Translate

Affichage des articles dont le libellé est UNION EUROPEENNE (UE). Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est UNION EUROPEENNE (UE). Afficher tous les articles

15 mars 2026

Gilles Casanova
14/3/2026

Où vivons-nous ?


Quelle est la source de notre malheur collectif, pourquoi avons-nous perdu la capacité de peser sur notre destin ?
La France s’est abandonnée à une bureaucratie sans visage qui la dirige maintenant en tous domaines et qui s’arroge des pouvoirs que les traités ne lui donnaient même pas, notamment dans le domaine de la défense, et en plus de la ruine, nous mène vers la guerre.
Comme celle de l’URSS jadis, la bureaucratie de Bruxelles est devenue un cancer croissant et vivant aux dépens de l’organisme qu’elle était censée faire vivre.
La caractéristique de cela c’est que chaque fois que ça ne fonctionne pas le système bureaucratique dit qu’il faut en faire plus.
Sous Brejnev il expliquait que ce qui ne marchait pas dans le communisme réellement réalisé c’est qu’il n’y avait pas assez de communisme, pas assez de socialisme.
Ce que nous explique la bureaucratie de Bruxelles c’est qu’il n’y a pas assez d’Europe qu’elle n’est pas assez fédérale, qu’elle n’est pas assez autoritaire, qu’elle n’est pas assez totalitaire, qu’elle n’a pas totalement détruit les Nations.
Dans les deux cas le système bureaucratique explique toujours que c’est l’étranger, l’Occident pour l’URSS, la Russie pour Bruxelles qui est le coupable, que sans lui le bonheur serait total et intégral.
Nous sommes bien en face d’une reproduction pure et simple du phénomène de l’URSS, avec deux nuances :
– il n’y a même pas la dimension sociale et éducative que l’URSS fournissait à ses habitants ;
– contrairement aux bureaucrates soviétiques, les bureaucrates de Bruxelles s’augmentent régulièrement dans des proportions hallucinantes, alors que Brejnev était payé comme un professeur agrégé en France, même s’il bénéficiait de beaucoup d’avantages, mais les fonctionnaires de Bruxelles ont aussi les avantages et en plus une paye mirifique.
Le Mur de Berlin est tombé, il faut maintenant faire tomber celui de Bruxelles, sinon l’avenir sera sombre : à la ruine s’ajoutera la guerre.

14 mars 2026

Gastel Etzwane

Europe : spectatrice d’un conflit qu’elle subit mais qu’elle ne comprend même plus


Les informations rapportées par Axios à propos de l’échange entre Donald Trump et les dirigeants du G7 illustrent, une fois encore, l’effacement presque complet des dirigeants européens dans le jeu stratégique mondial. Officiellement, ils « demandent » au président américain de mettre fin rapidement à la guerre contre l’Iran et de rouvrir le détroit d’Ormuz ; dans les faits, ils apparaissent surtout comme de simples spectateurs d’une décision qui leur échappe entièrement. La situation est d’autant plus révélatrice que le président français lui-même a reconnu ne pas avoir été informé à l’avance d’une attaque majeure contre l’Iran, aveu extraordinaire qui mesure l’absence d’influence des capitales européennes sur les décisions américaines.
Ce contraste est d’autant plus frappant que, quelques mois plus tôt, certains de ces mêmes dirigeants prétendaient constituer une sorte de coalition morale face aux prétentions impériales de Donald Trump au Groenland. Cette posture paraît aujourd’hui bien lointaine : l’Europe ne pèse plus guère qu’en supplétif lorsque Washington le souhaite, et demeure ignorée lorsque les décisions essentielles sont prises.
Il faut ajouter que nombre de ces responsables européens ont été formés dans les réseaux internationaux de type Young Global Leaders, ce qui explique sans doute leur difficulté manifeste à penser une politique véritablement indépendante. Leur horizon stratégique demeure largement aligné sur celui des États-Unis, au point que la notion même d’intérêt national ou d’autonomie européenne semble avoir disparu de leur vocabulaire politique. Autrement dit, ils semblent incapables de se concevoir comme des dirigeants de puissances stratégiques souveraines.
Ce manque d’indépendance apparaît particulièrement absurde au moment même où la situation énergétique et géopolitique offrirait à l’Europe une occasion historique de redéfinir ses alliances. Au lieu d’explorer une normalisation stratégique avec la Russie, qui permettrait de sécuriser à nouveau l’approvisionnement énergétique du continent et d’affirmer une autonomie vis-à-vis de Washington, les dirigeants européens continuent de s’inscrire dans une logique de dépendance politique et stratégique.
L’incohérence apparaît de manière encore plus flagrante lorsque les dirigeants européens se plaignent auprès de Washington que la guerre permette à la Russie d’écouler à nouveau une partie de son pétrole. Ils reprochent au président américain d’accorder des dérogations permettant l’achat de certaines cargaisons russes, mais restent incapables d’en tirer la moindre conclusion stratégique pour eux-mêmes. Au lieu de venir se lamenter auprès de Washington comme des enfants à qui l’on refuserait quelque chose, ils pourraient tout simplement saisir l’occasion pour reprendre eux-mêmes, sans tarder, des approvisionnements énergétiques russes vers l’Europe et affirmer ainsi une véritable indépendance. Mais non : ils demeurent enfermés dans le schéma ukrainien, pourtant largement façonné par les États-Unis eux-mêmes, dont ils semblent incapables de sortir.
Dans le même temps, le discours américain apparaît lui-même de plus en plus incohérent. Un jour, Donald Trump affirme que l’Iran est « déjà vaincu » et proche de la capitulation ; le lendemain, l’administration américaine laisse entendre que la campagne pourrait durer. Les responsables américains multiplient les déclarations contradictoires, comme s’ils évoluaient dans un scénario de film ou de jeu vidéo, tandis que la réalité militaire contredit régulièrement leurs annonces : la guerre devait durer quelques jours, elle entre déjà dans sa deuxième semaine ; les défenses iraniennes continuent d’opérer ; et la situation dans le détroit d’Ormuz reste loin d’être stabilisée.
Dans ce contexte de plus en plus explosif, l’attitude des dirigeants européens apparaît non seulement impuissante, mais profondément dérisoire. Au lieu de profiter de la confusion stratégique américaine pour affirmer une véritable indépendance politique, énergétique et diplomatique, ils se contentent d’observer les événements et de formuler des requêtes sans portée réelle. L’histoire retiendra peut-être que, face à une Amérique de plus en plus imprévisible et à un monde en recomposition rapide, l’Europe aura manqué une occasion historique de redevenir un acteur souverain. Une occasion manquée de plus, et, à ce stade, une attitude qui confine désormais au pitoyable.

