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6 mars 2024

LE BELLICISME DES PLEUTRES

Gabriel Nerciat

2018 : "Qu'ils viennent me chercher !"
2024 : "Retenez-moi, ou je déclare la guerre mondiale aux Russes !"
Rires en Russie, consternation en Europe, indifférence amusée en Amérique.
Comment faire comprendre à ce pleutre abusif qu'il est doublement risible lorsqu'il veut faire assaut de virilité ?
Et puis, qui a dit que le temps passe vite ? J'ai l'impression que ce type calamiteux squatte le palais de Madame de Pompadour depuis des lustres.
La seule question des trois ans qui viennent : quel providentiel Lee Harvey Oswald daignera enfin nous en libérer... ↴

28 février 2024

Radu Portocala

La moindre des choses, me semble-t-il, qu’on puisse attendre de l’homme qui dirige un État, est qu’il soit lucide.
La déclaration qu’a faite lundi Emmanuel Macron, désireux d’envisager l’envoi de troupes en Ukraine, est une preuve - une de plus ! - d’absence de lucidité. Une preuve, aussi, que le président de la France place les intérêts du pays et de la nation loin derrière les lubies de ses suzerains d’outre-Atlantique.
Il est vrai que, ces derniers jours, la signature dans la précipitation par plusieurs pays européens d’accords de sécurité avec l’Ukraine augurait cette posture guerrière. Ces accords sont sans doute le résultat du refus que plusieurs membres de l’OTAN ont opposé à l’idée d’entrer en guerre contre la Russie. Pour contourner cet obstacle, les génies qui gouvernent l’Europe ont trouvé que ces multiples accords bilatéraux seraient une très bonne solution. Ainsi, nul besoin d’invoquer l’article 5 des Traités de l’OTAN, nul besoin non plus d’un consensus de tous les membres de l’alliance. Chaque État, donc, qui a signé un tel accord de sécurité peut prendre seul l’initiative d’envoyer au front des soldats portant ses couleurs. Avec pour conséquence de se trouver en guerre avec la Russie.
Cette Russie dont l’existence même gêne notre bien-aimé guide - les États-Unis, qu’une vision paranoïaque des affaires du monde pousse à vouloir en être les seuls maîtres, contrôlant tout, sans que rien ne puisse contrarier leur suprématie branlante. La Russie qui leur apparaît comme un obstacle malencontreusement dressé par l’histoire et la géographie devant cette ambition. Mais est-ce le problème des Européens ? Non ! Sommes-nous, Européens, les défenseurs des obsessions américaines ? Non ! Depuis 2022 - et bien avant, en réalité -, les États-Unis font la guerre à la Russie par l’intermédiaire de l’Ukraine, et sont en train de perdre comme ils ont perdu toutes les guerres qu’ils ont provoquées depuis 70 ans. Emmanuel Macron veut maintenant être l’intermédiaire de l’intermédiaire, être en quelque sorte le suppléant des États-Unis en Ukraine.
Il y a deux ans, imposant à la France de grands sacrifices au nom d’une impossible victoire ukrainienne, Emmanuel Macron disait que cela était « le prix de notre liberté ». Mais il ne nous expliquait pas en quoi cette liberté dans la pauvreté était dépendante de l’intégrité territoriale d’une Ukraine qui se rêve en colonie américaine. Plusieurs de ses homologues, dans d’autres capitales, ont fini par tenir un discours semblable. Et pour l’argumenter ils ont décidé, l’un après l’autre, d’annoncer que nous vivons désormais sous la menace d’une très certaine invasion de l’Europe par la Russie d’ici 5 ans. Il faut croire qu’ils lisent tous dans la même boule de cristal.
Si Emmanuel Macron, aveuglé par cette douteuse prémonition, veut aujourd’hui entrer en guerre contre la Russie, c’est probablement parce qu’il pense devoir mener une opération offensive par précaution défensive. Cela correspond bien à sa pensée « complexe ». Mais, paraît-il, cela n’a rien à voir avec les capacités militaires de la France. Tient-il absolument à couronner sa très mauvaise présidence par le déclenchement d’un conflit mondial ? Réagissant à son propos, Dmitri Peskov, porte-parole du Kremlin a dit : « Dans ce cas [envoi de troupes occidentales en Ukraine], nous ne parlerons plus de la probabilité d’une guerre avec l’OTAN, mais d’une inévitabilité. » Peut-on être plus clair ? Et accepte-t-on ici, avec la sérénité de l’inconscience, cette « inévitabilité » ?
Il suffirait d’une vague lueur de lucidité pour entrevoir l’effroyable désastre qu’une telle initiative pourrait provoquer. Déjà appauvrie ces derniers temps, la France réduite à une misère noire ; la France bombardée ; la France perdant une partie de sa jeunesse au combat. Tout cela pour satisfaire l’ambition d’Emmanuel Macron de se subordonner aux fantasmes d’une Amérique déclinante.
Assurément, il faut de la lucidité pour diriger un pays. Et il faut, surtout, mettre le destin de ce pays au-dessus de tout. Il semblerait que cela soit devenu impensable. – 28/2/2024
Georges Kuzmanovic

La France perd deux places dans le classement des réseaux diplomatiques du monde. Nous sommes maintenant 5ème, devancés par la Turquie et le Japon.
Et encore, la Russie n'a pas été classée - en la comptant nous sommes 6ème.
Jusqu'en 2019 nous avions le 2ème réseau mondial derrière les États-Unis (et alors en comptant la Russie).
Jusqu'en 2019... Il a fallu seulement 2 ans à Emmanuel Macron pour briser un outil ancestral qui a permis à la France de briller et de jouer un rôle majeur dans le monde depuis des siècles.
Macron a volontairement sabordé le corps diplomatique français pour affaiblir notre pays et favoriser l’Union européenne.
C'est cela son projet de bâtir "la souveraineté européenne", bien évidement au détriment de la souveraineté de la France.
Pour que l'Union européenne devienne fédérale - son projet - il faut moins de France. Et ce dans tous les domaines : économiques, diplomatiques, militaires, scientifiques, etc.
Les deux ne sont pas compatibles.
Ultimement, après la fin du droit de Veto des États membre de l'UE - un des enjeux principaux des élections européennes de 2024 - Macron ou son épigone organisera le transfert à l'UE (c'est-à-dire à l'Allemagne) du siège permanent de la France au Conseil de sécurité de l'ONU, ainsi que la dissuasion nucléaire française.
Belle réussite que cette destruction de la République... en marche forcée.
Macron déteste la France. C'est un mondialiste qui veut qu'elle se fonde dans autre chose.
Macron, comme Louis XV en son temps, peut dire "après moi le déluge".

27 février 2024

Arnaud Benedetti


Il y a une dimension profondément factice dans le macronisme. C’est ce qui pose problème au demeurant et qui risque le moment venu de se payer au prix fort. Il existe des institutions, il existe des procédures, il existe des corps intermédiaires dans une démocratie. Emmanuel Macron affaiblit tout cela par sa pratique. Connaissez-vous beaucoup de présidents sous la Ve République qui aient souhaité qu’une loi dont ils sont à l’origine soit censurée par le Conseil constitutionnel ? C’est pourtant ce à quoi s’est prêté l’actuel chef de l’État, montrant ainsi une désinvolture sans précédent avec l’usage institutionnel. De même lorsqu’il annonce, depuis un an sans avoir de majorité à l’Assemblée nationale, des initiatives comme les «cent jours», les rencontres de Saint-Denis, "le grand rendez-vous avec les Français", tout est fait en usant d’artefacts communicants pour contourner la seule matrice démocratique dont le Président devrait se soucier dans une démocratie, à savoir la souveraineté populaire, qu’il s’efforce en permanence de tenir à distance et de contourner.

Article intégral ↴

25 février 2024

Radu Portocala

25/2/2024 - Vouloir passer au Salon de l’Agriculture, en dépit des huées, plus d’heures que tout autre président. Ambition puérile qui dénote un état d’esprit puéril. Mais aussi un plaisir suspect à provoquer l’animosité pour prouver qu’on n’en tient pas compte. Puérilité de nouveau, fanfaronnade de cour de récréation.
Utiliser un langage qui rabaisse la fonction, vulgaire souvent, frôlant parfois celui des voyous - la vraie nature surgissant de derrière le fard trompeur. Tutoyer les gens pour créer l’illusion d’une impossible égalité ou pour tenter de se placer au-dessus d’eux avec sa didactique creuse.
Et, une fois de plus, s’agiter en bras de chemise, retrousser ses manches - exercice de démagogie bon marché pour montrer qu’il travaille dur, qu’il est au charbon, que, dans une chaleur infernale, c’est lui qui fait avancer la locomotive qu’est ce pays.
Tout cela est ridicule, inepte, insupportable. Théâtre de quatrième catégorie joué devant le miroir.

