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26 avril 2024

Radu Portocala

25/4/2024 - Il y a eu, pour commencer, les photos de lui bronzé et rieur, faisant du jet ski - représentation parfaite du playboy des plages, censée peut-être flatter les clients des Restos du cœur.
Il y a eu, ensuite, dans le registre « je suis le chef, je gère le monde », les photos le montrant en tricot militaire, avec une barbe de trois jours, dans son bureau, là où il rectifie notre destin.
Il y a eu, voilà peu de temps, les photos le montrant avec des bras qui ne sont pas les siens, avec un rictus de gladiateur qui assène le coup fatal, cognant dans un sac de frappe qui symbolisait probablement le président russe.
Et il y a maintenant les images du match de football où il a joué dans l’équipe « Variété Club » (mais quel aveu extraordinaire !), avec le maillot couvert de réclames sous lequel les bras étaient plus modestes qu’il y a quelques semaines.
La pente de la démagogie grotesque étant glissante, celui qui assiste à cette mascarade trop souvent renouvelée est en droit de se demander quelle sera la prochaine étape dans cette course à l’abaissement de la France.

24 mars 2024

BOXE, OH DEESSE DE PIERRE (Claude Nougaro)

Gabriel Nerciat

Depuis ce matin, j'entends plein de gens narquois ou critiques qui se moquent du chef de l'Etat dans son élégante posture de boxeur poids lourd.
Même ma collègue Sandrine C., militante convaincue de l'extrême centre européiste, et qui ponctue toujours nos rares conversations politiques par un insatiable "Mais quand même, tu ne peux pas nier qu'il est intelligent, Macron !" semble assez gênée et réservée depuis qu'elle a vu ces clichés.
Pour ma part, je trouve tous ces gens très injustes.
Ces photos me semblent aussi admirables que touchantes. Réalistes, surtout.
Elles exhibent la détresse d'un homme seul contraint de boxer contre lui-même parce que plus personne, et Vladimir Poutine moins que tout autre, ne juge digne de l'affronter sur un ring.
Emmanuel Macron est peut-être d'abord un comédien médiocre et un normalien avorté, qui a eu la très mauvaise idée de devenir président de la République afin d'oublier qu'il avait raté sa vie.

16 mars 2024

Macron et l’Ukraine : analyse d’un charabia

Pierre Duriot
Porte-parole du Rassemblement du Peuple Français


16/3/2024 - Le discours présidentiel sur l’Ukraine, au premier abord, semble relever de la prestation théâtrale, sur un mode auquel le président nous a habitués : parler pour ne rien dire. Mais avec la transcription à l’écrit et l’analyse mot à mot, les incohérences apparaissent pleinement et on se pince pour se dire qu’il est le président et que ses mots engagent toute la nation. Morceaux choisis :

« Nous avons mis trop de limites dans notre vocabulaire. Nous ne sommes pas dans l’escalade. Nous ne sommes pas en guerre contre la Russie mais, soyons clairs, on ne doit pas la laisser gagner. » Qu’est ce à dire ? On ne va pas se battre, mais la Russie ne doit pas gagner ? Il fait comment ?

« La contre-offensive ukrainienne ne s’est pas passée comme prévu. La situation est difficile pour les Ukrainiens. Ils ont des limites en termes d’hommes car la Russie est un plus grand pays. Oui, ce début 2024 doit être l’année du sursaut. » Mais encore ? L’Ukraine a gagné, peut gagner, ou est sûre de perdre ?

« Nous ferons le nécessaire pour atteindre notre objectif. Si la Russie venait à gagner, la vie des Français changerait. Nous n’aurions plus de sécurité en Europe. » Si la Russie venait à gagner ? Donc elle peut gagner ? On ne saurait trop lui rappeler, également, que la vie des Français a changé, en moins bien, non pas à cause de la Russie, mais à cause des sanctions occidentales.

« La Russie est un adversaire. Le régime du Kremlin est notre adversaire. Mais nous ne sommes pas en guerre contre la Russie. Nous sommes prêts à répondre à une escalade possible de la Russie. La paix, ce n’est pas la capitulation de l’Ukraine. » La paix n’est pas la capitulation de l’Ukraine, mais l’Ukraine n’est pas en position de gagner, dit-il juste avant ? Le Russe est notre adversaire, mais nous ne sommes pas en guerre, alors que nous envoyons tout de même de l’argent et des armes ? Il veut dire quoi exactement ?

« Notre capacité nucléaire nous donne une sécurité... » Il compte utiliser l’arme nucléaire, ou Poutine va l’utiliser et il devra répondre ?

« Nous serons prêts à prendre les décisions qui s’imposent pour que la Russie ne gagne jamais. » Quel genre de décision ? Les sanctions économiques ne marchent pas et nous n’avons pas les capacités nécessaires pour battre militairement la Russie ? Quelles pourraient donc être ces « décisions » ?

Le Président assume l’envoie de troupes françaises en Ukraine mais affirme que la France ne mènera pas d’offensive. Il « assume », c’est à dire ? Assumer, c’est en principe, subir les conséquences de ses actes et depuis sept ans, il ne subit aucune conséquence de ses actes, pourtant tous à côté de la plaque puisque nous en sommes au point zéro dans à peu près tous les domaines.

« Notre industrie de défense n’est pas adaptée pour une guerre de haute intensité. Mais nous avons multiplié par trois nos capacités de production. Nous allons aussi produire des armes en Ukraine, plus près du front. » Il reconnaît par là que notre engagement militaire n’est pas possible, mais n’écarte pas la possibilité d’un engagement.

« La sécurité de l’Europe et des Français se joue actuellement. » La Russie nous a-t-elle menacés ?

« Si la Russie continue son escalade, nous serons prêts ! » Prêts comment puisqu’il reconnaît que nous n’en avons pas les moyens ?

Le discours du président est complètement incompréhensible et nous sommes face à deux options. Soit il est dépassé, ne sait plus ce qu’il dit, ni ce qu’il fait, n’a plus aucun levier d’action et se condamne à pratiquer un verbiage totalement idiot pour faire croire qu’il a encore une quelconque importance sur l’échiquier politique. Soit il est en service commandé au service de l’hégémonie américaine, liquide l’industrie française, liquide la nation en l’endettant au maximum au prétexte de guerre, liquide l’économie allemande, précédemment gavée au gaz russe bon marché, en poussant à la roue en permanence pour que s’accumulent des « sanctions économiques » qui sont en réalité plus contre nous que contre la Russie, tout le monde l’a désormais bien compris. Et Bruno Le Maire a été le dindon de la farce. Cela se tiendrait : les USA, pour garder leur hégémonie ont tout intérêt à ruiner l’Europe, à rapatrier les brillantes entreprises allemandes sur leur sol, ce qu’ils sont en train de réaliser, pour se recentrer sur leur base et espérer rebondir.

