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28 novembre 2023

LES QUESTIONS DONT FB NE PEUT ACCEPTER LA REPONSE

Gabriel Nerciat

Comme attendu, le Banquier Président ne consent pas à organiser un référendum sur l'immigration (qui eût été, obligatoirement, un troisième référendum - le second, de 2005, ayant été bafoué par Sarkozy et le PS - sur la légitimité du droit européen), alors même que plus de 7 français sur 10, selon toutes les enquêtes d'opinion, en réclament instamment la convocation.
Personne bien sûr n'en est surpris, mais est-ce pour autant une raison de n'exprimer aucune forme de colère devant cet énième affront ?
Surtout après le gage officiel que le même président de la République vient de donner à l'antijudaïsme islamiste à l'occasion de la marche de dimanche dernier (c'est un détail, mais il faudrait quand même arrêter de parler d'antisémitisme comme au siècle dernier, les Arabes étant eux-mêmes des Sémites - ce que tous les Juifs ne sont pas toujours).
Depuis 2005 au moins, en réalité depuis 1992 sinon même 1987 (date de ratification de l'Acte Unique), la France est devenue une sorte de régime hybride, mélange d'oligarchie technocratique de plus en plus autoritaire et d'anarchie endémique sur fond de colonisation allogène extensive et violente.
Les réactions les plus insupportables à mon sens sont encore celles de Ciotti et des vieux crabes LR, qui affectent de braver l'Elysée tout en refusant de déposer au Palais-Bourbon la motion de censure qui seule pourrait renverser le gouvernement d'Elisabeth Borne, ou celles des inévitables boudeurs conspirationnistes ou sceptiques qui, à chaque crachat de l'exécutif sur nos gueules enfarinées, ne savent que répondre lascivement avant même de s'essuyer : "Mais à quoi ça sert, un référendum, puisqu'il ne sera pas respecté et que les gens ne comprennent pas la question qu'on leur pose ?".
Vous me direz bien évidemment que tout cela n'a rien de très nouveau, mais néanmoins pourquoi continuer à faire semblant ?
Pourquoi rester poli ou civilisé quand un gandin de l'extrême centre vous fait la morale sur ce que doit être la démocratie, et la raison pour laquelle il vous juge indigne d'elle ?
Jusqu'à quand s'abstenir de leur faire comprendre que quitte à renoncer aux libertés réelles et à tout ce qu'implique l'exercice de la souveraineté du peuple, le moment inévitablement viendra où la majorité des Français préfèreront une vraie dictature qui s'assume (et assume surtout de "faire le boulot" exigé par les deux tiers de la Nation) plutôt qu'une démocratie d'apparat qui n'abuse même plus ceux qui affectent de croire encore en elle ?
Que Macron aime jouer avec le feu, c'est une chose, mais pourquoi ne pas enfin s'autoriser à lui faire comprendre ce que provoquerait un véritable incendie, maintenant que son stock d'allumettes commence à dangereusement se réduire ?
Je m'arrête là : la nuit tombe, et le reste ne peut être vraiment exprimable que sur X (ex-Twitter).

24 novembre 2023

UN VISAGE ET UN NOM

Gabriel Nerciat

Le jeune homme qui a assassiné Thomas lors de la razzia nocturne de la Drôme le week-end dernier s'appelle Chaïd Akabi.
Pour une raison que j'ignore, les médias assermentés refusent de donner son identité et de révéler son visage, se contentant de dire qu'il est "français" - et donc à ce titre aucunement concerné par les problèmes relatifs à l'immigration.
Dès lors, il me semble opportun d'user des réseaux sociaux pour le faire à leur place.
On peut d'ailleurs voir à ce cliché qu'il s'agit d'un jeune Français parfaitement intégré et même remarquablement assimilé, jusque dans la marque de ses vêtements que sa victime n'aurait peut-être pas pu s'offrir.
Il faut vraiment avoir l'âme nauséabonde de "l'extrême-droâte" pour oser prétendre le contraire.