10 mars 2026

Gastel Etzwane
10/3/2026

« La conspiration du fédéralisme européen »


À la fin des années 1940, Michel Debré adresse au général Charles de Gaulle une mise en garde restée célèbre : celle de la « conspiration du fédéralisme européen ». Il vise alors le projet porté par Jean Monnet, largement soutenu par les États-Unis, qui consiste à construire une Europe supranationale dans laquelle les nations historiques seraient progressivement dépouillées de leur souveraineté.
Pour Debré, il ne s’agit pas d’une simple coopération entre États, mais d’une mécanique politique destinée à faire disparaître les nations au profit d’un pouvoir technocratique situé au-dessus d’elles. C’est précisément pour conjurer ce danger que de Gaulle défendra plus tard l’idée d’une Europe des nations, fondée sur l’indépendance des États et la souveraineté des peuples.
Plus de soixante-dix ans plus tard, cette orientation demeure au cœur du projet européen. Les dirigeants actuels comme Emmanuel Macron et Ursula von der Leyen s’inscrivent explicitement dans l’héritage politique de Monnet : celui d’une intégration toujours plus poussée, où les décisions essentielles sont progressivement transférées à des structures supranationales.
Le symbole en est particulièrement frappant : une réédition récente des textes de Jean Monnet a été préfacée conjointement par Emmanuel Macron et Ursula von der Leyen, revendiquant ainsi clairement cette filiation intellectuelle et politique.
Le récent discours d’Emmanuel Macron sur le nucléaire et la sécurité européenne en constitue une illustration supplémentaire, particulièrement ambiguë : sous couvert de protection et de sécurité, il esquisse la perspective d’une européanisation accrue des questions stratégiques, dans un contexte où l’opposition politique apparaît étonnamment faible. Même le Rassemblement National, autrefois présenté comme une force de rupture, semble désormais incapable d’incarner une véritable alternative sur ces questions fondamentales.
Dans ce contexte, la mise en avant permanente de la menace de guerre et d’un climat d’insécurité stratégique devient un levier politique puissant : la peur et l’urgence servent à justifier de nouveaux transferts de souveraineté vers des structures fédérales européennes.
Relire aujourd’hui l’avertissement de Michel Debré est frappant : ce qu’il décrivait comme un risque pour l’indépendance de la France apparaît désormais, pour beaucoup, comme la trajectoire même suivie par le projet européen contemporain.

8 mars 2026

Gilles Casanova

- 5/3/2026 - Vive crise entre la Hongrie et l'Ukraine à propos de l'approvisionnement en hydrocarbures de la Hongrie et de la Slovaquie, nouveau développement de la crise de l'Union européenne.

Cliquer sur l'image ↴

2 mars 2026

Natacha Polony

- 27/2/2026 - La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen ne prend plus même de gants pour distiller à la France des soufflets. Elle vient ainsi d’annoncer ce vendredi 27 février que l’Union européenne allait appliquer de façon provisoire l’accord commercial avec les pays du Mercosur.
Le coup est rude pour notre agriculture et nos agriculteurs qui vont voir le fruit de leur travail livré à une concurrence débridée, déséquilibrée et largement incontrôlée.
Mais le coup est également sévère pour la démocratie dès lors que l’on voudrait voir en celle-ci l’expression de la souveraineté populaire et nationale. L’accord « Mercosur » avait été rejeté par la France ? Balayé par la délégation de compétence commerciale accordée à la Commission. L’accord n’est toujours pas voté par le Parlement européen et a vu celui-ci faire une saisine de la Cour de justice de l’UE (CJUE) ? Balayé par le mandat de mise en œuvre octroyé à la Commission.
Le coup est surtout inacceptable pour la France. Mme von der Leyen n’était pas tenue de faire valoir la mise en œuvre provisoire de l’accord, a fortiori après l’opposition exprimée par Paris. Mais la présidente de la Commission a choisi son camp : elle offre au chancelier allemand Merz la mise en œuvre provisoire qu’il avait lui-même annoncée il y a tout juste deux semaines, lors de son discours de Munich ! Berlin et Bruxelles marchent main dans la main et la France reste au bord du chemin.
Voilà ce qu’il en coûte d’avoir tergiversé sur le sujet comme l’a fait M. Macron, en se faisant d’abord le chantre du Mercosur avant d’en devenir un opposant opportuniste de pacotille. Le président peut bien faire mine de s’émouvoir et parler désormais de « mauvaise surprise », il se retrouve là où l’ont conduit son tropisme fédéraliste et son enfermement dans sa « souveraineté européenne ». La France est déclassée dans une Union européenne qui répond plus que jamais aux intérêts allemands !
Un dernier mot enfin : l’Union européenne s’autonomise chaque jour un peu plus des décisions de ses états membres et fait d’une certaine façon sécession avec les souverainetés nationales après s’être assise sur les souverainetés populaires. À l’heure des reconfigurations du monde, ce n’est pas le moindre des maux auquel le ou la future présidente de la République devra s’atteler pour rendre à la France les moyens de sa politique et servir les intérêts de son peuple.

26 janvier 2026

Gastel Etzwane
26/1/2026

Le Conseil de l’Union européenne a approuvé une interdiction d’importation du gaz naturel liquéfié (GNL) russe à compter de 2027, ainsi que du gaz russe acheminé par gazoduc à partir du 30 septembre 2027.

