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31 octobre 2022

Nous étions « en guerre »

Jean Mizrahi

Chaque Français devrait regarder ce reportage diffusé sur Arte, une chaîne de télévision publique qu’on pourra difficilement accuser de complotisme. Il y a beaucoup de leçons à tirer de cet épisode de la pandémie de COVID. J’en retiens en premier lieu les éléments suivants :
- L’Institut Pasteur est un organisme mythique en France parce que son fondateur l’est au moins autant. L’établissement de Lille a, quant à lui, été fondé par Calmette qui est l’un des inventeurs du BCG, vaccin contre la tuberculose tout aussi mythique en matière de vaccination. Pourtant l’État n’a apporté aucune ressource à cet institut lillois, alors que dans un délai record de deux mois, ses équipes avaient identifié une molécule, le Clofoctol, susceptible de bloquer la maladie. C’est auprès d’un industriel français (la famille Arnault) que l’institut a pu trouver ses premiers fonds un peu significatifs pour progresser dans ses recherches. L’État qui dépense 60% du PIB chaque année, et qui enchaîne les déficits, n’a pas cru bon d’apporter quelques millions à un moment où le pays, et même le monde, traversait une crise sanitaire exceptionnelle.
- Jean Castex, qui a été alerté très tôt par les responsables de l’institut lors d’une de ses visites, a visiblement refusé de prendre en compte les suggestions qui lui étaient faites et a ostensiblement ignoré la piste qui s’offrait à notre pays. Cet homme a donc potentiellement du sang sur les mains, même si à ce stade le Clofoctol n’a pas pu être testé systématiquement auprès de malades.
- Nous disposons à Lille d’une équipe scientifique qui a visiblement effectué un travail remarquable, car systématique et guidé par une solide méthode scientifique. Cette équipe s’est fait maltraiter par la bureaucratie parisienne qui lui a refusé tout label pour une recherche prioritaire - alors que les morts s’accumulaient - pendant de très longs mois, en multipliant les manœuvres dilatoires et les vexations. Nous assistons au phénomène classique d’entités locales dont le travail est paralysé par des administratifs guidés par des énarques qui savent tout sans avoir jamais rien appris.
- Le Clofoctol est, comme d’autres molécules qui ont été testées contre le covid (Ivermectine, Hydroxychloroquine…), une molécule qui est parfaitement connue, qui a été administrée à de très nombreux malades - dont des enfants - pour d’autres infections, et qui n’a pas d’effets secondaires significatifs. Le refus systématique des autorités parisiennes de santé, non seulement de tester sérieusement et de bonne foi (j’insiste sur le terme bonne foi qui est au cœur de la question) ces molécules sur des cohortes importantes, et de considérer toutes les études qui ont pu être faites un peu partout dans le monde pour certaines d’entre elles, mais aussi de les administrer dans l’espoir de réduire la mortalité, est exemplaire d’une science stalinienne : nous avons là des bureaucrates et des médecins de pacotille qui se réfugient derrière des « protocoles habituels » sans laisser leur cerveau fonctionner ne serait-ce qu’une minute pour bloquer toute accélération d’un processus de recherche pouvant mener le cas échéant à des résultats, et pouvant réduire la mortalité. Plus de deux ans après le début de la pandémie, nous avons actuellement en France 70 décès (certes très âgés) chaque jour, et sur la dernière année, il n’y a eu en moyenne pas moins de 30 décès par jours en dépit d’une politique vaccinale insensée avec des néo-vaccins qui n’ont jamais achevé leur phase 3 et dont il apparaît chaque jour un peu plus (j’en suis notamment la victime) qu’il engendre des effets secondaires très dommageables. Rien n’a été fait pour éprouver le Clofoctol à grande échelle, alors que cela serait extrêmement simple.
J’en tire pour ma part plusieurs leçons :
1. Nos politiciens préfèrent brûler 600 Milliards d’Euros en subventions aux particuliers et aux entreprises que de donner quelques millions à un organisme de recherche de notoriété internationale dans l’espoir d’identifier un traitement.
2. Notre superstructure politique se réfugie derrière des idées simplistes pour identifier des solutions, plutôt que d’adopter une démarche pragmatique basée sur la science. Dès lors que les États Unis ont avec Trump placé le « vaccin » en tête de leurs priorités, les politiciens français ont emboité le pas sans se poser la moindre question et sans écouter ceux qui savent le plus : les scientifiques. La façon dont Didier Raoult a été traité par le pouvoir, et par des médias proches du pouvoir, est exemplaire à cet égard. On est dans la croyance religieuse plus que dans la démarche pour le bien du pays. Nos intérêts publics sont sacrifiés. Je ne sais pas si le Clofoctol est la bonne solution, mais nous devons reconnaître que rien n'a été fait pour le savoir.
3. L’État est tellement défaillant que des intérêts privées doivent se substituer à l’effort public pour financer ce qui est important. Je n’y vois nullement la trace d’un « néolibéralisme », mais essentiellement la faillite des élites énarchiques : Macron et Castex sont deux énarques, on a payé le prix d’un pouvoir accaparé par un petit club très fermé et aveugle qui se coopte.
4. L’État n’est plus dirigé. Les bureaucrates et les administratifs ont pris le pouvoir aux dépens des unités de production locale, et ce que j’appelle unités de production couvre à la fois les instituts de recherche, les écoles ou lycées, les hôpitaux, etc. Nous devons retrouver un État qui fonctionne, et pour cela il faut évincer les dizaines de milliers d’administratifs qui bloquent le système.
La France va très mal, et les causes en sont connues. Il est plus que temps de s’attaquer aux solutions, et cela passe par un changement de système politique. Assez de politiciens professionnels qui n’ont jamais rien fait de leurs dix doigts comme les Macron, Mélenchon et autres le Pen. La société civile doit réinvestir le champ de la politique, c’est une urgence si nous ne voulons pas plonger encore plus profondément. Si un jour nous sommes réellement en guerre, la France aura besoin d'autres généraux que ceux que nous avons connus jusqu'à présent sur le COVID ou sur l'énergie.


