Translate

Affichage des articles dont le libellé est guerre du Golfe. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est guerre du Golfe. Afficher tous les articles

28 mars 2026

Gabriel Nerciat
28/3/2026

V'LA LES HOUTHIS


On dirait qu'au bout d'un mois on approche déjà du dénouement de la farce.
Les Houthis yéménites sont entrés dans la danse ce matin, alors que le Hezbollah au Liban faisait plus d'une dizaine de prisonniers dans les rangs de Tsahal et que Téhéran prétend avoir détruit trois navires américains LCU (amphibies) au large du Koweït – ainsi que la totalité du système de batteries anti-missiles américain déployé en Jordanie.
Pendant ce temps, alors que même sur LCI les experts maison rémunérés par l'OTAN commencent à dire la vérité sur l'ampleur du fiasco qui s'annonce, les derniers néo-cons, murés dans leur bunker mental comme Hitler dans celui de Berlin, continuent à délirer à propos de leur rêve d'invasion terrestre de l'île de Kharg et/ou d'une coalition militaire internationale aux ordres de Washington pour "libérer" le détroit d'Ormuz.
Il est vrai que quiconque a vu le sidérant numéro de bavardage sénile et auto-satisfait de Donald hier soir à Miami est en droit de se demander si les derniers tenants de l'impérialisme anglo-saxon ne relèvent pas tous, pour de bon, de l'asile d'aliénés.

26 mars 2026

Régis de Castelnau
26/3/2026

RUBRIQUE : joie mauvaise


Les Américains ont le sens du respect des traditions.
Ils ont été contraints d’abandonner en urgence la base militaire qu’ils occupaient encore à Bagdad malgré toutes les demandes du gouvernement irakien.
Les forces américaines et de l'OTAN ont entièrement évacué la base Victoria à Bagdad après avoir subi de violentes attaques de milices irakiennes pro-iraniennes. À son apogée, cette base abritait 46 000 personnes et fonctionnait comme une véritable ville autonome. C'était l'une des plus grandes bases étrangères américaines au monde.
Les milices chiites lui ont fait subir un bombardement continu. Les éléments européens de l’OTAN ont dû faire aussi leurs bagages fissa. Le problème c’est que faire atterrir (et redécoller) les avions de transport pour procéder à la piteuse évacuation sous les bombardements était problématique. Alors, toute honte bue, les cow-boys ont dû solliciter le gouvernement irakien pour qu’il obtienne des milices une trêve ! Non mais, la honte après l’agression criminelle de 2003, voilà un nouveau départ la queue entre les jambes. On n’aura pas la photo de l’hélicoptère sur le toit du bâtiment de Saïgon, mais c’est tout comme.
On espère qu’ils ont emporté la fiole de Colin Powell. En souvenir…
Gabriel Nerciat