En résumé, soit il est complètement en roue libre, sous l’emprise de psychotropes, comme l’expliquait récemment une députée RN, soit il est un agent américain et fait le job : pérenniser la domination US en affaiblissant l’Europe. L’Allemagne qui n’a de cesse de commander du matériel militaire américain serait ainsi torpillée par ses propres amis, à qui se fier ?

15 mars 2024

UN ROI LUNAIRE

Gabriel Nerciat

"La marée ne doit pas et ne va pas monter jusqu'à mon château de sable. J'ai dit. C'est toute la plage qui serait menacée avec lui.
Misérables gueux, je suis le seul à pouvoir effrayer la Lune. Elle le sait et, quand je le dis, se voile ou s'en offusque.
L'impératrice Ursula ma marraine en est persuadée autant que moi. Elle est moins bête que tous ces pleutres roitelets germaniques ou magyares.
Alors, c'est simple, entendez-vous : vous allez me laisser hypothéquer vos derniers bijoux de famille afin qu'elle puisse m'acheter des canons.
Si vous ne vous laissez pas faire, je vous envoie tous en orbite sur la Lune : vous verrez comme il y fait noir. J'ai dit."

10 mars 2024

Guerre d’Ukraine, n’ayons pas trop peur (réflexion sur la parole présidentielle)

Maxime Tandonnet


8/3/2024 - Hier, les propos du président français ont marqué les esprits à l’issue de sa rencontre avec les chefs de partis politiques : « Nous n’aurons aucune limite dans le soutien à l’Ukraine ». Il était difficile de cogner plus fort. Aucune limite, si les mots ont un sens, implique la possibilité de l’envoi de l’armée français au combat (même seule puisque les USA, l’Allemagne, etc. ont exclu toute intervention), d’une mobilisation générale, des bombardements français de la Russie, et même de l’usage par la France de l’arme nucléaire. J’ai bien dit, si les mots ont un sens : aucune limite. Cette déclaration reprenait en beaucoup plus musclé les mots présidentiels de l’avant-veille sur l’envoi de troupes françaises en Ukraine, non à exclure, qui avait déjà déclenché un formidable tollé en France et dans le monde occidental. Il va de soi que la Russie disposant de 20 fois plus d’ogives nucléaires que notre pays (6000/300), un tel recours aux bombardements voire au nucléaire par la France – aucune limite – signifierait, en quelques minutes, l’anéantissement de notre pays et la vitrification de ses 60 millions d’habitants. Les responsables politiques ont tous réagi au propos présidentiel par le même mot : « irresponsabilité ». En vérité, la rhétorique élyséenne ne doit pas nous inquiéter exagérément. La politique, dans tous les domaines, se caractérise par le découplage entre le réel et le virtuel. Peu à peu, le virtuel, ou le spectacle, le théâtre, le Grand-Guignol, écrase la réalité et s’y substitue. Quand le chef de l’Etat fait ces déclarations, il n’en pense sûrement pas un traître mot. En parole, M. Macron n’a effectivement aucune limite. Mais face au réel, son tempérament le porte plutôt à la prudence sinon à la pusillanimité. Voyez comme il n’a jamais pris le risque de dissoudre l’Assemblée nationale chaotique, une décision à peu près 1000 fois moins grave que celle d’engager l’armée française contre la Russie. D’ailleurs, toute l’histoire montre qu’un dirigeant qui a des intentions offensives ne les formule jamais au grand jour : il prépare son coup en secret. La parole explosive est souvent un mode de compensation d’une fragilité, le masque du désarroi ou de l’indécision. Ces paroles aucune limite sont en parfaite contradiction avec nombre de déclarations, quasi simultanées, selon lesquelles notre pays n’est pas cobelligérant et ne le sera jamais. Cependant, dans le monde virtuel des politiciens au pouvoir, les contradictions n’ont pas d’importance. Alors pourquoi ces déclarations tempétueuses ? Les raisons sont de 4 ordres :
1) A la veille des Européennes, ériger le parti présidentiel en défenseur de l’Ukraine contre tous les autres, prétendus « Munichois » ;
2) Entretenir l’écran de fumée qui recouvre l’état épouvantable de notre pays (financier, économique, scolaire, sécuritaire, social, etc.) et les échecs du pouvoir actuel ;
3) comme pendant la crise sanitaire (« nous sommes en guerre ») maintenir le pays sous la pression de la peur qui annihile la protestation ;
4) le tempérament du chef de l’Etat qui le pousse à s’afficher au premier rang – en attendant l’apothéose des JO de Paris.
Alors évidemment, ces paroles ne font pas peur aux dirigeants russes tant elles manifestent un désarroi et une indécision, une sorte de chaos mental de leurs adversaires ou ennemis et elles aboutissent à l’effet exactement inverse en leur montrant la fragilité et la division du monde occidental. Et ils ne peuvent qu’en profiter…

NB : ce matin, M. Lecornu : « Il n’est pas question d’envoyer des troupes au sol. » Pour qui nous prennent-ils ?

https://maximetandonnet.wordpress.com/2024/03/08/guerre-dukraine-nayons-pas-trop-peur-reflexion-sur-la-parole-presidentielle/
Radu Portocala

« Aucune limite » au soutien à l’Ukraine, a dit le chef.

Nous entrons, donc, dans la zone la plus périlleuse de l’inconscience : là où un homme qui n’a pas de limites pour lui-même veut entraîner un pays sans demander son consentement, croyant qu’il juge mieux que quiconque et que tout lui est permis.

Il signifie par ces mots qu’il entend être le détenteur d’un pouvoir total, que le pays doit se soumettre sans broncher aux obscurs tortillements de ce qu’il croit être sa pensée stratégique.

La France, me semble-t-il, est désormais en danger de mort.

