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29 mai 2026

Gabriel Nerciat
28/5/2026

L'ÉNIGME BRUELIENNE


Sur Patrick Bruel, en fait, je me pose la même question qu'il y a trente ans : pourquoi un type aussi vulgaire et qui compose des chansons aussi médiocres et insignifiantes que les siennes a-t-il eu autant de succès, et aussi longtemps ?
C'est à mon sens la seule question qui vaille. Et - misogynie à part, comme disait Brassens - je n'ai toujours pas trouvé la réponse.
Un type qui fixe des rendez-vous à ses amis dix ans à l'avance, et feint une grossesse nerveuse parce que les adultes prennent le droit de mentir aux gosses, il n'a pas besoin de violer quiconque.
Tout de suite, on sait qu'il est louche.
Il ne peut pas y avoir, dans son cas, de présomption d'innocence.

10 mai 2026

Gilles La Carbona
Secrétaire national du RPF au suivi de la vie parlementaire

La République qui se bunkerise...


Les révélations récentes sur les déclarations d’Olivier Véran devant l’Assemblée Nationale, les parjures relevés dans le rapport Alloncle sur l’audiovisuel et désormais le refus du président du Sénat Gérard Larcher d’autoriser une commission d’enquête sur l’affaire Epstein, après un refus similaire de Yaël Braun‑Pivet, composent un tableau troublant. Ces décisions successives alimentent un sentiment de suspicion et renforcent l’idée que certains responsables politiques cherchent à éviter toute mise en lumière de sujets sensibles.
Le signal envoyé est d’autant plus problématique que ces deux présidents, déjà contestés dans l’opinion, n’ont rien fait pour dissiper le malaise. Leur attitude renforce l’impression d’une classe politique habituée à l’impunité, confondant pouvoir et privilèges, et oubliant que leurs fonctions exigent rigueur, transparence et exemplarité. Lorsque les intérêts de caste prennent le pas sur l’intérêt général, la confiance s’effondre. Pourquoi refuser une commission d’enquête ? Est‑ce pour éviter un chevauchement avec la procédure judiciaire en cours ? Est‑ce pour protéger certaines personnalités, alors que Paris apparaît dans les documents comme un point central du réseau d’Epstein ? La question demeure ouverte.
Ce refus, en tout cas, ne contribue pas à restaurer la confiance des citoyens dans leurs institutions. Il devient difficile d’affirmer que ces responsables agissent d’abord pour les Français, et non pour préserver leurs pairs. Si la justice mène son travail jusqu’au bout, et si des personnalités proches du pouvoir sont impliquées, cela finira par apparaître.
Il existe cependant un moyen de contourner ces blocages : le droit de tirage. Si un groupe d’opposition l’utilise, la commission d’enquête est automatiquement créée, sans que ni Gérard Larcher, ni Yaël Braun‑Pivet ne puissent s’y opposer. Il appartient donc aux oppositions de se montrer à la hauteur et de prendre leurs responsabilités. Au RPF, nous défendons une refonte profonde de nos institutions, avec un objectif central : redonner la parole au peuple. Les citoyens doivent pouvoir exiger la création d’une commission d’enquête lorsqu’un sujet l’exige. Il est devenu insupportable de laisser une élite politique décider seule de ce qui peut ou non être examiné.
Cette situation fait écho à un autre dossier : la proposition de loi référendaire du sénateur Francis Szpiner sur la fin de vie, toujours en attente des dernières signatures nécessaires. Là encore, l’inaction interroge. À l’approche de l’élection présidentielle, il serait temps que les partis démontrent un supplément d’intégrité, de courage et de transparence. La démocratie ne peut fonctionner durablement si la vérité est dissimulée, si les contre‑pouvoirs sont neutralisés et si les responsables politiques ne rendent plus de comptes. Il est urgent de rétablir un fonctionnement institutionnel fondé sur la clarté, la responsabilité et la confiance.

18 février 2026

Amélie de Montchalin et la Cour décomptent

H16
18/2/2026

On n’est jamais si bien servi que par soi-même, surtout lorsqu’il s’agit de confiture. C’est probablement toute l’ampleur de la réflexion qui a présidé à la prochaine nomination d’Amélie de Montchalin à la tête de la Cour des Comptes.


Ainsi donc, alors que l’inénarrable Pierre Moscovici quitte avec panache son poste de Président de la Cour des Comptes, Amélie va devenir la première femme à ce poste… Ah non, zut, il y a plusieurs erreurs dans la phrase précédente : on me fait savoir dans l’oreillette que la première femme à ce poste sera l’actuelle présidente faisant fonction, Carine Camby, qui assure l’intérim depuis le 1er janvier dernier (raté pour Amélie).

Et surtout, il n’y a eu aucun panache dans le départ de Pierre tant son passage dans l’institution aura laissé un goût amer au citoyen français : refus de publier un rapport critique sur l’immigration pour ne pas froisser les débats en cours, déclarations anti-austérité dès son arrivée et même des jugements tranchants sur les dépenses « hors de contrôle » alors qu’il a lui-même, en tant que ministre du budget, participé à l’accroissement irraisonnable de la dette française, on comprend mieux son exfiltration vers une autre Cour des comptes, européenne celle-là, sans doute pour donner un peu d’ampleur à la catastrophe économique française.

Montchalin va donc prendre les rênes d’une Cour des comptes sans crédibilité, sorte de balance sans fléau et qui ne risque pas d’en regagner une, tant sa nomination tient d’un véritable scandale, heureusement camouflé par le volet français de l’affaire Epstein puis, plus récemment encore, par les dérapages sanglants de la racaille gauchiste.

Et cette fois-ci, à l’exception évidente de la macronie, les protestations sont montées de tous les côtés politiques : scandale d’État pour les uns, dérive illibérale pour les autres, « aux antipodes de l’éthique » selon le sénateur LR Hugonet, et même à l’intérieur de ce qui était, jadis, une vénérable institution montent à présent des critiques.

