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9 mai 2026

H16
8/5/2026

L’immigration de remplacement n’est pas une théorie : c’est un budget

Pourquoi, en l’espace de quelques années, les villes européennes et américaines se sont retrouvées submergées de réfugiés, toutes à peu près au même moment et comme par un heureux hasard de calendrier ? Pourquoi des métropoles aussi différentes que Malmö, Bruxelles, Minneapolis et Lampedusa ont connu simultanément le même phénomène, avec les mêmes ONG, les mêmes circuits et les mêmes éléments de langage ?

Si vous demandez, on vous expliquera sans doute que ce fut le fruit d’une convergence de crises géopolitiques.

Cependant, en suivant les flux monétaires liés à ces vagues, on découvre que cette convergence n’a rien de fortuit.

Et ceux qui ont remonté ces flux ont noté que, par exemple, pour l’afflux de réfugiés en Europe, il a été accompagné et souvent précédé par des subventions financées par le contribuable américain.

Oui, Washington a littéralement payé les villes européennes pour accueillir ces populations, en utilisant comme intermédiaire des structures telles que l’American Refugee Committee (ARC), co-fondé avec l’argent du Fonds Humanitaire de George Soros. L’ARC ne se contentait pas de distribuer des couvertures : elle gérait la logistique de l’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM), jusqu’au placement des réfugiés et à leurs calendriers d’arrivée. Quant au budget de l’OIM, il a été multiplié par dix en vingt ans, passant de 280 millions de dollars en 2000 à 3,4 milliards en 2023, dont 40 % financés par les États-Unis.

On est loin d’un mouvement spontané de solidarité que nous vendent les médias de grand chemin et les politiciens.


Et ce ne sont pas des initiatives isolées : l’ONU elle-même, par le truchement de programmes dédiés, offre encore aujourd’hui des incitations financières aux villes européennes qui acceptent d’accueillir des réfugiés. Si votre commune a vu fleurir un centre d’accueil là où se trouvait jadis un bureau de poste ou une école désaffectée, il y a de bonnes chances qu’un chèque, au départ en dollars, ait facilité la conversion.

Pour comprendre comment on en est arrivé là, il faut remonter une chronologie que personne ne vous présentera dans cet ordre.

Dès 1972, la Conférence des Nations Unies à Stockholm pose les bases d’une gouvernance environnementale mondiale intégrant la question des migrations. La même année, le Club de Rome publie « Les limites de la croissance », installant le contrôle démographique dans le débat. En 1973, la Commission trilatérale de David Rockefeller et Zbigniew Brzezinski théorise la coopération transatlantique. En 1979, l’ARC et les premières structures philanthropiques de George Soros voient le jour. En 1980, le Refugee Act aligne officiellement l’ARC sur les stratégies gouvernementales américaines. Le rapport Brundtland de 1987, « Notre avenir à tous », consacre le « développement durable » comme horizon mondial. En 1992, l’ONU adopte l’Agenda 21 au Sommet de la Terre à Rio. Dans les années 1990, l’OSF et l’ARC s’étendent à l’échelle planétaire avec le soutien de l’USAID.

Et puis, en l’an 2000, la Division de la population des Nations Unies publie un rapport au titre remarquablement transparent : « Migration de remplacement : est-ce une solution au déclin et au vieillissement démographiques ? »

Le document est public et ne laisse aucune place à l’ambiguïté : « Au cours des cinquante prochaines années, la population de pratiquement tous les pays d’Europe ainsi que du Japon connaîtra un déclin et un vieillissement démographiques. Les nouveaux défis liés à ces tendances nécessiteront une réévaluation complète de nombreuses politiques et programmes établis, y compris ceux relatifs aux migrations internationales. »

Le rapport examine pays par pays le nombre d’immigrants jugés nécessaires pour compenser le déclin de la population active ; pour l’Union européenne, les immigrants post-1995 et leurs descendants représenteraient entre 30 et 39 % de la population en 2050. Et non, ce n’est pas un tract complotiste rédigé dans une cave mais bien un communiqué de presse des Nations Unies, référence DEV/2234, daté du 17 mars 2000.


C’est ici qu’il convient de désamorcer le réflexe pavlovien habituel.

Non, dénoncer l’existence de ces programmes coordonnés de déplacement de populations n’est pas du racisme, c’est même l’inverse. Ce qui est en jeu, ce n’est pas la couleur de peau des arrivants mais l’architecture d’un système qui affaiblit les démocraties occidentales en y important des tensions et des fractures profitant à un écosystème d’ONG, de fondations et, accessoirement, au complexe militaro-industriel qui prospère à chaque intensification des conflits.

Car il y a une différence fondamentale entre l’immigration naturelle et l’immigration organisée.

Dans le premier cas, l’absence d’aide impose à l’arrivant de s’intégrer par le travail : c’est un frein au départ et un filtre à l’arrivée. N’immigre pas qui veut, seulement qui peut.

Dans le second cas, la distribution généreuse d’aides sociales, couplée à l’abandon de tout filtre aux frontières, produit une cascade d’effets désastreux. Si quelques patrons à la vision courte se réjouissent de voir baisser le coût de la main-d’œuvre, l’abaissement du niveau général de compétences finit par peser lourdement sur la compétitivité du pays.

Et cette perte n’est pas compensée par la consommation des arrivants : trop pauvres et insuffisamment formés pour générer des richesses à hauteur de ce qu’ils consomment, ces immigrants représentent un coût net finalement supérieur à leur contribution – constat documenté par Contribuables Associés en France, par les données officielles du Danemark (31 milliards de couronnes par an), et par le Joint Research Centre de la Commission européenne, entre autres.


On pourrait d’ailleurs relire avec profit la stratégie Cloward-Piven, théorisée dans les années 1960 : surcharger délibérément le système d’aide sociale pour provoquer une crise systémique qui forcerait une refonte totale de la redistribution.

Attention, personne ne prétend ici qu’un comité secret a décrété son application à l’échelle européenne. Mais comme le dit le proverbe anglais, si ça ressemble à un canard, si ça nage comme un canard et si ça cancane comme un canard, c’est probablement un canard : que la surcharge des systèmes sociaux européens soit le fruit d’un plan ourdi en secret (complotisme !) ou d’une simple accumulation de lâchetés politiques bien plus probables, le résultat est malheureusement identique : un État-providence poussé au-delà de ses capacités, des services publics qui craquent, et une population qui commence à se demander pour qui, exactement, elle cotise.


Car il ne peut pas y avoir simultanément une absence de frontières et un État-providence. C’est l’un ou l’autre.

Soit les frontières sont une fiction, et toute redistribution financée par les locaux à destination de la planète entière est insoutenable par définition. Soit un État-providence est en place, et les frontières doivent être matérialisées pour que la redistribution se fasse dans le cadre d’une appartenance contrôlée au pays.

L’Europe, et la France en particulier, ont choisi l’impossible : ouvrir les frontières sans filtre tout en laissant tourner la machine redistributive à plein régime. L’appauvrissement qui en résulte n’est donc ni un mystère, ni une fatalité : c’est une conséquence mécanique.

Et pour ceux qui ont suivi l’argent depuis Stockholm jusqu’à Bruxelles en passant par Washington, ce n’est pas non plus une surprise.


28 décembre 2025

Yann Bizien

LE REMPLACEMENT DÉMOGRAPHIQUE DE BRUXELLES : LE DÉNI N’EST PLUS POSSIBLE – 3 ENFANTS SUR 4 SONT D’ORIGINE NON EUROPÉENNE.


