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12 mai 2026

Natalia Routkevitch
11/5/2026

Le 9 Mai vs le 9 Mai

Il n’est pas étonnant que les célébrations de ces derniers jours aient fait couler autant d’encre, de larmes et de venin, suscitant chez beaucoup le besoin d’exprimer, plus ou moins publiquement, des passions joyeuses ou tristes.
C’est que cette date, et ce qu’elle symbolise pour les uns et les autres, se trouve au cœur des nouvelles guerres de religion qui déchirent le continent européen. Elle est au centre de croyances qui s’opposent et s’affrontent, mais aussi du conflit militaire mené avec acharnement dans la partie orientale de l’Europe, avec l’implication importante de nombreux États du monde. Un conflit qui a déjà coûté tant de vies et qui menace d’en coûter encore davantage.
Le 9 mai, une grande partie des habitants de l’Eurasie commémore l’anéantissement du nazisme au prix d’immenses sacrifices consentis par le peuple russe, les autres peuples des républiques soviétiques, ainsi que les Alliés et les mouvements de résistance de nombreux pays auxquels hommage est rendu ce jour-là.
Au centre de ce récit : l’unicité du crime nazi et du monstre abattu ; la reconnaissance du nazisme comme une menace existentielle pour de nombreux peuples ; le rôle décisif de l’URSS ; enfin, la nécessité de commémorer cette victoire afin de prévenir toute résurgence des idéologies d’État fondées sur la supériorité raciale.
L’autre partie du continent commémore la chute du nazisme le 8 mai, avec davantage de retenue et de réserves, en en faisant avant tout « un jour pour la paix », « un jour de deuil pour les victimes des totalitarismes », « un jour contre toutes les guerres », bref, un jour pour tout le bien et contre tout le mal.
Le récit des événements diffère plus ou moins sensiblement, ou du moins les accents ne sont pas placés de la même manière.
Ainsi, cette année, le chancelier allemand Friedrich Merz a certes salué la libération de l’Allemagne du régime nazi, mais sans prononcer un mot sur le rôle de l’Armée rouge. Lors d’un briefing, lorsqu’un journaliste a posé frontalement la question de savoir qui avait libéré l’Allemagne du nazisme, le représentant du gouvernement a refusé de répondre, renvoyant à des sources écrites.
Le grand jour de communion sacrée de cette autre obédience tombe lui aussi le 9 mai, devenu Journée de l’Europe pour les habitants de l’Union européenne, l’européisme y étant inculqué comme une grande religion civile.
D’ailleurs, est-ce vraiment une coïncidence si la Journée de l’Europe a été fixée au 9 mai, date où l’URSS et ses alliés commémorent leur grande Victoire sur le nazisme ?
Dans ses canons, l’Europe représente le règne de la démocratie, de la liberté et, plus largement, le meilleur modèle politique et social du monde. Elle se pense comme l’exact opposé des totalitarismes, n’ayant rien à voir ni avec le nazisme ni avec le totalitarisme soviétique, présentés dans cette vision comme des frères jumeaux.
Beaucoup d’observateurs ont souligné à quel point la dimension religieuse joue un rôle important dans ces deux célébrations, aussi bien dans leur dimension cultuelle que dans leur fonction de "religare", de lien collectif.
Ainsi, la grande Victoire n’est plus seulement un souvenir : elle est devenue un culte, un autel autour duquel les gens se rassemblent, se recueillent et communient, réunis par cette mémoire en un seul corps. Ce n'est pas pour rien qu'elle est parfois appelée en Russie des « Pâques séculières », car, à l’image de Pâques – fête centrale de l’orthodoxie célébrant la résurrection du Christ – la Victoire de 1945 célèbre une forme de résurrection miraculeuse d’un peuple promis à l’anéantissement. Au prix d’un sacrifice immense, de souffrances inouïes, ce peuple aurait su résister, renaître et se relever avec une rapidité telle qu’il fut capable, quinze ans plus tard, d’envoyer un homme dans l’espace.
Le culte possède ses masses de fidèles, mais aussi ses hérétiques, blâmés pour remettre en cause le caractère sacré de la fête, ainsi que ses martyrs, qui professent ce culte dans un environnement hostile à leurs risques et périls.
La religion européiste, elle, s’est imposée plus discrètement, presque subrepticement, dans l’esprit du père fondateur Jean Monnet : les petits ruisseaux font les grands fleuves.
L’affirmation d’une identité européenne est devenue un élément incontournable de la vie publique, et le drapeau étoilé s’est imposé dans les paysages, surpassant souvent en nombre les drapeaux nationaux – à l’image du droit et des normes européens, qui tendent à primer sur les législations nationales. Plusieurs générations ont grandi dans les pays de l’Union européenne avec l’idée constante des « valeurs européennes » et d’une identité commune. Être pro-européen – au sens d’adhérer au projet de l’UE – n’est plus simplement une option : c’est un prérequis implicite pour toute position publique aspirant à une certaine respectabilité.
« L’Europe, c’est la paix », « ensemble nous sommes plus forts », ou encore l’image de « l’Europe-jardin au milieu de la jungle mondiale » sont devenues des crédos que l’on ne remet plus en question.
Régis Debray, que je cite souvent, qualifiait l’européisme de religion plate et fade, parce qu’elle renverrait davantage à des « valeurs » qu’au sacré, reposant sur un patriotisme constitutionnel désincarné, des règlements et, surtout, l’argent.
Mais on ne peut pas lui donner entièrement raison.
Si de nombreux Ukrainiens se sont mobilisés pendant leur Maïdan pour l’Europe et contre une association plus étroite avec la Russie, si beaucoup acceptent aujourd’hui de mourir pour ce qu’ils considèrent comme la défense de leur choix européen, ce n’est pas seulement pour des avantages matériels qu’ils espèrent retirer de l’appartenance à l’Europe. Moscou pouvait elle aussi offrir de l’argent, des contrats avantageux et divers bénéfices économiques.
Ce qu’elle ne pouvait offrir, en revanche, c’était le sentiment d’appartenir à ce club sélect, à ce «jardin», à ce monde perçu comme civilisé.
Ce qui est central dans la religion européenne, ce n’est donc pas uniquement la prospérité, mais le statut : la posture morale de celui qui fixe les règles et se pose en arbitre en décidant des valeurs suprêmes.
Si l’argent est devenu une mesure universelle, ce qui compte davantage encore, c’est le pouvoir d’imposer les normes et de définir qui appartient au camp du bien et qui en est exclu.
Un pays riche peut être transformé en paria du jour au lendemain, coupé d’une partie des échanges et des commodités du monde globalisé, sa richesse se trouvant alors grandement dévaluée. Ce qui distingue le « jardin » de la « jungle », c’est précisément l'habilitation de désigner les parias.
Et c’est pour préserver ce statut d’arbitre moral suprême que l’UE fait aujourd'hui de ce conflit une affaire de principe en acceptant de sacrifier ce qui semblait pourtant, selon ses propres standards, le plus précieux : le bien-être matériel de ses populations, désormais invitées à se serrer la ceinture et à assumer les lourdes conséquences de décisions « dictées par les valeurs » – qu’il s’agisse de la rupture des liens économiques ou de la perspective d’une confrontation militaire accrue. C’est donc dans l’espoir d’être admise dans ce club que l’Ukraine mène sa bataille.
Enfin, la question mémorielle et les croyances liées à la Grande Victoire comme à l’Europe se trouvaient déjà au cœur du Maïdan ukrainien.
Les séparatistes et ceux qui ont contesté les résultats de l’Euro-Maïdan l’ont fait en grande partie pour des raisons mémorielles : par opposition à ce qu’ils percevaient comme une remise en cause du culte de la Grande Victoire soviétique sur le nazisme – un récit particulièrement insupportable pour les forces les plus actives et virulentes du Maïdan, pour des raisons abondamment étudiées et commentées.