6 mars 2024

LE BELLICISME DES PLEUTRES

Gabriel Nerciat

2018 : "Qu'ils viennent me chercher !"
2024 : "Retenez-moi, ou je déclare la guerre mondiale aux Russes !"
Rires en Russie, consternation en Europe, indifférence amusée en Amérique.
Comment faire comprendre à ce pleutre abusif qu'il est doublement risible lorsqu'il veut faire assaut de virilité ?
Et puis, qui a dit que le temps passe vite ? J'ai l'impression que ce type calamiteux squatte le palais de Madame de Pompadour depuis des lustres.
La seule question des trois ans qui viennent : quel providentiel Lee Harvey Oswald daignera enfin nous en libérer... ↴

28 février 2024

Radu Portocala

La moindre des choses, me semble-t-il, qu’on puisse attendre de l’homme qui dirige un État, est qu’il soit lucide.
La déclaration qu’a faite lundi Emmanuel Macron, désireux d’envisager l’envoi de troupes en Ukraine, est une preuve - une de plus ! - d’absence de lucidité. Une preuve, aussi, que le président de la France place les intérêts du pays et de la nation loin derrière les lubies de ses suzerains d’outre-Atlantique.
Il est vrai que, ces derniers jours, la signature dans la précipitation par plusieurs pays européens d’accords de sécurité avec l’Ukraine augurait cette posture guerrière. Ces accords sont sans doute le résultat du refus que plusieurs membres de l’OTAN ont opposé à l’idée d’entrer en guerre contre la Russie. Pour contourner cet obstacle, les génies qui gouvernent l’Europe ont trouvé que ces multiples accords bilatéraux seraient une très bonne solution. Ainsi, nul besoin d’invoquer l’article 5 des Traités de l’OTAN, nul besoin non plus d’un consensus de tous les membres de l’alliance. Chaque État, donc, qui a signé un tel accord de sécurité peut prendre seul l’initiative d’envoyer au front des soldats portant ses couleurs. Avec pour conséquence de se trouver en guerre avec la Russie.
Cette Russie dont l’existence même gêne notre bien-aimé guide - les États-Unis, qu’une vision paranoïaque des affaires du monde pousse à vouloir en être les seuls maîtres, contrôlant tout, sans que rien ne puisse contrarier leur suprématie branlante. La Russie qui leur apparaît comme un obstacle malencontreusement dressé par l’histoire et la géographie devant cette ambition. Mais est-ce le problème des Européens ? Non ! Sommes-nous, Européens, les défenseurs des obsessions américaines ? Non ! Depuis 2022 - et bien avant, en réalité -, les États-Unis font la guerre à la Russie par l’intermédiaire de l’Ukraine, et sont en train de perdre comme ils ont perdu toutes les guerres qu’ils ont provoquées depuis 70 ans. Emmanuel Macron veut maintenant être l’intermédiaire de l’intermédiaire, être en quelque sorte le suppléant des États-Unis en Ukraine.
Il y a deux ans, imposant à la France de grands sacrifices au nom d’une impossible victoire ukrainienne, Emmanuel Macron disait que cela était « le prix de notre liberté ». Mais il ne nous expliquait pas en quoi cette liberté dans la pauvreté était dépendante de l’intégrité territoriale d’une Ukraine qui se rêve en colonie américaine. Plusieurs de ses homologues, dans d’autres capitales, ont fini par tenir un discours semblable. Et pour l’argumenter ils ont décidé, l’un après l’autre, d’annoncer que nous vivons désormais sous la menace d’une très certaine invasion de l’Europe par la Russie d’ici 5 ans. Il faut croire qu’ils lisent tous dans la même boule de cristal.
Si Emmanuel Macron, aveuglé par cette douteuse prémonition, veut aujourd’hui entrer en guerre contre la Russie, c’est probablement parce qu’il pense devoir mener une opération offensive par précaution défensive. Cela correspond bien à sa pensée « complexe ». Mais, paraît-il, cela n’a rien à voir avec les capacités militaires de la France. Tient-il absolument à couronner sa très mauvaise présidence par le déclenchement d’un conflit mondial ? Réagissant à son propos, Dmitri Peskov, porte-parole du Kremlin a dit : « Dans ce cas [envoi de troupes occidentales en Ukraine], nous ne parlerons plus de la probabilité d’une guerre avec l’OTAN, mais d’une inévitabilité. » Peut-on être plus clair ? Et accepte-t-on ici, avec la sérénité de l’inconscience, cette « inévitabilité » ?
Il suffirait d’une vague lueur de lucidité pour entrevoir l’effroyable désastre qu’une telle initiative pourrait provoquer. Déjà appauvrie ces derniers temps, la France réduite à une misère noire ; la France bombardée ; la France perdant une partie de sa jeunesse au combat. Tout cela pour satisfaire l’ambition d’Emmanuel Macron de se subordonner aux fantasmes d’une Amérique déclinante.
Assurément, il faut de la lucidité pour diriger un pays. Et il faut, surtout, mettre le destin de ce pays au-dessus de tout. Il semblerait que cela soit devenu impensable.
Georges Kuzmanovic

La France perd deux places dans le classement des réseaux diplomatiques du monde. Nous sommes maintenant 5ème, devancés par la Turquie et le Japon.
Et encore, la Russie n'a pas été classée - en la comptant nous sommes 6ème.
Jusqu'en 2019 nous avions le 2ème réseau mondial derrière les États-Unis (et alors en comptant la Russie).
Jusqu'en 2019... Il a fallu seulement 2 ans à Emmanuel Macron pour briser un outil ancestral qui a permis à la France de briller et de jouer un rôle majeur dans le monde depuis des siècles.
Macron a volontairement sabordé le corps diplomatique français pour affaiblir notre pays et favoriser l’Union européenne.
C'est cela son projet de bâtir "la souveraineté européenne", bien évidement au détriment de la souveraineté de la France.
Pour que l'Union européenne devienne fédérale - son projet - il faut moins de France. Et ce dans tous les domaines : économiques, diplomatiques, militaires, scientifiques, etc.
Les deux ne sont pas compatibles.
Ultimement, après la fin du droit de Veto des États membre de l'UE - un des enjeux principaux des élections européennes de 2024 - Macron ou son épigone organisera le transfert à l'UE (c'est-à-dire à l'Allemagne) du siège permanent de la France au Conseil de sécurité de l'ONU, ainsi que la dissuasion nucléaire française.
Belle réussite que cette destruction de la République... en marche forcée.
Macron déteste la France. C'est un mondialiste qui veut qu'elle se fonde dans autre chose.
Macron, comme Louis XV en son temps, peut dire "après moi le déluge".

27 février 2024

Arnaud Benedetti


Il y a une dimension profondément factice dans le macronisme. C’est ce qui pose problème au demeurant et qui risque le moment venu de se payer au prix fort. Il existe des institutions, il existe des procédures, il existe des corps intermédiaires dans une démocratie. Emmanuel Macron affaiblit tout cela par sa pratique. Connaissez-vous beaucoup de présidents sous la Ve République qui aient souhaité qu’une loi dont ils sont à l’origine soit censurée par le Conseil constitutionnel ? C’est pourtant ce à quoi s’est prêté l’actuel chef de l’État, montrant ainsi une désinvolture sans précédent avec l’usage institutionnel. De même lorsqu’il annonce, depuis un an sans avoir de majorité à l’Assemblée nationale, des initiatives comme les «cent jours», les rencontres de Saint-Denis, "le grand rendez-vous avec les Français", tout est fait en usant d’artefacts communicants pour contourner la seule matrice démocratique dont le Président devrait se soucier dans une démocratie, à savoir la souveraineté populaire, qu’il s’efforce en permanence de tenir à distance et de contourner.

