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4 mars 2026

La presse en mode pincettes, la France en mode panique

H16

- 4/3/2026 - Ah, qu’il est bon d’avoir une presse subventionnée ou (quand elle ne l’est que modestement) qu’elle soit adoubée par le pouvoir en place ! Sa lecture est aisée, ses annonces y sont douces et l’avenir qu’elle trace si joyeux ! Pour elle, pas de doute, la France ne décline pas du tout.


Ainsi, avec la verve de cette rédaction de fins lettrés qui la caractérise, BFM TV titrait vendredi « Un lent déclin plutôt qu’un gros décrochage » sans se déballonner. Lecture apaisante qui permet d’apprendre, au détour de formulations cotonneuses et de précautions d’usage, que l’Italie vient de rattraper la France en PIB par habitant (et ce pour la troisième année consécutive, la France se situant sous la moyenne européenne) mais que ce n’est pas si grave et « à prendre avec des pincettes » en nuançant bien fort.

Voilà : c’est ça qui est chouette avec la presse actuelle, le gouvernement du moment, les politiciens de l’instant et les experts de plateau, c’est que ça roucoule, ça flatte, ça nuance, ça relativise, ça contextualise, ça fact-checke aussi peu que possible et ça noie le poisson avec méticulosité.

Le problème, c’est que le poisson pèse désormais 119 % du PIB et sent de plus en plus fort.

Car derrière ce poisson que BFM et consorts ne mentionnent qu’en passant se cache en réalité une accélération vertigineuse des mauvaises nouvelles, un empilement maintenant hebdomadaire de révélations toutes plus accablantes les unes que les autres.

Et le mois de février qui vient de s’achever fournit une excellente idée de ce rythme de plus en plus nerveux.

Jugez plutôt : le 19 février, la Cour des comptes publie le rapport accablant dont un précédent billet faisait mention : déficit à 5,4 % du PIB, dette record proche de 119 %, nécessité de trouver 80 milliards d’économies en surcroît des efforts (ou des bricolages, plutôt) déjà concédés… La France est officiellement le cancre de la zone euro, avec un déficit supérieur à celui de tous ses voisins et des taux d’emprunt au niveau de la Grèce.


Le lendemain, le 20 février, le Sénat révèle que 13 335 foyers fortunés échappent intégralement à l’impôt sur le revenu, en fait des contribuables éligibles à l’IFI mais dont l’IR est « nul ou négatif ».


Une semaine plus tard, le 27 février, l’ex-ministre Éric Lombard corrige le tir après « un calcul statistique rapide » (au doigt mouillé ?) : en fait, ce ne sont pas 13 000, mais 50 000 foyers soit – oups ! – une multiplication par quatre en sept jours. Un ministre qui se trompe d’un facteur quatre, cela donne une solide opinion de la valeur des calculettes à Bercy, vous ne trouvez pas ?


Et ce n’est pas fini. Le même 27 février, l’INSEE annonce que l’inflation bondit de 0,3 % à 1 % en un mois. Là encore, les calculettes de Bercy ont chauffé et se sont autorisé un petit dérapage d’un facteur trois que les technocrates expliquent sobrement par « une baisse moins prononcée des prix de l’énergie », périphrase délicieuse pour dire que tout augmente.


Dans la foulée, l’OFCE enfonce le clou : 40 milliards d’économies seront nécessaires en 2027 en plus des économies promises en 2026 sur un budget de cette même année jugé « trop accommodant ».


Ici, on aurait pu dire que les mauvaises nouvelles, chacune pire que les précédentes, s’enfilent comme des TGV en gare de Montparnasse si ces trains ne subissaient pas, eux aussi, des soucis de ponctualité et de fréquence.

Et pendant ce temps, que fait la presse de grand chemin ? Elle s’occupe.

Avec une application touchante, nos grands médias se concentrent sur ce qui compte vraiment : la prononciation du nom d’un pédocriminel et son impact sur la politique française, l’interdiction des petits shampoings d’hôtel, les péripéties de Rachida Dati quittant la Culture pour briguer Paris, et surtout – divine providence ! – les frappes en Iran qui tombent à pic pour occuper toute la bande passante éditoriale. Epic Fury offre aux rédactions un os géopolitique à ronger pendant que la maison France prend l’eau de toute part. On débat doctement de l’escalade au Moyen-Orient, Macron gesticule en Conseil de défense pour essayer d’exister encore un peu sur la scène internationale, et pendant ce temps, personne ne pose la seule question qui devrait obséder le pays : qui va payer les factures ?


Car la vérité que personne ne veut regarder en face, c’est que le scénario de septembre 2025 va se reproduire.

Souvenez-vous : un budget impossible à boucler, des négociations interminables, un gouvernement incapable de trouver la moindre économie structurelle, et au final un bricolage comptable baveux qui n’a fait que repousser le problème de quelques mois. Nous y revoilà. L’OFCE annonce 40 milliards à trouver en 2027, la Cour des comptes en demande 80. Le budget 2026, mal voté dans la douleur, insuffisant, ressemble déjà à une déroute. Et les mécanismes qui ont produit la crise budgétaire de l’automne dernier (une dépense publique incontrôlable, des recettes fiscales en berne, un endettement qui s’auto-alimente) non seulement n’ont pas été corrigés, mais se sont même aggravés.

La France ressemble de plus en plus à ce joueur de poker qui, assis sur une main désastreuse, continue de relancer en espérant que les autres joueurs quittent la table avant l’abattage. Malheureusement, les marchés ne quittent jamais la table. Les agences de notation ne quittent pas la table. Le reste du monde ne quitte pas la table. Et quand viendra l’heure de montrer ses cartes, d’ici quelques mois et au moment de boucler le budget 2027, il faudra bien admettre que le roi est nu, le trésor est vide, et que les « pincettes » de BFM TV ne suffiront pas à masquer l’ampleur du désastre.

Mais d’ici là, il y aura certainement une nouvelle guignolade politique à commenter ou une nouvelle crise internationale à décortiquer de travers.

Ne vous inquiétez pas : tout va très bien vite se passer.


https://h16free.com/2026/03/04/83637-la-presse-en-mode-pincettes-la-france-en-mode-panique

23 février 2026

Le Grand Pillage : l’État va transformer votre épargne en souvenir

H16

- 23/2/2026 - Ça y est, le fabuleux destin d’Amélie de Montchalin l’entraîne à la Cour des Comptes. Comme expliqué dans un précédent billet, elle arrive à point nommé pour auditer des comptes qu’elle a largement contribué à mettre dans l’état où ils se trouvent, c’est-à-dire quelque part entre le sinistre et le grotesque.

Rappelons les grandes lignes du tableau, qui tient plus du gribouillage d’enfant sous caféine que d’une peinture de grand maître : le déficit 2026 s’affiche à 5% du PIB contre les 4,7% initialement promis par le gouvernement avec l’aplomb qu’on lui connaît, la charge de la dette bondira de 65 milliards d’euros en 2025 à 74 milliards en 2026 pour filer allègrement vers les 107 milliards en 2029, dépassant désormais le budget de la Défense – 57 milliards – qui fait pourtant figure de gouffre officiel. Quant au retour sous la barre des 3% de déficit, il est remis aux calendes grecques.


Et justement, la Grèce, on y pense de plus en plus. Pas celle de 2026 évidemment, mais celle de 2010, avec la gueule de bois face à un État en faillite et des créanciers à sa porte. Le parallèle est cruel mais les chiffres, eux, ne font pas dans la diplomatie.

Car la France cumule actuellement les très mauvaises surprises.

Le dernier rapport de la Cour des comptes, publié le 19 février – soit quatre jours avant l’arrivée salvatrice d’Amélie – montre que l’État étale sa déconfiture d’un ministère à l’autre avec une application qui force le respect. Les efforts budgétaires, nous dit-on en mots feutrés, sont « largement insuffisants » et propulsent la charge de la dette bien au-delà du raisonnable. On nous recommande de ne surtout pas « relâcher les efforts ». On pourra pouffer à l’évocation même de cette idée d’efforts pour les administrations françaises, tant ceux-ci ont été jusqu’à présent largement symboliques : le gouvernement Lebiscornu s’est essentiellement contenté d’augmenter les dépenses un peu moins vite que prévu, dans une cosmétique budgétaire permettant de faire passer ça pour des « économies ». La cure d’austérité réelle, celle qui ne sera plus choisie mais subie n’arrivera probablement jamais, ou seulement une fois que plus aucun expédient ne pourra être trouvé et qu’il faudra en passer par l’épreuve grecque dans toute sa violence.

Mais outre des déficits courants de plus en plus béants et des efforts microscopiques largement insuffisants, on découvre en surcroît que les recettes battent sérieusement de l’aile.

Eh oui : la baisse marquée des recettes de TVA laisse supposer que tout ne se déroule pas exactement comme prévu par nos crânes d’œuf de Bercy. Pour la fine fleur de la finance française, c’est un mystère, ou presque. Un mystère qui, convenons-en, n’en est un que pour ceux qui ne mettent jamais les pieds hors de leurs bureaux lambrissés. Le constat n’est d’ailleurs pas neuf : en novembre dernier, la faiblesse des rentrées de TVA avait déjà déclenché de vifs questionnements au sein du gouvernement, questionnements qui laissent perplexe sur la capacité de nos dirigeants à prendre en compte une réalité pourtant limpide : sapristi, les records de faillites auraient-ils un effet délétère sur les finances publiques ? Non, vous n’y pensez pas ! Pourtant, on ne tond pas indéfiniment un mouton qu’on a fini par égorger…

Pas étonnant, dès lors, que ce petit parfum de déroute pousse les uns et les autres, à Bercy, à chercher fébrilement le moyen de réalimenter la machine en gros biftons bien frais. Et cela tombe bien : on commence à voir se dessiner quelques pistes dans la presse, avec la subtilité d’un bulldozer dans un jardin japonais.