24 février 2024

Il est désormais fébrile

Pierre Duriot
Porte-parole du Rassemblement du Peuple Français


La posture de Macron est mise à mal. Il est allé au Salon de l’agriculture, aux abois. Il a clairement peur et cela se voit. Entrée par une porte dérobée, cheminement soigneusement étudié pour éviter toute mauvaise rencontre, regard halluciné et ministres peu à l’aise à ses côtés. Les CRS sont partout, omniprésents, en tenue de combat, caparaçonnés, eux aussi aux aguets, sans compter les agents en civil planqués aux alentours. La peur est de son côté. Et quand il prend la parole, il ment effrontément, explique qu’il a toujours soutenu l’agriculture, cherche l’assentiment qu’il ne trouve pas, dans les regards. Il emploie un ton arrogant, il est sur la défensive et tente de contre-attaquer. En face, heureusement pour lui, personne n’a le cran de lui faire remarquer qu’il ment. Personne non plus, ne lui demande de changer de ton. Il n’est plus le temps, où sûr de lui, il bonimentait les Gilets jaunes avec aisance, roulant tout le monde dans la farine grâce à une évidente habileté rhétorique : ça n’est le plus le cas. Il n’est plus assuré, compense par de l’arrogance, affiche une gestuelle fébrile. Mais il est conscient qu’il ne berne personne, conscient aussi que ses contradicteurs n’osent pas lui rentrer dedans, uniquement parce qu’il est président. Il fanfaronne maladroitement, avec un bluff mal assuré et se stabilise dans cet équilibre précaire, artificiellement maintenu par un service d’ordre carrément prêt à bondir. A l’arrière-plan, il y a le soutien massif du peuple à la colère paysanne, le mécontentement général, les sondages très mauvais, les JO, dont il sait déjà que cela ne se passera pas comme prévu et les caméras du monde entier qui captent aisément sa réelle difficulté à être. On ne peut pas à la fois travailler à la liquidation de gens et leur expliquer les yeux dans les yeux qu’on va les sauver. Il renvoie une image de la France et de ce qui s’y passe de plus en plus effrayante.

https://rassemblementdupeuplefrancaiscom.wordpress.com

20 février 2024


C’était un de ces hommes qui n’ont rien de vibrant ni d’élastique, qui sont composés de molécules inertes, qui ne résonnent au choc d’aucune idée, au contact d’aucun sentiment, qui ont des colères glacées, des haines mornes, des emportements sans émotion, qui prennent feu sans s’échauffer, dont la capacité calorique est nulle, et qu’on dirait souvent faits de bois ;
ils flambent par un bout et sont froids par l’autre.
La ligne principale, la ligne diagonale du caractère de cet homme, c’était la ténacité. Il était fier d’être tenace, et se comparait à Napoléon.
Ceci n’est qu’une illusion d’optique.
Il y a nombre de gens qui en sont dupes et qui, à certaine distance, prennent la ténacité pour de la volonté, et une chandelle pour une étoile.
Quand cet homme donc avait une fois ajusté ce qu’il appelait sa volonté à une chose absurde, il allait tête haute et à travers toute broussaille jusqu’au bout de la chose absurde.
L'entêtement sans l'intelligence, c'est la sottise soudée au bout de la bêtise et lui servant de rallonge.
Cela va loin. En général, quand une catastrophe privée ou publique s'est écroulée sur nous, si nous examinons, d'après les décombres qui en gisent à terre, de quelle façon elle s'est échafaudée, nous trouvons presque toujours qu'elle a été aveuglément construite par un homme médiocre et obstiné qui avait foi en lui et qui s'admirait.
Il y a part le monde beaucoup de ces petites fatalités têtues qui se croient des providences.
Victor Hugo, Claude Gueux, 1834

17 janvier 2024

Catherine Gaillard

Lu : « Regardé hier d'un derrière distrait le show Macron. La fatuité et la suffisance de cet homme sont à proprement parler extraordinaires, on croirait à chacune de ses prestations qu'il ne peut pas faire mieux et pourtant il arrive toujours à se surpasser dans une forme de mégalomanie grotesque. Son discours se résume à "Demain on rase gratis" sans être suivi d'effets. Le maître des horloges est en fait le roi du bla-bla, où il excelle, de l'enfumage, du vent : EmmanÉole Macron jongle avec les milliards qu'il distribue à tout va alors que le pays est en quasi faillite (Lemaire dit qu'il faut absolument trouver une centaine de milliards d'euros pour boucler le budget à venir), il a résolu ou va résoudre tous les problèmes et les statistiques, affirme-t-il, confirment que la France n'a jamais été mieux. Comment expliquer alors, qu'après six ans et demi de monarchie absolue (merci le 49.3) sourde et aveugle aux aspiration d'un peuple dont il n'est que le mandataire et qu'il méprise de toute sa morgue, l'inflation galope, l'insécurité est partout, la drogue a envahi tout le territoire national, l'école ne rempli plus sa fonction égalitaire (Vive Stanislas !), le système de santé s'écroule, les disparités n'ont jamais été aussi fortes, les Restos du cœur n'arrivent plus à faire face à la demande, 300 000 personnes dont 9000 enfants dorment à la rue (en 2017 Macron promettait : "à la fin de l'année chaque français aura un toit"), etc. etc. ? »

TRAVAIL, FAMILLE, MACRONIE

Lola-Jane Brooks

17/1/2024 - Hier soir, notre Être de lumière a offert à chacun des gueux que nous sommes, la grâce de sa présence divine sur toutes les chaînes télé afin que nous puissions boire ses saintes paroles.
9 millions de bons citoyens, de castors et de masochistes ont ainsi consacré leur soirée à l'écouter religieusement, 2h30 durant. Il semblerait que certains aient même poussé leur dernier soupir sur leur canapé, leur cœur trop fragile ne supportant ni cette vision extatique, ni leur 47ème dose Pfizer.
Quant à moi, je l'avoue, j'ai manqué à mon devoir. J'ai craint de ne pouvoir me contrôler devant la vision de notre Être de lumière, son ton si amical et ses paroles empreintes d'empathie et de bienveillance.
Je ne souhaitais pas prendre le risque, dans un élan de folie admirative, de casser ma télé, ce qui m'aurait empêché de savoir grâce à C8 et BFM qu'il faut mettre un manteau chaud, des moufles et un bonnet par grand froid.
Mais comme je suis une bonne citoyenne, je n'ai bien évidemment pas manqué de me renseigner sur les merveilleuses nouvelles mesures proposées, et je souhaite répandre, tel un miasme covidiste, la bonne parole de notre Emmanuel :

SANTÉ : Comme l'a fait remarquer notre Être de lumière, les gueux se rendent bien trop à l'hôpital pour de la "bobologie". Un œil qui sort de son orbite, un doigt coupé, une jambe cassée ? Bagatelle. Rendez-vous donc chez votre médecin généraliste, les sans-dents ! Vous n'avez pas de médecin ? Et bien, arrêtez de geindre.
Il en est de même pour les médocs ! Notre Être de lumière souhaite "responsabiliser" les vilains gueux qui s'achètent trop de Doliprane. C'est pourquoi il veut relever la franchise sur les médicaments de 50 centimes à 1 euro : « Je n'ai pas le sentiment qu'on fait un crime terrible ». Vos antidépresseurs, vos anxiolytiques, vos somnifères, tout ça, c'est du confort. Payez-vous donc plutôt une thalasso à Dinan ! Vous n'en avez pas les moyens ? Et bien, arrêter de geindre.

ÉDUCATION : Afin de pallier l'absence de professeurs, relever le niveau scolaire déplorable, lutter contre la violence et le harcèlement qui gangrènent l'école, notre Être de lumière souhaite imposer le théâtre obligatoire et les uniformes. Rappelons que c'est en cours de théâtre qu'à l'âge de 15 ans, notre bel Emmanuel, déguisé en épouvantail craqua pour sa prof, déguisée en Brigitte. Les collégiens en costards cravates pourront désormais pointer des flingues en plastique sur la tête de leurs profs avant de sortir avec, il fallait y penser.

TRAVAIL : Notre Être de lumière a confirmé, si besoin était, que les fonctionnaires et les chômeurs n'étaient rien d'autres que de grosses feignasses. Il souhaite que les fonctionnaires soient payés au mérite, comme Rachida Dati et que les sanctions contre les vilains chômeurs qui ne veulent pas travailler à 8h de chez eux pour 20 centimes de l'heure pour un emploi sous-qualifié deux jours et demi par semaine, soient durcies.