KIR ROYAL, KETCHUP ET FIN DES HARICOTS


- 26/3/2026 - D'après le New-York Times, toutes les bases militaires américaines dans le Golfe ont été détruites par les tirs balistiques iraniens, et désertées par les soldats qui les occupaient.
Les deux plus grands navires de guerre américains déployés dans le Golfe, le USS Gerald Ford et le USS Abraham Lincoln, sont en train de prendre le large et de quitter la zone. Au-delà de l'incendie inexpliqué qui a frappé le premier navire, il semblerait surtout que son système de radar ne soit plus opérationnel, l'exposant ainsi avec des risques accrus au feu ennemi. Même Trump a dû convenir qu'il avait été surpris.
Bref, tout va bien. Le combat indispensable pour la civilisation universelle des droits de l'Homme, l'émancipation des femmes iraniennes, la marche des fiertés LGBT de Téhéran et la captation des ressources pétrolières de la Perse poursuit vaillamment son rythme de croisière (enfin, si l'on peut dire).
Presque un mois après l'entrée en guerre conjointe des États-Unis et d'Israël (qui n'arrive décidément pas à percer les lignes de défense du Hezbollah au Liban, c'est embêtant, et vient de mobiliser plusieurs dizaines de milliers de réservistes pour les envoyer au front), le régime iranien est toujours là (en Irak, Saddam Hussein à la même période était déjà déchu), tient à la fois l'unité territoriale du pays et l'accès au détroit d'Ormuz, et, comme je l'avais annoncé ici dès le troisième jour du conflit, s'apprête à administrer au cœur de la puissance impériale occidentale ce qui va rester dans les mémoires du monde comme la plus importante défaite de toute l'histoire des États-Unis d'Amérique (bien plus que le Vietnam ou l'Afghanistan, au regard des enjeux impliqués), sa défaite terminale en quelque sorte.
Finalement, Trump ne nous aura pas déçus. Après lui, l'isolationnisme aux États-Unis ne sera plus une option, mais la seule voie possible. God bless America, elle va en avoir besoin.
Au milieu de la débâcle, toutefois, on nous explique lyriquement sur LCI que le D-Day va commencer sur la fameuse île de Kharg qui obsède Donald, paraît-il, depuis quarante ans, et qui m'a tout l'air de ressembler à une sorte de parfaite cuvette de Diên Biên Phû insulaire.
Ah, ça va être du beau spectacle, mes amis. On pourra dire à la jeunesse de demain qu'on l'aura vu en direct, en buvant du kir royal aussi rouge que le teint du président américain dans notre salon. Effet garanti, c'est sûr, mieux que Goethe à la bataille de Valmy.
Sinon, dernier mot à l'intention de mes contacts sionistes ou atlantistes à la cervelle un peu ramassée et à l'inculture galopante : le New-York Times n'est pas un journal islamiste, antisémite ou mélenchoniste, mais à peu près l'équivalent du Monde aux Etats-Unis.
C'est vous dire à quel point les certitudes désormais se décomposent vite.

19 mars 2026

Régis de Castelnau
17/3/2026

« OK Benjamin en route, on va leur montrer qui c’est Raoul... »

Dernière nouvelle, le sommet américano-chinois prévu de longue date est reporté. Tu m’étonnes !

Face à la capitale accélération de l’Histoire, il est quand même nécessaire de se mettre à jour. Trump invente des coalitions imaginaires pour débloquer Ormuz. Les larbins de l’empire se défilent et passent en mode volée de moineaux lorsque le Donald leur demande de venir lui donner un coup de main pour se sortir de la merde. La France met soigneusement à l’abri le vieux rafiot qui lui sert de porte-avions, en lui faisant faire demi-tour. Après que notre kéké national jamais en retard d’une stupidité puérile, ait quand même montré ses muscles photoshopés. Et lancé un grand référendum national pour savoir comment s’appellera le prochain sabot dépassé qu’il tient absolument à faire construire avec des milliards d’euros que la France n’a pas. Pendant que l’intendance lui fait savoir qu’elle n’a plus de missiles, qu’ils ont tous été donnés à Zelensky, qui les a revendus avec une marge.

En mode : « vous êtes libre de sortir, mais j’ai fermé les portes à clé et mis des barreaux aux fenêtres », Hegseth le brillant « secrétaire d’État à la guerre » étatsunien assure que le détroit d’Ormuz est ouvert, mais que ce sont les Iraniens qui empêchent les pétroliers de passer. Lesquels Iraniens viennent d’en autoriser un, direction la Chine… Ils l’ont guidé sur une route tortueuse pour éviter les mines dont ils ont farci le détroit. On ne sait pas si d’autres vont essayer le passage sans autorisation, mais nul doute qu’ils auraient des problèmes. L’économie mondiale est en train de se gripper, et le pétrodollar, aliment de toutes les bulles spéculatives américaines, semble avoir pris un coup dans l’aile. Pendant que les GAFAM installées au Moyen-Orient, lassées de prendre des missiles sur la figure, commencent à plier bagages pour installer leurs datas sous des cieux plus cléments. Les Iraniens continuent à riposter sur les cibles américaines des pétromonarchies qui, c’est sûr « vont marcher beaucoup moins bien maintenant forcément ».