12 novembre 2023

EMMANUEL MACRON PARLE AUX JUIFS DE FRANCE

Gabriel Nerciat

Qu'est-ce que vous me voulez, encore ? Je vous ai dit que je pensais très fort à vous, ça ne vous suffit pas ?
Vous voulez vraiment me voir défiler sous la pluie à côté du gros Larcher, qui empeste l'ail et le mauvais vin de Bourgogne, et de cette dinde de Braun-Pivet, que j'ai été contraint d'accepter comme présidente du Palais-Bourbon à la place de Gilles Legendre ? Franchement, vous pensez que je n'ai que ça à faire de mes journées, moi ? Vous croyez que je suis déjà un tocard du genre de Valls ou de Wauquiez ?
Qu'est-ce que vous voulez, je sais bien que c'est triste ce qui vous arrive, mais quand vous m'avez élu, pour la plupart d'entre vous, contre la fille du Menhir, vous saviez ce que ça signifiait, non ?
Je n'ai rien contre vous, notez bien, mais vous ne m'intéressez pas. Même, vous commencez à me déranger sérieusement, désormais que je n'ai plus besoin d'être réélu.
Déjà, j'ai dû me taper Bibi (pas Maman, l'autre) pendant vingt-quatre heures ; vous ne croyez pas que c'est suffisant, comme supplice ? Zelensky, au moins, quand il me pète dans le nez, j'arrive à m'arranger pour ne rien sentir.
Le RN est maintenant entre 32 et 45% d'intentions de vote dans les enquêtes d'opinion ; alors vous êtes bien gentils avec votre trouille atavique et votre amour vintage de la République, mais moi je sais déjà que ce ne sont pas quelques six cent mille individus apeurés et vaguement désespérés qui vont suffire à maintenir mon bloc central au pouvoir dans quatre ans, hein. Les banlieues sont jeunes, et vous vous êtes des vieux. Presque aussi vieux que mes électeurs centristes, c'est dire.
Que voulez-vous : comme dit l'un des vôtres, vous ne faites plus le poids.
Pas seulement au niveau du nombre (vous avez toujours été minoritaires), mais d'abord et surtout au niveau de la marque, et de ce que vous représentez. La mondialisation a besoin de l'islam, de la Chine, de masses, de marchés, de pétrole et de gaz, pas de vous. Et moi, je suis là pour que rien n'entrave le cours de la mondialisation. C'est mon métier.
Quand je pense qu'Edouard Drumont, le Jean-Marie Le Pen de la Belle Epoque, vous appelait "la Race mondiale" ! Mais vous n'êtes plus que des déclassés : la seule race mondiale, c'est la nôtre, celle des technocrates anglophones, des financiers connectés, des ingénieurs sur-diplômés et des cosmopolites brasseurs de vide.
Israël, c'est sympa comme "start-up nation", mais par rapport à ce que je voulais faire ici, c'est à peu près de la dimension d'un village du Cantal où les derniers habitants passent leur temps à se foutre sur la gueule avec les gens de la ville voisine. C'est du dernier plouc, la guerre des boutons en plus sanglant. Le pire, c'est que c'est chez Rothschild que je l'ai appris.
Certes j'aime bien les boîtes de nuit de Tel-Aviv, la poudre brillante sur la piste et les éphémères rencontres nocturnes qu'on y fait, mais désolé de vous le dire : ça ne mérite pas d'engager une troisième guerre mondiale. Les boîtes de Dubaï sont tout aussi bien, plus modernes, même si un peu plus chères (j'ai les moyens).
En plus, ce n'est pas très malin, je trouve, de se sentir liés à l'observance d'une Loi depuis trois mille ans. C'est comme les cagots que détestait ma grand-mère, qui se croyaient le sel du monde parce que leurs ancêtres avaient eu la lèpre et qu'on les craignait pour ça. "A-t-on idée d'hériter pendant des siècles du souvenir d'une maladie ?", me disait-elle quand elle en croisait un à la sortie de la messe.
La Loi de Moïse aussi, c'est une sorte de maladie. Mon vieux maître Habermas me l'avait dit : il n'y a que le droit qui compte et rend plus fort ; la Loi c'est une relique encore plus barbare que les dieux.
Quant au Sinaï, je l'ai vu une fois dans ma vie ; aujourd'hui je ne m'en souviens même plus. Vos pères auraient dû m'imiter, et aujourd'hui vous ne seriez pas à vous geler sous vos parapluies.
Entendons-nous bien : si tout à l'heure, vous envoyez quelques crachats à la gueule de Marine Le Pen ou de Bardella et si vous refusez de serrer la main de Marion Maréchal, on pourra prendre soin de vos écoles et de vos lieux de culte pendant encore quelque temps. Mais tout a une fin, et vous l'avez toujours su. Ce n'est pas pour rien que j'ai envoyé ce crétin de Véran torpiller la manif depuis deux jours. Je connais la musique, moi.
Bon, sur ce, je vous laisse. Sans rancune, hein. J'ai une visio-conférence avec le vieux Joe, qui ne sait plus quoi faire de vous lui non plus, et l'émir de Doha.
Lui au moins il me ramène des otages, et il me sert à quelque chose.

10 novembre 2023

UN WESTERN DE TROP

Gabriel Nerciat

Dans mon enfance, ma mère, qui détestait autant John Wayne que mon père l'admirait, ne manquait pas de glisser perfidement, dès que la télévision rediffusait l'un de ses derniers westerns (que mon paternel avait déjà vu vingt fois) : "A l'âge qu'il a, il va finir par voler un bourricot aux Cheyennes pour aller embrasser Suzanne Flon" (pour ceux qui ne connaissent pas, une actrice française et anglophone déjà assez âgée, sorte de Line Renaud avec l'élégance, la modestie et le talent en plus).
On devrait dire la même chose des Larcher, Véran, Hollande, Maillard, Braun-Pivet, Philippe, Valls, Faure, Jadot et consorts, pour ne même pas parler du jeune et consternant sosie de Frankeinstein qui dirige le CRIF.
Carpentras, pour ces canailles déjà à moitié au rancart, c'est un peu comme le souvenir de la Charge héroïque ou de Rio Bravo. Ils croient qu'ils pourront jouer un banal remake qui puisse encore être plébiscité par le public, dans un pays qu'ils ont abandonné à l'incurie des juges ou à la cupidité du patronat, et où par leur faute huit à dix millions de musulmans constituent désormais le terreau ethnico-identitaire propice à la perpétuation des pogroms antijuifs du futur.
D'ailleurs, je plains un peu ceux des Français de confession juive qui se croient encore protégés ou représentés par ces reîtres encore plus indécents que pitoyables.
Déjà sacrifiés sur l'autel de la nécessaire re-diabolisation du RN, ils auront bien du mérite, dimanche, à aller défiler sous la pluie derrière eux.

2 novembre 2023

MÉTÉOROLOGIE ET COMMUNION DES SAINTS

Gabriel Nerciat

Oh saint Brieuc, saint Malo, saint Laurent, saint Michel, saint Julien, saint Barnabé, saint Médard, saint Suliac, saint Adrien, saint Aignan, saint Gildas, saint Connan, saint Goarzec, saint Hervé, saint Just, saint Renan, saint Briac, saint Agathon, saint Servais, saint Nicodème, saint Caradec, saint Alban, saint Lormel, saint Maudez, saint Evarzec, saint Maugan, saint Tugdual, saint André des eaux, saint Pierre Quiberon, saint Etienne du gué de l'île, saint Gilles des bois et du vieux marché, saint Pol de Léon, saint Jacut de la mer (froide), saint Martin des prés, saint Benoît des ondes, saint Jouan de l'île,
Et vous aussi, sainte Anne, sainte Hélène, sainte Brigitte, sainte Sève et sainte Tréphine,
Et vous plus encore, saint Belenus, saint Taranis le tonnant, saint Condatis, saint Borvo et saint Cernunnos à la verte ramure,
Priez pour nous, pauvres mortels, pour qu'une fois de plus ce soir ou demain le ciel ne nous tombe pas sur la tête.

