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10 septembre 2026

Christian Potier
10/9/2026

LETTRE OUVERTE À MATHILDE PANOT


Madame Panot,

FLASH INFO : La France insoumise boycotte BFMTV pendant une semaine. Motif ? Des "plateaux racistes". Des chroniqueurs "d'extrême droite".
Infâme.
Tous les autres sont racistes, sauf vous bien sûr. C'est ça votre doctrine ?
Avant c'était CNews qu'il fallait boycotter, interdire, faire taire. Maintenant c'est BFMTV. Demain ce sera qui ? TF1 ? France 2 ? Toute chaîne qui ose inviter quelqu'un qui ne pense pas comme vous ?
Votre tolérance est à sens unique. Toujours à sens unique. Quand on vous invite, c'est la démocratie. Quand on invite vos adversaires, c'est du racisme. Quand on vous contredit, c'est l'extrême droite.
Vous ne boycottez pas une chaîne, Madame Panot. Vous boycottez le pluralisme. Vous boycottez les millions de Français qui regardent BFMTV. Vous boycottez le débat, parce que vous avez peur du débat contradictoire.
Vous vous réclamez du peuple, mais vous refusez de répondre aux questions des journalistes devant le peuple. Qui privez-vous d'explications ? Pas BFMTV. Les électeurs.
Et votre communiqué est une blague sinistre : au nom de l'antiracisme, vous refusez de débattre. Mais le pluralisme, c'est justement accepter de croiser des opinions qui dérangent. Y compris celles que partagent 11 millions d'électeurs que vous insultez du matin au soir.
On voit très bien votre modèle, Madame.
Si Jean-Luc Mélenchon est élu en 2027, il n'y aura qu'une seule chaîne à la télévision : MÉLENCHON PRAVDA. Une seule radio. Une seule pensée. La vôtre.
Vous parlez de République, mais vous rêvez de censure.
Alors continuez. Boycottez tout. Isolez-vous. Plus vous vous isolez, plus les Français vous voient tels que vous êtes : un clan haineux, sectaire, qui ne supporte pas la contradiction.
Vivement 2027, Madame Panot. Vivement que tous ces parasites haineux qui vivent de la division savourent tout doucement leur défaite. Dans les urnes. Démocratiquement. Devant tout le monde. Sur toutes les chaînes. Même sur BFMTV.
Le peuple tranchera. Et il ne regardera pas votre Pravda.
Un Français qui en a assez de votre morale à deux vitesses.
CNEWS VOUS SALUE BIEN SÛR !

24 août 2026

Georges Kuzmanovic
23/8/2026

AMFIS 2026 : Mélenchon entre en campagne et promet une VIe République écologique, sociale et populaire

Lors des AMFIS 2026, dans la Drôme, Jean-Luc Mélenchon a lancé sa bataille présidentielle autour de l’écologie, de la justice sociale et de la refondation de l’État. Un projet ambitieux, mais où la question de la réindustrialisation, de l'international et de l'Union européenne sont largement absents

Jean-Luc Mélenchon, discours de clôture des AMFIS2026, Châteauneuf-sur-Isère, 23 août 2026 © Image tirée de la vidéo du discours

Les AMFIS de La France insoumise se sont déroulés près de Valence dans la Drôme, du jeudi 20 au dimanche 23 août. Quatre jours de débats, de formations et de rencontres au bord du lac de Châteauneuf-sur-Isère, avec une l'ambition de lancer véritablement la bataille de l’élection présidentielle de 2027.
LFI revendiquait cette année 23 sessions de formation, 79 conférences, sept « temps forts », huit grands entretiens et une importante programmation culturelle. Le mouvement avait annoncé plus de 4 000 inscrits dès la fin juillet, puis quelque 7 000 participants, tandis que les organisateurs revendiquent plus de 10 000 personnes pour le meeting final.
Si ce chiffre est difficile à vérifier, il apparaît clairement que le public militant était au rendez-vous en nombre et que LFI a rassemblé ses forces avant la confrontation présidentielle de cette année, offrant à voir un de ses atouts constitué au fils de trois présidentielles : sa force militante justement.

Pour Jean-Luc Mélenchon, l’objectif est désormais limpide, s’imposer comme le candidat naturel de la gauche et parvenir, après avoir échoué à quelque 420 000 voix du second tour en 2022, à franchir cette fois l’obstacle. Comme à son habitude, il ne veut entendre parler d’aucune « primaire de la gauche » – on peut d’ailleurs lui reconnaître que ce type d’exercice a souvent davantage produit de divisions que d’unité et se soit avéré stérile – et considère que la question doit être tranchée directement par les électeurs. Sur son chemin se trouvent donc d’abord les autres candidats déclarés ou potentiels de gauche. Fabien Roussel, François Ruffin, désormais tricard chez les Insoumis – ces deux là seront immédiatement et en priorité attaqués. Raphaël Glucksmann, mais aussi l'hypothèse François Hollande, éternel adversaire idéologique et personnel de Mélenchon... avec ce clin d'œil de l’histoire que c'est en participant à la constitution du Nouveau Front Populaire en 2024, Mélenchon a contribué de facto aux conditions qui ont permis à l’ancien président de retrouver un siège de député et, avec lui, une place dans le jeu politique national.

Des AMFIS tournés vers 2027

Tout, à Châteauneuf-sur-Isère, respirait la présidentielle. Des maillots de football « Mélenchon 27 » étaient vendus sur place et le mouvement a multiplié les appels aux « parrainages citoyens », tout en préparant déjà la véritable bataille des 500 signatures d’élus nécessaires pour accéder au scrutin. Dans le meeting de clôture, les animateurs ont ainsi lancé un défi, celui de dépasser les 350 000 soutiens citoyens et mobiliser les militants afin qu'ils démarchent les maires. « Nous avons un programme, nous avons une équipe, nous avons un candidat », résumait-on à la tribune avant l’arrivée de Mélenchon.

Ces AMFIS ont cependant été davantage qu’un simple rassemblement militant. LFI cherche depuis plusieurs années à construire autour d’elle un véritable écosystème politique et culturel. Économistes, universitaires, écrivains, artistes, militants écologistes et responsables associatifs ont participé aux débats. Frédéric Lordon, Pierre Lemaitre, Éric Vuillard ou encore Didier Fassin figuraient notamment parmi les invités annoncés, tandis que l’Institut La Boétie – structure fondée par la France Insoumise pour rassembler les compagnons de route, comme boîte à idée et comme source de financement – occupait une place importante dans le dispositif.

Le meeting final lui-même a été construit pour illustrer cette volonté d’agrégation. Avant Mélenchon sont intervenus des représentants du monde culturel et militant, dont l’écrivain Pierre Lemaitre et l’activiste écologiste Marie Chourau. Cette dernière a défendu une écologie explicitement « anticapitaliste », « antiraciste » et « antifasciste », réclamant notamment un moratoire sur les mégabassines et certains grands projets d'infrastructures, la lutte contre l’artificialisation des sols et une remise en cause de l’agro-industrie.

« La victoire est possible »

Puis Jean-Luc Mélenchon monte à la tribune avec un message central, « La victoire est possible », soulevant fort logiquement l'enthousiasme des militants présents. Il présente l’élection de 2027 comme un moment de bascule historique et reprend l’une de ses constructions politiques favorites, la bipolarisation du pays entre un « pôle populaire » qu’incarnerait LFI et un bloc adverse réunissant progressivement le centre, la droite et l’extrême droite. « C'est eux ou nous. Il n'y a rien au milieu ».
C'est largement une extrapolation marquant surtout la volonté de Mélenchon de fixer l'attention de l'élection présidentielle sur ce second tour idéalisé, la réalité du pays est celle d'une tripartition de la vie politique avec un bloc central – ou plutôt extrême centre néolibéral, atlantiste et européiste – que là encore, Le Nouveau Front Populaire a contribué à sauver, en particulier les députés macronistes. Par ailleurs, le RN dispose, lui aussi, sinon plus encore, d'un vote populaire sociologiquement identifié.