-27/12/2025- Les chiffres officiels montrent que près de trois enfants sur quatre à Bruxelles sont désormais d'origine non européenne, une transformation aux profondes conséquences sociales.
Seule une petite fraction des mineurs de la ville sont d'origine belge, tandis que la grande majorité vient de l'extérieur de l'Europe, remodelant ainsi la composition démographique future en temps réel.
Cela ne s'est pas produit par hasard, mais par des choix politiques délibérés de la part d'élites politiques qui ont rejeté les avertissements comme des « mythes ».
Le regroupement familial est devenu le principal moteur de l'installation massive de populations, accélérant les changements démographiques bien au-delà du consentement du public.
Lorsqu'une capitale atteint le point où la plupart de ses habitants ne partagent plus de racines historiques, culturelles ou civiques communes, l'intégration devient une illusion.
Ce qui se déroule à Bruxelles, et que constate Elon Musk, n'est pas une gestion de la diversité, mais un remplacement démographique motivé par l'inertie politique et l'aveuglement idéologique. Refuser de reconnaître ces chiffres ne fait qu'aggraver la méfiance du public et garantit une fracture sociale encore plus grande.
Source : @immigrbarometer

22 décembre 2022

Avis aux candidats à l’immigration en France

Elie Sasson

Attention, la loi va changer et sera considérablement durcie.
Si jamais vous venez illégalement ici, eh bien… vous serez considéré comme expulsable. Wouaw, j’entends des dents qui claquent de terreur.
Si vous vous comportez mal, vous serez considéré comme expulsable, mais un peu plus expulsable que si vous étiez simplement expulsable.
Si vous pensez que vous allez toucher des allocations sociales, eh bien… ce sera en effet le cas mais c’est uniquement parce que nous sommes humains et ce ne serait pas joli-joli d’en profiter. Nous vous faisons confiance pour ne pas abuser de notre humanité.
Par contre si vous pensez que vous allez faire venir toute votre famille une fois installés, vous vous trompez lourdement… non ? On me dit dans l’oreillette que vous pourrez le faire comme avant. OK. Je retire. Au temps pour moi.
Ah ! Autre cas spécifique. Si vous exercez un métier en tension, on vous gardera. Mais si vous n’exercez pas un métier en tension, eh bien… qu’à cela ne tienne, on vous en donnera un. Ça embauche à la pelle dans les restos, les sociétés de nettoyage et le BTP. Par contre, niveau salaire faudra pas trop la ramener. Pigé ?
Dernier point. Si vous êtes un professionnel de santé, on vous prendra aussi mais uniquement si vous travaillez dans des centres de santé à but non lucratif. Vous savez ? Ceux qui détournent en toute légalité les bénéfices des centres vers des holdings. Quel salaire ? Là aussi faudra pas trop la ramener. Compris ?
Sacré Macron ! Jamais à court de bonnes idées pour couler le pays. 22/12/2022

19 décembre 2022

L’immigration arabo-musulmane menace la cohésion nationale

Elie Sasson

- 17/12/2022 - En dehors de quelques excités d’un côté et de quelques idéologues naïfs de l’autre, qu’on soit de droite ou de gauche, tout le monde fait le même constat : l’immigration arabo-musulmane est devenue telle qu’elle menace la cohésion nationale.
Ceux, y compris beaucoup de Français musulmans éduqués et diplômés, qui habitent des quartiers ou des villes à forte concentration arabo-musulmane, aimeraient bien déménager pour offrir à leur famille plus de sécurité. Ils aimeraient bien mettre leurs enfants dans des écoles privées afin que leur progression ne soit pas entravée par la présence d’enfants perturbateurs ou d’un tel niveau qu’il ralentirait l’ensemble des apprentissages. Tous changent de trottoir lorsqu’ils voient venir en face d’eux une bande de « jeunes » en sweat à capuche. Tous savent aussi qu’il y a un fort ressentiment d’une partie de cette jeunesse à l’égard de la France. Tous savent enfin qu’il vaut mieux éviter de porter une jupe dans certains endroits si on ne veut pas se faire insulter, voire pire parfois. Tous savent qu’il y a des hordes de gamins migrants isolés qui rôdent dans Paris et choisissent des cibles fragiles pour les massacrer pour quelques euros.
Oui, tout le monde pense pareil. Mais il y a ceux qui le disent parce qu’ils considèrent qu’on n’a pas la moindre chance de trouver des solutions à des problèmes si on ne commence pas par les nommer. Et il y a ceux qui, en dehors de leur cercle intime, ne veulent pas aborder publiquement ces sujets parce qu’ils pensent que ce serait un discours raciste qui ferait le jeu des fachos d’extrême droite. Ceux-là ne veulent pas en démordre. Ils sont sûrs de leur fait. Ils ont conclu depuis longtemps que derrière un citoyen qui veut nommer publiquement les problèmes se cache forcément un nazillon qui sommeille, un Dupont la joie qui irait bien ratonner du bougnoule à l’heure de l’apéro. Ceux-là sont indécrottables. Seul un événement violent qui viendrait les toucher dans leur chair pourrait leur faire changer d’idée. Quoique ?
Une fois ce constat établi, que faire ? Surtout, ne pas perdre son temps à essayer de convaincre les antiracistes qu’on n’est pas forcément facho lorsqu’on dénonce le réel publiquement. Le plus souvent, être objectif ne signifie pas être raciste.
Enfin, que faire pour régler les problèmes de l’immigration ?
D’abord, évidemment, mettre un coup d’arrêt à l’immigration. Enfin redonner l’amour de la France à ceux qui y vivent. Pour cela, il faut insister sur notre histoire glorieuse. Il faut aussi se débarrasser du wokisme qui dévirilise le pays dans l’esprit de ceux qui ont une culture maghrébine ou africaine. Il faut aussi revendiquer les racines judéo-chrétiennes de la France et en être fier. Les étrangers méprisent ceux qui crachent sur leur propre héritage, tout comme ils méprisent ceux qui sont faibles. Et ils ont raison.
Pourquoi un jeune de banlieue d’origine arabo-musulmane serait-il fier d’être français s’il fait lui-même le constat tous les jours que les Français dits de souche ne sont pas eux-mêmes fiers d’être qui ils sont ?
La solution se trouve forcément là. D’abord retrouver notre fierté identitaire culturelle et historique, pour ensuite donner aux autres l’envie de faire partie de la communauté nationale.

10 décembre 2022

Match Maroc-Espagne : des centaines de Marocains ont fait la fête sur les Champs-Élysées

Elie Sasson

- 7/12/2022 - J’entends quelques-uns dire très calmement que des centaines de Marocains faisant la fête sur les Champs-Élysées, ce n’est pas condamnable. Ah bon ? Certains observent aussi avec satisfaction qu’il n’y a pas eu d’incident à Paris (juste quelques insultes, un drapeau israélien brûlé et autres doigts d’honneur).
De plus en plus fréquemment, je me demande si je ne vais pas me réveiller et réaliser que tout cela n’était qu’un mauvais rêve.
Que des Marocains soient heureux que leur équipe ait battu l’Espagne, c’est bien légitime ; encore qu’il ne s’agisse que d’un jeu de ballon mais ce n’est pas le sujet.
Que des Marocains se réunissent en famille devant l’écran géant de leur salon pour suivre le match Maroc-Espagne, quoi de plus normal et compréhensible ?
Que mes éventuels voisins marocains hurlent de joie au moment de chaque but, je peux l’accepter, le comprendre, voire crier avec eux tant l’équipe a été méritante.
Que d’autres Marocains choisissent de passer la soirée dans un bar tabac du quartier et hurlent à chaque but, passe encore.
Mais… Que des Marocains décident de hurler leur joie dans les rues de France, non non et non. Le simple fait qu’une foule d’individus puisse se sentir autorisée à brandir un drapeau étranger dans les rues de France à l’occasion d’une victoire sportive, c’est inacceptable.
Lorsque la rue en question n’est autre que l’avenue la plus connue au monde, c’est révoltant. Cette avenue est celle que les Français investissent spontanément depuis des décennies pour manifester leur joie collective en tant que nation. Les Français et rien que les Français. Les Français de toutes origines, de toutes couleurs de peau et de toutes religions. Imagine-t-on des centaines de Français vivant au Maroc investir l’avenue Mohamed V à Rabat et brandir le drapeau tricolore à l’occasion d’une victoire des Bleus ? Non.
Il va vraiment falloir que nous nous réveillions. S’il y a une chose qu’il est urgent de comprendre au cas où nous voudrions changer les choses, c’est qu’il n’est plus temps de se défendre d’être racistes. Se défendre c’est déjà reconnaître que l’accusation est plausible. Se défendre c’est oublier qu’être traité de raciste est une insulte. Face à une insulte, on doit sortir de ses gonds et clouer le bec de son interlocuteur.
Il faut attaquer, accuser, condamner et ne pas pardonner à ceux qui ont laissé les choses se dégrader à ce point. Il faut leur montrer notre colère, notre indignation, notre mépris. À force, les accusation de racisme à notre encontre deviendront enfin risibles. Et chacun comprendra la responsabilité de ceux, de droite comme de gauche, qui ont livré le pays à une immigration qui ne comprend pas le sens des mots “respect, discrétion et gratitude”.