Il faut dire que nommer à cette Cour comme juge des comptes de la nation la personne même qui les a établis, c’est peut-être un joli geste technique de professionnel de la politique politicienne pour Macron mais ça n’en reste pas moins très visible et particulièrement détestable à plusieurs titres.


Bien sûr, ce petit côté « Juge et Partie » est immédiatement ressorti des critiques de tous les bancs politiques : Amélie établit les comptes de 2025 et Montchalin les audite en 2026, dans un conflit d’intérêt aussi évident que décontracté qui ne dérange pas un Exécutif largement décomplexé de l’outrance pour l’avoir pratiquée depuis huit ans. Après tout, nommer l’artisan du déficit pour auditer la dette, c’est demander au pyromane de rédiger le manuel de sécurité incendie, et on sait à quel point la macronie aime déclencher des feux.

Mais avec cette nomination, le scandale est plus profond.

D’une part, Montchalin est une macroniste de la première heure, et s’ajoute donc aux autres grognards du Président qu’il a déjà placés pour garantir la continuité de ses méfaits dans toutes les institutions de la Vᵉ République ainsi transformée en véritable Franchise Macron (cette méthode commerciale spécifique, hein, pas ce trait de caractère dont il est complètement dépourvu). Prenant sans doute exemple sur Mitterrand qui a largement usé du même mécanisme pour garantir que sa version très spéciale de la Socialie triomphante perdurerait bien au-delà de son cancer, Macron s’assure ainsi que la destruction méthodique du pays pourra continuer sans rencontrer trop de freins. Ce n’est plus de gestion de l’État qu’il s’agit ici, mais d’occupation, de véritable colonisation politico-institutionnelle.

D’autre part, à 40 ans et à un poste qui est à peu près inamovible, les Français pourraient donc avoir 28 longues années de ce concombre peu vitaminé à la tête de la Cour des comptes. Certes, cette Cour n’a aucun pouvoir coercitif d’importance mais elle a un pouvoir narratif et ses rapports sont régulièrement utilisés pour orienter la politique du pays, ou commodément camouflés pour permettre d’y tenir l’un ou l’autre discours que ses analyses fusilleraient. Vraisemblablement, Montchalin sera encore rue Cambon quand on aura oublié le nom du dernier Premier ministre de Macron, et elle continuera donc d’empoisonner longtemps la vie politique française.

Car il ne faudrait surtout pas oublier que Montchalin était ministre de la Transformation publique pendant le scandale McKinsey (2022), dans lequel il fut établi que de très importantes dépenses avaient été engagées auprès de ce cabinet, en parfait doublon d’institutions pourtant chargées des mêmes travaux. Montchalin avait à l’époque largement défendu ce recours aux cabinets et minimisé le scandale dont les répercutions furent parfaitement nulles.

Or, par construction, la Cour des comptes est précisément celle qui contrôle ces dépenses. Voilà qui augure d’un traitement exemplaire quand des faits comparables seront mis au jour.


Enfin, on ne pourra se passer de constater le cynisme parfait de placer à la Cour des comptes celle qui a directement participé à établir un budget catastrophique, avec 5,8 % de déficit, et ce alors que la dette frise les 113 % d’un PIB qui peine franchement à croître, alourdissant à 74 milliards d’euros les charges d’intérêts qu’on pressent de plus en plus difficile à payer.

En pratique, ce qui se joue avec cette nomination dépasse largement le cas Montchalin : c’est le symptôme d’un pouvoir qui, faute d’avoir convaincu, a décidé de durer autrement, non par les urnes, mais par les organigrammes. C’est aussi une mutation des institutions pour les faire passer de la vérification à la validation. Exactement comme pendant tout son mandat, en plaçant une figure de proue de l’exécutif à la tête de l’organe censé le contrôler, Macron ne cherche plus seulement à se protéger, il cherche à abolir la notion même de responsabilité.

La dette publique finira, d’une manière ou d’une autre, par être refinancée, restructurée ou diluée par l’inflation. Mais la dette morale contractée lorsque le contrôleur et le contrôlé se confondent, elle, se paie autrement : en défiance, en abstention, en retrait civique.

Et ce passif-là ne figurera dans aucun rapport annuel.


https://h16free.com/2026/02/18/83494-amelie-de-montchalin-et-la-cour-decomptent

21 novembre 2025

François Asselineau

Le ravi du village

-21/11/2025- En annonçant aux maires – avec un grand sourire aux lèvres ! – qu'ils devaient accoutumer leurs administrés à l'idée d'envoyer leurs enfants se faire tuer pour Zelensky, le Général Mandon a déclenché un incendie national que sa ministre de tutelle – la pauvre Vautrin qui confond Zelensky et Wolinski – a tenté maladroitement d'éteindre aujourd’hui.
Cette déclaration ahurissante accrédite la rumeur selon laquelle ce Général de bureau, qui n'a pas fait la moindre guerre, n'est qu'un rond-de-cuir assez niais et affreusement sous-dimensionné pour le poste suprême de chef d'état-major des armées.
Et il se dit que si Macron l'a catapulté du rang de simple colonel à celui de général d'armée, puis chef d'état-major en seulement 7 ans (juin 2018-septembre 2025), ce serait précisément parce que c'est un ravi du village qu'il peut utiliser au choix comme une marionnette, un souffre-douleur ou un paillasson.
De fait, la vocation de Mandon semble bien d'être un larbin, incapable de faire de l'ombre à Macron, ni même de simplement freiner ses déclarations va-t-en guerre contre la Russie qui relèvent indiscutablement de la psychiatrie.