Article intégral ↴

25 février 2024

Radu Portocala

25/2/2024 - Vouloir passer au Salon de l’Agriculture, en dépit des huées, plus d’heures que tout autre président. Ambition puérile qui dénote un état d’esprit puéril. Mais aussi un plaisir suspect à provoquer l’animosité pour prouver qu’on n’en tient pas compte. Puérilité de nouveau, fanfaronnade de cour de récréation.
Utiliser un langage qui rabaisse la fonction, vulgaire souvent, frôlant parfois celui des voyous - la vraie nature surgissant de derrière le fard trompeur. Tutoyer les gens pour créer l’illusion d’une impossible égalité ou pour tenter de se placer au-dessus d’eux avec sa didactique creuse.
Et, une fois de plus, s’agiter en bras de chemise, retrousser ses manches - exercice de démagogie bon marché pour montrer qu’il travaille dur, qu’il est au charbon, que, dans une chaleur infernale, c’est lui qui fait avancer la locomotive qu’est ce pays.
Tout cela est ridicule, inepte, insupportable. Théâtre de quatrième catégorie joué devant le miroir.

24 février 2024

Il est désormais fébrile

Pierre Duriot
Porte-parole du Rassemblement du Peuple Français


La posture de Macron est mise à mal. Il est allé au Salon de l’agriculture, aux abois. Il a clairement peur et cela se voit. Entrée par une porte dérobée, cheminement soigneusement étudié pour éviter toute mauvaise rencontre, regard halluciné et ministres peu à l’aise à ses côtés. Les CRS sont partout, omniprésents, en tenue de combat, caparaçonnés, eux aussi aux aguets, sans compter les agents en civil planqués aux alentours. La peur est de son côté. Et quand il prend la parole, il ment effrontément, explique qu’il a toujours soutenu l’agriculture, cherche l’assentiment qu’il ne trouve pas, dans les regards. Il emploie un ton arrogant, il est sur la défensive et tente de contre-attaquer. En face, heureusement pour lui, personne n’a le cran de lui faire remarquer qu’il ment. Personne non plus, ne lui demande de changer de ton. Il n’est plus le temps, où sûr de lui, il bonimentait les Gilets jaunes avec aisance, roulant tout le monde dans la farine grâce à une évidente habileté rhétorique : ça n’est le plus le cas. Il n’est plus assuré, compense par de l’arrogance, affiche une gestuelle fébrile. Mais il est conscient qu’il ne berne personne, conscient aussi que ses contradicteurs n’osent pas lui rentrer dedans, uniquement parce qu’il est président. Il fanfaronne maladroitement, avec un bluff mal assuré et se stabilise dans cet équilibre précaire, artificiellement maintenu par un service d’ordre carrément prêt à bondir. A l’arrière-plan, il y a le soutien massif du peuple à la colère paysanne, le mécontentement général, les sondages très mauvais, les JO, dont il sait déjà que cela ne se passera pas comme prévu et les caméras du monde entier qui captent aisément sa réelle difficulté à être. On ne peut pas à la fois travailler à la liquidation de gens et leur expliquer les yeux dans les yeux qu’on va les sauver. Il renvoie une image de la France et de ce qui s’y passe de plus en plus effrayante.

https://rassemblementdupeuplefrancaiscom.wordpress.com

20 février 2024


C’était un de ces hommes qui n’ont rien de vibrant ni d’élastique, qui sont composés de molécules inertes, qui ne résonnent au choc d’aucune idée, au contact d’aucun sentiment, qui ont des colères glacées, des haines mornes, des emportements sans émotion, qui prennent feu sans s’échauffer, dont la capacité calorique est nulle, et qu’on dirait souvent faits de bois ;
ils flambent par un bout et sont froids par l’autre.
La ligne principale, la ligne diagonale du caractère de cet homme, c’était la ténacité. Il était fier d’être tenace, et se comparait à Napoléon.
Ceci n’est qu’une illusion d’optique.
Il y a nombre de gens qui en sont dupes et qui, à certaine distance, prennent la ténacité pour de la volonté, et une chandelle pour une étoile.
Quand cet homme donc avait une fois ajusté ce qu’il appelait sa volonté à une chose absurde, il allait tête haute et à travers toute broussaille jusqu’au bout de la chose absurde.
L'entêtement sans l'intelligence, c'est la sottise soudée au bout de la bêtise et lui servant de rallonge.
Cela va loin. En général, quand une catastrophe privée ou publique s'est écroulée sur nous, si nous examinons, d'après les décombres qui en gisent à terre, de quelle façon elle s'est échafaudée, nous trouvons presque toujours qu'elle a été aveuglément construite par un homme médiocre et obstiné qui avait foi en lui et qui s'admirait.
Il y a part le monde beaucoup de ces petites fatalités têtues qui se croient des providences.
Victor Hugo, Claude Gueux, 1834

17 janvier 2024

Catherine Gaillard

Lu : « Regardé hier d'un derrière distrait le show Macron. La fatuité et la suffisance de cet homme sont à proprement parler extraordinaires, on croirait à chacune de ses prestations qu'il ne peut pas faire mieux et pourtant il arrive toujours à se surpasser dans une forme de mégalomanie grotesque. Son discours se résume à "Demain on rase gratis" sans être suivi d'effets. Le maître des horloges est en fait le roi du bla-bla, où il excelle, de l'enfumage, du vent : EmmanÉole Macron jongle avec les milliards qu'il distribue à tout va alors que le pays est en quasi faillite (Lemaire dit qu'il faut absolument trouver une centaine de milliards d'euros pour boucler le budget à venir), il a résolu ou va résoudre tous les problèmes et les statistiques, affirme-t-il, confirment que la France n'a jamais été mieux. Comment expliquer alors, qu'après six ans et demi de monarchie absolue (merci le 49.3) sourde et aveugle aux aspiration d'un peuple dont il n'est que le mandataire et qu'il méprise de toute sa morgue, l'inflation galope, l'insécurité est partout, la drogue a envahi tout le territoire national, l'école ne rempli plus sa fonction égalitaire (Vive Stanislas !), le système de santé s'écroule, les disparités n'ont jamais été aussi fortes, les Restos du cœur n'arrivent plus à faire face à la demande, 300 000 personnes dont 9000 enfants dorment à la rue (en 2017 Macron promettait : "à la fin de l'année chaque français aura un toit"), etc. etc. ? »

