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11 septembre 2026

Christian Potier
11/9/2026

MERZ A PEUR. L'ALLEMAGNE A PEUR DE SON PEUPLE.


L'Allemagne veut bloquer l'accès de l'AfD aux plans militaires secrets. Bloomberg le révèle. Le ministre de la Défense Boris Pistorius panique.
Pourquoi ? Parce que l'AfD vient d'écraser les élections en Saxe-Anhalt. 44% des voix. 39 sièges sur 83. Une claque historique.
Et là, tout le système tremble. Sous prétexte que l'AfD voudrait "transmettre l'OPLAN à la Russie" – ce document de 1000 pages qui contient tous les plans secrets de l'Allemagne et de l'OTAN en cas de guerre – ils veulent changer les règles du jeu en cours de route.
L'OPLAN, qui jusqu'à maintenant était disponible pour les 16 Länder, deviendrait soudainement trop sensible pour un gouvernement élu par le peuple ?
TU VOIS L'HYPOCRISIE ?
Quand l'AfD était à 10%, on les laissait parler. Quand ils sont à 44% et aux portes du pouvoir, on invente une menace pour la sécurité nationale pour les empêcher de gouverner.
Leur vrai crime ? L'AfD veut arrêter de payer pour la guerre en Ukraine. L'AfD veut restaurer les liens économiques avec la Russie. L'AfD veut que le gaz russe pas cher revienne pour que l'industrie allemande ne crève pas.
Et ça, Merz, Pistorius, l'OTAN, Bruxelles, ils n'en veulent pas.
Alors ils sortent la carte ultime : "agents de Moscou". Comme en France avec le RN. Comme partout. Dès que tu n'es pas d'accord pour te ruiner pour Zelensky, tu es un traître qui va vendre des secrets à Poutine.
Merz n'a pas peur que l'AfD donne l'OPLAN à la Russie. Merz a peur que l'AfD prouve aux Allemands qu'on peut gouverner autrement. Sans guerre. Sans sanctions qui tuent nos usines. Sans obéir à Washington.
Ils ne bloquent pas un parti. Ils bloquent le vote de 44% des Allemands de Saxe-Anhalt. C'est ça, leur démocratie.

8 septembre 2026

Gastel Etzwane
8/9/2026

Victoire de l’AfD en Allemagne : le RN pris au piège de sa normalisation


Le bandeau de BFM, ce mardi, résume à lui seul la ligne : « Victoire de l’extrême droite en Allemagne : Jean-Philippe Tanguy se dit “choqué” ». Le député RN raconte même être « sorti terrorisé » d’une rencontre avec des élus de l’AfD au Parlement européen, avant 2019.

Le mot est commode. Il clôt le débat et dispense de lire les programmes. Or, dimanche, en Saxe-Anhalt, l’AfD n’a pas gagné parce qu’un studio parisien lui a collé une étiquette : elle a frôlé la majorité avec près de 44 % des voix, tandis que la CDU de Friedrich Merz s’effondrait à 17 %. Il ne s’agit de « blanchir » personne, mais de regarder ce que les électeurs allemands ont voté et de comprendre pourquoi un parti français qui se dit patriote réagit désormais avec les mots du cordon sanitaire.

Ce que dit vraiment le programme de l’AfD

Le manifeste fédéral et le programme de gouvernement du Land permettent de juger l’AfD sur ce qu’elle propose réellement. Sur l’Union européenne, l’AfD refuse les « États-Unis d’Europe » et un fédéralisme dont il deviendrait impossible de sortir. Elle veut une Allemagne souveraine ; si la réforme de l’UE s’avère impossible, elle prévoit un référendum sur une sortie, le « Dexit », et, dans son texte de 2025, l’abandon de l’euro et le retour au mark.

Sur l’énergie, le texte est d’une clarté devenue rare à Berlin : fin de l’Energiewende, relance du nucléaire, maintien du charbon, sortie de l’accord de Paris, rétablissement de Nord Stream dès que possible et levée des sanctions contre la Russie, au motif qu’elles ont fait exploser le prix de l’énergie. En Saxe-Anhalt, le programme des cent premiers jours va jusqu’à prévoir le blocage des grands parcs solaires sur les terres agricoles et la défense du lignite au-delà de 2038.

Sur l’immigration, le cœur du dispositif porte un nom : la « remigration ». Contrôles aux frontières, centres d’asile hors d’Europe, expulsion des déboutés et des étrangers en situation irrégulière, durcissement des règles de nationalité. C’est ce point, davantage encore que la question européenne, qui a servi de motif à la rupture du RN avec l’AfD au Parlement européen. CNN et le Financial Times le placent au centre du programme de Magdebourg. Le nier serait aussi paresseux que de réduire l’ensemble du programme aux deux mots « extrême droite ».

Sur l’Ukraine et l’OTAN, l’AfD refuse l’entrée de Kiev dans l’Alliance atlantique comme dans l’Union européenne, veut une OTAN recentrée sur la seule défense collective, le retrait des troupes et des armes nucléaires alliées du territoire allemand et la reprise des importations de gaz russe. Ce n’est pas un élément périphérique du programme : il découle directement du diagnostic économique posé par le parti.

Nord Stream, le gaz américain et l’effondrement industriel

Sur Nord Stream, les faits sont désormais suffisamment précis pour être exposés directement. Le 30 juin 2026, le parquet fédéral allemand a renvoyé devant la cour de Hambourg un officier ukrainien, Serhii K., accusé d’avoir coordonné, « sur ordre d’organes étatiques ukrainiens », le sabotage de Nord Stream 1 et 2 en septembre 2022. Ce n’est pas un verdict. Kiev répond que l’implication de l’État ukrainien « n’est pas établie ». L’accusation allemande, en revanche, est publique et précise : l’objectif allégué était de couper durablement l’acheminement du gaz russe vers l’Allemagne. Avant l’attentat, Nord Stream 1 couvrait environ la moitié de la consommation allemande de gaz.

La suite relève de réalités économiques. Privée de ce gaz bon marché, l’industrie allemande a basculé vers le GNL, notamment américain, plus cher, plus volatil et plus carboné en raison de son transport. Volkswagen discute de suppressions pouvant aller jusqu’à 100 000 postes et de fermetures d’usines. Mercedes et BMW restructurent. Bosch taille dans ses effectifs. L’AfD en a fait le cœur de sa campagne : sanctions, Energiewende et perte de Nord Stream auraient organisé le suicide énergétique d’un pays construit autour de son industrie. On peut contester le remède proposé. Il est beaucoup plus difficile de balayer le constat comme un simple caprice identitaire.

Ce que dit le RN et jusqu’où il a reculé

Le Rassemblement national, sur le papier, n’est pas un copié-collé de l’AfD. Il ne milite plus pour un Frexit. Il veut réduire la contribution française à l’Union européenne, « engager le bras de fer », sortir du mécanisme européen de fixation du prix de l’électricité, sanctuariser le nucléaire, ramener la TVA sur l’énergie de 20 % à 5,5 %, durcir l’accès aux prestations sociales et transformer l’AME. Sur l’Ukraine, Bardella et Aliot affirment désormais qu’une France au bord de la dette n’a « plus les moyens » de continuer à tenir le robinet ouvert.

Souveraineté, énergie chère, immigration, rejet d’une Union européenne qui prétend dicter le mix énergétique et contraindre les budgets : le diagnostic du RN chevauche donc largement celui de l’AfD. Depuis la rupture entre les deux partis, la différence tient surtout à la stratégie et à la frontière morale que le RN entend afficher. Il refuse la « remigration » à l’allemande, refuse toute alliance avec l’AfD et envoie Jean-Philippe Tanguy expliquer qu’il est « choqué » lorsque les Allemands de l’Est votent précisément contre Merz, Bruxelles et le prix de l’énergie.

