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6 juillet 2026

Pierre Duriot
6/7/2026

La folie du climat de la planète


Il y a une espèce de folie en France, à propos du climat planétaire, au point qu’on en arrive à des cyclistes qui s’imaginent qu’en pédalant dans Paris, ils sauvent la planète. D’autres, qu’en roulant en voiture électrique, ils vont changer la température de 2100. Ou encore, certains qui pensent qu’en construisant des maisons bien isolées, des entreprises recouvertes de panneaux solaires, on va influer sur le climat planétaire. Des bien-pensants encore, invoquent le carbone et la nécessité de ne plus en produire, tout en sachant que le carbone d’origine humaine ne représente que quelques pour cents des émissions de carbone terrestre, l’immense majorité étant d’origine naturelle. Et qu’en plus le carbone n’est pas un polluant et que son pourcentage dans l’atmosphère fut largement plus élevé au cours des âges, alors d’ailleurs que l’homme n’était encore pas présent sur Terre. Et les politiques qui s’imaginent qu’en brimant avec des normes et des taxes empilées les unes sur les autres, ils sauvent la planète. Le croient-ils seulement au fond d’eux-mêmes, ou sont-ils conscients qu’ils répètent les bobards pour justifier leurs taxes ?
Au nom de ce « sauvetage », ils liquident la construction, l’automobile, la chimie, l’acier, dans un pays qui représente 1 % des émissions de la pollution mondiale, mettent des millions de travailleurs sur le carreau, appauvrissent le pays, précarisent ses habitants. Autant dire que si la France entière sombrait dans l’Atlantique, le climat de la Terre ne bougerait pas d’un iota. À quoi rime donc cette hystérie ? Mais ça va encore plus loin. Les adorateurs de la planète expliquent que les climato-sceptiques sont des gens qui ne croient pas en la science… et de citer les « scientifiques » du GIEC. Ce GIEC n’est jamais qu’un ramassis d’opportunistes financé par des intérêts privés, les mêmes intérêts privés qui expliquent qu’il faut réduire la population de la Terre, on peut donc leur faire confiance. Les mêmes béni-oui-oui nous ont expliqué pendant l’épisode Covid, à propos du vaccin, qu’il fallait croire en la science… confondant allègrement, en l’occurrence, la science et les actionnaires de la science, qui avaient à peu près le même poids « scientifique » que les types du GIEC. Ce GIEC qui ne manie que des graphiques, ceux qui disaient par exemple, en 2000, que les Maldives auraient disparu dans vingt ans. En réalité, le GIEC a à peu près la même crédibilité que Mme Irma avec un jeu de tarot. Pendant qu’ils prévoient le réchauffement, d’autres prévoient la glaciation, c’est dire le sérieux de la « climatologie »...
La science, la vraie, dit qu’à une époque la glace du pôle nord descendait jusqu’à la latitude de Paris et qu’elle est remontée là où elle est au cours d’une période de réchauffement climatique. L’homme n’existait pas. La science dit aussi qu’à plusieurs époques, les carottes de glace indiquent que la teneur en carbone de l’atmosphère était infiniment supérieure à l’actuelle. Peine perdue, les béni-oui-oui, savamment endoctrinés tiennent à leur réchauffement climatique dû à la Clio diesel de Marcel et Josiane, ce ne peut pas être une centaine de volcans en éruption permanente vous pensez bien. Ainsi, la guerre en Ukraine ne pollue pas, les raffineries qui brûlent non plus. Nos vieux diesels européens qui terminent leurs courses en Afrique, n’y polluent plus. Le béni-oui-oui ne s’embarrasse pas de ces considérations pourtant palpables, il insulte à tout va… facho, complotiste et tient à son narratif qui ne tient pas debout, plus sûrement qu’une ménagère lobotomisée à son feuilleton du soir. À la fin de l’histoire, en France, on vivra comme des Néandertaliens et cela n’aura strictement aucun effet sur la planète. L’argument encore des béni-oui-oui est qu’il faut bien que quelqu’un commence à faire des efforts. Parce qu’il s’imaginent que si nous tournons Néandertal, les autres vont faire comme nous ?
Au RPF, nous pensons qu’il faut s’adapter au climat de la Terre, qui a toujours été changeant, que l’on soit là ou pas. Et qu’il faut s’attaquer aux vrais problèmes écologiques : nos déchets ménagers, chimiques, essentiellement recycler, rapprocher les centres de production des centres de consommation. Et fiche la paix aux Français, qu’ils puissent construire sans entrave la maison de leurs rêves, même si elle n’est pas aux normes. Mieux vaut un toit pas aux normes que pas de toit du tout. Que le contrôle technique automobile soit ramené aux stricts éléments de sécurité mécaniques : freins, tenue de route. Qu’un petit constructeur puisse exister, qu’un particulier puisse modifier sa voiture. Que la politique énergétique doit s’orienter vers une énergie peu chère et pas vers les énergies propres qui ne le sont pas, puisque la saleté se fait ailleurs que chez nous. Qui peut soutenir qu’une base d’éolienne de 2 à 3000 tonnes de ferraille et de béton, c’est écologique ? En résumé, il faut sortir de cette idéologie mortifère. Pendant le Covid, le matraquage a si bien marché qu’on en arrivait quasiment à ce que le commun ait envie de tuer les non-vaccinés. Pour le climat, les mêmes lobotomisés seraient prêts à jeter à la rue une famille dont la maison n’est pas aux normes. Ce n’est pas du climat de la Terre qu’il faut s’inquiéter, c’est de la vulnérabilité de nos concitoyens aux matraquages idéologiques.