TRAVAIL, FAMILLE, MACRONIE

Lola-Jane Brooks

17/1/2024 - Hier soir, notre Être de lumière a offert à chacun des gueux que nous sommes, la grâce de sa présence divine sur toutes les chaînes télé afin que nous puissions boire ses saintes paroles.
9 millions de bons citoyens, de castors et de masochistes ont ainsi consacré leur soirée à l'écouter religieusement, 2h30 durant. Il semblerait que certains aient même poussé leur dernier soupir sur leur canapé, leur cœur trop fragile ne supportant ni cette vision extatique, ni leur 47ème dose Pfizer.
Quant à moi, je l'avoue, j'ai manqué à mon devoir. J'ai craint de ne pouvoir me contrôler devant la vision de notre Être de lumière, son ton si amical et ses paroles empreintes d'empathie et de bienveillance.
Je ne souhaitais pas prendre le risque, dans un élan de folie admirative, de casser ma télé, ce qui m'aurait empêché de savoir grâce à C8 et BFM qu'il faut mettre un manteau chaud, des moufles et un bonnet par grand froid.
Mais comme je suis une bonne citoyenne, je n'ai bien évidemment pas manqué de me renseigner sur les merveilleuses nouvelles mesures proposées, et je souhaite répandre, tel un miasme covidiste, la bonne parole de notre Emmanuel :

SANTÉ : Comme l'a fait remarquer notre Être de lumière, les gueux se rendent bien trop à l'hôpital pour de la "bobologie". Un œil qui sort de son orbite, un doigt coupé, une jambe cassée ? Bagatelle. Rendez-vous donc chez votre médecin généraliste, les sans-dents ! Vous n'avez pas de médecin ? Et bien, arrêtez de geindre.
Il en est de même pour les médocs ! Notre Être de lumière souhaite "responsabiliser" les vilains gueux qui s'achètent trop de Doliprane. C'est pourquoi il veut relever la franchise sur les médicaments de 50 centimes à 1 euro : « Je n'ai pas le sentiment qu'on fait un crime terrible ». Vos antidépresseurs, vos anxiolytiques, vos somnifères, tout ça, c'est du confort. Payez-vous donc plutôt une thalasso à Dinan ! Vous n'en avez pas les moyens ? Et bien, arrêter de geindre.

ÉDUCATION : Afin de pallier l'absence de professeurs, relever le niveau scolaire déplorable, lutter contre la violence et le harcèlement qui gangrènent l'école, notre Être de lumière souhaite imposer le théâtre obligatoire et les uniformes. Rappelons que c'est en cours de théâtre qu'à l'âge de 15 ans, notre bel Emmanuel, déguisé en épouvantail craqua pour sa prof, déguisée en Brigitte. Les collégiens en costards cravates pourront désormais pointer des flingues en plastique sur la tête de leurs profs avant de sortir avec, il fallait y penser.

TRAVAIL : Notre Être de lumière a confirmé, si besoin était, que les fonctionnaires et les chômeurs n'étaient rien d'autres que de grosses feignasses. Il souhaite que les fonctionnaires soient payés au mérite, comme Rachida Dati et que les sanctions contre les vilains chômeurs qui ne veulent pas travailler à 8h de chez eux pour 20 centimes de l'heure pour un emploi sous-qualifié deux jours et demi par semaine, soient durcies.

COÏT : En parlant de durcissement, notre Être de lumière souhaite lutter contre le "fléau de l'infertilité" via un "réarmement démographique". Messieurs, il va falloir tirer, Mesdames, il va falloir pousser. Félicitons d'ailleurs Nordahl Lelandais qui est devenu papa en prison et espérons que Francis Heaulmes, Guy Georges et Jonathann Daval devenus les meilleurs amis du monde, sauront eux aussi se plier à leur devoir. Pour les odieux ennemis de l'État qui insinueraient que notre Être de lumière ne peut donner de leçons en ce domaine, rappelons que de par sa nature même d'Être parfait, notre Saint Homme ne saurait se reproduire, d'autant que les ovaires de Brigitte sont dans le même état que le foie de Gérard Larcher.

COMPLOTISME : Comme l'a rappelé à plusieurs reprises notre Être de lumière, les écrans, et notamment les réseau sociaux rendent complotistes : "Si on a des enfants qui ont un rapport à la vérité mal bâti, bonjour la génération des complotistes ». La diffusion d'informations non conformes à celle du régime pourrait en effet mener à exercer son esprit critique, ce qui pourrait transformer de bons citoyens serviles et soumis, en méchants vilains antivax irresponsables d'extrême droite/gauche comme nous l'avons vu lors du Covid.

16 janvier 2024

Pierre Duriot

16/1/2024 - Je me marre… Macron a une conception assez personnelle de la rencontre démocratique avec les Français. Il dit son jour et son heure de passage à la télévision. En compagnie de journalistes « autorisés ». Si les questions ne sont pas filtrées, les poseurs de questions sauront s’autocensurer eux-mêmes pour garder leur place. Il parlera des sujets qui ne le mettent pas trop en difficulté. Le tout avant le discours de politique générale du Premier ministre, qui n’aura ainsi plus rien à dire et juste à suivre la feuille de route indiquée quelques jours avant, par le patron, à la télévision. Si ce n’est pas de la dictature, c’est de la monarchie absolue, ce qui revient à peu près au même et ça ne surprend plus personne. Le pire est qu’on se soit habitué à cette forme de gouvernance. LFI menace de sa motion de censure. Chiche les mecs, faites le tomber.

15 janvier 2024

Les Dumb leaders, ou l’heure du grand mépris

Harold Bernat


11/1/2024 - La nomination de Gabriel Attal au poste de Premier ministre ce 9 janvier remet en évidence les fondamentaux du macronisme : l’accession au pouvoir de jeunes arrivistes, ayant compris tous les bénéfices qu’ils pouvaient tirer du vieillissement des populations électorales, tout en réalisant le programme économique anti-social de leurs maîtres globalistes. Propulsés par les mêmes médias du CAC 40, qui les astiquent de qualificatifs rutilants sous les vivats des benêts, « la comète Macron » et « la fusée Attal », ou l’inverse, montrent la maladie terminale du système politique français, qui n’a rien d’autre à offrir aux Français que des baudruches, un violent dédain et de grands coups de matraques. Agrégé de philosophie, Harold Bernat livre sur QG une vigoureuse analyse de l’escroquerie politique qui nous est une fois de plus infligée

