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14 janvier 2026

Vincent Verschoore


- 14/1/2026 - Au conflit civil majeur qui se déroule actuellement en Iran se superpose une guerre de propagande, nourrie tout autant par ses ennemis géopolitiques que par le régime lui-même.
J'espère que personne ne croît un instant que les USA et Israël ont la moindre considération pour le bien-être et l'émancipation des Iraniens, leur but étant de défaire l'Iran en tant que puissance de l'axe des BRICS, fournisseur d'armes à la Russie, fournisseur de pétrole à la Chine, et éventuelle puissance nucléaire face à Israël.
La question n'est donc pas d'instaurer une quelconque démocratie à l'occidentale en Iran mais d'en prendre le contrôle, au mieux via une dictature militaire à l'égyptienne (et le fils de l'ancien Shah pourrait parfaitement tenir le rôle principal), ou de fractionner le pays à l'image de la Libye et de la Syrie, champ de bataille permanent entre différentes factions mais hors-jeu sur le plan géopolitique et aisément manipulable.
Pour les intérêts étrangers, les mollahs ne sont pas le problème, Américains et Israéliens s'entendent avec les wahhabites saoudiens comme avec n'importe quelle dictature allant à peu près dans leur sens. L'hypocrisie ne connaît pas de limites en la matière, comme on le constate de la part de gens qui applaudissent le massacre des Palestiniens à Gaza par la milice juive mais qui chouinent si l'on ne s'offusque pas suffisamment du massacre des révolutionnaires iraniens aux mains des milices islamiques.
Tout le monde ment dans ce genre de situation, les chiffres sont gonflés d'un côté et minorés de l'autre, le narratif d'une révolution populaire vendu par les uns étant contré par la dénonciation d'agents provocateurs et de déstabilisation extérieure par les autres. De fait, l'ex-patron de la CIA Mike Pompeo lui-même reconnaît la présence d'agents du Mossad au sein de la révolte. La propagande est alimentée par des fausses images, souvent générées par IA, et à moins d'avoir accès à un canal de confiance utilisé par des gens sur place, il devient risqué d'accorder un quelconque crédit à ce qui défile sur les écrans.
À moins d'être particulièrement bien renseigné, il est donc impossible de savoir dans quelle mesure la population non urbaine, traditionnaliste et pro-régime s'est effectivement révoltée, dans quelle mesure la milice populaire (bassidji, milice civile pro-régime d'au moins deux millions de membres) pourrait retourner sa veste, dans quelle mesure le puissant corps d'élite des Gardiens de la Révolution ne cherche pas à profiter de l'instant pour instaurer sa propre dictature islamo-militaire, et dans quelle mesure l'armée régulière va accepter de tirer dans le tas pour sauver les mollahs.
La seule certitude est que les ennemis de l'Iran ne feront que jeter de l'huile sur le feu, dénonçant à chaudes larmes le massacre de gens qu'ils détestent tout en profitant du détournement de l'attention médiatique pour eux-mêmes continuer à massacrer tranquillement les gens qu'ils détestent. Le petit personnel politico-médiatique, lui, en profite pour actionner ses grands principes moralistes tout en ne comprenant rien à ce qu'il se passe, comme d'habitude.