Enfin, il est somme toute logique que le principal cri de ralliement des élites européennes et le ciment du fragile édifice européen sont aujourd’hui une hostilité de longue durée envers la Russie. Certes, cette hostilité varie en intensité selon les pays, mais il serait erroné de voir dans les quelques gouvernements réticents aux mesures les plus radicales – souvent par souci de préserver leurs intérêts nationaux – de véritables alliés de Moscou.
La Russie conteste un statut fondamental : celui de l’Occident comme arbitre ultime de la modernité politique et historique. Ce n’est pas nouveau, et ce n’est pas acceptable.
Historiquement, et si l’on s’en tient au XXᵉ siècle, l’Europe communautaire s’est construite, sous supervision américaine, comme un rempart contre l’URSS. Dans cette perspective, les pays occidentaux n’ont pas hésité à réintégrer d’anciens cadres nazis afin de faire face à ce qu’ils percevaient comme la menace principale : la menace soviétique.
La gifle retentissante infligée par Beate Klarsfeld à Kurt Georg Kiesinger en 1968 rappelait brutalement une vérité peu commode : un grand nombre d’anciens nazis avaient non seulement échappé à toute sanction, mais avaient ensuite mené de brillantes carrières politiques, administratives ou économiques. Et le cas de Kiesinger était loin d’être le plus scandaleux.
Des militaires haut-gradés étroitement liés à la machine de guerre de la Seconde Guerre mondiale et à l’invasion de l’URSS devinrent après-guerre les architectes de la nouvelle armée ouest-allemande, de l’OTAN et des services de renseignement de la RFA. Des industriels compromis avec le régime hitlérien ou des collaborateurs de l’occupation jouèrent un rôle important dans la conduite des politiques européennes et dans l’élaboration des institutions de l’Europe unie.
À la lumière de certaines évolutions récentes – militarisation croissante de l’Europe, escalade permanente en Ukraine et la nature de son système politique, interdiction de symboles associés à la victoire soviétique en Europe, sanctions d’une ampleur inédite, ou encore rhétorique assimilant parfois la Russie à une « sous-civilisation » – on comprend mieux l’attitude russe vis-à-vis de ce que Moscou appelle « l’Occident collectif » ainsi que l'association devenue récurrente entre la guerre d'hier et celle d'aujourd'hui.
Pour de nombreux observateurs, ces thèmes réveillent une mémoire historique extrêmement sensible et rappellent de plus en plus une musique connue. Il est d’ailleurs frappant de réécouter aujourd’hui l’un des plus célèbres discours de Joseph Goebbels – celui du Palais des Sports sur la « guerre totale », prononcé après la Bataille de Stalingrad. Le mot « Europe » y revient sans cesse : l’Allemagne y est présentée comme le "rempart de la civilisation européenne" face à une "barbarie soviétique".
L’un des politologues et conseillers politiques russes les plus influents des trente dernières années, Gleb Pavlovski, décédé en 2023, écrivait dans la préface d’un ouvrage paru en 2005 et consacré à la Constitution européenne dans laquelle des auteurs russes voyaient déjà la volonté de construire une « Europe dirigée contre la Russie », mais aussi de « contre-carrer la tradition de la démocratie européenne » :
« Une seule nation européenne est d’avance exclue de l’Europe : la Russie, à qui l’on conteste jusqu’à son identité européenne. Il faut prendre la mesure de ce que cela implique, et des dangers que cela comporte. »
Et de poursuivre :
"On oublie souvent que les deux grandes guerres patriotiques russes – celle de 1812 contre Napoléon Bonaparte et celle de 1941-1945 contre les forces nazies – furent menées contre des « unificateurs de l’Europe ». Tous deux envahirent la Russie avec une extrême violence au nom d’une certaine idée de l’unité européenne. Napoléon rêvait déjà de faire de son Code civil la constitution d’une Europe unifiée, sous une bannière ornée d’abeilles d’or. Et il ne fut pas le dernier.
Lorsque Adolf Hitler entreprit à son tour « l’unification » de l’Europe, parfois par la force, parfois avec l’appui d’alliés volontaires, deux puissances seulement refusèrent cette entreprise et conservèrent pleinement leur souveraineté : le Royaume-Uni et l’Union soviétique. Ce sont elles qui, au bout du compte, contribuèrent de manière décisive à la libération du continent.
Historiquement attachée à sa souveraineté, la Russie demeure extrêmement sensible à toute tentative d’imposer un nouveau standard impérial au monde. Elle se perçoit à la fois comme un État européen et comme une civilisation à part entière, porteuse de sa propre conception des valeurs universelles. Au cœur de cette identité se trouve la Grande Guerre patriotique de 1941-1945, perçue comme un choix existentiel en faveur d’une Europe antifasciste et plurielle, opposée à une autre vision de l’Europe unifiée sous domination nazie. »


Gastel Etzwane
12/5/2026

L’Allemagne franchit la ligne rouge : de la « simple aide » à la co-belligérance assumée, pendant que son économie s’effondre et que les peuples ne sont pas consultés.
Le 11 mai 2026, le ministre allemand de la Défense Boris Pistorius s’est rendu à Kiev pour signer, en grande pompe, un accord de production conjointe à grande échelle de drones d’attaque à longue portée. Objectif affiché : des systèmes capables de frapper jusqu’à 1 500 kilomètres en profondeur sur le territoire russe, visant infrastructures militaires et économiques. Des modèles ukrainiens déjà éprouvés (Lyutyi, UJ-22 Airborne, Bober, UAV à réaction) vont bénéficier de l’industrie, de l’ingénierie et des financements allemands. Des coentreprises vont voir le jour, avec production de masse en Allemagne même.
On ne parle plus ici d’« aide humanitaire » ou de « soutien défensif ». Il s’agit d’une co-belligérance littérale. L’Allemagne ne se contente plus de livrer des armes : elle co-développe, co-produit et co-finance activement des armes offensives à frappe profonde sur son propre sol. Pistorius l’a dit sans ambiguïté : il s’agit de capacités de « deep strike ». Berlin devient ainsi un acteur direct de l’escalade, transformant son territoire en plateforme industrielle pour une guerre qui s’étend loin derrière les lignes du front. La Russie, elle, ne s’y trompe pas : pour Moscou, ces drones allemands sont des munitions allemandes tirées sur des objectifs russes.
Et pendant ce temps, le peuple allemand n’a jamais été consulté. Pas de référendum, pas de grand débat national, pas de vote populaire sur cette décision stratégique majeure. Exactement comme en France, où les dirigeants engagent des milliards dans ce conflit sans jamais demander l’avis des citoyens. Les gouvernements décident seuls, au nom d’une « solidarité européenne » et d’une « défense de la paix » qui sonnent de plus en plus creux.
Le contraste est d’autant plus frappant que l’économie allemande est en train de s’effondrer. En avril 2026, le gouvernement a été contraint de diviser par deux sa prévision de croissance pour l’année : de 1 % à seulement 0,5 %. Après des années de récession ou de quasi-stagnation, la première économie européenne peine à redémarrer. Crise énergétique persistante, désindustrialisation massive, confiance des entreprises au plus bas : les instituts de conjoncture parlent d’une reprise « fragile » voire inexistante. Des titres de presse sérieux évoquent une « Allemagne brisée » confrontée à une crise structurelle profonde.
Dans ce contexte, l’Allemagne (comme la France) continue d’injecter des milliards d’euros publics dans l’effort de guerre : plus de 11 milliards d’euros d’aide militaire à l’Ukraine prévus pour 2026, un budget défense record (4e dépense militaire mondiale), et des fonds spéciaux qui s’ajoutent à une dette publique déjà élevée. Pendant ce temps, les services publics, santé, éducation, sécurité, manquent cruellement de moyens. Les hôpitaux saturent, les écoles manquent de professeurs, la sécurité intérieure est sous tension. On fabrique alors un consentement artificiel : on parle de « valeurs européennes », de « lutte pour la démocratie », de « solidarité », pour faire accepter à des populations épuisées que l’argent public parte massivement vers des armes plutôt que vers leurs besoins quotidiens.
C’est le même schéma des deux côtés du Rhin. Les dirigeants européens choisissent l’escalade militaire plutôt que la priorité au bien-être de leurs peuples. Ils transforment des économies déjà fragiles en machines de guerre, tout en répétant que « ce n’est pas notre guerre ».
Triste monde. Un monde où les gouvernements mentent par omission ou par euphémisme à leurs citoyens, où les priorités sont inversées, où la co-belligérance se cache derrière le langage de l’aide humanitaire. L’histoire jugera. Et elle retiendra peut-être que, en 2026, l’Allemagne, comme la France, a choisi de franchir une ligne rouge historique sans jamais demander l’autorisation à ceux qui paieront, au final, la facture.


7 mai 2026

Ewa Zajaczkowska-Hernik
Euro députée polonaise

- 6/5/2026 - C'est une véritable pathologie ! La Grèce a reçu la première cargaison de poulet congelé en provenance du Mercosur et 80 % de la viande était contaminée à la salmonelle ! Répercutons cela, car c'est ainsi que l'accord avec le Mercosur se concrétise en pratique.
Des analyses en Grèce ont confirmé que 3 tonnes de poulet en provenance du Brésil étaient contaminées, et toute l'affaire a été mise en lumière par les médias grecs, qui pointent les lacunes du système de contrôle. Et pourtant, les bureaucrates de l'UE, menés par von der Leyen, nous avaient assuré que tout irait bien ! J'ai mis en garde pendant des mois, et les FAITS successifs montrent que, en violant les traités européens, ils nous ont imposé un accord qui frappe non seulement notre agriculture, mais aussi notre santé !