Après avoir tenté de disséquer l’ordre pervers, je reviens donc, en ce début d’année 2024 – une année que je vous souhaite moins mauvaise qu’elle risque de l’être – à une de mes occupations favorites depuis plus de dix ans : l’autopsie du vide politique français. Évidemment, nous étions tout de même quelques-uns à penser, en 2017, qu’il était impossible de tomber plus bas que Macron en termes de cirage de pompes et de vacuité marketing autour d’un homme dit encore, par usage et extension d’usage, « politique ». Je m’étais particulièrement concentré, à ce titre, sur la formule « philosophe en politique » qui résumait à elle seule – avec celle, tout aussi malhonnête, de « société civile » – l’ensemble du délire médiatico-mondain autour de cette petite personne qui s’est avérée être à l’usage bien plus petite encore. Plus violente aussi. Beaucoup plus violente. Il ne faut jamais oublier que le vide se paye en répression et en violence. Plus le centre est creux, faux, truqué, plus l’exosquelette, la carapace qui tient ce vide et le circonscrit de l’extérieur doit être rigide. Dans ces systèmes de domination qui carburent à la vacuité, où l’insignifiance est un gage de neutralité, voire de sagesse, et permet de ce fait de louvoyer sans inquiétude, la moindre perturbation symbolique devient une menace. La menace, non pas d’une révolution qui supposerait des forces d’affirmation que nous sommes encore très loin de pouvoir mobiliser collectivement aujourd’hui, mais d’une implosion, d’un écrasement de l’ensemble de l’édifice de vacuité sur son propre vide. Notre ère est celle de l’implosion sociale, pas de l’explosion. C’est d’ailleurs sur cette dynamique qu’il nous faut aujourd’hui parier pour bouleverser à la marge le plan qui se déroule sous nos yeux sidérés. Le flicage généralisé accompagne par conséquent la vacuité généralisée dans une forme certainement inédite d’insignifiance répressive. Tout faire pour que le vide ne fasse pas imploser la structure. Les enjeux symboliques sont donc cruciaux.

Sur les larges étals de l’escroquerie mondaine, nous avons désormais droit au « brillant » Gabriel Attal. Certains esprits attentifs, il en reste, ont déjà fait le parallèle des mots et des formules entre la promotion médiatique de Macron et celle de ce petit pistonné de l’entre-soi parisien. Amélie Ismaïli relève ainsi sur « X », dans un post largement relayé, les mêmes formules creuses qui reviennent, sept ans après. Pour TF1 par exemple, un copier-coller ; de « l’ascension fulgurante d’Emmanuel Macron » à « l’ascension fulgurante de Gabriel Attal ». Le JDD évoquait sans plus d’originalité en 2017 « les coulisses d’une fulgurante ascension ». En 2024 il titre : « L’ascension fulgurante de Gabriel Attal, le plus jeune Premier ministre de l’histoire ». En 2016, c’était « l’homme pressé pour Macron » dans L’Obs. En 2018, Paris Match fait le métier : « Gabriel Attal, l’homme pressé. ». Toujours en 2017, Les Echos faisaient de Macron « L’élève modèle devenu président » quand Paris Match titre en 2023 « Gabriel Attal, l’ascension de l’élève modèle du gouvernement ». Bref, la figure du jeune ambitieux enfant prodige ultra brillant à l’ascension éclair qui rêvait d’être acteur dans les deux cas. En quelques clics, vous retrouvez ad nauseam ces formules toutes faites accolées à ces deux barils de vide de la brillance politique à la française. Faites vous plaisir, c’est offert.

Unes de L’Obs et de Paris Match à deux ans d’intervalle : Macron et Attal, dits les « hommes pressés »

Je ne compte évidemment pas refaire le travail fastidieux d’analyse que j’avais entrepris sur Macron le faux en 2016 dans un silence médiatique prévisible. Rien de nouveau sur la théorie et nous n’en sommes plus là. Entre temps, nous avons pris la pleine mesure de la violence d’État qu’accompagnait cette vacuité, tantôt grotesque, tantôt pathétique, tantôt déprimante. Les Gilets jaunes – nous en étions aussi – ont été marqués dans leur corps par cette violence. Le mépris qu’ils ont affronté pendant ces longs mois de lutte et de résistance nous situe collectivement très au-delà des analyses à distance et des belles références de la critique simplement intellectuelle de ces phénomènes de foire médiatique que sont Macron et Attal. Nous savons l’essentiel sur ces individus, sur leurs parcours, leurs réseaux, leurs pistons, leurs magouilles et leur violence de classe. Il va de soi que seul un regroupement d’intérêts financiers et mondains, ajoutons moisis pour plus de réalisme, sans aucune éthique, avec encore moins de probité, pouvait construire l’image d’un Attal « brillant » et « efficace ». Hormis quelques sorties sur l’abaya et la blouse, autant dire un peu de textile, son passage à l’Éducation nationale n’a eu de valeur que pour cette gérontocratie d’éditorialistes séniles dont les petits enfants ne sont même plus en âge de passer un baccalauréat qui n’existe plus. Cette misérable engeance accrédite une fable, un non-sens irréaliste, une absurdité de dément pour soutenir en fin de compte, dans une logique décadentiste qui n’a même plus le talent pour en faire de l’art, une position de classe. Tout ça pour ça.

Graffiti, auteur anonyme, septembre 2017

Ces gens se soutiennent dans un râle ridicule qui fait de l’œil à de jeunes tapineurs qui ont compris tous les bénéfices qu’ils pouvaient retirer du vieillissement des populations électorales, tout en réalisant le programme économique et anti-social de leurs maîtres globalistes. Le système médiatique qui soutiendra cette nouvelle imposture, ce nouveau phénomène de corruption des institutions publiques par une clique mafieuse est la clé de voûte d’un édifice dont la vocation est évidemment de s’effondrer dans un fracas terrible. Il faut aussi comprendre que ces gens se soutiennent et qu’ils sont bien souvent issus du même milieu. La critique du macronisme et de ses surgeons grotesques ne peut être détachée du système qui l’a promu. C’est un tout indivisible. Ces menteurs, qu’ils se situent d’un côté ou de l’autre du micro, repoussent simplement, par les petites astuces qu’ils nous imposent et les narrations débilitantes qu’ils nous servent – « la comète Macron » et « la fusée Attal » ou l’inverse – l’heure de la chute. Il est certain que la fascination de la gérontocratie éditorialiste et médiatique française pour les trous de balle de l’arrivisme creux à la sauce cabinets de conseil McKinsey et Capgemini n’est pas un très bon signe pour la vitalité de notre pays. Alors, que faire face à ce mélange écœurant d’obscénités et de violence sociale porté par des clones qui ne sont les leaders que du petit club de suiveurs avec qui ils ont partagé le goûter de maman dans les beaux quartiers protégés de Paris ? En termes cyclistes, changer de braquet. Car nous en sommes là : sommer les Français de travailler deux ans de plus à grands coups de matraques, alors que l’espérance de vie en bonne santé recule, tout en plaçant à une marche du sommet de l’État un fils à maman pistonné qui n’a jamais travaillé, le tout en l’astiquant de qualificatifs rutilants sous les vivats des benêts. La rage ou rien.