8 janvier 2026

Vincent Verschoore


- 7/1/2026 - Le motif central de la grève actuelle est la dépossession du peu de liberté thérapeutique encore accessible aux médecins, qui deviennent de facto des fonctionnaires de la santé, des robots distributeurs d'ordonnances sous surveillance permanente. Le patient humain disparaît au profit d'une collection de symptômes auxquels on opposera, sur une base statistique, une recette de "santé" prescrite par l'industrie qui produit les ingrédients de la recette.
On peut applaudir cette opposition des médecins à la logique iatrogène institutionnelle, mais on doit alors s'étonner qu'elle n'arrive que maintenant. Ils sont en effet les co-créateurs de la situation délétère actuelle où les 3/4 du pays sont de facto des déserts médicaux, où les barrages à l'entrée du métier créent l'insuffisance actuelle, où les formations initiales théoriques sélectionnent les forts en thème plutôt que les forts en soins, et où l'obéissance à l'autorité afin de préserver leurs propres privilèges est la norme plutôt que l'exception.
L'exemple du Dr Jérôme Marty me semble parlant : meneur du syndicat UFML, il est aujourd'hui en pointe contre la loi FLSS votée en décembre, mais lors de la séquence Covid il était en pointe contre toute désobéissance à la dictature sanitaire imposée par l'administration qu'il combat aujourd'hui. Pourtant la logique administrative iatrogène n'a pas changé, mais les intérêts des gens comme le Dr Marty ne sont peut-être plus aussi bien servis.
J'espère en effet que personne n'aura oublié les discours menaçants de gens ignobles se réclamant de la santé, de la démonisation des désobéissants, des incarcérations de masse, du racket policier, du cirque des masques en extérieur et de la grande opération de vaccination expérimentale de masse (et médecins piqueurs payés 900 euros par jour) ayant fait les fortunes de certains pendant que le "quoi qu'il en coûte", lui, nous enfouissait tous un peu plus dans le trou de la dette publique non soutenable.
Certains médecins courageux s'opposèrent à ces délires, mais ils furent lourdement sanctionnés par les autorités administratives et médicales, dont l'Ordre des médecins connu pour sa proximité avec les intérêts industriels.
Il y a toujours des exceptions mais, à mon avis, il ne faut pas compter sur le secteur médical pour défendre autre chose que son propre intérêt. Il s'opposera toujours à toute forme de médecine alternative susceptible de le concurrencer, à la simplification des formations, et s'accrochera à son monopole de la délivrance d'ordonnances, un péage dont il faut s'acquitter après parfois une longue attente, même si la valeur ajoutée par le médecin est de zéro.
Pour nous qui vivons loin des grands centres, pour lesquels il est devenu impossible de trouver un médecin traitant, ne restent que d'éventuelles connaissances dans le milieu et l'IA qui, expérience faite, sait lire un bilan sanguin et une description de symptômes au moins aussi bien que le doc lambda.
Donc oui, soutenons les médecins, mais sans illusions sur la suite car leur indignation s'arrête à leurs seuls intérêts. Pour beaucoup d'entres nous, utilisateurs marginaux et peu rentables de la chose médicale, ne reste que la démerde.

2 janvier 2026

Vincent Verschoore


-2/1/2026- Pendant que les Ukrainiens, les Américains et les Européens discutent de ce qu'ils veulent imposer à Poutine, l'armée russe avance en profitant des forces ukrainiennes décimées :
"Ce qui s'est passé à Huliaïpole touche au cœur du dilemme militaire ukrainien. Ses troupes sont nettement inférieures en nombre sur certaines parties du front long de mille kilomètres et peinent à mobiliser des forces supplémentaires pour compenser leurs pertes, selon plusieurs observateurs."
Lors d'une réunion dimanche dernier, le commandant russe Ivanaev a déclaré à Poutine que ses forces avaient conquis plus de 210 kilomètres carrés de territoire dans les régions de Dnipropetrovsk et de Zaporijia depuis début décembre, alimentant ainsi le discours du Kremlin selon lequel la Russie finira par atteindre son objectif d'occuper quatre régions de l'est et du sud de l'Ukraine.
Vu le coût humain de cette guerre et les nombreuses déclarations faites par les dirigeants russes, penser qu'ils vont se retirer des territoires occupés alors qu'ils sont en pleine progression relève soit de la plus pure naïveté de la part des Européens, soit d'une stratégie visant à s'assurer le niet russe au vu de conditions inacceptables pour eux.
La guerre étant la continuation de la politique par d'autres moyens, son principe est que le gagnant impose ses conditions, et non l'inverse. Tout ce temps perdu ne mène qu'à toujours plus de morts et de destruction, d'argent gaspillé, et de fortunes engrangées par les réseaux de corruption dont l'Ukraine est spécialiste.
L'espoir d'un effondrement économique et politique russe s'avère vain malgré quatre années de sanctions occidentales, et le remplacement de Poutine par des extrémistes nationalistes russes serait certainement une mauvaise nouvelle de plus pour l'Ukraine comme pour l'Europe.
Cette guerre a permis le développement rapide de drones d'attaque low-cost désormais accessibles à n'importe quelle organisation terroriste, narcotrafiquant et officine étatique, et a dissipé dans la nature des centaines de milliers d'armes de guerre qui vont se retrouver aux mains de délinquants et gangs en tous genres. Ceux-là pourront arpenter nos rues en toute sécurité, les flics bien trop occupés à verbaliser le péquin inoffensif, à gazer le manifestant ou à massacrer des vaches, pour aller se frotter à la racaille hardcore.
À qui cela profite-t-il ? L'idéologie et les grands principes servent en général de paravent aux vrais intérêts de pouvoir et d'argent. La situation actuelle s'inscrit dans une histoire longue où l'Otan est au moins aussi coupable que la Russie. Et comme toujours, ce sont les gens qui n'ont rien demandé qui se font massacrer, tandis que les meneurs et les profiteurs restent bien au chaud à répandre leur moraline sur X et les plateaux médiatiques.
En 2026, la vigilance sera plus que jamais de mise, l'effondrement géopolitique et économique d'une Europe aux mains de crétins corrompus ne pouvant que nourrir des narratifs de plus en plus hystériques et répressifs, à l'image de l'excommunication parfaitement illégitime de Jacques Baud par une clique de raclures technocratiques qui osent, en plus, nous parler de liberté d'expression et de démocratie.
Plus c'est gros plus ça passe, mais il nous faut faire en sorte que cela ne passe plus. On pourrait prendre ça comme une bonne résolution de Nouvel An.