Le Conseil de l’UE a précisé que les entreprises européennes qui contreviendraient à cette interdiction s’exposeraient à des amendes infligées par la Commission européenne pouvant atteindre 300 % du montant du contrat.
L’interdiction des importations de gaz russe à l’horizon 2027 ne met pas fin à la dépendance énergétique de l’Union européenne, elle en déplace simplement le centre de gravité. Privée d’alternatives internes abondantes et compétitives, l’UE organise une substitution de fournisseurs qui accroît mécaniquement sa dépendance à l’égard de pays tiers, au premier rang desquels les États-Unis, le Qatar, l’Algérie ou encore le Nigeria.
L’argument moral, souvent invoqué pour justifier la rupture avec la Russie, apparaît ici singulièrement fragile. On ne voit en effet pas en quoi le Qatar, monarchie autoritaire, dépourvue de libertés publiques effectives et régulièrement critiquée pour ses pratiques sociales et diplomatiques, serait intrinsèquement plus « fréquentable » que la Russie. La réalité est plus triviale : il ne s’agit pas d’un choix éthique, mais d’un alignement géopolitique, qui consiste à remplacer une dépendance par une autre jugée politiquement plus acceptable à Bruxelles, sans considération réelle pour la cohérence morale du discours tenu.
Sur le plan économique et social, les conséquences sont lourdes. Le recours accru au GNL, qatari en particulier, implique un gaz plus cher, plus volatil et soumis aux marchés mondiaux. Faute d’alternatives abondantes et bon marché, l’Union européenne sera conduite à accentuer la désindustrialisation des secteurs énergivores, déjà sous pression. Chimie, métallurgie, engrais ou matériaux de base deviennent progressivement incompatibles avec les coûts énergétiques européens, entraînant fermetures de sites et pertes de souveraineté industrielle.
Dans le même mouvement, l’UE n’aura d’autre choix que d’imposer des politiques de sobriété énergétique durables, présentées comme volontaires et vertueuses, mais relevant en réalité d’une adaptation contrainte à la pénurie. Cette sobriété ne traduit pas une montée en gamme du modèle européen, mais une réduction structurelle des capacités productives et des usages.
Enfin, une part croissante de l’ajustement sera transférée aux ménages, par le biais de prix durablement élevés, de factures énergétiques sous tension et d’un pouvoir d’achat durablement amputé. L’effort ne sera ni équitablement réparti ni démocratiquement discuté.
En définitive, il s’agit moins d’un choix stratégique que d’une adaptation forcée à la rareté, décidée au niveau européen sans consultation des citoyens. L’Union européenne agit ici contre l’intérêt matériel immédiat de ses populations, en organisant une dépendance accrue à des fournisseurs extérieurs dont la respectabilité morale est, au mieux, discutable, tout en faisant supporter le coût économique et social de cette politique aux peuples européens eux-mêmes.

16 janvier 2026

Gastel Etzwane
16/1/2026


Le projet de la Commission européenne d’appliquer provisoirement une partie de l’accord Mercosur avant même le vote du Parlement européen est très révélateur du fonctionnement réel de l’Union.
Dans l’Union européenne, le cœur du pouvoir est entre les mains de la Commission : elle seule propose les textes, négocie les accords internationaux, fixe le calendrier et choisit les outils juridiques pour les faire entrer en vigueur. Le Parlement européen, lui, n’initie rien, n’exécute rien et intervient souvent après coup, pour approuver ou rejeter un texte déjà ficelé.
Contrairement à un véritable parlement, il ne forme pas de gouvernement, ne contrôle pas un exécutif issu d’une majorité politique claire et dispose de marges de manœuvre très limitées. Il débat, il amende parfois, mais il ne décide pas du cap.
De ce point de vue, l’affaire Mercosur illustre une réalité simple : l’Union européenne est gouvernée avant tout par une institution non élue, tandis que l’organe élu au suffrage universel joue un rôle secondaire. Cela ne signifie pas que l’UE soit totalement antidémocratique, mais force est de constater que la démocratie européenne reste largement formelle, et souvent réduite à un mot plus qu’à un véritable pouvoir.

9 janvier 2026

L'INTÉGRATION EUROPÉENNE, BILAN D'ÉTAPE

Gabriel Nerciat


- 9/1/2026 - À quoi sert l'Union européenne aujourd'hui, après avoir confisqué les souverainetés commerciale, monétaire, agricole et budgétaire de la plupart des nations qui en sont membres ?
À détruire ce qui reste de l'agriculture française, après avoir détruit l'essentiel de notre industrie, dans le mépris complet de l'assentiment du peuple, au profit de quelques grands intérêts viticoles et céréaliers ou de quelques groupes multinationaux disséminés à travers le monde (comme celui de Bernard Arnault ou de Francis Bouygues) qui depuis longtemps n'ont plus de français que le nom.
Et puis, bien sûr, outre l'holocauste des classes moyennes, celle de l'armée française dont les budgets ont été saignés durant deux décennies et les encouragements répétés à la colonisation migratoire, à prolonger le carnage en Ukraine le plus longtemps possible, à coup de "coalitions de volontaires", qui sont autant d'arnaques montées par des États velléitaires, comme dit Vincent Hervouët, incapables de combattre sur quelque front militaire que ce soit sans l'aide américaine mais fermement résolus à rendre impossible toute négociation sérieuse en vue d'un traité de paix entre Moscou et Washington.
Tout en s'agenouillant sans complexe devant Trump, sur à peu près tous les sujets où le président américain cherche sciemment à nous ridiculiser à la face du monde entier (taxes protectionnistes, OTAN, GAFAM, Venezuela, Groenland, extra-territorialité du droit américain, etc.).
Le tout grâce à un tribut de plus en plus exorbitant de plusieurs centaines de milliards d'euros versés par le contribuable français au Moloch supranational depuis la ratification du traité de Maastricht. Payer pour s'offrir un suicide différé, c'est devenu un luxe de classe sous nos cieux.
Mais ce n'est pas grave : les élites européistes, conditionnées par trois quarts de siècle de propagande fonctionnaliste léguée par Jean Monnet et le non regretté François Mitterrand, vont continuer à clamer que sans l'absorption des souverainetés nationales dans l'empire technocratique supranational de Bruxelles, point de salut ni d'avenir pour nous.
Le seul espoir : que la force de l'idéologie et des intérêts oligarchiques cède enfin devant l'évidence du réel.
C'est en cours, notamment grâce à l'insigne perfidie et médiocrité d'Ursula von der Leyen, mais ce n'est pas gagné.
Comme disait Vauvenargues, "la servitude abaisse les hommes jusqu'à s'en faire aimer". C'est l'aphorisme qu'on devrait inscrire sur le fronton des institutions européennes à Bruxelles et sur chaque billet d'euro.

1 janvier 2026

Radu Portocala

-1/1/2026- Dans le monde communiste, le principal instrument de répression était la « peine administrative » : il n’y avait pas de procès – donc pas d’accusation, mais pas de défense non plus –, pas de condamnation, pas de mandat d’arrestation. Il n’y avait qu’une décision du ministère de l’Intérieur, un fourgon pénitentiaire et quelques agents de la police politique. Ils enlevaient les gens de chez eux et les envoyaient en prison.
La nouvelle Union soviétique dont la capitale est à Bruxelles, frappée d’une crise de nostalgie, veut faire revivre cette pratique en prenant soin, bien entendu, de la moderniser quelque peu. Le bannissement remplace, donc, la prison. Pour le moment… Jacques Baud et Xavier Moreau sont les derniers à avoir bénéficié des châtiments euro-soviétiques. D’autres suivront certainement, car c’est le propre de la dictature de ne jamais pouvoir s’arrêter. « Chaque sujet dans un enclos en barbelé » est la devise qui sied désormais le mieux à la chose de Bruxelles.

