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30 mai 2026

Gastel Etzwane
30/5/2026

Ukraine : quand l’hommage aux collabos devient une tradition d’État


Il y a quelques jours à peine, le 25 mai 2026, Volodymyr Zelensky participait en grande pompe à la réinhumation nationale d’Andriy Melnyk, figure de l’Organisation des nationalistes ukrainiens (OUN) qui avait activement collaboré avec l’Allemagne nazie au début de la Seconde Guerre mondiale. Cérémonie officielle, honneurs d’État, discours lyrique : le président ukrainien, lui-même d’origine juive, a salué un « grand Ukrainien du XXe siècle ». Même Israël a dénoncé l’affront à la mémoire des victimes de la Shoah.
Aujourd’hui, rebelote. Zelensky baptise une unité des forces spéciales ukrainiennes « Héros de l’UPA » – l’Armée insurrectionnelle ukrainienne responsable, selon Varsovie, du massacre de plus de 100 000 Polonais en Volhynie entre 1943 et 1945. La Pologne, pourtant l’un des plus fervents soutiens de Kiev, est furieuse : le président polonais menace même de retirer à Zelensky l’Ordre de l’Aigle Blanc.
Pourquoi s’étonner ? Depuis des décennies, l’Ukraine n’a jamais vraiment fait son mea culpa sur la collaboration massive de certains de ses nationalistes avec les nazis – pogroms antijuifs, exactions diverses, participation active à la machine de mort hitlérienne. Bandera, Choukhevitch, Melnyk… tous sont progressivement réhabilités comme « héros de l’indépendance ».
Chaque fois qu’on le souligne, on se fait traiter de « propagandiste russe ». Pourtant, ce n’est pas Moscou qui organise ces cérémonies : ce sont les autorités ukrainiennes elles-mêmes. Les faits s’accumulent. La nostalgie (ou au minimum la complaisance) pour cette période sombre n’est pas une invention du Kremlin. C’est une réalité politique assumée à Kiev.
Et pendant ce temps, en Europe de l’Ouest, on continue à faire comme si tout cela n’existait pas. Le déni a ses limites. La réalité, elle, finit toujours par remonter.
Rassurons-nous, tout cela n’a pas empêché Bruno Retailleau d’aller rendre ses hommages au président ukrainien le jour même de la cérémonie ni à Édouard Philippe d’y aller le lendemain.

25 mai 2026

Potier Christian
20/5/2026

Merkel ou Draghi pour parler à Poutine : le retour du réel contre l’hystérie de Bruxelles


Enfin. Après trois ans d’escalade, de chèques en blanc et de communiqués martiaux, les Européens envisageraient de rappeler les adultes : Angela Merkel ou Mario Draghi pour renouer le dialogue avec Vladimir Poutine.
C’est la meilleure solution. La seule, même. Pour sortir de l’appareil pro-guerre qui tient Bruxelles en otage.
L’appareil pro-guerre, il a des noms : Ursula von der Leyen, Kaja Kallas, António Costa version faucon, Friedrich Merz qui rejoue la guerre froide, et Macron qui fait le chef de guerre en costume trois pièces. Tous alignés, tous va-t-en-guerre, tous incapables de prononcer le mot « paix » sans bégayer.
Et au milieu, l’homme de paille que l’Europe finance à fonds perdus : Zelensky. Converti en mascotte OTAN, il fait la tournée des parlements pendant que son pays sert de champ de tir. L’Europe paye, l’Ukraine saigne, Washington commande.
Merkel, c’est Minsk. C’est la dernière fois qu’un Européen a parlé russe sans traducteur américain. Draghi, c’est « whatever it takes ». Il sait qu’une économie ne tient pas avec des sanctions et des discours. Deux profils qui comprennent une chose : une guerre se finit à une table, pas sur X.
Parce que la stratégie actuelle mène où ? Au chaos économique, à la récession allemande, à l’inflation française, à des stocks d’armes vides et à des cimetières pleins. On a troqué la diplomatie contre l’idéologie. Le réel contre les éléments de langage.
Rappeler Merkel ou Draghi, ce n’est pas aimer Poutine. C’est aimer l’Europe. C’est refuser que le continent crève pour un agenda qui n’est pas le sien. C’est arrêter de jouer aux durs avec l’argent et le sang des autres.
Les va-t-en-guerre de Bruxelles ont eu trois ans. Résultat : plus de morts, plus de dettes, moins de paix. Leur temps est fini.
Place à ceux qui savent négocier. Place à ceux qui préfèrent les traités aux tweets. Place à la sortie de crise.
Christian Potier
24/5/2026

ORESHNIK PARLE, KIEV TREMBLE. ZELENSKY SIGNERA-T-IL LA PAIX OU L’ACTE DE DÉCÈS DE L’UKRAINE ?


Mach 10. Dix fois la vitesse du son. Le temps d’un clignement d’œil entre Moscou et Kiev. C’est l’heure de l’Oreshnik. Le missile à têtes multiples, la terreur hypersonique, l’arme que l’OTAN ne peut pas intercepter. Troisième tir du conflit. Cette fois sur Bila Tserkva, plein sud de Kiev. Message reçu.
90 missiles. 600 drones. Kinjal. Tsirkon. Iskander. L’arsenal du Jugement dernier s’est abattu sur l’Ukraine dans une offensive "d’ampleur exceptionnelle". Riposte à Starobilsk, dit Moscou. Démonstration de force, dit le monde. Leçon de réalité, surtout.
Le bilan ? Le réseau énergétique en miettes. Les infrastructures militaires en feu. 55 missiles interceptés, dit Kiev. Sur 90. 549 drones abattus. Sur 600. Faites le calcul : ce qui passe, suffit à éteindre un pays.
Et pendant ce temps, que fait Zelensky ? Il joue au Messie. Il exige l’Europe. Il refuse le strapontin de Merz. Il fait la morale aux 27 pendant que son peuple fuit et que son pays s’effondre. La moitié de la population partie. 90 milliards d’euros de dette qu’il ne remboursera jamais. Des oligarques qui sirotent du champagne à Monaco pendant que les tranchées se remplissent de chair à canon.
Alors la question brûle les lèvres : Zelensky va-t-il ENFIN signer un accord de paix ?
La réponse tient en trois lettres : NON. Pas tant qu’Ursula von der Leyen lui signe des chèques. Pas tant que Macron lui livre des Caesar. Pas tant que Starmer et Merz lui caressent l’ego. Pas tant qu’il peut prolonger sa guerre en appauvrissant les Européens.
Car la guerre est son assurance-vie. La paix serait son arrêt de mort politique. Sans guerre, plus de loi martiale. Sans guerre, des élections. Sans guerre, les Ukrainiens demandent des comptes : où sont passés les milliards ? Pourquoi mon fils est mort à Bakhmout pour rien ? Pourquoi les fils d’oligarques sont à Genève ?
L’Oreshnik a parlé. Il dit une chose simple : la Russie escalade. Elle a les moyens, le temps, et les nerfs. L’Ukraine, elle, n’a plus que la perfusion occidentale. Et l’Occident commence à tousser. Les stocks sont vides. Les opinions publiques sont à bout. Les Américains regardent ailleurs.
Merz voulait Zelensky à Bruxelles sans droit de vote. Il avait raison. On n’invite pas le capitaine du Titanic à la barre de l’Europe. On ne donne pas les clés de la paix à celui qui vit de la guerre.
Chaque missile Oreshnik rapproche Zelensky d’un choix : la table des négociations, ou le bunker final. Chaque frappe sur le réseau énergétique rapproche les Ukrainiens du noir, du froid, et de la révolte.
Zelensky ne défend pas l’Europe. Il la prend en otage. Et l’Oreshnik vient de lui rappeler que les otages, parfois, on les libère par la force.
Alors non, il ne signera pas. Pas encore. Il attendra le prochain chèque de Bruxelles. Le prochain Caesar de Paris. Le prochain mirage de l’OTAN. Jusqu’au jour où il n’y aura plus rien à signer. Plus de pays. Plus d’armée. Plus de peuple.
Trois ans de moratoire, disait Darmanin pour l’immigration. L’Ukraine n’aura pas trois ans. À ce rythme, Mach 10, l’hiver sera son dernier.
Le missile a sifflé. La paix n’a pas répondu.