Que diriez-vous, dans un premier temps, de désigner à la vindicte populaire une tranche de population qui va avoir bien du mal à se défendre ?

Les « riches », vous l’avez deviné, sont déjà convoqués au tribunal médiatique alors que les finances crient famine : des milliers de millionnaires échapperaient à l’impôt sur le revenu, voilà qui est scandaleux, et qui démontre surtout que l’impôt est bien plus affaire d’avocats fiscalistes que de prétendue « justice fiscale ».

Mais ne vous inquiétez pas, cette étape n’est qu’un hors-d’œuvre. L’étape suivante est déjà susurrée dans les couloirs des rédactions : il faudra aller taper dans l’épargne des Français.

Au début, bien sûr, on parlera de « flécher » – un mot doux, presque poétique, qui évoque une direction librement choisie plutôt qu’un casse organisé. Ensuite, on passera à « piocher », la novlangue fiscale ayant ceci de fascinant qu’elle possède un synonyme présentable pour chaque étape du vol. Le message est clair : votre épargne n’est plus votre propriété, mais une réserve de secours pour un État incapable de gérer son train de vie.

Il n’en reste pas moins qu’on ne pourra qu’admirer le timing absolument diabolique des derniers événements.

Le 14 janvier, Amélie de Montchalin niait « les yeux dans les yeux » devant l’Assemblée nationale qu’il puisse exister des millionnaires français ne payant pas d’impôt sur le revenu : « Il n’y a pas de document à Bercy qui le montrerait », mentait-elle effrontement. Le 17 février, on exhume commodément un rapport confirmant les dires de l’ancien ministre Lombard : 13 335 millionnaires ne paient pas un centime d’IR. Le 19 février, la Cour des comptes sort un rapport montrant à quel point l’État patine sur une très mauvaise pente. Et le 23 février, Montchalin arrive à la Cour des comptes en grandes pompes.


L’ironie institutionnelle est d’une subtilité rare : Montchalin va désormais présider l’institution qui a sorti les chiffres qu’elle disait inexistants, auditer les budgets qu’elle a elle-même pipeautés comme ministre des Comptes publics, et pointer les « risques importants » sur des objectifs qu’elle a défendus bec et ongles. En pratique, on constate ici que l’État, très mauvais gestionnaire, feint de découvrir qu’après avoir tout dépensé, il va falloir aller chercher l’argent là où il est encore, c’est-à-dire dans vos poches.

Avec la bénédiction d’une Cour des comptes dirigée par celle-là même qui niait le problème il y a cinq semaines, et dans la suite logique du grand effondrement, le grand pillage va donc commencer.


https://h16free.com/2026/02/23/83522-le-grand-pillage-letat-va-transformer-votre-epargne-en-souvenir

20 février 2026

Pendant que la France s’endort, nos voisins se réveillent

H16

- 20/2/2026 - S’il apparaît maintenant assez clair que la France est en train de s’effondrer, cela ne veut cependant pas dire qu’il en serait de même pour le reste de l’Europe. En pratique, certains autres pays comprennent les dangers et les difficultés et sont en train de réagir petit à petit.

La France a, pendant des siècles, été un pays dominant de la scène européenne. Cependant qu’elle décline à présent, des pays comme l’Italie ou la Pologne, sensiblement moins riches à la fin du siècle dernier, sont en train de rattraper leur retard et même de la dépasser.


En effet, pour la première fois, le PIB par habitant (en parité de pouvoir d’achat) de l’Italie a dépassé celui de la France pour 2025 et 2026 (mesure nominale ou ajustée), marquant un rattrapage complet après un écart historique en faveur de la France. La richesse française par habitant est désormais inférieure de 1,5 % à la moyenne européenne, alors qu’elle était supérieure de 5 % en 2019.

Quant à la Pologne, selon le FMI et via les extrapolations des économistes, le PIB par habitant polonais (toujours en parité de pouvoir d’achat) pourrait atteindre 84 500 à 84 600 dollars en 2034, contre 83 700 dollars pour la France. La Pologne dépasserait ainsi la France en 2034 si les tendances se maintiennent.


Ces changements paradigmatiques ne sont pas sans conséquences.

L’une d’elles, directe, est le rapprochement qu’on peut observer entre l’Allemagne et l’Italie avec le début d’un « nouvel axe » Rome-Berlin qui s’affirme progressivement avec la montée en puissance italienne comme un contrepoids concret vis-à-vis de Paris. Concrètement, le sommet intergouvernemental du 23 janvier 2026 à Rome entre Giorgia Meloni et Friedrich Merz a abouti à un plan d’action de 19 pages, incluant sept accords bilatéraux sur l’industrie, la défense, l’énergie, la migration et la simplification réglementaire.


Les deux pays, premiers fabricants de l’Union européenne, poussent pour une dérégulation, une compétitivité industrielle renforcée (notamment dans l’automobile et les hautes technologies) et une coopération militaire accrue (formation, exercices, industrie de défense, espace via le projet « Bromo »).

Ensemble, l’Allemagne (avec un PIB d’environ 5330 milliards de dollars, 23 à 24 % de l’Union) et l’Italie (2700 milliards et 12 %) représentent près de 36 à 37 % du PIB européen, un poids qui facilite les majorités qualifiées (qui requièrent 65 % de la population de l’Union européenne). Ce partenariat pragmatique, qualifié de « nouvel axe » par plusieurs analyses (Le Monde, le JDD), vise à contourner les blocages franco-allemands traditionnels, avec des propositions communes pour le Sommet européen de février 2026 sur la compétitivité et un agenda de « moins de bureaucratie, plus d’autonomie stratégique » … le tout sans attendre Paris. Il faut dire que si la bureaucratie promet la protection, la compétitivité, elle, paie les factures.

Le chancelier allemand Merz appelle d’ailleurs à revoir l’ensemble des politiques européennes et à déréglementer tous les secteurs.

Pour l’instant, on pourra certes arguer du fait que ce ne sont que des mots, mais cela reste toujours plus que le gouvernement français qui a prestement remplacé la pensée par la taxe et l’action par la ponction.

Dans le même temps, la Pologne consolide sa montée en puissance : son PIB a progressé de 3,6 % en 2025 (contre ~0,3 % en Allemagne et ~0,9 % en France), et devrait dépasser les 1000 milliards de dollars en 2026 avec une croissance prévue à 3,5 % selon la Commission européenne.


De façon intéressante, le pays continue d’accroître discrètement ses réserves : la Pologne possède désormais plus d’or que la Banque centrale européenne. Varsovie investit dans l’énergie, la santé et surtout la défense (4,8 à 5 % du PIB y sont consacrés et son armée est en expansion vers 500 000 hommes avec son programme « Eastern Shield »).

Ce rôle de pivot sécuritaire sur le flanc Est, allié à une économie dynamique, renforce son influence dans les coalitions comme avec l’Allemagne sur la compétitivité ou via le « Three Seas Initiative » pour la géopolitique. La Pologne entend ainsi devenir incontournable sur l’Ukraine et la Russie, diluant le leadership français traditionnel.

Et contrairement à l’impression qui pourrait se dégager vu de Paris, les Polonais ne sont pas toujours plus bellicistes que la France sur ces dossiers ; ils le sont même moins, leur position en première ligne dans le cas d’un conflit avec les Russes tempérant largement certaines ardeurs plus occidentales. C’est ainsi que Varsovie a refusé d’envoyer des troupes en Ukraine pour faire du maintien de la paix contrairement aux souhaits médiatiquement affichés de la France et du Royaume-Uni.

Dans une certaine mesure, ce renforcement de la défense polonaise n’est peut-être pas uniquement un message destiné à la Russie mais peut aussi se voir comme une façon de peser davantage dans les discussions européennes face aux autres pays d’Europe de l’Ouest. C’est probablement la raison pour laquelle les Polonais hésitent de moins en moins à contester les choix politiques de l’Ouest, voire apportent une voix politique clairement dissonante quand il s’agit de lutter contre les mesures les plus liberticides de la bureaucratie européiste : leur récent rejet de Chatcontrol, suivi du refus net du DSA par le président polonais le laissent en tout cas fermement penser.

L’Allemagne, l’Italie et la Pologne montrent un chemin différent de celui que veut emprunter la France : loin d’aplanir les différences, l’Union européenne se « multipolarise » avec un axe Rome-Berlin qui impose un agenda industriel et sécuritaire pragmatique, tandis que la Pologne émerge comme pôle de croissance et de dissuasion.

La France, embourbée dans ses crises internes, son économie anémique et sa classe politique de plus en plus stupide, perd du terrain sans qu’une résolution rapide ne soit visible à l’horizon actuel. L’élection présidentielle de 2027 risque même d’aggraver la situation, au vu de la pitoyable qualité des candidats actuels.