30 décembre 2025

Vincent Verschoore


-30/12/2025- Même si leur appareil répressif reste parfaitement opérationnel, ça sent un peu les plumes et le goudron pour la Nomenklatura politique et médiatique française.
Bien sûr les apparatchiks du régime ne risquent pas de voir leurs faramineuses rémunérations et privilèges disparaître de sitôt, mais les sondages indiquent un "yenamarre" assez généralisé.
Après les mensonges et la gestion minable de la crise covid par une fange covidiste brutale, arrogante, inepte et corrompue, après le "quoi qu'il en coûte" ayant propulsé la dette vers ses niveaux stratosphériques actuels, enrichissant quelques profiteurs aux dépens de plusieurs générations, après le dépeçage des actifs français par les Macronistes vendus aux Américains, et au moment où pas mal de gens commencent à réaliser dans quel merdier nous mènent l'UE et l'Otan pour, à nouveau, les profits de quelques-uns qui, en plus, osent nous faire la leçon sur démocratie et liberté d'expression, la puanteur de la corruption généralisée de tous ces gens ne peut que monter au nez d'une minorité active qui sera un jour suffisante pour tenter n'importe quelle alternative.
Il devient difficile de faire semblant de croire que le mur approchant à toute vitesse n'existe pas. La défaite européenne qui se profile en Ukraine va nous reléguer à l'arriere-banc d'un monde de facto multipolaire dans lequel nous ne pourrons plus piller autrui pour nous enrichir, et où le service de la dette aura un impact majeur sur notre capacité à financer l'État, la Sécu, l'éducation. les pensions etc...
L'immortalité budgétaire américaine issue du dollar-roi sera bientôt terminée, les BRICS cherchant précisément à s'émanciper de ce système colonial. America First passera alors de stade de slogan à celui de nécessité, et l'on se rendra encore plus compte à quel point les Américains ne sont pas nos amis, pas plus que les Chinois ou les Russes.
Pourquoi l'élite politique et technocratique européenne est-elle devenue aussi conne, aussi corrompue alors qu'elle bénéficie le plus de toutes les richesses, des meilleures écoles, des meilleurs soins?
Cet effet iatrogène, bien décrit pour la médecine et pour l'école par Ivan Illich dès les années 70 (et magnifiquement illustré par les covidistes), semble survenir lorsque l'élite se détache de toute responsabilité envers les populations dont elle a la charge, ne faisant plus que profiter de sa situation de rente, construisant autour d'elle des murailles institutionnelles et policières rendant "la démocratie" de fait inopérante. C'est très clairement le cas au niveau de l'UE, ici rebaptisé EuroSoviet, et pareil pour la France macroniste (les autres attendent simplement leur tour). Dans cette stratégie, la guerre (contre le covid, les Russes, le réchauffement...) reste une valeur sûre pour justifier le "pas de choix", la censure, la répression et la propagande.
Il n'existe pas de solution toute faite pour sortir de cette ornière, on ne peut sans doute compter que sur une forme d'intelligence collective issue des populations n'ayant rien à gagner et tout à perdre de la situation actuelle.
Illich, dans son ouvrage sur la convivialité, estime que la science et la technologie offrent deux chemins : d'un côté la spécialisation et l'institutionnalisation menant à la déshumanisation. De l'autre, l'émancipation en offrant à chacun les moyens d'une autonomie créatrice.
L'IA nous met clairement face à ce choix, et une course est engagée entre le tropisme techno-totalitaire des élites politiques et économiques, et l'opportunité d'un anarchisme où l'on pourrait trouver des solutions réelles hors États et institutions.

25 décembre 2025

JACQUES BAUD S'EXPRIME SUR LES SANCTIONS DE L'UE À SON ENCONTRE

Cliquer sur l'image (vidéo de 34 min 26 s) ↴

-23/12/2025- Quelles accusations ? Quelles conséquences ? Quels recours? L'ancien colonel des renseignements suisses réplique à l'UE qui aujourd'hui se discrédite en punissant la dissidence intellectuelle. Un témoignage essentiel sur les limites de la liberté d'expression et de l'état de droit dans l'UE.

Le 15 décembre, l'UE a sanctionné Jacques Baud: gel de ses avoirs et interdiction de déplacement (J.Baud, vit en Belgique, il y est donc enfermé). Son "crime" ? Des analyses sur le conflit ukrainien jugées à tort "pro-russes". Pas de preuve, pas d'accusation formelle. Juste une opinion qui dérange.

SOMMAIRE
0:00 Situation de J.BAUD privé de liberté de mouvement et de paiement
04:34 Absurdité des accusations
10:51 Propagande ≠ désinformation
15:20 Illégalité des accusations
16:53 Indignation internationale et discrédit de l'UE qui attaque la liberté de penser
26:45 L'UE est-elle conspirationniste ?
30:58 Quel recours, quelles ripostes?

Retrouvez toutes nos interviews de JACQUES BAUD
BAM! a aussi décortiqué le texte officiel de l'accusation et pointé ses mensonges et falsifications. Lire l'article l'UE CRIMINALISE, L'UE MENT

23 décembre 2025

Natacha Polony

Le Conseil européen de cette semaine révèle l'état désastreux où se trouve l'Union européenne

-22/12/2025- Sur la question épineuse de l'accord de libre échange avec le Mercosur, aucune solution de long terme n'a été trouvée. Le voyage de Mme von der Leyen en Amérique du Sud a donc été reporté. C'est un moindre mal, mais cela pourrait ressembler pour la France aux derniers mots de Mme du Barry face à la guillotine : "encore un moment, monsieur le bourreau." Il est fort probable que les adversaires de cet accord n'aient obtenu que ce répit, afin de ne pas exciter encore plus la colère des agriculteurs, qui souffrent déjà des abattages massifs de troupeaux de bovins (dus à l'impéritie du Gouvernement, mais c'est un autre sujet).
Sur la question de la saisie des avoirs russes, c'est là encore une solution provisoire et insatisfaisante pour tous qui a été adoptée : un gel permanent d'une part, et un emprunt collectif d'une partie des États membres d'autre part pour prêter à l'Ukraine – prêt qui ne sera jamais remboursé, car il est rare que ceux qui réussissent à imposer leur volonté paient des réparations de guerre...
Ces deux sujets illustrent le fait que l'Union européenne n’arrive pas à être une puissance capable de mener une politique étrangère cohérente ; que "l'intérêt général européen" n'existe pas, car les intérêts des nations divergent ; que l'argument éternel selon lequel « l'union fait la force » est un sophisme : encore faut-il être d'accord sur ce que l'on veut faire. Ce Conseil européen est celui de la révélation des contradictions d'une construction irréaliste qui a cru qu’en niant les problèmes, on les effaçait.
Un exécutif qui défendrait les intérêts de la France en tirerait les leçons : l'Europe du traité de Rome, qui favorisait l'agriculture française et protégeait le marché commun par des tarifs douaniers extérieurs, a été détruite par les promoteurs d’une intégration forcée dont l’objet était d’imposer la libre circulation des hommes, des capitaux et des marchandises. Il est temps de trouver avec les nombreux États réalistes un accord pour revenir à une institution rationnelle qui favorise les coopérations mutuellement bénéfiques sans délire démiurgique ni a priori idéologiques dépassés.