L’étiquette comme substitut à l’analyse

Qualifier l’AfD d’« extrême droite » et s’arrêter là relève de la facilité de plateau. Une partie de son programme, qu’il s’agisse de la conception de la citoyenneté, des classes séparées pour les enfants de réfugiés, de la sortie de l’euro ou du climatoscepticisme revendiqué dans son manifeste, dépasse le simple souverainisme et explique pourquoi d’autres droites européennes ont rompu avec elle. Mais réduire un score de 44 % à une pathologie morale revient à refuser d’entendre ce que dit ce vote : l’Union européenne n’a pas protégé le modèle allemand ; les dirigeants de la CDU et du SPD ne l’ont pas davantage protégé ; les électeurs en ont tiré leurs conclusions sans demander l’autorisation de Paris.

Dès lors, la question posée à Jean-Philippe Tanguy n’est évidemment pas de fusionner avec Höcke. Elle est politique : que reste-t-il de la rupture promise par un parti qui, au lendemain d’une claque électorale infligée à Merz et à la Commission européenne, reprend spontanément le vocabulaire de BFM ?

Si la victoire d’un parti souverainiste allemand, hostile à la même architecture européenne que le RN accusé par ailleurs d’étrangler la France, provoque le « choc » plutôt que l’analyse, le signal devient difficile à ignorer. Le RN paraît chercher avant tout à demeurer dans le périmètre du dogme admissible : l’Union européenne comme horizon indépassable, « l’extrême droite » comme qualification suffisante pour clore la discussion, et le recul dès qu’un voisin pousse la rupture plus loin que lui.

On ne gagne pas ainsi. On change encore moins la situation française. Les électeurs de Saxe-Anhalt n’ont pas voté pour une étiquette. Ils ont voté dans un pays qui ferme des usines, paie son énergie plus cher et dont les gouvernants répondent au mécontentement en disqualifiant ceux qui l’expriment.

Le paradoxe du RN est désormais là : il prétend incarner la rupture en France, mais s’effraie lorsqu’elle devient électoralement majoritaire chez le voisin. À force de vouloir prouver au système qu’il est devenu fréquentable, il risque surtout de convaincre ses propres électeurs qu’il est devenu inoffensif. Et lorsqu’un parti de rupture devient inoffensif, les électeurs finissent toujours par chercher la rupture ailleurs.

7 septembre 2026

Gastel Etzwane
7/9/2026

Le séisme allemand qui pourrait annoncer d’autres secousses en Europe


En Saxe-Anhalt, ce n’est plus une poussée de l’AfD. C’est un basculement.
Avec environ 44 % des suffrages, le parti a plus que doublé son résultat de 2021 et relégué très loin derrière lui la CDU du chancelier Friedrich Merz, tombée autour de 18,5 %. Dans un Land gouverné par les chrétiens-démocrates depuis 2002, l’écart est considérable. Il interdit désormais de réduire le vote AfD à une simple protestation des marges. Une partie importante de l’électorat allemand ne proteste plus : elle choisit une autre politique.
Le phénomène mérite d’autant plus d’attention que l’AfD n’a pas bénéficié d’une quelconque banalisation institutionnelle. C’est même l’inverse. Le parti demeure soumis au cordon sanitaire des autres grandes formations allemandes. Certaines de ses structures ont été classées à l’extrême droite par les services de renseignement intérieur et la question de son interdiction a été publiquement débattue. Le dispositif politique destiné à contenir sa progression n’a donc pas disparu. Il vient simplement de rencontrer sa limite : le suffrage.
C’est peut-être la première leçon de Saxe-Anhalt. Il existe un moment où la disqualification d’un parti cesse d’affaiblir ses propositions et peut, au contraire, convaincre une partie de l’électorat que certaines questions ne trouvent plus d’expression ailleurs.
Car l’AfD n’a pas progressé en atténuant ses positions. Elle défend un durcissement considérable de la politique migratoire, conteste le soutien militaire durable à l’Ukraine, réclame le rétablissement de relations avec Moscou et remet en cause l’orientation européenne suivie par Berlin. Une partie du parti va jusqu’à envisager une rupture beaucoup plus profonde avec l’Union européenne.
À cela s’ajoute un discours économique qui rencontre désormais les inquiétudes d’une Allemagne confrontée à la stagnation, au coût de l’énergie et aux difficultés de son industrie. L’AfD relie ces sujets entre eux : politique énergétique, sanctions contre la Russie, guerre en Ukraine, dépenses publiques, immigration, souveraineté nationale. On peut récuser ses réponses. Il devient beaucoup plus difficile de prétendre que les questions auxquelles elle répond n’existent pas.

L’Ukraine devient une question électorale intérieure

C’est probablement à Kiev que le résultat allemand devrait être observé avec le plus d’attention.
Depuis quatre ans, le soutien à l’Ukraine a souvent été présenté en Europe occidentale comme une politique extérieure bénéficiant d’un consensus suffisamment large pour échapper aux alternances électorales. La Saxe-Anhalt montre les limites de cette hypothèse.
L’aide militaire et financière à Kiev entre désormais directement dans la compétition politique allemande. Chaque nouvelle livraison d’armes, chaque enveloppe budgétaire et chaque engagement de reconstruction peuvent être confrontés aux dépenses intérieures, aux infrastructures, à l’énergie ou à l’industrie. La question n’est donc plus seulement de savoir combien de temps l’Europe possède les moyens matériels de soutenir l’Ukraine. Elle est de savoir combien de temps ses gouvernements disposent de la majorité politique nécessaire pour le faire.
Cette évolution dépasse largement la Saxe-Anhalt. Si elle se confirme ailleurs, les gouvernements européens devront compter avec un phénomène qu’ils ont longtemps sous-estimé : une politique étrangère peut être cohérente diplomatiquement et devenir progressivement coûteuse électoralement.
La réaction de Donald Tusk est, à cet égard, révélatrice. Le Premier ministre polonais a estimé que, dans son pays, seuls « des idiots ou des traîtres » pouvaient se réjouir du triomphe de l’AfD. La violence même de la formule dit quelque chose de l’inquiétude provoquée par le résultat allemand. Varsovie est l’un des soutiens européens les plus constants de Kiev et considère la Russie comme une menace stratégique majeure. Voir progresser aussi brutalement, dans le premier pays de l’Union par sa puissance économique, une force contestant cette politique ne peut être pour elle un événement régional.