Ce glissement européen n’est pas une franche rupture mais une reconfiguration dans laquelle Berlin pivote vers des partenaires plus alignés sur la dérégulation et la realpolitik et dans laquelle le couple franco-allemand ressemble de plus en plus à un vieux mariage où l’un des deux a déjà refait sa vie à Rome, tandis que l’autre continue de dresser la table pour deux.

Les nations ne déclinent pas d’un coup : elles se réglementent lentement jusqu’à l’atonie. Cette fois-ci, il n’y aura pas besoin de panzer pour qu’un « axe » détruise la France, elle s’en chargera très bien par elle-même pendant que les Polonais, loin de devenir une autoroute entre la Russie et l’Allemagne, pourraient bien devenir un pivot essentiel en Europe centrale.


https://h16free.com/2026/02/20/83465-pendant-que-la-france-sendort-nos-voisins-se-reveillent

19 février 2026

Gastel Etzwane
19/2/2026

Pendant que Macron ridiculise encore et toujours la France à l’étranger et se surpasse en vulgarité pour cracher sur la liberté d’expression, notre pays s’enfonce dans la crise.


En 2025, la France a enregistré environ 68 500 défaillances d’entreprises, soit un niveau record. Les analyses économiques disponibles indiquent que l’année 2026 devrait au minimum se situer au même niveau.
Dans ce contexte :
• À Roubaix (Nord), le groupe IDKIDS (enseignes Okaïdi, Obaïbi, Oxybul) a été placé en redressement judiciaire, avec environ 2 000 emplois concernés en France.
• L’enseigne de restauration Pomme de Pain, dont le siège est en Île-de-France, a également été placée en redressement judiciaire ; le réseau compte environ 36 restaurants.
• À Aurillac (Cantal), le fabricant de couettes et d’oreillers Abeil est en procédure collective avec recherche de repreneur, ce qui concerne plusieurs dizaines d’emplois sur le site.
• Le sous-traitant télécom PCE Services, présent sur plusieurs sites en France, a été placé en liquidation judiciaire, avec environ 200 emplois supprimés.
• À Fouilloy (Somme), l’entreprise Marron Travaux Publics a été placée en redressement judiciaire ; le site non repris concerne 82 salariés.
• Le fabricant d’éoliennes Vergnet, à Orléans (Loiret), est en liquidation judiciaire avec poursuite d’activité, avec l’ensemble des emplois menacés en l’absence de repreneur.
• Le groupe Somfy, dont le siège est à Cluses (Haute-Savoie), a annoncé 550 suppressions de postes dans le monde, dont environ 350 en France.
• IBM France a engagé un projet portant sur environ 300 suppressions de postes sur ses implantations françaises, notamment en Île-de-France.
• Le groupe SeLoger – MeilleursAgents, basé à Paris, a annoncé 275 suppressions de postes.
• Chez Ubisoft, au siège de Saint-Mandé (Val-de-Marne), une procédure de départs pouvant aller jusqu’à 200 postes a été engagée.
• À Puiseux-Pontoise (Val-d’Oise), l’équipementier automobile Lisi Automotive a annoncé la fermeture du site, avec 135 emplois concernés.
• À Wintzenheim (Haut-Rhin), la société de métallurgie Bräcker a décidé la fermeture de son site, entraînant la suppression de 30 emplois.
• À Fromelennes (Ardennes), l’usine Tréfimétaux a fermé, avec 35 emplois supprimés.
• À Vire (Calvados), la société de mécanique CMI a cessé son activité, entraînant la suppression de 11 emplois.
• Le distributeur Auchan a engagé la cession de 91 supermarchés à travers la France au Groupement Mousquetaires, ce qui concerne plusieurs milliers de salariés dont l’avenir dépend des conditions de reprise.
• L’enseigne Nature & Découvertes, dont le siège est à Versailles (Yvelines), a été mise en vente, avec des emplois dépendant d’un éventuel repreneur.
• À Cholet (Maine-et-Loire) et à Vannes (Morbihan), Michelin a annoncé la fermeture de ses sites, représentant plusieurs centaines d’emplois.
• Le groupe SKF a engagé une réorganisation européenne prévoyant 1 700 suppressions de postes, dont une partie en France.
• À Allonnes (Sarthe), NTN Transmissions Europe a annoncé 158 suppressions de postes.
• À Jarrie (Isère), Arkema a annoncé 154 suppressions de postes.

10 février 2026

Rafik Smati

- 10/2/2026 - S’il est un sujet qui m’inquiète profondément pour l’avenir de la France, c’est notre décrochage scientifique. Nous perdons pied dans la course à l'intelligence, et les conséquences seront irréversibles si nous ne réagissons pas.
1) La France compte actuellement environ 150 000 élèves ingénieurs, contre 7 millions d’élèves Chine. À démographie comparable, le ratio est désormais de 1 à 3 en notre défaveur. Ce différentiel n'est pas une statistique abstraite : c'est un indicateur précis de notre dépendance technologique future et de notre perte de souveraineté.
2) Nous avons renoncé à l’exigence au nom d'idéologies hors-sol. La suppression des mathématiques du tronc commun au lycée a été un acte d'automutilation nationale. Malgré une volte-face tardive, le mal est fait : le réservoir de talents s'est tari et la "bosse" scientifique française s'affaisse.
3) Nous avons sacrifié l’éducation de nos enfants pour financer notre modèle social. Il y a 40 ans, l’Éducation et les retraites pesaient chacune 7 % du PIB. Aujourd’hui, les retraites ont doublé pour atteindre 14 %, quand l’Éducation stagne péniblement à 7 %. Nous consommons notre capital intellectuel pour financer le présent, voire le passé.
4) Pire encore, 30 % du budget de l'Éducation nationale est aujourd'hui aspiré par le financement des retraites de ses propres agents. Le budget réel consacré à l'enseignement s'effondre. Résultat : nos professeurs sont mal payés, nos infrastructures vieillissent et nos résultats PISA dégringolent.
Mon message est clair : on ne gagnera pas la grande bataille du 21ème siècle avec plus de dette, mais avec plus d'intelligence ! Pour cela, je propose d’ériger les mathématiques en grande cause nationale !
Il est temps de renouer avec la grande tradition scientifique de la France. Ceci n’est pas une option, c’est la condition de notre survie en tant que nation-puissance.
Le sursaut scientifique est une urgence vitale pour la France.

9 février 2026

Le Grand Effondrement : quand « C’est notre projet » signifiait « Sabordage »

H16
9/2/2026

Dans la presse française, certaines rédactions se frottent enfin les yeux : apparemment, et malgré le narratif gouvernemental, les choses ne vont pas si bien. En fait, la France est en plein effondrement économique et social.

La surprise dans les rédactions semble assez complète : le fameux « C’est notre projet ! » de Macron vient enfin de prendre tout son sens et – oh zut – il s’agissait de couler le pays, et non pas de le gouverner mais bien de le solder.

Les chiffres sont implacables : la France est désormais passée sous la moyenne européenne en termes de PIB par habitant, dans un décrochage qui s’est accéléré au cours de la décennie sous occupation macronienne qui a fait acheter sa baisse du chômage par de la dette, tout en perdant sa substance industrielle.

Le constat est véritablement affolant et seuls les lecteurs habitués de ces colonnes ne seront pas étonnés : pendant que le gouvernement et les médias de révérence bombardaient la population d’une propagande éhontée, on ne pouvait que constater – en cherchant sur les sites mieux informés ou en fouillant dans les pages éloignées de la une des rédactions officielles – l’anémie de la croissance française (en moyenne, elle s’établit à 1,1% depuis 2017, la cinquième plus faible de l’Union européenne, et décline d’année en année). Empilement de déficits de plus en plus fous aboutissant à une dette abyssale, déni systématique des différents gouvernements devant l’effondrement de tous les domaines où l’État intervient, il devient difficile de trouver un domaine dans lequel la France aura progressé, à l’exception de la dette.


Les chiffres donnent le tourni : depuis son arrivée à l’Élysée en 2017, la dette publique du pays est passée de 2218 milliards à 3416 milliards d’euros, soit une hausse de 1198 milliards en huit ans (plus de moitié, à 54%). Certes, en cinquante ans, les gouvernements successifs de clowns et d’imbéciles péremptoires qui se sont succédé à Matignon n’ont jamais été foutus de boucler un budget à l’équilibre et, à ce titre, Macron et ses sbires n’auront donc pas montré de meilleure capacité à budgétiser quoi que ce soit. Mais le fiasco fumant du budget 2026 donne un excellent aperçu des anti-compétences de Macron et de ses troupes : les déficits routiniers sont devenus obèses au point de rendre le budget impossible à voter.

Jolie performance qui se traduit dans une dette passée d’un 96,8% du PIB déjà inquiétant en 2017 à 117,4% en 2025, à tel point qu’il se chuchote que la France peut être considérée comme l’un des pays dont l’économie est la plus dégradée en Europe.


Cette incompétence – doublée d’une désinvolture qui explique maintenant pourquoi plus de 80% des Français déteste l’actuel chef de l’État – n’a bien évidemment pas été du goût des marchés financiers, notamment ceux qui financent les frasques et débilités politiques soigneusement mises en place par une caste jacassante résolument décidée à flanquer le pays dans le gouffre.

