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30 avril 2026

Le choix tragique de l’Europe

Gastel Etzwane


- 30/4/2026 - Il y a quelque chose de profondément déprimant et même tragique dans la manière dont on nous présente aujourd’hui le réarmement européen comme une « bonne nouvelle ». L’amiral Rob Bauer, ancien chef du comité militaire de l’OTAN, s’enthousiasme : grâce à Donald Trump, les investissements de défense repartent enfin. Les dépenses militaires des pays de l’OTAN ont bondi de 14 à 20 % en 2025, avec un nouvel objectif à 3,5 % du PIB d’ici 2035. Chars, missiles Patriot, drones, avions de chasse… et pour certains, le rêve coûteux d’un bouclier nucléaire autonome.
Pourtant, ce « sursaut » se produit au pire moment possible.
L’Europe de l’Ouest, déjà fragilisée, voit son moteur historique, l’Allemagne, s’enfoncer dans une crise structurelle spectaculaire. Après deux années de récession (2023-2024), une croissance anémique en 2025 (à peine +0,2-0,3 %), les prévisions pour 2026 ont été divisées par deux : de 1,3 % à seulement 0,5-0,6 %. Dette publique écrasante, désindustrialisation, services publics sous tension, problèmes énergétiques persistants et transition écologique bloquée : le continent peine à assurer ses besoins élémentaires.
Dans ce contexte de difficultés économiques, démographiques et industrielles majeures, on nous demande de nous réjouir que des centaines de milliards soient détournés vers l’armement plutôt que vers la santé, l’éducation, les infrastructures ou le pouvoir d’achat. Le bien-être des populations passe clairement au second plan.
Et le plus absurde, c’est le prétexte invoqué : la guerre en Ukraine serait « inévitable » et justifierait cette course aux armements.
Or, rien n’est moins vrai. Le conflit aurait pu s’arrêter depuis longtemps si l’Europe avait mis toute son énergie dans des négociations sérieuses et des accords réalistes. Les pourparlers d’Istanbul en mars-avril 2022 avaient ouvert une voie (neutralité ukrainienne, garanties de sécurité, statut du Donbass). Les accords de Minsk, dès 2014-2015, montraient qu’une solution diplomatique était possible. Au lieu de cela, l’Occident a choisi l’escalade, les sanctions maximales et l’envoi massif d’armes, transformant une guerre régionale en affrontement prolongé.
À aucun moment, dans aucun pays européen, les citoyens n’ont été consultés pour savoir s’ils étaient d’accord pour envoyer des dizaines de milliards à l’Ukraine, et encore moins pour les 90 milliards supplémentaires qui viennent d’être votés. Aucun débat démocratique n’a eu lieu sur l’implication croissante de l’Europe dans ce conflit. Pire : on sait désormais que des usines en Europe de l’Ouest produisent directement des drones pour l’armée ukrainienne, destinés à tuer des Russes. Cela transforme de facto les pays européens en belligérants, comme si l’on voulait absolument donner à la Russie une raison de nous attaquer, alors que pour Moscou la guerre reste circonscrite à l’Ukraine.
C’est comme si l’Europe de l’Ouest cherchait délibérément à ouvrir un nouveau champ de bataille. Cette escalade légitime, dans le discours officiel, toutes les annonces catastrophistes et les budgets militaires démesurés, au détriment de tout le reste. Au moment précis où nous n’avons plus les moyens d’assurer les besoins élémentaires, dettes abyssales, crise énergétique, transition écologique qui suppose une économie saine et des alternatives immédiates (ce qui est de moins en moins le cas avec le conflit au Moyen-Orient), on priorise les missiles plutôt que les hôpitaux et les écoles.
Cette présentation de la guerre comme inéluctable sert de prétexte commode pour justifier le réarmement massif. On transforme une opportunité manquée de paix en justification permanente pour augmenter les budgets militaires.
Le résultat est clair : une Europe qui s’appauvrit, qui sacrifie son présent et son avenir civil pour préparer un futur de confrontation. Une Europe qui, au lieu de miser sur la diplomatie et la reconstruction, choisit la logique de puissance et la course aux canons.
Ce n’est pas seulement un choix économique. C’est un choix de société, imposé sans véritable consentement populaire. Et il est permis de le trouver non seulement déprimant, mais profondément contre-productif pour les peuples européens. L’histoire jugera si cette Europe « adulte » et réarmée valait vraiment le sacrifice imposé à ses citoyens. Pour l’instant, le prix à payer paraît bien élevé.