Un laboratoire politique

La victoire de l’AfD possède en outre une dimension institutionnelle. Gouverner un Land ne signifie pas seulement administrer des routes ou des écoles. Les Länder disposent de compétences importantes en matière de police, d’éducation, de culture et d’administration. L’arrivée éventuelle de l’AfD aux responsabilités ferait ainsi passer le parti du statut de force protestataire à celui de parti de gouvernement.
C’est précisément ce passage qui pourrait modifier la politique allemande. Un parti maintenu pendant des années à l’extérieur du système peut être contenu tant qu’il demeure minoritaire. La mécanique devient beaucoup plus difficile lorsque quatre électeurs sur dix votent pour lui.
Reste alors une question qui ne concerne plus seulement l’Allemagne.
Dans plusieurs démocraties européennes, certaines positions sur l’immigration, l’Union européenne, la Russie, l’Ukraine ou les rapports avec les États-Unis demeurent extrêmement coûteuses à défendre. Celui qui s’écarte suffisamment du consensus s’expose immédiatement à la disqualification, aux procès en irresponsabilité et parfois à l’isolement politique. La France connaît elle aussi ce mécanisme, même si son histoire, ses institutions et son paysage partisan interdisent de transposer mécaniquement le cas allemand.
Mais la Saxe-Anhalt suggère une hypothèse plus dérangeante : et si la violence de la réaction provoquée par certaines positions ne signifiait pas nécessairement qu’elles sont électoralement impossibles ?
Un parti peut perdre en cherchant constamment à devenir acceptable aux yeux de ceux qui ne voteront jamais pour lui. Il peut aussi choisir de maintenir une ligne impopulaire dans les institutions, les médias ou les milieux dirigeants, mais dont il estime qu’elle rencontre une demande dans le pays. L’AfD vient d’expérimenter cette seconde stratégie avec une ampleur que peu imaginaient encore possible il y a quelques années.
Il serait hasardeux d’en déduire que la même recette produirait le même résultat en France. Mais il serait tout aussi imprudent de considérer ce qui vient de se passer en Allemagne comme une singularité de l’Est allemand.
La véritable leçon de Saxe-Anhalt est peut-être là. Pendant longtemps, le cordon sanitaire a posé une frontière autour de l’AfD. Dimanche, les électeurs ne l’ont pas abolie. Ils sont passés par-dessus.

27 juillet 2026

Gastel Etzwane
27/7/2026

L’Allemagne sombre, et elle le fait en conscience


Les chiffres sont sans appel. Selon le Berliner Zeitung du 22 juillet 2026, les réserves de gaz allemandes se situent actuellement à 45,5 % de leur capacité. C’est le niveau le plus bas à cette période de l’année depuis le début des statistiques en 2011. L’association des opérateurs de stockage, Initiative Energien Speichern (INES), parle d’un niveau « exceptionnellement bas pour la saison ». Sans mesures politiques rapides, les installations risquent de ne pas être suffisamment remplies avant le début de la période de chauffage. Un hiver très froid pourrait provoquer des perturbations d’approvisionnement.
Face à cette situation, le gouvernement fédéral prépare une réserve stratégique d’État d’environ 24 térawattheures, soit moins de 10 % de la capacité totale allemande. Cette réserve, financée par une taxe sur les consommateurs, ne devrait commencer à être constituée qu’en 2027. En attendant, l’Allemagne dépend de plus en plus du GNL, plus cher et soumis aux aléas géopolitiques, tandis que les mécanismes de sécurisation antérieurs ont été progressivement abandonnés.
Voilà où en est l’ancienne locomotive économique et industrielle de l’Europe. L’Allemagne, qui fut pendant des décennies le symbole de la puissance manufacturière, de l’export et de la compétitivité, s’enfonce lentement mais sûrement. L’énergie, pilier de son modèle, est devenue son talon d’Achille. Les prix élevés, la fragilité des stocks et la dépendance aux importations concourent à affaiblir une industrie déjà sous pression.
Pourtant, rien n’indique que le cap sera modifié. Car en Occident, l’idéologie reste plus forte que les réalités économiques. Mieux vaut s’enfoncer dans la crise en restant fidèle aux dogmes – transition énergétique à marche forcée, rupture définitive avec le gaz russe, alignement géopolitique absolu – que de reconnaître l’échec et d’ajuster la trajectoire. L’Allemagne préfère disparaître en entraînant les autres dans le désastre plutôt que de renoncer à sa ligne.

6 juillet 2026

Gastel Etzwane
6/7/2026

Le long déclin industriel de l’Allemagne : une accélération dramatique depuis 2022 sans signe de reprise durable

Le graphique ci-dessus, basé sur les données de la Deutsche Bundesbank illustre de manière saisissante le déclin de la production industrielle allemande. Il montre un pic historique autour de 2017-2018, suivi d’une tendance à la baisse qui s’est nettement accélérée depuis 2022. L’indice s’écarte aujourd’hui de près de 19,7 % sous la tendance extrapolée depuis les années 1990. Ce n’est pas un simple ralentissement conjoncturel : c’est le symptôme d’un érosion structurelle qui menace le modèle économique allemand, longtemps considéré comme le moteur de l’Europe.

Un déclin long et maintenant accéléré

L’Allemagne a atteint son apogée industriel autour de 2014-2018, portée par ses exportations de machines-outils, automobiles et biens d’équipement haut de gamme. Depuis, la production industrielle stagne ou recule tendanciellement. Selon Destatis et la Bundesbank, la production manufacturière a diminué de manière persistante depuis 2018, avec une accélération marquée après l’invasion de l’Ukraine en février 2022.

Les secteurs les plus énergivores (chimie, métallurgie, verre, papier…) ont vu leur production chuter de 15,2 % entre février 2022 et mars 2026. Globalement, la production industrielle a reculé d’environ 10 % sur la même période. Des milliers d’entreprises du Mittelstand (ces PME familiales qui constituent l’ossature de l’économie allemande) ferment des sites, licencient ou délocalisent. L’exemple de la société Aura (équipements de chauffage industriel) est révélateur : en quelques mois, les commandes se sont effondrées face à la concurrence chinoise, et 20 % de sa production est déjà fabriquée en Chine – un chiffre qui pourrait grimper à 70 %.

Selon un rapport de mai 2026, l’industrie allemande perd plus de 10 000 emplois par mois. En 2025 seulement, environ 180 000 postes ont disparu dans le secteur manufacturier. La part de l’industrie dans le PIB, qui atteignait encore près de 20-22 % il y a quelques années, reflue régulièrement.

Aucun signe de reprise

Malgré quelques rebonds ponctuels (comme une hausse de 0,4 % de la production industrielle en avril 2026), les indicateurs restent préoccupants :

• Les commandes industrielles sont volatiles et souvent en baisse sur trois mois glissants.
• Les coûts énergétiques restent élevés, conséquence de la sortie progressive du nucléaire, des sanctions sur le gaz russe et de la transition verte accélérée (Energiewende).
• La concurrence chinoise s’intensifie : l’Allemagne importe désormais plus de biens industriels avancés de Chine qu’elle n’en exporte, avec un déficit commercial sur ces segments.
• Le PIB allemand a connu deux années de récession (2023 et 2024), suivi d’une croissance atone de 0,2-0,3 % en 2025. Les prévisions pour 2026 tournent autour de 0,6 %, bien en deçà du potentiel historique.

Aucun indicateur ne pointe vers une reprise réelle.

Les investissements privés stagnent, la confiance des entreprises reste faible, et les défis structurels (démographie, bureaucratie, transition énergétique coûteuse) persistent. Les causes réelles sont multiples, choc énergétique, montée en puissance chinoise, et choix politiques internes.

Conclusion : un bilan désastreux… mais toujours mieux que la France

Ce tableau est sombre : une puissance industrielle historique qui perd du terrain, des emplois qui s’évaporent, une compétitivité érodée et peu de perspectives de rebond rapide. L’Allemagne, autrefois symbole de rigueur et d’excellence exportatrice, traverse une crise existentielle pour son modèle économique.

Pourtant, même après ce bilan désastreux, la situation de l’Allemagne reste nettement supérieure à celle de la France sur les indicateurs fondamentaux. Le chômage allemand oscille autour de 3,8-4 %, contre plus de 8 % en France. La dette publique allemande représente environ 63-65 % du PIB, contre plus de 115 % chez nous. L’Allemagne conserve une base industrielle bien plus large et un excédent commercial structurel, tandis que la France souffre d’un chômage structurel élevé, d’une dette explosive et d’une dépendance accrue aux dépenses publiques.

