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30 août 2026

Potier Christian
30/8/2026

ÊTRE UNE FEMME EN AFGHANISTAN, C'EST L'ENFER SUR TERRE


C'est la une qui glace le sang ce matin dans Le Figaro Madame. Et elle dit tout.
En Afghanistan, depuis le retour des talibans, être née femme est une condamnation. Plus d'école après 12 ans. Plus de travail. Plus de visage dans la rue, plus de voix qui chante, plus de droit de sortir sans un homme. Battue pour une mèche de cheveux qui dépasse, fouettée pour avoir appris à lire, emprisonnée pour avoir rêvé de liberté.
C'est l'enfer sur terre, oui. Organisé, méthodique, revendiqué au nom de Dieu.
Et au milieu de cet enfer, une lumière : SARAH WAHEDI.
Sarah Wahedi, cette jeune Afghane extraordinaire qui tient tête aux talibans depuis Oxford !
Chassée de son pays, elle n'a pas baissé les yeux. Elle a créé une application, elle alerte le monde, elle crie ce que les médias bien-pensants ne veulent pas voir. Elle, depuis les bancs d'Oxford, fait plus pour les femmes que tous les pseudo-féministes de plateaux parisiens qui manifestent pour la Palestine mais qui n'ont jamais un mot pour les Afghanes.
Sarah Wahedi, c'est le courage absolu. C'est le visage de la résistance. Une femme de 25 ans qui défie à elle seule une armée de barbus obscurantistes.
Son combat nous rappelle une chose essentielle : le voile n'est jamais un choix quand il est imposé par des coups de fouet. L'islamisme n'est pas une opinion, c'est une prison pour les femmes. [...]

16 septembre 2025

Jean Mizrahi

-16/9/2025- L’Afghanistan est la cause perdue par excellence, le miroir d’une histoire où l’orgueil des empires vient se briser contre des montagnes hostiles et un temps figé. Les Russes y ont laissé une partie de leur jeunesse, les Occidentaux leur illusions, et tous se sont enlisés dans les sables mouvants d’un pays qui érige l’arriération en destin. Traditions misogynes, guerres claniques, religion omniprésente : autant de chaînes qui étouffent toute aspiration à la liberté. Là, l’espérance de vie demeure scandaleusement basse, la mortalité infantile tragiquement haute, et surtout, vingt millions de femmes sont effacées comme par une gomme implacable, reléguées hors du monde, réduites à n’être que matrices et domestiques.
On aimerait, par un exercice d’imagination presque cruel, pénétrer la conscience des féministes les plus militantes. Comment peuvent-elles détourner le regard devant ce gouffre ? Quelle mécanique intérieure leur permet d’accepter ce renoncement, ce silence assourdissant vis-à-vis de vingt millions de femmes privées d’existence ? Est-ce l’impossibilité d’affronter les causes réelles de cette oppression – culturelles, religieuses, politiques – qui les condamne au mutisme ? Ou bien l’intuition qu’aucune lutte n’est possible, que la tâche est si insurmontable qu’il vaut mieux l’esquiver ?
Mais ce silence n’est pas seulement une lâcheté : il révèle une cécité idéologique. Car l’obsession d’un petit territoire méditerranéen absorbe toutes les énergies, comme si l’univers se réduisait à quelques centaines de kilomètres carrés. Le reste du monde s’efface, devient une poussière secondaire, marginale, presque inexistante. Et dans cet effacement, des dizaines de millions de vies broyées disparaissent du champ moral de ceux qui prétendent incarner la justice.
Hannah Arendt parlait de la « banalité du mal » ; ici nous assistons à la banalité de l’oubli. Les grandes âmes progressistes, promptes à s’enflammer pour des causes lointaines qu’elles peuvent instrumentaliser, se dérobent devant la tragédie afghane, sans doute parce qu’elle met à nu l’échec de leur grille de lecture. Nietzsche avait raison : ce qui est insupportable n’est pas tant la souffrance en elle-même que son absence de sens. Et c’est précisément parce que la souffrance des femmes afghanes n’entre dans aucune narration commode qu’on préfère l’ignorer.
Ce manque d’honnêteté et de lucidité n’est pas seulement confondant : il est une faute morale. Le monde saigne un peu partout ; il ne devrait pas conduire à la sélectivité de nos indignations. Mais nos sociétés, repues de slogans, choisissent leurs victimes, comme on choisit un décor pour ses propres passions politiques. Pendant ce temps, l’Afghanistan reste la tombe des illusions et le silence complice de ceux qui, en se taisant, acceptent qu’un peuple tout entier, à commencer par ses femmes, soit rayé de l’humanité.

2 novembre 2023

Soutien aux femmes afghanes

Amnesty International France

Financé par Amnesty International France

Le retour des talibans au pouvoir a mis fin à 20 ans d’avancées des droits des femmes en Afghanistan.
Aujourd’hui, elles ne peuvent ni se déplacer librement, ni accéder à certains emplois. Les filles afghanes sont privées d’éducation.
Leur vie est devenue insupportable. Malgré les dangers, certaines ont réussi à fuir vers des pays voisins, sans y obtenir de protection. Elles doivent être soutenues.
Signez notre pétition pour demander à Emmanuel Macron de faciliter la délivrance de visas pour les femmes afghanes en exil !

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