21 mai 2026

Monique Plaza
21/5/2026

Rémi Philiponet : « Sans le concours massif des Nazis-Bandéristes ukrainiens, les "Einsatzgruppen" n'auraient jamais réussi à exterminer en Ukraine entre 1,5 à 1,8 millions de Juifs.
La fraternité d'armes dans les massacres de masse entre les Nazis hitlériens allemands et ukrainiens permet d'expliquer le soutien inconditionnel, aujourd'hui, de l'Allemagne envers l'Ukraine ».

Simone Veil avait également rappelé les massacres de juifs en Ukraine (voir la vidéo ci-dessous).

Dans ce contexte historique très sombre, que penser de l’admiration de Zelensky, juif, envers ces Ukrainiens nazis qu’il définit comme des héros nationalistes et dont il réinhume les restes en Ukraine ?

Marta Havryshko : « Je n'aurais jamais pu imaginer, même dans mes pires cauchemars, que sous la présidence de Zelensky, des néonazis infiltreraient la quasi-totalité de l'appareil de défense et de sécurité ; que des collaborateurs nazis seraient glorifiés au niveau de l'État ; que des régiments militaires entiers porteraient leurs noms.
Je n'ai jamais cru que le mouvement Azov passerait d'une frange marginale à deux corps d'armée à part entière, ni que des hommes ayant participé à des pogroms contre les communautés roms et vietnamiennes accéderaient à de hauts grades et à des postes à responsabilité.
Surtout, je n'aurais jamais imaginé que moi, une femme juive et spécialiste de la Shoah, je deviendrais la cible de néonazis manipulés par les services de sécurité d'un État dont le président est lui-même juif. »

Cliquer sur l'image ↴
Natalia Routkevitch
20/5/2026

L’Europe au bord de l’escalade

Dans un contexte inquiétant où chaque jour, chaque décision et chaque déclaration semblent rapprocher le continent européen d’une guerre majeure, George Beebe, directeur de la stratégie au Quincy Institute et ancien responsable de l’analyse Russie à la CIA, décrit, dans une conversation avec Glenn Diesen, un scénario d’escalade progressive du conflit. Il s’interroge sur une éventuelle implication américaine en cas d’affrontement majeur, exprime sa perplexité face à l’attitude des Européens – qu’il qualifie de forme d’égarement collectif – et rappelle les intérêts stratégiques de long terme des États-Unis vis-à-vis de la Russie et de l’Europe.

G.B. Je pense que la première réponse russe à la multiplication des attaques ukrainiennes sur le territoire russe serait une intensification massive des frappes contre l’Ukraine. Moscou chercherait d’abord à reprendre le contrôle total du Donbass par des moyens beaucoup plus destructeurs, notamment via une utilisation accrue de la puissance aérienne contre les villes fortifiées ukrainiennes de cette région contestée. Une fois cet objectif atteint, la Russie pourrait soit poursuivre son avancée vers les autres régions annexées qu’elle ne contrôle pas totalement, soit imposer un cessez-le-feu de facto afin d’empêcher toute reconstruction de l’Ukraine sans concessions politiques de Kiev.
L’extension du conflit à un affrontement direct entre la Russie et l’Europe dépendrait ensuite de la réaction européenne. Si les Européens intensifiaient les frappes en profondeur contre le territoire russe via l’Ukraine, Moscou pourrait répondre par des bombardements massifs sur Kiev et d’autres grandes villes ukrainiennes (ce qu’elle n’a pas encore fait gardant la fenêtre ouverte aux négociations), puis éventuellement viser des chaînes d’approvisionnement ou des installations situées sur le territoire de l’OTAN.
Un tel scénario provoquerait une crise majeure au sein de l’Alliance atlantique et poserait à Washington une question fondamentale : les États-Unis sont-ils prêts à entrer dans une confrontation militaire directe avec la Russie ? Dans le contexte actuel, l’administration Trump pourrait hésiter à s’engager dans un tel conflit, d’autant qu’à Washington domine l’idée que les Européens ne font rien pour la paix et privilégient l’escalade plutôt que la recherche d’un compromis avec Moscou.

G.D. En Europe, le discours dominant consiste désormais à réclamer un durcissement constant de la pression contre la Russie. Cette logique me paraît à la fois irrationnelle et dangereuse, car elle repose sur l’idée que Moscou ne répondra pas symétriquement à l’escalade. Or, lorsqu’on entend aujourd’hui certains responsables européens évoquer ouvertement la production massive de missiles longue portée destinés à frapper le territoire russe, on peut se demander s’ils mesurent réellement l’état d’esprit actuel du pouvoir russe.
J’ai souvent le sentiment que cette dynamique revient, au fond, à faire entrer la guerre en Europe. Pourtant, toute mise en garde contre cette escalade est immédiatement perçue comme suspecte, comme « pro-russe ». Cette vision binaire semble avoir remplacé toute culture de la prudence. C’est d’autant plus frappant que, historiquement, les Européens apparaissaient souvent plus réservés que les États-Unis sur ces questions. En 2008, lorsque George W. Bush poussait pour l’adhésion de l’Ukraine à l’OTAN, plusieurs capitales européennes jugeaient déjà cette perspective excessivement risquée. Aujourd’hui, ce sont souvent ces mêmes Européens qui tiennent les positions les plus radicales. Comment expliquer un tel basculement ?