COÏT : En parlant de durcissement, notre Être de lumière souhaite lutter contre le "fléau de l'infertilité" via un "réarmement démographique". Messieurs, il va falloir tirer, Mesdames, il va falloir pousser. Félicitons d'ailleurs Nordahl Lelandais qui est devenu papa en prison et espérons que Francis Heaulmes, Guy Georges et Jonathann Daval devenus les meilleurs amis du monde, sauront eux aussi se plier à leur devoir. Pour les odieux ennemis de l'État qui insinueraient que notre Être de lumière ne peut donner de leçons en ce domaine, rappelons que de par sa nature même d'Être parfait, notre Saint Homme ne saurait se reproduire, d'autant que les ovaires de Brigitte sont dans le même état que le foie de Gérard Larcher.

COMPLOTISME : Comme l'a rappelé à plusieurs reprises notre Être de lumière, les écrans, et notamment les réseau sociaux rendent complotistes : "Si on a des enfants qui ont un rapport à la vérité mal bâti, bonjour la génération des complotistes ». La diffusion d'informations non conformes à celle du régime pourrait en effet mener à exercer son esprit critique, ce qui pourrait transformer de bons citoyens serviles et soumis, en méchants vilains antivax irresponsables d'extrême droite/gauche comme nous l'avons vu lors du Covid.

16 janvier 2024

Pierre Duriot

16/1/2024 - Je me marre… Macron a une conception assez personnelle de la rencontre démocratique avec les Français. Il dit son jour et son heure de passage à la télévision. En compagnie de journalistes « autorisés ». Si les questions ne sont pas filtrées, les poseurs de questions sauront s’autocensurer eux-mêmes pour garder leur place. Il parlera des sujets qui ne le mettent pas trop en difficulté. Le tout avant le discours de politique générale du Premier ministre, qui n’aura ainsi plus rien à dire et juste à suivre la feuille de route indiquée quelques jours avant, par le patron, à la télévision. Si ce n’est pas de la dictature, c’est de la monarchie absolue, ce qui revient à peu près au même et ça ne surprend plus personne. Le pire est qu’on se soit habitué à cette forme de gouvernance. LFI menace de sa motion de censure. Chiche les mecs, faites le tomber.

15 janvier 2024

Les Dumb leaders, ou l’heure du grand mépris

Harold Bernat


11/1/2024 - La nomination de Gabriel Attal au poste de Premier ministre ce 9 janvier remet en évidence les fondamentaux du macronisme : l’accession au pouvoir de jeunes arrivistes, ayant compris tous les bénéfices qu’ils pouvaient tirer du vieillissement des populations électorales, tout en réalisant le programme économique anti-social de leurs maîtres globalistes. Propulsés par les mêmes médias du CAC 40, qui les astiquent de qualificatifs rutilants sous les vivats des benêts, « la comète Macron » et « la fusée Attal », ou l’inverse, montrent la maladie terminale du système politique français, qui n’a rien d’autre à offrir aux Français que des baudruches, un violent dédain et de grands coups de matraques. Agrégé de philosophie, Harold Bernat livre sur QG une vigoureuse analyse de l’escroquerie politique qui nous est une fois de plus infligée

Après avoir tenté de disséquer l’ordre pervers, je reviens donc, en ce début d’année 2024 – une année que je vous souhaite moins mauvaise qu’elle risque de l’être – à une de mes occupations favorites depuis plus de dix ans : l’autopsie du vide politique français. Évidemment, nous étions tout de même quelques-uns à penser, en 2017, qu’il était impossible de tomber plus bas que Macron en termes de cirage de pompes et de vacuité marketing autour d’un homme dit encore, par usage et extension d’usage, « politique ». Je m’étais particulièrement concentré, à ce titre, sur la formule « philosophe en politique » qui résumait à elle seule – avec celle, tout aussi malhonnête, de « société civile » – l’ensemble du délire médiatico-mondain autour de cette petite personne qui s’est avérée être à l’usage bien plus petite encore. Plus violente aussi. Beaucoup plus violente. Il ne faut jamais oublier que le vide se paye en répression et en violence. Plus le centre est creux, faux, truqué, plus l’exosquelette, la carapace qui tient ce vide et le circonscrit de l’extérieur doit être rigide. Dans ces systèmes de domination qui carburent à la vacuité, où l’insignifiance est un gage de neutralité, voire de sagesse, et permet de ce fait de louvoyer sans inquiétude, la moindre perturbation symbolique devient une menace. La menace, non pas d’une révolution qui supposerait des forces d’affirmation que nous sommes encore très loin de pouvoir mobiliser collectivement aujourd’hui, mais d’une implosion, d’un écrasement de l’ensemble de l’édifice de vacuité sur son propre vide. Notre ère est celle de l’implosion sociale, pas de l’explosion. C’est d’ailleurs sur cette dynamique qu’il nous faut aujourd’hui parier pour bouleverser à la marge le plan qui se déroule sous nos yeux sidérés. Le flicage généralisé accompagne par conséquent la vacuité généralisée dans une forme certainement inédite d’insignifiance répressive. Tout faire pour que le vide ne fasse pas imploser la structure. Les enjeux symboliques sont donc cruciaux.

Sur les larges étals de l’escroquerie mondaine, nous avons désormais droit au « brillant » Gabriel Attal. Certains esprits attentifs, il en reste, ont déjà fait le parallèle des mots et des formules entre la promotion médiatique de Macron et celle de ce petit pistonné de l’entre-soi parisien. Amélie Ismaïli relève ainsi sur « X », dans un post largement relayé, les mêmes formules creuses qui reviennent, sept ans après. Pour TF1 par exemple, un copier-coller ; de « l’ascension fulgurante d’Emmanuel Macron » à « l’ascension fulgurante de Gabriel Attal ». Le JDD évoquait sans plus d’originalité en 2017 « les coulisses d’une fulgurante ascension ». En 2024 il titre : « L’ascension fulgurante de Gabriel Attal, le plus jeune Premier ministre de l’histoire ». En 2016, c’était « l’homme pressé pour Macron » dans L’Obs. En 2018, Paris Match fait le métier : « Gabriel Attal, l’homme pressé. ». Toujours en 2017, Les Echos faisaient de Macron « L’élève modèle devenu président » quand Paris Match titre en 2023 « Gabriel Attal, l’ascension de l’élève modèle du gouvernement ». Bref, la figure du jeune ambitieux enfant prodige ultra brillant à l’ascension éclair qui rêvait d’être acteur dans les deux cas. En quelques clics, vous retrouvez ad nauseam ces formules toutes faites accolées à ces deux barils de vide de la brillance politique à la française. Faites vous plaisir, c’est offert.

Unes de L’Obs et de Paris Match à deux ans d’intervalle : Macron et Attal, dits les « hommes pressés »

Je ne compte évidemment pas refaire le travail fastidieux d’analyse que j’avais entrepris sur Macron le faux en 2016 dans un silence médiatique prévisible. Rien de nouveau sur la théorie et nous n’en sommes plus là. Entre temps, nous avons pris la pleine mesure de la violence d’État qu’accompagnait cette vacuité, tantôt grotesque, tantôt pathétique, tantôt déprimante. Les Gilets jaunes – nous en étions aussi – ont été marqués dans leur corps par cette violence. Le mépris qu’ils ont affronté pendant ces longs mois de lutte et de résistance nous situe collectivement très au-delà des analyses à distance et des belles références de la critique simplement intellectuelle de ces phénomènes de foire médiatique que sont Macron et Attal. Nous savons l’essentiel sur ces individus, sur leurs parcours, leurs réseaux, leurs pistons, leurs magouilles et leur violence de classe. Il va de soi que seul un regroupement d’intérêts financiers et mondains, ajoutons moisis pour plus de réalisme, sans aucune éthique, avec encore moins de probité, pouvait construire l’image d’un Attal « brillant » et « efficace ». Hormis quelques sorties sur l’abaya et la blouse, autant dire un peu de textile, son passage à l’Éducation nationale n’a eu de valeur que pour cette gérontocratie d’éditorialistes séniles dont les petits enfants ne sont même plus en âge de passer un baccalauréat qui n’existe plus. Cette misérable engeance accrédite une fable, un non-sens irréaliste, une absurdité de dément pour soutenir en fin de compte, dans une logique décadentiste qui n’a même plus le talent pour en faire de l’art, une position de classe. Tout ça pour ça.