9 décembre 2022

« Un avenir commun impossible » ?

Yann Bizien

Grand renoncement, grand endettement, grand déclin, grand effondrement, grand déclassement, grand ensauvagement, grand remplacement, grand effacement...
Voilà le résultat de la politique des « bons sentiments », de la soumission, de la préférence étrangère, du peuplement, de la générosité internationale idéalisée, de la lutte contre le « grand rabougrissement » et de l’engagement contre le « grand repli » d’Emmanuel Macron.
L’immigration massive que nous subissons est le plus grand fléau de toute l’histoire de France.
François Hollande et Emmanuel Macron ont cédé sur nos frontières, cédé sur les régularisations de clandestins, cédé sur le dévoiement du droit d’asile et cédé sur le besoin de fermeté migratoire. Ils ont envoyé partout des signaux de faiblesse politique en maintenant l’illusion d’une France généreuse, attractive, solidaire et qui accueille dans de bonnes conditions.
La réalité est tout autre. Les étrangers sont pour la plupart mal accueillis en France malgré de multiples dispositifs d’aides particulièrement coûteux pour les contribuables. Nous les voyons dormir sous les ponts, participer à des opérations médiatiques spectaculaires organisées par des ONG immigrationnistes et engendrer une violence de plus en plus intenable pour les Français.
L’immigration sur notre sol n’est plus, de loin, une chance pour les Français et même pour les migrants. Nous ne pouvons plus les intégrer et les assimiler. Le poids de la dette et de nos déficits ainsi que notre état de saturation ne nous permettent plus de supporter le « fardeau migratoire », surtout quand la démographie du continent africain explose.
Dans des conditions fortement dégradées, de tous les pays membres de l’UE, la France reste celui qui offre encore le plus d’avantages en matière d’aide médicale aux clandestins, de regroupement familial, d’aides sociales et d’acquisition rapide de la nationalité sans aucune contrepartie en termes d’adhésion à la Nation, à la Patrie, à nos valeurs républicaines, à notre culture et à notre histoire.
Convention européenne des droits de l’homme, Conseil Constitutionnel, Conseil d’État et Tribunaux administratifs appliquent un droit humaniste et naïf qui favorise toujours l’immigration massive et qui dessert tous nos intérêts nationaux et même nos intérêts vitaux.
Le pouvoir, désormais, le redoute plus que tout : dans ces conditions, la France est en grand danger de liquidation, de révolution et de guerre civile. Voilà pourquoi il a organisé une vaste opération de désarmement des Français, pendant que la racaille conserve soigneusement ses armes pour accomplir sa mission.
Je vois tous les jours des mamans qui viennent chercher leurs enfants à l’école en parlant leur langue natale devant nos établissements scolaires puis devant leur progéniture dès qu’elles la récupèrent. Je vois tous les jours des centaines de jeunes étrangers de la "cinquième colonne". Ils sont désœuvrés et prêts à se livrer à tous les trafics, alors qu'ils sont pourtant en âge de travailler. Et je reçois tous les jours des images de violence ayant pour origine des étrangers. Un lien ? Quel lien ? Ne faisons pas d'amalgame !
Du fait de l’immigration massive et subie, qui transforme en profondeur et à une vitesse inédite notre démographie, le vivier de la belle jeunesse de France, celle qui était prête à défendre notre pays, à résister à un éventuel ennemi, n’a cessé de se contracter ces dernières années.
Autrement dit, les Institutions régaliennes ont de plus en plus de mal à exercer un « droit de tirage professionnel » sur une classe d’âge à 800 000 jeunes par an car la proportion de jeunes prêts à défendre la Patrie par les armes, si nécessaire, ne cesse de se réduire en France.
Dans notre pays, plus rien n’est fait pour faire face à une guerre de haute intensité, pour servir un contrat social commun à tous, pour cimenter les esprits, pour souder le peuple, pour unir les communautés, pour nourrir le sentiment d’attachement à notre Patrie et pour forger un esprit de défense français propice à une grande mobilisation nationale, si nécessaire.
Bien au contraire, tout a été fait pour rejeter ces valeurs et pour diviser les Français. Le SNU, service national universel, voulu par Emmanuel Macron, pour constituer un nouveau maillon d’assimilation, est un vrai fiasco. L’Éducation nationale, qui porte la responsabilité de son développement, de sa mise en œuvre et de sa gouvernance, peine à déployer le modèle retenu dans nos territoires. Et ce SNU ne concerne toujours, à ce stade, qu’une infime partie d’une classe d’âge chaque année.
Nous voyons se dérouler sous nos yeux le processus violent de la grande débâcle, du grand chaos et du grand délabrement entre des gens issus d’horizons multiples et variés qui ne s’entendent pas, ne s'accordent pas et qui n’ont plus de repères communs tant leurs cultures sont différentes et éloignées l’une de l’autre.
« L’avenir impossible », ce sera le bilan dramatique et historique d’Emmanuel Macron.
« On est mal patron » peut-on entendre. Je suis encore plus pessimiste : nous sommes foutus.

7 décembre 2022

Immigration

Pierre Brochand
Ex-patron de la DGSE et ancien ambassadeur de France

Discours prononcé le 15 novembre 2022 devant l'Amicale gaulliste

Monsieur le Président du Sénat,
Monsieur le Président de l'Amicale gaulliste,
Mesdames et Messieurs les sénateurs,