Ce contraste est accablant pour nous : si l’Allemagne « tousse » industriellement, la France peine structurellement sur des fondamentaux bien plus fragiles. Chez nous, vraiment, ça ne va pas bien, et les marges de manœuvre paraissent plus étroites. L’Allemagne a au moins les outils (discipline budgétaire relative, marché du travail efficace) pour tenter de se redresser. La France, elle, n’a plus grand chose.

17 juin 2026

Régis de Castelnau
17/6/2026

Rubrique : parking

Le général allemand Holger Neumann, successeur de Keitel et Jodl (pendus à Nuremberg) prévient « comme l’a dit notre ministre de la Défense Pistorius (successeur dans la fonction d’Adolf Hitler lui-même) : nous sommes de nouveau en guerre avec la Russie. Et si les Russes nous emmerdent, par exemple s’ils nous reprochent de fournir, lancer, et piloter des missiles pour frapper la Russie au nom de l’Ukraine dans la profondeur, comme on vient de le faire pendant le SPIEF, eh bien on va bombarder Saint-Pétersbourg. Non mais ! »
Ah bon ? Vous allez faire comme la dernière fois ? Quand la ville s’appelait Leningrad. Vous l’avez encerclée pendant quatre ans et provoqué la mort d’un million de personnes. Avec le projet de la détruire de fond en comble une fois conquise. Et puis, vous allez recommencer ce que vous avez fait avec les enfants ? Parce que oui, vous en enleviez massivement dans les campagnes et les villes conquises, les enfermiez dans un camp ou vos médecins les transfusaient à mort pour récupérer leur sang afin de soigner vos soldats blessés. L’efficacité allemande probablement. Ceux qui disent qu’après ça vous devriez raser les murs sont rien que des mauvaises langues.
Le problème, c’est que cette fois-ci, les moujiks ne vont pas se laisser emmerder. Si vous recommencez vraiment à les faire chier ils auront vite fait de transformer votre pays en parking. Même que des fois chez eux, il y en a qui disent qu’il faudrait commencer par ça sans attendre que vous vous lanciez dans un Barbarossa 2.0. Que la « patience stratégique », avec les allemands c'est pas vraiment adapté.
Ce serait embêtant, mais là, on manque un peu d’argument pour les dissuader. C’est qu’ils ne sont pas commodes les moujiks. Allez savoir pourquoi, ils n’aiment pas trop les nazis.

6 juin 2026

Gabriel Nerciat
5/6/2026

INSUFFISANCES ALLEMANDES


Je suis le premier à dire et répéter qu'entre le fondateur du dernier Reich allemand et le petit-fils du S.A qui lui a succédé à la Chancellerie, il y a plus d'une similitude (haine pathologique de la Russie, mépris de la France, fascination pour la chose militaire et enthousiasme certain en faveur des génocides, entre autres).
Mais quand même : le premier, confronté à la défaite, avait au moins eu la décence de prendre congé avec sa femme et sa chienne.
Ce n'est hélas pas le cas du second, semble-t-il.
Au besoin, son homologue russe, qui a déjà un jeune Alabai originaire du Turkménistan, pourrait peut-être recueillir le chien.

5 juin 2026

Régis de Castelnau
5/6/2026

Rubrique : parking

Bonne nouvelle. L’Allemagne conduite actuellement par Merz et Pistorius vient de se faire sévèrement renvoyer dans ses buts à l’ONU. Pour la première fois dans son histoire moderne, elle a été battue dans un vote pour les sièges temporaires du conseil de sécurité. Naturellement les deux dirigeants accusent la Russie de ce camouflet. Sans blague ?
Non, c’est simplement qu’une majorité des pays ont parfaitement compris que l’Allemagne avait à nouveau basculé dans le nazisme. En pleine commémoration de l’écrasement de la bête à Berlin en mai 1945, Merz (chancelier) et Pistorius (ministre de la défense) ont proféré des énormités démentes. Les héritiers des responsables de la mort de 27 millions soviétiques, n’ont pas hésité. L’un pour traiter les Russes de « barbares », laissant entendre qu’il fallait s’en débarrasser comme il l’ont tenté à partir du 22 juin 1941. L’autre disant « la Russie est de nouveau notre ennemi ». Pour recommencer Barbarossa ? On notera que les Allemands ont trouvé formidable l’entrée au Panthéon ukrainien de leurs collaborateurs en génocide pendant la deuxième guerre mondiale. Chassez le naturel…
Tout le monde comprend le danger de cette résurgence. À commencer bien sûr par les Russes. Mais cette fois-ci, on ne saurait trop conseiller à ces néonazis de se calmer. Cette fois-ci les moujiks ne seront pas pris par surprise.
S’ils bougent une oreille, leur pays sera transformé en parking.

28 mai 2026

Gastel Etzwane
28/5/2026

La Syrie refuse poliment de reprendre « ses » Syriens : merci Angela, on assume !


Il y a une dizaine d’années, Angela Merkel ouvrait grand les portes de l’Allemagne (et de l’Europe) à plus d’un million de Syriens. Une décision historique, généreuse et visionnaire, nous disait-on à l’époque.
Aujourd’hui, en mai 2026, près d’un million de personnes d’origine syrienne vivent toujours en Allemagne. Et le nouveau président syrien, Ahmed al-Sharaa (ancien chef de Hayat Tahrir al-Sham, ex-branche d’Al-Qaïda en Syrie), qui a été reçu avec les honneurs à Paris, à la Maison Blanche, à Berlin puis à Londres, vient de rappeler à l’Allemagne une petite réalité : son pays rejette catégoriquement toute idée de remigration forcée.
Mieux encore : selon le ministre syrien des Affaires étrangères, ces Syriens installés en Allemagne ne sont pas un fardeau… mais une « ressource stratégique ». Ils perçoivent des allocations, travaillent (un peu), et surtout envoient chaque année jusqu’à 400 millions d’euros de remittances vers la Syrie, soit plus que l’aide publique allemande au pays.
Face à cela, le chancelier Friedrich Merz propose désormais jusqu’à 8 000 euros par personne pour un retour « volontaire ». Une jolie prime de départ, après des années de dépenses publiques colossales.
Moralité de l’histoire : on a accueilli massivement des réfugiés en 2015-2016 au nom de la morale et de la compassion. On a ensuite normalisé et célébré leur nouveau président, ancien jihadiste. Et aujourd’hui, on s’étonne que Damas ne veuille pas les reprendre en masse, préférant garder la manne financière qu’ils envoient.
Il faut assumer. Jusqu’au bout. Y compris les conséquences budgétaires, sociales et politiques de ce choix.

20 mai 2026

Gastel Etzwane
19/5/2026

Alice Weidel (co-présidente de l’AfD) : La conduite de la guerre par l’Ukraine représente un risque sécuritaire majeur pour l’Allemagne.

« On ne peut pas continuer à enfoncer un tisonnier brûlant dans l’œil du grand ours, comme avec des frappes de drones en profondeur sur le territoire russe, et s’attendre à ce qu’il ne se passe rien », a déclaré Alice Weidel.
Le « grand ours » finira par riposter. Ce n’est plus une question de si, mais de quand. Le cauchemar Oreshnik arrive. Réveillez-vous, bon sang, Allemagne ! »
En Allemagne, la droite nationaliste (incarnée notamment par l’AfD) fait preuve d’un peu plus de courage et de lucidité que son équivalent français. Ce dernier suit en effet une ligne parfaitement alignée sur celle de l’extrême centre macroniste et, plus largement, sur l’ensemble de la classe politique française : totalement conforme aux positions de l’Union européenne et de l’OTAN.