Mélenchon refuse explicitement de faire du nombre de candidatures à gauche le problème central. Selon lui, l’histoire montre qu’il y en eut beaucoup, y compris lors des victoires de 1981 et 1988. « Ce qui compte et qui est le plus important, ce n'est pas le nombre de candidatures, c'est le nombre d'électeurs », explique-t-il. Son objectif n’est donc pas l’unité préalable des appareils mais une « unité populaire » réalisée directement dans les urnes autour d’un programme de rupture.
Cela a le mérite de la clarté, d'autant que Jean-Luc Mélenchon est un tribun accompli qui n'a rien perdu de sa verve et de son talent oratoire, clairement le meilleur et de loin, relativement à tous les autres candidats déclarés ou supposés.

C’est aussi une manière de signifier à ses concurrents qu’il n’entend négocier ni sa candidature ni l’essentiel de son programme.

Censure du budget 2027 et relance par la demande

Sur l’économie, Mélenchon commence par l'annonce d'une bataille politique immédiate, en annonçant que les députés insoumis censureront le gouvernement de Sébastien Lecornu sur le budget 2027, estimant que les nouvelles réductions de dépenses promises précipiteraient une économie française déjà « sur le fil du rasoir de la récession ».
Certes, le budget que présentera Lecornu sera aux antipodes idéologiques des Insoumis, mais... la manœuvre est aussi habille : Mélenchon, entre les lignes, annonce que ceux qui ne voteront pas cette motion de censure annoncée, et en premier lieu les députés socialistes, se feront les défenseurs d'Emmanuel Macron et de son gouvernement. Soit ces députés votent contre la motion de censure, sauvent Lecornu et se discréditent complètement pour la suite de l'élection présidentielle (« coucou François Hollande »), soit ils la soutiennent et se rangent symboliquement derrière Mélenchon et les Insoumis qui mènent la bataille – et pour la prochaine élection législative, il ne fera pas bon, à gauche, de s'être opposé à Mélenchon.

Face à la dette et au déficit, il récuse l’austérité et promet au contraire de « remettre de l’ordre dans les comptes publics » par une politique de recettes nouvelles et de relance. Il veut faire davantage contribuer les grandes fortunes et les multinationales, taxer les superprofits, supprimer certaines niches fiscales, augmenter les salaires pour relancer la consommation populaire et soutenir l’investissement. Il reprend également sa proposition de placer certaines dettes publiques détenues par la Banque centrale européenne « au congélateur », en commençant par les dettes accumulées pendant la période du Covid.

Les principales propositions ou orientations avancées pendant le meeting peuvent ainsi être résumées :
• censurer le projet de budget 2027 du gouvernement Lecornu ;
• accroître l’imposition des grandes fortunes, des multinationales et des superprofits ;
• augmenter les salaires afin de soutenir la consommation populaire et l’activité ;
• supprimer des niches fiscales considérées comme inefficaces ou « prédatrices » ;
• demander à la BCE de neutraliser une partie de la dette publique, notamment celle héritée du Covid ;
• généraliser une véritable planification écologique ;
• produire en France des bombardiers d’eau et renforcer les moyens de la sécurité civile ;
• créer une « conscription écologique » alimentant une réserve mobilisable en cas de catastrophe ;
• transformer les régions actuelles en « écorégions », organisées principalement autour des bassins versants ;
• confier à ces écorégions des compétences sur l’eau, les forêts, les sols, les littoraux, les mobilités, l’économie circulaire et la santé environnementale ;
• reconstruire un État républicain stable et impartial et limiter les passages des hauts fonctionnaires vers le privé ;
• instaurer la VIe République, le référendum d’initiative citoyenne et le référendum révocatoire.

Programme plutôt cohérent, même si, comme avec le programme du Nouveau Front Populaire en 2024, il n'apparaît pas clairement comment « accroître l’imposition des grandes fortunes, des multinationales et des superprofits »... Quarante années de néolibéralisme, de libre-échange, de paradis fiscaux, et d'évolution des outils informatiques et numériques rendent cet objectif déclaratif quasiment impossible à réaliser dans ces termes.

Jean-Luc Mélenchon est aussi resté étonnement assez réservé sur le nucléaire, qui n'est cité qu'une seule fois dans le discours, alors que dès 2018, et dans le but de pouvoir coopérer avec les écologistes d'EELV, la France Insoumise se donnait comme objectif de sortir totalement du nucléaire. La crise énergétique, aggravée par les guerres d'Ukraine et d'Iran, est passée par là, et puis, Jean-Luc Mélenchon qui veut « en même temps » conserver la dissuasion nucléaire sait fort bien qu'il n'y a pas de nucléaire militaire sans nucléaire civil – une petite contradiction que la dissonance cognitive naturelle du militant obère. Donc une petite entaille contre le nucléaire qui fait plaisir au petit cœur du militant EELV moyen présent en force aux AMPHIS2026 : « Voyez le nouveau programme nucléaire de monsieur Macron. Comme si le problème du refroidissement des centrales et la baisse des débits des cours d'eau n'existaient pas. que de temps, que d'argent perdus pour les énergies renouvelables »... oubliant les investissement massif sous Macron dans les énergies renouvelables (et à mauvais escient) et ignorant les centrales au Thorium, projet abandonné par son ennemi François Hollande, alors Président et là encore pour complaire à EELV. Clin d'œil de l'histoire, la Chine, que Jean-Luc Mélenchon admire, développe, elle, et à bon escient, des énergies renouvelables (en fait autant que le reste de la planète), mais aussi... des dizaines de centrales nucléaires dont deux centrales au Thorium dans des zones arides, comme le désert de Gobi, car cette technologie ne nécessite pas de refroidissement par eau.
Ce n'est pas avec Mélenchon Président que le nucléaire français sera relancé, ni donc son indépendance énergétique.

Une gauche de transformation… mais où est passée la production ?

On ne s'étonnera pas de ma lecture républicaine, sociale, gaullienne, aussi marxiste, du discours de Jean-Luc Mélenchon qui fait apparaître à la fois sa force et sa principale faiblesse.

Il faut d’abord reconnaître à Mélenchon une conception de l’État beaucoup plus structurée que celle d’une large partie de la gauche contemporaine. Son attaque contre le démantèlement néolibéral des administrations, la privatisation rampante des missions publiques, le recours aux cabinets de conseil, le pantouflage ou l’idée d’un spoils system à l’américaine touche à une question fondamentale, celui d'un État qui n’est pas seulement une machine administrative, mais l’instrument par lequel la nation transforme une volonté politique en action collective – il y a là chez Mélenchon de la grandeur et une vision, si rare chez les autres candidats. Mélenchon le dit d'ailleurs presque dans ces termes, l’État a historiquement permis à la nation française de devenir « une conscience collective, une volonté collective ».

Cette conception peut rencontrer une tradition républicaine et même, sur certains aspects, gaullienne avec la primauté de l’intérêt général, la continuité de l’État, l'indépendance de la haute fonction publique, le refus de sa capture par les intérêts privés et restauration de capacités de planification. Sa critique du spoils system proposé par Gabriel Attal est à cet égard pertinente : un État républicain n’est ni la propriété d’un parti ni celle d’une caste administrative, il doit être capable de mettre loyalement ses compétences au service du gouvernement légitimement choisi par le suffrage universel.

Mais une question considérable demeure presque absente de ce discours : que produit la France, comment le produit-elle et comment recommence-t-elle à produire massivement ?

Mélenchon parle beaucoup de redistribution de la richesse, de fiscalité, de consommation, de services publics, de protection des biens communs et de planification écologique. Il évoque certes la nécessité de changer « nos manières de vivre, de produire et d’échanger » et avance quelques propositions productives concrètes, notamment la fabrication française de bombardiers d’eau et la relance des métiers de la filière bois. Mais il ne place pas au cœur de son raisonnement la reconstruction de l’appareil productif français.

Or c’est précisément là que devrait se situer l’un des piliers d’une gauche républicaine de gouvernement. On ne redistribue durablement que ce que l’on produit. On ne finance ni l’hôpital, ni l’école, ni l’armée, ni la transition écologique, ni la Sécurité sociale uniquement en taxant davantage un stock de richesse existant et en chassant « les riches » comme des papillons. Il faut créer de nouvelles richesses, produire des machines, de l’énergie, des médicaments, des trains, des semi-conducteurs, des véhicules, des équipements agricoles, des matériaux et des biens industriels. La souveraineté politique elle-même devient largement fictive lorsque le pays dépend de l’étranger pour ses approvisionnements essentiels.