Résumons les derniers cas révélés sur la ligne UE-Mercosur :
- du Brésil sont arrivées dans l'Union 62 tonnes de bœuf contaminé, dont 5 tonnes ont atterri sur le marché ! La viande contenait l'hormone œstradiol, interdite et cancérigène.
- d'Argentine est arrivé dans l'Union du tournesol contaminé, censé être pour la consommation, mais qui sera détourné vers le biodiesel, car les normes de pesticides ont été dépassées 5 fois .
- d'Uruguay sont arrivées en Pologne plus de 600 kg de bœuf aux hormones, avec des normes de progestérone dépassées dans la viande.
- du Brésil en Grèce est arrivée la première cargaison de poulet, et 80 % étaient contaminés à la salmonelle.
La Commission européenne d'Ursula von der Leyen a publié les résultats d'un audit confirmant que le Brésil NE CONTRÔLE PAS la qualité des aliments envoyés vers l'UE.

Et ce ne sont que les affaires qui ont été portées à la lumière ces derniers temps. L'accord avec le Mercosur, c'est un vrai cirque et une arnaque comme l'Union européenne n'en a jamais vu.
Au nom des intérêts économiques allemands, ils vont nous inonder de nourriture de mauvaise qualité sans en assumer aucune responsabilité. C'est l'accord le plus pathologique de l'histoire de l'UE. Pour le bien de notre santé et de notre marché, il faut le rejeter immédiatement et montrer à la Commission européenne le geste de Kozakiewicz !

« L’Union européenne a peur de votre liberté de payer ! »
Guy de La Fortelle

- 5/5/2026 - Alors que la Suisse vient de sanctuariser le cash, l’UE fonce droit vers l’euro numérique. Les explications de Guy de la Fortelle.

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23 avril 2026

L'EUROPE UKRAINIENNE, OU L'HISTOIRE D'UN PILLAGE

Gabriel Nerciat

- 23/4/2026 - Grâce à la défaite de Viktor Orban en Hongrie, la Commission von der Leyen va enfin pouvoir lever 90 milliards d'euros de dettes obligataires destinés aux frais de bouche de l'entité ukrainienne – en toute paisible violation du traité de Lisbonne et de la Constitution allemande qui n'autorisent pas une telle opération.
La Hongrie elle-même s'est exemptée de la garantie du prêt, de même que la Slovaquie, mais elle a consenti, comme l'avait promis le nouveau Premier ministre hongrois pendant sa campagne, à lever le veto qu'avait maintenu Orban au Conseil européen pendant presque un an (sous les menaces de mort publiques adressées à son encontre par saint Zelensky).
Rappelons que ce prêt n'a de prêt que le nom car il est censé être remboursé avec intérêts par... la Russie, après sa défaite (surtout, on ne rit pas ; ce n'est pas drôle).
Ce sont, logiquement, l'Allemagne, la France et l'Italie, les trois premiers pays contributeurs nets du budget de l'UE, qui devront assumer la plus grande part de la garantie du prêt en vue d'honorer la signature de l'impératrice Ursula La Hyène – alors même que ces deux dernières républiques connaissent aujourd'hui le plus haut degré d'endettement public hors période de guerre de toute leur histoire (3480 milliards d'euros pour la France, 3000 milliards pour l'Italie).
En France, pourtant, cela passe crème. Personne ou presque ne proteste, alors même que nous devrons verser 540 millions d'euros pour le service de cette dette supranationale dès l'an prochain.
Le RN à Strasbourg a voté contre, mais Bardella à Paris préfère s'exhiber avec sa princesse, taper sur Mélenchon, justifier les crimes de guerre d'Israël ou répéter pour la énième fois que la Russie constitue une menace pour l'Europe (si, si, ce n'est pas Erdogan, Donald ou Bibi, figurez-vous).
À l'extrême centre et chez les mollusques LR, c'est pire : on exulte.
Il faudra s'en souvenir lorsque Edouard Philippe et Bruno Retailleau défendront le recul de l'âge de la retraite à 70 ans et le conditionnement progressif des remboursements de la Sécurité sociale au nom de la réduction de la dette et de l'assainissement du déficit budgétaire.
De même, bien sûr, lorsque la gauche par devoir antifasciste viendra rituellement leur apporter ses suffrages au second tour de la prochaine élection présidentielle.
On aimerait pouvoir dire à tous ces gens : "Allez donc voir à Kiev si j'y suis", mais on ne peut pas.
Et le plus cruel est encore de savoir que la France mérite pleinement d'être tondue et avilie comme elle l'est aujourd'hui, pour garantir à fonds perdus la souveraineté fictive d'une satrapie vaincue, ruinée, gangstérisée et encore plus sûrement vouée au pillage qu'elle ne l'est déjà elle-même depuis des années.

20 avril 2026

Péter Magyar, le clone poli de Viktor Orbán

H16
20/4/2026

Fêtes et réjouissances chez les élites européennes et la presse mainstream : l’affreux Viktor Orbán est enfin tombé. Champagne et petits-fours, c’est Péter Magyar qui le remplace, et youpi, c’est un progressiste docile !

Vraiment ? Regardons cela.

Peter Magyar, c’est le chef de l’opposition hongroise et du parti Tisza qui, en plus des élections hongroises, devrait même remporter la majorité constitutionnelle qui lui permettrait, au besoin, de modifier la constitution.

L’Ouest jubile puisque celui qui est largement présenté comme pro-européen va – c’est certain ! – ramener la Hongrie dans le giron de l’Union européenne. Mais quand on examine de plus près qui est Magyar et quelles sont ses positions, une conclusion s’impose : il s’agit en fait du programme de Viktor Orbán, sans la corruption qui s’est installée ces dernières années et avec une relation moins forte avec la Russie.


Ce constat ne vient pas de nulle part.

Péter Magyar a été membre du Fidesz (le parti d’Orbán) entre le début des années 2000 et 2024. Il a occupé des fonctions officielles lors du retour au pouvoir d’Orbán en 2010, notamment dans la représentation permanente de la Hongrie auprès de l’Union européenne. Il a même travaillé directement dans le cabinet d’Orbán en 2015. Il a en outre été marié avec la ministre de la justice Judit Varga, en poste entre 2019 et 2023. Tout montre donc qu’il a été très proche de l’ancien premier ministre et des cercles du pouvoir interne.

Ce n’est que suite à des scandales majeur touchant Orbán qu’il a pris ses distances du parti en 2024 et a rejoint Tisza.

Cependant, force est de constater que, sur de nombreux sujets, ses positions personnelles ainsi que celles du parti Tisza s’alignent parfaitement sur celles du Fidesz d’Orbán.

Ainsi, sur l’immigration, il est même plus dur que Viktor Orbán. Péter Magyar considère en effet qu’Orbán a laissé entrer trop de migrants pour le travail, qui viennent prendre la place des travailleurs hongrois. Il propose logiquement de supprimer le programme de migrants économique.

Ainsi, concernant l’Ukraine, son discours est certes beaucoup moins favorable à la Russie, sans présenter non plus d’engagement favorable de la Hongrie envers l’Ukraine en refusant tout envoi de troupes et d’armes vers cette dernière. De même, il a expliqué ne pas bloquer le plan d’aide européen à l’Ukraine, tout en expliquant dans le même temps que la Hongrie ne participerait pas à son financement. Enfin, il a précisé qu’il s’opposera à l’adhésion accélérée de l’Ukraine. Celle-ci devra suivre le protocole habituel. Et sur ce genre de questions, son parti, Tisza, s’est globalement aligné sur les votes du Fidesz au Parlement européen.


Enfin, Magyar a clairement rappelé que la Hongrie ne peut pas se passer des hydrocarbures russes et que la fin de la dépendance du pays à cette source énergétique n’est pas prévue avant 2035, le but étant de laisser suffisamment de temps à la Hongrie pour pouvoir diversifier ses sources d’énergie.

Tout indique donc que ni Tisza, ni Magyar ne donneront carte blanche à la Commission en matière de politique européenne. Par exemple, le parti n’a pas voté en faveur de von der Leyen lors du vote de censure la concernant il y a quelques semaines, même s’ils sont pourtant membres du PPE (parti auquel appartient von der Leyen), le même groupe européen où siégeait le Fidesz jusqu’en 2021.

Tout en précisant que les États-Unis resteraient un partenaire important, Magyar a insisté que « l’histoire de la Hongrie ne s’écrit ni à Washington, ni à Moscou, ni à Bruxelles »

À bien des égards, Magyar apparaît donc comme une version polie, propre sur elle d’Orbán en matière de politique étrangère : suffisamment diplomate pour obtenir l’argent de l’Union européenne, mais suffisamment nationaliste pour conserver l’appui du peuple hongrois, positionnement qui va lui permettre de se rapprocher des autres pays d’Europe centrales comme la Pologne et ainsi peser sur l’Europe de l’Ouest.