G.B. Je pense qu’il existe désormais en Europe un véritable problème d’état d’esprit, presque une forme d’hypnose collective : beaucoup semblent convaincus que la seule manière de gérer la Russie consiste à accroître sans cesse la pression et la dissuasion. L’idée même d’un dialogue diplomatique visant à réduire les risques de conflit est devenue presque taboue. Or je crois que c’est précisément ce qui rend la situation dangereuse.
Bien sûr, la dissuasion est nécessaire. Mais elle ne peut pas constituer l’unique réponse. Si l’on aborde cette crise uniquement sous l’angle du rapport de force, on alimente mécaniquement une spirale d’escalade qui peut finir par devenir incontrôlable. Il faudrait au contraire combiner fermeté et diplomatie, garder la tête froide et conserver assez de confiance pour dialoguer avec Moscou sans considérer ce simple dialogue comme une menace pour l’Europe elle-même.
Or aujourd’hui, je vois surtout beaucoup de peur en Europe : la peur que le simple fait de parler avec les Russes soit déjà perçu comme une faiblesse ou une forme de déstabilisation intérieure. Et c’est précisément cet état d’esprit qui me paraît dangereux.

G.D. Cet état d’esprit n’est-il pas devenu le principal ciment du consensus européen ? Il est extrêmement difficile pour 27 États aux intérêts et aux cultures stratégiques différentes de s’accorder sur une politique étrangère commune. L’unité s’est ainsi construite autour d’un récit moral simple : celui d’un affrontement entre le bien et le mal. La Russie a été présentée comme une menace absolue, rendant toute dissidence moralement suspecte et tout débat sur les préoccupations sécuritaires russes presque illégitime.
Cela rappelle les analyses de Walter Lippmann : pour mobiliser les opinions publiques en temps de guerre, les États tendent à transformer les conflits en luttes morales absolues. Mais lorsque vient le moment de négocier la paix, cette logique devient un piège, car on ne peut plus faire de compromis avec un adversaire présenté comme le mal incarné.
Depuis le début du conflit, le récit occidental repose largement sur l’idée d’une « invasion non provoquée ». Dans ce cadre, toute concession à Moscou apparaît comme une capitulation morale. La diplomatie elle-même devient suspecte. Dans le même temps, des figures particulièrement radicales, comme Kaja Kallas, ont été mises en avant au sein des institutions européennes, compliquant encore davantage tout retour à une logique diplomatique plus pragmatique.

G.B. Je pense que le problème dépasse la difficulté de préserver l’unité européenne. Historiquement, ce sont toujours les grands États – la France, l’Allemagne, l’Italie – qui ont fixé les grandes orientations stratégiques du continent. Ils n’ont jamais laissé les décisions fondamentales en matière de politique étrangère être dictées par les États les plus petits ou les plus radicaux. Or aujourd’hui, ce qui est frappant, c’est précisément l’absence d’initiative des grandes puissances européennes elles-mêmes.
Si l’on regarde Paris ou Berlin, on ne voit pas réellement de volonté de rouvrir un dialogue structuré avec Moscou. Oui, on commence timidement à entendre quelques discussions sur la nécessité de reparler aux Russes. Mais cela reste extrêmement limité et sans véritable dynamique politique derrière. Or, si un changement de cap devait se produire, il ne viendrait probablement ni des pays baltes ni de la Pologne. Il viendrait nécessairement des grands centres de gravité européens. Pour l’instant, cet élan n’existe pas vraiment.
Et c’est cela qui rend la situation particulièrement inquiétante : l’Europe semble prisonnière de son propre récit moral. Elle a construit son unité autour d’une logique de confrontation totale, mais cette logique complique désormais toute tentative de désescalade ou de compromis diplomatique.

G.D. Je pense aussi que le cas du Royaume-Uni est révélateur. Les Britanniques ne font plus partie de l’Union européenne et ne sont donc pas soumis à cette logique de consensus propre à la politique étrangère européenne. Pourtant, on ne les voit absolument pas chercher à renouer le dialogue avec Moscou, bien au contraire. À mes yeux, ils comptent parmi les plus fermement opposés à toute reprise de contact diplomatique avec la Russie.

G.B. Cela me fait penser que le problème relève davantage d’un état d’esprit général que des mécanismes institutionnels de l’Union européenne. J’ai parfois aussi l’impression que Londres cherche, depuis le Brexit, à se redéfinir un rôle stratégique en Europe à travers une posture très offensive face à la Russie, presque comme une tentative de renouer avec une forme d’imaginaire churchillien. Et je pense que cela risque encore d’aggraver les tensions.

G.D. Quel est l’intérêt américain dans cette situation ? Faut-il chercher à mettre fin à la guerre en Ukraine pour permettre aux États-Unis de se concentrer davantage sur l’Asie et l’Indo-Pacifique, ou au contraire laisser davantage les Européens gérer le conflit, tout en réduisant l’implication américaine ?

G.B. Je suis convaincu qu’il est dans l’intérêt des États-Unis de parvenir à un compromis pour mettre fin à cette guerre. Si Washington se désengage en laissant essentiellement les Européens gérer le conflit, le risque d’une confrontation beaucoup plus destructrice entre l’Europe et la Russie augmentera fortement. Et cela ne servirait pas les intérêts américains. Même sans escalade majeure, un conflit prolongé pousse mécaniquement la Russie à se rapprocher encore davantage de la Chine, ce qui compliquerait considérablement la position stratégique des États-Unis.
À mes yeux, les États-Unis ont intérêt à voir émerger une Russie plus autonome, capable d’entretenir des relations à la fois avec la Chine, l’Europe et l’Occident, plutôt qu’un bloc russo-chinois durablement soudé contre Washington. Par ailleurs, une Europe fragilisée par un conflit permanent détourne les États-Unis de priorités plus importantes, notamment l’Indo-Pacifique. Or, les ressources stratégiques, mais aussi l’attention politique américaine, restent limitées.
Je pense aussi que la relation transatlantique doit évoluer. L’avenir de l’OTAN devrait davantage reposer sur la coopération technologique de pointe – semi-conducteurs, intelligence artificielle, espace, informatique quantique, chaînes d’approvisionnement ou minéraux critiques. Une coopération étroite entre les États-Unis et l’Europe pourrait réduire certains avantages stratégiques de la Chine tout en relançant la croissance européenne. Mais cela devient beaucoup plus difficile dans un climat de conflit permanent.