La planification écologique proposée par LFI gagnerait donc à devenir également une planification industrielle et productive. De Gaulle avait le Plan, une politique énergétique, de grands programmes industriels et technologiques et une conception de l’État stratège. La gauche républicaine d’après-guerre partageait largement cette culture de la production. Or, dans le discours de Mélenchon, la production apparaît surtout à travers ses externalités écologiques et la nécessité de transformer les modes de consommation, beaucoup moins comme la condition matérielle de l’indépendance nationale et du progrès social.

Cette faiblesse est d’autant plus frappante que Mélenchon identifie correctement la décomposition de l’État. Mais reconstruire l’État sans reconstruire simultanément l’appareil productif risque de donner à la puissance publique davantage de missions sans lui restituer la base économique permettant de les financer.

Il est bien mort « le plan B »

Notons également que l'Union européenne est aux abonnés absents dans ce discours : elle est critiquée dans le cadre de la crise des incendies de cet été et dans sa volonté de financer des armes de guerre (ce qui est par ailleurs juste), mais rien sur son rôle dans la paralysie de la France, de son industrie. Déjà avec le programme du Nouveau Front Populaire, comme avec le programme du Parti Socialiste présenté (ailleurs) par Chloé Ridel, des économistes de gauche avaient critiqué ce silence gêné en des termes relativement acerbes : quasiment rien de ce programme n'est réalisable dans le cadre du fonctionnement actuel de l'Union européenne.

Il faut rappeler que le « plan B » européen constituait en 2017 un verrou stratégique de L’Avenir en commun, et non une proposition secondaire parmi d’autres. Il a aujourd'hui disparu du programme de la France Insoumise, remplacé par un vague « changer l'Europe de l'intérieur » que ressasse le Parti Socialiste et ses épigones depuis plus de trente ans sans réellement y croire.
Dans l’édition présidentielle de 2017, dont l’introduction était signée par Jean-Luc Mélenchon lui-même, la question européenne était posée comme une condition de possibilité du programme. LFI partait du constat que nombre de ses mesures – politique budgétaire expansive, investissements publics, protectionnisme, harmonisation sociale et fiscale, intervention accrue de l'État ou modification du rôle de la BCE – entreraient en contradiction avec les traités et les règles européennes existantes. Le programme comportait d'ailleurs une partie explicitement intitulée « L'Europe en question, sortir des traités européens ».

La doctrine tenait dans une formule particulièrement claire : « L’UE, on la change ou on la quitte. » Elle reposait sur deux étapes. Le plan A consistait à engager, une fois au pouvoir, un rapport de force avec les autres États membres afin d'obtenir une sortie concertée des traités européens existants, suivie de la négociation de nouvelles règles avec les pays qui le souhaiteraient. Mais cette négociation n'avait de sens, selon Mélenchon, que parce qu'elle était accompagnée d'une menace crédible : le plan B.
Le plan B, en cas d'échec des négociations, consistait donc à ce que la France sorte unilatéralement du cadre des traités européens et propose de nouvelles formes de coopération aux États disposés à la suivre. Mélenchon le disait lui-même dès 2016 : pour la France, le plan A était une sortie collective des traités et le plan B une sortie individuelle. Il ne s'agissait donc pas nécessairement d'un « Frexit » conçu sur le modèle britannique, c'est-à-dire d'un repli national suivi d'une rupture de toute coopération européenne, l'idée était plutôt de désobéir puis de s'affranchir du cadre juridique existant pour reconstruire d'autres coopérations européennes – largement préparée alors lors des « sommet européen du plan B ». La décision finale devait être soumise au peuple français par référendum.

C'était surtout la cohérence politique fondamentale du dispositif : sans possibilité réelle de rompre, le plan A perdait l'essentiel de sa force de négociation – très exactement ce dont avait souffert la Grèce de Tsipras en 2015 lors des négociations face à Troïka, comme l'expliquait alors Yanis Varoufakis. Mélenchon l'expliquait encore pendant la présidentielle : il fallait que les partenaires européens sachent que, si les négociations échouaient, « la France s'en ira ». L'expérience grecque de 2015 était précisément à l'origine de cette doctrine : après la capitulation du gouvernement Tsipras devant ses créanciers, Mélenchon et Éric Coquerel avaient estimé qu'une gauche arrivée au pouvoir ne devait plus jamais se retrouver sans solution de rechange face aux institutions européennes.

Autrement dit, le message de 2017 était beaucoup plus radical que la ligne européenne progressivement adoptée ensuite par LFI : cette Europe, on la change ou on la quitte. Et ce préalable était déterminant, car l'idée était bien que, sans rupture avec les traités si leur renégociation échouait, une partie substantielle de L'Avenir en commun ne pourrait tout simplement pas être appliquée. Ce n'était donc pas seulement une position sur l'Europe, c'était la clé de voûte permettant de rendre crédible l'ensemble du programme de rupture. Cette stratégie Plan A / Plan B fut encore revendiquée officiellement par LFI après 2017 comme nécessaire pour pouvoir appliquer L'Avenir en commun.

Clairement, tout cela a été oublié et enterré et le programme de la France Insoumise fait face là à une contradiction majeure et une réelle inopérabilité.

L’écologie comme nouvelle architecture de l’État

Le cœur doctrinal du discours est ailleurs, dans l’écologie. Mélenchon consacre une grande partie de son intervention aux incendies, aux canicules, à l’eau, aux forêts et à la santé environnementale. Le changement climatique n’est plus présenté comme une politique sectorielle mais comme le phénomène qui doit déterminer l’organisation générale du pays. La « planification écologique », dit-il, n’est désormais plus seulement une « ardente obligation », mais une « exigence de survie ». Il faut dire que le cœur du dispositif militant de la France Insoumise est composé d'une jeunesse bourgeoise et petite-bourgeoise, souvent en voie de déclassement, mais intellectualisée, catégorie sociologique particulièrement intéressée par l'écologie et également la plus sujette à « l'éco-anxiété » – Mélenchon fédère d'abord ses troupes.

Mais le discours déploie quelques idées intéressantes. La proposition la plus originale est celle des « écorégions ». Il s'agirait de régions administratives actuelles, amis restructurées autour des bassins versants. Ces nouvelles collectivités auraient la responsabilité de l’eau, de l’air, des forêts, de la fertilité des sols, des côtes, des mobilités, de l’économie circulaire et d’une partie de la santé environnementale. Mélenchon envisage même de leur accorder un pouvoir normatif, à condition qu’il ne permette aucune régression par rapport à la législation nationale... au risque d'aggraver le mille-feuille administratif qui rend fou nombre de Français.

L’idée est ambitieuse, mais elle soulève là encore une interrogation républicaine. Organiser certaines politiques environnementales autour des réalités physiques des bassins versants est rationnel. Faire de ces espaces le principe structurant de l’organisation territoriale de la République est beaucoup plus discutable. Une nation et ses collectivités ne sont pas uniquement des écosystèmes, elles sont aussi le produit d’une histoire, d’une géographie humaine, d’infrastructures, de solidarités économiques et d’une construction politique. À trop vouloir faire correspondre l’organisation politique aux écosystèmes naturels, on risque de substituer une logique environnementale à la logique historique et civique qui structure la République.

Reconstruire « l’État républicain »

La dernière partie du discours est probablement la plus républicaine. Mélenchon décrit un État français devenu « l’ombre de lui-même » après des décennies de recul des services publics et neuf années de macronisme. Il prend l’exemple de la facturation électronique obligatoire : si l’État impose une nouvelle obligation à un artisan ou à un petit commerçant, affirme-t-il, il doit fournir le service public permettant de s’y conformer, plutôt que de contraindre l’intéressé à acheter une prestation sur le marché.

Il réclame un État « impartial », dans lequel un citoyen ne serait jugé ni selon ses opinions politiques, ni selon son adresse, ni selon sa couleur de peau, un État stable, disposant de fonctionnaires protégés de la précarité, mais également un État placé sous le contrôle d’un peuple rendu « souverain en permanence » par le référendum d’initiative citoyenne et le référendum révocatoire.