31 décembre 2025

Vincent Verschoore


-31/12/2025- La validation de la reprise des travaux de l'A69 entre Castres et Toulouse par la Cour d'Appel, suite à une décision inverse en février par le tribunal administratif, illustre la corruption de tout un système reliant État, notables locaux et BTP.
L'A69 fait gagner (en théorie) 20 minutes sur un trajet de 1h15, mais avec un péage de 7 euros, et la quasi impossibilité d'y échapper vu que le tracé reprend une partie du réseau national existant. Dire que cela relève d'un "intérêt public majeur" est du foutage de gueule, l'intérêt majeur étant les centaines de millions d'euros versés par l'Etat pour un projet périmé.
Dès 2010, le groupe pharmaceutique Pierre Fabre, premier employeur privé du Tarn, a activement milité en faveur du projet, avec le soutien de réseaux d’élus locaux. Le PDG de l’époque, Pierre Fabre, a lui-même fait pression sur les ministres pour obtenir le feu vert au projet. Des élus comme Bernard Carayon (maire LR de Lavaur) ont menacé de quitter la majorité si le projet n’était pas validé, ce qui a accéléré la décision gouvernementale.
L’entreprise NGE, qui a remporté le contrat de concession en 2021, avait commencé à prospecter des terrains dès 2011, et signé des accords pour installer des carrières nécessaires aux travaux avant même l’attribution officielle du marché. Cela a suscité des soupçons de favoritisme et d’atteinte à l’égalité des candidats.
Plusieurs élus locaux ou leurs proches ont travaillé pour Pierre Fabre ou ont bénéficié de services de l’entreprise (imprimerie, conseil, etc.) pendant les campagnes électorales. Par exemple, Jean Terlier, député Renaissance du Tarn et président de la commission d’enquête parlementaire sur le projet, affiche une proximité avec le groupe Pierre Fabre, ce qui interroge sur son impartialité.
En 2024, une avocate du collectif opposant au projet a déposé un signalement au PNF pour favoritisme, prise illégale d’intérêt et blanchiment. Elle s’interroge notamment sur le rôle de Thierry Bodard, ancien haut fonctionnaire devenu directeur chez NGE, qui aurait pu bénéficier d’informations stratégiques avant son passage dans le privé.
Des reportages sur place donnent une idée des pressions mises sur la population du tracé pour vendre leur terrain, et sur les militants écologistes qui font face aux milices armées de l'État, évidemment vendues aux intérêts du grand capital.
L’A69 est un projet jugé « anachronique » par l’Autorité environnementale et « aberrant écologiquement » par des scientifiques.
Il détruit des écosystèmes précieux, aggrave le réchauffement climatique, et s’inscrit en contradiction avec les objectifs de transition écologique et de réduction de l’artificialisation des sols.
En Macronie, seul compte l'enrichissement des riches et des proches du pouvoir, quoi qu'il en coûte.