6 novembre 2025

Gastel Etzwane

- 6/11/2025 - Ce qui frappe ici, c’est cette capacité très belge à pousser l’absurde jusqu’à la perfection administrative.
Interdire les drones non autorisés… c’est interdire ce qui est déjà interdit.
C’est l’interdiction de l’interdiction.
Une sorte d’interdit exponentiel.
On ne modifie rien au réel, mais on le réaffirme avec une emphase majestueuse, comme si l’empilement réglementaire suffisait à produire de l’efficacité.
Il y a dans cette démarche quelque chose de presque poétique dans l’absurdité : on pense résoudre un problème en proclamant qu’il est encore plus interdit qu’avant.
Mais interdire au carré ne rend pas la chose moins pratiquée ; cela ne transforme pas un pilote de drone clandestin en citoyen obéissant par miracle linguistique.
La Belgique, parfois, nous devance.
Là où la France excelle souvent dans le règlement stérile, nos voisins savent transcender la vacuité en la portant au rang d’innovation politique.
C’est un beau cas d’école : le symbole l’emporte sur l’effet.
Et l’absurdité devient produit politique revendiqué.
Jean-Luc Crucke est membre du gouvernement fédéral belge, et cette annonce concernant l’interdiction des drones non autorisés sur zones sensibles a été rendue publique début novembre 2025.

25 septembre 2025

Jonathan Sturel
25/9/2025

Lorsqu'il ira en prison, est-ce que Nicolas Sarkozy sera isolé des autres détenus ou sera-t-il avec eux, au milieu d'eux ?
Si je demande, c'est pour savoir s'il pourra « relever le défi du métissage », y goûter un peu comme on y goûte, nous autres, à son métissage, à son vivre-ensemble, à sa mixité chérie.
Pour rappel, voilà textuellement ce qu'il disait le 17 décembre 2008 dans une intervention sur le thème « Égalité des chances et mixité » à Palaiseau dans l'Essonne :
« L'objectif, c'est de relever le défi du métissage. Défi du métissage que nous adresse le XXIe siècle. Le défi du métissage, la France l'a toujours connu. Et en relevant le défi du métissage, la France est fidèle à son histoire. D'ailleurs c'est la consanguinité qui a toujours provoqué la fin des civilisations et des sociétés, jamais le métissage. »
Ailleurs dans son discours, il déplore que l'administration et le fonctionnariat, que la société, que les entreprises, que les partis ne jouent pas assez le jeu de cette diversité qu'il s'engage à ériger en priorité absolue de son mandat. Il menace alors en ces termes :
« Mesdames et messieurs, c'est la dernière chance : si ce volontarisme républicain ne fonctionnait pas, il faudra alors que la République passe à des méthodes plus contraignantes encore ! »
(Dans le verbatim officiel de son intervention, cette partie menaçante a été purement et simplement supprimée. Pourtant, Nicolas Sarkozy a bien prononcé ces mots comme en témoigne la vidéo de son discours.)
Dans ce discours complètement lunaire, il explique qu'il veut promouvoir la diversité mais pas sur des critères ethniques et confessionnels, mais réclame cependant que l'on puisse mesurer la proportion des Arabes et des Noirs dans l'administration, les médias, les entreprises, etc., afin, dit-il, de « pouvoir mesurer nos progrès dans ce domaine »...
Voilà qui est Nicolas Sarkozy, voilà son œuvre, en plus de tout le reste.
Plus qu'aucun autre avant lui, il a établi le culte républicain de la diversité, allant jusqu'à déclarer dans sa partie surréaliste sur la consanguinité que si la population française devait rester elle-même, elle finirait par périr, ... avant de lui intimer l'ordre de « relever le défi du métissage », c'est-à-dire exactement de se mélanger avec les Africains et les Arabes venus en masse chez nous pour nous sauver de nos gènes de Blancs consanguins.
Ce type infâme, cet ennemi total de notre pays et de notre peuple peut bien finir sa vie au fond d'une geôle de sa précieuse République métissée, cela ne m'arrachera jamais la moindre larme.
Au Diable !

Bruno Le Maire ou l’irresponsabilité politique

Kuzmanovic Georges
25/9/2025

Sept ans ministre de Macron, vingt-cinq ans au cœur de l’État : Bruno Le Maire feint de découvrir les méfaits de l’Union européenne. Une tartufferie de plus, symbole d’une caste politique jamais responsable, jamais coupable.


Il est des moments de la vie publique où le citoyen se demande s’il doit rire ou pleurer. Quand Bruno Le Maire, ministre de l’Économie depuis plus de sept ans et acteur de premier plan de la vie politique française depuis un quart de siècle, explique désormais que « l’Union européenne est responsable de la désindustrialisation de la France » et que « les technocrates de Bruxelles tuent l’Europe », le sentiment oscille entre la stupéfaction et la colère. Voilà donc celui qui a accompagné, justifié et promu les politiques européennes les plus destructrices depuis Maastricht qui, soudain, découvre les dégâts dont il est l’un des principaux architectes.

Voilà donc l’homme qui, depuis un quart de siècle, a occupé toutes les places clés de l’appareil d’État, l’homme qui a voté, justifié, appliqué et défendu tous les traités européens, qui découvre aujourd’hui les dégâts qu’il a lui-même semés. Tartufferie ? Hypocrisie ? Cynisme ? Sans doute les trois à la fois.

Vingt-cinq ans à défaire la souveraineté française

Bruno Le Maire n’est pas un météore politique, c’est un vieux routier du système. Directeur de cabinet de Dominique de Villepin à Matignon, secrétaire d’État aux Affaires européennes, ministre de l’Agriculture sous Sarkozy, puis ministre de l’Économie d’Emmanuel Macron depuis 2017 et pendant presque 8 ans, il est dans les arcanes du pouvoir depuis un quart de siècle au moins.

Et à chaque étape, il a participé à défaire la souveraineté de la France. Il a été de ceux qui ont enterré le vote du peuple en 2005, quand les Français ont rejeté massivement le traité constitutionnel européen, ressuscité sous la forme du traité de Lisbonne en 2008 et imposé par un Congrès réuni à Versailles. Il a été de ceux qui ont vanté les mérites de la dérégulation, du libre-échange, des délocalisations, du dumping fiscal et social en Europe. Il a été de ceux qui ont imposé le dogme de la mondialisation heureuse, en sacrifiant des pans entiers de notre économie sur l’autel de la « compétitivité ».

Alors, entendre aujourd’hui Bruno Le Maire se plaindre que « Bruxelles tue l’Europe », c’est un peu comme voir un pyromane se lamenter de voir brûler une maison qu'il a lui-même incendiée.