31 octobre 2023

ZELENSKY, ASSISTANT PRODUCTEUR DE POGROMS

Gabriel Nerciat

Non content d'avoir sans remords ni complexe fourni son nom d'origine juive comme alibi à une indigne et ahurissante alliance politique avec les dernières forces néo-nazies revendiquées du continent européen pour le compte de l'OTAN, le répugnant escroc-pétomane de Kiev, seul responsable officiel de la sanglante et ruineuse contre-offensive de cet été dont l'échec complet est désormais entériné par toutes les chancelleries, essaie en vain de se rappeler au bon souvenir de l'oublieux Occident en imputant à la Russie la responsabilité de la tentative de pogrom qui a éclaté il y a deux jours dans un aéroport du Daghestan.
Manque de chance pour lui : on sait désormais que l'organisateur de ce lynchage anti-juif n'est autre que le "dissident" russe Ilya Ponomarev, ancien député de la Douma, "réfugié" à Kiev sous la protection des autorités ukrainiennes, et fondateur d'une légion de volontaires russes désireux de se battre sous le drapeau bandériste contre leur patrie.
Ce dernier a utilisé la chaîne Telegram russophone Le Matin du Daghestan afin de faire connaître aux activistes fréristes de la république musulmane caucasienne la présence de voyageurs israéliens à l'intérieur de l'aéroport de Makhatchkala et les inciter à s'y rendre.
Vous me direz que tant qu'on parle de ça, on évite de se demander pourquoi certains commandos du Hamas ont utilisé des armes de provenance ukrainienne pour abattre des civils israéliens lors de la tuerie du 7 octobre.
Quoi qu'il en soit, le moins qu'on puisse dire est qu'il ne semble pas très confraternel envers ses coreligionnaires, le courageux président de l'Ukraine.
Nul doute qu'à Paris et à Washington, ses principaux souteneurs, pardon soutiens, vont finir par s'en émouvoir, et qu'ici même BHL, Glucksmann fils ou l'inénarrable Galia Aeckerman vont séance tenante effectuer à son sujet des révisions déchirantes (c'est une blague).
En réalité, il fait penser à ces parrains italo-américains de la prohibition qui, pour essayer de conserver une petite partie de leurs anciennes activités illicites après la fin de l'interdiction de la vente d'alcools, entreprenaient de livrer aux flics leurs anciens associés ou de les faire trucider par des tiers tout en entretenant fastueusement pour la galerie des associations caritatives.
Il y a toujours un bon côté dans les tragédies : il se situe en général à la fin, lorsque les masques tombent et que le faux héros qu'on applaudissait au début se révèle tel qu'il est et doit quitter la scène, dans l'hostilité ou l'indifférence générales.

28 octobre 2023

L'ÉTAT DE DROIT ET SON DOUBLE LANGAGE

Gabriel Nerciat

Il faut avoir le courage de le dire clairement, même si ça ne fait pas plaisir à un certain nombre de gens : il n'y a absolument aucune raison valable qui justifie d'interdire à Paris ou ailleurs en France des manifestations pro-palestiniennes (sauf bien sûr si elles dégénèrent en émeutes, mais ce ne fut jamais le cas jusqu'à présent), pas plus qu'il n'y avait de raison valable d'interdire les chaînes russes francophones comme l'excellente RT (en plus, sur simple oukase totalement anticonstitutionnel d'Ursula von der Leyen, à qui il serait quand même grand temps d'apprendre à fermer sa trop grande bouche sur les sujets de politique étrangère qui ne la regardent pas) ou les colloques de l'institut Iliade, les manifestations de l'AF ou de GI voire même celles du GUD-Paris (aussi haïssables que celles du NPA mais pacifiques).
Soit la liberté de réunion, d'opinion et de manifestation demeure absolue, telle qu'elle est a priori garantie par la loi fondamentale depuis 1946 (hors guerre d'Algérie), soit on assume de sortir progressivement du cadre historique de la démocratie parlementaire républicaine et libérale.
Ce principe devrait être le seul à être considéré par tous comme intangible. Surtout quand il s'agit d'un conflit étranger et plus encore, si j'ose dire, lorsqu'on désapprouve le credo idéologique des manifestants (qu'on peut ainsi, accessoirement, voir tels qu'ils sont et identifier).
Bref, ça m'ennuie un peu d'être d'accord avec François Sureau et Eugénie Bastié, que je n'apprécie pas toujours, mais c'est bien le cas.