20 février 2026

Pendant que la France s’endort, nos voisins se réveillent

H16

- 20/2/2026 - S’il apparaît maintenant assez clair que la France est en train de s’effondrer, cela ne veut cependant pas dire qu’il en serait de même pour le reste de l’Europe. En pratique, certains autres pays comprennent les dangers et les difficultés et sont en train de réagir petit à petit.

La France a, pendant des siècles, été un pays dominant de la scène européenne. Cependant qu’elle décline à présent, des pays comme l’Italie ou la Pologne, sensiblement moins riches à la fin du siècle dernier, sont en train de rattraper leur retard et même de la dépasser.


En effet, pour la première fois, le PIB par habitant (en parité de pouvoir d’achat) de l’Italie a dépassé celui de la France pour 2025 et 2026 (mesure nominale ou ajustée), marquant un rattrapage complet après un écart historique en faveur de la France. La richesse française par habitant est désormais inférieure de 1,5 % à la moyenne européenne, alors qu’elle était supérieure de 5 % en 2019.

Quant à la Pologne, selon le FMI et via les extrapolations des économistes, le PIB par habitant polonais (toujours en parité de pouvoir d’achat) pourrait atteindre 84 500 à 84 600 dollars en 2034, contre 83 700 dollars pour la France. La Pologne dépasserait ainsi la France en 2034 si les tendances se maintiennent.


Ces changements paradigmatiques ne sont pas sans conséquences.

L’une d’elles, directe, est le rapprochement qu’on peut observer entre l’Allemagne et l’Italie avec le début d’un « nouvel axe » Rome-Berlin qui s’affirme progressivement avec la montée en puissance italienne comme un contrepoids concret vis-à-vis de Paris. Concrètement, le sommet intergouvernemental du 23 janvier 2026 à Rome entre Giorgia Meloni et Friedrich Merz a abouti à un plan d’action de 19 pages, incluant sept accords bilatéraux sur l’industrie, la défense, l’énergie, la migration et la simplification réglementaire.


Les deux pays, premiers fabricants de l’Union européenne, poussent pour une dérégulation, une compétitivité industrielle renforcée (notamment dans l’automobile et les hautes technologies) et une coopération militaire accrue (formation, exercices, industrie de défense, espace via le projet « Bromo »).

Ensemble, l’Allemagne (avec un PIB d’environ 5330 milliards de dollars, 23 à 24 % de l’Union) et l’Italie (2700 milliards et 12 %) représentent près de 36 à 37 % du PIB européen, un poids qui facilite les majorités qualifiées (qui requièrent 65 % de la population de l’Union européenne). Ce partenariat pragmatique, qualifié de « nouvel axe » par plusieurs analyses (Le Monde, le JDD), vise à contourner les blocages franco-allemands traditionnels, avec des propositions communes pour le Sommet européen de février 2026 sur la compétitivité et un agenda de « moins de bureaucratie, plus d’autonomie stratégique » … le tout sans attendre Paris. Il faut dire que si la bureaucratie promet la protection, la compétitivité, elle, paie les factures.

Le chancelier allemand Merz appelle d’ailleurs à revoir l’ensemble des politiques européennes et à déréglementer tous les secteurs.

Pour l’instant, on pourra certes arguer du fait que ce ne sont que des mots, mais cela reste toujours plus que le gouvernement français qui a prestement remplacé la pensée par la taxe et l’action par la ponction.

Dans le même temps, la Pologne consolide sa montée en puissance : son PIB a progressé de 3,6 % en 2025 (contre ~0,3 % en Allemagne et ~0,9 % en France), et devrait dépasser les 1000 milliards de dollars en 2026 avec une croissance prévue à 3,5 % selon la Commission européenne.


De façon intéressante, le pays continue d’accroître discrètement ses réserves : la Pologne possède désormais plus d’or que la Banque centrale européenne. Varsovie investit dans l’énergie, la santé et surtout la défense (4,8 à 5 % du PIB y sont consacrés et son armée est en expansion vers 500 000 hommes avec son programme « Eastern Shield »).

Ce rôle de pivot sécuritaire sur le flanc Est, allié à une économie dynamique, renforce son influence dans les coalitions comme avec l’Allemagne sur la compétitivité ou via le « Three Seas Initiative » pour la géopolitique. La Pologne entend ainsi devenir incontournable sur l’Ukraine et la Russie, diluant le leadership français traditionnel.

Et contrairement à l’impression qui pourrait se dégager vu de Paris, les Polonais ne sont pas toujours plus bellicistes que la France sur ces dossiers ; ils le sont même moins, leur position en première ligne dans le cas d’un conflit avec les Russes tempérant largement certaines ardeurs plus occidentales. C’est ainsi que Varsovie a refusé d’envoyer des troupes en Ukraine pour faire du maintien de la paix contrairement aux souhaits médiatiquement affichés de la France et du Royaume-Uni.

Dans une certaine mesure, ce renforcement de la défense polonaise n’est peut-être pas uniquement un message destiné à la Russie mais peut aussi se voir comme une façon de peser davantage dans les discussions européennes face aux autres pays d’Europe de l’Ouest. C’est probablement la raison pour laquelle les Polonais hésitent de moins en moins à contester les choix politiques de l’Ouest, voire apportent une voix politique clairement dissonante quand il s’agit de lutter contre les mesures les plus liberticides de la bureaucratie européiste : leur récent rejet de Chatcontrol, suivi du refus net du DSA par le président polonais le laissent en tout cas fermement penser.

L’Allemagne, l’Italie et la Pologne montrent un chemin différent de celui que veut emprunter la France : loin d’aplanir les différences, l’Union européenne se « multipolarise » avec un axe Rome-Berlin qui impose un agenda industriel et sécuritaire pragmatique, tandis que la Pologne émerge comme pôle de croissance et de dissuasion.

La France, embourbée dans ses crises internes, son économie anémique et sa classe politique de plus en plus stupide, perd du terrain sans qu’une résolution rapide ne soit visible à l’horizon actuel. L’élection présidentielle de 2027 risque même d’aggraver la situation, au vu de la pitoyable qualité des candidats actuels.

Ce glissement européen n’est pas une franche rupture mais une reconfiguration dans laquelle Berlin pivote vers des partenaires plus alignés sur la dérégulation et la realpolitik et dans laquelle le couple franco-allemand ressemble de plus en plus à un vieux mariage où l’un des deux a déjà refait sa vie à Rome, tandis que l’autre continue de dresser la table pour deux.

Les nations ne déclinent pas d’un coup : elles se réglementent lentement jusqu’à l’atonie. Cette fois-ci, il n’y aura pas besoin de panzer pour qu’un « axe » détruise la France, elle s’en chargera très bien par elle-même pendant que les Polonais, loin de devenir une autoroute entre la Russie et l’Allemagne, pourraient bien devenir un pivot essentiel en Europe centrale.


https://h16free.com/2026/02/20/83465-pendant-que-la-france-sendort-nos-voisins-se-reveillent

1 février 2026

Florian Philippot
1/2/2026

Alerte ALLEMAGNE !