Très concrètement, cela se traduit par une dégringolade de plus en plus marquée de la notation de la dette française, passée d’un AAA en 2005 (la meilleure note possible, gage d’une solidité de remboursement) à un petit A+ actuel consécutif d’une dégradation rapide pendant la période macronienne. C’est le signe d’une dette plus risquée dont tout indique qu’elle va continuer à grimper (elle devrait atteindre 120% du PIB d’ici 2027 selon la Commission européenne).

Au passage, une telle note signifie que détenir de la dette française devient plus coûteux, plaçant la France dans le groupe des pays moins sûrs comme la Pologne ou la Slovénie. Pour un niveau de vie inférieur à celui de la Belgique et de Chypre, avec des services publics passés de médiocres à carrément mauvais (voire inexistants dans certaines campagnes), on peut légitimement se demander où sont passés les 1200 milliards d’euros (!) cramés sur les cinq dernières années. Une chose est certaine : ce n’est pas parti dans de nouveaux hôpitaux, des routes plus belles et des communes plus sûres.


Et justement, question sécurité, le bilan est lui aussi véritablement catastrophique, comme l’explique très bien Marc Vanguard dans une récente série de tweets et qui illustrent, chiffre à l’appui, l’affolante dégradation de tous les indicateurs pertinents : ainsi, entre 2024 et 2025, on observe une hausse de 19% des homicides volontaires (!) et de 97% (!!) des tentatives de ces homicides. À ce rythme, même les statistiques ont peur.

L’insécurité n’est plus un sentiment et devient une trajectoire ; la France est maintenant, avec la Belgique, le pays le plus dangereux d’Europe occidentale et le terme de « mexicanisation » n’est plus une exagération imagée : la multiplication des « home jackings » ou des kidnappings pour extorsion ne peut plus être ignoré des citoyens, seule la classe jacassante refuse encore d’admettre cette évidence.


Une des cause immédiate de cette insécurité est le choix, consternant, mais appliqué avec obstination, de ne volontairement plus assurer la sécurité intérieure et extérieure du pays.

La sécurité intérieure est en pleine déliquescence, la justice devenant une blague de plus en plus macabre de jour en jour. Pour rappel, l’écart ne cesse de croître entre les peines théoriques et les peines appliquées, ce qui explique la présence croissante de récidivistes en liberté. Eh oui : lorsqu’on n’enferme pas les récidivistes, ils récidivent.


Or, le choix de ne pas enfermer les coupables est un choix sociétal et politique, rien d’autre.

La Macronie a non seulement échoué à endiguer la tendance d’empathie suicidaire avec les coupables au détriment des victimes introduite notamment par les précédents socialistes au pouvoir, mais elle a accru le problème avec la seconde cause immédiate de cet effondrement de la sécurité, extérieure ici avec une immigration absolument incontrôlée qui a transformé le pays en véritable asile pour tout et n’importe qui – et notamment de fous puisque plus d’un tiers des immigrants, légaux ou non, qui déferlent actuellement sur l’Europe déclarent des troubles mentaux.

Mais plus profondément, ces choix – parfaitement autodestructeurs – proviennent de l’idéologie socialiste et du tout-à-l’État qui ont déjà entraîné tant de pays à la ruine. Ces choix ont été clairement consentis, adoubés par une part importante des Français avec leurs votes répétés pour ce genre de mirages.

En choisissant délibérément l’égalitarisme, le nivellement par le bas, de noyer les différences dans la « diversité », de pousser tous et chacun dans une dépendance totale aux systèmes de l’État, on a délibérément pavé la voie tant à la déliquescence du système de justice (débordé, idéologisé) qu’aux vagues d’immigration dont le but, maintenant clairement avoué, est de changer la nature même du peuple pour garantir aux élites leur place aux manettes.

C’est par égalitarisme forcené qu’on noie une société dans les normes et les lois. C’est en noyant la justice dans celles-ci qu’on la fait disparaître. C’est en faisant disparaître la justice qu’on détruit la sécurité. Cette destruction provoque alors la fuite des entreprises et des personnels compétents. L’effondrement économique n’est que la traduction palpable de l’effondrement sociétal sous-jacent.

Ce Grand Effondrement n’est finalement que la facture du Grand Remplacement : celui des libertés par l’égalitarisme, du mérite par l’assistanat, du réel par l’idéologie.


https://h16free.com/2026/02/09/83347-le-grand-effondrement-quand-cest-notre-projet-signifiait-sabordage

3 février 2026

Georges Kuzmanovic
30/1/2026

Macron, la résistance en vitrine, la soumission en coulisses

Pendant que Macron et les médias aux ordres surjouent la « résistance » depuis Davos, la France continue à être bradée. Industries stratégiques, défense, technologies, la souveraineté est toujours sacrifiée sur l’autel de l’alignement américain. LMB, Exaion : chronique d’une trahison industrielle.


« On ne ment jamais tant qu'avant les élections, pendant la guerre et après la chasse. »
Georges Clémenceau

Résistance en carton, trahison en acte

Ils osent tout. Et c’est même à cela qu’on les reconnaît.
Depuis Davos, depuis les salons feutrés de la globalisation heureuse – quoique de moins en moins heureuse, avec le voile des illusions levé par le Premier Ministre canadien, Mark Carney –, depuis les tribunes médiatiques et européennes où l’on se gargarise de grands mots, Emmanuel Macron et sa cour rejouent la scène de la « résistance ». Résistance à Trump, résistance aux nationalismes, résistance aux vents mauvais. Une posture. Un décor. Une mise en scène. Car pendant qu’on vend aux Français le roman d’un président courageux, seul face à l’Empire, la réalité, elle, est d’une brutalité glaçante. La France continue de se livrer, morceau par morceau, aux intérêts américains.

Cette « résistance » est reprise comme un seul homme par des médias dociles, empressés, presque enthousiastes. À commencer par Radio France, qui semble avoir oublié qu’elle n’est pas une radio présidentielle du temps de l'ORTF, ni un service après-vente de l’Élysée, ni un relais des dogmes de Bruxelles, mais un bien public au service de tous les Français, dans leur pluralité politique, sociale et culturelle. À l’antenne, la dramaturgie est rodée : Macron en rempart, l’Europe en bouclier, la souveraineté en slogan. Dans les faits, c’est une liquidation. et rien ne change. On se gargarise de mots, mais on n'agit pas, voire on fait le contraire de ce qui est déclaré, car les solutions aux crises ne peuvent jamais venir de ceux qui les ont créées.

La souveraineté en discours, la soumission en pratique

Car pendant qu’on singe la résistance, Macron écrit des tweets enamourés et obséquieux à Donald Trump – . Pendant qu’on feint la fermeté, on multiplie les courbettes. Comme Mark Rutte, secrétaire général de l’OTAN, dont la mission semble moins de défendre l’Europe que d’organiser son alignement et de bien rester dans le giron américain, quand bien même Washington traite les Européens comme un paillasson. Tout cela est grotesque. Ils parlent d’indépendance stratégique, mais ils agissent comme des intendants.

Le mot juste, celui qu’ils refusent de prononcer, c’est dépendance. Dépendance militaire, dépendance énergétique, dépendance industrielle, dépendance technologique. Et une dépendance voulue. Et cette dépendance implique, toujours et encore, la vente des fleurons français, la dépossession méthodique, la mise sous pavillon étranger de secteurs vitaux.

On ne gouverne plus un pays, on le met en pièces détachées.

Quand la trahison n’est plus une métaphore

Il arrive un moment où les mots doivent retrouver leur sens. Trahison. Ce terme n’est pas un excès de langage, ce n’est pas une figure de style. L'article 411-6 du code pénal est clair sur la trahison : « Le fait de livrer ou de rendre accessibles à une puissance étrangère, à une entreprise ou organisation étrangère ou sous contrôle étranger ou à leurs agents des renseignements, procédés, objets, documents, données informatisées ou fichiers dont l'exploitation, la divulgation ou la réunion est de nature à porter atteinte aux intérêts fondamentaux de la nation est puni de quinze ans de détention criminelle et de 225 000 euros d'amende. »

Quinze ans de détention criminelle.

Quinze ans.

Et que faisons-nous aujourd’hui ? Nous livrons, nous cédons, nous abandonnons, souvent en catimini, parfois sans même le cacher, des entreprises sensibles, stratégiques, cruciales. On appelle cela des « opérations économiques ». On maquille cela en « attractivité ». Mais c’est une abdication, et toujours au profit des Etats-Unis, dont Emmanuel Macron a reçu le prix de l'employé de l'année avec son « Global Citizen Award » de l'Atlantic Council remis le 24 septembre à New-York des mains mêmes de Larry Fink, PDG de BlackRock.

Prenons l’exemple d’Exaion, une filiale high-tech d’un géant public comme EDF, spécialisée dans le calcul haute performance, le cloud sécurisé, la cybersécurité, l’intelligence artificielle, la blockchain. On parle là de trois supercalculateurs, d'infrastructures critiques, de données sensibles. Sur les estrades de l'Union européenne et sur les plateau télé, les dirigeants européens et spécifiquement les Français parlent « d'indépendance européenne » de « souveraineté », en particulier dans le numérique, pour « résister » au GAFAM. Et pourtant, le gouvernement Macron envisage, par le biais de la Direction générale du Trésor, d’en autoriser la vente au géant américain Mara. Voilà où nous en sommes : au moment même où l’on parle de guerre hybride, de cybermenaces, de compétition technologique mondiale, la France se dépouille elle-même. Contre l'avis de ses experts !