28 avril 2026

Marc Amblard
28/4/2026

ÉRIC CIOTTI REJOINT DAVID LISNARD DANS LE CLUB ULTRA FERMÉ DES MAIRES QUI RÉDUISENT LES DÉPENSES ET LES IMPÔTS


Récemment élu, E. Ciotti tient parole et entreprend un grand ménage à la tronçonneuse dans les dépenses municipales de Nice : près de 60 millions d’économies devraient être réalisées rien qu’en 2026. Quelques exemples :
- frais de représentation & frais de sécurité personnelle du maire,
- réduction de moitié des véhicules dédiés aux élus,
- baisse de 25% des indemnités de déplacement,
- coupe franche dans les dépenses d’avocats (parisiens…), de cabinets de conseil, de réceptions, de communication…
- rationalisation et resserrement des commandes publiques,
- suppression des subventions accordées à quelques événements sportifs majeurs comme l’Ultra-trail et Iron-man (ces deux-là se tiendront malgré tout, preuve que l’argent du contribuable lambda n’est pas indispensable).
En contrepartie, le nouvel édile a annoncé une baisse de la taxe foncière de 4,4 points et de 3,3 points pour la taxe d’habitation soit une baisse de 51 millions d’euros.
En toute franchise, je ne me suis jamais intéressé à ce monsieur mais j’avoue que ses premiers pas en tant que maire de cette magnifique ville renforce mon estime à son égard (et peu m’importe son affiliation politique). Bravo.

27 avril 2026

Marc Amblard
27/4/2026

USA – TENTATIVE D’ASSASSINAT, FRACTURE MORALE ET SÉCESSSION


Avant-hier soir, pour la troisième fois, un individu a tenté d’assassiner Donald Trump. Cela s’est produit lors du diner annuel des correspondants de presse accrédités.
Les réactions sont diverses et désordonnées. D’un côté, on condamne cette violence politique, de l’autre on évoque à demi-mots un simulacre. Parfois même on entend que c’est la personnalité du président qui provoque de tels actes. Tiens donc.
Ce pays est tristement coupé en deux. Un fossé immense s'est creusé entre les démocrates et les républicains au point qu'il est devenu presque impossible de les mettre autour d'une même table. Tous les grands sujets les opposent de façon quasi binaire.
Plusieurs facteurs expliquent pourquoi ce dialogue est devenu presque impossible aujourd'hui.

- Les bulles sociales
Les Américains vivent de plus en plus dans des "bulles". Les démocrates se concentrent dans les centres urbains et les républicains dans les zones rurales et périurbaines. Il est rare d'avoir un voisin, un collègue ou un ami proche qui pense différemment. La proximité et le sentiment d’appartenance à un groupe renforce les opinions. Il réduit dans le même temps notre capacité d’empathie.
 
- La mort de l'information partagée
Il y a quelques décennies, les Américains regardaient les mêmes journaux télévisés le soir. Ils partageaient ainsi un même socle d’information. Aujourd'hui, avec les réseaux sociaux et les chaînes d'opinion (Fox News, MSNBC…), les deux camps ne vivent plus dans la même réalité factuelle. Ce qui est une "vérité" pour l'un est une "fake news" pour l'autre.

- La politique comme identité
S'opposer sur l'économie ou la fiscalité est gérable par le compromis. Mais aujourd'hui, les sujets sont devenus identitaires : religion, genre, avortement, port d'armes, immigration... Ce sont des points sur lesquels il est moralement difficile de négocier, car ils touchent à l'essence même de ce que chaque camp considère comme le "bien" ou le "mal".