Israël se fait proprement défoncer toutes les nuits. Pluie de missiles, dôme de protection en fer blanc, économie à l’arrêt, infrastructures inutilisables, population obligée de vivre sous terre, hôpitaux pleins. Mais pas d’inquiétude, grâce à une censure féroce, les institutions de la seule démocratie du Proche-Orient, et les porte-paroles de l’armée la plus morale du monde vous rassurent : « même pas mal ! ». Et ceux qui en doutent sont des antisémites. Comme ceux qui oseraient se poser des questions sur l’état de santé de Benjamin Netanyahou. Aucun témoin crédible ne l’a vu depuis 10 jours, le monde entier se demande où il est passé, mais c’est pas grave. On publie des vidéos IA pourries où on le voit s’agiter avec des doigts plein les mains, ou en train de rigoler au bistro pendant que les bombes pleuvent sur sa capitale, ou encore de taper la discute avec des minettes en week-end à la campagne. C’est pas crédible, mais en attendant et en l’absence de confirmation, les bouteilles de champagne resteront pour l’instant dans les frigos.

27 février 2026, bureau ovale Washington : « OK Benjamin en route, on va leur montrer qui c’est Raoul, à ces éleveurs de chèvres. À ma pogne je veux les voir. Sûr, on va torcher l’affaire en 48 heures. »

Sûr…

17 mars 2026

Adina de Souzy
17/3/2026

L'Iran vient de faire passer un pétrolier dans le détroit d'Ormuz

La petite musique que Washington n'a pas entendue ? La cargaison a été payée en yuans chinois. Pas en dollars.
Le "Karachi", un navire parti d'Abu Dhabi avec du brut à bord, a traversé sans encombre. Premier pétrolier non iranien à passer aujourd'hui. Direction le Pakistan.
Pourquoi c'est important ? Parce que depuis les années 70, le pétrole se négocie en dollars. C'est ça, le "pétrodollar". Un des piliers de la puissance américaine. Et là, l'Iran dit : vous voulez passer ? Payez en yuans. Sinon, vous restez bloqués.
La Chine regarde ça avec un grand sourire. Pékin pousse depuis des années pour casser l'hégémonie du billet vert. Et Téhéran vient d'ouvrir une brèche. Petite, mais réelle.
Pendant que les médias parlent missiles et frappes, l'Iran joue une autre partition. Silencieuse. Efficace. Et ceux qui croyaient la plier par la guerre oublient que la guerre, ça se gagne aussi avec du commerce, des alliances et des devises.
L'Iran a un plan. Et pour l'instant, il ne passe pas par la table des négociations.

15 mars 2026

François Asselineau
13/3/2026

LES EXPERTS DE L'ONU DÉNONCENT L'AGRESSION CONTRE L'IRAN ET LE LIBAN


Ils alertent sur le risque d'une escalade régionale dévastatrice.
« Les États-Unis et Israël doivent cesser de lancer et d'étendre des guerres, et de se considérer comme au-dessus du droit international. »
L'UE et les États qui la composent sont désormais au pied du mur.
Ils ne peuvent pas :
- d'un côté, prétendre être la zone du monde où règne le mieux l'État de droit ;
- de l'autre côté ne pas s'opposer clairement et puissamment aux États-Unis et à Israël qui piétinent continuellement le droit international.
L'Espagne, la Pologne et même l'Italie l'ont compris. La France non.
Macron et la quasi-totalité de la classe politique française se comportent comme les vassaux dociles et muets de Trump et de Netanyahou.
Le silence assourdissant de la droite et de l'extrême droite sur ces questions essentielles est lamentable et scandaleux, et tout spécialement de la part de ceux qui osent se réclamer du « gaullisme ».
Gabriel Nerciat
14/3/2026