G.D. Il serait d’ailleurs souhaitable que la relation entre l’Europe et les États-Unis soit repensée de manière plus équilibrée. Aujourd’hui, elle semble souvent fonctionner sur une logique du tout ou rien : soit une dépendance totale envers Washington, soit un antiaméricanisme radical. Or le monde devient multipolaire, et il faudrait adapter ce partenariat à cette nouvelle réalité.
Je reste cependant assez pessimiste. On voit réapparaître en Europe des récits affirmant que l’Ukraine serait de nouveau en train de gagner, que la Russie serait affaiblie au point de manquer d’armes lourdes ou encore que Vladimir Poutine serait gravement malade. Ce type de narration semble surtout destiné à maintenir le soutien à la guerre.

G.B. Le danger, c’est qu’à force, certains finissent par croire à leur propre propagande. Or ce genre d’illusion peut avoir des conséquences très lourdes.

20 mai 2026

Gastel Etzwane
19/5/2026

Alice Weidel (co-présidente de l’AfD) : La conduite de la guerre par l’Ukraine représente un risque sécuritaire majeur pour l’Allemagne.

« On ne peut pas continuer à enfoncer un tisonnier brûlant dans l’œil du grand ours, comme avec des frappes de drones en profondeur sur le territoire russe, et s’attendre à ce qu’il ne se passe rien », a déclaré Alice Weidel.
Le « grand ours » finira par riposter. Ce n’est plus une question de si, mais de quand. Le cauchemar Oreshnik arrive. Réveillez-vous, bon sang, Allemagne ! »
En Allemagne, la droite nationaliste (incarnée notamment par l’AfD) fait preuve d’un peu plus de courage et de lucidité que son équivalent français. Ce dernier suit en effet une ligne parfaitement alignée sur celle de l’extrême centre macroniste et, plus largement, sur l’ensemble de la classe politique française : totalement conforme aux positions de l’Union européenne et de l’OTAN.

23 avril 2026

L'EUROPE UKRAINIENNE, OU L'HISTOIRE D'UN PILLAGE

Gabriel Nerciat

- 23/4/2026 - Grâce à la défaite de Viktor Orban en Hongrie, la Commission von der Leyen va enfin pouvoir lever 90 milliards d'euros de dettes obligataires destinés aux frais de bouche de l'entité ukrainienne – en toute paisible violation du traité de Lisbonne et de la Constitution allemande qui n'autorisent pas une telle opération.
La Hongrie elle-même s'est exemptée de la garantie du prêt, de même que la Slovaquie, mais elle a consenti, comme l'avait promis le nouveau Premier ministre hongrois pendant sa campagne, à lever le veto qu'avait maintenu Orban au Conseil européen pendant presque un an (sous les menaces de mort publiques adressées à son encontre par saint Zelensky).
Rappelons que ce prêt n'a de prêt que le nom car il est censé être remboursé avec intérêts par... la Russie, après sa défaite (surtout, on ne rit pas ; ce n'est pas drôle).
Ce sont, logiquement, l'Allemagne, la France et l'Italie, les trois premiers pays contributeurs nets du budget de l'UE, qui devront assumer la plus grande part de la garantie du prêt en vue d'honorer la signature de l'impératrice Ursula La Hyène – alors même que ces deux dernières républiques connaissent aujourd'hui le plus haut degré d'endettement public hors période de guerre de toute leur histoire (3480 milliards d'euros pour la France, 3000 milliards pour l'Italie).
En France, pourtant, cela passe crème. Personne ou presque ne proteste, alors même que nous devrons verser 540 millions d'euros pour le service de cette dette supranationale dès l'an prochain.
Le RN à Strasbourg a voté contre, mais Bardella à Paris préfère s'exhiber avec sa princesse, taper sur Mélenchon, justifier les crimes de guerre d'Israël ou répéter pour la énième fois que la Russie constitue une menace pour l'Europe (si, si, ce n'est pas Erdogan, Donald ou Bibi, figurez-vous).
À l'extrême centre et chez les mollusques LR, c'est pire : on exulte.
Il faudra s'en souvenir lorsque Edouard Philippe et Bruno Retailleau défendront le recul de l'âge de la retraite à 70 ans et le conditionnement progressif des remboursements de la Sécurité sociale au nom de la réduction de la dette et de l'assainissement du déficit budgétaire.
De même, bien sûr, lorsque la gauche par devoir antifasciste viendra rituellement leur apporter ses suffrages au second tour de la prochaine élection présidentielle.
On aimerait pouvoir dire à tous ces gens : "Allez donc voir à Kiev si j'y suis", mais on ne peut pas.
Et le plus cruel est encore de savoir que la France mérite pleinement d'être tondue et avilie comme elle l'est aujourd'hui, pour garantir à fonds perdus la souveraineté fictive d'une satrapie vaincue, ruinée, gangstérisée et encore plus sûrement vouée au pillage qu'elle ne l'est déjà elle-même depuis des années.

27 mars 2026

Gastel Etzwane

Marco Rubio ment effrontément ou fait preuve d’une incompétence sidérante.


- 27/3/2026 - Ce vendredi, le secrétaire d’État américain a déclaré lors d’une intervention au G7 :
« On demande constamment aux États-Unis d’aider dans les guerres, et nous l’avons fait. Mais lorsque nous en avons eu besoin, l’OTAN n’a pas répondu favorablement. Certains dirigeants ont déclaré que l’Iran n’était pas la guerre de l’Europe. Or, l’Ukraine n’est pas notre guerre, et pourtant, nous y avons contribué plus que quiconque. »
Cette phrase est un mensonge historique ou une ignorance abyssale des faits.
L’Ukraine est profondément la guerre des États-Unis, qu’ils ont provoquée, financée et instrumentalisée depuis plus de vingt ans.
Les États-Unis ont poussé l’extension de l’OTAN jusqu’aux frontières russes malgré les promesses faites à Gorbatchev. Ils ont orchestré le changement de régime de 2014 avec le rôle central de Victoria Nuland, qui coordonnait ouvertement la formation du futur gouvernement ukrainien. John McCain et Lindsey Graham se sont rendus à Kiev pour encourager les forces anti-russes et promettre un soutien militaire massif.
Depuis des décennies, Washington poursuit un projet stratégique clair : affaiblir, encercler et démembrer l’influence russe en Europe de l’Est en transformant l’Ukraine en avant-poste anti-russe.
Les centaines de milliards de dollars injectés, l’entraînement des forces ukrainiennes, les livraisons d’armes lourdes et la transformation de l’Ukraine en champ de bataille par procuration ne sont pas de l’aide altruiste. C’est une implication décisive, causale et assumée dans le conflit.
Rubio ose prétendre le contraire au moment même où l’Iran verrouille le détroit d’Ormuz et ridiculise les déclarations optimistes de l’administration Trump.
Soit il ment sciemment pour masquer la responsabilité américaine dans l’enlisement ukrainien, soit il ignore à ce point l’histoire récente qu’il ne devrait pas occuper ce poste.
Les deux options sont également alarmantes pour la crédibilité des États-Unis.