Sur ce terrain, Mélenchon retrouve une veine ancienne de son discours, celle du républicanisme social, de la souveraineté populaire et de la critique du dépérissement de l’État sous l’effet du néolibéralisme, peut-être une des plus grandes forces de son discours. Mais, elle cohabite toutefois désormais avec un discours beaucoup plus marqué par les catégories militantes de la gauche identitaire contemporaine, omniprésentes dans plusieurs interventions ayant précédé la sienne. Les AMFIS auront ainsi juxtaposé deux cultures politiques : celle de la République sociale et de l’État, que Mélenchon continue de mobiliser, et celle des luttes intersectionnelles, antiracistes, décoloniales et identitaires qui occupe désormais une place considérable dans l’écosystème militant insoumis.

L’international est quasiment absent

Autre surprise de ce discours de lancement présidentiel, l’international est quasiment absent. Mélenchon évoque certes en quelques phrases le bouleversement des équilibres mondiaux, affirme que « Trump et Netanyahu sont défaits en Iran » et que « Poutine est enlisé en Ukraine » [en conformité avec ce que se dit dans les médias en Occident et qui est complètement en décalage avec la réalité du terrain et de l'aspect économique et géopolitique de la guerre], puis concentre ses critiques – en toute logique compte tenu de la sociologie militante de ces AMPHIS2026 – sur Gaza, Israël et l’alignement diplomatique d’Emmanuel Macron. Mais il ne développe ni doctrine pour l’Ukraine, ni proposition de règlement du conflit, ni architecture de sécurité européenne [un des arguments au cœur de ses campagnes de2017 et 2022 et clairement nécessaire], ni véritable stratégie concernant l’Iran et le Moyen-Orient. Plus étonnant encore, la paix, élément structurant et fort du mélanchonisme, n’est pas structurée comme un grand axe programmatique du discours, alors même que les guerres se multiplient, que le risque d’escalade entre grandes puissances s’accroît et que les questions diplomatiques, militaires et nucléaires relèvent directement des prérogatives essentielles du président de la République. Il eut été facile et logique d'invoquer la mémoire de Jean Jaurès, mais non...

Le contraste avec les AMFIS de 2025 est d’autant plus remarquable. Un an plus tôt, Mélenchon avait consacré une place importante à l’Ukraine et s’était montré, assez étonnement, extrêmement critique envers Volodymyr Zelensky, allant jusqu’à déclarer, « Il n’est président de rien », en référence à l’expiration de son mandat électif initial – or c'est maintenant que des pans importants du peuple en Ukraine demandent son départ et la tenue d'élections alors qu'explosent de multiples scandales de corruption. Il posait alors explicitement la question de savoir qui disposerait de la légitimité nécessaire pour signer un accord de paix, plaidait pour de nouvelles élections en Ukraine et défendait l’idée que d’éventuelles modifications territoriales devraient être soumises aux populations concernées. Il avait également contesté la thèse d’une Russie se préparant à attaquer le reste de l’Europe. Sa position avait suscité une vive polémique, y compris à gauche. En 2026, presque tout cela a disparu, l’Ukraine se résume, dans ce discours, à quelques mots sur l’enlisement de Poutine. On appelle cela « enjamber la question »

Pourquoi un tel effacement ? Mélenchon craint-il que ses positions internationales deviennent un handicap dans la campagne présidentielle qui commence ? Après les controverses suscitées par ses déclarations sur l’Ukraine, mais aussi par les accusations récurrentes de ses adversaires sur les positions internationales de LFI, peut-être préfère-t-il déplacer le centre de gravité de son discours vers des terrains jugés électoralement plus favorables, écologie, services publics, fiscalité, VIe République et critique du macronisme. Ce n’est à ce stade qu’une hypothèse, ce discours du jour ne permet évidemment pas d’établir les raisons de ce choix, mais l’écart avec 2025, et avec les position antérieures de Mélenchon, est suffisamment important pour que la question soit posée.

Cette discrétion est d’autant plus paradoxale que Mélenchon a longtemps fait de l’indépendance diplomatique de la France, du non-alignement et de la sortie de l’OTAN des marqueurs importants de son identité politique. Ainsi, là encore c'est une surprise, pas un mot sur les BRICS qui étaient au cœur de sa doctrine géopolitique depuis des années et toujours évoqués dans ses discours. À l'heure où l'Europe se réarme, où la guerre en Ukraine demeure ouverte et où le Moyen-Orient connaît une succession d'affrontements qui entraîneront au minimum une grave crise économique en Europe et donc en France, on aurait pu attendre d'un candidat qui ambitionne l'Élysée qu'il explique quelle politique de paix, quelle diplomatie et quelle indépendance stratégique il entend proposer à la France. Sur ces sujets comme sur la réindustrialisation, les AMFIS 2026 laissent donc, pour l'instant, une partie importante du projet présidentiel dans l'ombre.

« Ce n’est pas une affaire d’unité des appareils »

Reste enfin la stratégie. Mélenchon ne croit pas à une réconciliation préalable de la gauche. Il entend la dépasser. Son raisonnement est cohérent avec toute la stratégie développée depuis 2017, celle de constituer un « pôle populaire » suffisamment puissant pour absorber une partie de l’électorat des autres gauches, mobiliser les abstentionnistes et accéder directement au second tour. Les dernières législatives de 2022 et de 2024, la NUPES et le Nouveau Front Populaire donnent raison à Mélenchon : la France Insoumise y est centrale et point d'élection de député sans elle ; elle est la principale force à gauche

« C'est la part de responsabilité de chacun et ce n’est pas une affaire d’unité des appareils politiques », affirme-t-il. La rupture doit au contraire rester « nette » et « claire ». Autrement dit, pas question de diluer L’Avenir en commun dans un compromis avec les socialistes, les communistes ou les sociaux-démocrates pour obtenir une candidature unique.

À neuf mois du premier tour, les AMFIS 2026 auront donc moins ressemblé à une université d’été classique qu’au premier grand rassemblement de campagne de Jean-Luc Mélenchon. LFI possède incontestablement une organisation, des militants, un programme, une capacité de mobilisation et un candidat qui a de l'expérience, du verbe, une vision et de la force, malgré ses 75 ans au compteur mais qu'il porte semble-t-il très bien. Le mouvement se pense déjà comme l’un des deux pôles du second tour.

Son projet dessine une France profondément transformée : VIe République, souveraineté populaire permanente, planification écologique, écorégions, reconstruction des services publics et redistribution massive des richesses. Mais il laisse encore largement dans l’ombre une question qui pourrait pourtant déterminer toutes les autres : quelle puissance productive pour la France de 2030 ? Surtout dans un contexte de crises économiques mondiales et géopolitiques graves.

Car pour refaire un État fort, financer la République sociale et retrouver une véritable souveraineté, il ne suffira pas de mieux répartir les richesses. Il faudra aussi recommencer à les produire en France.

23 juillet 2026

Quel est vraiment le parti d’opposition en France ?

Gastel Etzwane
22/7/2026

Ces derniers jours, deux événements parlementaires et locaux ont remis en lumière une question embarrassante pour le Rassemblement National : qui assume réellement le rôle d’opposition ?

1. La loi sur les réseaux sociaux
(interdiction aux moins de 15 ans)
Adoptée définitivement le 22 juillet 2026, cette mesure impose une vérification d’âge généralisée pour accéder aux plateformes. Officiellement destinée à protéger les mineurs, elle est critiquée comme une loi liberticide qui pose les bases d’un contrôle accru sur internet (outils techniques intrusifs, surveillance potentiellement extensible à tous).
• La France Insoumise a voté contre, dénonçant une atteinte aux libertés publiques.
• Le Rassemblement National a soutenu le texte (ou n’a pas fait opposition).
Le contraste est saisissant. Le RN, qui a passé des décennies à dénoncer les poursuites judiciaires, la censure et les atteintes à la liberté d’expression dont il a lui-même été victime, s’est aligné sur une mesure qui renforce le contrôle étatique et technique sur la parole en ligne. On est en droit de se demander où est passée cette fameuse défense intransigeante des libertés.