Graffiti, auteur anonyme, septembre 2017

Ces gens se soutiennent dans un râle ridicule qui fait de l’œil à de jeunes tapineurs qui ont compris tous les bénéfices qu’ils pouvaient retirer du vieillissement des populations électorales, tout en réalisant le programme économique et anti-social de leurs maîtres globalistes. Le système médiatique qui soutiendra cette nouvelle imposture, ce nouveau phénomène de corruption des institutions publiques par une clique mafieuse est la clé de voûte d’un édifice dont la vocation est évidemment de s’effondrer dans un fracas terrible. Il faut aussi comprendre que ces gens se soutiennent et qu’ils sont bien souvent issus du même milieu. La critique du macronisme et de ses surgeons grotesques ne peut être détachée du système qui l’a promu. C’est un tout indivisible. Ces menteurs, qu’ils se situent d’un côté ou de l’autre du micro, repoussent simplement, par les petites astuces qu’ils nous imposent et les narrations débilitantes qu’ils nous servent – « la comète Macron » et « la fusée Attal » ou l’inverse – l’heure de la chute. Il est certain que la fascination de la gérontocratie éditorialiste et médiatique française pour les trous de balle de l’arrivisme creux à la sauce cabinets de conseil McKinsey et Capgemini n’est pas un très bon signe pour la vitalité de notre pays. Alors, que faire face à ce mélange écœurant d’obscénités et de violence sociale porté par des clones qui ne sont les leaders que du petit club de suiveurs avec qui ils ont partagé le goûter de maman dans les beaux quartiers protégés de Paris ? En termes cyclistes, changer de braquet. Car nous en sommes là : sommer les Français de travailler deux ans de plus à grands coups de matraques, alors que l’espérance de vie en bonne santé recule, tout en plaçant à une marche du sommet de l’État un fils à maman pistonné qui n’a jamais travaillé, le tout en l’astiquant de qualificatifs rutilants sous les vivats des benêts. La rage ou rien.

Policiers armés prêts à tirer sur les Gilets jaunes, manifestation du 9 mars 2019, Bordeaux

La gauche sociale, c’est un constat de fait, est encore beaucoup trop gentille, parfois niaise. Il lui arrive même d’être totalement à côté de la plaque quand elle fait des fêtes colorées alors qu’il s’agit d’atomiser l’adversaire. Erreur d’objectif. Elle a des doléances à faire valoir et des attentes déçues. Des espoirs de changement même si ceux-ci se réduisent d’une farce politique à la suivante. La radicalité des actions, un autre mot pour dire leur cohérence, gagne pourtant les esprits même si le chemin est long tant nous partons de loin. Nous devons, en toute occasion, avec nos petits moyens et nos ruses, nous n’en sommes pas dénués, leur rentrer dans le lard à tous ces faux, à tous ces faquins. Désignons Attal, nommons avec un peu de réalisme au lieu de subir en grommelant l’enfumage généralisé. Attal ? Du vide. Du brillant ? Du cirage de pompes, de la lèche pour un néant d’expérience, du fils à maman biberonné serré aux réseaux de l’entre-soi qui n’a jamais rien prouvé d’autre que son aptitude au tapin politique dans des cercles réduits avec des œillades de biche et des convictions en papier mâché. Un pistonné, une baltringue, une baudruche. Violent ? La violence ce n’est pas désigner le réel, nommer ce que l’on voit, mais maltraiter les gens en le falsifiant. Mais ce qui est grave, ce n’est pas cette baudruche plutôt que cette autre, celle de 2017, de 2024 ou de 2027. Non, ce qui est grave c’est que nous soyons incapables de les battre politiquement. Ce qui est grave c’est le triomphe du vide qui neutralise toute résistance politique sur des questions qui engagent nos vies. Ce qui est grave c’est de se soumettre à des dumb leaders qui ne méritent que notre mépris. Ce qui montre à quel point c’est tout un système qu’il faut réformer. Toute une stratégie qu’il faut revoir. Ces gens gonflés au vide d’un spectacle politique rentable pour ceux qui y surnagent sont détestables et détestés. Cette détestation est parfaitement légitime et pourrait être expliquée à un enfant de dix ans. Nous devons les vomir, pas les penser. Les penser, nous l’avons déjà fait, en large, en long et en travers, tant il faut épouser de méandres pour décrire ces tordus. Nous l’avons fait et refait. Ce qu’il nous manque, c’est la rage et la structuration politique de cette rage face à ces démolisseurs encostardés. Ces bons élèves de rien du tout, ces pétards mouillés de la vacuité répressive, ces angelots vendus comme des boissons énergisantes à un corps politique adipeux sont des nullards. Ils braderont ce qu’il reste de la France, des institutions publiques, ils finiront de démembrer notre production d’énergie et notre souveraineté politique. Ce qu’il en reste, autant dire plus grand chose. Des leaders imbéciles qui méritent notre plus grand mépris ? Ce sont surtout des traîtres aux intérêts de la France et des Français.

16 décembre 2023

Macron est déjà entré dans l’Histoire

Pierre Duriot
Porte-parole du Rassemblement du Peuple Français (RPF)


15/12/2023 - À quelques années de la fin de son dernier mandat, Macron se demande, paraît-il, comment il pourrait entrer dans l’Histoire ? Dernier avatar d’un président s’attaquant à tout et n’importe quoi, bille en tête et abandonnant la partie dès que la réalité de l’échec lui devient insupportable. Toute la question de ces deux quinquennats, oscille entre deux thèses. Les uns, comme Etienne Chouard, expliquant que ce qu’il fait devient clair, si on part du principe qu’il est là pour détruire le pays sur commande. Auquel cas on comprend les échecs en cascade qui ont déstabilisé le pays et l’ont réduit à un rôle de figurant économique et diplomatique sur la scène internationale. D’autres, comme beaucoup d’opposants, estiment qu’il est simplement incompétent, entourés d’incompétents, plus incompétents que lui, afin qu’il puisse rester le patron. S’en suit une interminable série de bévues, boulettes, mauvais choix, non-sens, qui nous amènent à la ruine d’à peu près tout ce qui faisait le bonheur de vivre en France.

L’affaire était mal emmanchée avec le scandale Alstom, lequel n’a finalement pas pu éclater suffisamment fort pour déstabiliser le pouvoir. Puis, les Gilets jaunes et petit à petit, les ministres mis en cause, ou en examen, les scandales d' « amis » de la macronie, avec Ferrand, El Guerrab et bien d’autres. Le Covid et sa gestion calamiteuse, les scandales liés au Covid, le Rivotril mortel de Véran, les mensonges en série sur l’efficacité des vaccins, des médicaments, des confinements… les dispositions carrément hors la loi, mais qui passent quand même avec Fabius, le responsable mais pas coupable du sang contaminé à la tête du Conseil Constitutionnel, qui avalise à peu près tout, même quand ça n’est pas constitutionnel. Le gouvernement le plus cher, avec un nombre de ministres record, des plafonds de fonctionnement explosés, pour l’Élysée, le record de mises en examen, les nominations entre amis et les recasages dorés, comme Castex à la RATP. Pour la partie institutionnelle… et on en oublie.

Pour les services publics, mêmes constats. L’hôpital à bout de souffle, une reprise en main des médecins, empêchés de prescrire pendant l’épisode Covid, des personnels licenciés en dehors de toute forme de déontologie, les millions de Français sans médecin traitant, une pénurie chronique de personnels, une gestion calamiteuse et hors de prix. L’école, avec désormais, des professeurs menacés, un niveau scolaire abominable, une pénurie de jeunes professeurs et l’impossibilité même d’enseigner correctement dans les quartiers les plus difficiles. À la clé, des pertes de compétences qui se font ressentir dans tous les domaines industriels. Une justice au fonctionnement particulier, avec laquelle les uns, issus de l’immigration arabo-afro-musulmane, bénéficient d’une mansuétude et de remises en liberté incompréhensibles, qui fait que l’on retrouve des récidivistes dans de nombreuses affaires sordides de viols, coups de couteau, affaires de drogue, meurtres, règlements de comptes et attentats. Pendant que d’autres, natifs solvables, se voient méthodiquement poursuivis jusqu’en enfer pour des infractions routières mineures, ou des faits dérisoires, sans commune mesure avec ceux des « invités ».

Les finances, avec un déficit record, une désindustrialisation record, un déficit du commerce extérieur record, des faillites d’entreprises record, un budget de l’État devenu ingérable, dans lequel la dette est devenue le principal poste de dépense. Des chiffres du chômage trafiqués, devenus tellement mauvais que même les artifices ne suffisent plus à les masquer. La note de la France qui échappe à la baisse par miracle, une surveillance par les instances économiques européennes et l’ensemble des indicateurs dans le rouge, dès aujourd’hui, à plus de trois ans de l’échéance présidentielle, sans compter les augmentations à venir de l’énergie, le futur coût des Jeux olympiques, les dépenses sociales en explosion. Les agriculteurs dans la rue, dont personne ne parle et des catégories socio-professionnelles quasiment toutes au bord de l’explosion. Déficits tous azimuts donc, malgré une fiscalité record, dans un hexagone devenu champion toutes catégories des prélèvements, sur la propriété et le travail et passé de la 6ème à la 25ème place en termes de richesse par habitant. Les rares qui réussissent encore, le font dans l’adversité, écrasés par les taxes et les normes, et la plupart du temps, sans faire appel à l’État.

