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23 février 2026

Pierre Duriot
23/2/2026

Vous avez vraiment peur des amis de Quentin ?
 
C’est fou ce qu’on a l’air de craindre les frasques de l’extrême droite en France, ou du moins, la presse voudrait qu’on ait très peur de l’extrême droite. À toutes fins utiles, on peut rappeler le bilan des émeutes consécutives à la mort de Nahel, sans permis, sans assurance, au volant d’une puissante voiture de location, en état de délinquance routière donc : 8 000 à 200 000 émeutiers, 1 000 blessés, dont 674 policiers, 108 gendarmes et 3 sapeurs-pompiers, deux morts, 1 989 condamnations, dont 1 787 à des peines d'emprisonnement, 5 954 véhicules incendiés, 1 092 bâtiments dégradés ou incendiés. Ceci alors que suite au tabassage à mort de Quentin, il ne s’est rien passé de fâcheux, mais la presse subventionnée, aux abois, voudrait nous expliquer qu’on a trouvé quelques types la main levée et que le fascisme est à nos portes et qu’on doit faire dans notre froc. Le fascisme, combien de Bataclan ? Zéro. Les fascistes, pour ces mecs-là, ce sont tous les gens qui voudraient pouvoir vivre tranquillement, dans leur pays, de leur travail et assurer un avenir correct à leurs enfants, c’est-à-dire, tous les honnêtes gens. Personnellement, je n’ai pas peur des potes de Quentin, j’ai plutôt peur des potes de Nahel.

2 janvier 2026

Gastel Etzwane


-1/1/2026- À Strasbourg, il faut donc croire que l’on en est arrivé à considérer comme acceptable, voire comme un « bon bilan », ce qui relevait autrefois d’un constat d’échec manifeste.
Les chiffres parlent pourtant d’eux-mêmes : 101 véhicules incendiés, 25 policiers et gendarmes blessés, un appartement ravagé par des tirs de mortiers, plus de trente interpellations, des violences qui se prolongent jusqu’à six heures du matin. Pris isolément, chacun de ces éléments serait alarmant ; réunis, ils composent un tableau objectivement désastreux.
Et pourtant, faute d’amélioration d’une année sur l’autre, ce bilan semble désormais entrer dans la catégorie du « normal ». Non pas parce que la situation serait sous contrôle, mais parce que l’on a abaissé le niveau d’exigence collective. Ce qui choque encore les faits ne choque plus les discours.
À force de répétition, l’anormal devient la référence, et l’échec, faute d’alternative, se voit implicitement requalifié en réussite relative. C’est moins la violence elle-même qui interroge désormais que la résignation silencieuse qui l’accompagne.