30 décembre 2025

Vincent Verschoore


-30/12/2025- Même si leur appareil répressif reste parfaitement opérationnel, ça sent un peu les plumes et le goudron pour la Nomenklatura politique et médiatique française.
Bien sûr les apparatchiks du régime ne risquent pas de voir leurs faramineuses rémunérations et privilèges disparaître de sitôt, mais les sondages indiquent un "yenamarre" assez généralisé.
Après les mensonges et la gestion minable de la crise covid par une fange covidiste brutale, arrogante, inepte et corrompue, après le "quoi qu'il en coûte" ayant propulsé la dette vers ses niveaux stratosphériques actuels, enrichissant quelques profiteurs aux dépens de plusieurs générations, après le dépeçage des actifs français par les Macronistes vendus aux Américains, et au moment où pas mal de gens commencent à réaliser dans quel merdier nous mènent l'UE et l'Otan pour, à nouveau, les profits de quelques-uns qui, en plus, osent nous faire la leçon sur démocratie et liberté d'expression, la puanteur de la corruption généralisée de tous ces gens ne peut que monter au nez d'une minorité active qui sera un jour suffisante pour tenter n'importe quelle alternative.
Il devient difficile de faire semblant de croire que le mur approchant à toute vitesse n'existe pas. La défaite européenne qui se profile en Ukraine va nous reléguer à l'arriere-banc d'un monde de facto multipolaire dans lequel nous ne pourrons plus piller autrui pour nous enrichir, et où le service de la dette aura un impact majeur sur notre capacité à financer l'État, la Sécu, l'éducation. les pensions etc...
L'immortalité budgétaire américaine issue du dollar-roi sera bientôt terminée, les BRICS cherchant précisément à s'émanciper de ce système colonial. America First passera alors de stade de slogan à celui de nécessité, et l'on se rendra encore plus compte à quel point les Américains ne sont pas nos amis, pas plus que les Chinois ou les Russes.
Pourquoi l'élite politique et technocratique européenne est-elle devenue aussi conne, aussi corrompue alors qu'elle bénéficie le plus de toutes les richesses, des meilleures écoles, des meilleurs soins?
Cet effet iatrogène, bien décrit pour la médecine et pour l'école par Ivan Illich dès les années 70 (et magnifiquement illustré par les covidistes), semble survenir lorsque l'élite se détache de toute responsabilité envers les populations dont elle a la charge, ne faisant plus que profiter de sa situation de rente, construisant autour d'elle des murailles institutionnelles et policières rendant "la démocratie" de fait inopérante. C'est très clairement le cas au niveau de l'UE, ici rebaptisé EuroSoviet, et pareil pour la France macroniste (les autres attendent simplement leur tour). Dans cette stratégie, la guerre (contre le covid, les Russes, le réchauffement...) reste une valeur sûre pour justifier le "pas de choix", la censure, la répression et la propagande.
Il n'existe pas de solution toute faite pour sortir de cette ornière, on ne peut sans doute compter que sur une forme d'intelligence collective issue des populations n'ayant rien à gagner et tout à perdre de la situation actuelle.
Illich, dans son ouvrage sur la convivialité, estime que la science et la technologie offrent deux chemins : d'un côté la spécialisation et l'institutionnalisation menant à la déshumanisation. De l'autre, l'émancipation en offrant à chacun les moyens d'une autonomie créatrice.
L'IA nous met clairement face à ce choix, et une course est engagée entre le tropisme techno-totalitaire des élites politiques et économiques, et l'opportunité d'un anarchisme où l'on pourrait trouver des solutions réelles hors États et institutions.