21 décembre 2025

Anne Mansouret


-21/12/2025- Très longtemps, très sincèrement, j’ai été acquise à l’idée de l’Europe et je me définissais « Européenne » tout autant que « Française ». Dans les années 1980, j’étais convaincue que le projet européen était adapté à l’environnement que constituait l’internationalisation des échanges économiques et culturels.
En clair, l’Europe était, à mes yeux, à l’échelle de la mondialisation que nous vivions alors. J’étais totalement acquise au principe de la fédération de « vieilles » nations en une entité européenne, partageant peu ou prou les mêmes racines, les mêmes principes fondamentaux, les mêmes bases culturelles et religieuses, en un mot la même civilisation.
Jusqu’au début des années 1990, une « Europe » composée de la France, de l’Allemagne, de l’Italie, de la Belgique, du Luxembourg, des Pays-Bas, du Royaume-Uni, de l'Irlande, du Danemark, de la Grèce, de l’Espagne, du Portugal, de la Suède, de la Finlande et de l’Autriche, me paraissait devoir nous garantir un avenir géopolitique serein, dans la paix et la prospérité.
Quand la chute du Mur et le morcellement de l’URSS survinrent entre 1989 et 1992, il eut fallu impérativement se mettre autour de la table avec la Russie (et les États «suzerains» de l’ex-URSS) pour redistribuer les cartes et convenir d’un partage du continent européen en mode Yalta ; en invitant évidemment les USA autour de la table.
Pour toutes sortes de (plus ou moins bonnes) raisons conjoncturelles, ce Yalta n’eut pas vraiment lieu…Et les relations avec la Russie et ses satellites, faute d’être sanctuarisées, furent laissées au fil de l’eau, des intérêts bilatéraux, des empathies ou antipathies personnelles des dirigeants européens avec les gouvernants de l’Est du continent.
30 ans plus tard, l’Union européenne a pris du ventre, a accroché des wagons les uns derrière les autres sans locomotive et coopté des entités sans identité jusqu’à ce chiffre délirant de 27 «Membres» d’une sorte de «club d’investisseurs» ; certes hyper profitable à certains grands secteurs économiques et financiers, mais dont les peuples sont exclus. J’en veux pour preuve que le Brexit de 2016, décidé par les Britanniques, est presque passé à la trappe à Bruxelles !
Mon ressentiment à l’endroit de tous ces pseudos « Européens » qui sévissent aujourd’hui à Bruxelles et à Strasbourg est d’autant plus amer que mon coup de foudre pour la France s’était mué au fil des ans en un profond affect européen. D’où mon dégoût de ce qu’ils ont fait de l’Europe que je portais dans le cœur, dans la tête et dans les gènes ; moi qui suis née en 1945 et qui ai été émue aux larmes en 1984, en découvrant la photo d’Helmut Kohl et de François Mitterrand, main dans la main devant l’ossuaire de Douaumont.
Cette Europe, c’est celle qu’évoquait De Gaulle, dans son célèbre discours à l'Université de Strasbourg, le 22 novembre 1959, lorsqu’il a lancé : « Oui, c'est l'Europe, depuis l'Atlantique jusqu'à l'Oural, c'est l'Europe, c'est toute l'Europe, qui décidera du destin du monde ! »
Une EUROPE historique, géographique et politique… Et non une «Union européenne» technocratique et normative à la gouvernance dictatoriale et à la botte de Madame von der Leyen.
Désormais, je dois me rendre à l’évidence et constater trivialement que tout a foiré… Et qu’il faut faire demi-tour. Quitter ce bateau ivre qu’est devenu l’Union européenne et détricoter le projet d’Europe politique.
Ce projet était né, au lendemain de la plus traumatisante des guerres, pour solidifier la paix, grâce à des intérêts économiques communs.
Force est de constater qu’aujourd’hui, les intérêts de certains mènent les peuples droit à la guerre.