L’euro, cette camisole qui étrangle la France

Au cœur du problème se trouve bien sûr l’euro. Conçu à l’image du Deutsche Mark, cette monnaie unique est taillée sur mesure pour l’industrie exportatrice allemande. Pour Berlin, c’est une aubaine : elle bénéficie d’une devise parfaitement adaptée à sa puissance industrielle. Pour Paris, c’est un piège : la France se retrouve coincée avec une monnaie trop forte pour son appareil productif, et trop faible pour soutenir son pouvoir d’achat.

Résultat : pour tenter de compenser ce handicap, l’État français dépense chaque année au moins 150 milliards d’euros. CICE (Crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi), Crédits d’impôt, subventions, allègements de charges, primes à l’exportation… Autant de pansements budgétaires pour maintenir vaguement à flot une industrie qui suffoque sous le joug de l’euro.

Ce sont 150 milliards qui pourraient aller à l’école, à la santé, à la recherche, à la transition écologique, aux infrastructures. Mais non : ils servent à colmater les brèches d’un système monétaire absurde, voulu par nos élites, imposé aux peuples, et qui ronge année après année les bases de notre économie.

Une désindustrialisation qui n’a rien d’un accident

Ce n’est pas la fatalité qui a conduit à la désindustrialisation française, mais bien des choix politiques. Les élites françaises ont accepté les règles du jeu maastrichtien en toute connaissance de cause. Elles ont préféré vendre aux Français les vertus supposées de la « compétitivité », du « consommateur roi » et des « marchés ouverts », plutôt que de défendre l’indépendance économique et la souveraineté productive du pays.

Ainsi, au lieu de maintenir et moderniser notre appareil productif, on a organisé la fuite des usines à l’étranger. Au lieu de protéger notre avantage énergétique lié au nucléaire, on a accepté le système européen absurde de fixation des prix de l’électricité, conçu pour neutraliser l’avantage français et aligner nos coûts sur ceux de l’Allemagne. Au lieu d’investir dans des filières stratégiques, on a préféré signer des accords commerciaux ouvrant nos marchés à des produits fabriqués au bout du monde, au prix d’un désastre écologique et social, tout cela pour flatter les dogmes du libre-échange et du marché unique.

Et beaucoup en ont profité financièrement, et encore plus la classe sociale qu'ils ont servi, et en premier lieu, les ultra-riches, ceux dont la fortune a été multipliée par 5 en 10 ans.

Évolution du patrimoine cumulé des 500 plus grandes fortunes de France de 1996 à 2024
- 1996 : le patrimoine cumulé des 500 plus grandes fortunes représentait ≈ 6,4 % du PIB (environ 80 Mds €).
- 2017 : des responsables politiques et médias reprennent un ordre de grandeur d’≈ 25 % du PIB (repère souvent cité pour illustrer la montée depuis 1996).

On a sacrifié Alstom sur l’autel de Bruxelles et pour amplifier la fortune de quelques milliardaires à qui, in fine, profite la perte de souveraineté dans tous les domaines. On a laissé partir nos raffineries, nos aciéries, nos fleurons de l’électronique, notre industrie chimique et une partie de l'industrie militaire. On a accepté que notre agriculture soit broyée par les accords de libre-échange et même de perdre notre souveraineté agricole. Et surtout, on a consenti à ce que notre avantage énergétique – le nucléaire – soit neutralisé par un système européen de fixation des prix pensé pour priver la France de son atout compétitif et par des lobbies (puissances étrangères surtout mais, aussi écologistes) qui ne veulent pas que la France soit doté d'une énergie souveraine.

L’Allemagne, elle, a joué sa partition : enchaînant les excédents commerciaux, imposant ses règles, profitant de la monnaie unique. La France, elle, a perdu des millions d’emplois et accumulé des déficits abyssaux.

Jamais responsables, jamais coupables

Et aujourd’hui, que fait Bruno Le Maire ? Il dénonce les technocrates de Bruxelles, comme si l’Union européenne était tombée du ciel, comme si lui et ses semblables n’avaient jamais signé, jamais voté, jamais défendu ces politiques. C’est la grande tradition des élites françaises : jamais responsables, jamais coupables.

Quand les déficits se creusent, c’est la faute des Français « trop dépensiers ». Quand l’emploi s’effondre, c’est la faute des travailleurs « pas assez productifs ». Quand les usines ferment, c’est la faute de la mondialisation « inévitable ». Et quand l’Union européenne, qu’ils ont eux-mêmes façonnée, révèle son vrai visage, c’est la faute aux « technocrates ».

« On ne joue pas impunément avec les peuples et leur his­toire. Toutes les chimères politiques sont appelées un jour ou l'autre à se briser sur les réalités historiques. » - Philippe Séguin, Discours du 5 mai 1992 à l'Assemblée nationale

Non, Monsieur Le Maire. Gouverner, ce n’est pas jouer les Ponce Pilate. Gouverner, ce n’est pas se laver les mains des choix que l’on a imposés.
Gouverner, c’est décider, assumer, rendre des comptes.
On ne gouverne pas impunément !

Le prix de la trahison démocratique

Il ne faut jamais oublier que les Français ont dit « non » en 2005. Ce « non » massif au traité constitutionnel européen a été piétiné trois ans plus tard par la ratification du traité de Lisbonne. Depuis ce coup de force, le divorce est consommé entre une élite politique qui gouverne contre son peuple et des citoyens qui n’ont plus confiance.

Le système maastrichtien a donc deux effets délétères : d’un côté, il appauvrit la France en la privant de ses leviers économiques ; de l’autre, il mine la démocratie en privant le peuple de sa souveraineté. Une double peine dont Bruno Le Maire et ses amis sont les premiers comptables.

Retrouver le sens de la responsabilité

La France ne pourra pas éternellement supporter ce double fardeau : une économie bridée par l’euro et un peuple trahi par ses élites. Il faudra tôt ou tard rompre avec ce système, retrouver une monnaie adaptée à nos intérêts, protéger nos industries, rétablir un État stratège capable d’investir dans l’avenir.