- Le système des primaires favorise les extrêmes
Il pousse les candidats à séduire la base la plus radicale de leur parti pour être élus. Un républicain qui cherche le compromis risque de se faire doubler par un candidat plus conservateur, et inversement chez les démocrates. Cela vide le centre politique de ses représentants.
Nous vivons ainsi la formation d'une immense fracture morale qui pourrait à terme déboucher sur un séparatisme engendrant des États de plus en plus rouges d'une part et de plus en plus bleus d'autre part. On évoque fréquemment le "National Divorce" et je ne vois malheureusement pas d'autre issue qu'une sécession à l'échelle du pays.
D’ailleurs, elle a déjà commencé.
Des États comme la Floride ou le Texas (rouges) et la Californie ou New York (bleus) adoptent des lois si diamétralement opposées sur l'éducation, les armes, l'avortement, le genre et même la monnaie (crypto vs monnaie numérique d'État) que le pays ressemble de plus en plus à une confédération de nations distinctes.
Quelle solution ?
Je n’en vois pas d’autre que celle consistant à renforcer le pouvoir de chaque État et donc un affaiblissement progressif de Washington, cœur de l’autorité fédérale.
C’est en redonnant leur souveraineté aux États qu’on permettra aux citoyens de voter avec leurs pieds en s'installant là où les lois correspondent le mieux à leurs valeurs morales et sociales. C’est d’ailleurs précisément dans cet esprit que les pères fondateurs ont donné naissance au premier gouvernement fédéral en 1789 sous la présidence de… George Washington.

21 avril 2026

Marc Amblard
20/4/2026

HONTE AU JOURNAL LE PARISIEN
 
Il faut être vraiment taré pour affirmer que la présentation d'une pièce d'identité avant de glisser son bulletin dans l'urne empêche les minorités de voter.
Comme si les personnes de couleur n'étaient pas capables d'obtenir une "driver license" (c'est l'équivalent de la pièce d'identité aux USA et ça coûte moins de $50 pour l'obtenir dans un DMV - Il y en a partout et ça m'a pris moins d'une heure).
Rappelons qu'elle est obligatoire pour acheter de l'alcool, pour louer un véhicule, une tondeuse à gazon, pour assister à un match de basket ou un concert.
La posture est même raciste, je trouve.
Sans obligation de prouver son identité et sa citoyenneté, quiconque peut voter plusieurs fois et dans plusieurs comtés. C'est le principe même de la démocratie : un électeur, un bulletin et un seul.
Ceux qui s'y opposent en sont les ennemis. Lutter contre cette loi ne vise qu'un seul objectif : frauder les élections.
Un récent sondage révèle d'ailleurs que 83% des Américains (toutes orientations politiques confondues) y sont favorables.
N'oublions jamais que tout bulletin frauduleux neutralise la voix d'un vrai citoyen qui se trouve de facto privé de son droit le plus essentiel.
Honte au journal Le Parisien.

12 avril 2026

Marc Amblard

IRAN VS USA : ÉCHEC DES NÉGOCIATIONS. C'EST REPARTI.


- 12/4/2026 - Hier, les discussions entre les USA et l’Iran ont échoué : Téhéran refuse de renoncer à son programme nucléaire et rejette par conséquent les conditions américaines.
Le vice-président J.D. Vance, peu favorable depuis le début à ce conflit, a quitté la table des négociations. Il est reparti hier soir sans accord de paix.
Les hostilités vont reprendre.
Cette guerre qui devait durer 3 à 4 semaines pourrait s’enliser durablement avec des conséquences économiques terribles, pour l’Europe notamment (coût de l’énergie, inflation…).
Elle pourrait également coûter les midterms au gouvernement qui perdrait alors le contrôle du Congrès au profit de la gauche en novembre prochain. Rien n'est sûr évidemment.
Toujours est-il que selon de récents sondages (Pew Research et AP-NORC), environ 56 % à 59 % des Américains estiment que l'action militaire a été "excessive" ou y sont opposés.

10 avril 2026

Marc Amblard
10/4/2026

JE ME POSE DES QUESTIONS SUR LA SANTÉ MENTALE DE DONALD TRUMP ET CELA M'ATTRISTE

Hier, le Président de la nation la plus puissante du monde s'est fendu d'un message officiel (authentifié et relégué par quelques médias internationaux comme Washington Examiner, Livemint ou le Hindustan Times...).
Il s'agit d'un "coup de gueule" visant plusieurs commentateurs conservateurs (Tucker Carlson, Megyn Kelly, Candace Owens et Alex Jones) qui se sont montrés critiques à l'égard de sa gestion de la crise avec l'Iran.
Le problème, c'est que le message en question est un ramassis de propos fielleux et indignes, à mon sens, de la fonction suprême.
Alors que Monsieur Trump, du haut de sa fonction, se doit d'être hors de la mêlée pour gérer les affaires du monde, il se compromet assez maladroitement dans des invectives de cour de récré.
Je pourrais aussi évoquer la menace récente de "détruire une civilisation" qu'il a proférée à l'endroit de l'Iran. Très curieuse façon de s'exprimer pour le pacifiste qu'on connaissait...
Je l'ai toujours soutenu, je suis allé l'écouter à plusieurs reprises à Sunrise (FL) et j'ai voté pour lui en novembre 2024. Il représentait pour moi le dernier rempart qui protège le peuple contre les délires de la gauche mondialiste et progressiste.
Bref, j'ai un peu l'impression que le Trump 2.0 est sensiblement différent de celui que j'ai découvert durant son premier mandat. Je me pose des questions. La pression que cet homme subit en permanence est-elle en train d'altérer ses facultés de discernement ? Ou bien est-ce simplement dû à son âge ?
Je l'ignore mais le constat est inquiétant. Ci-après la traduction du message en question.