2. La christianophobie au Liban et en Palestine
Le 21 juillet, à l’initiative des élus LFI et Verts Populaires, le Conseil de Paris a adopté un vœu dénonçant les actes christianophobes commis par les autorités israéliennes au Liban et en Palestine.
Sophie Chikirou a salué « une première ».
Le RN, qui se présente régulièrement comme le défenseur des chrétiens (contre l’islamisme en France, pour la préservation de l’identité chrétienne), est resté silencieux ou absent sur ce sujet. On constate le schéma habituel : le RN monte au créneau quand des chrétiens sont attaqués par des musulmans en France, mais devient beaucoup plus discret quand il s’agit de dénoncer des actes attribués à Israël.
On ne peut pas reprocher à Sophia Chikirou d’occuper un terrain laissé vacant par ceux qu’on croyait les défenseurs naturels du christianisme. Dans son intervention au Conseil de Paris, elle en a dit plus que l’ensemble du RN depuis plusieurs mois, singulièrement depuis le début des bombardements massifs d’Israël au Liban et les innombrables actes anti-chrétiens.
Peu importe ce que l’on pense par ailleurs de la France Insoumise, ses excès, ses alliances douteuses ou ses positions géopolitiques souvent clivantes, sur ces deux sujets concrets, ce sont eux qui ont fait le boulot d’opposition ces derniers jours.
Le RN, lui, s’est écrasé sur la loi liberticide alors qu’il a passé sa vie à crier à la censure. Et il laisse LFI occuper le terrain de la défense des chrétiens d’Orient quand cela ne cadre pas avec une certaine volonté de se normaliser.
On se doute bien que la démarche de LFI est aussi posture politique : instrumentalisation des causes internationales, calcul électoral, etc. Mais le résultat est là. À force de se « normaliser », de voter comme les autres, de chercher la respectabilité, le RN risque la dissolution progressive de son identité. On finit par se demander : à quoi bon un parti d’opposition qui fait tout comme les autres ?
Quand on voit un mouvement qui a tant souffert des attaques contre la liberté d’expression se ranger derrière une loi de contrôle, et qui ne monte au créneau pour les chrétiens que lorsque cela sert son narratif anti-islam en France, on est en droit de trouver ça révoltant.
La politique française a besoin d’une vraie opposition, pas d’une pâle copie qui se normalise jusqu’à disparaître.

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11 juillet 2026

Marion Maréchal répond à Yazid Arifi (cadre LFI)

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30 juin 2026

Yann Bizien
30/6/2026

La France insoumise est bien un parti politique subversif


LFI menace de renverser l'ordre politique pouvant être établi par les urnes. Ce parti trouble le bon ordre public, piétine nos valeurs, la démocratie, notre histoire, notre culture et notre identité.
LFI soutient un système de pensées et des idées dangereuses pour l’unité de notre société et pour le destin français.
Nous allons vers des temps très difficiles à cause d’Emmanuel Macron, qui a permis l’émergence de ce parti pour affaiblir les droites.
Depuis l’existence de ce parti, et l’élection d’Emmanuel Macron, il n’y a jamais eu autant de discorde, d'émeutes, de viols et d'assassinats en France.
LFI est un parti factieux, de la sédition et de la révolte anti-France. Il incite les masses subversives au soulèvement concerté.
Il faut en prendre conscience.

19 juin 2026

Anne Mansouret
19/6/2026

J’ai suivi hier soir la totalité du MOMENT POLITIQUE DE JEAN-LUC MÉLENCHON à Saint-Denis, dans le cadre de sa campagne présidentielle « Insoumise ».
 
Permettez-moi de vous mettre en garde, à gauche comme à droite : cet homme est supérieurement intelligent, doué d’une intuition politique exceptionnelle, et, pour sa quatrième tentative, redoutablement expérimenté. Sa campagne présidentielle est réglée avec la précision d’un coucou suisse, le professionnalisme et l’efficacité de l’expert en sociologie et en sciences politiques qu’il est incontestablement devenu après un demi-siècle d’entraînement.
Dorénavant, toute la provocation dionysienne, islamogauchiste et anarchiste a été confiée à Bally Bagayoko, pour fanatiser la clientèle exotique de sa « Nouvelle France ».
Les excès gauchistes et l’incontinence verbale sont devenus la signature politique exclusive de Mathilde Panot et de son groupe à l’Assemblée nationale.
Quant à lui, le chef absolu de droit républicain, il a retrouvé les accents traditionnels de la gauche ouvrière modeste et besogneuse ; tout en émaillant son discours de références culturelles, pour ne pas déroger à sa réputation d’intellectuel dominant, soutenu par 75/100 des journalistes et des influenceurs médiatiques bien pensants. Chapeau l’artiste !
Alors, agiter La France Insoumise de Mélenchon comme un épouvantail, sans allumer rapidement des contrefeux et sans trouver un candidat de poids, capable de regrouper la droite et les divers centres mènera inéluctablement (selon moi) à un second tour Le Pen & Bardella contre Mélenchon et son grand remplacement.
L’erreur politique serait de penser qu’en baptisant sa « Nouvelle France » Mélenchon aurait euthanasié l’ancienne.
Que nenni : la vieille France de la vieille gauche a beau être qualifiée de « toute blanche et toute moche » elle est toujours fidèlement acquise à Jean-Luc Mélenchon.
Alors… ATTENTION !
Si vous continuez à balancer un candidat par minute en mode pigeon d’argile comme Gabriel Attal, ou façon Saint-Germain-des-Prés comme Monsieur Léa Salamé…
Le prochain Président de la République, ce sera lui.


11 juin 2026

Jean Mizrahi
10/6/2026

Consulter les comptes pro-Mélenchon est une expérience fascinante : ces gens pensent qu'il suffit de passer le SMIC à 1700€ et de bloquer les prix pour que tout se passe bien. Aucune connaissance de ce qu'est l'équilibre d'une entreprise, même la plus petite, aucune connaissance historique sur les échecs répétés de toutes les expériences de blocage des prix, rien, nada, niente, nitchevo, meishenme. Ces gens affirment n'importe quoi avec la conviction d'ivrognes certains d'être sobres. La France s'enfonce dans une impasse cognitive. Seule une faillite en bonne et due forme serait de nature à réveiller nos ânes. Et encore, je ne suis même pas certain que cela soit suffisant. Pour eux, ce sera certainement la faute de quelqu'un d'autre : les patrons, les vieux, les Juifs, que sais-je.