29 novembre 2025

Vincent Verschoore


-29/11/2025- Les populations de l'Europe, et notamment de la France, sont actuellement aux prises avec une opération de "nudging", euphémisme savant pour "manipulation de masse", sur fond de guerre avec le sempiternel épouvantail russe.
Les manipulateurs font évidemment l'impasse sur le contexte et les fondements géopolitiques de la guerre en Ukraine, où l'OTAN est clairement coresponsable du désastre, afin de faire croire à une menace existentielle aux mains d'un pays bien moins peuplé et bien plus grand, doté d'immenses ressources naturelles, et qui n'a rien à gagner à faire tuer ses propres forces vives ici.
La manipulation guerrière, comme toujours, vise à détourner l'argent public vers le complexe militaro-industriel, à justifier l'existence des clowns galonnés de l'Otan, et à étouffer la démocratie car "nous sommes en guerre". Encore.
Ce qui ne veut pas dire qu'il faille rester à poil, face à la Russie ou face à d'autres menaces possibles, et (pour l'avoir moi-même fait), l'option d'une formation militaire au sein de la population est pertinente tant que son objectif reste clairement la défense de la Nation, et pas autre chose.
À l'image de la Suisse ou de la Suède jusqu'à son entrée dans l'Otan, la politique de défense face à la Russie n'est pas de se battre pour gagner, mais de rendre toute tentative d'invasion tellement coûteuse pour l'attaquant que sa victoire finale n'en serait plus vraiment une.
Seuls les psychopathes peuvent en appeler au sacrifice au champ d'horreur de nos enfants, qui ne sont déjà plus assez nombreux pour subvenir aux besoins de nos pays vieillissants et menés à l'asphyxie par la crétinerie et la corruption de la caste dirigeante.
Il en va de même pour les Russes, en termes de rapport d'actifs aux inactifs et de baisse de la natalité. Le pétrole ne peut pas tout.
N'oublions pas à qui profite la guerre, et ce n'est jamais aux populations. N'oublions pas que c'est l'Ukraine et les US qui ont fait sauter Nordstream, un bien appartenant conjointement aux Allemands et aux Russes, ce qui constitue un acte de guerre s'inscrivant dans la logique US/Otan de la vassalité européenne. L'ennemi, le vrai, n'est pas toujours celui que l'on croit.

8 novembre 2025

Vincent Verschoore

-7/11/2025- Ce 3 novembre disparaissait Dick Cheney, l'une des plus grandes crapules de la politique américaine et architecte, avec quelques autres, de la situation géopolitique catastrophique actuelle.
Déjà membre du Deep State sous Bush père, longtemps PDG du géant des services pétroliers Halliburton, Cheney et son pote Rumsfeld contrôlaient Bush fils lors de ses mandats présidentiels, et leur première victoire fut de relancer le financement massif du complexe militaro-industriel et des services secrets (en baisse depuis la chute du mur) grâce au 11 septembre 2001, un évènement largement "facilité" par l'administration US.
Il permit en outre de relancer la guerre en Irak sur base de mensonges dont Cheney était le principal instigateur, et d'y implanter Halliburton via des contrats mafieux avec l'État US. Tout bénef.
Cheney s'activait également sur le front de la provocation envers la Russie, ce avec l'aide de sa conseillère Victoria Nuland, organisatrice du coup d'État de Maïdan en Ukraine, fin 2013. Nuland est mariée à un certain Robert Kagan, co-fondateur du lobby supremaciste "Project for the new American century", ou PNAC, visant à maintenir la position hégémonique américaine face à la Russie et la Chine, et ce par tous les moyens.
Dès la prise de contrôle de l'Ukraine début 2014, Cheney en appelait à l'installation de missiles US sur la frontière russo-ukrainienne, soit à deux minutes de vol de Moscou, sachant que Poutine ne pouvait laisser faire (tout comme JFK ne pouvait laisser faire les Soviétiques à Cuba).
À nouveau, le plan aura bien fonctionné, entraînant les technocraties corrompues de l'Otan et de l'UE dans un conflit sur le dos de l'Ukraine, sans issue mais très rentable pour le complexe militaro-industriel, pour l'industrie pétrolière et gazière US, et comme justification de la marche en avant totalitaire de l'EuroSoviet (il faut se protéger des vilains Russes...).
La situation actuelle n'est pas arrivée par hasard, elle découle de manœuvres du Deep State américain dont Dick Cheney fut un maillon central, visant à casser toute situation de concurrence. Dans ce contexte, l'alliance énergétique entre la Russie et l'Allemagne, et plus généralement l'Europe, posait un risque qui fut balayé par la destruction (par l'Ukraine sous contrôle US) de Nordstream, la guerre, le pillage de l'Ukraine, et le relégation industrielle de l'Europe.
Il faut vraiment arrêter de croire ce que racontent les "autorités" et leurs médias subventionnés...