« Je sais pourquoi Tucker Carlson, Megyn Kelly, Candace Owens et Alex Jones me combattent tous depuis des années, surtout par le fait qu'ils pensent qu'il est merveilleux pour l'Iran, le Premier État Sponsor du Terrorisme, de posséder une Arme Nucléaire — C'est parce qu'ils ont une chose en commun : de Faibles QI. Ce sont des gens stupides, ils le savent, leurs familles le savent, et tout le monde le sait aussi ! Regardez leur passé, regardez leur bilan. Ils n'ont pas ce qu'il faut, et ils ne l'ont jamais eu ! Ils ont tous été jetés de la Télévision, ont perdu leurs Émissions, et ne sont même plus invités à la télé parce que personne ne s'intéresse à eux, ce sont des DÉTRAQUÉS, des FAUTEURS DE TROUBLES, et ils diront n'importe quoi pour obtenir de la publicité "gratuite" et bon marché.
Maintenant, ils pensent obtenir quelques "clics" parce qu'ils ont des Podcasts de Troisième Zone, mais personne ne parle d'eux, et leurs opinions sont à l'opposé de MAGA — Sinon je n'aurais pas remporté l'Élection Présidentielle par un RAZ-DE-MARÉE. MAGA est d'accord avec moi, et vient de donner à CNN un Taux d'Approbation de 100% pour "TRUMP", et non pour des Imbéciles Gesticulateurs comme Tucker Carlson, qui n'a même pas pu finir l'Université ; c'était un homme brisé quand il s'est fait virer de Fox, et il n'a plus jamais été le même — Peut-être devrait-il voir un bon psychiatre !
Ou Megyn Kelly, qui m'a posé avec méchanceté la désormais célèbre question sur "Seulement Rosie O'Donnell", ou la "Folle" Candace Owens, qui accuse la Très Respectée Première Dame de France d'être un homme, alors qu'elle ne l'est pas, et qu'elle gagnera, espérons-le, beaucoup d'argent dans le procès en cours. En fait, pour moi, la Première Dame de France est une femme bien plus belle que Candace, en fait, il n'y a même pas de comparaison ! Ou le Failli Alex Jones, qui dit les choses les plus idiotes, et a perdu toute sa fortune, comme il se doit, pour son attaque immonde contre les familles des victimes de la fusillade de Sandy Hook, prétendant ridiculement que c'était un canular.
Ces soi-disant "experts" sont des LOSERS, et ils le seront toujours ! Maintenant, Fake News CNN, le New York Times Défaillant, et toutes les autres Organisations de "Presse" de la Gauche Radicale les "acclament" et leur donnent de la presse "positive" pour la première fois de leur vie. Ils ne sont pas "MAGA", ce sont des perdants qui essaient juste de s'accrocher à MAGA. En tant que Président, je pourrais les mettre de mon côté quand je le voudrais, mais quand ils appellent, je ne rappelle pas car je suis trop occupé par les Affaires du Monde et du Pays et, après quelques tentatives, ils deviennent "méchants", tout comme Marjorie "Traîtresse" Brown, mais je ne me soucie plus de ces trucs-là, je me soucie seulement de faire ce qui est juste pour notre Pays. MAGA, c'est GAGNER et la FORCE en ne permettant pas à l'Iran d'avoir des Armes Nucléaires. MAGA, c'est RENDRE À L'AMÉRIQUE SA GRANDEUR, et ces gens n'ont aucune idée de comment faire cela, MAIS MOI SI, parce que LES ÉTATS-UNIS SONT MAINTENANT LE PAYS LE PLUS "CHAUD" PARTOUT DANS LE MONDE ! Président DONALD J. TRUMP »

17 mars 2026

Marc Amblard
17/3/2026

BOIRE SON CAFÉ ASSIS POUR ÉCHAPPER AU VIRUS...