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25 octobre 2023

UNE DÉSOLATION FRANÇAISE

Gabriel Nerciat

Quand notre Banquier Président va au Kremlin, devant Vladimir Poutine, il se dit pour le respect des accords de Minsk (dont il ne s'est au demeurant jamais préoccupé depuis son entrée à l'Elysée).
Lorsque le lendemain il se rend à Kiev, chez l'escroc Zelensky, il est contre - puisqu'il omet tout simplement d'en parler.
Quand il est à Paris, avant de prendre l'avion pour le Levant, il défend l'idée d'une trêve humanitaire à Gaza afin de préserver la vie des civils écrasés par les bombes.
Lorsque le lendemain matin il débarque à Tel-Aviv, les civils de Gaza ne l'intéressent plus - mais il évoque devant un Netanyahou, aussi ravi que narquois, la géniale et pitoyable idée d'une coalition internationale contre le Hamas incluant des pays arabes, à l'image de celle qui fut constituée par Washington, Moscou, Riyad, Le Caire et Paris contre l'EI.
Après-demain, sans doute, il sera au pied des babouches de l'émir de Doha, mécène et protecteur du Hamas, et la grande coalition anti-terroriste (dont bien sûr ni Israël ni les Seoud ni l'Egypte ni la Jordanie ni la Turquie ne veulent entendre parler) aura déjà déserté son esprit versatile quoique infatué, au profit d'un discours convenu sur l'amitié entre les civilisations et les droits inaliénables des Arabes palestiniens.
Ensuite, détour à Ramallah, où il a fait semblant de croire à la création d'un futur Etat palestinien, devant un Mahmmoud Abbas indifférent et pétri dans la naphtaline.
Ce soir, il est au Caire avec le maréchal Al-Sissi : pourvu qu'il n'exige pas de coalition militarisée menée par la France pour aider les armées de Pharaon à exterminer les Hyksôs ou ramener Moïse et les siens à l'ombre des pyramides.
Résultat : la France est méprisée en Russie, détestée en Ukraine, conspuée en Turquie, raillée en Israël et haïe dans l'essentiel du monde arabe (et tout particulièrement en Cisjordanie).
Le problème n'est pas tant qu'Emmanuel Macron soit un président inconsistant et incapable, qui dit toujours à son interlocuteur du moment exactement ce qu'il est censé vouloir entendre, sans s'inquiéter outre mesure des conséquences de ses revirements ou de ce qu'il a dit la veille.
Non ; le plus grave, c'est ce que cela ne nous indigne même plus.
Ce banquier-technocrate sorti de nulle part, que des bourgeois aussi lâches que lui ont élu au nom de sa compétence auto-proclamée, est dans sa nullité insignifiante et son conformisme brouillon exactement à l'image de ce que les élites libérales et occidentales sont devenues.
Si au moins il restait à Paris, au lieu d'entreprendre des voyages inutiles et illisibles, peut-être que le monde et nous-mêmes consentirions enfin à faire avec lui la seule chose dont il soit vraiment digne : l'oublier.

22 octobre 2023

UN STATUT POUR ME FAIRE PLEIN D'AMIS

Gabriel Nerciat

Les arsouilles macroniennes, qui comme Darmanin ne vivent que pour faire interdire manifestations ou réunions publiques (islamo-gauchistes et pro-palestiniennes aujourd'hui, populistes ou national-identitaires hier et sûrement encore demain) alors même que leur champion ne s'est jamais préoccupé en six ans de pouvoir de sécuriser un tant soit peu les frontières nationales ou de limiter les prérogatives usurpées des juges de la CEDH, ne devraient nous inspirer qu'un mélange de mépris et d'indifférence.
L'important à mes yeux n'est pas tant d'empêcher des Français de papier de crier "Allah akbar !" dans les rues de Paris que de leur faire remarquer que si la grandeur du Dieu coranique mérite d'être ainsi affirmée publiquement, alors il convient que ceux qui se prétendent ses fidèles de façon aussi démonstrative se mettent en conformité avec sa sainte parole, et entreprennent d'aller vivre sur une terre musulmane où sa loi ne souffre pas de critique blasphématoire ni d'alternative civique.
Quant à ceux qui croient bon d'attaquer avec véhémence l'absence de réaction ou de parti-pris de tel ou tel Français de confession juive en faveur d'Israël, et de se répandre en injures ou en remarques acerbes à l'encontre de Gad Elmaleh et de sa récente conversion au christianisme (laquelle n'a pourtant pas grand chose à voir, semble-t-il, avec les sanglants évènements en cours), ils devraient plutôt essayer de contrarier leur stupidité acquise en se rappelant que l'assimilation "Juif = Israélien = sioniste" est précisément le raisonnement analogique de base de l'antisémite frériste, soralien ou gauchiste.
Comme j'ai lu par ailleurs dans la presse qu'Israël était avide de réservistes dans l'attente de la future et périlleuse invasion de Gaza, on ose espérer que eux, ou à défaut leurs enfants, ont déjà terminé leurs packages.
Voilà.
Ce statut n'avait d'autre but que de me faire un peu plus d'amis que je n'en ai déjà ; raison pour laquelle j'ai jugé bon de l'accompagner de la traditionnelle photographie de chats apte à susciter sur les réseaux sociaux la manifestation immédiate de l'empathie et de l'amour.

18 octobre 2023

LA FRANCE DE DOMINIQUE BERNARD

Gabriel Nerciat

D'après ce que je lis depuis hier dans la presse, Dominique Bernard, le professeur assassiné par un islamiste tchétchène vendredi à Arras, père de trois filles, était un enseignant érudit, discret, ironique, consciencieux, étranger aux modes littéraires et culturelles, plutôt rétif à la doxa pédagogique en vogue rue de Grenelle, amoureux de littérature, de cinéma italien et de théâtre, et qui avait à cœur d'essayer de transmettre à ses élèves d'un obscur petit lycée de l'Artois le goût des romans hautement civilisés de Marcel Proust et de Julien Gracq.
Peut-être que je m'abuse sous l'effet de l'émotion, mais il me semble que, lycéen, j'aurais aimé avoir un professeur de lettres tel que lui.
Et j'espère qu'il y a encore beaucoup de professeurs de lettres, en France, aujourd'hui, qui lui ressemblent.
Les discours convenus du Banquier Président ou de son ministre de l'Intérieur, qui avaient promis il y a trois ans qu'il n'y aurait pas d'autres Samuel Paty, sont au-delà de l'indécence, mais tout le monde à peu près s'en moque.
La seule chose qui est sûre, c'est que si dans les années qui viennent aucune commune de France n'a le courage de nommer Dominique Bernard un collège ou un lycée de Paris ou de province, si le lamentable et pathétique maire centriste d'Arras n'a pas le retour de dignité et de vigueur nécessaire pour baptiser du nom de Dominique Bernard l'une des rues principales de sa ville, alors ce sera le signe définitif, univoque, visible, net, sans bavure, que nous sommes devenus un peuple de zombies, de froussards, d'eunuques, de lâches, de iels et d'esclaves consentants.