Ce n’est plus de l’inconscience. C’est une faute historique.

Industrie de défense, la braderie continue

Le carnage continue, au ministère de l'économie, où le ministre, Roland Lescure, est spécifiquement chargé de la souveraineté industrielle, énergétique et numérique – ça c'est pour la façade officielle, dans l'arrière-cour, il autorise discrètement en décembre dernier des cessions qui défient l’entendement.
Ainsi, LMB Aerospace (ou LMB Fans & Motors) est cédé au groupe américain Loar.
C'est quoi ? LMB est une entreprise française de taille intermédiaire implantée à Malemort-sur-Corrèze depuis 1956, spécialisée dans le secteur de la défense. Elle conçoit et produit des moteurs ainsi que des systèmes de ventilation électrique destinés à des usages militaires, aéronautiques, spatiaux et liés à l’industrie des semi-conducteurs. Ses équipements sont notamment intégrés à des programmes majeurs tels que l’avion Rafale, les sous-marins nucléaires lanceurs d’engins (SNLE), les hélicoptères Tigre d’Airbus, le char Leclerc ou encore le porte-avions Charles de Gaulle... Une paille !
Quand on sait que les États-Unis font tout pour bloquer les ventes de Rafale au profil de leur fer à repasser F-35 on peut se demander s'il n'y a pas trahison. Car, demain, les États-Unis pourront exiger que le Rafale ne soit pas vendu à tel ou tel État, car... une de ses composantes est maintenant formellement « américaine ».
On sait maintenant que Roland Lescure a forcé cette vente. En effet, la DGA (Direction Générale de l'Armement) s'y opposait ! Et pour cause, le cœur industriel de notre défense, transféré avec la légèreté d’un dossier administratif.

Le gouvernement répond « garanties » oiseuses. De « cloisonnement ». De « golden share ». Mais qui peut croire une seconde à ces contes pour enfants ? La souveraineté ne se protège pas avec des promesses, mais avec la maîtrise pleine et entière des chaînes industrielles, des brevets, des savoir-faire, de l’information.

À ce niveau, l’erreur n’est pas permise. Et pourtant, elle devient système.

Macron, Lescure, et la continuité du désastre

Mais pourquoi s’étonner ? Roland Lescure ne fait que prolonger une ligne. Celle de Macron lui-même, bien avant 2017. Quand il était déjà au ministère de l’Économie, quand il a laissé partir Alstom à General Electric. Quand l’extraterritorialité du droit américain faisait plier la France. Quand un dirigeant français d'Alston, Frédéric Pierucci, était broyé par le Department of Justice et que Paris détournait le regard.

Depuis, c’est une longue liste. Une hémorragie. Une France bradée. Des centaines d’entreprises stratégiques absorbées, délocalisées, dissoutes dans des intérêts étrangers, le plus souvent américains, parfois allemands. Et toujours le même discours : modernité, Europe, compétitivité. Toujours la même réalité : dépossession.

Ils ont désindustrialisé le pays. Ils ont aggravé la dette. Ils ont sabordé la puissance de la France. Ils ont transformé une nation indépendante en marché ouvert, en terrain de chasse, en colonie économique consentante.

La caste doit tomber

Cette caste dirigeante, installée depuis trente ans, ne défend plus la France. Elle la gère comme un portefeuille. Elle ne pense plus en termes de peuple, mais en termes de flux. Elle ne sert plus l’intérêt national, mais des réseaux, des dogmes, des alliances et surtout des intérêts économiques et stratégiques américains. Cette caste a été élevée pour servir Washington, c'est son idéologie profonde que même l'annexion annoncée du Groenland ne parvient pas à faire dévier.

Ils parlent de résistance, mais ils capitulent. Ils parlent de souveraineté, mais ils vendent. Ils parlent de République, mais ils agissent contre la nation. Le constat est là, clair et net, ainsi que l'avait formulé feu le député Olivier Marleix dans son rapport parlementaire tiré de la Commission d’enquête sur les décisions de l’État en matière de politique industrielle, notamment dans les cas d’Alstom, d’Alcatel et de STX.

Il faut que cela cesse. Il faut que ce système soit politiquement balayé. Car demain, que restera-t-il ? Une armée dépendante, une industrie amputée, une technologie sous contrôle étranger, une nation réduite à la gesticulation.

La souveraineté n’est pas un slogan. C’est une ligne rouge.

Et ceux qui la franchissent devront répondre devant l’Histoire. Et peut-être, un jour, devant la loi.

Fréquence Populaire Media

19 janvier 2026

France : Le Titanic fait escale au Groenland

H16

- 19/1/2026 - La situation est grave : un territoire qui n’intéressait personne il y a 6 mois pourrait être récupéré de façon cavalière par les États-Unis ! Vite, montons une opération européenne au Groenland, à Nuuk – mission EU-Nuuk, ça sonne presque comme un aveu ! – et envoyons une douzaine de soldats français grelotter sur place. Il en va de la grandeur de la France !


Et surtout, surtout, faisons un maximum de publicité et de foin médiatique autour de ces gesticulations militaires futiles : cela permettra d’occuper les esprits des citoyens français qui ne doivent surtout pas regarder directement autour d’eux.

Car après tout, rouspéter sur Trump et le Groenland permet de consacrer une part importante des journaux télévisés à ce sujet et ne laisser qu’une portion congrue à d’autres actualités nettement plus préoccupantes. Apparemment, gouverner, c’est distraire.

Ce serait en effet dommage que les Français se rendent compte que leurs institutions sont à présent complètement corrompues, vermoulues comme des planches infestées de termites, et prêtes à s’effriter pour peu qu’on les regarde de trop près. Ce n’est pas une exagération : il suffit pour s’en convaincre de se souvenir de la panique qui s’est emparée de toute la classe politique lorsqu’on s’est rendu compte de l’ampleur des gabegies et des détournements de fonds publics auxquels participe activement le service public d’audiovisuel, par exemple.


Et de façon encore plus inquiétante, ce sont maintenant des affaires crapuleuses de plus en plus sérieuses qui remontent doucement dans les pages « faits divers » de nos médias de révérence, surtout lorsqu’elles concernent rien moins que le fisc. On découvre ainsi qu’une une agente fiscale a été mise en examen pour complicité de violences et association de malfaiteurs après avoir utilisé le logiciel des impôts pour transmettre des informations confidentielles à un commanditaire anonyme : coordonnées de gardiens de prison, d’investisseurs en cryptomonnaies et même Vincent Bolloré, elle a directement utilisé ses accès privilégiés pour aider une bande de racailles.

Eh oui : le fisc ne se contente plus de vider vos poches, il fournit désormais un service après-vente pour les règlements de comptes. Voici une dématérialisation de la violence d’État particulièrement réussie…

Cette corruption au sein d’une des institutions les plus inquisitrices de la République – le fisc – est peut-être inquiétante, et mériterait sans doute beaucoup plus de gros titres, mais elle reste en réalité bien moins grave que l’état maintenant catastrophique de la Justice.

Que faudrait-il en effet pour qu’on parle sérieusement de la crise carcérale qui submerge le pays actuellement ? On se retrouve à présent à libérer des détenus criminels faute d’avoir pu les juger dans les délais légaux. Dans la juridiction d’Aix-en-Provence par exemple, ce sont 19 accusés (de faits graves) qui sont concernés. À Paris, la procureure estime que 925 dossiers criminels en attente (hausse de 36 % en un an, doublés en cinq ans) pourraient voir les prévenus être libérés. Pendant ce temps, à Rennes, le parquet oublie (?) de prolonger la détention provisoire d’un pédocriminel avant son procès en appel, et voilà notre multirécidiviste en liberté…


Les personnels concernés expliquent que « Nous coulons », qu’il s’agit d’une véritable « submersion » de cas, et que sans une réforme rapide et profonde, la société française va devoir supporter des libérations massives de criminels. Ces derniers iront probablement rejoindre les OQTF (obligations de quitter très facultatives) non appliquées, les migrants à moitié fous importés par bateaux pleins et les milliers de racailles aux antécédents longs comme un jour sans pain (dans la gueule).

Nul doute qu’avec ces libérations, la sécurité du territoire va encore s’améliorer et que le survivrensemble va s’adapter promptement.

En attendant, des médias et des journalistes qui feraient leur travail auraient déjà fait des douzaines de unes sur ces problèmes de justice en France, et la dérive véritablement suicidaire qu’on observe actuellement, l’effondrement de l’appareil judiciaire provoquant un risque existentiel sur le peuple français : la société de confiance sur laquelle est entièrement basée la réussite de l’Occident et sa capacité à produire de la richesse pour tous est en train de complètement disparaître, sabotée par l’effondrement de la justice qui n’a jamais été plus visible qu’en France.

Ce sabotage est d’ailleurs si avancé dans l’Hexagone qu’il explique pour une part croissante (et maintenant très préoccupante) les performances de plus en plus médiocres – voire négatives – de notre économie : lorsque la fraude augmente dans des proportions invraisemblables, lorsqu’une part de plus en plus conséquente du PIB part dans des dépenses contraintes pour conserver le calme dans le pays et éviter des manifestations voire des émeutes qui coûtent rapidement des milliards d’euros en dégâts et en pertes d’exploitation, lorsque la société répare ou bricole au lieu de créer et innover, à la fin, cela finit par se voir dans toute l’économie.