Il est important de ressortir de temps en temps ce type de document.
C'est important parce que cela nous rappelle comment l'être humain peut être profondément débile et ce, quel que soit son bagage intellectuel.
Je ne parle pas des dirigeants qui ont accepté de jouer le jeu de cette pathétique mascarade tout en ayant conscience de la supercherie. On a tous en tête ces vidéos où on les voit festoyer et se marrer très naturellement puis soudainement, enfiler leur masque, à la demande du photographe.
Cela permet d'ailleurs de prendre la mesure du niveau de machiavélisme qu'on peut observer chez un grand nombre d'entre eux...
Non, je parle des millions d'individus qui se sont littéralement aplatis devant ces injonctions cyniques et perverses. Qui ont oublié toute forme d'esprit critique par pur conformisme. Parce que finalement, la folie collective est bien plus confortable que la raison isolée. Et qui plus est, se sont permis de cracher au visage des résistants.
Tout cela n'a pas disparu. Ce n'est pas du passé. Cela perdure et n'en doutons pas, les mêmes causes produiront malheureusement les mêmes effets.
Ni oubli, ni pardon.

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11 mars 2026

Marc Amblard

USA – FRAUDE ÉLECTORALE : OÙ EN EST LA LOI « SAVE » ?


- 11/3/2026 - Le Safeguard American Voter Eligibility Act (SAVE Act) est un projet de loi visant à exiger une preuve de citoyenneté pour voter aux élections fédérales.
C’est triste à dire mais la fraude électorale est très développée aux USA, notamment dans les 15 États (sur 50) qui refusent d’imposer cette vérification aux électeurs (qui peuvent donc voter plusieurs fois ou dans plusieurs comtés, ce qui est théoriquement interdit).
Problème : ces États sont souvent très peuplés comme la Californie, New York State, New Jersey, Pennsylvania… et déterminants pour les résultats finaux.
Conscient du problème, l’actuel président tente coûte que coûte de faire passer la loi SAVE avant les midterms prévus le 3 novembre prochain. Rappelons que ce scrutin majeur permettra de remplacer les 435 Représentants du Congrès et un tiers (33) des Sénateurs.
Une nouvelle majorité démocrate signifierait l'impossibilité pour Trump de poursuivre son programme de restauration de la pleine puissance américaine.
Alors où en sommes-nous ?
1) La loi a été adoptée par la Chambre des représentants (les républicains ont la majorité).
2) Elle ne l’a pas encore été par le Sénat. Pourquoi ? Parce qu’il faut 60 voix sur 100 pour surmonter l’obstruction parlementaire (filibuster), ce qui n’est pas acquis sachant que les 45 sénateurs démocrates s’y opposent.
Résultat : le projet de loi est pour l’instant bloqué.
Comment débloquer la situation ?
La majorité sénatoriale pourrait décider de changer les règles afin de supprimer cette règle des 60 voix pour passer à une majorité simple (51 voix). Cette réforme requiert cependant l’accord de tous les sénateurs républicains, ce qui n’est pas acquis car certains y sont traditionnellement opposés.
C’est ici que D. Trump actionne certains leviers en menaçant les récalcitrants de ne pas les soutenir lors du scrutin de novembre (au risque de favoriser des candidats démocrates). Ça passe ou ça casse…
Affaire à suivre.

25 février 2026

Marc Amblard

USA - LES DÉMOCRATES PRIS AU PIÈGE LORS DU DISCOURS "STATE OF THE UNION"