15 octobre 2023

MONUMENT AUX MORTS

Gabriel Nerciat

Dans quelques années, sur les territoires de la nation où les Français de souche européenne seront encore à peu près majoritaires, on édifiera des monuments aux morts, sur le modèle de ceux de 1918.
Ils porteront comme inscription liminaire : "Aux professeurs d'histoire et d'humanités tués par l'islamisme, la République reconnaissante."
On peut seulement espérer qu'il y aura moins de noms que sur ceux de 14-18.
Mais peut-être que la République elle-même, attentive aux recommandations des Frères musulmans comme à celles de l'école sociologique bourdieusienne, aura définitivement renoncé à enseigner l'histoire, la langue française et les humanités classiques.
En fait, Mélenchon et les siens ont peut-être raison, retrouvant la grande inspiration de leurs prédécesseurs internationalistes et pacifistes des années 1920 : il suffirait que les anciennes nations coloniales européennes renoncent à persévérer dans leur être ou à transmettre leur mémoire historique et leur langue pour que le monde islamique tout entier, de la Tchétchénie au Proche-Orient arabe, daigne nous laisser vivre en paix à défaut de nous aimer.

13 octobre 2023

THIERRY LA GOURDE ET SA FRONDE

Gabriel Nerciat

Non, mais on croit rêver !
Pour qui à la fin se prennent ces gens : Breton, von der Leyen, Lagarde et tutti quanti ? Ils vont aussi nous conseiller une marque de préservatifs ou une crème contre les hémorroïdes ?
Ta gueule d'artichaut, Ducon, tu crois vraiment qu'on veut l'échanger contre la nôtre ?
Cette fois, c'est décidé : dès cette semaine, je m'inscris chez Elon Musk.

10 octobre 2023

DES AVEUGLES EN TERRE SAINTE

Gabriel Nerciat

Toujours surpris de lire les réactions stéréotypées, qu'on aimerait croire volontairement idiotes, qui prolifèrent comme des champignons sous la pluie après un drame inouï comme celui que vient de vivre Israël.
D'un côté, certains s'imaginent qu'ils vont régler le problème en massacrant le plus de monde possible à Gaza (au prix de la vie complaisamment sacrifiée de plus d'une centaine d'otages innocents), et éliminer le Hamas en quelques jours de bombardements intensifs, comme s'il s'agissait d'un éphémère essaim de frelons.
Visiblement, leur détestation non seulement du Hamas mais de la cause arabe palestinienne dans son ensemble les pousse, comme les dirigeants du Shin Bet et de Tsahal semble-t-il ces derniers mois, à gravement sous-estimer leur ennemi.
L'objectif du Hamas n'est pas d'échapper aux représailles israéliennes que ses dirigeants ont sans doute parfaitement anticipées et conjurées (certains experts du renseignement prétendent qu'ils sont déjà réfugiés dans les émirats ou en Iran), mais de remettre frontalement en cause, chez les Juifs du monde entier comme en Terre Sainte, le fondement même du projet sioniste, bâti sur l'idée qu'un Juif serait toujours plus en sécurité dans un État juif qu'au sein de la diaspora.
C'est donc dans les années qui viennent qu'on verra, au gré de l'évolution de la répartition démographique entre mondes diasporiques et monde israélien, si l'organisation islamiste a atteint son but ou non, quel que soit l'état dans lequel elle ressortira de la guerre totale qu'elle a voulu déclencher.
De l'autre côté, les bonnes âmes islamo-gauchistes semblent croire qu'il suffirait de renoncer au caractère juif d'Israël ou renforcer les pouvoirs de l'Autorité palestinienne en Cisjordanie pour relancer un improbable processus de paix.
Ils font penser à Jacques Soustelle et à l'aile gauche de l'OAS, qui prônaient en 1960 la pleine assimilation civique des musulmans d'Algérie comme indispensable préalable à la paix. On sait où les ont menés leurs illusions, dont un Jean-Luc Mélenchon, né au Maroc sous protectorat français, devrait quand même se souvenir.
Israël, contrairement à ce que croient les néfastes aliborons de LFI ou de EELV, n'est pas détesté par ses ennemis arabes ou musulmans parce qu'il serait un État colonial européen, mais au contraire parce que ses dirigeants, globalement assez semblables aux nôtres, n'ont jamais voulu prendre les moyens de mettre en place, y compris avec l'aide de la Jordanie et de l'Egypte, les partages territoriaux nécessaires à une séparation stricte et définitive entre Juifs israéliens et Arabes palestiniens (y compris ceux qui sont titulaires de la citoyenneté octroyée par l'État hébreu).
Dans les deux camps, en réalité, l'aveuglement idéologique demeure total, et aucune catastrophe ne semble pouvoir éclairer ceux qui par automatisme ou facilité jugent préférable de s'y abandonner.

8 octobre 2023

URSULA ET LE SENS DE LA RAISON

Gabriel Nerciat

Madame Ursula von der Leyen, qui apparemment se prend pour l'impératrice souveraine de l'Europe en visite chez ses larbins macroniens de la petite province française de l'empire, juge depuis Paris "insensée" l'attaque terroriste de haute intensité lancée hier par le Hamas contre Israël.
Est-ce une façon de suggérer que ces braves sicaires fréristes de Gaza ne savent pas vraiment ce qu'ils font, ou bien ont collectivement perdu l'usage de la raison, comme on le dit souvent en France de tel ou tel "loup solitaire" djihadiste qui s'essaie au meurtre ou à l'agression physique contre un militaire, un prêtre, une femme pas assez vêtue ou un simple quidam ?
Madame Ursula, elle, en tout cas, est et demeure on ne peut plus rationnelle.
Dans la mesure où la Commission anti-démocratique qu'elle préside est l'une des institutions occidentales qui a le plus complaisamment et largement financé et protégé (avec l'argent des contribuables français) la confrérie fondamentaliste des Frères musulmans dont le Hamas n'est jamais que la branche arabe palestinienne, elle a toute raison de ne voir dans la violence meurtrière de l'organisation gazaouie qu'une manifestation de démence sporadique.
C'est ainsi en tout cas que j'interprète la froide condescendance avec laquelle elle traite des morts du Proche-Orient ou du Caucase, et qui tranche si ouvertement avec le surcroît d'attentions indignées et émues qu'elle réserve, à coups de milliards d'euros, depuis plus d'un an et demi, aux dirigeants ukrainiens (toujours sur le dos des contribuables européens).
"Israéliens, Arméniens, Azéris et Arabes de Palestine, si seulement vous pouviez adhérer à l'UE, vous pourriez enfin devenir des êtres rationnels et multiculturels ouverts à la tolérance, comme nous autres qui sourions d'aise en voyant d'aimables jeunes filles revêtir sans gêne ni complexe leur voile islamique au sein de nos enceintes bunkérisées. Mais c'est malheureusement hors de vos moyens et des nôtres", a-t-elle l'air de dire.
D'ailleurs, comme son majordome élyséen, elle appelle Israël et ses ennemis à ne pas prolonger l'escalade.
Ce serait bête, quand même, qu'on doive bientôt accueillir à Bruxelles ou à Marseille des "réfugiés" du Hamas injustement pourchassés parce qu'ils ont temporairement perdu le sens commun - comme nous l'avons fait massivement, à la demande d'Angela Merkel dont Madame Ursula fut la ministre, avec d'anciens salafistes révolutionnaires syriens.
Car, en Europe, soyez-en sûrs, absolument rien ne changera : "heureux comme un islamiste en Belgique" est devenu une expression d'usage courant.
Il suffit de faire un tour ce matin sur les murs et les sites décoloniaux ou "indigénistes" pour en avoir la confirmation.