CAPITAN CAPITULE

Non, mais va te faire foutre, Donald !
Maintenant, il semble qu'on ait assez ri.
À ce degré-là, ce n'est même plus Ubu roi ; c'est le Capitan de la Commedia dell'arte. Avec en plus le sixième doigt de Bibi niché dans le fond du cul, histoire de faire rire les enfants.
Certains me disaient optimiste, mais à vrai dire je ne croyais pas que la réalité viendrait confirmer mes dires aussi vite.
Moins de deux semaines après avoir lancé la guerre d'agression la plus stupide et la plus injustifiable de toute l'histoire de l'Amérique, Trump met les pouces entre deux parties de golf, reconnaît par tweet et par antiphrase sa défaite (tout en répétant qu'il est aussi génial que Napoléon, cela va sans dire) puis supplie ses vassaux européens et asiatiques de voler à son secours pour débloquer le détroit d'Ormuz sous le feu nourri des drones iraniens...
Il ne manquerait plus que ça. Il promet même de venir voir comment ça se passe, depuis son parc de Mar-a-Lago, une fois que l'opération sera enclenchée sans lui.
Qu'il aille plutôt demander à Isabelle Adjani de protéger ses navires avec le fondu de son botox ou à Abnousse Shalmani de faire la danse du ventre devant le nouveau Guide suprême, avec licence de lui baiser les pieds (elle fait ça si bien avec le débile rejeton Pahlavi, ça ne la dépayserait pas).
Mais qu'il nous foute la paix, Donald. Au propre comme au figuré.
Ce n'est pas seulement lui qu'il a suicidé, c'est le peu d'honneur et de crédit qui restait encore à la réputation impériale des États-Unis dans le reste du monde.
Une Amérique sans alliés : après tout c'est ce que voulaient ses électeurs isolationnistes. Il aura paradoxalement accompli sa promesse en les trahissant et en s'immolant sur ordre de Netanyahou dans le Golfe persique.

14 mars 2026

Gastel Etzwane

Europe : spectatrice d’un conflit qu’elle subit mais qu’elle ne comprend même plus


Les informations rapportées par Axios à propos de l’échange entre Donald Trump et les dirigeants du G7 illustrent, une fois encore, l’effacement presque complet des dirigeants européens dans le jeu stratégique mondial. Officiellement, ils « demandent » au président américain de mettre fin rapidement à la guerre contre l’Iran et de rouvrir le détroit d’Ormuz ; dans les faits, ils apparaissent surtout comme de simples spectateurs d’une décision qui leur échappe entièrement. La situation est d’autant plus révélatrice que le président français lui-même a reconnu ne pas avoir été informé à l’avance d’une attaque majeure contre l’Iran, aveu extraordinaire qui mesure l’absence d’influence des capitales européennes sur les décisions américaines.
Ce contraste est d’autant plus frappant que, quelques mois plus tôt, certains de ces mêmes dirigeants prétendaient constituer une sorte de coalition morale face aux prétentions impériales de Donald Trump au Groenland. Cette posture paraît aujourd’hui bien lointaine : l’Europe ne pèse plus guère qu’en supplétif lorsque Washington le souhaite, et demeure ignorée lorsque les décisions essentielles sont prises.
Il faut ajouter que nombre de ces responsables européens ont été formés dans les réseaux internationaux de type Young Global Leaders, ce qui explique sans doute leur difficulté manifeste à penser une politique véritablement indépendante. Leur horizon stratégique demeure largement aligné sur celui des États-Unis, au point que la notion même d’intérêt national ou d’autonomie européenne semble avoir disparu de leur vocabulaire politique. Autrement dit, ils semblent incapables de se concevoir comme des dirigeants de puissances stratégiques souveraines.
Ce manque d’indépendance apparaît particulièrement absurde au moment même où la situation énergétique et géopolitique offrirait à l’Europe une occasion historique de redéfinir ses alliances. Au lieu d’explorer une normalisation stratégique avec la Russie, qui permettrait de sécuriser à nouveau l’approvisionnement énergétique du continent et d’affirmer une autonomie vis-à-vis de Washington, les dirigeants européens continuent de s’inscrire dans une logique de dépendance politique et stratégique.
L’incohérence apparaît de manière encore plus flagrante lorsque les dirigeants européens se plaignent auprès de Washington que la guerre permette à la Russie d’écouler à nouveau une partie de son pétrole. Ils reprochent au président américain d’accorder des dérogations permettant l’achat de certaines cargaisons russes, mais restent incapables d’en tirer la moindre conclusion stratégique pour eux-mêmes. Au lieu de venir se lamenter auprès de Washington comme des enfants à qui l’on refuserait quelque chose, ils pourraient tout simplement saisir l’occasion pour reprendre eux-mêmes, sans tarder, des approvisionnements énergétiques russes vers l’Europe et affirmer ainsi une véritable indépendance. Mais non : ils demeurent enfermés dans le schéma ukrainien, pourtant largement façonné par les États-Unis eux-mêmes, dont ils semblent incapables de sortir.
Dans le même temps, le discours américain apparaît lui-même de plus en plus incohérent. Un jour, Donald Trump affirme que l’Iran est « déjà vaincu » et proche de la capitulation ; le lendemain, l’administration américaine laisse entendre que la campagne pourrait durer. Les responsables américains multiplient les déclarations contradictoires, comme s’ils évoluaient dans un scénario de film ou de jeu vidéo, tandis que la réalité militaire contredit régulièrement leurs annonces : la guerre devait durer quelques jours, elle entre déjà dans sa deuxième semaine ; les défenses iraniennes continuent d’opérer ; et la situation dans le détroit d’Ormuz reste loin d’être stabilisée.
Dans ce contexte de plus en plus explosif, l’attitude des dirigeants européens apparaît non seulement impuissante, mais profondément dérisoire. Au lieu de profiter de la confusion stratégique américaine pour affirmer une véritable indépendance politique, énergétique et diplomatique, ils se contentent d’observer les événements et de formuler des requêtes sans portée réelle. L’histoire retiendra peut-être que, face à une Amérique de plus en plus imprévisible et à un monde en recomposition rapide, l’Europe aura manqué une occasion historique de redevenir un acteur souverain. Une occasion manquée de plus, et, à ce stade, une attitude qui confine désormais au pitoyable.