Et c’est d’ailleurs exactement ce qu’on constate, années après années, avec une accélération nette de la tendance ces derniers mois : les Français ne cessent de s’appauvrir par rapport au reste de l’Europe depuis plus d’une décennie avec un poids de la dette qui rend le pays encore plus sensible aux chocs extérieurs et qui fragilise sa position dans l’Union européenne.

Ainsi, depuis 2013, la France est passée d’un PIB par habitant légèrement supérieur à la moyenne européenne à un niveau inférieur de 7%, signe d’un déclassement continu des Français. Quant au commerce extérieur, il est en plein décrochage avec plus de 70 milliards d’euros de déficit sur un an.

Mais non : pour le moment, on se contente d’articles moyens, perdus dans la masse d’une actualité tournée vers l’écume des jours certes colorée mais terriblement transitoire. La classe politique, d’une indigence rare, semble tétanisée par une situation parlementaire bloquée : remplaçant leurs convictions par des sondages et leurs gonades par des éléments de langage biodégradables, les députés n’ont plus aucun courage pour déposer des projets de lois imposant enfin les vrais sujets (justice et sécurité, fiscalité) sur le devant de la scène médiatique.

C’est maintenant évident : la France ne s’effondre pas dans un fracas spectaculaire mais s’abîme dans l’indifférence générale.

Ce pays est foutu.


https://h16free.com/2026/01/19/83202-france-le-titanic-fait-escale-au-groenland

12 janvier 2026

Gastel Etzwane

- 12/1/2026 - Il y a quelque chose de profondément obscène dans la situation actuelle. La France, qui aime encore donner des leçons de morale géopolitique à la Russie ou aux États-Unis, en est désormais réduite à envisager l’importation de médecins cubains pour maintenir un minimum de soins dans ses territoires. C’est exactement le type de dispositif que l’on voyait autrefois dans des pays ravagés par la pauvreté, pas dans un État qui se vantait encore, en 2000-2001, d’avoir l’un des meilleurs systèmes de santé au monde.
Pendant que les hôpitaux ferment, que des bassins entiers de population n’ont plus de médecins et que les urgences sont exsangues, la France continue pourtant à trouver des milliards pour financer des politiques qu’elle ne maîtrise même plus vraiment : contributions à la guerre en Ukraine, contraintes budgétaires imposées par l’Union européenne, ouverture des marchés agricoles au Mercosur, concurrence déloyale pour ses propres producteurs. L’argent n’existe plus quand il s’agit de soigner les Français, mais il apparaît toujours quand il faut honorer des engagements extérieurs.
La France, un pays riche sur le papier, mais pauvre dans la réalité, qui bricole des solutions de pays sous-développé tout en prétendant encore jouer dans la cour des grandes puissances.

30 décembre 2025

Vincent Verschoore


-30/12/2025- Même si leur appareil répressif reste parfaitement opérationnel, ça sent un peu les plumes et le goudron pour la Nomenklatura politique et médiatique française.
Bien sûr les apparatchiks du régime ne risquent pas de voir leurs faramineuses rémunérations et privilèges disparaître de sitôt, mais les sondages indiquent un "yenamarre" assez généralisé.
Après les mensonges et la gestion minable de la crise covid par une fange covidiste brutale, arrogante, inepte et corrompue, après le "quoi qu'il en coûte" ayant propulsé la dette vers ses niveaux stratosphériques actuels, enrichissant quelques profiteurs aux dépens de plusieurs générations, après le dépeçage des actifs français par les Macronistes vendus aux Américains, et au moment où pas mal de gens commencent à réaliser dans quel merdier nous mènent l'UE et l'Otan pour, à nouveau, les profits de quelques-uns qui, en plus, osent nous faire la leçon sur démocratie et liberté d'expression, la puanteur de la corruption généralisée de tous ces gens ne peut que monter au nez d'une minorité active qui sera un jour suffisante pour tenter n'importe quelle alternative.
Il devient difficile de faire semblant de croire que le mur approchant à toute vitesse n'existe pas. La défaite européenne qui se profile en Ukraine va nous reléguer à l'arriere-banc d'un monde de facto multipolaire dans lequel nous ne pourrons plus piller autrui pour nous enrichir, et où le service de la dette aura un impact majeur sur notre capacité à financer l'État, la Sécu, l'éducation. les pensions etc...
L'immortalité budgétaire américaine issue du dollar-roi sera bientôt terminée, les BRICS cherchant précisément à s'émanciper de ce système colonial. America First passera alors de stade de slogan à celui de nécessité, et l'on se rendra encore plus compte à quel point les Américains ne sont pas nos amis, pas plus que les Chinois ou les Russes.
Pourquoi l'élite politique et technocratique européenne est-elle devenue aussi conne, aussi corrompue alors qu'elle bénéficie le plus de toutes les richesses, des meilleures écoles, des meilleurs soins?
Cet effet iatrogène, bien décrit pour la médecine et pour l'école par Ivan Illich dès les années 70 (et magnifiquement illustré par les covidistes), semble survenir lorsque l'élite se détache de toute responsabilité envers les populations dont elle a la charge, ne faisant plus que profiter de sa situation de rente, construisant autour d'elle des murailles institutionnelles et policières rendant "la démocratie" de fait inopérante. C'est très clairement le cas au niveau de l'UE, ici rebaptisé EuroSoviet, et pareil pour la France macroniste (les autres attendent simplement leur tour). Dans cette stratégie, la guerre (contre le covid, les Russes, le réchauffement...) reste une valeur sûre pour justifier le "pas de choix", la censure, la répression et la propagande.
Il n'existe pas de solution toute faite pour sortir de cette ornière, on ne peut sans doute compter que sur une forme d'intelligence collective issue des populations n'ayant rien à gagner et tout à perdre de la situation actuelle.
Illich, dans son ouvrage sur la convivialité, estime que la science et la technologie offrent deux chemins : d'un côté la spécialisation et l'institutionnalisation menant à la déshumanisation. De l'autre, l'émancipation en offrant à chacun les moyens d'une autonomie créatrice.
L'IA nous met clairement face à ce choix, et une course est engagée entre le tropisme techno-totalitaire des élites politiques et économiques, et l'opportunité d'un anarchisme où l'on pourrait trouver des solutions réelles hors États et institutions.

28 décembre 2025

La France au bord du décrochage intime

Gastel Etzwane


-28/12/2025- Les signaux faibles n’en sont plus. Année après année, indicateur après indicateur, le même constat : la France donne de moins en moins envie d’y vivre et, symétriquement, de plus en plus envie de la quitter.
Ce qui relevait hier encore du malaise diffus prend désormais la forme d’un phénomène massif, mesurable et documenté.
Selon une étude internationale récente, jamais autant de Français n’ont exprimé le souhait de s’installer durablement à l’étranger.
Près d’un adulte sur trois envisage aujourd’hui le départ.
L’ampleur du chiffre est d’autant plus frappante qu’il a plus que doublé en un an, traduisant non pas une aspiration marginale, mais une rupture profonde dans le rapport au pays.
Cette tentation de l’exil s’inscrit dans un climat de défiance généralisée.
La confiance accordée aux institutions s’érode rapidement : gouvernement, système judiciaire, acteurs économiques, tous enregistrent un net recul.
Cette perte de repères institutionnels alimente un sentiment d’instabilité durable, renforcé par une vie politique perçue comme chaotique, marquée par l’incertitude, la paralysie décisionnelle et l’absence de cap lisible.
À cette fragilité politique s’ajoute un pessimisme économique persistant.
Une majorité de Français estime que sa situation personnelle se dégrade ou, à tout le moins, stagne sans perspective d’amélioration.
Pression fiscale jugée excessive, difficultés d’accès au logement, sentiment d’étouffement réglementaire, déclassement professionnel : autant de facteurs qui nourrissent l’idée que l’effort ne paie plus et que l’avenir se construit ailleurs.
Mais au-delà des données chiffrées, c’est un climat social qui se détériore. Les témoignages convergent : relations plus tendues, fatigue collective, impression d’un pays crispé sur lui-même.
Le départ n’est plus seulement envisagé comme un projet d’ascension ou d’aventure, mais comme une échappatoire, parfois une nécessité psychologique.
Certes, certains Français partis à l’étranger reconnaissent, avec le recul, les atouts du modèle social national. Mais même ces retours nuancés confirment l’existence d’un malaise structurel : ce qui faisait autrefois la force d’attraction du pays ne suffit plus à compenser le sentiment de blocage et d’épuisement.
À l’approche des grandes échéances politiques à venir, ce désir de départ massif agit comme un révélateur.
Il ne s’agit pas seulement d’un vote de défiance à l’égard d’un gouvernement ou d’une conjoncture, mais d’un diagnostic collectif : pour une part croissante de la population, la France n’apparaît plus comme un horizon, mais comme un point de départ.
Le plus préoccupant n’est peut-être pas que l’on veuille partir, mais que l’idée de rester cesse, peu à peu, d’aller de soi.