Mais surtout, il faudra réapprendre ce que signifie gouverner. Gouverner, ce n’est pas se cacher derrière Bruxelles, derrière les marchés, derrière l’OTAN ou la mondialisation. Gouverner, c’est décider pour son peuple, et devant son peuple. Gouverner, c’est accepter d’être jugé sur ses actes.

Bruno Le Maire n’est pas une exception. Il est le symbole d’une génération politique qui a choisi de dissoudre la souveraineté de la France dans le système maastrichtien, puis de se cacher derrière ses règles quand les choses tournent mal.
Bruno Le Maire incarne à la perfection cette génération de dirigeants qui ont troqué la souveraineté contre les lambris européens, et qui, aujourd’hui, osent pleurer sur les ruines qu’ils ont eux-mêmes causées. À lui, comme à toute la caste politique qui l’a accompagné, il faut rappeler une vérité simple, républicaine, que le général de Gaulle résumait d’une formule : « La politique de la France ne se fait pas à la corbeille ». Elle ne devrait pas non plus se faire à Bruxelles.

La France ne retrouvera ni son indépendance économique, ni sa dignité démocratique tant qu’elle sera prisonnière de cette logique mortifère. Le retour au principe de responsabilité est indispensable : des responsables politiques qui assument leurs choix, qui rendent des comptes, et qui cessent de rejeter sur le peuple ou sur Bruxelles les conséquences de leur propre idéologie.

Il ne s’agit pas seulement d’un débat économique ou institutionnel. Il s’agit de la survie d’une nation qui, si elle continue à se dissoudre dans l’irresponsabilité et la dépendance, finira par n’être plus qu’une périphérie de l’empire germano-américain, sans industrie, sans voix, et sans avenir.

18 août 2025

La caste dirigeante se porte bien et vous emmerde

H16
18/8/2025

Ce n’est pas parce que la France va mal que nos dirigeants devraient être anxieux.

Bien sûr, ils ont (pour certains fort confusément) compris que la situation est catastrophique, et certains se doutent que les jours de la République sont comptés mais ce n’est pas une raison pour se laisser abattre : il reste manifestement quelques mois, quelques années peut-être, pour en profiter largement.

C’est donc sans surprise qu’on a observé, cette semaine, une avalanche de nouvelles toutes aussi croustillantes les unes que les autres, montrant que la caste dirigeante a décidé d’ouvertement piller le pays sans plus aucune considération pour l’éventuel qu’en dira-t-on.


Pour certains, ce pillage n’est pas directement lié à la conjoncture, mais constitue plus une question d’habitude : entraînés dès le plus jeune âge à gaspiller, faire n’importe quoi sans jamais devoir rendre des comptes pour les erreurs commises, certains usent et abusent des institutions françaises dans une décontraction complète et ce n’est qu’à la faveur de leurs débordements les plus grossiers, impossibles à camoufler, qu’on apprend leurs frasques.

Le cas de Patrick Mignola peut servir d’exemple en la matière : le ministricule en charge des relations avec le Parlement (eh oui, ce bidule existe !) enchaîne les fêtes particulièrement bruyantes au sein de l’hôtel de Clermont dans lequel siège le ministère dont il a la charge. Bruyantes à tel point que les voisins, excédés, s’en sont ouverts à la police pour tapage nocturne, et que cette information a fini par trouver une place dans les colonnes du Canard enchaîné.

Pour le fils Mignola, bon sang ne saurait mentir : il avait amplement démontré ses capacités de branleur coûteux en plantant la société de son père, ce dernier faisant dans la faïence (celle dont on fait les carrelages que son entreprise vendait avec succès jusque dans les années 2000). De la faïence, le fils est passé à la faillite avec rapidité.

Une telle réussite méritait amplement un maroquin, n’est-ce pas ?

Quand ce n’est pas un ministère, c’est un comité, une commission ou un institut que nos élites pillent et sabotent.

Avec l’Institut National de l’Audiovisuel, le peuple français avait déjà connu le bénéfice fort douteux du passage d’Agnès Saal qui y avait détourné pour 40.000 euros de fonds public (et fut condamnée pour cela) sous forme de frais de taxi. Rassurez-vous, malgré cette probité problématique, l’énarque avait été recasée sans grand dommage pour sa carrière.

Pour l’INA, son remplacement ne se traduit pas vraiment par du mieux : à la morale discutable d’Agnès Saal succède celle, encore plus souple, de Laurent Vallet qui vient tout simplement de se faire serrer pour un achat de cocaïne, et tant qu’à faire, à un mineur. L’affaire, qui s’était déroulée en juillet, n’avait guère inquiété l’institution et son ministère de tutelle (celui de la Culture) qui n’a agi qu’une fois l’information largement relayée, plusieurs semaines plus tard, en août, par ces réseaux sociaux dont nos élites voudraient bien se débarrasser – avec ces affaires, on comprend pourquoi.


Encore une fois, rassurez-vous : une fois rapidement mis à pied, Laurent Vallet sera prestement remplacé par Agnès Chauveau, dont le calibre permet déjà de garantir que l’Institut est dans des mains d’une intégrité équivalente, puisque cette dernière avait été, on s’en rappelle, virée de Sciences Po pour plagiat.

Décidément, la constance avec laquelle, lorsqu’on gratte un peu les différentes affaires qui émaillent nos institutions, on voit dégringoler les foutriquets par grappes entières, ne cesse d’envoyer un message clair : il n’y en a pas un pour rattraper l’autre, et la cooptation des parasites entre eux finit par donner un tableau d’ensemble particulièrement frappant.

Tous les postes à responsabilité sont maintenant occupés par des irresponsables, dont la caractéristique essentielle se résume à former une caste capable seulement de se tenir fermement les coudes, de former une coterie dont l’intérêt ne s’aligne absolument plus avec celui du peuple dont ils ont récupéré la charge par ruse, par tromperie ou par abus de faiblesse.

Ce n’est même plus une dérive qui ne toucherait que les sous-fifres et les hauts fonctionnaires recasés ici ou là, puisque cette semaine a aussi démontré que le quatrième personnage de la République (par rang protocolaire), à savoir la Présidente de l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, agissait avec la même morgue vis-à-vis des deniers publics que les autres tâcherons précédemment cités.