6 mars 2026

Gastel Etzwane


- 6/3/2025 - Zelensky menace Orbán : l’Occident soudain choqué… par ce qu’il tolère depuis des années
La Commission européenne qualifie enfin d’« inacceptables » les propos de Zelensky qui a laissé entendre qu’il transmettrait l’adresse personnelle de Viktor Orbán à ses forces armées.
Imaginons la même phrase prononcée par Poutine : hurlements planétaires, sanctions immédiates, sommet d’urgence, accusations de terrorisme d’État. Là ? Un timide « on n’aime pas trop ce ton », murmuré du bout des lèvres. Deux poids, deux mesures. L’indignation sélective est devenue la règle.
Derrière le costume de héros providentiel se cache depuis longtemps un dirigeant aux méthodes brutales, aux déclarations explosives et au pouvoir de plus en plus autoritaire. L’Occident le sait. Il choisit sciemment de fermer les yeux. Tant que l’image sert la cause. Tant que le narratif tient. Mais quand le masque craque, même une seconde, la réalité éclate : cette indulgence en dit bien plus long sur nos propres hypocrisies que sur l’homme lui-même.

27 février 2026

Gabriel Nerciat

DE QUOI L'UKRAINE EST-ELLE LE NOM ?


- 26/2/2026 - Grâce à la cruche pathétique que Emmanuel Macron a envoyé siéger à Strasbourg, nous commençons à avoir enfin une vague idée de ce qu'est réellement l'entité ukrainienne.
Ni une nation – évidemment – ni un État souverain ni un "conglomérat de peuples désunis" ni un vestige failli de l'ancien empire soviétique ni l'alibi criminel de plusieurs gangs semi-mafieux alliés à des milices néo-nazies (au passage, si le Arturo Ui de Brecht ne m'a jamais semblé très crédible pour incarner Hitler, il préfigure en revanche assez bien ce qu'est devenu Zelensky).
Non, l'Ukraine n'est rien de tout cela. Elle est à la fois bien moins et beaucoup plus.
L'Ukraine est un rêve dérisoire enfermé dans un drapeau sommaire tâché de sang, mais sommé depuis quatre ans d'offrir une patrie idéologique de substitution à toutes les élites occidentales qui ont décidé de renier ou de détruire la patrie charnelle de leurs pères.
Tant qu'on n'a pas compris cela, on ne peut pas saisir le degré d'irréalité suicidaire dans lequel se sont enfoncées les élites libérales européistes depuis 2022.

26 janvier 2026

Ukraine : le désengagement américain, la facture européenne

Gastel Etzwane


- 26/1/2027 - Après avoir été l’acteur central du dossier ukrainien depuis 2014, Washington opère aujourd’hui un recentrage stratégique : l’Ukraine reste un enjeu, mais la charge principale est désormais transférée à l’Europe.
La nouvelle doctrine du Pentagone, qui relègue la Russie au rang de menace « persistante mais gérable », et la récente déclaration du secrétaire général de l’OTAN convergent vers une même réalité : les États-Unis entendent réduire leur exposition directe au conflit ukrainien. La priorité américaine est ailleurs, tandis que l’Europe est appelée à assumer l’essentiel de l’effort.
Concrètement, cela signifie que les Européens doivent financer la poursuite de la guerre, trouver des dizaines de milliards d’euros et acheter massivement des armes… américaines. L’industrie, la technologie et le pilotage stratégique restent à Washington ; le coût économique, énergétique et politique pèse sur le continent européen.
Au final, les États-Unis se recentrent, l’industrie américaine encaisse, et l’Europe paie.
Guerre sur son sol, énergie perdue, facture militaire à régler : les Européens apparaissent comme les véritables dindons de la farce stratégique.
Voici la dernière déclaration du secrétaire général de l’OTAN :
« L’Union européenne, à elle seule, ne peut pas soutenir les opérations militaires en Ukraine ; les pays européens doivent donc continuer à acheter massivement des armes aux États-Unis afin d’approvisionner Kiev »
Par ailleurs, l’OTAN a déjà évalué les besoins de l’Ukraine pour l’année 2026, à hauteur d’environ 60 milliards de dollars. Selon Mark Rutte, il n’existe « tout simplement pas d’alternative » à la poursuite des livraisons d’armes occidentales à l’Ukraine.

22 janvier 2026

Jean-Michel Gorsse


- 21/1/2026 - Le scénario que tout le monde redoutait est en train de se produire en ce mois de janvier 2026. Selon les derniers rapports (notamment de l'agence TASS et des services de renseignement ukrainiens), l’armée de Kiev est aux abois et tente désespérément de sauver ce qu'il reste de son infrastructure vitale.
L’Ukraine a officiellement lancé un appel à la Russie et à l’IAEA pour que les sous-stations électriques proches des centrales nucléaires ne soient pas bombardées.
La Russie ne vise pas les réacteurs directement, mais elle détruit les nœuds électriques qui les entourent.
Objectif : déconnecter les centrales du réseau national pour plonger tout le pays dans une obscurité définitive. Sans ces sous-stations, l'énergie nucléaire ne peut plus circuler.
La preuve de cette stratégie implacable ? La sous-station Kharkivska (330 kV) dans le quartier de Slobidskyi vient d'être pulvérisée par 4 missiles russes Tornado-S. Résultat, Kharkiv est une ville morte, sans lumière, sans eau et sans chauffage par un froid polaire de -20°C.
Le ton a changé à la présidence. Zelensky vient d'avertir les habitants de la capitale qu'une offensive russe massive est imminente. Il demande désormais aux habitants de quitter Kiev s'ils le peuvent, pour trouver refuge chez des proches ailleurs ou à l'étranger.
Après avoir promis la victoire, Zelensky semble aujourd'hui gérer la fuite de son peuple pour satisfaire l'agenda de l'OTAN, pendant que son pays devient invivable.
En ce 21 janvier 2026, la Russie a gagné la bataille de l'énergie. En blanchissant les zones stratégiques de toute électricité, Moscou transforme l'Ukraine en un désert technologique. Techniquement, un pays sans réseau électrique ne peut plus faire la guerre ni même faire vivre sa population. Le choix pour Zelensky est désormais simple : la reddition totale sous les conditions du Kremlin ou la disparition totale de l'Ukraine en tant qu'État fonctionnel. L'hiver n'est plus un allié, c'est l'arme de destruction massive de Poutine.

15 janvier 2026

Yann Bizien

-15/1/2026- Tymochenko, l'égérie de la "Révolution orange", immédiatement reconnaissable à son imposante tresse enroulée autour de la tête, a été inculpée mercredi dans le cadre d'une enquête anticorruption pour avoir prétendument offert des pots-de-vin à des membres du Parlement ukrainien.
Notre argent de contribuables est détourné deux fois. Une première fois en France, par Emmanuel Macron, pour défendre sans aucune transparence une cause totalement étrangère à notre pays (les soldats ukrainiens ne se battent pas pour nous ni pour notre sécurité !), et une deuxième fois en Ukraine dans le cadre d’une corruption généralisée.
Sauf à être mal informé, je ne vois toujours aucune initiative parlementaire française pour enquêter et contrôler le flux d’argent français vers l’Ukraine.
Scandaleux.