6 octobre 2023

SPÉCISTE OU SPÉCIEUSE PERPLEXITÉ

Gabriel Nerciat


Si j'ai bien compris, un génocide programmé et rationalisé de l'espèce des punaises de lit se prépare en France, et les antispécistes ne disent rien !
Aymeric, mon ami, ne crains-tu pas qu'un jour ta conscience t'empêche de dormir bien plus cruellement qu'une invasion de parasites.
J'ai l'air de plaisanter, mais non.
En quoi mettre rituellement à mort un taureau de combat ou abattre des palombes et des sangliers est-il plus criminel que d'occire des centaines de milliers de punaises qui ne demandent qu'à vivre, copuler et se reproduire ?
Si la réponse, c'est que les taureaux et les palombes ne nous agressent pas au sein de nos demeures (pour les sangliers et les chevreuils, c'est moins sûr), alors il faut bien en conclure que c'est l'unicité et le souci du confort de l'espèce humaine qui seuls régulent et arbitrairement délimitent le traitement réservé aux différentes espèces animales.
Car il est vraisemblable que la souffrance éprouvée par la punaise au moment de son extermination n'est pas moindre que celle de la palombe, du taureau ou du sanglier lors de leurs agonies respectives (sauf si l'estocade du taureau dans l'arène est ratée, j'en conviens).
Et personne ne sait en outre si le pompier ou l'agent privé qui sont chargés de l'élimination des punaises n'éprouvent pas une satisfaction comparable à celle du torero acclamé par la foule avec son oreille taurine à la main ou à la mienne si j'étais en mesure de renverser un seau d'eau sur la tête d'Aymeric Caron.

4 octobre 2023

ELKABBACH, UN ANTI-REQUIEM

Gabriel Nerciat


On sait qu’il y a plusieurs thèmes ou motifs à propos desquels le divorce entre ce qu’on appelle, faute de mieux, le peuple et les élites est devenu immédiatement perceptible (immigration, insécurité, frontières, mondialisation, référendum, etc.).
Mais nulle séquence à mon sens ne le démontre mieux que le rutilant tombeau d’éloges médiatiques et politiques qui choit depuis hier soir, dans tous les médias de France et de Navarre, sur la dépouille à peine froide de Jean-Pierre Elkabbach – lequel, enfin, comme le voulait Georges Marchais, s’est tu (d’autres que moi ont déjà fait la blague, mais elle s’impose).
De mémoire d’homme, je crois n’avoir jamais rencontré une âme humaine, de quelque milieu qu’elle vînt ou de quelque idéologie qu’elle se réclamât, capable d’éprouver à l’égard de ce sinistre et répugnant laquais des pouvoirs en place autre chose que de l’aversion et du dégoût.
Personne ne pouvait véritablement aimer Elkabbach en dépit de sa superbe, de même que personne ne pouvait vraiment détester Denise Fabre malgré son rire un peu idiot (il est évident que c’est à elle qu’un directeur de chaîne publique intelligent aurait dû demander de s’entretenir avec Jacques Derrida ou Umberto Eco sous les ors de la bibliothèque du Sénat).
Dès qu’on voyait ou entendait ce malotru « aux mains moites de trouille », comme disait Jean-Edern Hallier, quelque chose d’âpre et de passablement violent modifiait instantanément notre humeur.
Sa façon unique, en tout cas dans les années qui ont suivi la fin du gaullisme, de paraître à la fois et dans la même phrase aussi servile et aussi menaçant, ventre à terre devant les tenants du pouvoir en place et pétri de morgue hargneuse à l’encontre des faibles ou des dissidents, donnait immanquablement la nausée, même quand on y était habitué.
La prostitution du journalisme assermenté, il l’assumait jusque dans la coupe de ses costumes de proxénète. D’autres de la même espèce sont venus après lui (inutile de citer les noms), mais aucun n’a pu ou su être pire que lui.
Son seul mérite : avoir réussi, par comparaison, à rendre le plat Alain Duhamel vaguement sympathique, ou fréquentable, et Georges Marchais authentiquement national.
L’acmé dans l’immonde fut atteint en 1994, lorsqu’il alla nuitamment à l’Elysée, comme un Fouquier-Tinville de bazar, faire le procès de la jeunesse maréchaliste de François Mitterrand alors que le président à l’agonie luttait contre le cancer qui ne tarderait pas à l’emporter.
Même moi qui éprouvais une profonde aversion envers la personne et l’œuvre du vieux renard cagoulard de l’Angoumois, ce jour-là, je l’ai profondément aimé, surtout lorsqu’il a fait taire, d’autorité, ce répugnant inquisiteur qui croyait pouvoir se comporter avec lui comme Beria avec Staline sur son lit de mort.
Aujourd’hui, c’est lui qui est mort, et même si c’est dans l’ordre des choses, il convient d’être heureux de lui survivre.
J’entends encore mon père, vieux gaulliste, nous dire, à ma mère et à moi, le soir du 10 mai 1981 : « C’est désastreux, mais au moins on ne verra plus la gueule d’Elkabbach ».
Cette fois, c’est clair, papa ; on ne le verra vraiment plus. Dors en paix, contrairement à lui.
Que cet anti-requiem dès lors, pour solde de tout compte et rejet de toute bienséance funèbre, se disperse par les méandres et les bifurcations de la Toile, comme les cendres d’un dégoût mal refroidi projetées sur la mer de l’universelle insignifiance.