Il apparaît en effet que, selon un article du Canard enchaîné (qui semble en veine d’enquiquiner la Macronie actuellement), cette dernière aurait demandé à la garde motorisée des CRS en charge de sa protection – et de celle de sa résidence au Vésinet – de nourrir ses poules.

Bien évidemment, l’affaire éventée, la Présidente s’est rapidement fendue d’un communiqué : les poules ont démenti. Circulez (sans brigade de motards), il n’y a rien à discuter. Et même si l’on démontre ainsi que ces poules sont mieux protégées que les églises, l’arbre en mémoire d’Ilan Halimi et la flamme du soldat inconnu, Braun-Pivet en a profité pour – c’est pratique – annuler la garde de son domicile, histoire de montrer à quel point elle était rigoureuse dans l’utilisation des fonds publics.


L’Occupant Intérieur a pris ses positions. Il a construit ses lignes de défense, par la propagande non-stop, l’infiltration des médias et des université, la corruption de la justice et des institutions. Il ne refusera aucun sacrifice du Peuple, ne reculera devant aucune vilénie, devant aucune abjection si cela peut lui apporter quelques bénéfices immédiats, quelque consolidation de son pouvoir.

Cette caste est maintenant composée pour moitié de saprophytes et pour moitié de coprophages acharnés et tous semblent se repasser les postes dans une sorte de farandole répugnante où c’est à celui qui pillera le plus fort, parasitera le plus profondément et se moquera du bien public le plus visiblement possible.

Oui, la caste se porte bien, et elle vous emmerde.


https://h16free.com/2025/08/18/81717-la-caste-dirigeante-se-porte-bien-et-vous-emmerde

2 juillet 2025

Soize Dencuff
1/7/2025

Comme le signale aubontouite_français : Andy Kerbrat est de retour à l'Assemblée.
Soit 15 jours d'exclusion et salaire divisé par 2 pendant 2 mois...

Les soignants suspendus 3 ans sans salaire, ni indemnité, ni chômage, pour refus de s'injecter une gigantesque merde apprécieront les "valeurs de la République"...

Inutile de vous dire que j'apprécie moi aussi. Il paraît qu'on va construire les "prisons darmanin" parce que celles en service débordent. Ben je pense que cela va être très utile pour embastiller tous nos élus voyous dont le nombre ne cesse de s'élever.

25 juin 2025

Christian Dubuis Santini
25/6/2025

Bon, en même temps, oublier 21 millions d’euros sur un bord de table, ça arrive, faut pas voir le mal partout, c’est juste une petite erreur de calcul de rien du tout, une négligence quoi ! N’oubliez pas de débrancher la wifi pour les vacances...

19 juin 2025

LA DÉRIVE ALLEMANDE

Jean-Claude Delhez

-20/6/2025- Le nouveau chancelier allemand, Friedrich Merz, multiplie les prises de position discutables en matière de politique étrangère. La dernière en date a eu lieu lors de la réunion du G7 au Canada. Il y a affirmé publiquement qu'Israël avait « le courage de faire le sale boulot pour nous tous ». Il parlait des bombardements israéliens sur l'Iran. Quoi qu'on puisse penser du régime iranien et de l'état d'avancement de son programme nucléaire, il est un fait indiscutable : l'attaque israélienne est une violation du droit international et de la souveraineté d'un État. Dès lors, M. Merz, au nom de l'Allemagne, cautionne publiquement ces violations et prend parti dans un conflit, en faveur de l'agresseur. Il laisse entendre que c'était à l'Allemagne (et ses alliés, j'imagine) de bombarder l'Iran et qu'il faut dès lors remercier Israël pour le courage de le faire à sa place. Suite à la prise de paroles de Merz, Téhéran vient de convoquer l'ambassadeur d'Allemagne en Iran.
On se rappellera qu'avant même d'être nommé chancelier, Merz avait consacré l'une de ses premières déclarations publiques à assurer que l'Allemagne n'appliquerait pas le mandat d'arrêt de la Cour pénale internationale contre Benjamin Netanyahou. La politique de Merz est donc l'alignement complet sur l'action du gouvernement Netanyahou, quoi qu'il fasse en Iran, à Gaza ou ailleurs, quel que soit le nombre de ses victimes et des pays qu'ils bombarde au Proche-Orient. Ce qui est aussi, par ailleurs, la politique des USA.
Merz, c'est également l'homme du durcissement face à la Russie. Alors que Scholz, son prédécesseur, avait toujours refusé de livrer des missiles Taurus à Kiev, Merz s'est prononcé en faveur du contraire. Réactions négatives à Moscou. Mais réactions négatives aussi à Washington (il y a de l'électronique américaine dans les missiles allemands). Et réactions négatives au sein du partenaire de coalition allemand, le SPD, le parti social-démocrate. Résultat des courses : au bout de plusieurs semaines de tergiversations, l'Allemagne ne livrera pas de missiles Taurus à Kiev.
On peut aussi rappeler que Merz a obtenu des parlementaires allemands le feu vert pour dépasser la limite d'endettement du pays afin d'investir une somme rondelette dans les infrastructures civiles et dans le réarmement de la Bundeswehr. Il entend faire de l'armée allemande la plus puissante d'Europe. Ce qui est une excellente nouvelle pour les marchands de canons américains.
L'Allemagne nous avait déjà gratifié récemment de ses politiciennes va-t-en-guerre, les Baerbock et von der Leyen, voilà maintenant un nouveau faucon décomplexé dans la galaxie belliciste germanique. Pour l'anecdote, on notera que ces adeptes de la pensée néo-conservatrice américaine sont issus des Young global leaders du forum économique de Davos (Annalena Baerbock), de McKinsey (Ursula von der Leyen) et de Blackrock (Friedrich Merz).