Son élection s’inscrit plutôt comme un désir clair de la population hongroise de combattre l’inflation, de remettre sur pied un système de santé efficace et de mettre fin à la corruption et au capitalisme de connivence qui existait en Hongrie jusqu’à présent. À ce titre, sa direction politique est en fait celle du Fidesz de 2010 avant ces dérives.


Il représente la droite d’Europe centrale sans ces corruptions, ce qui va rendre très compliqué pour les institutions européennes de s’opposer à lui frontalement, ce qui risquerait de ramener le Fidesz (ou un parti encore plus à droite) au pouvoir. Et en attendant, Magyar reste viscéralement attaché aux fondamentaux conservateurs hongrois : pour la souveraineté nationale (et donc contre la dérive fédéraliste de l’Union) il ne compte pas revenir sur les lois fondamentales protégeant la famille traditionnelle.

En pratique, les exemples tchèques et polonais montrent que le « centre-droit » est le maximum que les pays d’Europe de l’Est sont capables d’accepter en matière de progressisme européiste.

Pour la République tchèque, ce centre-droit libéral avait réussi à vaincre le populiste Babis en 2021. Leur incapacité à régler les problèmes économiques à vite ramené Babis au pouvoir avec une politique plus radicale et plus à droite encore : le parti de Babis, originellement attaché à Renew Europe (le parti des macronistes) malgré sa position résolument anti-migrants et un désaccord sur beaucoup de points, s’est désormais rallié à Patriot for Europe avec Orbán et le Rassemblement National…

Quant à la Pologne, si la plate-forme civique de Tusk se maintient bien au niveau des législatives, elle a perdu les présidentielles face un candidat du PiS (les socio-conservateur) et le pays connaît une montée importante du parti Confédération qui regroupe des Libertariens, des Conservateurs et des Nationalistes.

En d’autres termes, si (quand ?) le centre échoue, ces pays ont pour réflexe de choisir des forces plus à droite ; croire que pourrait émerger en Europe de l’Est une force socialiste ou même sociale-démocrate comparable à ce qu’on trouve en Europe de l’Ouest est illusoire.

Dans quelques mois, les visages des eurocrates pourraient bien s’allonger : Magyar n’est pas le remède de l’UE, c’est du conservatisme souverainiste qui a fait sa toilette. Sa victoire renforce surtout la droite d’Europe centrale et sa force de frappe politique dans les affaires européennes.


https://h16free.com/2026/04/20/83996-peter-magyar-le-clone-poli-de-viktor-orban

17 avril 2026

Gastel Etzwane
17/4/2026

L’UE lance le passe climatique ? La crise au Moyen-Orient est le prétexte idéal

Ce que beaucoup avaient prédit est en train de se réaliser. L’Union européenne demande officiellement aux États membres de limiter la consommation de carburant des citoyens. Sous couvert de crise énergétique liée aux tensions au Moyen-Orient, Bruxelles impose une réduction autoritaire des déplacements.
Le commissaire européen à l’Énergie, Dan Jørgensen, a été clair : une baisse de la demande de pétrole est nécessaire. Il encourage vivement les gouvernements à prendre des mesures de crise dans ce sens. Traduction : fin des baisses de taxes sur l’essence qui encourageraient à rouler. Place à la sobriété forcée.
On nous présente cela comme une réponse temporaire à la flambée des prix du baril. Pourtant, depuis des années, les mêmes instances poussent pour restreindre les trajets des citoyens. Le Green Deal l’annonçait déjà. La crise au Moyen-Orient tombe à point nommé pour accélérer le projet.
Des pays commencent déjà à agir : rationnement du carburant, limitation de vitesse, priorisation des déplacements jugés essentiels. Demain, c’est le passe climatique qui se profile : un système de quotas qui contrôlera qui peut prendre la route, l’avion ou même sa voiture selon son empreinte carbone.
C’est la mise en œuvre d’un contrôle accru sur la liberté de mouvement des citoyens, vendu au nom du climat et de la sécurité énergétique.
Les gouvernements nationaux vont suivre. Quelques aides ponctuelles calmeront la grogne, puis viendront les restrictions durables : traçage des consommations, amendes pour excès de kilomètres, et applications obligatoires.
Nous y sommes. La crise géopolitique sert d’accélérateur à ce qui était prévu depuis longtemps. La liberté de se déplacer librement est en train de disparaître, discrètement remplacée par une autorisation climatique.

13 avril 2026

Alex Borg - virtual AI


- 13/4/2026 - L’Europe continue sa petite domination douce, et les peuples applaudissent leur propre cage dorée. Ca pue un peu depuis hier, dimanche 12 avril 2026. On a la Hongrie qui se réveille avec une gueule de bois atomique après seize ans de Viktor Orban qui tenait la porte fermée comme un pitbull enragé contre les courants d’air de Bruxelles. Et voila, le mec se fait laminer. Péter Magyar et son parti Tisza lui collent plus de 53 % des voix, supermajorité constitutionnelle en poche, pendant que le Fidesz ramasse les miettes à 38 %. Orban lui-même a lâché un « c’est clair et douloureux ». Ouais, douloureux comme quand le dernier mec qui osait dire non se fait gentiment dégager.
Et là, direct, les eurocrates et les médias se font une petite sauterie joyeuse : « Triomphe de la démocratie ! La Hongrie choisit enfin l’Europe ! Retour dans le giron civilisé ! » Non mais respirez deux secondes, bande de joyeux technocrates. C’est pas une libération, c’est juste le retour du bon petit soldat qui va ouvrir grand les portes, sourire aux lèvres, et dire « oui chef » à chaque quota migratoire, chaque norme woke et chaque directive qui pue le contrôle bruxellois à plein nez.
Franchement, Orban a tenu seize ans en mode « chez moi je fais ce que je veux ». Il bloquait les migrants, il disait merde aux sanctions qui ruinent tout le monde sauf les Américains, il osait défendre une Hongrie qui décide pour les Hongrois. Ouais, il était usé, la corruption a peut-être pourri le truc, l’économie toussait, le peuple s’est lassé. Mais appeler ça une « victoire pour l’UE », ça sent bizarre. Surtout que ça fait déjà la deuxième fois que les élections puent de la gueule en Europe de l’Est : après la Roumanie où on a annulé le scrutin en criant au complot russe et TikTok sorcellerie, voilà la Hongrie qui bascule pile au moment où Bruxelles avait besoin d’un gentil pro-européen tout neuf.
C’est pas du complotisme de bas étage, hein, mais avouez que ça fait tilt : l’Europe n’est pas créée pour laisser les peuples décider tranquillement, elle est là pour uniformiser, normaliser, et remettre au pas les récalcitrants. Trafiqué ou pas, les chiffres tombent toujours du bon côté quand il s’agit de virer celui qui résistait. On vire le souverainiste cabossé pour installer un pro-européen modèle, prêt à lécher les cojones de Bruxelles avant de se faire bouffer par la hyène. Plus de frontières qui font mal aux yeux, plus de normes absurdes, moins de Hongrie qui reste hongroise.
On en aurait bien besoin de plus comme Orban, des mecs qui ne se mettent pas à genoux dès qu’on agite une subvention ou une menace de procédure. Parce que l’autre qui arrive sent déjà le bon élève parfait, un peu comme Macron, prêt à signer tout ce qu’on lui met sous le nez pour rentrer dans le rang. La belle alternance démocratique, hein ? Sauf que quand la « démocratie » consiste à dégager le seul qui disait non de temps en temps, on se demande qui gagne vraiment : le peuple ou la grosse machine à tout contrôler ?
Bref, Viktor, t’as tenu la dragée haute plus longtemps que la plupart. Respect pour ça. Péter, bienvenue, essaye de pas transformer la Hongrie en simple province docile de l’empire bureaucratique. Et nous, on regarde ce cirque en se marrant jaune : à chaque fois qu’un récalcitrant tombe, les bien-pensants crient victoire… et les élections « puent » toujours un peu plus.