Je vous remercie de votre invitation. Elle est un grand honneur, pour quelqu'un qui a commencé à servir la France sous le Général de Gaulle et en garde, évidemment, une admiration inconditionnelle.
Vous m'avez demandé de parler d'immigration et j'ai suggéré qu'on ajoute « enjeu central ». J'aurais pu aussi bien proposer « enjeu principal ».
Pour deux raisons :
- D'un côté, j'estime que, de tous les défis qu'affronte notre pays, l'immigration est le seul qui menace la paix civile et, à ce titre, j'y vois un préalable à tous les autres.
- D'un autre côté, l'immigration exerce sur l'ensemble de notre vie collective un impact transversal, que je tiens pour globalement négatif.
Mais, faute de temps, je négligerai ce second aspect, qui se traduit concrètement par une tiers-mondisation rampante de la société française et sa régression continue dans des domaines clés, tels que l'éducation, la productivité, les services publics, la sécurité, la civilité, etc.
En d'autres termes, si tout ce qui va mal en France n'est pas la faute de l'immigration, loin s'en faut, elle y participe dans une mesure, à mon avis, très sous-estimée.
Disant cela, je précise aussitôt que mon sujet n'est pas l'immigration en général, laquelle n'est pas du tout un mal en soi, mais bien l'immigration très particulière que nous subissons depuis 50 ans.
Qui suis-je pour sonner le tocsin ?
A priori, je n'y étais pas destiné, puisque j'ai suivi un parcours exclusivement extérieur. Mais, avec le temps, je me suis aperçu, non sans angoisse, que les dures leçons, tirées de mes expériences au-dehors, s'avéraient de plus en plus pertinentes au-dedans, dès lors que, par le jeu de l'immigration, ce « dehors » était devenu notre « dedans ».
Quels sont ces enseignements ou ces vérités pas toujours bonnes à dire ?
D'abord, que le réel du monde n'est ni joli, ni joyeux, et qu'il est suicidaire de l'insulter, car, tel un boomerang, il se venge au centuple. Ensuite, que, dans l'action, le pire des péchés est de prendre ses désirs pour des réalités. Que, si le pire n'est pas toujours sûr, il vaut mieux le prévoir pour le prévenir. Que les sociétés « multi » sont toutes vouées à se déchirer. Que nous ne sommes pas plus « malins » que les Libanais ou les Yougoslaves, pour faire « vivre ensemble » des gens qui ne le souhaitent pas. Et, enfin, surtout, que, dans les relations entre groupes humains, personne ne fait de cadeaux à personne, que les conseilleurs - fussent-ils le New York Times ou SOS Méditerranée - ne sont jamais les payeurs et que, si nous ne prenons pas en charge nos intérêts vitaux, nul ne le fera à notre place.
Deux indications complémentaires :
D'une part, je ne m'embourberai pas dans les chiffres. Car, avec près d'un demi-million d'entrées annuelles et un taux de 40% d'enfants de 0 à 4 ans d'origine immigrée, la cause me paraît entendue sur ce plan.
D'autre part, il est clair qu'à ce niveau-là, nous ne sommes plus dans l'addition de cas individuels - tous singuliers -, mais bien dans la réactivation de puissantes forces collectives, ancrées dans l'Histoire. Si bien que procéder à des généralisations raisonnables - ce que l'on conspue en général sous le nom d'amalgame - n'a en fait, pour moi, rien de scandaleux.
Ceci posé, je diviserai mon intervention en trois parties :
- D'où venons-nous ?
- Où en sommes-nous ?
- Où allons-nous ?
1. D'où venons-nous, ou, si l'on préfère, de quelle immigration est-il question ?
Commençons par tordre le cou au « canard », selon lequel la France aurait toujours été un pays d'immigration. Pendant 1000 ans, des Carolingiens à Napoléon III, rien ne s'est produit.
Depuis 1850, en revanche, nous avons connu trois vagues :
- La première a duré un siècle. D'origine euro-chrétienne, discrète, laborieuse, reconnaissante, régulée par l'économique et le politique, elle a représenté un modèle indépassable de fusion réussie.
- La deuxième a commencé dans les années 1970 et n'a fait que s'amplifier depuis. Elle est l'exact contraire de la première. C'est une immigration de peuplement irréversible, qui n'est calibrée ni par l'emploi, ni par le politique, mais engendrée par des droits individuels, soumis au seul juge national ou supranational. Nous sommes, donc, submergés par des flux en pilotage automatique, « en roue libre », dont les Français n'ont jamais explicitement décidé. Mais, surtout, l'écart identitaire qui nous sépare des arrivants n'a aucun équivalent dans notre Histoire. Tous viennent du «tiers-monde», de sociétés hautement défaillantes, et la majorité est de religion musulmane, ainsi qu'originaire de nos anciennes colonies. De plus, tous sont, comme on le dit aujourd'hui, « racisés ».
- La troisième lame a été déclenchée, il y a 10 ans, par le soi-disant « Printemps arabe », dont elle est une des conséquences néfastes. C'est pourquoi elle a d'abord pris la forme d'une crise d'urgence, rapidement devenue permanente, sous l'impulsion d'un nouveau dévoiement du droit, cette fois le droit d'asile, au besoin conforté par le droit de la mer et celui des mineurs.
2. Où en sommes-nous ou « l'état des lieux » ?
Comme pour tout phénomène social, je vais, d'abord essayer d'en prendre une photographie, avant d'en dérouler la dynamique.
On n'a pas compris grand-chose à l'immigration actuelle si l'on n'a pas perçu d'emblée qu'elle était virtuellement conflictuelle, que ces conflits n'étaient pas quantitatifs mais qualitatifs - donc insolubles - et qu'ils s'inscrivaient, in fine, dans le très douloureux retour de bâton anti-occidental, déclenché par la globalisation.
En feignant d'ignorer ce déterminisme, nous avons été assez fous pour réinjecter chez nous les ingrédients des trois tragédies qui ont causé nos pires malheurs dans le passé :
- La discorde religieuse, théoriquement enterrée en 1905.
- L’antagonisme colonial, en principe clos en 1962.
- Le fléau du racialisme, dont nous pensions être libérés depuis 1945.
S'agissant du religieux, c'est-à-dire l'islam, aucune « méthode Coué » ne me convaincra que cette confession, entièrement et fraîchement importée par l'immigration, ait pu soudain se transformer en homologue du christianisme, enraciné chez nous il y a quinze siècles et depuis longtemps domestiqué par une laïcité, taillée à sa mesure.
D'une part, en tant que croyance, l'islam est une religion « à l'ancienne », un bloc d'hétéronomie, un code englobant de pratiques ostensibles, un pavé de certitudes communautaires, brutalement tombé du ciel dans la mare d'une société post-moderne, qui ne croyant plus à rien, est complètement prise à contrepied par cette effraction foudroyante (il y a aujourd'hui, en France, 25 fois plus de musulmans que dans les années 1960).
D'autre part, en tant que civilisation totale, fière, guerrière, offensive, militante, l'Islam a très mal vécu son humiliation par l'Occident depuis deux siècles. Dès que la globalisation lui en a offert l'opportunité, il s'est réveillé tel un volcan.
De cette éruption, nous connaissons les manifestations : djihadisme, salafisme, islamisme, réislamisation culturelle. Tous symptômes désormais présents sur notre sol, comme autant d'expressions crisogènes de l'insatisfaction d'un agent historique « anti-statu quo », qui aspire à l'hégémonie là où il est présent, et, quand il y parvient, ne partage pas notre déférence pour les minorités.
C'est pourquoi, il faut avoir une « cervelle de colibri » - de Gaulle dixit - pour oublier que musulmans et européens n'ont cessé de se disputer, depuis 13 siècles, le contrôle des rives Nord et Sud de la Méditerranée et il faut être bien naïf pour ne pas percevoir, dans les courants de population d'aujourd'hui, une résurgence de cette rivalité millénaire, qui, il convient de le rappeler, a toujours mal fini.
Si, pour sa part, l'antagonisme colonial ne s'est pas estompé 60 ans après, c'est que, là aussi, nous avons été assez stupides pour imaginer, qu'en reconstituant, sous le même toit métropolitain, le face-à-face de gens qui venaient de divorcer outre-mer, on parviendrait à les rabibocher. Erreur fatale, car pas plus que les croyances, certaines mémoires ne sont conciliables.
D'où le fait, jamais vu nulle part, d'une immigration à tendance victimaire et revendicative, portée autant au ressentiment qu'à l'ingratitude et qui, consciemment ou non, se présente en créancière d'un passé qui ne passe pas.