C’est passé, pour le moment, largement inaperçu en France et pourtant le gouvernement du chancelier Merz vient de définir un plan de domination complète de l’Allemagne sur une « Europe des 6 » plus grandes économies de l’UE, dont la France.
« Le moment est venu ! » a déclaré mardi le ministre allemand des Finances, Lars Klingbeil
Il vient d’envoyer une lettre à ses 5 homologues, sous forme de directive pour la suite.
« Dans cette lettre, Klingbeil invite ses homologues de France, Pologne, Espagne, Italie et Pays-Bas à une visioconférence afin de fixer un agenda ambitieux et concret pour renforcer la souveraineté, la résilience et la compétitivité de l'Europe ! »
« Cette lettre détaille le plan allemand en 4 points :
- l'union des marchés de capitaux (permettant la captation de l’épargne, française en particulier, très abondante)
- renforcer l'euro, qui n’est que l’autre nom du Mark allemand
- mieux coordonner les investissements dans la Défense : imposer l’industrie de défense allemande accolée à « la plus grande armée d’Europe » comme Merz l’a surnommée, au détriment de l’industrie de défense française
- sécuriser l'approvisionnement en matières premières : pour relancer l’industrie allemande aujourd’hui en difficulté
L’Allemagne vient de dévoiler son plan 100% allemand pour contrôler les plus grandes économies du continent et les mettre à son service.
On est très loin des mièvreries françaises sur le « couple franco-allemand » et « l’Europe » !…
Sortons de l’UE, sortons de l’euro, rebâtissons un projet national français, indépendant, au plus vite !

19 janvier 2026

Gastel Etzwane

Groenland : le mystère du contingent disparu au bon moment


- 18/1/2026 - Par un hasard absolument prodigieux, à peine le président américain évoque des sanctions économiques que le contingent allemand quitte le Groenland. Aucun rapport, évidemment. Une simple coïncidence. Extraordinaire, mais une coïncidence quand même.
Berlin ne dit rien, n’explique rien. Les soldats montent dans l’avion, les communiqués disparaissent, et tout le monde regarde ses chaussures. La chronologie semble pourtant claire : menace américaine, départ allemand. Dans cet ordre précis. Mais surtout, ne faites pas le lien, ce serait déplacé.
Moralité : inutile de sanctionner, il suffit de menacer. En Europe, le message passe très bien.
https://www.bluewin.ch/.../bundeswehr-soldiers-withdraw...

27 décembre 2025

L'Allemagne a démoli sa centrale à charbon la plus moderne pour un coût de 3 milliards d'euros

Anna Rocca

-27/12/2025- La centrale électrique de Moorburg a été construite il y a seulement six ans. Sa construction a coûté 3 milliards d'euros et sa puissance était de 1650 MW. Malgré sa récente modernisation, les autorités du pays ont décidé de la fermer pour passer à l'« énergie verte » et « sauver le climat ».
La structure de la production d'énergie en Allemagne est maintenant la suivante : 33 % d'énergie éolienne, 14 % d'énergie solaire, 40 % de combustibles fossiles.
La fermeture de Moorburg aggrave les problèmes du système énergétique : les prix de l'électricité dans le pays sont deux fois plus élevés qu'en France. Pour compenser, une partie de l'énergie est importée – l'énergie nucléaire de France et l'énergie charbonnière de Pologne.
Les critiques qualifient Moorburg de « monument de l'idéologie au-dessus de l'économie », soulignant que la décision de détruire une centrale moderne est contraire au bon sens et à la logique économique. Les partisans considèrent la fermeture comme « douloureuse, mais nécessaire » pour le passage à l'énergie renouvelable.
Pendant ce temps, l'Europe démantèle ses installations modernes pour le « passage vert », la Chine construit deux centrales électriques au charbon par semaine, augmentant sa production d'énergie et renforçant son économie.
Camille_Moscow

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1 octobre 2025

Deutschland unter alles

H16
1/10/2025

La situation allemande est catastrophique et si vous vous contentez des médias de grand chemin français, vous ne le savez probablement pas.

En effet, la presse française, arc-boutée sur les petits soubresauts de la politique nationale, ne semble guère préoccupée de ce qui se passe ailleurs dans le monde. Il y a bien, de temps en temps, quelques gros titres sur les frasques de Trump outre-Atlantique, mais décidément, l’économie n’est pas un sujet qui intéresse la presse française, ni, par conséquent, les Français.

Oh, il y a bien, pour ceux qui les cherchent, quelques articulets pour expliquer les mauvaises passes de l’une ou l’autre entreprise, les impacts éventuels d’une nouvelle législation inventive propulsée par une Union européenne en roue libre. Et bien évidemment, lorsqu’il s’agit de pousser la taxe Zucman et autres débilités socialistes, là, la presse est sur le pont.

Mais lorsqu’il s’agit d’expliquer que l’Allemagne est en train de s’effondrer économiquement, on trouve assez peu d’articles.


Pourtant, l’Allemagne a perdu 125.000 emplois industriels ces deux derniers mois. Ce chiffre, monstrueux en lui-même et surprenant par la rapidité avec laquelle il est atteint, ne donne pas forcément la mesure du désastre. Le détail permet de mieux se rendre compte de l’ampleur du problème puisqu’on apprend que, sur l’année écoulée, les constructeurs automobiles ont ainsi éliminé 111.400 emplois : Volkswagen 35.000, Mercedes-Benz 40.000, Audi 7.500, Ford à Saarlouis 2.900, Daimler Truck 5.000, ZF Friedrichshafen Group (équipementier automobile) 14.000, Bosch avec Continental et Schaeffler 7.000. Dans le rail et les transports, Deutsche Bahn s’est séparé de 30.000 employés, et DB Cargo de 5.000. La Deutsche Post perd 8.000 emplois, et la Commerzbank 3.900. Signalons que SAP (logiciels de gestion) se sépare de 3.500 salariés en Allemagne et 10.000 dans le monde.

Enfin, dans l’acier – et c’est particulièrement éclairant compte-tenu de l’histoire allemande – Thyssenkrupp a viré 11.000 personnes, soit environ 40% de leur masse salariale, rejoignant ainsi d’autres géants industriels comme Bosch ou Continental, tous âgés de plus de 100 ans. En réalité, c’est une véritable vague d’entreprises centenaires qui luttent actuellement pour leur survie : Ainsi, Mayer & Cie. (1905), Brüder Schlau (1921) et Gärtner Pötschke (1912) ont toutes déposé le bilan.

Galeria, dont les origines remontent au XIXe siècle, a échappé de justesse à la faillite.


La crise des « Traditionsunternehmen » allemandes (les « entreprises traditionnelles », ces entreprises qui existent depuis longtemps et peuvent se prévaloir d’une longue tradition, et se distinguent souvent par des valeurs telles que la qualité, la durabilité ou les liens familiaux et qui se différencient d’une jeune start-up) montre à présent que le patrimoine seul ne suffit pas à protéger contre les pressions structurelles globales liées aux coûts élevés de l’énergie, à la disruption numérique et à la concurrence mondiale.

En effet, ces entreprises et la bonne santé économique de l’Allemagne reposaient essentiellement sur deux principaux piliers, à savoir une énergie bon marché en provenance de Russie et une main-d’œuvre bon marché provenant d’Europe de l’Est. À cela s’ajoutait des perspectives de stabilité notamment géopolitique avec une « Pax Americana » garantie par le parapluie nucléaire américain.

Cependant, ces trois éléments viennent de disparaître assez rapidement : l’énergie bon marché n’existe plus, emportée par l’instabilité géopolitique. Et les vagues migratoires actuellement subies par l’Europe ont largement mis à mal les paradigmes ouvriers.