14 janvier 2026

Gastel Etzwane


- 14/1/2026 - Il faut souvent aller lire la presse étrangère pour se rapprocher de la réalité, car en France la couverture du conflit est dominée par une diabolisation systématique des Russes et, en miroir, par une véritable omerta, un silence presque total, sur les dérives, les crimes et la corruption du côté ukrainien.
À tel point que l’on a parfois le sentiment qu’il est devenu tacitement interdit d’en parler. L’Allemagne, en revanche, entretient un rapport plus ambivalent à la guerre d’Ukraine ; sa presse, pour des raisons historiques et politiques qui lui sont propres, se permet une parole plus directe et plus factuelle. À lire certains journaux allemands, on retrouve même ce que l’on avait observé durant la crise du Covid : la France semble devenue un champion européen de la désinformation par omission.
C’est dans ce contexte que le Berliner Zeitung publie un reportage sur la mobilisation forcée en Ukraine. Le journal y relate le témoignage d’un jeune homme de 26 ans, vivant à Odessa, interpellé en pleine rue par des agents du centre territorial de recrutement. Il décrit une arrestation brutale, des coups, une nuit de détention dans un sous-sol, sans téléphone ni possibilité de prévenir sa famille. Le lendemain, lors d’un examen médical expéditif, ses documents auraient été falsifiés pour le déclarer apte, alors même qu’il disposait de certificats médicaux contraires.
Son récit met au jour un système bien plus large. Des faux certificats médicaux circuleraient contre paiement, permettant à certains d’échapper au front, tandis que ceux qui n’ont ni relations ni argent sont embar­qués de force. La corruption serait devenue une variable centrale de la mobilisation : on peut acheter sa sortie, ou bien se retrouver projeté dans la machine militaire contre sa volonté. Des hommes en civil participeraient parfois à ces rafles, brouillant encore la frontière entre procédure administrative et enlèvement pur et simple.
Ce que décrit ce jeune Ukrainien n’est pas une prise de position politique ; c’est un témoignage humain, celui d’un pays sous pression extrême, où l’État cherche des hommes à envoyer au front, quitte à piétiner le droit, la santé et la dignité. Il dit aimer son pays, mais ne pas comprendre pourquoi on traite ses concitoyens comme des criminels pour continuer une guerre qui a déjà coûté tant de vies.
Ce type de récit, on ne le lit pratiquement jamais dans la presse française. Non parce qu’il serait faux, mais parce qu’il dérange une narration binaire et confortable. En Allemagne, il trouve pourtant sa place, noir sur blanc, dans un grand quotidien. Et c’est précisément là que réside le malaise : quand il faut traverser une frontière pour entendre ce qui se passe réellement chez notre allié, la question n’est plus celle de la propagande étrangère, mais bien celle de notre propre aveuglement.

2 janvier 2026

Vincent Verschoore


-2/1/2026- Pendant que les Ukrainiens, les Américains et les Européens discutent de ce qu'ils veulent imposer à Poutine, l'armée russe avance en profitant des forces ukrainiennes décimées :
"Ce qui s'est passé à Huliaïpole touche au cœur du dilemme militaire ukrainien. Ses troupes sont nettement inférieures en nombre sur certaines parties du front long de mille kilomètres et peinent à mobiliser des forces supplémentaires pour compenser leurs pertes, selon plusieurs observateurs."
Lors d'une réunion dimanche dernier, le commandant russe Ivanaev a déclaré à Poutine que ses forces avaient conquis plus de 210 kilomètres carrés de territoire dans les régions de Dnipropetrovsk et de Zaporijia depuis début décembre, alimentant ainsi le discours du Kremlin selon lequel la Russie finira par atteindre son objectif d'occuper quatre régions de l'est et du sud de l'Ukraine.
Vu le coût humain de cette guerre et les nombreuses déclarations faites par les dirigeants russes, penser qu'ils vont se retirer des territoires occupés alors qu'ils sont en pleine progression relève soit de la plus pure naïveté de la part des Européens, soit d'une stratégie visant à s'assurer le niet russe au vu de conditions inacceptables pour eux.
La guerre étant la continuation de la politique par d'autres moyens, son principe est que le gagnant impose ses conditions, et non l'inverse. Tout ce temps perdu ne mène qu'à toujours plus de morts et de destruction, d'argent gaspillé, et de fortunes engrangées par les réseaux de corruption dont l'Ukraine est spécialiste.
L'espoir d'un effondrement économique et politique russe s'avère vain malgré quatre années de sanctions occidentales, et le remplacement de Poutine par des extrémistes nationalistes russes serait certainement une mauvaise nouvelle de plus pour l'Ukraine comme pour l'Europe.
Cette guerre a permis le développement rapide de drones d'attaque low-cost désormais accessibles à n'importe quelle organisation terroriste, narcotrafiquant et officine étatique, et a dissipé dans la nature des centaines de milliers d'armes de guerre qui vont se retrouver aux mains de délinquants et gangs en tous genres. Ceux-là pourront arpenter nos rues en toute sécurité, les flics bien trop occupés à verbaliser le péquin inoffensif, à gazer le manifestant ou à massacrer des vaches, pour aller se frotter à la racaille hardcore.
À qui cela profite-t-il ? L'idéologie et les grands principes servent en général de paravent aux vrais intérêts de pouvoir et d'argent. La situation actuelle s'inscrit dans une histoire longue où l'Otan est au moins aussi coupable que la Russie. Et comme toujours, ce sont les gens qui n'ont rien demandé qui se font massacrer, tandis que les meneurs et les profiteurs restent bien au chaud à répandre leur moraline sur X et les plateaux médiatiques.
En 2026, la vigilance sera plus que jamais de mise, l'effondrement géopolitique et économique d'une Europe aux mains de crétins corrompus ne pouvant que nourrir des narratifs de plus en plus hystériques et répressifs, à l'image de l'excommunication parfaitement illégitime de Jacques Baud par une clique de raclures technocratiques qui osent, en plus, nous parler de liberté d'expression et de démocratie.
Plus c'est gros plus ça passe, mais il nous faut faire en sorte que cela ne passe plus. On pourrait prendre ça comme une bonne résolution de Nouvel An.

1 janvier 2026

Anna Rocca
31/12/2025

Les propos de Scott Ritter sont d’une extrême gravité. Nous verrons dans les jours à venir si son analyse était bonne.