22 octobre 2022

Jean Mizrahi

Les tensions sur l'Europe ne font qu'émerger, c'est le tout début d'un processus de délitement essentiellement lié à la crise énergétique à laquelle l'Allemagne est confrontée dans un contexte inflationniste sous-jacent. Le "couple franco-allemand" était un doux rêve des politiciens français que les Allemands ont savamment entretenu pour les endormir. C'est à cause de ce genre de doux rêve qu'Emmanuel Macron a fermé Fessenheim, privant la France d'une ressource essentielle à l'occasion de la crise énergétique qui est devant nous. Nous allons assister à des divergences majeures eu Europe : les taux courts et longs vont continuer à grimper et les Allemands ne voudront plus que l'Euro contribue à alourdir la facture financière de l'Allemagne par des transfert de taux et de change, à un moment où la facture énergétique sera mortelle pour l'industrie allemande. L'Allemagne est désormais face à un problème vital, devant supporter une population vieillissante qui va se retrouver avec des ressources amoindries. Les Allemands ne veulent plus payer pour les pays laxistes, dont la France. Les problèmes sont devant nous. Macron pourra roucouler autant qu'il veut, la partie ne peut être sauvée pour la France que si notre pays se ressaisit. Et Macron n'est clairement pas l'homme de la situation.

18 octobre 2022

Jean Mizrahi

Le meurtre de la jeune Lola est une chose affreuse, et j'y suis d'autant plus sensible que ma seule fille est à peine plus âgée. Néanmoins, je suis effaré par le déluge de haine ou de bonne conscience que cet événement suscite, notamment sur Facebook. Chaque année, des dizaines d'enfants meurent en France sous les coups de leurs parents sans que cela émeuve qui que ce soit. Dans le monde un demi-million d'enfants meurent de faim chaque année sans que personne ne verse une larme ni ne s'avise de faire quoi que ce soit. Il est normal d'éprouver une émotion devant un tel crime, mais ce n'est pas une raison pour transformer les réseaux sociaux en une poubelle immonde alors que cela devrait être un lieu d'échange et de partage. Pour ma part, je ne jouerai pas ce jeu-là et je continuerai à seulement partager mes réflexions sur notre société, ou quelques événements sympathiques sous forme de photos. Et je vous indique que j'écarte de mes listes tous ceux qui utilisent cet événement pour manifester racisme ou xénophobie.