26 décembre 2025

Anne Mansouret
24/12/2025

Cher Petit Jésus,
Vous êtes à peine né que j’ai l’outrecuidance de vous tracasser avec mes requêtes et de vous harceler avec mes prières… Mais vous le savez bien, les cathos, ça ose tout et c’est même à ça qu’on les reconnaît !
Alors voilà : il faut vraiment que vous fassiez quelque chose pour la France, qui fut pendant des siècles la Fille aînée de votre Église ici-bas. Notre pays n’a jamais été dans un tel désordre. Si proche du chaos. Certes, nous avons connu des périodes de crises, des guerres, des catastrophes climatiques ; des séismes sanitaires, sociaux, des affrontements sanglants, des jacqueries, des révoltes et des révolutions. Mais ce que nous vivons aujourd’hui, je ne crois pas que cela se soit jamais produit.
Nous avons élu par deux fois un banquier amateur, prétendument Mozart de la finance – enfin, je dis nous par solidarité avec mes compatriotes, parce que moi, je n’ai jamais voté pour lui – qui s’est avéré un caractériel profond, narcissique et borderline schizophrène, défoulant une carrière avortée de comédien dans un jeu de rôle de transformiste. Passant de chef de guerre à influenceur sur TikTok ; de coryphée dans une tragédie grecque au Panthéon, au mode drag queen à l’Élysée, pavoisée aux couleurs du drapeau LGBTQIA .
Mais là n’est pas le plus grave. Sa pathologie psychique pourrait même être divertissante, s’il avait su, en parallèle, mieux choisir ses conseils et s’entourer de gouvernants compétents et responsables. Hélas, les quelques personnalités au profil convenable et qui tenaient la route, n’ont pas eu l’heur de lui plaire bien longtemps ; et aujourd’hui, mis à part le Premier Ministre et le Garde des Sceaux, tous les postes ministériels (ou presque) ont été distribués à des hauts fonctionnaires, qui ne connaissent de la politique que les dossiers administratifs et dont la plupart sont totalement inconnus de la population, voire même des élus de terrain.
Mais, me direz-vous, cet Emmanuel que tu accables n’est pas coupable de tout ; ceux qui l’on précédé à la tête du Pays ont aussi leur part de responsabilité ?
Certes. Mais aucun des présidents de la Ve République n’avait démoli à ce point notre pays. Aucun n’avait osé aller aussi loin dans le reniement de nos valeurs, de notre patrimoine culturel, de nos traditions et de nos acquis fondamentaux.
Je le voyais encore, il y a quelques jours à peine, alors qu’il annonçait la mise en chantier du prochain porte-avions de la marine française. Une décision sans grande surprise, ce projet à plus de 10 milliards d’euros étant déjà inscrit dans la précédente Loi de programmation militaire (2019-2025).
Tout Macron transparaît dans la façon dont il s’est exprimé pour justifier le lancement de ce magistral projet :
« Nous, Européens et Ukrainiens devons nous protéger, à l’heure des prédateurs… »
Mais quelle honte… Qu’un Président Français incarne si peu la France et les Français qu’il s’identifie comme le protecteur de l’Europe et de l’Ukraine !
Et puis, qui sont les prédateurs de la France, concernés par l’armement d’un navire de guerre ? Il n’y en a pas. Nos seuls prédateurs sont ceux qui nous phagocytent et nous gangrènent de l’intérieur.
Et pourquoi l’Ukraine devrait-elle être protégée par la France ? Pourquoi la France n’a-t-elle pas conservé les relations cordiales qu’elle avait su établir avec la Russie, grâce à l’excellence de ses relations diplomatiques bilatérales depuis la fin de la Guerre froide ?
Jamais, de toute son Histoire, la France n’a été envahie par les Russes. Faut-il rappeler au Président de la République que c’est Napoléon qui a voulu conquérir la Russie, et non l’inverse ? Sans doute le petit Emmanuel séchait-il les cours d’Histoire pour aller jouer la comédie avec sa prof de français ?
Pourquoi faut-il que notre pays, déficitaire depuis plus d’un demi-siècle, creuse ainsi sa dette pour protéger, aider et developper le monde entier, alors que l’on nous explique tous les jours qu’il n’y a plus d’argent pour la France et les Français ?
Pourquoi nous faut-il accueillir toute la misère du monde ? Pourquoi les immigrés hors UE sont-ils plus souvent inactifs et au chômage que la moyenne des immigrés ? Pourquoi les Tchétchènes, les Afghans et dorénavant les « Palestiniens » obtiennent-ils systématiquement le statut de réfugiés et vivent-ils à nos frais pendant des années ?
Tout cela n’est pas normal, Petit Jésus, même lorsque l’on est empreint comme nous le sommes, mes compatriotes et moi-même, de charité, de générosité et d’amour pour notre prochain.
Alors, Cher Petit Jésus, Vous qui naissez pour la deux mille vingt-cinquième fois en cette nuit glaciale, je vous adresse, ce soir, ma prière :
Faites que cette année 2026 passe très vite et que toutes les malfaisances d’Emmanuel Macron ne traumatisent pas davantage la France.
Faites que les brèches béantes qu’il a ouvertes avec son complice lfiste Mélenchon, et qui auront permis pendant dix ans la recrudescence de l’islamisme, la pénétration des poisons woke en tous genres, la dégénérescence de notre société et le déclin de notre civilisation, n’euthanasient pas notre belle France.
Faites qu’en 2027 s’incarne dans une ou un Président de la République, un authentique projet pour l’avenir de nos enfants, de nos petits-enfants et de notre cher vieux pays…
Avant qu’il ne soit définitivement trop tard.
ANNE MANSOURET - 24/12/2025
En communion de prières avec tous ceux qui aiment la France, quelles que soient leur religion ou convictions.

20 décembre 2025

Yann Bizien


-19/12/2025- Je scrute les évolutions de notre société grâce au travail remarquable de l'INSEE, de l'OID, de l'IFOP, de démographes, de Marc Vanguard, et j'accompagne ce billet en précisant à Monsieur Jacques Attali (qui comprendra) que l'obscurantisme, c'est aussi "entraver la construction et la diffusion de la connaissance" :