- 25/2/2026 - vous le savez probablement, hier soir au Capitole, se déroulait une événement très attendu : le discours de l'actuel président sur "l'état de l'Union". Son premier depuis sa victoire fin 2024.
Le "SOTU" est un moment crucial avant les élections de mi-mandat de novembre prochain qui permettront (ou pas) à D. J. Trump de poursuivre le réalignement politique qu'il a engagé depuis plus d'un an.
Il profita de l'occasion pour faire le bilan du début de son mandat tout en insistant sur sa volonté de protéger les frontières.
C'est alors qu'il s'est passé quelque chose d'inhabituel : il a demandé à l’assemblée de se lever pour s'assurer que tous les élus présents soutenaient l'idée selon laquelle "le premier devoir du gouvernement est de protéger les citoyens américains, pas les étrangers en situation illégale" (je cite).
Tenez-vous bien : les Républicains se sont tous levés. Les élus Démocrates sont tous restés assis.
Ces derniers ont donc implicitement admis qu'un étranger entré aux USA sans y être autorisé (un crime, faut-il le rappeler) doit avoir autant de droits qu'un citoyen respectueux des lois du pays et qui y paie régulièrement ses impôts.
À mon sens, il s'agit-là d'une faute majeure que l'Américain moyen aura du mal à pardonner, attaché qu'il est à son pays, son drapeau et ses traditions.
Trump, malin, a souri. Il venait de marquer un point et pas le moindre. Devant des millions de téléspectateurs.

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11 février 2026

Marc Amblard
11/2/2026

USA - 83% DES ÉLECTEURS DÉFENDENT LE PRINCIPE DE S’IDENTIFIER POUR VOTER.
LES ÉLUS DÉMOCRATES S’Y OPPOSENT CATÉGORIQUEMENT.


J’aimerais évoquer rapidement le projet de loi SAVE AMERICA ACT visant à rendre obligatoire une pièce d’identité et une preuve de citoyenneté pour s’inscrire aux élections fédérales.
Pour rappel, si certains États les ont imposées, d’autres refusent de les exiger.
Sur ce point, un récent sondage révèle que 83% des Américains (toutes orientations politiques confondues) soutiennent le projet.
Toutefois, les élus démocrates, hystériques, s’y opposent fermement et crient au racisme.
L’argument est totalement fallacieux à plus d’un titre :
- les Américains de couleur ont tous une pièce d’identité (pourquoi n’en auraient-ils pas d’ailleurs ? Aux USA, il est très facile et très peu coûteux (< $50) d’en obtenir une et être noir n’est pas un handicap qui limiterait les capacités d’une personne à mener les démarches. C’est même insultant de l’insinuer ;
- aux États-Unis, la présentation d’une pièce d’identité est requise pour assister à une épreuve sportive, acheter une bouteille d’alcool, conduire une voiture… Et donc pourquoi ne le serait-elle pas pour participer à un scrutin local ou fédéral ?
Même des personnalités des grands médias démocrates commencent à admettre que le contrôle de l’identité est une nécessité pour garantir la sécurité des élections selon le principe à la base de la démocratie : « un citoyen = un vote (et un seul) ».
À la question très simple « faut-il être citoyen américain pour voter aux élections américaines ? », Chuck Schumer (photo), Chef de la minorité du Sénat refuse pourtant de se prononcer. Et pour cause car s’il répond par l’affirmative, comment vérifier la citoyenneté d’un électeur sans lui réclamer une pièce d’identité ?
Alors pourquoi les Démocrates paniquent-ils autant ? La réponse est malheureusement évidente : ils craignent de ne pas pouvoir gagner une élection honnête où seuls les citoyens voteraient. Sans les illégaux rémunérés par de sombres associations pour voter plusieurs fois dans plusieurs États, les scores démocrates seraient sans conteste fort différents.
À neuf mois des midterms, on comprend pourquoi le projet de loi en question est au centre de toutes les préoccupations… Affaire à suivre.