21 mars 2026

Jean Mizrahi
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- 21/3/2026 - Geoffroy de Lagasnerie n’en est pas à son coup d’essai en matière d’imposture intellectuelle, et sa fixation gauchiste contre la démocratie lui offre une nouvelle occasion d’en rajouter.
Il est vrai que l’air du temps lui est favorable : les régimes autoritaires ont aujourd’hui le vent en poupe. La Chine s’est développée en combinant dictature politique et libéralisme économique ; la Russie a suivi une trajectoire comparable pour sortir de l’ornière des années Eltsine. En son temps, le Chili avait lui aussi expérimenté ce mélange sous Pinochet : pouvoir autoritaire, brutal, et libéralisme économique, qui a permis au pays de sortir de l’impasse, quitte à connaître ensuite de nouveaux soubresauts.
Par ailleurs, les médias ne cessent de nous expliquer que les régimes dits « illibéraux » progressent et pourraient représenter l’avenir. À tel point que certains sondages montrent que les Français en viennent à considérer qu’un « homme fort », capable de remettre tout le monde au pas, ne serait peut-être pas une si mauvaise chose.
Lagasnerie surfe donc sur une tendance bien installée, d’autant plus qu’il gravite autour d’un mouvement politique (LFI) dont le fonctionnement interne évoque, à bien des égards, une logique autoritaire : un chef qui dispose d’un pouvoir quasi absolu sur ceux qui s’écartent de la ligne fixée par lui et son entourage. Les Kuzmanovic, Ruffin, Garrido et autres « dissidents » en ont fait l’expérience : la parole du chef ne se discute pas. Ceux qui restent sont des béni-oui-oui, satisfaits de participer au jeu électoral et d’en récolter les bénéfices. C’est d’ailleurs l’un des paradoxes les plus frappants : ces profils aux penchants autoritaires tirent profit d’un système démocratique qu’ils contestent, alors même qu’ils en dépendent largement. Faux paradoxe, leur rêve est d’accéder à un pouvoir absolu leur permettant de mettre le pays à sac comme le font les chavistes vénézuéliens et les mollahs iraniens.
Pour autant, le spectacle offert par la politique française soulève une question légitime : et si, finalement, la démocratie n’était pas le meilleur système pour assurer le bien-être du peuple ?
C’est par facilité que Lagasnerie répond en invoquant la dictature. La bascule est rapide : démocratie contre dictature ; si à un moment donné la première ne fonctionne pas, il faudrait donc adopter la seconde.
Oui, mais encore faut-il s’entendre sur les mots.
Le terme de démocratie est aujourd’hui galvaudé. Il englobe des réalités profondément différentes selon les pays. La démocratie française ne fonctionne pas comme l’allemande, la danoise, et encore moins comme la suisse. Entre ces systèmes pourtant tous fondés sur le suffrage, les écarts sont bien plus que marginaux. Et la Suisse constitue, à cet égard, un contre-exemple particulièrement éclairant face à l’argumentaire gauchiste.
Nous votons, en France, comme les Suisses. Mais la comparaison s’arrête là. En France, nous élisons tous les cinq ou six ans des représentants issus des partis politiques, qui disposent ensuite d’une large marge de manœuvre et produisent souvent peu de résultats concrets, sinon des dépenses supplémentaires, des lois mal conçues, et un spectacle politique permanent. En Suisse, à l’inverse, le peuple est consulté en continu. Les votations s’enchaînent, au niveau local comme au niveau fédéral. Le pays est fortement décentralisé : le pouvoir national est limité, et ce sont les échelons locaux qui prennent l’essentiel des décisions.
Dans la recherche d’un idéal démocratique inspiré du modèle athénien, la Suisse est sans doute aujourd’hui, en Europe, ce qui s’en rapproche le plus. Et les résultats sont visibles : une dette maîtrisée, une économie dynamique, une industrie performante malgré des salaires élevés, une société moins anxieuse, une criminalité plus faible. Tout cela dans un territoire objectivement moins doté que la France. Cela démontre qu’une démocratie peut fonctionner, à condition d’en choisir la forme adaptée.
Par ailleurs, libérer le pays de l’emprise des partis politique est une nécessité vitale, car une grande partie des dysfonctionnements actuels de notre démocratie est le verrouillage du débat politique par des organisations qui ne servent que leur propre intérêt et non les intérêts publics. Déprofessionnaliser la politique doit être un objectif clé : interdire aux fonctionnaires de faire des allez et retour entre la politique et le service de l’État, limiter le nombre de mandats électifs dans les assemblées. Mais qui aura le courage de le faire ?
C’est sans doute la direction que la France devrait explorer : se détourner des impasses idéologiques, qu’elles viennent de Lagasnerie ou d’autres, et se rapprocher d’un modèle démocratique plus exigeant et plus direct. L’enjeu est clair : une société plus cohérente, une économie plus inventive, un peuple plus confiant. Et il y a urgence, tant les signes de dérive s’accumulent.

16 février 2026

H16

Le fascisme vous salue bien

- 16/2/2026 - Quentin avait 23 ans et assurait la sécurité des militantes du collectif Némésis, une association de protection des femmes, lors d’une action à Lyon en marge d’une conférence donnée par l’égérie d’extrême-gauche Rima Hassan. Il a été pris à partie et lynché par des militants se réclamant de l’antifascisme, dont certains sont affiliés à la Jeune Garde, ce groupuscule fondé par le député insoumis Raphaël Arnault et dissous en Conseil des ministres en juin 2025.

Notez bien le « lynché » : il ne s’agit pas d’une petite bousculade, il n’a pas été légèrement contusionné au cours d’un échange de points de vue un peu vif, mais bien lynché et transporté inconscient à l’hôpital. Quentin a été déclaré en état de mort cérébrale puis est décédé ce samedi sous les coups d’un antifascisme moderne, cette étiquette qu’on colle sur les battes de baseball pour s’assurer que les coups portés soient démocratiquement corrects.

Ce qui vient de se passer, et l’outrage qui monte sur les réseaux sociaux notamment, démontre plusieurs choses essentielles.

D’une part, c’est la façon dont la presse française a relaté ces événements qui interpelle quiconque possède encore un minimum de bon sens et de décence.

Comme l’extrême-gauche se retrouve, une fois de plus, du très mauvais côté de l’affaire, les rédactions journaleuses se sont empressées de minimiser les faits avec un zèle stakhanoviste : BFMTV par exemple rivalise d’euphémismes, France Intox parle d’agression sans évoquer l’issue fatale,… Le JDD a même documenté l’indignation suscitée par des médias parlant tranquillement de « rixe » et d' »affrontements » là où les images et les témoignages décrivent sans ambiguïté un passage à tabac en règle, mortel de surcroît. La dissymétrie des coups semble se corriger avec la symétrie des titres.


La mécanique est rodée : il s’agit d’abord d’opérer un renvoi dos-à-dos des violences, comme si l’agresseur et la victime partageaient une responsabilité symétrique. L’épave journalistique Libération n’a pas failli à sa réputation de médiocrité en titrant fièrement sur un « militant d’extrême droite grièvement blessé après une rixe », trouvant même le moyen de propulser Quentin à l’extrême droite et jeter Jordan Bardella dans l’affaire, parce qu’il ne faudrait pas que le lecteur oublie où se situe le vrai danger, n’est-ce pas.

Le Progrès, lui, a offert un cas d’école saisissant de dissonance rédactionnelle : son titre évoque sobrement « une rixe entre ultragauche et ultradroite », là où l’URL de l’article, vestige probable d’une première version plus honnête, conserve les mots « lynchage », « ultragauche accusée », « état grave » et « conférence de Rima Hassan ». On imagine la réunion de rédaction où quelqu’un a jugé que ces détails étaient superflus pour la bonne compréhension du lecteur. Inutile de s’étendre sur le fait que c’était un lynchage, que les assaillants étaient d’extrême-gauche, que la victime était entre la vie et la mort : tout cela aurait encombré un titre déjà bien chargé.

La presse française ne ment plus. Elle reclasse.

Il faut dire que l’affaire est particulièrement embarrassante, tant pour la presse que pour La France Insoumise.

Parmi la meute qui s’est acharnée sur Quentin, on trouve notamment Jacques-Élie Favrot, au parcours militant cohérent qui est assistant parlementaire LFI du député Raphaël Arnault, un antifa violent déjà condamné en mars 2025 pour violences volontaires en réunion suite à une agression survenue (quelle coïncidence géographique !) à Lyon en 2021. Il est toujours délicat de disserter sur la montée de la violence d’extrême-droite quand ce sont vos propres collaborateurs parlementaires qu’on retrouve dans les expéditions punitives d’extrême-gauche.


Mais au-delà de ce que cette couverture médiatique dévoile sur l’état moral de la presse française, il convient de souligner un point essentiel : rien de tout ceci n’arrive par hasard.

Les exactions de l’extrême-gauche se multiplient depuis des années sans rencontrer la moindre résistance sérieuse. On ne compte plus les invasions de facultés par ces sections violentes – de l’occupation de Tolbiac en 2018 à la prise de contrôle de Sciences Po Lyon par la Jeune Garde en 2024 en passant par l’évacuation policière de la Sorbonne la même année. On ne compte plus les interruptions de conférences jugées idéologiquement déviantes : Sylviane Agacinski empêchée de parler à Bordeaux par des groupes qui revendiquent ouvertement la censure, François Hollande chassé d’un amphithéâtre lillois par quatre cents militants qui détruisent ses livres au passage – et les intimidations physiques devenues routinières. Les black blocs, qui se réclament eux aussi de cette mouvance, détruisent systématiquement du mobilier urbain, des vitrines et des véhicules à chaque manifestation, qu’il s’agisse des banques saccagées à Lyon en 2023 ou des 600 commerces dévastés sur les Champs-Élysées en 2019, dans une indifférence générale qui confine à l’approbation tacite.

