation de facteurs sociaux pour accorder des prêts (à l’époque, il s’agissait de favoriser l’accession à la propriété). Les leçons de 2008 n’ayant pas été tirées, l’histoire se répète. Au-delà de l’impact évident, majeur du relèvement des taux dans les déboires de SVB, on peut aussi se demander dans quelle mesure l’utilisation des critères ESG dans leur gestion des fonds n’a pas joué, par exemple lors de la fixation des prix de ses prêts. Il y a un an, en tout cas, SVB s’engageait à fond(s) (pour 5 milliards de USD) dans les opérations carbone-neutre et autres grigris écolo-bienséants…

D’autre part, alors que les faillites et autres difficultés bancaires s’accumulent à présent de façon visible, quelle va être la position de la Fed ? Persistera-t-elle dans cet assèchement de l’argent facile en conservant des taux élevés pour combattre l’inflation, déclenchant inévitablement d’autres faillites, ou choisira-t-elle le chemin d’un nouvel assouplissement, signant probablement une mise à mort du dollar par noyade à plus ou moins long terme ?

Aucune de ces deux options n’est politiquement aisée mais les deux garantissent clairement des difficultés à venir.