Macron, c’est aussi plus de trois millions de migrants, pour la plupart, des hommes, arabo-afro-musulmans, une main-d’œuvre peu diplômée, cantonnée à des tâches subalternes… quand elle travaille.

C’est aussi une France déclassée au niveau international, avec un pays qui ne pèse plus rien dans les négociations de paix, où que ce soit, plus rien non plus au niveau économique. Le président, totalement ignoré, humilié régulièrement lors de sommets, quand il n’est pas pris en photo, ivre, dans une boîte de nuit africaine. Après avoir fermé Fessenheim, il s’en va à la COP28, expliquer qu’il faut mettre du nucléaire partout, au comble du « en même temps », qui aura été le fil rouge de ses mandats sans vision et sans moyen. Le corps diplomatique défait, la politique africaine en déshérence, le départ la queue basse des militaires de Barkhane, des manifestations anti-françaises dans les pays d’Afrique et un président de l’île confetti des Comores, qui se paye notre tête. Un acharnement européen et français à aider l’Ukraine, alors que la guerre est perdue et que l’économie russe fait de meilleurs scores qu’attendus pour l’année 2023, avec un Poutine sûr d’être réélu : l’Europe de Macron et von der Leyen a eu tout faux et elle s’entête.

Macron donc, cherchant un universalisme impossible, pour laisser une trace dans l’histoire de l’humanité, ne devrait pas se donner ce nouveau souci. Il est d’ores et déjà entré dans l’Histoire de France, comme le président de tous les records négatifs de la Cinquième République. Le Général de Gaulle ne reconnaîtrait ni son pays, ni sa Constitution. Les natifs de l’époque du Général de Gaulle non plus, ne reconnaissent plus leur pays, celui du Concorde, du France, de la Citroën DS, des ingénieurs Bertin et Leduc, du Mirage IV, de Marcoule, du TGV, des Chantiers navals, du Quai de Javel et des liesses du 14 juillet sur les Champs-Élysées. Ce pays exportait du savoir, de la sagesse et des richesses, il importe désormais de l’incompétence, de la pauvreté et de la sauvagerie.

11 novembre 2023

Gastel Etzwane

Les prises de positions d’Emmanuel Macron sur le conflit israélo-palestinien :
Lundi, soutien « inconditionnel » à Israël.
Mardi, il propose que la France participe à une coalition internationale pour détruire le Hamas.
Mercredi, il ne fait pas voter une proposition à l’ONU de cessez-le-feu humanitaire.
Jeudi, il fait voter une proposition à l’ONU de cessez-le-feu humanitaire… et exporte des armes vers Israël.
Vendredi, il envoie un porte-hélicoptères pour prendre en charge les blessés de Gaza… capacité 4 personnes.
Samedi, il explique qu’Israël doit tout arrêter et s’émeut des morts civils, lui qui voulait le mardi participer à une coalition internationale et apportait un soutien « inconditionnel ».
Dimanche, il ne participera pas à la marche contre l’antisémitisme.
Aucune colonne vertébrale, et par conséquent, aucune crédibilité à l’international. Il n’y a pas lieu de s’en réjouir. La France, pas plus que les autres pays d’Europe occidentale ne comptent pour les deux tiers du monde : nous sommes tous vus comme des supplétifs américains, de sorte que tout le monde préfère s’adresser directement au maître.

31 octobre 2023

L’IVG et le troisième mandat ?

Pierre Duriot


31/10/2023 - On se demande bien ce que cherche Macron avec l’inscription de l’IVG dans la Constitution. Rien ne met en péril cette possibilité offerte aux femmes d’avorter. Ce n’est pas comme aux États-Unis où, dans certains états, des médecins intégristes refusent de pratiquer cette opération. Aucun extrémiste religieux ne remet en cause cette pratique, elle n’est pas en danger et rien ne justifie que l’on dérange les deux chambres pour cet artifice.

Justement, va-t-on déranger députés et sénateurs pour cette simple question ? Macron n’a pas d’enfant et ces questions sociétales ont toujours été le cadet de ses soucis. On pourrait penser que devant ses échecs à répétition, dans tous les domaines, aussi bien au national qu’à l’international, il se lance dans cette inscription pour au moins réussir un truc dans ce quinquennat calamiteux. Là ce n’est pas difficile, tout le monde est pour, l’argumentation est toujours la même, mais cette fois-ci, elle marche : « tous ceux qui sont contre sont des vieux réacs ». Comme s’il n’y avait pas de dossier plus urgent.

Mais le personnage est bien plus tortueux que ça et on peut aussi largement penser qu’il ne va pas déranger les deux chambres juste pour inscrire l’IVG dans la Constitution. Au dernier moment, il risque d’y ajouter quelques bassesses dont il a le secret, histoire de tout faire voter comme un seul homme, par ce qui est censé être une opposition, mais qui a toujours voté de manière à permettre à Macron de ne faire que ce qu’il veut. RN, LFI, LR et consorts, sont corsetés par la peur d’être traités, au choix, de fachos, de racistes, de réactionnaires et donc, ils votent pour et comme le président, histoire d’apparaître comme des « gens bien » et pour ne pas être jetés en pâture à la presse subventionnée, chargée des basses œuvres de lynchages médiatiques sur commande.

Et donc, il ferait passer, avec l’IVG, en douce, la possibilité de se présenter à un troisième, voire à un quatrième mandat, étant donné son âge avec cet argument inoxydable : « moi ou les extrêmes », censé faire peur à tout le monde. Or l’extrême, c’est bien lui. On sait le personnage suffisamment tordu pour réaliser ce genre de coup de force et les oppositions suffisamment naïves et accrochées à leurs privilèges, pour expliquer aux électeurs qu’elles n’avaient « pas le choix ». Méfiance donc sur ce qui se trame autour de cette modification de Constitution, bien trop inutile pour être honnête.

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25 octobre 2023

UNE DÉSOLATION FRANÇAISE

Gabriel Nerciat

Quand notre Banquier Président va au Kremlin, devant Vladimir Poutine, il se dit pour le respect des accords de Minsk (dont il ne s'est au demeurant jamais préoccupé depuis son entrée à l'Elysée).
Lorsque le lendemain il se rend à Kiev, chez l'escroc Zelensky, il est contre - puisqu'il omet tout simplement d'en parler.
Quand il est à Paris, avant de prendre l'avion pour le Levant, il défend l'idée d'une trêve humanitaire à Gaza afin de préserver la vie des civils écrasés par les bombes.
Lorsque le lendemain matin il débarque à Tel-Aviv, les civils de Gaza ne l'intéressent plus - mais il évoque devant un Netanyahou, aussi ravi que narquois, la géniale et pitoyable idée d'une coalition internationale contre le Hamas incluant des pays arabes, à l'image de celle qui fut constituée par Washington, Moscou, Riyad, Le Caire et Paris contre l'EI.
Après-demain, sans doute, il sera au pied des babouches de l'émir de Doha, mécène et protecteur du Hamas, et la grande coalition anti-terroriste (dont bien sûr ni Israël ni les Seoud ni l'Egypte ni la Jordanie ni la Turquie ne veulent entendre parler) aura déjà déserté son esprit versatile quoique infatué, au profit d'un discours convenu sur l'amitié entre les civilisations et les droits inaliénables des Arabes palestiniens.
Ensuite, détour à Ramallah, où il a fait semblant de croire à la création d'un futur Etat palestinien, devant un Mahmmoud Abbas indifférent et pétri dans la naphtaline.
Ce soir, il est au Caire avec le maréchal Al-Sissi : pourvu qu'il n'exige pas de coalition militarisée menée par la France pour aider les armées de Pharaon à exterminer les Hyksôs ou ramener Moïse et les siens à l'ombre des pyramides.
Résultat : la France est méprisée en Russie, détestée en Ukraine, conspuée en Turquie, raillée en Israël et haïe dans l'essentiel du monde arabe (et tout particulièrement en Cisjordanie).
Le problème n'est pas tant qu'Emmanuel Macron soit un président inconsistant et incapable, qui dit toujours à son interlocuteur du moment exactement ce qu'il est censé vouloir entendre, sans s'inquiéter outre mesure des conséquences de ses revirements ou de ce qu'il a dit la veille.
Non ; le plus grave, c'est ce que cela ne nous indigne même plus.
Ce banquier-technocrate sorti de nulle part, que des bourgeois aussi lâches que lui ont élu au nom de sa compétence auto-proclamée, est dans sa nullité insignifiante et son conformisme brouillon exactement à l'image de ce que les élites libérales et occidentales sont devenues.
Si au moins il restait à Paris, au lieu d'entreprendre des voyages inutiles et illisibles, peut-être que le monde et nous-mêmes consentirions enfin à faire avec lui la seule chose dont il soit vraiment digne : l'oublier.