3 septembre 2023

IMMIGRATION ET UTILITARISME LIBÉRAL

Gabriel Nerciat

Une fois de plus, les libéraux cosmopolites, bras armés de la propagande progressiste et atlantiste en France et en Europe, repartent à l'attaque avec toujours le même argument : démographique et économique (laissant à la gauche et à l'extrême-gauche, par une bonne division du travail, l'argument humanitaire et moral).
La rhétorique est simple, bien rodée : les Français sont vieux et de moins en moins prolifiques, ou alors jeunes mais très fainéants ; sans l'apport de l'immigration arabo-africaine, l'économie française, en manque de bras et de nouveaux cerveaux, est condamnée à dépérir et à mourir.
Que vaut le risque d'un ou deux, voire même de deux cents ou trois cents Mohamed Merah, en échange des millions de vaillants travailleurs allogènes que le Maghreb, l'Afrique occidentale ou l'Afghanistan sont prêts à nous fournir pour le demi-siècle qui vient...
Cet argument utilitariste et économiciste, je ne l'ai pas entendu une ou deux fois dans ma vie, mais des dizaines de fois.
Je me souviens notamment de ce cadre dirigeant d'une des plus célèbres et importantes entreprises multinationales françaises, qui lors d'une conférence devant des étudiants parisiens à laquelle je participais, il y a déjà sept ou huit ans, leur a asséné : "Non seulement les migrants qui viennent d'Afrique feront les enfants que vous ne ferez pas, mais en risquant leur vie pour venir s'installer en Europe, ils doivent devenir des exemples pour vous qui n'avez eu qu'à naître ici. Si vous n'en voulez pas dans ce pays auprès de vous, alors c'est nous qui ne voudrons plus de vous."
Dans le public, personne n'a osé broncher, et des désirs de meurtre m'ont traversé le cerveau.
A chaque fois que je suis confronté à ce laïus, je me contente comme alors de faire remarquer que si le déclin démographique d'une nation est certes préoccupant à plus d'un titre, il a en revanche une vertu : il rend plus précieuse la valeur du travail d'un jeune autochtone dans un pays en manque de main d'oeuvre salariale.
Quand j'ai avancé l'idée, j'ai vu quelques discrets sourires s'esquisser devant moi - et je crois bien que la pulsion homicide a changé de boîte crânienne.
Les jeunes gens à qui l'on assène ces insanités sont-ils capables de comprendre que si la France perd d'ici quelques années une dizaine de millions d'habitants, non seulement elle ne disparaîtra pas, mais mécaniquement elle verra les salaires des actifs redevenir nettement plus attractifs ou décents qu'ils ne sont depuis quinze ans, du fait précisément de la concurrence légale et illégale suscitée par l'immigration de masse, et aggravée par les contraintes du libre-échange et de l'euro.
Les scores du RN, et l'âge moyen de ses électeurs, aux dernières élections nationales sembleraient l'accréditer, mais ma foi on n'est sûr de rien. Ce ne serait pas la première fois que le dogmatisme et l'idéologie obscurciraient la raison. 3/9/2023


22 août 2023

LES CRABES ET LES CHAROGNES DE L'APRÈS YALTA

Gabriel Nerciat

C'est peut-être à cause de la température qui monte, mais je ne supporte plus d'entendre, même pendant cinq minutes à l'heure du café ou de l'orgeat (oui, Madame, oui, j'adore le sirop d'orgeat, surtout en été, et alors ?), ces vieux diplomates, militaires et écrivassiers euro-atlantistes à moitié séniles, versions modernes des militaires de Courteline et de Monsieur de Norpois, qui bavassent toute la journée en mobilisant toutes les trois phrases le respect du droit international pour justifier leur furie guerrière contre la Russie de Poutine.
Surtout quand, de surcroît, à l'imitation du pingouin irano-helvète de LCI ou de feu le gros bouledogue soulographe Jean-François Revel, ils glissent toujours une pique qui se veut matoise à l'encontre des supposées sympathies pro-soviétiques ou pro-russes de Charles de Gaulle, telles qu'il les aurait manifestées entre 1944 et 1969, censées expliquer aujourd'hui le peu d'entrain de Sarkozy ou de Macron à valider leurs philippiques meurtrières.
Il est quand même consternant que personne n'ose leur répliquer que si De Gaulle, par exemple, n'a pas protesté contre l'entrée de l'Armée rouge à Prague en 1968, c'était justement pour ne pas heurter le droit international en vigueur à l'époque, qui était régi en vertu de l'ordre diplomatique mondial fixé à Yalta en 1945 par les trois futurs vainqueurs de Hitler (dont rien moins que deux dirigeants anglo-saxons, quand même).
De Gaulle lui-même, qui ne participait pas à la conférence de Crimée, a violemment critiqué cet ordre et sa capacité de règlement des conflits, comme l'explicite le dernier volume de ses Mémoires de guerre - à l'inverse de Churchill, l'idole des droitards atlantistes d'aujourd'hui, qui plus ou moins s'en félicitait publiquement.
Mais, une fois au pouvoir, il a tenu, faute de mieux, à le respecter. S'il a critiqué l'agression américaine au Vietnam, c'est précisément parce qu'elle outrepassait le cadre des accords fixés à la fin de la guerre mondiale - remportée par les armées de Staline, faut-il le rappeler - et donc l'équilibre des puissances qui devait en découler. Idem pour l'épisode des missiles nucléaires de Cuba, en 1962.
C'est pourquoi j'en ai vraiment ma claque, comme on dit, d'entendre des demi-habiles, des menteurs professionnels, des mercenaires intellectuels ou plus banalement des hypocrites, qui ont applaudi comme Pascal Bruckner ou l'inénarrable BHL aux guerres des pseudo-néo-conservateurs américains en Irak et en Libye, ou comme Alain Finkielkraut à ce qui demeure la plus grande épuration ethnique européenne de l'après-guerre froide (celle des Serbes de Krajina à l'été 1995), venir nous sermonner et nous soutenir à longueur de journée qu'il faut vertement punir la Russie sous prétexte qu'elle aurait violé le droit international depuis 2014.
Parce que le droit international - qui osera enfin l'asséner à ces pauvres charognes ? -, c'est exactement comme les Droits de l'Homme, dont personne n'avait jamais eu l'idée nulle part avant le mois d'août 1789 (tant pis pour les révérends pères Jacques Julliard et Jean-Yves Pranchère) : c'est tout sauf universel et intemporel, et cela se modifie constamment en fonction des rapports de force et des conflits qui dictent sa métamorphose.
Que ces crabes cessent donc, à la fin, de pérorer.
Avant même si possible que la Russie et leur cher oncle Sam, déjà prêt à liquider Zelensky comme jadis Karzaï ou le général Diêm, les contraignent à le faire.
Cela suffirait à remplacer le vent d'air frais qui nous fait si cruellement défaut en ce moment.