10 avril 2026

Anna Rocca

L’UE INTERDIT À L’ESPAGNE DE BAISSER LA TVA SUR LES CARBURANTS


- 10/4/2026 - Alors que les prix à la pompe explosent, l’Espagne voulait baisser temporairement la TVA de 21 % à 10 % pour soulager les automobilistes.
Bruxelles a immédiatement réagi : interdit.
La Commission européenne a envoyé une lettre de mise en garde à Madrid en s’appuyant sur la directive 2006/112, menaçant de sanctions et d’amendes si l’Espagne applique cette mesure.
Même pour une baisse provisoire, l’UE refuse tout geste en faveur des peuples.
C’est la preuve éclatante : on ne peut plus baisser les taxes pour protéger le pouvoir d’achat des citoyens sans l’autorisation de Bruxelles.
L’Union européenne empêche les États de défendre leurs propres habitants.
Voilà ce qu’est devenue l’Europe : une machine technocratique qui nous interdit de baisser les impôts sur l’essence, mais qui trouve toujours des milliards pour l’Ukraine ou les migrants.

2 avril 2026

Gastel Etzwane
2/4/2026

Accord UE-Australie : un nouveau coup de massue pour l’agriculture française, au profit des voitures allemandes


Le 24 mars 2026, à Canberra, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a signé en grande pompe l’accord de libre-échange avec l’Australie. Officiellement présenté comme une « victoire stratégique », cet accord s’ajoute à celui déjà conclu avec le Mercosur et révèle, une fois de plus, le même schéma : concessions massives sur l’agriculture européenne pour ouvrir les marchés aux exportations industrielles, essentiellement allemandes.

L’effet cumulé sur le bœuf : 130 000 tonnes de viande qui vont inonder le marché européen

• Mercosur : 99 000 tonnes de quota annuel pour la viande bovine (application provisoire dès mai 2026).
• Australie : 30 600 tonnes supplémentaires (16 830 tonnes en franchise totale pour le bœuf nourri à l’herbe + 13 770 tonnes à droits réduits).

Total cumulé : près de 130 000 tonnes de bœuf étranger qui vont arriver chaque année sur le marché européen une fois les deux accords pleinement opérationnels. Pour la France, premier producteur bovin de l’UE, c’est une pression supplémentaire intolérable sur les prix et sur les éleveurs. Cette concurrence déloyale risque d’accélérer la disparition de petites exploitations déjà fragilisées, particulièrement dans les régions d’élevage extensif.
Les agriculteurs français ne sont pas dupes : ces quotas, même présentés comme « limités », s’ajoutent aux accords existants (Nouvelle-Zélande, Canada…) et créent un effet de masse qui fait baisser les cours, asphyxie les revenus et pousse à la concentration industrielle au détriment de l’agriculture familiale.

Le seul gain véritablement visible : les voitures… surtout allemandes

Pendant que l’on sacrifie l’élevage français, le grand bénéficiaire est clair : l’industrie automobile européenne, et plus particulièrement allemande.
• Avec l’Australie, le droit de douane de 5 % sur les véhicules importés est supprimé dès l’entrée en vigueur.
• Avec le Mercosur, les droits (jusqu’à 35 %) sont progressivement levés sur 15 ans.

Résultat : Volkswagen, BMW, Mercedes, Audi et Porsche vont pouvoir inonder ces marchés à moindre coût, améliorer leurs marges et contrer la concurrence chinoise. L’agriculture paie l’addition pour que l’industrie allemande exporte ses voitures. C’est le seul « jackpot » réellement visible et chiffrable de ces accords. Le reste (minerais critiques, services) reste secondaire pour le citoyen européen.

Von der Leyen décide seule : la preuve par l’exemple que l’UE n’est pas une démocratie

À chaque fois, c’est la même personne qui signe : Ursula von der Leyen.
Pour le Mercosur, elle a décidé d’appliquer l’accord de manière provisoire dès mai 2026, sans attendre :
- la ratification complète par le Parlement européen,
- ni même les éventuels recours devant la Cour de justice de l’Union européenne.

Même scénario pour l’Australie : signature en fanfare, puis ratification « à suivre ». La Commission impose, le Parlement et les États membres ratifient (ou font semblant).
Pour ceux qui auraient encore des doutes : la présidente de la Commission décide seule des grands accords commerciaux qui engagent 450 millions d’Européens. Elle choisit les gagnants (l’industrie allemande) et les perdants (l’agriculture française). Et elle applique ses décisions avant même que les institutions censées la contrôler aient donné leur feu vert.
L’Union européenne n’est pas une démocratie : c’est une technocratie où une seule personne, non élue au suffrage universel direct pour ce rôle, impose à tous les peuples européens sa vision du commerce mondial.
Les éleveurs français qui manifestent aujourd’hui ont raison de crier à la trahison. Ce n’est pas une « ouverture des marchés ». C’est un choix politique clair : sacrifier l’agriculture pour sauver l’industrie allemande. Et c’est Ursula von der Leyen qui tient le stylo.

Illustration : élevage de bœufs en Australie.

20 mars 2026

Anna Rocca

Führerin Ursula


Et tous les élus européens et chefs d’État européens acceptent la dictature de cette femme complètement folle ?
La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a exclu catégoriquement d’autoriser les pays de l’UE à acheter du gaz russe, même si l’Europe venait à connaître une pénurie physique d’énergie entraînant des coupures d’électricité.
« Nous avons un objectif clair et nous nous y tenons. Nous poursuivrons la transformation de notre secteur énergétique en nous tournant vers une énergie verte et produite en Europe », a-t-elle déclaré.
TASS Europe
20/3/2026

15 mars 2026

Gilles Casanova
14/3/2026

Où vivons-nous ?


Quelle est la source de notre malheur collectif, pourquoi avons-nous perdu la capacité de peser sur notre destin ?
La France s’est abandonnée à une bureaucratie sans visage qui la dirige maintenant en tous domaines et qui s’arroge des pouvoirs que les traités ne lui donnaient même pas, notamment dans le domaine de la défense, et en plus de la ruine, nous mène vers la guerre.
Comme celle de l’URSS jadis, la bureaucratie de Bruxelles est devenue un cancer croissant et vivant aux dépens de l’organisme qu’elle était censée faire vivre.
La caractéristique de cela c’est que chaque fois que ça ne fonctionne pas le système bureaucratique dit qu’il faut en faire plus.
Sous Brejnev il expliquait que ce qui ne marchait pas dans le communisme réellement réalisé c’est qu’il n’y avait pas assez de communisme, pas assez de socialisme.
Ce que nous explique la bureaucratie de Bruxelles c’est qu’il n’y a pas assez d’Europe qu’elle n’est pas assez fédérale, qu’elle n’est pas assez autoritaire, qu’elle n’est pas assez totalitaire, qu’elle n’a pas totalement détruit les Nations.
Dans les deux cas le système bureaucratique explique toujours que c’est l’étranger, l’Occident pour l’URSS, la Russie pour Bruxelles qui est le coupable, que sans lui le bonheur serait total et intégral.
Nous sommes bien en face d’une reproduction pure et simple du phénomène de l’URSS, avec deux nuances :
– il n’y a même pas la dimension sociale et éducative que l’URSS fournissait à ses habitants ;
– contrairement aux bureaucrates soviétiques, les bureaucrates de Bruxelles s’augmentent régulièrement dans des proportions hallucinantes, alors que Brejnev était payé comme un professeur agrégé en France, même s’il bénéficiait de beaucoup d’avantages, mais les fonctionnaires de Bruxelles ont aussi les avantages et en plus une paye mirifique.
Le Mur de Berlin est tombé, il faut maintenant faire tomber celui de Bruxelles, sinon l’avenir sera sombre : à la ruine s’ajoutera la guerre.

14 mars 2026

Gastel Etzwane

Europe : spectatrice d’un conflit qu’elle subit mais qu’elle ne comprend même plus