11 octobre 2022

Jean Mizrahi

Nous allons entrer dans la partie la plus dure de la crise énergétique : la facture. Les grèves dans les raffineries ne sont que le prélude à une désorganisation profonde de la société et de notre économie. Une énergie (hors nucléaire) plus chère a plusieurs conséquences :
 
- Un appauvrissement purement mécanique du pays, car la collectivité voit partir plus d'argent vers les pays producteurs, cet argent fait défaut et il doit être pris à quelqu'un. Ceux qui pensent que la "taxation des superprofits" va résoudre le problème se mettent le doigt dans l'œil, ces superprofits ne représentent qu'une fraction minime des montants qui partent vers les pays producteurs. Tout cela montre à quel point la NUPES et tous ces partis démagogues sont ignorants en matière économique et se concentrent sur des faux sujets. Total est le parfait bouc émissaire, il faut lire et entendre les imbécilités qui circulent sur les réseaux sociaux à ce sujet pour réaliser à quel point les Français sont aveugles et ignorants. Pour le moment, le gouvernement a choisi de voler une partie de l'argent qui part vers les pays producteurs aux générations futures, en endettant un peu plus le pays par un subventionnement massif de la consommation de pétrole et de gaz. Outre que c'est immoral à l'égard de nos enfants, cette politique va atteindre ses limites avec la hausse des taux et le surendettement de l'État. Ces idiots pensent "protéger les Français", ils ne font que les amener un peu plus rapidement vers la faillite du pays.

- Une réadaptation très pénible à court terme. L'appauvrissement résultant de la fuite de richesse vers les pays de l'OPEP+ exige une répartition du manque à gagner entre les diverses catégories de la population. Nous sommes assis sur un volcan qui a tout juste commencé à gronder. Chacun pense en effet que ses revenus doivent s'adapter à l'inflation, sans que cela génère une perte de pouvoir d'achat. C'est illusoire, car l'argent qui part vers l'OPEP+ part pour de bon, on ne va pas le retrouver par miracle. Il ne fait aucun doute que les premiers à réclamer leur réajustement seront les professions capables de bloquer le pays. On le voit avec les employés des raffineries, mais on peut s'attendre à ce que le reste suive : aiguilleurs du ciel, cheminots, etc. Tout cela nous rappelle les années 80 quand l'inflation a explosé avec les deux chocs pétroliers. Le pays était souvent paralysé par des grèves, la situation économique s'était fortement dégradée. Attendez-vous à la même chose cette fois-ci. Les vieux syndicats moribonds comme la CGT sont à l'affût, espérant récupérer un peu d'audience en surfant sur les malheurs du pays.
Toute la question, qui n'est posée par personne car c'est une bombe politique, est la juste répartition de l'effort. L'effort sera nécessaire, car comme dit plus haut, l'argent qui part vers l'OPEP+ doit venir des poches de quelqu'un. Nos politiciens ont tellement peu de courage et tellement pas de compétence qu'ils sont incapables d'expliquer aux Français la mécanique économique qui s'impose à nous : des dizaines, des centaines de milliards d'Euros qui sortent du pays, il faut répartir la perte, il ne suffira pas de dire "prenons aux riches" comme les LFIstes le pensent. C'est le seul vrai débat actuellement en matière économique. Et mettre les choses clairement sur la table : devons-nous continuer à financer la consommation (pour l'essentiel importée, comme les hydrocarbures), ou bien aider nos entreprises à passer le cap pour maintenir l'emploi. Le gouvernement pense que les problèmes de chômage sont derrière lui : ils sont juste devant. Tant que les politiciens ne feront pas ce qu'il faut au bénéfice du pays, c'est-à-dire discuter de ce qui est juste et bien pour tous, et qu'ils restent installés dans des postures, nous allons vers le précipice. Mais peut-être la faillite est ce qui peut nous permettre de nous reprendre et de repartir d'une autre manière vers notre destin ?

27 septembre 2022

La France s'enfonce dans les déficits et la dette

Jean Mizrahi

"Chaque Euro compte", nous a expliqué Bruno le Maire, notre ministre de l'économie, lors de la présentation du projet de loi de finance (budget de l'État) pour 2023.