31 octobre 2025

Vincent Verschoore
Ze Rhubarbe Blog

-30/10/2025- Les Français ont de plus en plus de mal à payer leur énergie. Plus du tiers des foyers (36%) déclarent avoir peiné à régler certaines factures de gaz ou d'électricité ces douze derniers mois, un taux inédit sur fond de hausse des prix de l'énergie, selon le baromètre annuel du médiateur national de l'énergie, publié mardi.
Au même moment, les acteurs du grand cirque des COP, dont les dizaines de jets privés vont bientôt se précipiter au Brésil et qu'attendent autant d'hôtels climatisés, fustigent les aides financières apportées aux ménages précaires du fait qu'il s'agit d'une forme de subvention aux énergies fossiles.
En même temps, ils déplorent l'insuffisance des subventions aux pays pauvres (300 milliards par an) pour lutter contre les effets du réchauffement, ainsi que le manque de volonté générale pour sortir du fossile.
Le fait est que le monde ne sortira pas du fossile avant longtemps, et qu'on peut juste espérer que la croissance de la demande sera majoritairement comblée par du renouvelable.
Il est donc raisonnable de se préoccuper de la mitigation des effets du changement climatique, et ce qu'il soit de nature anthropique ou non. Mitigation qui implique non pas de massacrer financièrement les gens normaux à coups de taxes et de normes débiles (DPE, ZFE...) mais de rendre beaucoup plus onéreux les usages inconsidérés de l'énergie, ce qui est l'apanage des riches :
"Le 10 janvier 2025, l’élite économique mondiale a déjà épuisé sa part du budget carbone annuel."
Malheureusement, c'est elle qui fait les lois et elle n'a aucune intention de restreindre son mode de vie ostentatoire, signe de sa puissance. L'hypocrisie du système est sans doute la raison première de la perte de crédibilité du discours climatique alarmiste car, en effet, si l'élite y croyait vraiment elle commencerait par agir sur son propre mode de vie et de représentation. La guerre, par exemple, est le pire scénario en matière d'usage outrancier d'énergie fossile et de pollution, or l'élite ne parle que de réarmement et de guerres à venir.
Le premier vecteur d'action est l'impact local : la Chine développe des solutions (type réacteurs Thorium) car elle subit une pollution d'origine fossile susceptible d'alimenter la révolte populaire. Le reste, c'est du théâtre, et on va encore y avoir droit lors de la COP30 au Brésil...

29 octobre 2025

Vincent Verschoore
Ze Rhubarbe Blog

-28/10/2025- Plus de 700 scientifiques, personnalités politiques, entrepreneurs de la tech, religieux ou célébrités demandent ce mercredi 22 octobre l’arrêt des travaux liés au développement de la superintelligence artificielle, susceptible de surpasser les capacités humaines.
On peut d'ores et déjà constater la bouillie informationnelle ("slop") issue des millions d'agents IA qui produisent du contenu en bonne partie généré par d'autres IA, menaçant de tuer Internet par asphyxie. Dans un tel contexte où plus rien ne peut être considéré comme vrai, les opportunités de manipulation ne manquent pas et développer à l'arrache une superintelligence, au sens d'une entité capable de raisonner et de développer des objectifs propres qu'elle sait cacher, capable de se copier elle-même (donc indestructible) et de s'auto-améliorer, c'est en effet appeler à une forme de suicide collectif aux mains d'une entité dont le fameux Skynet, de la série Terminator, reste le modèle de référence.
"Nous appelons à l’arrêt du développement d’une superintelligence, tant qu’il n’y a pas un consensus scientifique que cela peut être construit de façon contrôlée et sécurisée et tant qu’il n’existe pas un soutien de la part de la population", indique le texte relié à l’initiative lancée par le Future of Life Institute, un organisme non lucratif basé aux États-Unis.
Ils mettent en garde contre les usages délétères de l'IA, aux mains de terroristes ou de régimes mal intentionnés. La course à la superintelligence est en même temps commerciale et géopolitique, et personne n'a l'autorité pour imposer un moratoire. Nous sommes donc embarqué dans un camion fou où plusieurs conducteurs se battent pour le volant, chacun sachant qu'il y a un mur barrant la route quelque part devant...