Quant au clivage racial, il tient à la visibilité des nouveaux venus dans l'espace public, elle aussi sans antécédent. Ce qui conduit, hélas, à instiller dans les esprits, « à notre insu, de notre plein gré », une grille de lecture ethnique des rapports sociaux, où, par contamination, chacun finit par être jugé sur sa mine. Ce qui conduit aussi, deux fois hélas, à inoculer chez nous le virus mortel du modèle américain et, pire encore, de son hystérisation wokiste.
Glissement ô combien frauduleux et scandaleux, puisqu'il donne à penser à nos immigrés qu'ils sont, eux aussi, des descendants d'esclaves. De là, ce que l'on pourrait appeler le « syndrome Traoré », dont il ne faut surtout pas minimiser les ravages.
Mais, non contents d'avoir ranimé ces trois incendies mal éteints (religieux, colonial, racial), nous avons réussi l'exploit d'en allumer trois nouveaux, inconnus de notre histoire récente :
- Le premier tient à l'intrusion incongrue de mœurs communautaires d'un autre temps, héritées des pays d'origine et perpendiculaires à notre mode de vie : primauté des liens de sang, système de parenté patrilinéaire, contrôle des femmes, surveillance sociale de la sexualité, endogamie, culture de l'honneur et ses corollaires (justice privée, loi du talion, omerta), hypertrophie de l'amour-propre, inaptitude à l'autocritique. Sans oublier polygamie, excision, voire sorcellerie, etc.
- Autre dissension inouïe : l'alter nationalisme des arrivants, qui à la différence de leurs prédécesseurs, entendent conserver la nationalité juridique et affective de la patrie d'origine, très largement mythifiée. Avec tous les dégâts que peut causer cette dissociation rare entre passeport et allégeance.
Souvenons-nous, tous les jours, du coup de tonnerre fondateur que fut le match de football France/Algérie en 2001, tristement révélateur de l'émergence surréaliste de « français anti-français ».
- Enfin, « cerise sur le gâteau », ces communautés venues d'ailleurs n'ont pas seulement des contentieux avec la France, mais aussi entre elles : maghrébins/sub-sahariens ; algériens/marocains ; turcs/kurdes et arméniens ; afghans, tchétchènes, soudanais, érythréens, somaliens, pakistanais, prêts à en découdre, chacun de leur côté ; roms rejetés par tous. Sans omettre l'effrayant parachutage d'un antisémitisme de type oriental.
Ainsi, sorte de « cadeau bonus », nous assistons au spectacle peu commun d'un territoire, transformé en champ clos de toutes les querelles de la planète, qui ne nous concernent pas.
Voilà pour la photo, pas très réjouissante, je le reconnais.
J'en viens à la « dynamique », qui ne l'est guère davantage.
Elle se résume à trois théorèmes très simples :
Un. Les courants d'immigration sont cumulatifs. Aux effets de flux s'ajoutent des effets de stock, qui à leur tour, génèrent de nouveaux flux.
Deux. Ces courants obéissent aussi à des effets de seuil. Au-delà d'un certain volume, ils changent de nature et de signe. D'éventuellement positifs, ils passent à négatifs.
Trois. Ce seuil de saturation est d'autant plus vite atteint que le fossé entre société de départ et d'arrivée est profond.
Tentons d'appliquer ces formules dans le concret. Quand un groupe humain projette d'emménager chez un autre, il n'y a que cinq possibilités :
- (1) L'interdiction
- (2) L'absorption
- (3) La négociation
- (4) La séparation
- (5) L'affrontement
L'interdiction est tout simplement la mise en œuvre du « principe de précaution », que l'on invoque, à satiété, dans quasiment tous les domaines. Sauf apparemment celui de l'immigration, où il aurait pourtant consisté à bâtir une digue avant que n'arrive le tsunami. Autant dire qu'un projet aussi volontariste ne nous a même pas traversé l'esprit.
L'absorption ou assimilation, par ralliement asymétrique et sans retour à la culture d'accueil, fut longtemps notre paradigme. Nous l'avons abandonné en rase campagne, par renoncement à nous-mêmes, mais aussi par nécessité, car les volumes que nous avons admis ont très vite excédé ce seuil très exigeant.
C'est pourquoi, nous avons cru pouvoir nous rabattre sur l'option 3.*
La négociation ou l'intégration est, en effet, une position intermédiaire, où chacun fait un pas vers l'autre, mais où les immigrés gardent leur quant à soi : un pied dedans, un pied dehors. En bref, un compromis qui n'efface pas les divisions, mais espère les transcender par accord tacite sur une plateforme minimale : le respect des lois et l'accès à l'emploi.
Cependant, en pratique, il s'avère que le plus gros des efforts est à la charge du groupe qui reçoit - c'est-à-dire nous -, aussi bien en termes financiers (politique de la ville, protection sociale), que de dérogations à nos principes (discrimination positive, mixité imposée, quotas).
Au final, certes, les intégrés sont plus nombreux que les assimilés, car le seuil de tolérance est plus élevé dans leur cas. Pour autant, ils ne sont pas majoritaires et je crains, surtout, que le contrat implicite, passé avec eux, ne soit qu'un CDD, susceptible de ne pas être renouvelé à échéance, si les circonstances changent et, notamment, si les immigrés et descendants franchissent - ce qui est inéluctable en prolongeant les tendances actuelles - la barre des 50% de la population.
Ainsi, ces résultats, pour le moins mitigés et ambigus, ont ouvert un boulevard à l'option 4 : la séparation, qui, dans les faits, est la preuve par neuf de l'échec des trois précédentes. Car, au fond, le scénario sécessionniste est la pente la plus naturelle d'une société « multi ».
Quand des groupes répugnent à vivre ensemble, ils votent avec leurs pieds, se fuient, se recroquevillent, comme autant de répliques du séisme initial qu'est la migration. Se constituent, alors, ce qu'on appelle des diasporas, soit des noyaux durs introvertis, formés de populations extra-européennes, ni assimilées, ni intégrées et à tendance non coopérative.
Ces isolats territoriaux vont inéluctablement développer une double logique de partition et d'accélération.
Partition, par inversion de la pression sociale, dans le sens de la conservation et de la transmission des codes culturels d'origine, y compris - ce qui est stupéfiant - à travers la réislamisation des jeunes. Soit une espèce de contre-colonisation, par le bas, qui ne dit pas son nom.
Accélération, car les diasporas, dont le taux d'accroissement naturel est déjà très supérieur à la moyenne nationale, deviennent, à leur tour, génératrices d'immigration par aspiration juridique et aide à l'accueil.
D'où, en fin de compte, deux évolutions effarantes, là encore, jamais observées :
- Une immigration, qui diverge au fil des générations
- Une immigration, qui s'autoproduit en boule de neige
Immigration: «Cafouillage organisé» :
De sorte qu'entre cet « archipel » et le reste du pays, s'effondre la confiance sociale, fondement même des sociétés heureuses.
Là où la défiance devient système, ne tarde pas à disparaître l'altruisme au-delà des liens de parenté, c'est-à-dire la solidarité nationale. À commencer par son navire amiral : l'État providence, dont la perpétuation exige un minimum d'empathie entre cotisants et bénéficiaires. L'économiste Milton Friedman avait coutume de dire, à mon avis fort justement, que l'État providence n'était pas compatible avec la libre circulation des individus.
Or, face à ces micro-contre-sociétés, nous sommes comme tétanisés. Nous y repérons, non sans raison, autant de cocottes-minute, dont nous redoutons avant tout qu'elles n'explosent en même temps. Et pour l'éviter, nous sommes prêts à passer du compromis aux compromissions, en surenchérissant sur les concessions déjà consenties pour promouvoir l'intégration. C'est ce que l'on appelle, par antiphrase, les « accommodements raisonnables », lesquels ne sont rien d'autre que des reniements en matière de liberté d'expression, de justice pénale, d'ordre public, de fraude sociale et de laïcité ou sous forme de clientélisme subventionné.
Tous ces arrangements au quotidien ont beau se multiplier, ils ne suffisent pas à acheter la paix sociale et c'est alors que « ce qui doit arriver arrive » : quand plusieurs pouvoirs sont en concurrence ouverte, sur un même espace, pour y obtenir le monopole de la violence mais aussi des cœurs et des esprits, c'est le 5e cas de figure qui se réalise.