1- 89% de Français sont opposés à Emmanuel Macron et à la politique qu'il nous impose sans majorité pour gouverner.
2- 76% d’entre eux jugent qu’il n'y a plus aucun lieu sûr dans tout le pays.
3- Il y a ce soir 3482 Md€ de dettes en France. Mais le chef de l'État a validé dans la nuit un plan d'aides financières de 90 Md€ à l’Ukraine, plan décidé dans notre dos et contre notre volonté au sein du Conseil européen à Bruxelles (qui vient également de financer une université pro Hamas).
4- Le taux de chômage remonte et se situe à 7,4% en France au 14 décembre 2025. Il a augmenté de 8% en 12 mois.
5- Il y a eu 155 Md€ de transferts financiers personnels entre la France et l’étranger sur 15 ans (Eurostat/OID). C'est en moyenne une perte de 10 Md€ par an pour l'économie française (soit le coût d'industrialisation de deux petits porte-avions).
6- Il y a 45% de prélèvements obligatoires en France en 2024, 94 Md€ d’impôts sur nos revenus, 210 Md€ de TVA, 59,4 Md€ d’impôts sur les sociétés, 53,3 Md€ de taxes foncières, 34,9 Md€ de prélèvements sur les revenus du patrimoine, 2,7 Md€ d’impôts sur la fortune immobilière et 91 Md€ en autres prélèvements soit 568,8 Md€ de recettes fiscales pour l'État prédateur, socialiste et redistributeur en 2024.
7- Il y a eu 66 000 défaillances d’entreprises depuis le 1er janvier 2025.
8- Il y a 80 Md€ de fraude fiscale (15,2 Md€ détectés) et 7,25 Md€ de fraude sociale (839 millions détectés) en France en 2024.
9- Il n'y a jamais eu autant d'immigration en France qu'aujourd'hui, en volume, en pourcentage, en flux et en stock (OID)
10- L'immigration est en hausse de 77% depuis l’an 2000 en France. En incluant les personnes nées dans notre pays d’au moins un parent immigré, 22% de la population est désormais d’origine immigrée. Le fait le plus saillant concerne l’ampleur de la hausse constatée en une année seulement. La population immigrée recensée par l’INSEE a augmenté en effet de 434 000 personnes sur les douze mois de 2024. Il s’agit, tout simplement, de la plus forte croissance jamais enregistrée sur un laps de temps aussi court. Elle dépasse de 65% le précédent record. La France a la singularité de recevoir l’immigration la plus africaine d'Europe : la part des immigrés originaires d'Afrique y est trois fois supérieure à la moyenne de l’UE.
11- Il y a 29% de Catholiques et 11% de Musulmans en France (INSEE - IFOP - Marc Vanguard). La population musulmane est en très forte hausse, soit + 40%, âgés de 18 à 49 ans, en seulement une décennie (+600% depuis 1990). Le nombre de mosquées et autres lieux de culte musulmans a été multiplié par 10 depuis 1980. Les jeunes musulmans sont plus radicaux dans leurs opinions que leurs aînés (Marc Vanguard). Les 15-24 ans sont nettement plus religieux que leurs aînés :
• Soutien à la charia intégrale : 21%
• Fréquentation régulière de la mosquée : 44%
• Jeûne scrupuleux du Ramadan : 82%
• Port du voile chez les femmes : 44%
• 57% estiment que les lois de la République passent après les règles de l’islam (IFOP).
• 38% des musulmans en France approuvent au moins partiellement les positions des islamistes, un taux qui a été multiplié par deux depuis 1998.
12- Plus d’un élève de CM1 sur 5 parle une autre langue que le français à la maison. Depuis 2008, le nombre d’élèves nés à l’étranger et dont le français n'est pas la langue maternelle a explosé de 153%. L'OID démontre que l’immigration a un effet sur la baisse du niveau scolaire en France mais aussi sur le climat dégradé à l’école avec de la violence systémique dans certaines zones d’éducation prioritaires, des atteintes graves à la laïcité et du prosélytisme islamiste.
13- La spécificité française est que l'immigration accueillie dans notre pays est moins intégrée et plus pauvre qu'ailleurs en Europe (OID)
14- 35% des immigrés vivent en logement social ; ils perçoivent deux fois plus de prestations sociales. La moitié des bénéficiaires de l’aide alimentaire sont des immigrés. Ils consomment plus de dépenses publiques qu’ils n’y contribuent. (OID)
15- 90% des individus hébergés dans les logements d’urgence à Paris sont de nationalités extra européenne (OID). La région parisienne concentre la plus forte population immigrée sur deux générations. Il y a 8 millions d’immigrés en France soit 12% de la population. « Sur les 200 000 places d’hébergement d’urgence "généraliste" de l'État, entre 40 et 60 % sont occupées par des étrangers en situation irrégulière, pour un coût de 1 Md€ par an. La durée moyenne de séjour dans l’hébergement d’urgence, saturé par l'immigration irrégulière, est de trois ans et demi. Certains clandestins peuvent y rester pendant quatre, cinq ou six ans... » (OID)
16- Il y a eu 344 138 titres de séjour délivrés en France en 2024 (66% pour les Algériens), soit trois fois plus qu’en 1997. Sur un total de 434 000 migrants supplémentaires en 2024, 300 000 proviennent du continent africain, dont 148 000 de Maghreb. Le taux d'emploi des immigrés extra-européens est de seulement 43%, soit un des plus faibles d'Europe, et 41% n’ont aucun diplôme (22% pour les Français). Le taux d’emploi des immigrés en France est le deuxième plus faible d’Europe.
17- Il y avait 700 000 clandestins en France en 2024. La majorité d'entre eux sont entrés sur le territoire national et ils sont restés après l'expiration de leur titre de séjour. Depuis début 2025, il y a eu 100 000 entrées par flux maritime entre l’Italie, la Grèce et l’Espagne.
18- Le gouvernement implante des foyers d'accueil pour mineurs non accompagnés sur les communes de France sans aucune consultation préalable des élus et de la population locale. Ils seraient environ 31 000 en France actuellement (95% de jeunes garçons et 60% de jeunes Afghans). La prise en charge d'un mineur étranger non accompagné (MNA) coûte environ 50 000€ par an soit environ 2 Md€/an pour les contribuables. Ils occupent 20% de l'ensemble des places dédiées à l'aide sociale à l'enfance (augmentation de 30% entre 2023 et 2024). En 2023, un centre hospitalier psychiatrique ferme à Marseille à cause de l'insécurité et des dealers. Le bâtiment héberge désormais des mineurs non accompagnés.
19- En 10 ans, l'Union européenne a reçu l'équivalent d'un nouvel État membre entièrement composé de demandeurs d'asile.
En France, 120 000 places d'hébergement sont réservées aux demandeurs d’asile. Elles représentent un coût d’environ un milliard d’euros par an. La France a inscrit dans son droit le principe d'un "accueil inconditionnel" des clandestins dans l'hébergement d'urgence. Cette spécificité contribue à l'attractivité de notre pays pour l'immigration irrégulière. » (OID)
20- En 2023, la France a reçu une part d’immigrés originaires de pays à faible niveau de développement humain (éducation, santé, revenus...) trois fois supérieure à la moyenne de l'Union européenne. Parmi les jeunes âgés de 15 ans, les élèves immigrés connaissent, en mathématiques, un retard moyen de niveau équivalant à un an et demi d'études par rapport aux élèves "autochtones" (OID). L'immigration a évidemment un impact sur la baisse du niveau scolaire (Marc Vanguard).
21- 56% des Français estiment que l’immigration occupe une place majeure dans l’insécurité qui explose (CSA). 42% des musulmans de 15 à 24 ans en France disent éprouver de la sympathie pour l’islamisme. Pour Marc Vanduard, "l'immigration telle que nous la connaissons aujourd'hui en Europe influence à la hausse les crimes et délits, c'est une évidence factuelle et statistique". 35% des mis en cause pour cambriolages sont étrangers, alors que les étrangers représentent 8% de la population. Pour Marc Vanguard, "la surreprésentation est énorme. La France est devenue le pays le plus dangereux d'Europe. Il faudrait être de bien mauvaise foi pour ne pas voir que la "radicalisation de l'islam en France, conjuguée à la très forte hausse du nombre de musulmans pose des problèmes de cohésion sociale."
22- Il y a eu 526 580 délits en France en 2024. Près de 62% des actes violents enregistrés dans les transports parisiens proviennent de migrants. En dix ans, le nombre d’Algériens écroués en France a augmenté de 117%.
23- S'agissant de la "Christianophobie et de la haine antichrétienne en Europe", dont le rapport vient d'être publié, et synthétisé par Marc Vanguard sur le réseau X, la France fait partie des pays les plus touchés, d'après les données collectées : 770 actes recensés par la police et 139 par la société civile.
La majorité des actes recensés sont des actes de vandalisme :
• Vandalisme et incendies : 65%
• Violences physiques et verbales : 15%
• Profanations : 13%
• Vols d'objets religieux : 5%
Des milliers d’églises sont vouées à l’abandon.
24- Le Ministère de l'Intérieur a publié des chiffres sur l'insécurité en novembre 2025. Le nombre d'actes enregistrés AUGMENTE encore pour la plupart des infractions, quand on compare les 11 premiers mois de 2025 aux 11 premiers mois de 2024 :
• Escroqueries +9%
• Homicides +8% (82 morts de plus)
• VS +8%
• Agressions +4%
• Vols sans violence +3%
• Vols violents sans arme +3%
• Vandalisme +2%
À ce stade, on s'orienterait vers un bilan CATASTROPHIQUE pour cette année 2025 :
- Les violences poursuivent leur hausse
- Des infractions autrefois en baisse, comme les vols sans violence, repartent à la hausse.
42% des plaintes pour violences conjugales sont classées sans suite par la justice.
25- Le marché de la drogue EXPLOSE en France. De 2017 à 2023, le chiffre d'affaires de la vente de cannabis a augmenté de +30%, pour la cocaïne ou l'ecstasy, c'est même +80%. Au vu des chiffres, une évidence s'impose : la lutte contre le narcotrafic a ÉCHOUÉ. La consommation de toutes les drogues hors cannabis a fortement augmenté en volume. La demande explose. L'offre arrive à suivre sans aucun problème, la preuve : les prix sont stables. Oui, malgré une consommation de cocaïne en hausse de +80% en à peine 6 ans, il n'y a aucun signe de pénurie.
26- Le trafic de stupéfiants est florissant et ne semble nullement inquiété par les politiques mises en œuvre par les différents ministres de l'Intérieur.
27- À ce rythme, la France risque de devenir progressivement un narco-État. Le marché de la drogue pèse environ 7 milliards d'après estimation "officielle". Il est en croissance de 8% par an et impacte fortement notre société.
28- Il y a désormais 411 364 clandestins bénéficiaires de l’Aide Médicale d’État, pour un coût annuel record de 1,2 milliard d’euros à la charge du contribuable français.
29- La natalité s'effondre avec seulement 646 000 naissances en 2025, contre 750 000 en 2022. Environ 30% de la population a plus de 60 ans en France.
30- En février 2025, l'OID évalue le coût brut de l’immigration (régulière et irrégulière) à 75,1 Md€ par an, basé sur le budget 2023. Ce chiffre comprend les dépenses de santé, retraites, allocations chômage, prestations de solidarité, hébergement, logement, sécurité, justice et coûts administratifs. L'immigration coûte 3,4% du PIB à la France chaque année. Elle ne finance que 86% de ce qu’elle coûte à l’État et crée ainsi un déficit budgétaire.

Conclusion : Le rythme de notre effondrement s’accélère, la pression fiscale demeure, sans aucune garantie de sécurité quel que soit l'endroit où l'on réside. Les piliers du régalien ne tiennent plus la nation. Le pouvoir perd partout le contrôle sur notre démographie, sur notre sécurité, sur notre dette, sur notre économie, sur l'éducation de nos enfants et sur notre destin. La France, autrefois puissance de premier plan, est maintenant un pays de seconde zone, fracturé, ensauvagé, désindustrialisé, surendetté et déclassé. On continue de décrocher, mais on s'obstine dans notre modèle socialiste qu'absolument personne ne cherche à imiter. Notre nation n'est plus mobilisable pour envisager une guerre de haute intensité contre la Russie. Le bilan d'Emmanuel Macron est désastreux et le besoin de rupture politique est immense et urgent.
Je souffle ces chiffres à ceux qui en ont besoin, à ceux qui refusent de les voir, à ceux qui les contestent, qui les dénoncent et qui refusent de voir ces réalités dramatiques et objectives.
Nota : ce panorama chiffré dresse un constat chiffré et accablant de la politique conduite dans ce pays, avec ses conséquences. Je précise que l'OID ne reçoit aucune subvention publique et que son président rencontre tous les parlementaires qui le souhaitent, sans préférence politique.