Quelques chiffres :
 
• Des dépenses de 500 Milliards d'Euros, en hausse par rapport à la loi de finance initiale 2022, largement augmentées en cours d'année (donc attendez-vous à une LFR dépensière en 2023 si les marchés le permettent), et un déficit de 158,5 Milliards, ce qui représente près de la moitié (45%) des recettes fiscales de l'État, le solde étant financé par la dette. Supposez que vous touchiez un salaire de 2.000 Euros net par mois, et que vous dépensiez 3.000 Euros tous les mois, en allant emprunter auprès de votre banque pour financer les 1.000 Euros qui vous manquent. Chaque mois, votre encours avec votre banque augmente un peu plus, vous espérez juste que vos augmentations de salaire vous permettront de rembourser un jour... Pensez-vous que votre créancier (la banque) va indéfiniment vous accorder son crédit les yeux fermés ? C'est ce que croit notre gouvernement.

• 270 Milliards d'Euros donc à emprunter sur les marchés l'année prochaine, à un taux d'intérêt (à 10 ans) estimé par le gouvernement à 2,6% à la fin de 2022 et qui remonterait progressivement à 3% fin 2023. Mauvaise nouvelle, les taux à 10 ans ce matin sont à 2,71%. Ils viennent de 0% il y a seulement 10 mois, et les banques centrales n'ont pas terminé de remonter leurs taux courts. Qui peut sérieusement penser que les taux à 10 ans vont rester là où ils sont actuellement ? Nos gouvernants feraient bien de regarder ce qui s'est passé dans les années 1980 quand l'inflation a explosé avec le second choc pétrolier. Les taux longs sont remontés jusqu'à 13%... Le paiement des intérêts de la dette a donc toutes les chances d'être le premier poste de dépense de l'État en 2023. Avec un déficit qui se creusera un peu plus, et une bombe qui gonflera les années suivantes. « Après moi le déluge. »

• La dépense publique devrait représenter 56,6% de la création de richesse (PIB) en France, un record dans les pays de l'OCDE. Mais cela, dans l'hypothèse retenue par le ministère de l'économie d'une croissance du PIB de 1% en 2023. Le PIB n'augmentera pas en 2023. Tout indique au contraire, notamment les analyses de l'OCDE, que l'Europe va s'enfoncer dans une profonde récession en 2023, et la France ne sera pas un îlot de prospérité. C'est très simple, si le PIB, au lieu d'augmenter de 1%, baisse comme certains l'anticipent d'au moins 1,5%, alors la dépense publique montera au-dessus de 58%, ce qui est extravagant.

« Chaque Euro compte », mais le gouvernement ne compte pas. Lorsque le général de Gaulle est arrivé au pouvoir en 1958, une de ses premières mesures a été de redresser les comptes publics, et on était loin des déficits d'aujourd'hui. Emmanuel Macron et son gouvernement sont en train de placer notre pays dans une trajectoire d'endettement insupportable, qui menace de nous amener au défaut, euphémisme pour la faillite. Qu'une crise financière surviennent, qu'une guerre monétaire s'amplifie comme cela y ressemble actuellement, que les créanciers prennent peur, et nous serons face à un mur. Le gouvernement n'aura alors d'autre choix que de couper brutalement dans les dépenses et d'augmenter les impôts, ou même de spolier les épargnants en allant se servir directement sur les comptes d'épargne, notamment les assurances-vie. Plus l'État dépense aveuglément, plus nous nous rapprochons de cette échéance.