L'affrontement. Ce que l'on désigne pudiquement par l'expression « violences urbaines » et dont on connaît bien la gamme ascendante.
Au plus bas, les incivilités courantes qui, parce qu'impunies, incitent à aller plus loin. Un cran au-dessus, une sur délinquance, vécue in petto, comme une juste compensation. Puis, des manifestations de protestations ou même de célébrations, qui s'achèvent en razzia ou en vandalisme. Un degré plus haut, des émeutes qui s'en prennent à tout ce qui incarne la France, y compris pompiers et médecins.
Émeutes qui dégénèrent désormais en guérillas de basse intensité, sorte d'intifada à la française ou de « remake » en mineur des guerres coloniales. Avec comme point culminant de ce continuum, le terrorisme djihadiste, dont notre pays est la principale cible en Europe.
Au vu de ce bilan, mon sentiment est que, si nous restons les bras croisés, nous allons au-devant de grandes infortunes et de terribles déconvenues.
3- Où allons-nous ? Que faire ?
Il y a deux préconditions à l'action : la transparence statistique et le rejet du discours intimidant.
Si l'on veut s'attaquer à un problème, il est indispensable d'en cerner la dimension réelle. Or l'appareil statistique, centré sur le critère de la nationalité, ne permet pas d'évaluer toutes les répercussions d'un phénomène qui lui échappe largement. C'est pourquoi, il est impératif de nous orienter vers des statistiques et projections dites «ethniques», dont l'interdiction n'est qu'une hypocrisie et une coupable préférence pour l'ignorance, donc le statu quo.
Quant au discours intimidant, c'est l'incroyable prêchi-prêcha que nous servent les médias, les ONG, les « people », et dont la seule finalité est d'organiser l'impuissance publique.
Ces éléments de langage, que l'on nomme à tort « État de droit », ne sont, à mes yeux, que le reflet d'une idéologie qui, à l'instar de toutes les idéologies, n'a rien de sacré. À ceci près qu'elle est dominante depuis 50 ans.
Son dogme central, nous le savons tous, est de faire prévaloir, partout et toujours, les droits individuels et universels d'êtres humains présumés interchangeables, amovibles à volonté, dans un monde sans frontières, où tout serait parfait, sans l'obstacle anachronique de l'État national, « ce pelé, ce galeux d'où vient tout le mal », car seul théoriquement capable de dire non à cette chienlit. Raison pour laquelle on s'est très soigneusement employé à le rééduquer, en l'amputant de ses bras régaliens pour le conformer au nouvel idéal : laisser aller, laisser courir, laisser tomber.
Le plus grave est que cette utopie ne se préserve des assauts du réel qu'en usant d'un moyen méprisable : le chantage. Le chantage au racisme, qui, à coups de fatwas, promet la mort sociale à tous ceux qui s'aviseraient de sortir la tête de la tranchée. Or, cette doxa, en forme de conte de fées, il ne faut pas craindre de proclamer qu'elle est fausse et incohérente.
Fausse, car, s'il est vrai que les immigrés entrent comme des individus, il est non moins effectif qu'ils s'implantent comme des peuples. Et c'est précisément cette évidence limpide que le narratif officiel nous interdit de voir.
Incohérente, car ladite doxa ne cesse de se contredire. On nous raconte simultanément que l'immigration n'existe pas, qu'elle existe et que c'est une bénédiction, qu'elle a toujours existé et que c'est une fatalité, que l'accueillir est un devoir moral, mais qu'elle va payer nos retraites et pourvoir aux emplois dont les Français ne veulent pas, que si elle cause la moindre difficulté, c'est parce qu'elle est mal répartie dans l'espace ou que l'on n'y consacre pas assez de moyens budgétaires, car ce n'est qu'un problème de pauvreté, d'urbanisme ou, au pire, d'immigration irrégulière.
Mais, en bout de course, on finit toujours par se heurter au même argument massue : « ne mettez pas d'huile sur le feu, car vous faites le jeu d'un tel ou d'un tel ». Argument qui est, sans doute, le plus extravagant de tous, en ce qu'il reconnaît qu'il y a bien un incendie en cours, mais qu'il est préférable de le taire pour des raisons qui n'ont rien à voir.
Rendus à un tel niveau d'absurdité, nous nous retrouvons face à une trifurcation :
- Soit on prend au sérieux ces fariboles et on laisse tout filer : on roule vers l'abîme, en appuyant sur l'accélérateur,
- Soit on reste benoîtement dans les clous et on se borne à accompagner le phénomène, en votant, tous les 3 ou 4 ans, des lois qui font semblant de traiter de l'immigration, mais qui, en fait, relèvent de sa gestion administrative et technocratique. Ce n'est que reculer pour mieux sauter,
- Soit on réussit à se dépêtrer de notre camisole et à reprendre, en faisant enfin preuve de volonté politique, le volant du camion fou qui roule tout seul depuis 50 ans.
Vous avez deviné que mon choix est évidemment le dernier. Mais plus précisément ?
L'immigration - il est facile de le comprendre - fonctionne comme une pompe qui refoule d'un lieu et aspire vers un autre. Nous ne pouvons rien, ou presque, pour empêcher le départ. Nous pouvons tout, ou presque, pour décourager l'arrivée.
D'où 6 grands axes :
- Envoyer, urbi et orbi, le message que le vent a tourné à 180°, en s'attaquant bille en tête à l'immigration légale, qu'il convient de diviser au moins par 10.
- Trancher à la même hauteur l'accès à la nationalité, qui doit cesser d'être automatique.
- Contenir l'immigration irrégulière, en divisant par 20 ou 30 les visas, y compris étudiants, accordés aux pays à risques, en n'acceptant plus aucune demande d'asile sur notre territoire, en abolissant toutes les récompenses à la tricherie (aide médicale d'Etat, hébergement, régularisations, débarquement de navires « sauveteurs »).
- Atténuer l'attractivité sociale de la France, en supprimant toutes les prestations non contributives aux étrangers, HLM compris, et en limitant à 3 enfants, par famille française, des allocations familiales, revalorisées sans conditions de revenus.
- Dégonfler les diasporas, en réduisant les types, durées et nombres de titres de séjour et en excluant les renouvellements quasi-automatiques.
- Muscler notre laïcité « chrétienne » pour l'adapter au défi très différent de l'islam, en ne neutralisant plus seulement l'Etat et l'école, mais aussi l'espace public, les universités et le monde de l'entreprise.
Si ces propositions s'inscrivent dans le cadre du droit existant, tant mieux, sinon il faudra le changer, quel qu'en soit le prix. Car le retournement proposé relevant désormais du salut public, sa férocité n'est que la contrepartie du temps perdu.
Je viens de vous présenter un diagnostic. À savoir que, si nous persistons dans notre aveuglement, nous allons vers un pays, où, a minima et par implosion lente, la vie ne vaudra plus la peine d'être vécue, ou, a maxima, vers un pays, où, à force d'explosions, on ne pourra plus vivre du tout.
On peut ne pas partager cette évaluation et, dans ce cas, j'aurais parlé pour ne rien dire. Mais on peut aussi y adhérer et, dans ce cas, les mesures avancées sont notre dernière chance.
J'ai conscience de ce que certains d'entre vous ont pu me trouver excessif, alarmiste, irréaliste, sans nuance, ni générosité, que sais-je encore.
Je vous accorderai volontiers deux autres défauts. D'une part, mon caractère peut être qualifié d'obstiné, en ce que je n'accepterai jamais d'affirmer qu'il fait nuit en plein jour. D'autre part, c'est vrai, je suis obsédé, mais mon obsession est uniquement tournée vers la France qui vient, à échéances de 10, 20, 30 ou 40 ans : celle de nos enfants et petits-enfants, auxquels notre devoir élémentaire est de ne pas léguer un pays chaotique, alors que nous l'avons reçu de nos aînés comme un cadeau magnifique.
Ultime question, dont je suppose que nous nous la posons tous, de temps à autre : que ferait le Général de Gaulle, dans le monde si différent d'aujourd'hui ?
Nul ne le sait, mais je suis personnellement convaincu de deux choses : s'il avait été au pouvoir au cours du dernier demi-siècle, il ne nous aurait jamais mis dans le pétrin que j'ai décrit ce soir et s'il ressuscitait, je redoute qu'il ne me prenne pour un modéré bien timoré.
Merci de m'avoir écouté."