Et au-delà de la question géopolitique, on ne peut pas passer sous silence la « transition écologique » qui transforme une difficulté passagère provoquée par la guerre en Ukraine en véritable massacre industriel durable : c’est cette « transition » qui impose des choix énergétiques dont on s’aperçoit bien tard – malgré les avertissements répétés des libéraux qui, eux, comprennent quelque chose à l’économie – qu’ils se révèlent calamiteux.


Eh oui, une énergie verte, c’est une énergie extrêmement chère. Et une énergie chère, cela veut dire des produits plus difficiles à produire, beaucoup plus coûteux, une compétitivité plus faible et, à la fin, moins d’emplois.

Le bilan est sans appel : alors qu’en France, les industries sont démantelées ou simplement revendues à vil prix à l’étranger pour des raisons à la fois idéologiques et un coût du travail qu’on a conservé prohibitif pour tenter de faire tenir un modèle social à tout prix, en Allemagne les industries s’effondrent pour des raisons encore plus idiotes à base de greenwashing, poussant par exemple ThyssenKrupp à se faire racheter par des Indiens.

Ces choix politiques idéologiques suicidaires se traduisent d’ailleurs assez directement chez les particuliers puisqu’on observe une croissance alarmante du nombre d’Allemands ayant maintenant des difficultés à payer leurs factures de gaz et d’électricité.

Pour un pays qui, de surcroît, doit maintenant faire face à une véritable « falaise démographique », voilà qui ne laisse augurer rien de bon.

L’Allemagne était peu ou prou le moteur industriel de l’Europe mais elle a choisi le pari de vieillir, de se désindustrialiser, de rater le tournant de la robotique et de l’IA pour garantir que leurs grues de construction sur des chantiers immobiliers à l’arrêt seront superbement carbone-neutres. Audacieux, n’est-ce pas ? À présent, les prévisions de la Bundesbank ressemblent à une pochette d’un album de black métal avec 0% de croissance, 0% de sourire et 100% de serrage de dents.

Il va sans dire que l’effondrement allemand ne présage absolument rien de bon pour le reste de l’Europe, surtout pour une France quasiment en faillite.


https://h16free.com/2025/10/01/81982-deutschland-unter-alles

19 juin 2025

LA DÉRIVE ALLEMANDE

Jean-Claude Delhez

-20/6/2025- Le nouveau chancelier allemand, Friedrich Merz, multiplie les prises de position discutables en matière de politique étrangère. La dernière en date a eu lieu lors de la réunion du G7 au Canada. Il y a affirmé publiquement qu'Israël avait « le courage de faire le sale boulot pour nous tous ». Il parlait des bombardements israéliens sur l'Iran. Quoi qu'on puisse penser du régime iranien et de l'état d'avancement de son programme nucléaire, il est un fait indiscutable : l'attaque israélienne est une violation du droit international et de la souveraineté d'un État. Dès lors, M. Merz, au nom de l'Allemagne, cautionne publiquement ces violations et prend parti dans un conflit, en faveur de l'agresseur. Il laisse entendre que c'était à l'Allemagne (et ses alliés, j'imagine) de bombarder l'Iran et qu'il faut dès lors remercier Israël pour le courage de le faire à sa place. Suite à la prise de paroles de Merz, Téhéran vient de convoquer l'ambassadeur d'Allemagne en Iran.
On se rappellera qu'avant même d'être nommé chancelier, Merz avait consacré l'une de ses premières déclarations publiques à assurer que l'Allemagne n'appliquerait pas le mandat d'arrêt de la Cour pénale internationale contre Benjamin Netanyahou. La politique de Merz est donc l'alignement complet sur l'action du gouvernement Netanyahou, quoi qu'il fasse en Iran, à Gaza ou ailleurs, quel que soit le nombre de ses victimes et des pays qu'ils bombarde au Proche-Orient. Ce qui est aussi, par ailleurs, la politique des USA.
Merz, c'est également l'homme du durcissement face à la Russie. Alors que Scholz, son prédécesseur, avait toujours refusé de livrer des missiles Taurus à Kiev, Merz s'est prononcé en faveur du contraire. Réactions négatives à Moscou. Mais réactions négatives aussi à Washington (il y a de l'électronique américaine dans les missiles allemands). Et réactions négatives au sein du partenaire de coalition allemand, le SPD, le parti social-démocrate. Résultat des courses : au bout de plusieurs semaines de tergiversations, l'Allemagne ne livrera pas de missiles Taurus à Kiev.
On peut aussi rappeler que Merz a obtenu des parlementaires allemands le feu vert pour dépasser la limite d'endettement du pays afin d'investir une somme rondelette dans les infrastructures civiles et dans le réarmement de la Bundeswehr. Il entend faire de l'armée allemande la plus puissante d'Europe. Ce qui est une excellente nouvelle pour les marchands de canons américains.
L'Allemagne nous avait déjà gratifié récemment de ses politiciennes va-t-en-guerre, les Baerbock et von der Leyen, voilà maintenant un nouveau faucon décomplexé dans la galaxie belliciste germanique. Pour l'anecdote, on notera que ces adeptes de la pensée néo-conservatrice américaine sont issus des Young global leaders du forum économique de Davos (Annalena Baerbock), de McKinsey (Ursula von der Leyen) et de Blackrock (Friedrich Merz).

16 avril 2025

Gilles Casanova

-16/4/2025- Friedrich Merz, nouveau Chancelier allemand tient un discours belliciste alors que le Parlement de Berlin vient de voter 1 000 milliards pour le réarmement de l'Allemagne.

2 avril 2025

L’Allemagne de pire en pire

H16

-2/4/2025- On peut tortiller les choses de mille et une façon mais à la fin, la réalité reste là, impérieuse aux gesticulations et l’évidence s’impose : l’Union Européenne, c’est d’abord et avant tout l’Allemagne.

Ce n’est pas trop étonnant : la plus grosse économie européenne dicte en effet la plupart des politiques de l’Union. Cela lui a relativement bien servi, surtout lorsque la rigueur allemande a contrebalancé les prurits dépensiers de la France, par exemple, mais ce n’est plus le cas depuis quelques années…

Dès lors, ce qui se passe outre-Rhin mérite qu’on s’y attarde un peu, d’autant plus que le gouvernement allemand voit arriver Friedrich Merz comme remplaçant de l’actuel chancelier Scholz. On pourrait croire que passer de l’ancienne coalition des Sociaux-Démocrates (franchement à gauche) à celle des Chrétiens-Démocrates (traditionnellement de droite-centriste) pourrait se traduire par une amélioration du réalisme allemand.

Tout indique qu’il n’en sera rien.

Pour rappel, ces Chrétiens-Démocrates ont été placés en tête des résultats des dernières élections avec 28 % des votes, alors que l’AFD a fait 20 %, le SPD 16% et les Écolos 11%. Les Libéraux du FDP n’ont pas réussi à franchir la barre des 5 % et ne sont donc plus dans l’Assemblée allemande, marquant leur dégringolade alors qu’ils obtenaient autour de 10 à 11 % aux deux élections précédentes.


Bref, on assiste à une coalition classique CDU/CSU et SPD, remplaçant la coalition précédente, composée du SPD (socialistes), des Vert et des Libéraux. Il est piquant de constater que ces élections de février ont été déclenchées car les Libéraux ont été chassés du gouvernement Scholz à cause de leur opposition sur des questions budgétaires, réclamant notamment plus de rigueur dont les Socialistes ne voulaient pas entendre parler.