10 mars 2026

Gastel Etzwane
10/3/2026

Golfe Persique : une chute de 6,7 millions de barils par jour ébranle le marché pétrolier mondial


Quatre grands producteurs du Golfe, l’Arabie saoudite, l’Irak, les Émirats arabes unis et le Koweït, ont réduit leur production pétrolière combinée d’environ 6,7 millions de barils par jour, selon plusieurs informations relayées notamment par Bloomberg et reprises par divers médias internationaux. Cette réduction représente près d’un tiers de leur production habituelle et environ 6 % de l’offre mondiale de pétrole, alors que la production mondiale se situe ordinairement autour de 100 à 105 millions de barils par jour. Une contraction d’une telle ampleur est extrêmement rare et souligne la gravité des perturbations actuelles sur le marché énergétique.
Ces coupes ne résultent pas seulement des frappes militaires dans la région. La cause principale est la paralysie logistique liée au détroit d’Ormuz, par lequel transite normalement près d’un cinquième du pétrole mondial. Les menaces et attaques dans cette zone stratégique ont entraîné l’évitement massif de la route maritime par les pétroliers, tandis que les capacités de stockage se remplissent rapidement dans les pays producteurs. Faute de pouvoir exporter leurs volumes habituels, les producteurs sont contraints de ralentir l’extraction pour éviter l’arrêt brutal des installations.
Dans ce contexte, les autorités iraniennes affirment se préparer à un conflit prolongé, estimant que les perturbations énergétiques finiront par exercer une pression économique majeure sur leurs adversaires. Les marchés pétroliers ont déjà réagi par de fortes fluctuations, avec des prix ayant brièvement dépassé les 100 dollars le baril. Si la situation devait se prolonger, plusieurs analystes redoutent désormais un choc énergétique susceptible d’affecter durablement l’inflation, les chaînes d’approvisionnement et la croissance mondiale.