4 novembre 2022

Le trafic migratoire

Yann Bizien

J'ai survolé à plusieurs reprises la limite des eaux territoriales libyennes en Falcon 50 avec des journalistes parisiens experts des questions de défense et maritimes.
Il s'agissait à l'époque, en 2015, de leur montrer "sur zone" le mécanisme industrialisé du trafic migratoire.
Le dispositif est bien rodé :
1. Les passeurs mettent à la disposition des migrants qui ont réglé leurs frais de passage un pneumatique et un téléphone satellite.
2. On retrouve systématiquement à bord plus de 90% de jeunes en âge de travailler ainsi que quelques femmes, si possible avec quelques enfants, pour susciter l'indignation des ONG.
3. Dès la sortie des eaux territoriales libyennes, un migrant appelle un numéro préenregistré qui est en fait celui du centre opérationnel et de sauvetage de l'État côtier européen le plus proche.
4. L'opérateur qui réceptionne cet appel transmet l'alerte au navire d'État le plus proche de l'embarcation ou au navire de secours subventionné et affrété par une ONG.
5. Le droit maritime international impose à tous les commandants de navires en mer d'intervenir sur toutes les détresses humaines signalées et de débarquer les personnes sauvées dans le port le plus proche.
6. Les migrants sont ensuite débarqués, la plupart du temps en Grèce ou en Italie. Ils sont alors vus par des soignants avant de passer dans un dispositif de contrôle administratif.
Voilà alors les migrants sur le continent européen. Cette mécanique d'invasion est parfaitement bien rodée. Elle s'intensifie quand les conditions météorologiques sont favorables.
Marre d'entendre les pseudo humanistes affirmer que tous ces jeunes fuient la guerre. Non, ils viennent se servir de notre générosité qui est devenue un facteur d'attractivité. [...]


La cause centrale de tous nos problèmes est là :
1. Emmanuel Macron ne prend toujours pas les bonnes décisions pour protéger la France d'une invasion migratoire saturante.
2. La première responsabilité de ces migrants en âge de servir et de travailler est de rester dans leur pays, de le défendre si besoin et de contribuer à son développement. En fuyant leur pays, ils abandonnent lâchement leurs devoirs pour profiter de notre générosité qui a forcément des limites.
3. L'immigration clandestine doit redevenir illégale. Elle viole nos frontières, porte atteinte à notre souveraineté, nous coûte "un pognon de dingue" et pose de nombreux problèmes de sécurité sur notre sol.
Il est juste, évident, nécessaire et vital de le dénoncer par-delà tous les procès idéologiques de la gauche et du centre.
Notre pays est surendetté. Notre société verse dans l'ensauvagement. Il y a toujours près de 10 millions de pauvres sur notre territoire. L'État néglige la politique familiale et ne soutient plus la natalité. Nos entreprises s'épuisent sous la pression fiscale. Les Français sont mal payés et leur pouvoir d'achat s'effondre.
Les limites de notre générosité ont été franchies depuis longtemps. La classe politique, aveugle, irresponsable, a sacrifié l'avenir de nos enfants et le destin français.
"Que ces migrants retournent effectivement chez eux". Leur avenir est dans leur pays. L'humanisme d'État doit d'abord se préoccuper des Français.

22 octobre 2022

IMMIGRATION, NATION, ELECTION

Gabriel Nerciat

Caramba, encore raté.
Mais Darmanin s'en moque, bien sûr : dans la Macronie, aucun échec, même et surtout s'il contribue à rendre l'Etat ridicule, n'amènera ou ne justifiera la moindre sanction politique.
Vous verrez même - je suis prêt à le parier - que des députés de Renaissance ou des ministres d'Elisabeth Borne n'hésiteront pas à rétorquer qu'il ne faut pas confondre le droit belge et ses imperfections avec l'indispensable, nécessaire, indépassable solidarité européenne.
Sur le fond, l'affaire de l'imam de Denain et le fiasco retentissant de la place Beauvau, dignes du Roman de Renart (mais où, malheureusement, c'est le ministre français qui joue le rôle du loup germanique Ysengrin et l'imam frériste marocain celui du goupil hainuyer), illustre la même réalité que celle énoncée l'autre jour par Caroline Fourest à propos du meurtre de Lola (cf. statut précédent).
À savoir que l'immigration de masse et l'incapacité volontaire des gouvernements nationaux européens de l'entraver ou d'y remédier sont devenues des composantes structurelles du Système politique, idéologique, économique et moral que par commodité on a résolu d'appeler mondialisation. On ne saurait dès lors empêcher l'état de droit – français, belge ou supranational – de veiller à leur pérennité.
La colonisation des nations européennes par des populations extérieures au continent, majoritairement musulmanes, en soi n'est pas un problème ou un malheur ; c'est la contrepartie d'une chance insigne, dont il convient d'accepter sans trop maugréer les aspects tragiques, anarchiques ou déplaisants.
Si des Algériens, des Marocains, des Afghans, des Turcs, des Maliens, des Ivoiriens, des Sénégalais, des Erythréens, des Soudanais ou d'autres viennent par centaine de milliers chaque année tenter de s'installer en France, c'est parce que nous sommes l'une des plus belles nations du monde, les plus avancées, les plus attractives, les plus enviées.
Regardez donc par contraste la Russie, la Chine, la Hongrie, le Japon, même l'Espagne ou la Corée : ce n'est pas du tout la même chanson.
Le progressisme libéral, qui a prétendu éradiquer toute pulsion sacrificielle de l'organisation des sociétés modernes, dissimule de moins en moins hypocritement la nature du sacrifice ultime qu'il attend des peuples occidentaux au sein desquels il est né et est parvenu à s'implanter.
Aucun assassinat, aucun viol, aucun désordre, aucune violence ou aucun affront à l'égard des autorités étatiques ne doit remettre en cause l'élection particulière dont la force de l'immigration est l'indice.
Et ce n'est pas parce que cette loi est bien de nature sacrificielle qu'il faut remettre en cause sa pertinence ou sa légitimité.
Qu'on se le dise (traduction : Inch'Allah). 22/10/2022

21 octobre 2022

La barbarie gagne du terrain et se banalise en France

Yann Bizien

Il y a en France un continuum et une récurrence de violences qui nous donnent la conviction d’une société en train de se défaire. Il ne s’agit pas d’un fantasme ou d’un sentiment, mais bien d’une conviction face à la réalité d'une tragédie majeure avec la multiplication des égorgements, assassinats, crimes, mutilations, tortures, viols, vols, refus d’obtempérer, injures, menaces de morts, trafics, règlements de comptes et provocations.
La barbarie gagne du terrain et se banalise en France. Elle devient malgré nous, contre notre volonté, une donnée omniprésente dans notre quotidien.
La colère du peuple monte, car le pouvoir s’attache en permanence à éviter d’associer ce phénomène politique, historique, identitaire, culturel et de société à celui de l’immigration.
Cette colère gronde, car la violence légitime que tente de lui opposer l’État à travers sa Police et sa Gendarmerie est contestée par une grande partie de la gauche ("la Police tue").
Cette colère grimpe car le nombre d’individus étrangers et dangereux prêts à se jeter sur leurs proies a objectivement explosé dans notre pays du fait de l’immigration incontrôlée.
La colère s’est levée parce que nous recevons aujourd'hui la haine de ceux qui nous envahissent et qui entendent nous dominer et nous remplacer (voir ma vidéo publiée ce jour et les affirmations d’un jeune immigré sur son scooter qui affirme vouloir "niquer nos mères", pardon ce ne sont pas mes mots).
Nous ne pouvons plus être présent au mauvais moment et au mauvais endroit sous peine d'y laisser notre vie. Nous sommes quasiment devenus des "indésirables" chez nous.
L’État macronien est comme paralysé et impuissant. Il n’a plus, comme recours, que l’usage du verbe et des mots. Il cherche à déshumaniser, à culpabiliser et à disqualifier les français en colère à travers une contorsion rhétorique. Il en fait, avec la complicité des médias, des cibles politiques et des coupables.
Il y avait jusqu'ici cette colère sourde dans le cœur du peuple français « dépossédé » de tous ses attributs identitaires et culturels. En criant, il craignait les plaintes pour racisme et les tribunaux.
Aujourd’hui, il sort de son mutisme, avec la peur au ventre. Car cette violence ne va pas baisser. Bien au contraire. L’exécutif, décalé et déphasé, n'agit pas sur la cause, la laisse filer et faire ses ravages, sans l’assumer et sans s'excuser.
Ne faisons surtout pas « d’amalgames », et "pas de vagues". Continuons comme avant. Et notre destin nous échappera.
Il nous reste peut-être un espoir : il est impossible de tromper tout le monde, tout le temps. 21/10/2022

« Alger refuse de réaccueillir les Algériens qui sont en situation irrégulière en France »

Tribune publiée dans le Figaro du 21 octobre 2022, par Alexandre Devecchio et Guillaume Perrault.