29 septembre 2023

Alexis Haupt

L'État va mettre en place des cours d'empathie dans les écoles.
Il faut y inscrire cet homme de toute urgence.


22 septembre 2023

La folle spirale dépensière du Président Macron

Marc Baudriller / Boulevard Voltaire


20/9/2023 - Il faut se rappeler la teneur des deux débats de second tour entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen. L’actuel président de la République se campait lui-même en expert responsable et féru d’économie face à l’incompétence et la démagogie faites femme. La chanson gobée par les élites autoproclamées risque d'être plus difficile à interpréter, lors des campagnes européenne et présidentielle.

Dans un éditorial sans concession sur RTL, le journaliste François Lenglet parle de « racket », de « brigandage », de « rançonnage », et s'inquiète : « Le président dépense sans compter », dit-il. De fait, comme Gargantua et son père Grandgousier, les héros voraces de Rabelais, l’État piloté par Emmanuel Macron n’est jamais rassasié. Dernier coup de Jarnac, la captation de la trésorerie des caisses de retraite Agirc-Arrco, citée par Lenglet. Le quotidien Le Monde, dans un article paru le 18 septembre, écrit : « L’exécutif envisage une contribution de l’Agirc-Arrco, la caisse de retraite des cadres, qui pourrait se situer, à terme, dans une fourchette comprise entre 1 milliard et 3 milliards d’euros par an. » Ou comment l’un des États les plus mal gérés de l'OCDE vient sanctionner la bonne gestion d’une entreprise privée et ponctionner ses adhérents. Notre ami Éric Letty reviendra prochainement sur ce coup fumant.

Piège mortel

L’État mettra encore la main sur une partie des bénéfices des sociétés d’autoroute, imitant en cela l’Europe et ses taxes sur les superprofits des entreprises. Lenglet ne cite pas tous les coups de râteau étatiques. Or, pendant ce temps, la hausse des taxes foncières, les projets de taxes sur les maisons secondaires ajoutées aux folies normatives des écologistes sont en train de bloquer le marché immobilier en France. Qui est une ressource importante, via les droits de mutation, notamment pour les départements et les communes. Sur la table du festin étatique, les taxes sur les billets d’avion et les taxes sur les carburants qui fournissent à l’État des ressources croissantes. Car voilà, les dépenses voulues par le Président s'accumulent.


L’État a trouvé le moyen de subventionner les petites stations-essences qui ne peuvent baisser leurs prix : un système qui a fait ses preuves dans l’agriculture. Plus de rentabilité mais des subventions qui… s’évanouissent au premier coup de froid. Un piège mortel. On aurait tort d’oublier le coût pour l'État qu’engendrera le pass rail à 50 euros par mois voulu par le ministre des Transports Clément Beaune, après le coûteux pass Culture, épinglé par la Cour des comptes, l’aide d’État à l’achat de véhicules électriques (fabriqués loin de France pour l’essentiel, un comble !), l’aide au changement de chaudière ou à la rénovation énergétique. Les assureurs des collectivités publiques, éreintés par les émeutes en banlieues, appellent à l’aide... l’État, cet État qui a investi des milliards dans les mêmes banlieues de Marseille ou d'ailleurs via la politique de la ville. Sans jamais resserrer le robinet migratoire qui alimente le désastre. Au menu, aussi, le coût de la dette française, augmentée comme personne par Macron, qui a eu l’astuce géniale de choisir des taux d’intérêts variables. Selon Le Monde, « la charge de la dette devrait frôler les 52 milliards d’euros en 2023, en hausse de plus de 12 milliards sur un an, selon le projet de loi de finances 2023, en faisant le deuxième poste de dépenses après l’Éducation nationale ». Bingo !

Un trou de 37,8 milliards d’euros

Moins de recettes et plus de dépenses, le résultat de la gestion Macron est donné très officiellement, ce 1er septembre, par le ministère des Comptes publics, difficile à contester : « Le solde général d’exécution au 31 juillet 2023 s’établit à -169 milliards d’euros, contre – 131,2 milliards à fin juillet 2022. » Soit un trou qui se creuse encore de 37,8 milliards d’euros ! L'équivalent du budget de la Défense nationale. « Attention aux illusions d’optique ! », précise à propos de ce bilan la fondation iFRAP, dédiée à la recherche sur les politiques publiques et pilotée par Agnès Verdier-Molinié : « Contrairement à l’image que renvoie la publication de juillet de la situation mensuelle du budget de l’État, ce n’est pas principalement à cause d’un effritement des recettes publiques que le déficit public se creuse, mais à cause d’un excès de dépenses publiques. » Et ce n'est pas l'Union européenne qui sauvera nos finances ! Selon Le Canard enchaîné, « la France va devoir rembourser trois milliards d’euros par an à l'Europe pour une aide qu'elle n'a pas encore totalement touchée. La faute en incombe à Paris, qui a été incapable de fournir à temps ses prévisions budgétaires. »

Ainsi, dans le pays le plus imposé de l’OCDE, le déficit public devient alarmant, la croissance ralentit, des zones entières de France se muent en déserts industriels et médicaux et la dette atteint des niveaux jamais atteints : plus de 3.000 milliards d'euros, soit 112 % du PIB. C’est pourtant à ce pays que Macron, en joueur de casino aveugle et sourd, impose plus d’immigration que jamais, enregistrant les taux d'exécution des OQTF (obligation de quitter le territoire français) les plus bas de notre histoire. Une immigration dont le coût est estimé, par l'expert Jean-Paul Gourevitch, à 53,9 milliards d'euros par an. Heureusement que la France est présidée par un génial gestionnaire ! Qui ferait pire ?

https://www.bvoltaire.fr/la-folle-spirale-depensiere-du-president-macron/?fbclid=IwAR2iZlnyE33_pzzoRN6EtMkLRzfqICgUI86HewbbO3iO23FvxRIImUd-2cM

15 septembre 2023

Les siffleurs au goulag ?

Gilles La Carbona
Secrétaire national du RPF au suivi de la vie parlementaire

On s’étonne toujours de voir la macronie vent debout dès que son champion est hué, sifflé, bref lorsque le peuple manifeste bruyamment son aversion pour le personnage. La critique n’est acceptable que si elle vient d’eux, dans l’autre sens elle devient un crime. Ce refus de la réalité témoigne à lui seul de la nature absolutiste de ce parti et de ses représentants. Le seul projet de Macron s’est d’inventer une vérité qui une fois émise ne peut souffrir aucune contestation. Sa pensée se fait dogmatique et à ce titre qui s’y oppose fait œuvre de blasphème. Macron n’aime pas le vrai et refuse de s’y soumettre, quitte à s’enfermer dans le déni. Où se trouvent les composants de démocratie et de république dans une telle attitude ?

Les macronistes usent pourtant de ces éléments de langage pour s’évertuer à nous convaincre que leur modèle social et leur pratique du pouvoir n’est pas autocratique, ni despotique. Bien entendu ils ne peuvent admettre la critique, s’y opposent fermement, tout en persistant dans l’autoritarisme. L’imaginaire collectif est encore encombré de l’idée qu’une dictature est faite d’uniformes et de défilés militaires. Sauf qu’aujourd’hui elle s’est transformée, grâce à l’informatique et aux médias de masse. Tout comme la délinquance des cols blancs, la dictature a pris le visage d’une démocratie, en y empruntant ses bases. L’hypocrisie de la non-reconnaissance de ce qu’est devenu notre régime va avec le développement du mensonge permanent comme mode de gouvernance. On ment sur les chiffres du chômage, sur ceux des hospitalisations, sur l’immigration, sur les viols quotidiens, sur l’état de notre économie, sur la popularité du président, etc. On ment parce que le réel contredit le récit décrété et déclaré comme vrai. Il effraie, et quand il n’est plus possible de l’écarter comme l’autre soir au Stade de France, on le fustige, on veut l’interdire.