22 septembre 2022

Une crise économique sans précédent menace l'Europe

Jean Mizrahi

La banque allemande Deutsche Bank prévoit désormais une récession forte en Allemagne avec une croissance négative de -3,5% en 2023. Pendant ce temps, en France, notre illustre ministre de l'Économie, Bruno le Maire, annonce une croissance quasi certaine la même année. La réalité est que l'Europe, envoyée dans un corner par ses alliés américains plus soucieux de leurs visées géopolitiques que de la situation de leurs partenaires historiques, va plonger dans une crise économique comme on n'en a pas vu depuis bien longtemps. Personnellement, je pense que les prévisions de Deutsche Bank sont optimistes si les prix du gaz restent aux niveaux actuels. Nous assistons à une concordance d'évènements (fin d'un long cycle de croissance depuis 2009, hors parenthèse covid, forte baisse de la croissance chinoise et donc de son rôle moteur, surendettement des pays d'Europe du Sud - dont la France, inflation explosive notamment à la production, hausse des taux d'intérêts qui va se poursuivre, prix de l'énergie trop élevés) qui va nous plonger dans une situation d'exceptionnelle gravité. L'insouciance générale depuis plusieurs mois ne cesse de me surprendre, mais il est vrai que peu de Français ont une culture économique et financière. Alors que nous sommes au bord du précipice, les partis politiques se disputent sur des sujets d'importance mineure. Il est évident que les politiciens français sont victimes d'un aveuglement qui montre qu'ils ne sont plus à même de prétendre à diriger le pays. Nous sommes à la veille d'une crise qui va rebattre les cartes d'une façon que personne n'imagine actuellement. 22/9/2022


17 septembre 2022

Jean Mizrahi

Un petit avant-goût de ce qui va nous tomber sur la tête : la faillite de nombreuses PME industrielles. J'aime beaucoup la comparaison de Martin Tixier de notre situation avec celle de la charge de la brigade légère en 1854 durant la guerre... de Crimée, ça ne s'invente pas. Nos dirigeants sont comme les généraux britanniques de l'époque qui ont envoyé une brigade d'élite au désastre militaire par pure stupidité. Nos dirigeants nous auront envoyés au désastre économique par pure stupidité. L'Histoire sera décidément cruelle avec l'Europe tant pour cette affaire que pour le COVID et ses invraisemblables absurdités.



14 septembre 2022

Jean Mizrahi

On va mesurer la cohérence de la bonne conscience européenne.


12 septembre 2022

Il y a des hivers froids, pourquoi pas celui qui vient ?

Jean Mizrahi

Mais c'est le moindre des problèmes. Il y a bien plus grave, car l'Europe se ruine actuellement pour maintenir son train de vie énergétique. Certains pays ont choisi de laisser filer les prix si bien que les ménages et les entreprises sont contraints d'allouer des sommes plus importantes aux dépenses critiques, ce qui leur retire une capacité à dépenser pour les ménages et à investir pour les entreprises : il s'ensuivra une chute de la consommation (déjà entamée) et une chute de la production, et donc de l'économie, et donc de l'emploi. D'autres pays comme la France subventionnent les prix à tour de bras, se tirant ainsi une balle dans le pied car plus ils subventionnent l'essence, plus ils augmentent les volumes vendus et donc les déficits. Et plus ils endettent leur pays à des niveaux invraisemblables. Comme si la France n'état pas déjà endettée...
In fine, il faut revenir à des raisonnements "paysans" : tout l'argent qui part dans un pétrole et un gaz (et des engrais, et d'autres matières premières...) plus chers, c'est de l'argent qui va ailleurs, qui va enrichir d'autres poches que des poches européennes, c'est un appauvrissement généralisé. L'Europe s'appauvrit, et non seulement elle s'appauvrit, mais elle va voir également sa situation financière et industrielle fragilisée. Je peux vous dire qu'avoir froid cet hiver sera un moindre mal par rapport à ce qui nous attend d'ici quelques semaines, quelques mois : un chômage qui explose, des affamés dans les rues, des révoltes urbaines, une fureur populaire qui ne pourra être canalisée par aucun mouvement politique à peu près raisonnable. Je l'avais attendu d'un krach financier causé par la stupidité des banques centrales, il s'y ajoutera en Europe une crise énergétique sans précédent. L'Europe risque de plonger dans une folie hystérique.
Tout cela n'est que préfiguration de ce qui nous attend à long terme, avec des prix des hydrocarbures qui ne pourront qu'augmenter très fortement, parce que la demande n'est pas élastique, alors que les pics de production ont été atteints et que les recherches et découvertes de nouvelles réserves se sont effondrées. Monsieur Macron fait des macronades en nous disant que l'ère de l'abondance est terminée, mais sa phrase est exacte. Le seul problème est qu'il n'en tire pas les conclusions, et qu'il ne fait rigoureusement rien pour préparer le pays à ce que sera l'économie de demain : une économie qui n'a plus les mêmes intrants. Aucune capacité de projection à long terme, aucune vision, Fessenheim n'en est qu'un exemple d'autant plus criant actuellement, mais tout ce que fait - ou plutôt ne fait pas - ce gouvernement le démontre quotidiennement. 10/9/2022