19 décembre 2025

LE SPLEEN NOCTURNE DES EUROPÉISTES

Gabriel Nerciat
19/12/2025


Ce devait être le moment historique de l'avènement de l'Europe-puissance, la date fatale - 19 décembre 2025 - où l'union de plus en plus contraignante et triomphale des peuples d'Europe fédérés au nom du libéralisme kantien, aujourd'hui menacé par le national-populisme américain et le souverainisme traditionaliste grand-russe, allait imposer de façon souveraine son Nomos impérial à ses ennemis désemparés, en volant superbement à la Banque centrale russe les 210 milliards d'euros de bons du Trésor détenus en son nom par la firme belge Euroclear (plus deux autres banques françaises dont le nom n'a pas été ébruité dans la presse) afin d'éviter la banqueroute de l'entité kiévienne.
Et puis, patatras ! Tout s'est écroulé - milliards, veaux, vaches, cochons, aigle à dix têtes - en l'espace d'une nuit.
Pourtant, dès avant la tenue du sommet, les chances de succès étaient minces : même la BCE avait émis une désapprobation catégorique, relayée par plusieurs chefs de gouvernement - dont la soi-disant très pro-ukrainienne Giorgia Meloni (qui d'entrée de jeu a bloqué avec Viktor Orban toute perspective d'accord).
Le prix à payer et les risques consécutifs d'une crise obligataire de la zone euro étaient beaucoup trop lourds pour qu'on s'aventurât à jouer aux dés dans ce contexte, alors même que les finances de la France ou de l'Italie sont en roue libre et que l'armée russe vient de faire tomber les deux bastions stratégiques de Pokrovsk et de Seversk.
Mais ce n'est pas grave : ils y croyaient tant, les clercs européistes ! Ursula la Grande Hyène de Bruxelles le leur avait promis : "Nous ne reculerons pas ! La dignité de l'Europe et l'avenir de la liberté du monde sont en jeu. Périsse le droit international, pour que vive l'Europe impériale des états de droit."
Ce soir, le rêve impérial est brisé : Jean Quatremer a envie de vomir, Brice Couturier veut se tondre les cheveux, Nicolas Tenzer pense au suicide, BHL a perdu l'appétit, Raphaël Glucksmann commence une grève de la faim, Christine Angot veut émasculer tous les banquiers belges, Caroline Fourest propose de sauter en parachute sur le toit de Euroclear, Alain Souchon part en Suisse, David di Nota fait semblant de boxer contre des soldats russes imaginaires dans les rues de Kiev, Macha Méril pleure, Benjamin Biolay ne chante plus (ouf), Mathieu Kassovitz au Fouquet's hurle qu'il a la haine, Marion van Renterghem éberluée à côté de lui répète sans cesse les mêmes mots, en vidant sans discontinuer des coupes de champagne : "Ce n'est pas possible, ce n'est pas possible, ce n'est pas possible...".
Le plus douloureux en amour n'est pas de découvrir qu'on est trompé ou quitté ; c'est de comprendre qu'on n'aimait pas celui ou celle qu'on croyait aimer, mais un autre être, entr'aperçu dans le halo de la conscience, et sur lequel on projetait par commodité les traits du premier.
Voilà le drame que vivent depuis ce matin les européistes, en France ou ailleurs : ils découvrent que le Léviathan technocratique légué par Jean Monnet n'est pas et ne sera jamais la puissance cosmopolitique redoutable qu'ils croyaient voir en lui.
On devrait les plaindre, mais on s'en gardera bien.
Leur douleur est saine : elle rabroue les fats et constitue le revers douillet de notre joie.
Clément Maillard
19/12/2025

C'est toujours la même histoire avec ces tarés européistes :
Indécrottablement persuadés que l'unification de l'Europe est inéluctable.
Indécrottablement persuadés que leur chère Europe unie représente forcément "le bien" et tout ce qui s'y oppose "le mal".
Incapables de comprendre que leur Europe est une cata même quand c'est flagrant.
Incapables de comprendre quand on leur dit non même quand c'est clairement.
En 2005 en France le peuple a refusé tous les traités fondateurs de l'UE (compilés sous le terme « Traité établissant une constitution pour l’Europe »), 3 ans après, les politicards européistes ont accepté en congrès ce que le peuple avait refusé.
En 2008, en Irlande, le peuple a refusé le Traité de Lisbonne, on les a fait revoter jusqu'à ce qu'ils disent oui.
En 2015, en Grèce, le peuple a refusé le diktat austéritaire de l'UE, il leur a été imposé même pas un mois après le vote.
En 2016, en GB, le peuple a voté le Brexit, l'UE et certains politicards européistes en GB ont tout fait pour tenter d'empêcher sa réalisation.
Avant cela, en 2013, le dernier président ukrainien élu démocratiquement par l'ensemble des Ukrainiens vivant dans les frontières du pays à sa naissance en 1991, a refusé un accord avec l'UE, sans doute parce que 4 millions de ses concitoyens avaient signé une pétition contre cet accord, et l'UE a soutenu son renversement par un coup d'État.
Mais un coup d'État, ça ne se fait pas avec des gens qui se soucient de la démocratie, non, il a fallu s'appuyer sur une clique d'arrivistes, de néonazis et de mafieux qui, à peine au pouvoir, ont commencé à massacrer les Russes qui vivaient dans le Sud-Est de l'Ukraine depuis des siècles.
Les Russes ont gentiment dit que c'était abusé, ils ont été patients, ils ont attendu 8 ans (combien de temps les USA mettraient à réagir dans une situation réciproque ? ⇒ Voir crise de Cuba, 1962), 8 ans pendant lesquels les européistes les ont pris pour des bouffons avec des accords de Minsk qu'ils n'avaient aucune intention de respecter ni de faire respecter (voir aveux de Merkel à ce sujet).
Puis, quand les Russes ont perdu patience début 2022, après avoir vu leurs demandes légitimes (pas d’OTAN à leur frontière occidentale) méprisées et vu l’armée ukrainienne se mettre en ordre de bataille mi-février 2022 pour liquider les populations russes du Sud-Est ukrainien, les européistes ont hurlé comme des truies. Ces tarés s'imaginaient que les Russes menés par Poutine allaient bouffer leurs couleuvres indéfiniment comme un vulgaire Syriza grec.
Presque 4 ans après, les européistes, qui, à chaque fois qu'on mettait en évidence les tares congénitales de leur UE et ses effets délétères sur l'économie des pays membres à commencer par la France, nous disaient la bouche en cœur que "l'Europe c'est la paix", et qu’au nom de ce mantra toutes les tares de l’UE devaient être absoutes, veulent jouer les fous de guerre.
Contre la 1ère puissance nucléaire mondiale en plus.
Contre un pays qui a annihilé et humilié tous ceux qui ont déjà tenté d’unifier l’Europe contre lui :
Bonaparte au 19ème et Hitler au 20ème.
Alors qu’aucun des tarés européistes actuels ne dispose des atouts dont disposaient leurs prédécesseurs des siècles passés : ni l’intelligence tactique d’un Bonaparte, ni les avancées technologiques qu’Hitler avait sous la main par rapport au niveau de son époque (avions de chasse à réaction Me-262, missiles V2…)
Alors qu’un des rares intérêts communs que partagent les pays de l’UE est justement d’être en bons termes avec la Russie, qui fournissait à bon prix, direct au tuyau, gaz et pétrole à profusion à tous les pays de l’UE.
Les européistes ne veulent pas entendre quand les Russes leur disent "non, la côte Nord de la mer Noire c'est la Russie alors dégagez vos sales pattes de là".
Ils ne veulent pas comprendre que peu importe le nombre de milliards qu'ils enverront à Kiev, c'est la Russie qui gagnera.
Ils ne veulent pas comprendre que la guerre d’Ukraine ne s’arrêtera que quand Odessa redeviendra Russe, et ce sera le cas que ça leur plaise ou non.
Ils ne veulent pas comprendre que cette guerre d’Ukraine a été déclenchée par la précédente administration démocrate des USA, par pure volonté impérialiste, et que la nouvelle administration Trump ne veut plus s’encombrer du boulet ruineux de cette guerre dont elle a bien compris qu’elle était perdue.
Ils ne veulent même pas réaliser la chance inouïe qu’a l’Occident d’avoir en face de ses provocations une Russie dirigée par quelqu’un de mesuré, patient et déterminé comme Poutine… et pas par un poivrot qui pisse sur les avions ou un excité qui tape avec sa godasse à la tribune de l’ONU.
Alors les tarés européistes sombrent dans l'hystérie, la folie guerrière (dont ils n’ont pas les moyens !), la kleptomanie, la paranoïa...
Ils s’imaginent qu’en France le peuple va défendre leur saleté d’UE alors qu’il en a clairement rejeté tous les fondements en 2005.
Ils s’imaginent pouvoir vaincre la Russie alors que s’ils arment leurs peuples pour faire la guerre aux Russes, il y a de grandes chances que leurs peuples retournent les armes contre eux, les dirigeants européistes aveugles et stupides qui ont ruiné leurs pays respectifs.
Mais les faits sont là : ils ont perdu et sont couverts de ridicule.
Heureusement leur saleté d'UE vit ses dernières semaines, voire mois... Et c'est tant mieux !
Les européistes n’ont rien voulu comprendre quand les peuples leur ont dit non, ni quand leurs échecs étaient flagrants, maintenant c’est avec une botte russe dans la tronche pendant que Trump leur tient les mains qu’ils vont être neutralisés et éliminés. Enfin !