29 juin 2026

H16
29/6/2026

Canicule : on éteint nos réacteurs nucléaires et on rallume le gaz. Pour sauver l’environnement, bien sûr !

Il fait chaud, très chaud, si chaud que l’État, dans son onctueuse sagesse thermodynamique, a trouvé la parade imparable : éteindre les centrales qui produisent l’électricité dont nous avons besoin pour survivre à la canicule. Malin, non ?


Eh oui : lundi dernier, alors que les températures poussaient certaines écologistes hystériques à revenir sur leur fatwa anti-climatisation, EDF a été contraint de mettre à l’arrêt trois réacteurs nucléaires : Golfech d’abord, puis le Bugey et Nogent-sur-Seine le jeudi, pendant que Saint-Alban réduisait la voilure.

Officiellement, il s’agissait de parer à des « causes externes liées à l’environnement », c’est-à-dire que la Garonne, le Rhône et la Seine, qui sont utilisés pour refroidir ces réacteurs, sont jugés « trop chauds » pour être utilisés directement, car on redoute essentiellement que l’eau de refroidissement rejetée ne les réchauffe de quelques dixièmes de degré supplémentaires. L’horreur, quasiment l’écocide !

À Golfech, la Garonne ne doit pas franchir 28 °C après rejet ; à Nogent, l’écart entre l’amont et l’aval ne doit pas excéder 3 °C. Mais voilà, la règle est la règle et nous sommes en France : des réacteurs en parfait état de marche sont donc débranchés non par la panne ou la sécheresse, mais par l’arrêté réglementaire, ce qui donne l’occasion d’observer quelques prodiges.

Le premier prodige est celui du calendrier.

Ces arrêts surviennent précisément à l’instant où la France réclame le plus de courant, les quelques climatiseurs installés dans le pays tournant alors à plein régime. Fin mai, le mégawattheure s’échangeait autour de 85 euros. Le 23 juin, il frôlait les 280 euros, sommet inédit depuis l’été 2023, avant de grimper jusqu’à 433 euros le soir du 24, l’Allemagne culminant pour sa part à 615 euros. En somme, on retire du réseau l’énergie la plus abondante et la moins chère au moment exact où elle vaut de l’or. Un trader de génie n’aurait pas mieux orchestré la ruine du contribuable.


Le second prodige, plus savoureux, est que cette manœuvre prétendument environnementale, bio-compatible et écosourcée, aggrave le bilan carbone qu’on est pourtant censé réduire à tout prix : eh oui, puisqu’il faut bien combler le trou laissé par l’atome, on rallume le gaz. La part du nucléaire dans le mix est passée de 72 à 62 % ; celle du gaz a bondi de 1 à 6 %. Autrement dit, on coupe une production décarbonée pour brûler du méthane fossile, plus cher et autrement plus émetteur de CO₂, le tout au nom du climat.

L’écologie punitive nous impose avec décontraction le réacteur qui pollue lorsqu’il est à l’arrêt.


Mais le plus beau reste l’argument de fond, celui que nos régulateurs feignent d’ignorer : le réchauffement que la centrale inflige à son fleuve est marginal, transitoire, presque homéopathique, à côté de celui que le climat lui impose déjà.