Remarquez, c’est bien ce qu’il avait fait au mois de mai, en vidant les Champs-Élysées pour défiler dans une avenue déserte en saluant des arbres. Est-ce là le comportement d’un démocrate ? Est-ce l’attitude normale dans une « saine démocratie » ? Quel autre pays peut se targuer d’user de ce stratagème pour éviter de rencontrer une foule hostile, si ce n’est une dictature ? Ils s’offusquent que l’on puisse à ce point manifester son mécontentement opposant le côté sacré de la fonction, tout en ignorant qu’elle n’est rien sans la pratique de celui qui l’occupe. En rester à ce postulat de respect de la fonction, obligerait alors à respecter tous les dictateurs de l’histoire de la planète. Aurait-on dû respecter la fonction d’Hitler ou de Staline ? Comme aimait à le souligner Marc Aurèle : une pensée qui ne peut se vérifier dans l’excès est déficiente. L’homme n’est pas intouchable, et sa fonction ne l’autorise pas à s’absoudre d’une évidente morale et éthique, ce que ne semble pas avoir admis Macron. Comte-Sponville disait que la morale se devait d’être lucide pour soi-même et respectueuse envers les autres. Toutes nuances absentent chez Macron et se affidés.

Fallait-il vider le stade pour permettre au prince de s’afficher dans les meilleures conditions ? Il récolte ce qu’il a semé, et se troubler devant cette évidence est faire preuve d’obscurantisme. Trouver blasphématoire le mécontentement populaire exprimé, c’est confondre politique et religion. L’une accepte la contradiction et la critique, l’autre ne souffre que croyance aveugle et adoration sans faille. La souveraineté n’est que l’exercice de la volonté générale, et si cette dernière est de manifester son mécontentement devant les caméras du monde, n’en déplaise aux détracteurs, c’est encore de la souveraineté qui s’exprime.

Encore une fois, la macronie ne cherche pas des arguments pour faire taire les sifflets. Elle reste dans l’illusion qu’elle est le bien. Il faut donc faire taire, puisqu’une démonstration sérieuse et étayée est impossible. Il faut dénigrer, rabaisser, puisque convaincre est hors de portée. Rendre muet le peuple est possible, c’est bien à cela que le pouvoir sert, non ?! Il serait fascinant médicalement parlant d’étudier les profils de ces intervenants, voulant à tout prix que Macron soit aimé, ou à tout prendre, qu’il soit impossible de manifester publiquement son désaccord avec celui qui contourne à chaque grande occasion le parlement.

Pas ou peu de réactions chez nos journalistes, ou chefs de partis. Pourquoi ? La terreur serait-elle devenue la règle, forçant les observateurs à se taire, effrayés à l’idée de subir une répression féroce, ou d’être désignés comme de dangereux séditieux ? Mais non, tout cela n’est pas suffisamment grave pour parler de dictature. Vous voyez bien, le président n’a pas fait déporter séance tenante l’ensemble des siffleurs du stade vers le goulag le plus proche, comme quoi, la situation n’est pas si désespérée que cela. Pour mémoire, de Gaulle a rendu son tablier face à une très courte majorité de mécontents. 14/9/2023

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4 septembre 2023

Bruno Le Mammouth écrase les prix

H16

Snif, snif, mais quelle est cette étrange odeur ?

Pas de doute : voilà qu’une délicieuse fragrance vient d’envahir la France ! Alors que tout le monde avait les yeux rivés sur les thermomètres et les cartes cramoisies caricaturales d’officines météos propagandistes, de fortes volutes chargées d’une essence de collectivisme subtil avec une pointe de dictature zimbabwéenne se sont répandues dans le pays qui en respire maintenant de grosses bouffées odorantes.

C’est ainsi qu’on apprend, quelque peu surpris non par l’annonce mais plutôt par le culot déployé, qu’Emmanuel Macron regrette presque amèrement que les quinquennats soient actuellement limités à deux : déclarant que cette limitation est une connerie funeste, notre adulé président espère sans doute qu’en vocalisant ainsi de façon claire ses regrets, la liesse populaire qui l’entoure saura propulser un élan nouveau dans les deux chambres parlementaires qui, d’ici 2027, pourraient alors s’ouvrir à cette si délicieuse possibilité et travailler à une révision constitutionnelle permettant à notre politicien prodige d’enfiler un troisième mandat sous les bravos de la foule subjuguée.


Outre l’envie manifestement dévorante de vouloir comptabiliser finalement plus d’années au pouvoir qu’un Mitterrand actuellement détenteur du record de la Cinquième République, notre freluquet tente donc de conserver le pouvoir indépendamment de toute réalité constitutionnelle et, plus important encore, de toute réalité citoyenne, son assise réelle pouvant objectivement être remise en question. Qu’à cela ne tienne : des ballons d’essais ont déjà été lancés et peu importe leur côté grotesque, on prépare l’opinion à avaler cette nouvelle couleuvre qui ne dépareillerait pas un régime africain, sud-américain ou soviétique d’antan.

Et puisqu’il est question de ces réussites collectivistes menées par des Hommes Providentiels à Poigne auxquels Macron semble vouloir s’identifier de plus en plus, difficile de passer à côté des dernières déclarations de l’ineffable Bruno Le Maire dont les dilatations intellectuelles ne finissent plus d’emplir l’actualité française.

Il faut dire qu’avec cette rentrée, particulièrement chargée en misères et pénibleries, le terrain était propice et la sciure déjà étalée sous le chapiteau pour que les pitreries de nos clowns à roulettes du gouvernement s’enchaînent avec frénésie : avec une inflation officiellement autour de 4.5% (et 13% en ressenti) et qui ne permet plus de placer la France parmi les pays épargnés par le phénomène dans la zone euro, il était temps pour eux de montrer de quel bois éco-conscient recyclé ils se chauffent sans particules fines.


C’est donc tout logiquement que le Bruneau de Bercy a décidé d’écraser des milliers de prix : après avoir, comme tout petit caporal d’une dictature digne de ce nom, convoqué sommairement des industriels et des dirigeants de la grande distribution pour leur rappeler qui est le patron en France, il a décrété un solide blocage des prix sur 5 000 produits “qui ne bougeront pas ou baisseront”, selon les mots du ministricule.

Selon le gouvernement, l’objectif est d’obtenir une baisse des tarifs dès le mois de janvier 2024.

Ce relatif éloignement temporel est fort commode : d’ici là, il est possible que l’inflation – qui porte pour le moment essentiellement sur l’alimentaire – sera plus fortement ressentie sur l’énergie, ce qui permettra de désigner d’autres responsables (les méchants pétroliers et le vilain Poutine, très certainement). Et comme en quatre mois, il se passera forcément beaucoup de choses, plus personne ne se souviendra alors des gesticulations de Bruno à la fin du mois d’août.

En outre, on peut raisonnablement se demander quel instrument pratique notre ministricule va bien pouvoir utiliser pour contraindre effectivement les vendeurs et bloquer les prix : on sent un effet d’annonce, de la pure communication, du verbal au petits bras, mais on peine à voir comment, concrètement, Bruno pourrait s’y prendre sans se retrouver dans un imbroglio juridique ou, plus simplement, sans montrer sa totale impuissance.

Bref, c’est un pari risqué et ce d’autant plus qu’un blocage des prix n’a jamais abouti qu’à une chose : l’apparition spontanée, systématique et prévisible de pénuries sur les denrées concernées.

Ceci n’est pas une figure de style et de nombreux exemples, passés et récents, illustrent fort bien ce qui, inévitablement, va se passer dans les prochains mois en France.

Ainsi, on pourra exhiber l’exemple du Zimbabwe qui a cru malin de juguler une hyperinflation particulièrement musclée en plafonnant les prix et qui s’est retrouvé très vite avec des rayons vides dans ses supermarchés. Cette situation est tout à fait similaire avec ce qui se passe régulièrement dans les pays d’Amérique du Sud, Venezuela ou Argentine en tête, dont les dirigeants ont les mêmes pulsions démocratiques que Macron et la même finesse d’analyse économique que le Bruneau et aboutissent tous à la même litanie de pénuries, d’abaissement drastique de qualité des biens et services rendus, publics ou non, dès lors que ces blocages sont mis en place.


Les récents événements au Sri-Lanka ont en partie été provoqués par un blocage des prix du riz, suite à des décisions aussi écologiques que débiles sur les pesticides, du reste (et non, la concomitance des idées idiotes en écologie et en économie ne doit rien au hasard).

Est-il utile de s’étendre sur un autre blocage de prix, celui des loyers typiquement, qui aboutit – là encore de façon systématique – à un accroissement du nombre des sans-logis et une baisse de l’entretien et de la qualité des logements mis sur le marché ? L’actuelle situation parisienne, dont certains loyers sont bloqués administrativement, illustre parfaitement le problème.