17 décembre 2025

Radu Portocala
17/12/2025


Le 15 décembre, une sentence de bannissement a été prononcée par l’Union européenne contre deux hommes - Jacques Baud et Xavier Moreau - coupables d’avoir, sous une forme ou une autre, fait part de pensées qui contredisent celles que Bruxelles veut obligatoires.
L’Union soviétique, définie officiellement - y compris par l’Union européenne - comme une dictature, agissait de même : elle bannissait ceux qui pensaient « autrement », ceux qui ne se faisaient pas l’écho fidèle et soumis des idées imposées par le Parti.
C’est parce qu’elle ne diffère en rien des châtiments pratiqués par un régime dictatorial que la décision de l’Union européenne est extrêmement grave. Les idéologues bureaucratiques de Bruxelles punissent, comme autrefois les idéologues bureaucratiques du Kremlin, des idées et des paroles. Idées et paroles concernant un État, l’Ukraine, qui n’est même pas membre de l’Union européenne.
Selon les termes de la sentence - prononcée sans procès, sans débat contradictoire, en absence d’avocats de la défense - Jacques Baud et Xavier Moreau ne peuvent plus entrer dans un pays membre de l’Union européenne, ce qui, pour Moreau, citoyen français résident à Moscou, signifie qu’il ne peut même pas entrer dans son propre pays, la France. En plus, leurs avoirs bancaires peuvent être gelés.
La France a pris part à cette décision. Donc, pour la première fois depuis bien longtemps, la France soumise à Bruxelles a proscrit un de ses citoyens, l’a relégué. Par amour pour l’Ukraine. Elle a signé, donc, avec les autres, cet acte ignoble au bénéfice d’un État étranger. Et le ministre français des Affaires étrangères l’annonçait, il y a deux jours, l’air serein, parfaitement satisfait.
C’est au nom de l’amour pour l’Ukraine que l’Union européenne a officiellement déclaré, le 15 décembre 2025, son statut de dictature.

Suicide européen : pourquoi tout pourrait s’effondrer d’ici 5 ans

H16
17/12/2025

Compte-tenu de la situation économique et géopolitique de l’Europe, on peut raisonnablement estimer à 75% la probabilité que l’Union européenne disparaisse d’ici fin 2028, comme le fait Erik Dale dans un récent fil twitter.

Son raisonnement, qui tient la route, mérite d’être partagé. Peu importe ici qu’on aime ou pas cette Union, il s’agit ici d’une évaluation aussi lucide que possible, la seule qui permette de comprendre ce qui se passe et où l’on va.


Force est de constater que la France est en faillite, l’Allemagne en a assez de payer, la BCE est à court de munitions, le choc des droits de douane posés par Trump approche, et l’échiquier politique actuel, tant à droite qu’à gauche, bloque toute solution.

En attendant, la zone Euro est entrée à présent dans un compte à rebours de 3 à 5 ans vers une rupture dont on pourrait dresser le calendrier ainsi :

• Entre maintenant et le premier trimestre 2026, on peut s’attendre à des déficits français de 6,5 à 7 % et des écarts croissants des taux d’emprunt (sur les bons d’État) par rapport à l’Allemagne supérieurs à 150 points de base. Inévitablement, la BCE va devoir recommencer discrètement à acheter des obligations.
• À partir du printemps 2026, il n’est pas invraisemblable d’imaginer des élections anticipées en France qui entraîneront un chaos parlementaire total. Les rendements français des OAT à 10 ans testeront alors les 4 à 5 %.
• L’été 2026 se pointe et avec lui, les droits de douane de Trump frappent de plein fouet (ce qui entraîne une perte de 1,5 % du PIB dans la zone euro). L’Allemagne, déjà fort mal en point, plonge en pleine récession. Sans mal, l’AfD devient le premier parti dans les Länder de l’Est.
• L’automne 2026 n’amène rien de bon. Le bilan de la BCE affiche plus de 10 000 milliards d’euros de dettes ce qui pousse l’Allemagne à menacer de quitter l’Eurosystème ou de mettre en place une « comptabilité parallèle ». La révolte des États Membres du Nord de l’Europe devient publique.
• Courant 2027, 2028 au plus tard, un week-end gris sans prétention, TARGET2 explose. Les banques d’Europe du Sud subissent un bank-run, imposant leur fermeture et le contrôle des capitaux par la BCE. L’euro se fracture en deux blocs (sud/nord) … ou disparaît devant les problèmes provoqués.

À ce point, l’Union européenne existe peut-être encore sur le papier, mais la monnaie unique, elle, a bien disparu. Les institutions européenne ont réussi l’exploit de transformer une union économique en pacte de suicide collectif.


Et c’est bien l’euro qui sera le détonateur qui fera exploser l’Union. Forçant 20 économies extrêmement différentes à partager une monnaie unique et un taux d’intérêt unique fixé par la banque centrale, ce bricolage financier hardi ne pouvait pas durer indéfiniment.

Et l’euro, qui ne joue ici qu’un rôle de fusible, sera grillé par la France : avec 115% de dette, des déficits permanents supérieurs à 5 %, quatre Premiers ministres en 12 mois, elle a démontré être incapable de réduire ses dépenses sans provoquer des émeutes.