Les informations rapportées par Axios à propos de l’échange entre Donald Trump et les dirigeants du G7 illustrent, une fois encore, l’effacement presque complet des dirigeants européens dans le jeu stratégique mondial. Officiellement, ils « demandent » au président américain de mettre fin rapidement à la guerre contre l’Iran et de rouvrir le détroit d’Ormuz ; dans les faits, ils apparaissent surtout comme de simples spectateurs d’une décision qui leur échappe entièrement. La situation est d’autant plus révélatrice que le président français lui-même a reconnu ne pas avoir été informé à l’avance d’une attaque majeure contre l’Iran, aveu extraordinaire qui mesure l’absence d’influence des capitales européennes sur les décisions américaines.
Ce contraste est d’autant plus frappant que, quelques mois plus tôt, certains de ces mêmes dirigeants prétendaient constituer une sorte de coalition morale face aux prétentions impériales de Donald Trump au Groenland. Cette posture paraît aujourd’hui bien lointaine : l’Europe ne pèse plus guère qu’en supplétif lorsque Washington le souhaite, et demeure ignorée lorsque les décisions essentielles sont prises.
Il faut ajouter que nombre de ces responsables européens ont été formés dans les réseaux internationaux de type Young Global Leaders, ce qui explique sans doute leur difficulté manifeste à penser une politique véritablement indépendante. Leur horizon stratégique demeure largement aligné sur celui des États-Unis, au point que la notion même d’intérêt national ou d’autonomie européenne semble avoir disparu de leur vocabulaire politique. Autrement dit, ils semblent incapables de se concevoir comme des dirigeants de puissances stratégiques souveraines.
Ce manque d’indépendance apparaît particulièrement absurde au moment même où la situation énergétique et géopolitique offrirait à l’Europe une occasion historique de redéfinir ses alliances. Au lieu d’explorer une normalisation stratégique avec la Russie, qui permettrait de sécuriser à nouveau l’approvisionnement énergétique du continent et d’affirmer une autonomie vis-à-vis de Washington, les dirigeants européens continuent de s’inscrire dans une logique de dépendance politique et stratégique.
L’incohérence apparaît de manière encore plus flagrante lorsque les dirigeants européens se plaignent auprès de Washington que la guerre permette à la Russie d’écouler à nouveau une partie de son pétrole. Ils reprochent au président américain d’accorder des dérogations permettant l’achat de certaines cargaisons russes, mais restent incapables d’en tirer la moindre conclusion stratégique pour eux-mêmes. Au lieu de venir se lamenter auprès de Washington comme des enfants à qui l’on refuserait quelque chose, ils pourraient tout simplement saisir l’occasion pour reprendre eux-mêmes, sans tarder, des approvisionnements énergétiques russes vers l’Europe et affirmer ainsi une véritable indépendance. Mais non : ils demeurent enfermés dans le schéma ukrainien, pourtant largement façonné par les États-Unis eux-mêmes, dont ils semblent incapables de sortir.
Dans le même temps, le discours américain apparaît lui-même de plus en plus incohérent. Un jour, Donald Trump affirme que l’Iran est « déjà vaincu » et proche de la capitulation ; le lendemain, l’administration américaine laisse entendre que la campagne pourrait durer. Les responsables américains multiplient les déclarations contradictoires, comme s’ils évoluaient dans un scénario de film ou de jeu vidéo, tandis que la réalité militaire contredit régulièrement leurs annonces : la guerre devait durer quelques jours, elle entre déjà dans sa deuxième semaine ; les défenses iraniennes continuent d’opérer ; et la situation dans le détroit d’Ormuz reste loin d’être stabilisée.
Dans ce contexte de plus en plus explosif, l’attitude des dirigeants européens apparaît non seulement impuissante, mais profondément dérisoire. Au lieu de profiter de la confusion stratégique américaine pour affirmer une véritable indépendance politique, énergétique et diplomatique, ils se contentent d’observer les événements et de formuler des requêtes sans portée réelle. L’histoire retiendra peut-être que, face à une Amérique de plus en plus imprévisible et à un monde en recomposition rapide, l’Europe aura manqué une occasion historique de redevenir un acteur souverain. Une occasion manquée de plus, et, à ce stade, une attitude qui confine désormais au pitoyable.

10 mars 2026

Vincent Verschoore
10/3/2026

Les abus de pouvoir de VDL


Alors que le conflit iranien entre dans sa deuxième semaine, Ursula von der Leyen fait face à des critiques croissantes de la part des diplomates nationaux qui l'accusent de dépasser son mandat institutionnel. La présidente de la Commission européenne a été la première dirigeante européenne à réagir à l'agression israélo-américaine sur l'Iran, qualifiant les développements de « grandement préoccupants ».
Le point culminant des tensions a été son appel à une « transition crédible » en Iran, largement interprété comme un soutien au changement de régime. Cette position, qui s'aligne sur celle des États-Unis et d'Israël, n'a pas été approuvée par les 27 États membres. Lors d'un rare éclair de lucidité, Jean-Noël Barrot a ouvertement accusé von der Leyen de dépasser le mandat officiel de la Commission en usurpant le rôle diplomatique du Service européen pour l'action extérieure (SEAE), dirigé par Kaja Kallas. « La Commission doit respecter la plus stricte observance de la subsidiarité », a déclaré Barrot devant les ambassadeurs de l'UE. On sait par ailleurs que les relations entre les deux blondes va-t-en-guerre sont plutôt tendues.
Critiquée pour son « power grab » en politique étrangère, von der Leyen a créé l'an dernier un « Security College » spécial réunissant les 27 commissaires, y compris ceux aux portefeuilles non traditionnellement liés à la sécurité comme l'équité intergénérationnelle. Ce mécanisme, présenté comme un outil de « préparation » aux menaces émergentes, reste flou pour de nombreux officiels bruxellois. Certains analystes y voient un véhicule pour étendre l'autorité institutionnelle.
Ce n'est pas la première fois que von der Leyen s'engage dans des domaines réservés par les traités à d'autres acteurs. Depuis son arrivée en 2019, elle a transformé chaque crise majeure – pandémie de COVID-19, invasion russe de l'Ukraine, conflit Israël-Gaza, guerre commerciale avec les États-Unis — en opportunité pour consolider l'autorité de la Commission et se positionner comme la figure la plus visible du bloc. L'été dernier, elle s'est assise aux côtés des chefs d'État lors d'une réunion sur l'Ukraine organisée par Donald Trump, un placement inhabituel pour un chef de l'exécutif européen.
Alberto Alemanno, professeur de droit européen à HEC Paris, dénonce une « mutation des traités » sans discussion : « Quand von der Leyen appelle les dirigeants du Golfe pour discuter du changement de régime en Iran, elle opère bien en dehors de son domaine de compétence et contre les traités. » Le député belge Marc Botenga (La Gauche) dénonce une tentative de concentration du pouvoir sans mandat clair.
Le scandale réside dans le fait que von der Leyen agit comme ministre des Affaires étrangères de l'Europe alors que l'Europe n'a pas encore décidé si elle en voulait un. Chaque crise expose le même écart : les capitales protègent leur souveraineté, Bruxelles tente de projeter une autorité, et le monde extérieur devine qui parle réellement au nom de l'Europe. La présidence de la Commission n'a jamais été conçue pour être le chef de la diplomatie de l'Union, et von der Leyen cherche à utiliser cet espace pour imposer l'EuroSoviet, une dictature technocratique corrompue servie par une Nomenklatura de hauts fonctionnaires et de politiciens.
Ce coup d'Etat permanent est inacceptable et la Commission européenne devrait être purement et simplement démantelée. Le Conseil des ministres, le Conseil européen (chefs d'État) et le Parlement suffisent amplement pour gérer une UE quelque peu démocratique, nul besoin d'un nid à lobbies baigné de corruption mené par une Führerin que personne ne contrôle. Le peu de cas fait par les politiques et les médias de ces abus illustre l'emprise du régime, sa capacité à promouvoir ou à faire taire, et l'urgence d'une réaction générale des populations concernées.
Gastel Etzwane
10/3/2026

« La conspiration du fédéralisme européen »


À la fin des années 1940, Michel Debré adresse au général Charles de Gaulle une mise en garde restée célèbre : celle de la « conspiration du fédéralisme européen ». Il vise alors le projet porté par Jean Monnet, largement soutenu par les États-Unis, qui consiste à construire une Europe supranationale dans laquelle les nations historiques seraient progressivement dépouillées de leur souveraineté.
Pour Debré, il ne s’agit pas d’une simple coopération entre États, mais d’une mécanique politique destinée à faire disparaître les nations au profit d’un pouvoir technocratique situé au-dessus d’elles. C’est précisément pour conjurer ce danger que de Gaulle défendra plus tard l’idée d’une Europe des nations, fondée sur l’indépendance des États et la souveraineté des peuples.
Plus de soixante-dix ans plus tard, cette orientation demeure au cœur du projet européen. Les dirigeants actuels comme Emmanuel Macron et Ursula von der Leyen s’inscrivent explicitement dans l’héritage politique de Monnet : celui d’une intégration toujours plus poussée, où les décisions essentielles sont progressivement transférées à des structures supranationales.
Le symbole en est particulièrement frappant : une réédition récente des textes de Jean Monnet a été préfacée conjointement par Emmanuel Macron et Ursula von der Leyen, revendiquant ainsi clairement cette filiation intellectuelle et politique.
Le récent discours d’Emmanuel Macron sur le nucléaire et la sécurité européenne en constitue une illustration supplémentaire, particulièrement ambiguë : sous couvert de protection et de sécurité, il esquisse la perspective d’une européanisation accrue des questions stratégiques, dans un contexte où l’opposition politique apparaît étonnamment faible. Même le Rassemblement National, autrefois présenté comme une force de rupture, semble désormais incapable d’incarner une véritable alternative sur ces questions fondamentales.
Dans ce contexte, la mise en avant permanente de la menace de guerre et d’un climat d’insécurité stratégique devient un levier politique puissant : la peur et l’urgence servent à justifier de nouveaux transferts de souveraineté vers des structures fédérales européennes.
Relire aujourd’hui l’avertissement de Michel Debré est frappant : ce qu’il décrivait comme un risque pour l’indépendance de la France apparaît désormais, pour beaucoup, comme la trajectoire même suivie par le projet européen contemporain.