Tout cela est devenu si banal que plus personne ne s’en étonne, ce qui est précisément le but recherché : la violence politique devient structurelle le jour où elle cesse d’être scandaleuse.

En pratique et comme l’explique le criminologue Xavier Raufer, cette violence n’est pas un dysfonctionnement du système mais elle en est bien une composante fonctionnelle. Le pouvoir en place tolère – et parfois encourage implicitement – l’existence de ces groupes violents parce qu’ils servent un objectif politique concret : ils permettent d’entretenir un climat de tension permanente qui justifie des mesures d’exception, de discréditer par association toute opposition au régime, et de maintenir les citoyens dans un état de sidération où la soumission passe pour de la sagesse.

L’extrême-gauche violente est le chien d’attaque que l’on garde sans laisse, en feignant de ne pas voir qu’il mord, parce que sa seule présence suffit à faire rentrer tout le monde dans le rang.

L’explication peut sembler hardie, mais l’actualité la confirme de façon éclatante. Il suffit de regarder ce qui s’est passé le jour même où Quentin tombait sous les coups de nervis antifascistes : Emmanuel Macron annonçait vouloir mettre en place une peine d’inéligibilité obligatoire pour les élus coupables « d’actes et propos antisémites et racistes ».

Admirable simultanéité : le jour même où s’exerce la violence politique réelle, physique, brutale, celle qui tue un garçon de 23 ans, de la gauche vers ses adversaires, le chef de l’État annonce forger un outil juridique taillé sur mesure pour éliminer de la compétition électorale quiconque déplaira au pouvoir.


Moyennant quelques accusations bien placées – et l’on sait avec quelle générosité le qualificatif de « raciste » est distribué ces temps-ci – les listes électorales de candidats vont nettement se clarifier. Parions que disparaîtront promptement les opposants sérieux à cet extrême centre macronien, lequel englobe au besoin toutes les tendances de la gauche, y compris la plus radicale, pour garantir qu’aucun vent populaire réellement favorable aux libertés ne puisse souffler sur les urnes.

Ainsi, comme un pied calleux dans un chausson moelleux, la France s’installe confortablement dans le fascisme. Le vrai, pas celui qu’on agite depuis trop longtemps comme un épouvantail dans les manifestations syndicalistes propres sur elles. Le vrai, celui qui frappe un jeune homme à mort dans la rue et le relègue au rang de simple participant à une « rixe » dans les colonnes du lendemain. Celui qui fabrique des lois pour exclure les dissidents du jeu démocratique. Celui qui laisse prospérer une milice idéologique en échange de son silence complice sur tout le reste et en vue de services futurs.

Et exactement comme prévu, c’est par l’antifascisme que tout arrive, inéluctablement. La formule prêtée à Churchill selon laquelle « les futurs fascistes s’appelleront antifascistes » n’est plus un aphorisme : c’est un compte-rendu.


https://h16free.com/2026/02/16/83453-le-fascisme-vous-salue-bien

16 novembre 2025

Isabelle Lagny
12/11/2025

Excellent Manuel Bompart, député LFI.
Docteur en mathématiques, on ne l'embobine pas avec des calculs.
Il défend bien les travailleurs et leurs droits à une retraite digne.

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25 août 2025

Mélenchon a fait son choix : "le collectivisme"

Jean Mizrahi

-23/8/2025- Il l’affiche désormais sans fard, comme une révélation. Il faut dire qu’il a toujours eu un goût prononcé pour les antiquités politiques. D’autres collectionnent les timbres ou les monnaies anciennes ; lui, c’est les idéologies moisies du XXᵉ siècle.
On attribue à Einstein – sans doute à tort – cette phrase célèbre : « La folie, c’est de faire toujours la même chose et de s’attendre à un résultat différent. » Si cela est vrai, alors Mélenchon est un authentique génie… de la folie. Car enfin, voilà plus de cent ans que les expériences collectivistes s’enchaînent avec une constance remarquable : effondrement économique, famine, répression, exil massif. Et malgré ce palmarès impeccable, le tribun de la France insoumise y voit encore l’avenir radieux.
Regardons les exemples qui subsistent, accrochés à ce cadavre idéologique comme des naufragés à une épave : la Corée du Nord, où la population crève littéralement de faim mais dispose d’un arsenal nucléaire pour se consoler ; Cuba, vitrine fanée d’un socialisme tropical qui a surtout réussi à exporter ses médecins – faute de pouvoir nourrir ses habitants ; le Venezuela, où l’or noir a coulé à flots mais où les gens fouillent désormais les poubelles pour manger. Voilà le modèle que Mélenchon nous vend comme horizon d’espérance.
Et il faut dire qu’il est cohérent : il a la dictature chevillée au corps. Voyez la façon dont il gère son mouvement. Même pas un parti, officiellement, parce qu’un parti suppose des débats, des votes, des statuts clairs. Non, chez lui, c’est : le chef parle, les autres se taisent. Et s’ils parlent quand même, on les purge. Staline aurait apprécié.
Bref, Mélenchon rêve d’un monde où tout le monde serait pauvre, mais égalitairement pauvre, sauf bien sûr l’avant-garde éclairée dont il ferait partie. On l’imagine déjà, assis derrière son bureau de Premier Secrétaire, expliquant au peuple affamé qu’il faut « tenir bon » parce que la révolution, ça vaut bien quelques générations sacrifiées.
Il faut reconnaître une chose à Mélenchon : il a une admirable constance dans l’erreur. Mais qu’on se rassure, l’histoire s’est déjà chargée de démontrer, encore et encore, où mène le collectivisme. Lui veut juste nous rejouer la pièce, avec les mêmes décors, les mêmes ficelles et la même fin tragique. Une sorte de théâtre de marionnettes idéologique, sauf que les marionnettes, ce seraient nous.

19 juillet 2025

Stéphane Rozès

-19/7/2025- La députée LFI Rima Hassan a voté contre la résolution du Parlement européen demandant la libération de l’écrivain franco-algérien Boualem Sansal, âgé de 80 ans et atteint d’un cancer, détenu pour délit d’opinion par le régime algérien, et a milité pour la libération du terroriste et assassin Georges Ibrahim Abdallah.
Abdallah vient d’être libéré, il est ici chez lui avec Hassan. Boualem Sansal est toujours en prison.
Tout est dit sur LFI, ses alliés, les autorités françaises et européennes.

14 juillet 2025

Yann Bizien

-14/7/2025- En ciblant la Russie, Emmanuel Macron a déclaré hier soir que nos enfants ne toucheraient pas "les dividendes de la paix".
Le chef de l'État a repris une vieille notion que ma génération a beaucoup entendu au lendemain de la chute du mur de Berlin en 1989.
Nous savons tous pourquoi. Emmanuel Macron a décidé de tirer avantage de la guerre entre la Russie et l'Ukraine ainsi que de l'élection du très patriote et conservateur Donald Trump aux États-Unis pour accélérer son agenda personnel d'une Europe fédérale que les Français ont pourtant refusé en 2005.
Chacun sait ici que nos enfants ne tirent effectivement pas les dividendes de la paix. Leur horizon est beaucoup plus bouché que celui de ma génération. Avec davantage d'études, ils galèrent bien plus que nous à l'époque pour trouver aujourd’hui un emploi. Leurs entreprises font davantage faillite. Ils ne peuvent plus sortir en sécurité.
Paupérisation et insécurité physique, culturelle et économique ont donc gagné des millions de jeunes Français. Mais ce n'est pourtant pas à cause de la Russie de Vladimir Poutine.
Par ailleurs, tous mes camarades officiers récemment retirés savent parfaitement que la "menace russe" n'a rien de nouveau. Elle n'a pas changé d'échelle depuis 2008, année où l'OTAN a déclaré unilatéralement vouloir intégrer l'Ukraine dans la plus grande alliance politico-militaire de tous les temps. En 2015, la Marine nationale consommait déjà beaucoup de potentiel pour pister les sous-marins russes en Manche et mer du Nord, dans l'océan Atlantique et en Méditerranée.

Emmanuel Macron ment aux Français pour servir avant tout son intérêt personnel qui se situe à Bruxelles.