Yann Bizien

-19/6/2025- Nous allons souffrir. Car Léa Salamé va imposer un supplice socialiste quotidien à tous les Français qui regardent encore des JT wokistes et islamo-gauchistes à 20h.
"Cette nomination de Léa Salamé marque un tournant aussi inattendu qu’inquiétant pour une rédaction déjà fragilisée. En perte de vitesse depuis plusieurs années, confrontée à une érosion continue de son audience et à une perte de confiance de la part des téléspectateurs, France Télévisions semble avoir fait le pire choix idéologique possible : confier son rendez-vous d’information phare à une personnalité clivante, surcotée et perçue comme déconnectée du quotidien des Français."
"Ce n’est pas un choix stratégique, c’est une fuite en avant. Une décision symptomatique d’une direction désorientée, prisonnière de sa bulle parisienne et coupée des réalités du pays."
"Égérie d’une gauche bobo et élitiste, Salamé incarne davantage le microcosme germanopratin que l’universalité attendue du service public. Elle parle souvent au nom du peuple, mais n’en partage ni le quotidien, ni les angoisses, ni les repères."
"Ses interviews politiques sont régulièrement critiquées pour leur tonalité inquisitrice, leurs sous-entendus idéologiques et leur tendance à réduire les sujets à des confrontations binaires. Ses questions, souvent orientées, visent davantage à piéger qu’à éclairer, et à fabriquer des moments viraux."
"Son traitement de l'information, émotionnel, partisan, militant et spectaculaire, éloigne le service public de sa mission première : informer, contextualiser, éclairer, aider à comprendre."
"Difficile d’ignorer la situation personnelle de Léa Salamé, en couple avec Raphaël Glucksmann, eurodéputé et candidat quasi-déclaré à l’élection présidentielle de 2027. Dans son émission hebdomadaire sur France 2, la présentatrice raille fréquemment les ennemis politiques de son conjoint tandis que ce dernier se trouve miraculeusement épargné par la production."
"Comment prétendre à la neutralité journalistique dans un tel contexte ? Comment garantir l’impartialité du traitement de l’information avec un profil aussi tendancieux ?"
"Ce choix incarne une incompréhension totale des attentes des téléspectateurs. À l’heure où le public réclame davantage de clarté, de proximité et d’indépendance, France Télévisions opte pour le contraire : une journaliste perçue comme partisane, élitiste et en quête de reconnaissance médiatique. Plutôt qu’un renouveau, cette nomination risque d’accélérer la perte de confiance envers une institution déjà malmenée. C’est une erreur de casting majeure, qui en dit long sur l’état de déconnexion des dirigeants du service public télévisuel."
Le "média citoyen"

3 mai 2025

Radu Portocala

-3/5/2025- En une seule heure, j’ai eu le désagrément de subir deux prises de parole de l’infect Claude Malhuret.
Dans la première, il fait campagne contre Trump. Il nous explique comment, depuis la prise de pouvoir de celui-ci, l’Amérique est arrivée au bord du gouffre, et se réjouit de constater qu’un mouvement de résistance est en train de naître.
Dans la deuxième, il fait campagne contre Poutine. Il sait comme nul autre l’état lamentable dans lequel se trouve la Russie, il a toutes les données de son involution économique, il connaît parfaitement les projets les plus secrets de Poutine.
Il n’a que des certitudes, quel que soit le sujet, et il les récite avec cet air docte que prennent les nullités agressives en exposant / imposant leurs idées. Progressiste en diable, il regrette sans doute de ne pas voir Hillary Clinton à la Maison Blanche et Macron au Kremlin.
Sa médiocre biographie et ses contorsions politiques n’incitent pas à l’admiration. Ses discours vous hérissent le poil et vous font penser que, si vous étiez dans la même pièce que lui, vous auriez envie de le mettre à la porte avec quelques mots rudes bien sentis. Il est l’exemple parfait de l’individu définitivement inutile.

27 avril 2025

Monique Plaza
26/4/2025- 

Benoit Payan (maire de Marseille) :

« Je n’accepterai plus que ce conseil municipal se transforme en tribunal accusatoire des musulmans. Désormais, les propos tenus vis-à-vis des musulmans seront observés et regardés à la loupe par un avocat… »
Il cite en exemple une remarque sur la charia, qu’il estime relever du racisme.
Un maire serait-il habilité à déterminer ce qui relève de la liberté d’opinion et d’expression au sein du conseil municipal ?
Ce maire d’une ville où les musulmans sont nombreux sait que pour 57 % des jeunes musulmans, la charia est plus importante que la République (sondage Ifop de 2020 pour le Comité Laïcité République) ce qui souligne la fracture grandissante qui sépare les jeunes musulmans de l'ensemble des Français. Il prend le parti de défendre la charia dans "son" conseil municipal contre la loi de la République.

25 mars 2025

Régis de Castelnau

Rubrique : au galop

Chassez le naturel…
Ils sont indécrottables. Voilà que ce Fritz veut refaire Barbarossa. Et, comme d’habitude, en se torchant avec les traités (celui de Moscou de 1990). Tu me diras, cette fois-ci au moins il est aimable, il prévient.
Eh criminel tu n’as pas compris qu’Ivan a une mémoire de mammouth laineux sibérien ? Et que la dernière fois il a pas trop aimé.
Alors si tu bouges une oreille, comme le dit Emmanuel Todd, ton pays sera transformé en jolie plaque de verre.
Le mec, son pays a mis le monde à feu et à sang, provoqué la mort de 60 millions de personnes, tué 25 millions de soviétiques et exterminé 6 millions de juifs, et il la ramène. On rêve.
Quelqu’un pour faire taire cet imbécile irresponsable ?