11 août 2023

DARMANIN ET LE COMIQUE DE RÉPÉTITION

Gabriel Nerciat

Il est amusant, Moussa, tout compte fait.
C'est toujours involontairement drôle, les gens devenus à la fois parfaitement prévisibles et imparfaitement cyniques dans leur volonté de parvenir.
Avant l'élection présidentielle, on a eu droit à la dissolution de Génération identitaire ; avant les législatives et après la farce tragique du parc des Princes avec ses supporters anglais, ce fut au tour de celle du GUD-Paris puis la tentative d'interdiction des colloques et défilés de l'AF ; enfin, aujourd'hui, après les émeutes de juillet dernier qui ont révélé la totale soumission du ministre, ainsi que celle de son président, à l'ordre des racailles et à celui des juges qui en est la condition de perpétuité, nous avons maintenant le projet de dissolution de Civitas.
Pour crime d'antisémitisme, qui plus est (la bonne blague).
Personne en effet ne doute que ce sont quelques centaines de militants lefebvristes ou ultramontains qui menacent la vie des Français de confession juive, ou harcèlent leurs enfants près des écoles franciliennes, à l'ombre desquelles on leur a appris depuis quinze ans à raser les murs - en n'espérant plus trop de la venue du Messie, même républicain.
À chaque fois que la Macronie capitule devant les dévastations que sa politique migratoire accumule comme autant de tonnes de nitrate d'ammonium stockées dans un dépôt de carburant, Moussa Darmanin ressort sa fraise interlope pour tenter de rassurer "en même temps" l'imbécile de gauche et le cocu de droite.
C'est amusant, certes, mais c'est aussi lassant.
Car nous ne sommes plus à l'époque de Sarkozy, la comédie des faux-semblants est terminée, et Louis de Funès ne fait plus rire du tout si l'on essaie de lui faire jouer Rastignac ou Tartuffe (Harpagon, déjà, c'était limite).

9 août 2023

POUR J.K. ROWLING CONTRE LE FANATISME WOKE

Gabriel Nerciat

Je ne suis pas ce qu'on appelle un fan de Harry Potter (en fait, je n'ai vu que les films tirés de la saga romanesque, et jamais lu les livres eux-mêmes), mais je trouve que le sort qui est fait à J.K. Rowling depuis quelques années est absolument inadmissible et monstrueux.
Même si l'on sait, pour reprendre la formule de Freud, que les Yankees sont des "barbares incapables de distinguer le verre du diamant", on se demande vraiment comment de telles pratiques sont possibles - surtout dans un pays qui prétend mettre le respect de la propriété privée et le droit moral inhérent à l'exercice de la création artistique au-dessus de tout (Rowling aurait-elle vendu les droits de ses oeuvres à on ne sait trop quelle firme transnationale et wokiste ?).
Plus largement, je me demande surtout ce qui pose problème avec la "transphobie", et au nom de quoi cette dernière devrait-elle tomber sous le coup de la loi ?
Je veux bien que l'homosexualité - le désir ou l'attrait érotique éprouvé envers une personne du même sexe biologique que soi - constitue un fait de nature (même si j'ai quand même quelques doutes, mais passons).
En revanche, l'idée de se vouloir homme ou femme (ou ni l'un ni l'autre) lorsque l'on est assujetti par sa naissance au sexe biologique contraire, et ce au point de vouloir imposer sa volonté, avec ou sans opération chirurgicale, à l'ensemble du monde social, n'a rien qui relève d'un donné, et donc ne saurait donner matière à l'exercice d'un droit inconditionnel.
Dès lors, réprouver ces pratiques ne peut en aucun cas être apparenté à une forme de racisme ou de discrimination haineuse. Au pire est-ce un préjugé (honorable, à mes yeux), et les préjugés ne sont pas censés, dans un pays libre, tomber sous le coup de la loi.
Chaque artiste ou intellectuel attaché au maintien des principes de la civilisation occidentale devrait aujourd'hui soutenir Rowling, et imposer silence à ceux qui la persécutent.
Lui remettre la Légion d'Honneur, par exemple (on l'a bien remise à Sylvester Stallone ou à Arnold Schwarzenegger), honorerait la France.
Mais avec Madame Abdul-Malak à la tête du ministère de la rue de Valois, ne rêvons pas.