Ainsi, une étude d’EDF a mesuré l’échauffement du Rhône entre 1920 et 2010 : +2,1 °C au niveau du Tricastin, indépendamment de tout rejet industriel, par le seul effet de l’évolution du climat et de l’ensoleillement estival. Le fleuve a donc déjà dépassé son seuil d’alerte naturel bien avant que le premier électron ne sorte du réacteur. Couper la centrale ne refroidit pas la Garonne d’un millième de degré ; cela coupe simplement le courant des Français et siphonne leur portefeuille.

Ici, on s’acharne sur le delta dérisoire de l’industriel en laissant le soleil chauffer l’eau en toute impunité. Vite, une pétition contre les rayons du soleil !

Quant à l’argument bancal qu’il faudrait protéger la faune, il ne résiste guère à l’analyse : en 2022, lors d’une canicule comparable, l’État accordait sans broncher des dérogations pour faire tourner les réacteurs malgré tout. Mais le dogme a depuis basculé : « anticiper plutôt que déroger », c’est-à-dire éteindre par précaution, avant même que le problème ne se pose, pour le seul plaisir d’avoir obéi au seuil et au dogme.

Le principe de précaution a fini par dévorer le principe de réalité.


Et pendant que l’on s’interdit d’exploiter à plein l’outil de production existant, on dépense des fortunes pour « s’adapter ».

Les pertes annuelles du parc pour raisons environnementales tournent historiquement autour de 0,3 %, une broutille à l’échelle de l’année, mais qui frappe pile au pire moment. Qu’à cela ne tienne : on chiffre déjà entre 15 et 20 milliards d’euros l’adaptation des trente-deux réacteurs les plus exposés, tandis que RTE et Enedis annoncent un plan de près de 190 milliards pour moderniser le réseau face « à la multiplication des canicules ».

L’État ponctionne donc à tour de bras pour s’adapter à un problème qu’il s’interdit lui-même de résoudre avec les moyens qu’il possède déjà. Ce serait absurde si ce schéma ne se répétait pas dans beaucoup d’autres domaines qui impose de se demander si l’on n’assite pas à une forme pas très subtile de sabotage par les normes et les incompétences empilées les unes sur les autres…

Au final, on se retrouve avec un seuil arbitraire, fixé par décret, érigé en dogme intangible, et appliqué avec une rigueur d’huissier au mépris total de la réalité du terrain. Peu importe que le fleuve chauffe déjà tout seul, peu importe que le gaz crache du carbone, peu importe que la facture triple : la norme a été respectée, l’écosystème administratif est sauf, lui, et c’est tout ce qui compte.

La magnifique pantalonnade thermique de cet été ne démontre rien d’autre que la vacuité absolue des objectifs écologiques arbitraires, détachés de toute contrainte concrète, posés par des gens qui n’ont jamais vu un réacteur ni payé une facture indexée.

On continue ainsi, dogme après dogme, demi-degré après demi-degré, à enfoncer le pays un peu plus loin dans l’absurde, à grands frais et pour rien.


https://h16free.com/2026/06/29/84610-canicule-on-eteint-nos-reacteurs-nucleaires-et-on-rallume-le-gaz-pour-sauver-lenvironnement-bien-sur

27 juin 2026

Julien Vergès

Génie iranien

Il y a 3000 ans, les anciens Iraniens inventaient la clim sans électricité avec les badgirs, ces tours qui fonctionnent comme des pièges à vent, construits comme un système d'échangeur d'air chaud en air frais. Ces tours permettaient de maintenir une température fraîche dans les logements, même sous le soleil de plomb d'un été caniculaire.

24 juin 2026

Radu Portocala
21/6/2026

J’ai quitté la Roumanie dans l’après-midi du 7 juillet 1977 (7.7.77). Il faisait très chaud.
Une heure et demie plus tard, j’arrivais à Athènes. Il faisait beaucoup plus chaud.
Le lendemain, il faisait 47° à l’ombre. À peine respirable.
Pourtant, il n’y a pas eu des réunions d’urgence du gouvernement, le pays n’a pas été mis en état de siège, on ne nous a pas annoncé que nous allions tous mourir, à la télévision ils parlaient de beaucoup d’autres choses et se contentaient de prier les vieux de ne pas sortir aux heures les plus chaudes.
47°. C’était désagréable, très désagréable même, mais le pays n’était pas plongé dans une crise de nerfs généralisée.

20 juin 2026

Gilles Casanova
19/6/2026

C'est le jour pour rappeler que penser et courir en tous sens en agitant les bras sont deux activités incompatibles :