6 septembre 2022

Jean Mizrahi

Traduisez : les dirigeants européens ont fait cadeau de 158 milliards d'euros, prélevés auprès de leurs citoyens, à Vladimir Poutine. Bien joué, continuons ainsi, l'important est de faire croire qu'on est efficace. J'espère que les petits-bourgeois conformistes qui se félicitent de l'action de nos dirigeants vont applaudir.


18 août 2022

Jean Mizrahi

La Science

Je suis impressionné, évidemment sans être admiratif, par la méthode employée par la macronie pour discréditer les scientifiques crédibles qui s'élèvent contre la politique "sanitaire" absolument délirante de ce gouvernement. Didier Raoult est probablement celui qui a le plus subi les assauts des divers médias pour salir la personne et son travail, jusqu'à Mediapart joignant sa voix à celle des médias para-gouvernementaux. Il y a eu d'autres voix ainsi effacées du domaine public, et les groupes qui contrôlent désormais l'essentiel de la communication directe (journaux, radios, télévisions) ou indirecte (réseaux sociaux) ont activement collaboré à l'entreprise de décrédibilisation, le cas échéant par voie de censure. Alliance des médias nationaux et des GAFAM venant faire taire les discours ne rentrant pas dans la norme communément admise. Le politiquement correct a gagné.
J'ai extrait de la vidéo publiée par Raoult hier la partie la plus explicite quant à sa vision de l'inanité de la politique d'obligation vaccinale mise en place par le gouvernement. Quatre minutes en or de la part d'un expert parmi les plus cités dans le monde dans ce domaine. Il y a quelques jours, un prix Nobel peu conformiste est mort dans l'indifférence générale, on a aujourd'hui un scientifique de grand renom qui met les pieds dans le plat, et les Français de vaquer à leurs occupations, et les médias de se taire et de regarder l'homme de haut comme s'il était fou alors que s'il y a un expert, c'est bien lui.
Je me suis accroché avec plusieurs macronistes convaincus, dont Monsieur P, historien dont le père a participé au réseau de résistance dirigé par mon grand-père, et qui a tout simplement fini par me bloquer. On ne discute pas avec des macronistes, on n'échange pas des arguments, on se fait regarder de haut, ils vont jusqu'à mettre en doute votre intelligence. Opposez des arguments, des faits, vous vous voyez opposer des affirmations définitives. Ce qui me frappe dans le discours de pratiquement tous ces gens, c'est qu'ils sont persuadés être touchés par la grâce de la Science. La Science parle par leur bouche ("les scientifiques affirment que"), et toute parole dissidente est inévitablement celle de complotistes, d'ignorants, d'extrémistes. Celui qui parle contre le discours officiel est rejeté à la marge.
Il n'est pas nouveau que l'intelligentsia d'un pays choisisse de faire barrage aux discours dissidents. Ce qui est nouveau, c'est la collusion du pouvoir, des médias nationaux et internationaux, et des intellectuels, dans un contexte de pays à peu près libres, avec le droit de vote toujours en place. Il existe bien quelques intellectuels qui parlent autrement, mais ils sont bien rares et je note qu'ils sont souvent des philosophes (des vrais, pas des clowns à la Enthoven), des mathématiciens ou des physiciens (Villani, encore député issu de la majorité, a voté contre le pass), mais aussi quelques noms issus de la recherche biologique ou médicale. Raoult en fait partie.
Aujourd'hui la Science est officielle. On affirme dans les plus hautes sphères de l'État et le reste doit suivre. La trouille à transformé la majorité en un troupeau de moutons dociles prêt à croire en une science officielle énoncée par le pouvoir. Le ministère de la Vérité est en marche, et je crains malheureusement que le peuple français et ses élites, drogués au confort et à la consommation, ne portent plus aucune attention à tous ceux qui sortent des sentiers battus. La voie est libre pour une dictature, du moment que le confort reste.