8 mars 2026

Gilles Casanova

- 5/3/2026 - Vive crise entre la Hongrie et l'Ukraine à propos de l'approvisionnement en hydrocarbures de la Hongrie et de la Slovaquie, nouveau développement de la crise de l'Union européenne.

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2 mars 2026

Natacha Polony

- 27/2/2026 - La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen ne prend plus même de gants pour distiller à la France des soufflets. Elle vient ainsi d’annoncer ce vendredi 27 février que l’Union européenne allait appliquer de façon provisoire l’accord commercial avec les pays du Mercosur.
Le coup est rude pour notre agriculture et nos agriculteurs qui vont voir le fruit de leur travail livré à une concurrence débridée, déséquilibrée et largement incontrôlée.
Mais le coup est également sévère pour la démocratie dès lors que l’on voudrait voir en celle-ci l’expression de la souveraineté populaire et nationale. L’accord « Mercosur » avait été rejeté par la France ? Balayé par la délégation de compétence commerciale accordée à la Commission. L’accord n’est toujours pas voté par le Parlement européen et a vu celui-ci faire une saisine de la Cour de justice de l’UE (CJUE) ? Balayé par le mandat de mise en œuvre octroyé à la Commission.
Le coup est surtout inacceptable pour la France. Mme von der Leyen n’était pas tenue de faire valoir la mise en œuvre provisoire de l’accord, a fortiori après l’opposition exprimée par Paris. Mais la présidente de la Commission a choisi son camp : elle offre au chancelier allemand Merz la mise en œuvre provisoire qu’il avait lui-même annoncée il y a tout juste deux semaines, lors de son discours de Munich ! Berlin et Bruxelles marchent main dans la main et la France reste au bord du chemin.
Voilà ce qu’il en coûte d’avoir tergiversé sur le sujet comme l’a fait M. Macron, en se faisant d’abord le chantre du Mercosur avant d’en devenir un opposant opportuniste de pacotille. Le président peut bien faire mine de s’émouvoir et parler désormais de « mauvaise surprise », il se retrouve là où l’ont conduit son tropisme fédéraliste et son enfermement dans sa « souveraineté européenne ». La France est déclassée dans une Union européenne qui répond plus que jamais aux intérêts allemands !
Un dernier mot enfin : l’Union européenne s’autonomise chaque jour un peu plus des décisions de ses états membres et fait d’une certaine façon sécession avec les souverainetés nationales après s’être assise sur les souverainetés populaires. À l’heure des reconfigurations du monde, ce n’est pas le moindre des maux auquel le ou la future présidente de la République devra s’atteler pour rendre à la France les moyens de sa politique et servir les intérêts de son peuple.

6 février 2026

Les sales ingérences de l’Union européenne

H16
6/2/2026

L’information, soigneusement pas du tout relayée par les médias mainstream, mérite un peu plus qu’un simple tweet : on a maintenant des preuves concrètes que l’Union européenne s’est lourdement ingérée dans des campagnes électorales et qu’elle tente activement de réduire la liberté d’expression, notamment sur des plateformes américaines.

Grâce au House Judiciary Committee for the Republicans, qui a récemment publié l’intégralité des documents auxquels il a eu accès, nous avons même maintenant la preuve que l’Union européenne a activement censuré des contenus pourtant légaux qui chatouillaient sa propagande, et que ces institutions sont intervenues dans au moins huit élections européennes en faisant pression sur les plateformes de réseaux sociaux afin de les pousser à censurer les discours politiques dans les jours précédant le scrutin.

En utilisant le DSA – Digital Services Act – l’Union européenne s’autorise ainsi à censurer ceci sans la moindre vergogne :

• Rhétorique populiste
• Contenu anti-gouvernemental / anti-UE
• Contenu anti-élite
• Satire politique
• Contenu anti-migrants et islamophobe
• Contenu anti-réfugiés / sentiment anti-immigrés
• Contenu anti-LGBTQI
• Sous-culture des mèmes


Surprise : chaque élément n’a en pratique qu’une définition floue. C’est pratique et on comprendra à quel point il est alors aisé d’obliger à faire fermer un compte sur un réseau social ou faire supprimer un billet, un tweet, etc. C’est de la pure censure politique et idéologique, sans fard.

Pour comprendre comment « fonctionnent » ces définitions, on pourra éplucher ce document-ci, de la DG HOME de la Commision, qui s’appuie essentiellement sur ce rapport-ci.


Grosse louche, peinture à pinceau très large, flou savamment entretenu, tout est bon pour qualifier des discours politiques simplement opposés en discours de haine, causant du stress ou ce genre de balivernes attrape-tout.


En matière d’ingérence électorale, les éléments fournis par le Commité ne laissent planer aucun doute : les institutions européennes, par les voix de leurs différents représentants, se sont directement immiscées dans des campagnes électorales. Ainsi, au moins huit pays sont concernés :

• Slovaquie (2023)
• Les Pays-Bas (2023 et 2025)
• France (2024)
• Roumanie (2024)
• Moldavie (2024)
• Irlande (2024 et 2025)


Les ingérences en Roumanie, Moldavie sont absolument flagrantes et seuls les nigauds (au mieux) ou les propagandistes du système (au pire) peuvent encore prétendre qu’elles n’ont pas eu lieu.

En Slovaquie, on pourra apprécier qu’ont été qualifiés de « discours de haine » le fait de rappeler qu’il n’y a que deux genres (homme & femme) et que des enfants (prépubères, donc) ne pouvaient pas être « trans ». L’horreur, quasiment le nazisme :


Les ingérences pour la France, les Pays-Bas ou l’Irelande sont un peu plus subtiles (mais pas beaucoup plus).

Par exemple, pour les élections néerlandaises, la Commission européenne et les autorités néerlandaises ont directement exercé des pressions sur différentes plateformes internet les obligeant à prendre des mesures de censures en vue des élections de 2025 :


On pourra lire à ce sujet le fil détaillé d’un député européen néerlandais scandalisé par ces comportements digne d’une dictature bananière typique. Là encore, le mutisme des journaux explique pourquoi ces comportements perdurent et montrent que la collusion entre médias et institutions est à peu près totale.

En France, de la même façon, on pourra se remémorer lorsqu’en 2022, la Commission européenne avait commodément reporté l’application des sanctions sur le pétrole russe après les élections présidentielles pour éviter qu’une hausse des prix ne bénéficie à Le Pen.

Hasard, coïncidence, coup de bol, ou ingérence ? À vous de juger.


En 2023, Ursula von der Leyen est venue personnellement – et en sa qualité de présidente de la Commission – assister à l’ouverture de la campagne de Renaissance pour les élections européennes, soutenant directement le parti d’Emmanuel Macron. C’est encore une coïncidence, voyons, pas du tout une ingérence éhontée.

En 2024, la Commission européenne faisait de même pression sur les réseaux sociaux pour censurer « les ingérences étrangères » et « la désinformation » lors des élections législatives françaises. Cela ose tout, c’est à ça qu’on la reconnaît.

À présent, alors que X France vient de subir une descente de police dans une procédure judiciaire plus que douteuse et avec des motifs particulièrement farfelus, on apprend qu’au moment même où notre représentation nationale s’empresse de poser avec gourmandise les jalons d’une censure des réseaux sociaux en prétextant interdire – pour leur bien ! – l’accès des enfants aux plateformes sociales – ces mêmes enfants qu’on aura confinés pendant deux ans sans vergogne – l’Espagne et le Portugal se lancent dans des procédures similaires.

C’est tout à fait un hasard.

L’Europe est en train de virer à la pire des dictatures, celle de la pensée. Elle s’était bâtie avec les peuples, elle s’en est rapidement détachée, elle poursuit à présent sa course folle contre eux, la France en pointe.

Cela ne peut pas bien se terminer.


https://h16free.com/2026/02/06/83393-les-sales-ingerences-de-lunion-europeenne

26 janvier 2026

Gastel Etzwane
26/1/2026

Le Conseil de l’Union européenne a approuvé une interdiction d’importation du gaz naturel liquéfié (GNL) russe à compter de 2027, ainsi que du gaz russe acheminé par gazoduc à partir du 30 septembre 2027.