14 mars 2025

LES CORROMPUS

Jean-Claude Delhez

- 14/3/2025 - Tandis que les médias français, fidèles à la voix de leur maître, n'ont que la guerre à la bouche, plusieurs décisions judiciaires sont passées discrètement dans l'actualité récente. Le 5 mars, la Justice a condamné Alain Bauer à 12 mois de prison avec sursis et 375.000 euros d'amende, Augustin de Ramonet à 8 mois de prison avec sursis et 200.000 euros d'amende, Laurent Vigier à 6 mois de prison avec sursis et 30.000 euros d'amende, Jean-Pierre Jouyet à 30.000 euros d'amende, Christian de Bongain, alias Xavier Raufer, à 30.000 euros d'amende.
Pourquoi ? Pour favoritisme dans les marchés publics, une affaire dénoncée il y a déjà 11 ans par Mediapart. Il s'agit de contrats financés par des fonds publics et attribués par favoritisme à Alain Bauer par les autres condamnés. Alain Bauer est le criminologue bien connu par son omniprésence sur les chaînes de télévision de l'audiovisuel public. Il en va de même pour Xavier Raufer. Augustin de Ramonet était le directeur d'Aéroports de Paris. Il dirigeait également, avec Jouyet et Vigier, la Caisse des Dépôts et Consignations qui est, d'une certaine manière, la banque de l'Etat. Tous ces gens ont cumulé, au fil de leur carrière, de hautes responsabilités dans la fonction publique, des intérêts dans des sociétés privées, des liens avec les partis politiques et avec la franc-maçonnerie.
Deux jours après cette sentence, ce 7 mars, la Justice condamnait Bernard Squarcini à 4 ans de prison dont 2 ans fermes et une amende de 200.000 euros, pour trafic d'influence au profit de la société LVMH, propriétaire du milliardaire Bernard Arnault. En l'occurrence, Squarcini avait organisé l'espionnage d'un magazine et d'un député d'opposition. Bernard Squarcini est l'ancien directeur de la DST et de la DCRI, c'est-à-dire du service de contre-espionnage français.
Pour rappel, une enquête est toujours en cours concernant le philosophe Bernard-Henri Lévy, soupçonné d'avoir usé de sa fonction de directeur du comité de surveillance de la chaîne Arte pour en obtenir des financements en faveur de ses propres documentaires.
C'est étrange cette propension à s'enrichir illégalement en puisant dans l'argent public chez des gens qui font profession de combattre le crime, de gérer les deniers de l'Etat et de faire la morale au reste du monde.



13 mars 2025

23 février 2025

Yann Bizien
23/2/2025

Jean-Noël Barrot est une calamité politique, un professionnel du bobard et de la fantaisie d'apparence

Il glisse comme un serpent sur les réalités et assure le service après-vente de la folie narcissique de Macron : l'intégration de l'Ukraine dans l'OTAN est la cause principale d'une guerre meurtrière et couteuse engagée il y a 3 ans à l’est de notre contient. L’élargissement sans limites de l’OTAN nous a apporté la guerre, pas la paix. L'Ukraine est désormais dévastée, Zelensky est défait, mais Jean Noël Barrot persiste dans cette absurdité géopolitique dangereuse d'une intégration de l'Ukraine dans l'OTAN qui reste une ligne rouge pour la Russie.
Pour notre élite française déconnectée, peu importe le million de morts et blessés et les centaines de milliards brûlés dans une guerre que nous savions ingagnable et qui cesse d'autorité avec la fin des aides américaines.
Sur l’Algérie, même glissade de couleuvre, même hypocrisie, même idiotie, même naïveté et même aveuglement. Avec le regard faux, Jean Noël Barrot s’affiche incapable d’instaurer un rapport de force indispensable avec un régime qui nous impose ses terroristes et ses influenceurs du djihad chez nous.
S’agissant des 15 milliards d’aides au développement à des pays qui ne nous veulent pas du bien, comme les Comores, ou encore l'Algérie, il les justifie en considérant que ces dépenses principalement idéologiques seraient « utiles aux Français », négligeant l’état épouvantable de nos comptes publics et de notre système de retraites dans le rouge écarlate.
Enfin, sur la fermeture d’une chaîne du groupe Bolloré, il ment comme Emmanuel Macron sur le mobile idéologique de l’ARCOM.
Jean-Noël Barrot est l’archétype de l'apparatchik macroniste. Il incarne à merveille cette élite déconnectée qui n'a jamais connu le monde réel du travail. Propulsé Ministre chargé des affaires européennes et des Affaires étrangères sans la moindre expérience diplomatique, sa nomination relève davantage du népotisme et de la République des copains que du mérite, du talent, de l’excellence et de la compétence.
À défaut d'avoir une stature d’homme d’État, il compense ses faiblesses par des rodomontades pathétiques contre Donald Trump et un bellicisme presque hystérique dans le conflit ukrainien, multipliant les déclarations martiales dont chacun sait qu'elles ne seront jamais suivies d’effets puisque la France est désormais, à cause de son idole narcissique, un pays tiers-mondisé et déclassé.
Il est grand temps que notre pays soit incarné et représenté par des hommes courageux et réalistes dotés de l’honnêteté et de la virilité nécessaires pour défendre avant tout nos intérêts diplomatiques, de sécurité et économiques dans le monde entier.
Nous n’avons aucun cadeau à faire à cette classe politique incapable, déplorable et honteuse qui nous ridiculise et organise méthodiquement notre chute fatale en décidant de tout sans nous et contre notre volonté.
Soyons tous assurés que l’Amérique de Trump ne nous fera aucun cadeau tant que nous aurons ces individus nocifs au pouvoir.
Notre sursaut nous appartient. Il faut le provoquer dans les urnes en dégageant ces ignobles individus du pouvoir.

14 février 2025

NOMINATIONS PRÉSIDENTIELLES

Gabriel Nerciat

- 14/2/2025 - Je sais bien que je n'ai plus beaucoup d'électeurs macroniens de sensibilité libérale dans mes contacts, mais quand même est-ce que l'un d'entre eux pourrait avoir l'amabilité de répondre à la question suivante.
Quelle différence y a-t-il entre la nomination à la tête du Conseil constitutionnel d'un notable socialiste véreux sans aucune expérience juridique ni légitimité politique réelle et celle à la tête d'un département d'État dévolu à l'efficacité gouvernementale d'un entrepreneur surdoué et multi-milliardaire devenu l'homme le plus riche du monde ?
Pourquoi la seconde nomination devrait-elle poser problème et pas la première ?
On va voir qui s'y colle.