Policiers armés prêts à tirer sur les Gilets jaunes, manifestation du 9 mars 2019, Bordeaux

La gauche sociale, c’est un constat de fait, est encore beaucoup trop gentille, parfois niaise. Il lui arrive même d’être totalement à côté de la plaque quand elle fait des fêtes colorées alors qu’il s’agit d’atomiser l’adversaire. Erreur d’objectif. Elle a des doléances à faire valoir et des attentes déçues. Des espoirs de changement même si ceux-ci se réduisent d’une farce politique à la suivante. La radicalité des actions, un autre mot pour dire leur cohérence, gagne pourtant les esprits même si le chemin est long tant nous partons de loin. Nous devons, en toute occasion, avec nos petits moyens et nos ruses, nous n’en sommes pas dénués, leur rentrer dans le lard à tous ces faux, à tous ces faquins. Désignons Attal, nommons avec un peu de réalisme au lieu de subir en grommelant l’enfumage généralisé. Attal ? Du vide. Du brillant ? Du cirage de pompes, de la lèche pour un néant d’expérience, du fils à maman biberonné serré aux réseaux de l’entre-soi qui n’a jamais rien prouvé d’autre que son aptitude au tapin politique dans des cercles réduits avec des œillades de biche et des convictions en papier mâché. Un pistonné, une baltringue, une baudruche. Violent ? La violence ce n’est pas désigner le réel, nommer ce que l’on voit, mais maltraiter les gens en le falsifiant. Mais ce qui est grave, ce n’est pas cette baudruche plutôt que cette autre, celle de 2017, de 2024 ou de 2027. Non, ce qui est grave c’est que nous soyons incapables de les battre politiquement. Ce qui est grave c’est le triomphe du vide qui neutralise toute résistance politique sur des questions qui engagent nos vies. Ce qui est grave c’est de se soumettre à des dumb leaders qui ne méritent que notre mépris. Ce qui montre à quel point c’est tout un système qu’il faut réformer. Toute une stratégie qu’il faut revoir. Ces gens gonflés au vide d’un spectacle politique rentable pour ceux qui y surnagent sont détestables et détestés. Cette détestation est parfaitement légitime et pourrait être expliquée à un enfant de dix ans. Nous devons les vomir, pas les penser. Les penser, nous l’avons déjà fait, en large, en long et en travers, tant il faut épouser de méandres pour décrire ces tordus. Nous l’avons fait et refait. Ce qu’il nous manque, c’est la rage et la structuration politique de cette rage face à ces démolisseurs encostardés. Ces bons élèves de rien du tout, ces pétards mouillés de la vacuité répressive, ces angelots vendus comme des boissons énergisantes à un corps politique adipeux sont des nullards. Ils braderont ce qu’il reste de la France, des institutions publiques, ils finiront de démembrer notre production d’énergie et notre souveraineté politique. Ce qu’il en reste, autant dire plus grand chose. Des leaders imbéciles qui méritent notre plus grand mépris ? Ce sont surtout des traîtres aux intérêts de la France et des Français.

16 décembre 2023

Macron est déjà entré dans l’Histoire

Pierre Duriot
Porte-parole du Rassemblement du Peuple Français (RPF)


15/12/2023 - À quelques années de la fin de son dernier mandat, Macron se demande, paraît-il, comment il pourrait entrer dans l’Histoire ? Dernier avatar d’un président s’attaquant à tout et n’importe quoi, bille en tête et abandonnant la partie dès que la réalité de l’échec lui devient insupportable. Toute la question de ces deux quinquennats, oscille entre deux thèses. Les uns, comme Etienne Chouard, expliquant que ce qu’il fait devient clair, si on part du principe qu’il est là pour détruire le pays sur commande. Auquel cas on comprend les échecs en cascade qui ont déstabilisé le pays et l’ont réduit à un rôle de figurant économique et diplomatique sur la scène internationale. D’autres, comme beaucoup d’opposants, estiment qu’il est simplement incompétent, entourés d’incompétents, plus incompétents que lui, afin qu’il puisse rester le patron. S’en suit une interminable série de bévues, boulettes, mauvais choix, non-sens, qui nous amènent à la ruine d’à peu près tout ce qui faisait le bonheur de vivre en France.

L’affaire était mal emmanchée avec le scandale Alstom, lequel n’a finalement pas pu éclater suffisamment fort pour déstabiliser le pouvoir. Puis, les Gilets jaunes et petit à petit, les ministres mis en cause, ou en examen, les scandales d' « amis » de la macronie, avec Ferrand, El Guerrab et bien d’autres. Le Covid et sa gestion calamiteuse, les scandales liés au Covid, le Rivotril mortel de Véran, les mensonges en série sur l’efficacité des vaccins, des médicaments, des confinements… les dispositions carrément hors la loi, mais qui passent quand même avec Fabius, le responsable mais pas coupable du sang contaminé à la tête du Conseil Constitutionnel, qui avalise à peu près tout, même quand ça n’est pas constitutionnel. Le gouvernement le plus cher, avec un nombre de ministres record, des plafonds de fonctionnement explosés, pour l’Élysée, le record de mises en examen, les nominations entre amis et les recasages dorés, comme Castex à la RATP. Pour la partie institutionnelle… et on en oublie.

Pour les services publics, mêmes constats. L’hôpital à bout de souffle, une reprise en main des médecins, empêchés de prescrire pendant l’épisode Covid, des personnels licenciés en dehors de toute forme de déontologie, les millions de Français sans médecin traitant, une pénurie chronique de personnels, une gestion calamiteuse et hors de prix. L’école, avec désormais, des professeurs menacés, un niveau scolaire abominable, une pénurie de jeunes professeurs et l’impossibilité même d’enseigner correctement dans les quartiers les plus difficiles. À la clé, des pertes de compétences qui se font ressentir dans tous les domaines industriels. Une justice au fonctionnement particulier, avec laquelle les uns, issus de l’immigration arabo-afro-musulmane, bénéficient d’une mansuétude et de remises en liberté incompréhensibles, qui fait que l’on retrouve des récidivistes dans de nombreuses affaires sordides de viols, coups de couteau, affaires de drogue, meurtres, règlements de comptes et attentats. Pendant que d’autres, natifs solvables, se voient méthodiquement poursuivis jusqu’en enfer pour des infractions routières mineures, ou des faits dérisoires, sans commune mesure avec ceux des « invités ».