Ambassadeur de France à Alger entre 2008 et 2012, puis entre 2017 et 2020, auteur de L'Énigme algérienne. Chroniques d'une ambassade à Alger (Éditions de L'Observatoire, 2022), l'ancien diplomate explique l'état d'esprit des autorités algériennes, qui refusent d'accueillir les Algériens résidant en France et visés par une OQTF. Et il expose ce que peut faire le gouvernement français sur ce sujet.

LE FIGARO. - L'affaire Lola attire l'attention publique sur les obligations de quitter le territoire français (OQTF), presque toujours inexécutées. Certains pays, en particulier l'Algérie, refusent de reprendre leurs ressortissants entrés ou restés illégalement en France. Pourquoi ?

Xavier DRIENCOURT. - Beaucoup de pays refusent de reprendre les clandestins, le Maroc comme l'Algérie, la Tunisie comme le Mali. À ce refus, plusieurs raisons. D'une part, j'ai souvent entendu à Alger un argument assez spécieux, brandi officiellement par les diplomates algériens dans des réunions à haut niveau, argument comme quoi ces irréguliers seraient le « fruit d'une certaine occidentalisation » , de notre « mauvaise éducation » , ils auraient été en quelque sorte « contaminés » par nos « mauvaises mœurs » et on ne tient pas à voir revenir en Algérie ces mauvais sujets... qui d'ailleurs rentrent au pays mal accueillis par leur entourage. Et on nous disait cela sans rire.

D'autre part, pour tous ces pays, pas seulement l'Algérie, cette émigration irrégulière de jeunes turbulents est aussi une variable d'ajustement démographique pour des pays dont 70 % de la population a moins de 30 ans ! Dans le fond, on nous « repasse » le problème en quelque sorte. Alors, les reprendre est un peu compliqué. Et puis, parfois, je dis bien parfois (mais j'ai entendu cela), on perçoit l'idée sous-jacente, en filigrane, que, dans le fond, tout ceci serait le résultat de la colonisation, ce serait en quelque sorte le prix à payer pour plus d'un siècle de colonisation...

Une partie des observateurs et de la droite appellent à dénoncer les accords franco-algériens du 27 décembre 1968. Que contiennent ces accords ?

Ces accords du 27 décembre 1968 ont été négociés et signés à une époque, celle des Trente Glorieuses, où la France cherchait, dans la foulée des accords d'Evian, à faire venir en France une main-d'oeuvre algérienne francophone. De ce fait, ces accords comprennent de nombreuses dispositions dérogatoires par rapport aux autres nationalités, y compris les Marocains et les Tunisiens : certificat de résidence de 10 ans, régularisation des sans-papiers facilitée, regroupement familial accéléré, conditions d'intégration dans la société française assouplies par rapport aux autres nationalités, visas étudiants assez généreux etc. Beaucoup de facilités donc au bénéfice des Algériens.
Pour autant, les accords de 1968 ne créent pas, pour un ressortissant algérien résidant en France, de dispositif dérogatoire et plus favorable s'il est visé par une OQTF. Les accords de 1968 portent uniquement sur les conditions d'arrivée et d'installation des Algériens en France.
Les autorités algériennes tiennent tout particulièrement à ces accords de 1968. Nous avons essayé à plusieurs reprises de les renégocier, la dernière fois c'était en 2011, et à chaque fois, les accords ont été maintenus et modifiés à la marge. On pourrait effectivement considérer que ces accords de 1968 sont dépassés, car le contexte politique et économique a changé et donc mettre fin à ce dispositif. Il faudrait se mettre autour d'une table avec les Algériens et, de bonne foi, revoir tout le dispositif. Ce sera difficile, car il faut une forte volonté politique ; cela provoquera une crise diplomatique avec l'Algérie. C'est un peu « l'arme atomique » dans nos relations avec Alger.

La France dispose-t-elle de moyens de pression ? Peut-on par exemple bloquer certains transferts d'argent privé vers l'Algérie venant de l'immigration, comme Arnaud Montebourg l'avait proposé avant de se rétracter ?

Autant cela peut marcher avec certains pays, autant avec l'Algérie cela me paraît inopérant. Les transferts privés bancaires sont peu nombreux car le dinar algérien est inconvertible. Deuxièmement, il existe un cours parallèle du dinar algérien, il existe un marché noir du dinar paradoxalement « officiel » en Algérie, qui se fait de la main à la main, en espèces. Et vous avez des sites internet qui indiquent la cotation parallèle de l'euro vs dinar. Par ailleurs, compte tenu de la forte communauté algérienne ou binationale en France, les transferts d'argent se font principalement dans les arrière-cafés de la Bastille, Saint-Denis ou Marseille pas par les banques ou Western Union. C'est un système de compensation privé entre un bistrot algérien et un particulier : je te donne des euros, au taux parallèle, contre des dinars que tu me donneras à Alger quand j'irai en vacances. Va-t-on contrôler tous les cafés kabyles de Paris ? Soyons sérieux.
En revanche, il y a une gamme de moyens d'action que nous n'utilisons pas. Les principaux, pour parler net, ce sont les visas : ceux-ci sont absolument nécessaires à la société algérienne et Alger est soumis à une très forte pression interne. Fermer le robinet des visas, ou réduire fortement leur nombre, comme l'a fait le gouvernement français à l'automne 2021, a été assez efficace même si c'est évidemment douloureux pour la population algérienne.
On pourrait aussi réduire l'accès au territoire français aux - nombreux - détenteurs de passeports diplomatiques, qui sont distribués assez largement dans certains pays (pas en Europe) et exonèrent leurs détenteurs de l'obligation de visas. Une diminution des visas étudiants est également possible. Après, il y a la question des biens acquis en France par des dirigeants algériens. Les visas et les accords de 1968 sont de fait le levier principal.

1 octobre 2022

Pierre Duriot

Je me marre… mais enfin, quand une femme se fait violer à Nantes, par trois Africains, en pleine rue, c’est bien un lien avec l’immigration ? Ah non, pas du tout, rien à voir. Mais, mais, quand il y a 70% de gens étrangers, ou d’origine étrangère, dans les prisons, c’est bien un lien avec l’immigration ? Non plus, rien à voir. Mais, et quand on juge des mecs pour terrorisme, parce qu’ils ont foncé en camion sur les gens, à Nice, au nom de leur dieu qui n’est pas le nôtre, ça a bien à voir avec l’immigration. Non, encore cette fois, ça n’a rien à voir. Mais c’est dingue ça, ça n’a rien à voir, ça n’a rien à voir… mais c’est quand même la réalité. Mais non, ce n’est pas la réalité, il ne faut pas faire d’amalgame. Il n’est pas question d’amalgame, mais juste qu’il y a un lien. Mais justement, il n’y a pas de lien. Mais, comment peux-tu dire ça, puisque le lien est évident, explique moi ? C’est trop difficile, tu ne comprendrais pas. Pour comprendre, il faut être de gauche et toi, tu es d’extrême droite.