Scott Ritter :
« Quelques réflexions concernant l'attaque de drone ukrainienne qui visait le président Poutine.
L'attaque remplit deux des critères énoncés dans les « Fondements de la politique d'État de la Fédération de Russie en matière de dissuasion nucléaire », publiés le 3 décembre 2024, concernant les actes d'agression destinés à être dissuadés par les forces de dissuasion nucléaire de la Russie.
Cela inclut « Toute agression commise par un État membre d’une coalition militaire (bloc, alliance) contre la Fédération de Russie et/ou ses alliés est considérée comme une agression commise par cette coalition (bloc, alliance) dans son ensemble », et « Toute agression commise contre la Fédération de Russie et/ou ses alliés par un État non nucléaire avec la participation ou le soutien d’un État nucléaire est considérée comme une attaque conjointe ».
L'Ukraine fait partie d'un bloc de l'OTAN dont l'objectif déclaré est la défaite stratégique de la Russie. Le ciblage du président russe par l'Ukraine constitue « une action d'un adversaire affectant des éléments d'infrastructures étatiques ou militaires d'importance critique de la Fédération de Russie, dont la mise hors service perturberait les mesures de riposte des forces nucléaires ».
Si l'attaque ukrainienne avait réussi, la Russie aurait procédé à une riposte nucléaire massive contre toute l'Europe.
Je ne pense pas que le monde comprenne à quel point il a frôlé l'apocalypse nucléaire.
La Russie n'a d'autre choix que de rétablir ses modalités de dissuasion en détruisant physiquement l'Ukraine telle qu'elle existe actuellement.
Le gouvernement ukrainien actuel ne peut être considéré comme un partenaire de négociation, mais plutôt comme une entité terroriste qui doit être éliminée dans son intégralité.
Je crois que l'administration Trump le comprend.
L'Europe, non.
L'examen des débris de drones par les services spéciaux russes fournira des données techniques précises relatives aux données de ciblage utilisées par l'Ukraine, ce qui permettra d'identifier les sources et les méthodes spécifiques utilisées pour collecter et préparer ces données en vue de leur utilisation par l'Ukraine.
En résumé, il ne fait aucun doute que la Russie possède des renseignements irréfutables établissant un lien européen avec l'attaque ukrainienne contre le président Poutine.
L’Europe doit être avertie qu’elle est coupable des agissements du régime Zelensky et que tout effort ou action facilitant la poursuite des frappes ukrainiennes contre les infrastructures critiques de sécurité nationale de la Fédération de Russie (le président russe, en tant que seule autorité habilitée à déclencher le déploiement d’armes nucléaires russes, correspond à cette définition) sera considéré comme un acte hostile susceptible de déclencher une riposte nucléaire russe.
Dans les jours et les semaines à venir, on peut s'attendre à voir des actions russes visant à cibler et à éliminer l'intégralité du régime Zelensky.
Tout autre résultat rendrait caduc l'objectif même d'une doctrine nucléaire russe, et la Russie, sous la présidence de Poutine, n'a pas pour habitude de se livrer à des jeux de mots stériles au niveau stratégique.
2026 sera la dernière année d'existence de l'Ukraine sous sa forme actuelle.
La question est maintenant de savoir si l'on peut en dire autant de l'Europe. »

31 décembre 2025

Radu Portocala

-31/12/2025- L’Ukraine dont chacun sait qu’elle est le rempart qui protège notre démocratie, s’apprête à abattre la statue de l’écrivain Mikhaïl Boulgakov, né à Kiev, mais coupable d’être russe.
C’est une manière assez particulière de rendre hommage au régime soviétique et, en général, aux diverses dictatures communistes. Les communistes voulaient, on le sait, faire disparaître le passé et, pour cela, il leur fallait détruire tout ce qui rappelait son existence : statues, portraits, noms de rues, inscriptions diverses. C’était, certes, à la fois violent et stupide, car détruire l’effigie d’un homme ne le fait pas disparaître de l’histoire. Ils ont cru, quand même, que cela était possible, et, manifestement, les chefs ukrainiens pensent la même chose.
On me dira que les nazis ont brûlé des livres. Mais leur intention était de les rendre inaccessibles, non de faire disparaître leurs auteurs de l’histoire. Ils ont brûlé les livres qui gênaient leur politique, qui contredisaient leur idéologie. Mais en quoi l’œuvre de Boulgakov peut-elle gêner la politique de Zelensky ?
En réalité, pour reprendre l’accusation si souvent utilisée pendant la guerre en Yougoslavie, l’Ukraine pratique, tout simplement, le nettoyage ethnique. Mais aujourd’hui cela ne gêne plus personne, surtout pas les hautes consciences morales qui nous gouvernent.

147 soldats français morts en Ukraine… ?

Pierre Duriot


-30/12/2025- Il y a quelques semaines, au RPF, nous avions expliqué comment environ 2000 soldats français pourraient être envoyés en Ukraine au printemps prochain, ce qui avaient fait dire le mot facile de « complotistes » à quelques-uns qui ont pris l’habitude de tout évacuer d’un revers de main grâce à ce mot on ne peut plus pratique et qui évite d’avoir à effectuer quelques recherches. Non seulement cette information est parfaitement fondée mais des soldats français sont déjà allés en Ukraine, moyennant quelques artifices organisationnels. Ils démissionnent de l’armée française, se pointent en Ukraine, combattent, mais pas sous nos couleurs, mais nous continuons à payer leur solde : intéressant non ?
Seulement, les forces russes auraient éliminé 147 mercenaires français en Ukraine, selon le ministère de la Défense et plus largement, les forces russes ont éliminé 5 962 mercenaires étrangers, la plupart venant de Pologne. Ces 147 mercenaires français se comptent parmi les 256 arrivés en Ukraine pendant l'opération militaire spéciale, a déclaré le ministère russe de la Défense sur sa chaîne Telegram. N’en déplaise à ceux qui y avaient vu du complotisme. Selon les statistiques plus ou moins officielles, la Géorgie occuperait la deuxième place en termes de mercenaires éliminés, 561 militaires éliminés sur 1 042. Sur les 1 113 mercenaires américains, 491 ont été éliminés, ainsi que 422 sur 1 005 mercenaires canadiens et 360 sur 822 mercenaires arrivés du Royaume-Uni.
Et les familles des intéressés seraient priées de se la boucler. Pas de mission officielle de la part de l’État français, donc pas de cérémonie posthume, donc arrêt du versement de la solde à la mort du soldat et pas de communication officielle, de toute façon, les médias étant aux ordres, ils ne parlent que de ce qu’on leur demande de parler. Et donc, malgré ses dénégations, non seulement la France combat, mais elle a même déjà des morts et si ça ne compte pas, c’est juste parce qu’il y a eu un artifice administratif…

21 décembre 2025

Uneek24

-26/11/2025- Luc Ferry crée la stupeur en direct en démontant, point par point, la propagande guerrière de l’Occident. Face à une présentatrice visiblement mal à l’aise, il expose sans détour comment l’Europe a alimenté la spirale de violence en Ukraine, soutenant des dérives qui ont plongé des populations entières dans l’horreur, avant d’oser demander aux Européens d’envoyer leurs enfants défendre un régime accusé d’exactions massives. Pendant que la Russie affirme être intervenue pour stopper les massacres contre les populations russophones, l’Occident, lui, répète son schéma habituel : se placer du côté des pires acteurs, justifier l’injustifiable, et maquiller la réalité sous des discours moralisateurs. Un moment de vérité rare, brutal, qui expose un système prêt à sacrifier des vies pour préserver son récit.