L’élimination des Libéraux du tableau final laisse donc libre cours au nouveau gouvernement dont Merz devrait prendre les commandes, et qui ne sera logiquement pas plus rigoureux que le précédent : il lance un bon gros endettement pour financer sa défense avec une CDU résolument plus atlantiste et bien plus pro-Ukraine que ne l’était le SPD, à la base un parti de syndicats industriels qui avait historiquement une approche beaucoup plus pro-business.

Mieux encore, les nouveaux députés ont fait sauter le frein à l’endettement qui avait pourtant été inscrit dans la constitution allemande : alors qu’il faut les deux tiers des voix du Parlement pour modifier la constitution, l’obtention de cette modification constitutionnelle n’était possible que si Merz et ses alliés obtenaient le soutien des Écolos. Qui l’ont fourni en contrepartie que soit inscrite la neutralité carbone dans la constitution.

Oui, vous avez bien lu : l’Allemagne rigoureuse a donc choisi de remplacer l’interdiction d’endettement, mesure ô combien nécessaire pour éviter les dérapages qu’on constate maintenant en France et qui poussent notre pays à la faillite, par un principe aussi grotesque qu’inaccessible, qui garantit a contrario que l’économie allemande va se mettre un boulet monumental à la patte.

Non seulement la rigueur budgétaire qui permettait à l’Allemagne de présenter une bonne image de son budget et de ses finances disparaît, mais en plus l’hystérie écologiste devient constitutionnelle. Les garde-fous avec lesquels le précédent gouvernement devait composer ont tous disparu, l’ancienne coalition conserve un pouvoir considérable, les modérateurs (représentés par les Libéraux) n’ont plus aucune voix et les discours de Merz et sa coalition sont beaucoup plus interventionnistes et martiaux que ceux de Scholz.

Pour l’Allemagne, mais aussi pour l’Europe, le bilan est véritablement consternant et la fuite en avant vient de passer le turbo.


En outre, la situation allemande n’est pas sans pointer le défi démographique qui secoue d’ailleurs toute l’Europe à divers degrés : les votants CDU et SPD représentent essentiellement les classes les plus nombreuses et aussi les plus âgées de la population. Inversement, les classes les plus jeunes ont voté ou bien pour l’AFD (surtout pour les hommes), ou bien pour Die Linke – l’extrême-gauche (pour les femmes), deux partis qui sont volontiers classés plutôt « pro-Russes » et qui représentent tous deux un changement économique radical.

La population allemande s’enfonce dans un véritable malaise avec d’un côté une population vieillissante qui semble vouloir brader son économie, et une jeunesse et des actifs, peu ou pas du tout concernés par l’Ukraine et qui appellent des changements économiques de leurs voeux mais ne sont pas entendus, au point que la politique qui sera mise en place leur sera directement antagoniste.

Ce problème allemand n’est pas sans rappeler le problème français, assez similaire avec une classe moyenne pas ou peu représentée dans l’hémicycle et des décisions gouvernementales très favorables aux retraités et aux fonctionnaires. Au final, au niveau européen, les deux plus grosses économies (allemande et française) sont maintenant au point mort ou pas loin, et ne semblent pas prendre conscience de leur état.

Ce dernier point est d’ailleurs confirmé par le dernier rapport de l’ONU sur le développement économique, qui montre bien le décrochage de plus en plus inquiétant de l’Europe :


Partout dans le monde, les investissements étrangers directs croissent… sauf en Europe où on observe même un retrait des investissements en 2022 et en 2023, avec l’Allemagne et la France qui subissent les baisses les plus marquées, les Britanniques limitant leur ralentissement.

Ces investissements représentent normalement des emplois et des développements futurs, qui ne sont donc pas lancés ou réalisés. Et même si l’on évoque maintenant des investissements et des efforts dans le domaine de la Défense, on peut sérieusement douter que des investisseurs étrangers décident d’investir dans ce domaine-là, l’étranger souhaitant rarement voir se développer ou s’améliorer la défense européenne… Là encore, le contraste avec les investissements en Amérique du Nord ne laisse aucun doute sur la mauvaise direction prise par le Vieux Continent.

La situation n’est pas bonne, et tout indique qu’elle ne va pas s’améliorer : non seulement, la France ne peut espérer aucune aide de l’Allemagne (les gouvernements qui se sont succédé outre-Rhin ces dernières années roulent manifestement bien plus pour Washington que pour l’Europe), mais cependant, avec l’arrivée de Merz, on doit prendre conscience que l’Allemagne ne roule même plus pour elle-même.

L’Allemagne semble avoir choisi le suicide, et pourrait bien entraîner la France puis toute l’Europe avec elle.


25 février 2025

Radu Portocala

- 24/2/2025 - Les résultats des élections d’hier en Allemagne sont très intéressants, mais ce qui l’est davantage c’est la carte qui montre la répartition géographique des voix. On constate que ce qui a été l’Allemagne de l’Est a voté presque intégralement pour l’AfD, le parti que toute la presse présente comme d’extrême droite et dont les plus vigilants expliquent que c’est un avatar du parti nazi.
N’oublions pas qu’à ses débuts l’AfD avait un programme très simple : sortir de l’euro et, ensuite, quitter l’Union européenne. Il est, donc, permis de se demander si l’empire bureaucratique de Bruxelles n’a pas fini par dégoûter les Allemands de l’Est, eux qui ont déjà fait l’expérience d’un régime communiste. Ils sont peut-être arrivés à la même conclusion que Vladimir Boukovski : l’Union européenne est une nouvelle Union soviétique moins efficace.

24 février 2025

ALLEMAGNE, TOUJOURS L'ANNEE ZÉRO

Gabriel Nerciat

- 24/2/2025 - Depuis ce matin, tous les moutons de Panurge de l'antifascisme et du progressisme mondain bêlent ensemble : "Horreur ! Le Signe de la Bête est revenu en Allemagne ! On s'y attendait, mais malgré tout ça fait quelque chose !".
Les délicats ajoutent même : "En plus, cette fois ce n'est plus un caporal autrichien déclassé qui ressemble à Charlot. C'est une femme riche, diplômée, cosmopolite, lesbienne, copine de Musk et amoureuse d'une Sri-lankaise. Ce que le Diable est rusé."
J'ai aussi entendu sur une radio branchée un cuistre préciser : "Tous les poèmes de Celan ne servent plus à rien. Il va falloir tout recommencer". Vraiment ?
J'ai envie de leur dire : le Diable est bien fatigué, et ne court décidément plus très vite.
L'Allemagne, en réalité, quarante ans après les élections municipales de Dreux, pour la première fois depuis son unification ressemble vaguement à un pays européen. Mais il y a loin de la coupe aux lèvres ; et puis le fameux capitalisme germanique qui faisait l'admiration des ordo-libéraux est en train de s'effondrer à cause des sanctions de l'UE contre le gaz russe et du protectionnisme américain.
C'est d'ailleurs pourquoi le nouveau Chancelier "conservateur" s'est empressé de préciser qu'il entendait bien gouverner avec la gauche social-démocrate, qui vient d'être essorée et qu'il prétendait pourtant combattre.
Toujours la même histoire ; on dirait Chirac – ou Retailleau – qui finit par inviter Cohn-Bendit à dîner.
Et puis quoi ? Maintenant que ce sont les Antifascistes qui veulent aller faire la guerre en Russie pour imiter les morts oubliés de l'ancien Reich, plus rien n'est vraiment comme avant.
À droite, la nuit des petits couteaux n'est pas près de commencer. Et la race déchue des Seigneurs, frappée de sénescence, fatiguée des massacres qu'elle hésite à oublier, même si elle veut donner le change semble surtout décidée, comme nous, à prendre congé.