Or, si la BCE laisse la France faire défaut, c’est la crédibilité de l’euro qui s’effondre du jour au lendemain. Le domino suivant, l’Italie (dette réelle supérieure à 120 %) soit s’effondre à son tour, soit quitte précipitamment l’euro, les préparatifs actuels de Meloni, discrets mais malins avec ses « Buoni Ordinari del Tesoro », l’aidant dans cette manœuvre. Et si la BCE imprime de la monnaie pour les sauver, les épargnants allemands sont volés ce qui entraînera une mutinerie de la Bundesbank et une sortie du « bloc nord ». Sauver le Sud ruine le Nord, abandonner le Sud tue l’euro. L’Union a construit une machine où chaque solution est une catastrophe.

D’autres facteurs rendent la situation encore plus critique.

– En remplaçant le gaz russe bon marché par du GNL américain hors de prix, l’Europe a organisé sa propre désindustrialisation. L’Allemagne ne traverse pas une mauvaise passe, elle liquide son héritage industriel (chimie, acier) en temps réel. Cette désindustrialisation n’est pas un risque, elle a actuellement lieu, maintenant.

– Les directives et réglementations délirantes s’empilent. L’Union européenne ne produit plus de puissance, elle produit de la norme en échange d'(une bonne conscience : Green Deal et folie verte à tous les étages, AI Act castrateur, 1444 points « ESG » obligatoires… L’Europe réglemente ce qu’elle ne sait plus inventer et détruit son agriculture à coup d’interdictions et d’accords de libre-échange incohérents.


– La démographie s’effondre. Le continent se transforme en une gigantesque maison de retraite à ciel ouvert. Les cerveaux fuient vers les USA ou l’Asie, laissant derrière eux une population qui diminue de moitié tous les 40 ans. Une civilisation sans jeunesse est une civilisation sans avenir.

– L’immigration de masse incontrôlée a créé des fractures sociétales irréversibles et une insécurité endémique. Elle alimente une division politique violente entre les peuples qui la refusent (à l’Est) et les élites qui l’imposent (à l’Ouest), pavant la voie aux partis « populistes » partout en Europe : Vox en Espagne, AfD en Allemagne, RN en France, Chega au Portugal, PVV/FvD aux Pays-Bas, et Meloni au pouvoir en Italie.

– La seule réponse européenne coordonnée a été… la censure des réseaux, avec le DSA et les amendes sur Musk. Quand le navire coule, l’orchestre ne joue plus, le capitaine interdit juste aux passagers de crier.

Le cercle vicieux est parfait : la paralysie politique nourrit la défiance des marchés, qui déclenchera la crise de l’Euro, qui provoquera l’explosion finale.

Corriger la situation nécessiterait – outre une prise de conscience très improbable au niveau des dirigeants européens – un arrêt franc des politiques vertes, une suppression de la législation devenue beaucoup trop touffue, un arrêt total de l’immigration et des expulsions massives en commençant par les éléments les plus dangereux (OQTF en France).

Malheureusement, tout comme en France où les réformes profondes ne seront envisagées que trop tard, la remise en cause de ces politiques suicidaires ne sera envisagée qu’une fois le constat d’échec impossible à camoufler malgré la censure et la propagande omniprésentes, les révolutions se déclenchant quand il est plus coûteux de maintenir le mensonge qu’admettre la vérité.

La seule échappatoire pour les dirigeants européens consiste à distraire les peuples. Et rien de tel qu’une guerre pour cela, vous ne trouvez pas ?


https://h16free.com/2025/12/17/82900-suicide-europeen-pourquoi-tout-pourrait-seffondrer-dici-5-ans

15 décembre 2025

Nicolas Dupont-Aignan

Le rouleau compresseur de la Commission européenne veut imposer le Mercosur. La France de Macron est prise au piège du vote à la majorité des États. Pour sauver l’agriculture française, une seule solution : cesser tout versement financier à l’Union européenne et préparer une sortie organisée. Utilisons l’argent que nous versons à Bruxelles pour financer directement une politique agricole nationale à l’image de la Suisse.

Cliquer sur l'image  ↴
Radu Portocala
15/12/2025

La Décision 2024/2643 du 8 octobre 2024 prise par le Conseil de l’Union européenne « concernant des mesures restrictives eu égard aux activités déstabilisatrices menées par la Russie » institue un certain nombre de sanctions contre les personnes qui se rendent coupables d’avoir sur la politique russe et particulièrement sur la guerre un Ukraine des opinions différentes de celles que Bruxelles autorise.
Aujourd’hui, le Conseil a ajouté un certain nombre de noms à la liste publiée l’année dernière. Parmi ceux-ci figurent l’analyste suisse Jacques Baud et l’analyste franco-russe Xavier Moreau. Certains lecteurs de cette page connaissent sans doute leurs noms.
Les actes d’accusation, dans leur triste stupidité, ont, pour celui qui a vécu à l’Est, quelque chose de familier. Simplement parce que si, à la place de « Russie », nous écrivons « impérialisme américain », nous retrouvons les anathèmes que publiait dans les années cinquante n’importe quel journal du monde soviétique.
L’Union européenne pratique, donc, la régression dans le temps, le retour aux origines de certains de ses dignitaires – surtout baltes. Mais, ce qui est bien plus grave, l’Union européenne montre qu’elle ne supporte pas des opinions différentes de la sienne et qu’elle punit volontiers ceux qui s’y risquent. L’Union européenne, depuis quelque temps, a pour but d’instaurer la censure. Objectif médiocre, tout de même. Donc, elle se lance avec enthousiasme dans la censure punitive telle qu’elle a été pratiquée par les pires dictatures du siècle dernier : celle des soviets et celle des nazis.

14 décembre 2025

Gastel Etzwane
14/12/2025

Il y a 18 ans, le 13 décembre 2007, était signé le traité de Lisbonne : la Constitution européenne rejetée par référendum en 2005, remise en circulation presque à l’identique, mais sans le peuple. Le vote avait été clair ; il a été contourné.
Changement de nom, même contenu, ratification parlementaire après révision constitutionnelle sur mesure : le procédé fut assumé. Nicolas Sarkozy n’a pas corrigé le texte, il a neutralisé le suffrage. Message limpide : quand le peuple vote mal, on décide à sa place.
Lisbonne n’est pas un détail institutionnel. C’est l’acte fondateur de la rupture démocratique européenne, celui qui a installé durablement la défiance. Ce jour-là, l’Europe a choisi de se construire contre les peuples. Et elle en paie encore le prix.