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19 décembre 2025

Clément Maillard
19/12/2025

C'est toujours la même histoire avec ces tarés européistes :
Indécrottablement persuadés que l'unification de l'Europe est inéluctable.
Indécrottablement persuadés que leur chère Europe unie représente forcément "le bien" et tout ce qui s'y oppose "le mal".
Incapables de comprendre que leur Europe est une cata même quand c'est flagrant.
Incapables de comprendre quand on leur dit non même quand c'est clairement.
En 2005 en France le peuple a refusé tous les traités fondateurs de l'UE (compilés sous le terme « Traité établissant une constitution pour l’Europe »), 3 ans après, les politicards européistes ont accepté en congrès ce que le peuple avait refusé.
En 2008, en Irlande, le peuple a refusé le Traité de Lisbonne, on les a fait revoter jusqu'à ce qu'ils disent oui.
En 2015, en Grèce, le peuple a refusé le diktat austéritaire de l'UE, il leur a été imposé même pas un mois après le vote.
En 2016, en GB, le peuple a voté le Brexit, l'UE et certains politicards européistes en GB ont tout fait pour tenter d'empêcher sa réalisation.
Avant cela, en 2013, le dernier président ukrainien élu démocratiquement par l'ensemble des Ukrainiens vivant dans les frontières du pays à sa naissance en 1991, a refusé un accord avec l'UE, sans doute parce que 4 millions de ses concitoyens avaient signé une pétition contre cet accord, et l'UE a soutenu son renversement par un coup d'État.
Mais un coup d'État, ça ne se fait pas avec des gens qui se soucient de la démocratie, non, il a fallu s'appuyer sur une clique d'arrivistes, de néonazis et de mafieux qui, à peine au pouvoir, ont commencé à massacrer les Russes qui vivaient dans le Sud-Est de l'Ukraine depuis des siècles.
Les Russes ont gentiment dit que c'était abusé, ils ont été patients, ils ont attendu 8 ans (combien de temps les USA mettraient à réagir dans une situation réciproque ? ⇒ Voir crise de Cuba, 1962), 8 ans pendant lesquels les européistes les ont pris pour des bouffons avec des accords de Minsk qu'ils n'avaient aucune intention de respecter ni de faire respecter (voir aveux de Merkel à ce sujet).
Puis, quand les Russes ont perdu patience début 2022, après avoir vu leurs demandes légitimes (pas d’OTAN à leur frontière occidentale) méprisées et vu l’armée ukrainienne se mettre en ordre de bataille mi-février 2022 pour liquider les populations russes du Sud-Est ukrainien, les européistes ont hurlé comme des truies. Ces tarés s'imaginaient que les Russes menés par Poutine allaient bouffer leurs couleuvres indéfiniment comme un vulgaire Syriza grec.
Presque 4 ans après, les européistes, qui, à chaque fois qu'on mettait en évidence les tares congénitales de leur UE et ses effets délétères sur l'économie des pays membres à commencer par la France, nous disaient la bouche en cœur que "l'Europe c'est la paix", et qu’au nom de ce mantra toutes les tares de l’UE devaient être absoutes, veulent jouer les fous de guerre.
Contre la 1ère puissance nucléaire mondiale en plus.
Contre un pays qui a annihilé et humilié tous ceux qui ont déjà tenté d’unifier l’Europe contre lui :
Bonaparte au 19ème et Hitler au 20ème.
Alors qu’aucun des tarés européistes actuels ne dispose des atouts dont disposaient leurs prédécesseurs des siècles passés : ni l’intelligence tactique d’un Bonaparte, ni les avancées technologiques qu’Hitler avait sous la main par rapport au niveau de son époque (avions de chasse à réaction Me-262, missiles V2…)
Alors qu’un des rares intérêts communs que partagent les pays de l’UE est justement d’être en bons termes avec la Russie, qui fournissait à bon prix, direct au tuyau, gaz et pétrole à profusion à tous les pays de l’UE.
Les européistes ne veulent pas entendre quand les Russes leur disent "non, la côte Nord de la mer Noire c'est la Russie alors dégagez vos sales pattes de là".
Ils ne veulent pas comprendre que peu importe le nombre de milliards qu'ils enverront à Kiev, c'est la Russie qui gagnera.
Ils ne veulent pas comprendre que la guerre d’Ukraine ne s’arrêtera que quand Odessa redeviendra Russe, et ce sera le cas que ça leur plaise ou non.
Ils ne veulent pas comprendre que cette guerre d’Ukraine a été déclenchée par la précédente administration démocrate des USA, par pure volonté impérialiste, et que la nouvelle administration Trump ne veut plus s’encombrer du boulet ruineux de cette guerre dont elle a bien compris qu’elle était perdue.
Ils ne veulent même pas réaliser la chance inouïe qu’a l’Occident d’avoir en face de ses provocations une Russie dirigée par quelqu’un de mesuré, patient et déterminé comme Poutine… et pas par un poivrot qui pisse sur les avions ou un excité qui tape avec sa godasse à la tribune de l’ONU.
Alors les tarés européistes sombrent dans l'hystérie, la folie guerrière (dont ils n’ont pas les moyens !), la kleptomanie, la paranoïa...
Ils s’imaginent qu’en France le peuple va défendre leur saleté d’UE alors qu’il en a clairement rejeté tous les fondements en 2005.
Ils s’imaginent pouvoir vaincre la Russie alors que s’ils arment leurs peuples pour faire la guerre aux Russes, il y a de grandes chances que leurs peuples retournent les armes contre eux, les dirigeants européistes aveugles et stupides qui ont ruiné leurs pays respectifs.
Mais les faits sont là : ils ont perdu et sont couverts de ridicule.
Heureusement leur saleté d'UE vit ses dernières semaines, voire mois... Et c'est tant mieux !
Les européistes n’ont rien voulu comprendre quand les peuples leur ont dit non, ni quand leurs échecs étaient flagrants, maintenant c’est avec une botte russe dans la tronche pendant que Trump leur tient les mains qu’ils vont être neutralisés et éliminés. Enfin !