Enfin, un exemple récent de blocage des prix sur… le gel hydroalcoolique, qui avait presqu’instantanément provoqué sa disparition de toutes les pharmacies de France, aurait dû laisser des traces malgré les mémoires de piaf de nos dirigeants. Eh non, Bruno, le gel hydro-alcoolique de 2020, il fallait t’en servir comme une leçon économique et non l’avaler goulûment !

Bref, il n’y a pas beaucoup à parier que cette lumineuse expérimentation supplémentaire d’un blocage des prix se terminera de façon rocailleuse pour le Français : ou bien les rayons vont étrangement s’éclaircir et un marché noir se développer et le consommateur va devoir s’adapter à ces pénuries ou ces nouveaux modes de consommation sous le manteau, ou bien, à l’autre bout du spectre, de nombreux fabricants ou producteurs vont subitement fermer leurs portes.

Plus de blocages, plus de pénuries, plus de chômage ? Décidément, les mois qui viennent s’annoncent pétillants ! Décidément, la France était au bord du gouffre et Macron l’a mise En Marche.


https://h16free.com/2023/09/04/75143-bruno-le-mammouth-ecrase-les-prix

1 septembre 2023

Maxime Tandonnet

Une analyse de l’invitation des chefs de partis politiques par le président de la République (pour Atlantico, avec M. Michel Maffesoli)

• Alors qu’Emmanuel Macron organise un dîner travail avec les principales figures de la majorité ce mardi et alors qu’il s’apprête à recevoir ce 30 août toutes les forces politiques du Parlement à un après-midi de discussions pour bâtir des accords « utiles pour la France », dont certains pourraient être soumis à référendum, le chef de l’État est mobilisé dans le cadre de son « initiative politique d’ampleur ». Même si les compromis transpartisans peuvent être utiles, ils ne peuvent se substituer à une orientation globale tranchée. Or, Emmanuel Macron n’asphyxie-t-il pas la démocratie et le débat public à travers cette stratégie ? Le chef de l’État ne confond-il pas les valeurs, les mesures techniques et le cynisme tactique ?

En soi, il n’y a rien d’extraordinaire à ce que le chef de l’État réunisse les leaders des partis politiques. Il est dans son rôle traditionnel de président de la République. Le problème tient au contexte dans lequel cette initiative intervient. Le président passe sa vie et son mandat à vouloir occuper le terrain médiatique par des initiatives de communication. Depuis six ans, il semble engagé dans une course perpétuelles aux formules qui lui permettent de se maintenir au-devant de la scène : les slogans « transformation de la France » et sortie de « l’ancien monde », les « conventions citoyennes » avec tirage au sort (sur la fin de vie, ou l’écologie), le « grand débat » après la crise des Gilets Jaunes, « le jour d’après » à l’issue du premier confinement, puis « la fin de l’abondance » à la rentrée 2022, le « conseil pour la refondation », les « cent jours » destinés à l’apaisement après le mouvement social sur les retraites et désormais « l’initiative d’ampleur » en vue d’un « préférendum » (sic). Tout cela débouche sur une succession de fiascos. Cette mise en scène perpétuelle ressemble à une fuite en avant pour étouffer la réflexion sur le bilan de son action ou l’absence de cap, de projet.

Que faut-il penser de la mécanique intellectuelle à l’œuvre chez Emmanuel Macron à travers ces projets ? La volonté du chef de l’État à dépasser les clivages ne s’apparente-t-il pas à un nouveau gadget et cela ne fragilise-t-il pas la démocratie ?

Parler de « mécanique intellectuelle » ne me semble pas approprié. C’est sans doute plutôt au niveau de sa psychologie qu’il convient de se situer. A la suite de son élection surprise en 2017, l’actuel chef de l’État s’est présenté en « président Jupiter » c’est-à-dire le dieu des dieux de l’Olympe et en héros national, affirmant que son parcours répondait au « goût des Français pour le romanesque ». Puis, il n’a jamais cessé d’essuyer les revers, les déceptions, l’impopularité. La sensation de prestige se transformait en humiliation. A la suite de sa réélection de 2022, produit des circonstances que furent le covid 19, la guerre d’Ukraine, l’absence d’adversaire crédible, et une nouvelle fois la présence de Mme le Pen au second tour, le résultat des élections législatives, lui refusant une majorité absolue, a représenté un désaveu populaire cinglant. De coup de com’ en coup de com’, le chef de l’État se trouve engagé dans une course sans fin pour exister, être reconnu, tenter de reconquérir l’estime du pays dans son ensemble. Il apparaît et parle quasiment tous les jours. On s’est beaucoup moqué de « l’hyper présidence » de Nicolas Sarkozy. Or nous sommes désormais dans l’hyper présidence au centuple mais cela n’intéresse plus personne à force de banalisation. Un engrenage infernal est enclenché : plus le président se met en scène, plus il banalise sa présence et moins il intéresse l’opinion. Et dès lors, il lui faut toujours plus paraître pour se donner en spectacle et forcer l’attention… L’enjeu est à ses yeux de tenir le terrain pendant un an jusqu’aux JO où il compte renouer avec le triomphe. Tout cela n’a évidemment plus aucun rapport avec la démocratie au sens du pouvoir du peuple. Nous sommes dans une pièce de théâtre absolument déconnectée de la réalité de la France profonde et de ses difficultés.

En quoi Emmanuel Macron cherche-t-il à rendre les oppositions impuissantes en niant le clivage et les corps intermédiaires, alors que c’est ce qui est au fondement de la démocratie ? Les gadgets déployés par Emmanuel Macron ne démontrent-ils pas sa propension à rejeter le clivage et son utilité démocratique alors qu’il permet la canalisation de la violence de la société par la politique ?

Nous sommes dans le paradoxe de la personnalisation du pouvoir à outrance. Emmanuel Macron se présente, depuis 2017, en président Jupiter, unique incarnation de l’autorité politique en France. Mais le mythe du chef tout puissant est une sorte de compensation à l’impuissance du pouvoir. Plus le pouvoir politique se montre dans l’incapacité intrinsèque de répondre aux difficultés ou aux malheurs de la France (déclin scolaire, industriel, énergétique, pauvreté, violence, inflation, crise de l’hôpital et du logement, perte de la maîtrise des frontières, etc), plus il est tenté de cultiver l’image du père protecteur, sauveur providentiel et la grandiloquence. Cette conception du pouvoir est profondément manipulatrice et mensongère car dans la société moderne, les ressorts de l’autorité sont infiniment complexes et le destin d’une nation, aujourd’hui, ne tient pas dans les mains d’un seul individu. En tout cas cette vision autocratique aboutit à vouloir affaiblir ou soumettre toute autre source rivale de pouvoir : le gouvernement, exclusivement composé de ministres courtisans, le Parlement dont la souveraineté est anéantie à l’image d’une réforme des retraites immensément impopulaire et adoptée sans vote de l’Assemblée nationale, les collectivités territoriales, méticuleusement asphyxiées, la haute administration, asservie et saccagée par la suppression de ses métiers (préfets, ambassadeurs, etc). Une opération de communication comme la convocation des chefs de partis, ou encore l’annonce d’un « préférendum » vécu comme un gadget inutile, auront du mal à couvrir cette destruction pierre par pierre de la démocratie vivante qui s’accompagne d’un effondrement de la confiance populaire.

Ces tentatives d’Emmanuel Macron de reprendre la main sur le plan politique ne servent-t-elles pas à masquer les dissensions au sein de la macronie, sur l’immigration notamment ?

Sans doute, mais ce n’est qu’un aspect du sujet. La situation présente est profondément absurde. Nous avons un président élu qui est censé incarner à lui seul le pouvoir politique. Il est en place pour encore quatre ans et, du fait des institutions, intouchable et protégé de toute mise en jeu de sa responsabilité personnelle. Privé de majorité absolue à l’Assemblée nationale, il se trouve plus que jamais réduit à l’impuissance. On ne dira jamais assez à quel point la supposée réforme des retraites, adoptée aux forceps et au prix d’une profonde déchirure de la France, est creuse et inconsistante. Mais la situation politique semble irrémédiablement bloquée. Un homme d’État de caractère et visionnaire tenterait quelque chose pour sortir de l’impasse : une dissolution ou un référendum sérieux mettant en jeu la poursuite de son mandat sur un modèle gaullien. Nul n’imagine l’actuel chef de l’État, dont la grandiloquence se présente comme le masque de la prudence le concernant et de l’indécision, prendre un tel risque. Au-delà de sa personne et à travers elle, c’est tout un système, un régime fondé sur la vision mensongère du « chef tout-puissant » pour compenser la faillite du pouvoir politique à régler les problèmes des Français, qui montre aujourd’hui son extrême toxicité. 31/8/2023

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