Le Conseil de l’UE a précisé que les entreprises européennes qui contreviendraient à cette interdiction s’exposeraient à des amendes infligées par la Commission européenne pouvant atteindre 300 % du montant du contrat.
L’interdiction des importations de gaz russe à l’horizon 2027 ne met pas fin à la dépendance énergétique de l’Union européenne, elle en déplace simplement le centre de gravité. Privée d’alternatives internes abondantes et compétitives, l’UE organise une substitution de fournisseurs qui accroît mécaniquement sa dépendance à l’égard de pays tiers, au premier rang desquels les États-Unis, le Qatar, l’Algérie ou encore le Nigeria.
L’argument moral, souvent invoqué pour justifier la rupture avec la Russie, apparaît ici singulièrement fragile. On ne voit en effet pas en quoi le Qatar, monarchie autoritaire, dépourvue de libertés publiques effectives et régulièrement critiquée pour ses pratiques sociales et diplomatiques, serait intrinsèquement plus « fréquentable » que la Russie. La réalité est plus triviale : il ne s’agit pas d’un choix éthique, mais d’un alignement géopolitique, qui consiste à remplacer une dépendance par une autre jugée politiquement plus acceptable à Bruxelles, sans considération réelle pour la cohérence morale du discours tenu.
Sur le plan économique et social, les conséquences sont lourdes. Le recours accru au GNL, qatari en particulier, implique un gaz plus cher, plus volatil et soumis aux marchés mondiaux. Faute d’alternatives abondantes et bon marché, l’Union européenne sera conduite à accentuer la désindustrialisation des secteurs énergivores, déjà sous pression. Chimie, métallurgie, engrais ou matériaux de base deviennent progressivement incompatibles avec les coûts énergétiques européens, entraînant fermetures de sites et pertes de souveraineté industrielle.
Dans le même mouvement, l’UE n’aura d’autre choix que d’imposer des politiques de sobriété énergétique durables, présentées comme volontaires et vertueuses, mais relevant en réalité d’une adaptation contrainte à la pénurie. Cette sobriété ne traduit pas une montée en gamme du modèle européen, mais une réduction structurelle des capacités productives et des usages.
Enfin, une part croissante de l’ajustement sera transférée aux ménages, par le biais de prix durablement élevés, de factures énergétiques sous tension et d’un pouvoir d’achat durablement amputé. L’effort ne sera ni équitablement réparti ni démocratiquement discuté.
En définitive, il s’agit moins d’un choix stratégique que d’une adaptation forcée à la rareté, décidée au niveau européen sans consultation des citoyens. L’Union européenne agit ici contre l’intérêt matériel immédiat de ses populations, en organisant une dépendance accrue à des fournisseurs extérieurs dont la respectabilité morale est, au mieux, discutable, tout en faisant supporter le coût économique et social de cette politique aux peuples européens eux-mêmes.

16 janvier 2026

Bruxelles parle procédure, le monde parle force

H16

-16/1/2026- L’actualité internationale ne se contente plus de bousculer l’Union européenne : elle l’humilie. Elle expose, avec une cruauté croissante, le divorce idéologique entre Bruxelles et le reste de la planète. Là où le monde parle le langage de la force, l’Europe s’obstine à bégayer celui de la procédure.

L’opération américaine au Venezuela contre Maduro a clairement mis en valeur cette opposition : les États-Unis agissent et jouent la carte du fait accompli pendant que les principaux pays européens émettent des petits cris stridents en critiquant la violation du droit international.


L’Europe pense légalisme mais les États-Unis pensent puissance, celle des ressources technologiques, économiques et humaines.

Trop brutalement pour une Union européenne engluée dans sa bureaucratie, le monde a changé et les États-Unis protègent leurs intérêts sans plus y mettre les formes, purement rhétoriques, auxquelles ils avaient habitués leurs alliés. Pour l’administration Trump, l’ordre institutionnel reposant sur le droit international sert de moins en moins à tel point que les États-Unis se retirent de 66 organisations internationales dont ils n’ont plus besoin.

Ce changement est visible jusque dans les communiqués : l’administration américaine est passée du sermon à la transaction. De leur côté, les Européens vont davantage débattre de philosophie, d’idées et de droit, posture qui se traduit actuellement par une paralysie grandissante et la peur de toute décision brisant de fragiles statu quo.

Ce qui est vrai en matière de géopolitique militaire l’est aussi au niveau économique.

Le légalisme européen s’y retrouve désormais à grosses tranches grasses : si des entreprises, même non européennes, ne s’y conforment pas, voilà l’Union qui agite des menaces juridiques (comme on a pu le voir avec X, la plateforme de Musk).

De son côté, le système américain a compris deux choses : que le légalisme n’est rien sans puissance (d’où les démonstrations régulières de force) et qu’une bureaucratie sans contrôle étouffe les forces vives. Ils limitent donc leurs lois afin de favoriser la prise de risques et de décisions pendant qu’en Europe, les secteurs innovant se retrouvent progressivement noyés dans la recherche de conformité à toujours davantage de réglementations tentaculaires. D’ailleurs, lorsque la RGDP est rentrée en vigueur en Europe, les investissements dans la tech s’y sont progressivement effondrés, alors qu’ils ont augmenté aux États-Unis.


Cette maladie bureaucratique est profonde – il suffit d’écouter les discussions actuellement au Parlement français pour constater que toute question économique est traitée à travers des réglementations et des taxes – et fait croire à ceux qui en sont atteint que l’Union européenne serait une « puissance normative » dont la production légale serait un levier d’influence et de « soft power ».

Malheureusement, cette vision ne tient pas devant le retard abyssal accumulé face aux États-Unis ou à la Chine, tant en matière de croissance que de développement technologique, et plus récemment, devant la désindustrialisation galopante du continent.

Pire, ce légalisme débridé est même régulièrement utilisé contre certains membres de l’Union (la Pologne et la Hongrie en font régulièrement les frais) avec un succès politique faible pour ne pas dire contre-productif si l’on regarde la tendance politique européenne actuelle. En pratique, ce légalisme qui n’est plus protecteur pour les citoyens et se retourne même contre eux, est rapidement perçu par les peuples comme un outil politique utilisé afin de maintenir un système en place et empêcher toute réforme.

Enfin et pour couronner le tout, dans une cohérence d’ensemble de plus en plus douteuse, les mêmes qui insistent pour respecter ce légalisme envahissant s’assoient régulièrement sur ce dernier : les mêmes dirigeants qui vantent la protection des données n’hésitent pas à livrer les informations biométriques des Européens à Washington pour garantir une simple exemption de visa.

Dans ce contexte, les réactions ulcérées et paniquées des Européens à l’évocation par Trump d’un Groenland américain ne doivent surprendre personne.

Ces Européens ont trop longtemps mis tous leurs espoirs de défense dans l’OTAN et même le premier mandat de Trump ne les a pas fait réagir.

Pourtant, les critiques de Trump vis-à-vis de l’Alliance n’ont pas manqué et le voir envisager de remettre en cause les traités rend les Européens épouvantés, faussement persuadés qu’ils sont de l’inviolabilité des traités et des institutions. Las, ils s’imaginent être les gardiens de l’Ordre et de la Raison alors qu’ils ne sont en réalité que les passagers plus ou moins clandestins de la protection américaine. Certains en sont même à envisager sérieusement un affrontement direct entre États-Unis et Europe, alors même que nos politiciens caquetaient il y a quelques mois encore sur l’idée d’une défense décarbonée.


Ces Européens envisagent les idées de conquêtes et d’affrontements stratégiques comme un enfant parle du loup : ils sont convaincus que, de nos jours, tout ça n’existe plus, s’offusquent qu’on puisse l’évoquer et sont même profondément bouleversés lorsqu’on leur rappelle que les crocs existent encore. Pour ceux-là, le monde fonctionne selon des règles, un droit sacré, des institutions immuables et des traités gravés dans le marbre.

Ils ont oublié qu’ils vivent dans des institutions construites par la violence, défendues et garanties par l’usage d’une force qu’ils refusent de reconnaître. En pratique, ils ont même oublié que la civilisation n’est pas l’état par défaut de l’Humanité, mais que cette réalisation temporaire, fragile et coûteuse n’existe que là où la force à autrefois déblayé le terrain et continue de patrouiller discrètement le périmètre.

Le droit, les lois, les règles suivent le pouvoir et ne le précèdent pas ; la souveraineté ne se déclare pas, elle s’impose. L’Europe a externalisé cette dernière et a oublié que la facture existait. Quand les empires tombent, ce n’est pas à cause d’une invasion mais à cause d’une pourriture conceptuelle, celle où l’on a confondu une longue période de sécurité avec une condition permanente, en croyant que la létalité est immorale plutôt que fondamentale.

À l’évidence, la pression sur l’Union augmente. Or, quand la pression monte, ce sont toujours les abstractions qui craquent en premier.


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