8 février 2026

LE DOSSIER EPSTEIN ENTRAÎNE DE VIOLENTES SECOUSSES EN EUROPE

Marc Amblard
8/2/2026


Ceux qui pensent que l’affaire Epstein est un épiphénomène, un truc de complotiste, vivent dans un univers parallèle. Celui du déni.
Pour preuve, la masse colossale de documents publiés par le ministère américain de la Justice a provoqué une onde de choc au sein des élites politiques, économiques et sociales européennes mettant fin à des carrières et déclenchant des enquêtes politiques et criminelles.
En voici quelques exemples (la liste s’étendra probablement dans les prochaines jours) :
- L'ancien ambassadeur du Royaume-Uni à Washington, Peter Mandelson, a été limogé et risque une peine de prison. Le Premier ministre britannique, Keir Starmer, est confronté à une crise de leadership suite à la nomination de Mandelson.
- Andrew Mountbatten-Windsor, frère du roi Charles III, a perdu ses titres honorifiques, son titre princier et sa résidence financée par les contribuables. Il a dû verser des millions pour régler un procès avec l'une des victimes d'Epstein ; il subit actuellement des pressions pour témoigner aux États-Unis.
- Son ex-femme Sarah Ferguson a dû fermer les portes de son association caritative cette semaine.
- Joanna Rubinstein, fonctionnaire suédoise de l'ONU, a démissionné après la révélation de sa visite en 2012 sur l'île caribéenne d'Epstein.
- Miroslav Lajcak, conseiller à la sécurité nationale du Premier ministre slovaque, a quitté ses fonctions suite à ses échanges avec Epstein, au cours desquels ils ont notamment évoqué de « belles jeunes filles ».
- La Lettonie, la Lituanie et la Pologne ont ouvert des enquêtes officielles approfondies sur ces documents. Le Premier ministre polonais, Donald Tusk, a déclaré qu'une équipe examinerait minutieusement les dossiers afin d'identifier d'éventuelles victimes polonaises.
- Thorbjørn Jagland, secrétaire général du Conseil de l'Europe et ancien président du comité d'attribution du prix Nobel de la paix, fait actuellement l’objet d’une enquête en raison de ses liens avec Epstein.
- Le couple de diplomates norvégiens de renom Terje Rød-Larsen et Mona Juul serait également impliqué. Mona Juul a été suspendue de ses fonctions d'ambassadrice de Norvège en Jordanie suite à des révélations, notamment celle selon laquelle Epstein a légué 10 millions $ à leurs enfants dans un testament rédigé peu avant son « suicide » dans une prison de New York en 2019.
- La famille royale norvégienne n'y échappe pas non plus, mise à mal par de nouveaux détails concernant l'amitié entre Epstein et la princesse héritière Mette-Marit, épouse du prince Haakon, héritier du trône. Les documents révèlent des courriels organisant des visites dans les propriétés d'Epstein. La princesse a présenté récemment des excuses publiques
Attention, ces personnes influentes ne sont pas forcément accusées d'inconduite. Pour la plupart, elles sont inquiétées pour avoir entretenu des relations amicales avec Epstein APRÈS ses condamnations pour agression sexuelle.
Ce dossier révèle un vaste réseau mondial de membres de familles royales, de dirigeants politiques, de milliardaires, de banquiers et d'universitaires que le riche financier avait constitué autour de lui. Il collectionnait les personnalités influentes comme d'autres collectionnent les miles de compagnies aériennes. En les compromettant parfois dans des affaires de pédophilie, il bénéficiait sur elles d’un puissant de levier de contrôle dont on peut se demander si certains ne s’en sont pas servi en coulisses pour influencer les politiques mises en œuvre de part et d’autre de l’Atlantique.

20 janvier 2026

Marc Amblard
20/1/2026

USA - GROENLAND : LE SAVIEZ-VOUS ?


En 1946, le président américain démocrate Harry S. Truman a proposé formellement au Danemark de lui acheter le Groenland (bien moins autonome à l’époque) pour la somme de $100 millions en or. L’offre n’a pas été acceptée, pas plus que les offres précédentes.
La volonté des USA de contrôler cet espace n’est donc pas récente.
Pourquoi ?

1) La raison militaire

En 1951, un accord de défense avec le Danemark a accordé à Washington un rôle majeur dans la défense du Groenland, incluant le droit de construire et de maintenir des bases militaires. L’explication est assez simple à comprendre selon le spécialiste Marc Jacobsen, professeur au Collège royal de défense danois (interview à la BBC en janvier dernier) :
"Si la Russie devait envoyer des missiles vers les USA, la route la plus courte pour les armes nucléaires passerait par le pôle Nord et le Groenland, c'est pourquoi la base spatiale de Pituffik est extrêmement importante pour la défense des États-Unis."

2) Les ressources naturelles

Le Groenland possède certaines des plus grandes ressources inexploitées de terres rares au monde. Or, celles-ci sont essentielles à de nombreuses technologies comme les composants électroniques, les batteries embarquées et plus récemment l’intelligence artificielle. Les sols américains sont malheureusement assez pauvres en terres rares, poussant le pays à s’approvisionner... en Chine (!).
On comprend mieux dans ce contexte pourquoi l’actuel président américain avait déjà manifesté son intérêt pour cet immense désert blanc dès son premier mandat en 2019.
Ceux qui pensent que ses propos (certes, parfois maladroits et agressifs) relèvent d’un caprice mégalo n’ont probablement pas bien saisi les enjeux stratégiques du sujet.