Les finances, avec un déficit record, une désindustrialisation record, un déficit du commerce extérieur record, des faillites d’entreprises record, un budget de l’État devenu ingérable, dans lequel la dette est devenue le principal poste de dépense. Des chiffres du chômage trafiqués, devenus tellement mauvais que même les artifices ne suffisent plus à les masquer. La note de la France qui échappe à la baisse par miracle, une surveillance par les instances économiques européennes et l’ensemble des indicateurs dans le rouge, dès aujourd’hui, à plus de trois ans de l’échéance présidentielle, sans compter les augmentations à venir de l’énergie, le futur coût des Jeux olympiques, les dépenses sociales en explosion. Les agriculteurs dans la rue, dont personne ne parle et des catégories socio-professionnelles quasiment toutes au bord de l’explosion. Déficits tous azimuts donc, malgré une fiscalité record, dans un hexagone devenu champion toutes catégories des prélèvements, sur la propriété et le travail et passé de la 6ème à la 25ème place en termes de richesse par habitant. Les rares qui réussissent encore, le font dans l’adversité, écrasés par les taxes et les normes, et la plupart du temps, sans faire appel à l’État.

Macron, c’est aussi plus de trois millions de migrants, pour la plupart, des hommes, arabo-afro-musulmans, une main-d’œuvre peu diplômée, cantonnée à des tâches subalternes… quand elle travaille.

C’est aussi une France déclassée au niveau international, avec un pays qui ne pèse plus rien dans les négociations de paix, où que ce soit, plus rien non plus au niveau économique. Le président, totalement ignoré, humilié régulièrement lors de sommets, quand il n’est pas pris en photo, ivre, dans une boîte de nuit africaine. Après avoir fermé Fessenheim, il s’en va à la COP28, expliquer qu’il faut mettre du nucléaire partout, au comble du « en même temps », qui aura été le fil rouge de ses mandats sans vision et sans moyen. Le corps diplomatique défait, la politique africaine en déshérence, le départ la queue basse des militaires de Barkhane, des manifestations anti-françaises dans les pays d’Afrique et un président de l’île confetti des Comores, qui se paye notre tête. Un acharnement européen et français à aider l’Ukraine, alors que la guerre est perdue et que l’économie russe fait de meilleurs scores qu’attendus pour l’année 2023, avec un Poutine sûr d’être réélu : l’Europe de Macron et von der Leyen a eu tout faux et elle s’entête.

Macron donc, cherchant un universalisme impossible, pour laisser une trace dans l’histoire de l’humanité, ne devrait pas se donner ce nouveau souci. Il est d’ores et déjà entré dans l’Histoire de France, comme le président de tous les records négatifs de la Cinquième République. Le Général de Gaulle ne reconnaîtrait ni son pays, ni sa Constitution. Les natifs de l’époque du Général de Gaulle non plus, ne reconnaissent plus leur pays, celui du Concorde, du France, de la Citroën DS, des ingénieurs Bertin et Leduc, du Mirage IV, de Marcoule, du TGV, des Chantiers navals, du Quai de Javel et des liesses du 14 juillet sur les Champs-Élysées. Ce pays exportait du savoir, de la sagesse et des richesses, il importe désormais de l’incompétence, de la pauvreté et de la sauvagerie.

11 novembre 2023

Gastel Etzwane

Les prises de positions d’Emmanuel Macron sur le conflit israélo-palestinien:
Lundi, soutien « inconditionnel » à Israël.
Mardi, il propose que la France participe à une coalition internationale pour détruire le Hamas.
Mercredi, il ne fait pas voter une proposition à l’ONU de cessez-le-feu humanitaire.
Jeudi, il fait voter une proposition à l’ONU de cessez-le-feu humanitaire… et exporte des armes vers Israël.
Vendredi, il envoie un porte-hélicoptères pour prendre en charge les blessés de Gaza… capacité 4 personnes.
Samedi, il explique qu’Israël doit tout arrêter et s’émeut des morts civils, lui qui voulait le mardi participer à une coalition internationale et apportait un soutien « inconditionnel ».
Dimanche, il ne participera pas à la marche contre l’antisémitisme.
Aucune colonne vertébrale, et par conséquent, aucune crédibilité à l’international. Il n’y a pas lieu de s’en réjouir. La France, pas plus que les autres pays d’Europe occidentale ne comptent pour les deux tiers du monde: nous sommes tous vus comme des supplétifs américains, de sorte que tout le monde préfère s’adresser directement au maître.

31 octobre 2023

L’IVG et le troisième mandat ?

Pierre Duriot


31/10/2023 - On se demande bien ce que cherche Macron avec l’inscription de l’IVG dans la Constitution. Rien ne met en péril cette possibilité offerte aux femmes d’avorter. Ce n’est pas comme aux États-Unis où, dans certains états, des médecins intégristes refusent de pratiquer cette opération. Aucun extrémiste religieux ne remet en cause cette pratique, elle n’est pas en danger et rien ne justifie que l’on dérange les deux chambres pour cet artifice.

Justement, va-t-on déranger députés et sénateurs pour cette simple question ? Macron n’a pas d’enfant et ces questions sociétales ont toujours été le cadet de ses soucis. On pourrait penser que devant ses échecs à répétition, dans tous les domaines, aussi bien au national qu’à l’international, il se lance dans cette inscription pour au moins réussir un truc dans ce quinquennat calamiteux. Là ce n’est pas difficile, tout le monde est pour, l’argumentation est toujours la même, mais cette fois-ci, elle marche : « tous ceux qui sont contre sont des vieux réacs ». Comme s’il n’y avait pas de dossier plus urgent.

Mais le personnage est bien plus tortueux que ça et on peut aussi largement penser qu’il ne va pas déranger les deux chambres juste pour inscrire l’IVG dans la Constitution. Au dernier moment, il risque d’y ajouter quelques bassesses dont il a le secret, histoire de tout faire voter comme un seul homme, par ce qui est censé être une opposition, mais qui a toujours voté de manière à permettre à Macron de ne faire que ce qu’il veut. RN, LFI, LR et consorts, sont corsetés par la peur d’être traités, au choix, de fachos, de racistes, de réactionnaires et donc, ils votent pour et comme le président, histoire d’apparaître comme des « gens bien » et pour ne pas être jetés en pâture à la presse subventionnée, chargée des basses œuvres de lynchages médiatiques sur commande.

Et donc, il ferait passer, avec l’IVG, en douce, la possibilité de se présenter à un troisième, voire à un quatrième mandat, étant donné son âge avec cet argument inoxydable : « moi ou les extrêmes », censé faire peur à tout le monde. Or l’extrême, c’est bien lui. On sait le personnage suffisamment tordu pour réaliser ce genre de coup de force et les oppositions suffisamment naïves et accrochées à leurs privilèges, pour expliquer aux électeurs qu’elles n’avaient « pas le choix ». Méfiance donc sur ce qui se trame autour de cette modification de Constitution, bien trop inutile pour être honnête.

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