Le chef de l'État ignore complètement une grande évidence que plus aucun Français n'ignore : il y a bien une guerre civile hybride en France.
Elle se déroule sur un même sol, national. Elle est culturelle, communautaire, ethnique, religieuse, idéologique et politique. L'affrontement est effectif, asymétrique, du fort au faible. Dans cette guerre civile, on ne se dispute pas le monopole de la violence. Les assaillants sont toujours les mêmes. Les victimes tombent toujours du même côté. Cette guerre civile est effectivement menée par une racaille islamisée dominante qui a la nationalité française, la même que les victimes. Elle a un commandant en chef : Jean Luc Mélenchon. Elle est soutenue par un parti politique : la France insoumise.
En face de cette racaille islamisée, que beaucoup appellent la "cinquième colonne", d'autres Français dépossédés, démunis, dépourvus, désemparés et désarmés.
Les guerres civiles ne se ressemblent pas toutes. La nôtre a déjà fait de nombreuses victimes et a déjà provoqué des déplacements de populations sur notre sol national. Le centre-ville de nombreuses communes de France est quasiment entièrement communautarisé. Les blancs sont partis en périphérie.
Les officiers généraux ayant actuellement autorité sur nos armées sont complètement "macronisés". Ils ont oublié leurs devoirs pour la Patrie et pour tout un peuple déjà en danger, qui n'est toujours pas attaqué par la Russie mais qui est chaque jour exposé à une menace intérieure que plus personne n'ignore puisque nous la subissons tous.

28 avril 2025

De la nature de LFI

Stéphane Rozès

-27/4/2025- Voir LFI récupérer le terrible assassinat raciste d’ Aboubakar Cissé, jeune fidèle musulman, dans une mosquée du Gard alors que c’était la seule formation qui n’a pas participé à la Marche contre l’antisémitisme.
Entendre Mélenchon, lors du rassemblement silencieux, insister sur un seul point sémantique et idéologique en défendant le terme « islamophobie » contre celui de crime raciste ou anti-musulman dit tout.
Tout le monde sait que ce terme « islamophobie » des islamistes du CCIF, dissous pour terrorisme, qui a co-organisé avec LFI la manifestation du 10 novembre 2019, vise à confondre discriminations et crimes contre les musulmans avec la critique d’une religion qui, en République française, dans le cadre de la laïcité, est licite.
Les islamistes, derrière le terme « islamophobie », mènent une bataille contre la République et la laïcité. Ils veulent un délit de blasphème.
Tout cela en dit long sur l’hypocrisie, le cynisme et le danger que représente LFI.
LFI est dans une stratégie de la tension pour des raisons idéologiques et électoralistes.
Mélenchon et ses amis sont des communautaristes, des ingénieurs du chaos et de la guerre civile.

9 avril 2025

Pierre Duriot
9/4/2025

Ces deux hommes génèrent des choses impensables.

La détestation médiatiquement orchestrée de Trump et Poutine fait faire des choses étonnantes. Dans une espèce de délire pavlovien, on en arrive à voir des gens d’extrême gauche défendre maintenant le libre-échange, la guerre et même s’inquiéter du dévissage des bourses asiatiques… tout un tas de considérations qu’en temps normal ils auraient combattues. Mais il suffit que la "bonne" presse leur explique qu’il est politiquement correct de haïr ces deux hommes et leurs décisions, qu’ils en viennent à trouver des arguments déballés avec l’apparence de la sincérité, pour expliquer doctement que maintenant ils soutiennent ce contre quoi ils ont lutté jusqu’ici. C’est à ce moment qu’on se rend compte de la violence de l’environnement médiatique et de la bêtise de ces militants endoctrinés.

26 janvier 2025

LA FRANCE INSOUMISE DÉSHONORÉE UNE FOIS DE PLUS !

Jacques Cotta

- 24/1/2025 - Les députés LFI au Parlement européen se sont abstenus ou ont voté contre une résolution portant exclusivement sur la libération de Boualem Sansal retenu dans les geôles algériennes en vertu de l'article 87 bis du Code pénal, qui sanctionne "comme acte terroriste ou subversif, tout acte visant la sûreté de l'État, l'intégrité du territoire, la stabilité et le fonctionnement normal des institutions". En réalité, le pouvoir algérien ne supporte pas la critique portée par l’auteur du "Serment des barbares" et de "2084 : la fin du monde" et décide avec l’incarcération de l’écrivain de faire un exemple pour tout le peuple algérien. C’est la liberté, la démocratie élémentaire, la vie qui sont ainsi menacées.
La décision des députés LFI de ne pas voter une résolution pour sa libération est en soi une honte, une complicité coupable avec le régime algérien.
La décision de la direction de LFI de ne pas condamner cette position des députés européens de leur mouvement est tout autant honteuse, coupable de la même complicité avec le régime algérien.
S’agit-il d’une erreur passagère, d’un simple oubli ?
Il y a plus.
La députée Rima Hassan tente de se justifier et s’enfonce un peu plus.
Elle explique que "dans les faits, (Boualem Sansal) défend dangereusement des thèses identitaires d’extrême droite, reprend la rhétorique du grand remplacement ou encore stigmatise les personnes exilées." Elle dénonce une "instrumentalisation du cas de Sansal à des fins d'ingérence et d'escalade diplomatique avec un pays voisin de l'UE" et dit ne pas "s'opposer à la libération de Boualem Sansal."
Merci pour ne pas s’opposer à sa libération. Cela serait comique si la situation n’était catastrophique.
En réalité, la députée LFI s’en remet au régime algérien et pour cela utilise les arguments absurdes opposés à Sansal. Les députés européens LFI se rangent ainsi officiellement du côté de l’islamisme politique, de cette nouvelle forme de fascisme. Et leur direction ne dit mot. Tout un programme !

24 janvier 2025

Gilles Casanova

- 24/1/2025 - Il faut toujours replacer les choses en perspective, qu'est-ce qui est le plus grave, l'agitation en tous sens d'un asperger qui est content que son ami politique soit élu et qui fait un signe que certains se permettent d'interpréter comme ressemblant à un salut nazi, mais on n'est pas sûr que ce soit le cas, mais quand même ça pourrait bien être le cas, ou bien ce geste sans ambiguïté de la tête de file de La France Insoumise qui se jette dans les bras d'Ursula von der Leyen qui vient d'être re-nommée présidente de la commission ?

21 août 2024

LFI a raison de vouloir destituer Macron !

Régis de Castelnau

[vidéo] Régis de Castelnau explique pourquoi, selon lui, LFI est juridiquement dans son droit pour déclencher l'article 68 de la Constitution et entamer une procédure de destitution d'Emmanuel Macron. Il rappelle cependant que cette manœuvre sert avant tout les intérêts propres de LFI, et n'a que très peu de chances d'aboutir. Régis de Castelnau est avocat à la Cour, auteur du blog Vu du Droit, auteur de "Une justice politique" (éditions l'Artilleur).

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17 octobre 2023

Opinion sur LFI, Obono, Mélenchon et compagnie

Jonathan Sturel

En réalité je me fiche que le complexe médiatique ne parvienne pas à leur faire dire que le Hamas est un groupe terroriste. Je me fiche que ces collabos admettent ou non son caractère terroriste. Cette querelle sémantique n'a en réalité aucune incidence puisque quoi qu'il en soit, hormis ses complices et sympathisants directs, personne ne peut nier que le Hamas a tué des civils et que c'est abject.
Je note que le complexe médiatique préfère entretenir cette querelle sémantique avec eux plutôt que de les mettre en face des véritables dangers de leur idéologie :
- Ils veulent continuer l'immigration qui importe son lot de drames chez nous ;
- Ils veulent continuer de faire se repentir la France ;
- Ils soutiennent, ici en France, toutes les tentatives d'entrisme islamique, burkini, abaya, voile, etc.
- Ils s'entêtent à prendre les victimes de l'immigration pour des coupables de racisme ;
- Etc.
Voilà les vrais crimes de ces gens, voilà sur quoi il faut bâtir le procès politique qui devra les rayer du spectre électoral et médiatique. Voilà les vrais sujets et voilà pourquoi les médias, qui sont incapables de dénoncer ce qu'il faut réellement dénoncer, sont incapables de leur reprocher autre chose que cette querelle sémantique.