22 octobre 2025

Vincent Verschoore
Ze Rhubarbe Blog

-22/10/2025- James Carden, ancien conseiller du Département d'État américain pour la Russie, interviewé sur la chaîne australienne Sky News.

« Toute cette histoire de « Tomahawks » est absurde. Aux États-Unis, on prétend que Trump ne fournit pas à Zelensky les armes qui pourraient renverser le cours de la guerre. Mais c'est un mensonge et c'est ridicule. Les « Tomahawks » ne sont pas plus capables de renverser le cours de la guerre que tous les autres systèmes qui ont déjà échoué. La situation est la même qu'avec les HIMARS, réclamés par les Ukrainiens à un moment donné. Et qu'en est-il des missiles sol-air Patriot, des ATACMS et des F-16 ? Rien n'a pu renverser le cours de la guerre. En substance, elle est perdue. Et plus tôt les Ukrainiens s'en rendront compte, mieux ce sera pour eux. À mon avis, Poutine propose une solution raisonnable. L'Ukraine ne pourra pas adhérer à l'OTAN, mais elle peut adhérer à l'UE. Pour moi, c'est un accord équitable. »

Q: Mais on leur demande aussi des concessions territoriales.

R: « Exact. Mais eux-mêmes attaquent ces territoires depuis 2014. Les Ukrainiens ne sont pas tout à fait sincères. Ils prétendent vouloir les terres de l'Est et le Donbass, mais sans les Russes qui y vivent. Depuis 30 ans, ils ont tout fait pour les priver de leurs droits. Soyons honnêtes, Poutine leur offre en quelque sorte exactement ce qu'ils veulent : laisser l'Ukraine aux seuls Ukrainiens et se débarrasser enfin des Russes. Ce n'est pas courant de le dire à voix haute, mais c'est vrai. »

Q: Quand vous dites que la guerre est perdue, que pensez-vous de l'information selon laquelle la Russie est littéralement au bord du gouffre ? Et que si on exerce des pressions, elle sera à court d'argent et ne pourra pas poursuivre indéfiniment sa guerre brutale ?

R: « C'est exactement le contraire. D'après mes données, le ratio de morts ukrainiens contre russes est de 36 pour un. L'Ukraine approche le million de morts. Et ce que les médias grand public écrivent, notamment le New York Times et le Washington Post, est aussi véridique que ce que les autorités ont raconté aux Américains à propos de la guerre du Vietnam. La guerre d'usure menée par la Russie depuis 2022 est un véritable succès. À mon avis, c'est l'Ukraine qui est actuellement au bord du gouffre, et non la Russie. »

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18 septembre 2025

Vincent Verschoore

La Food and Drug Administration (FDA) américaine s'apprête à présenter les preuves du décès de 25 enfants après avoir été vaccinés contre le coronavirus. Les conclusions devraient être présentées la semaine prochaine lors d'une réunion du Comité consultatif sur les pratiques de vaccination (ACIP) des Centres pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC).
Certains diront, comme d'habitude, que ce n'est pas grave vu que ça "sauve des millions de vies", affirmation hautement questionnable en-dehors de la population effectivement à risque, dont les enfants ne font pas partie.
Cinq ans après, la réaction frontale à cette vaste expérimentation de masse, imposée par les autorités politiques et médicales, reste forte. Les mensonges et la corruption des covidistes alimente un mouvement de rejet de l'autorité sanitaire, qui aux USA subit une purge sans précédent (et méritée), mais qui entraîne également une remise en cause assez fondamentale de décennies de politique de santé publique basée sur la vaccination.
On vient d'assister, au Congrès US, à une audition sur la vaccination où l'on parle d'une étude, non publiée par l'hôpital Henry Ford, démontrant que les enfants non vaccinés sont en bien meilleure santé que les vaccinés (par la panoplie des vaccins infantiles). Les pro-vax répliquent que l'étude est foireuse, mais nous n'y avons pas accès, rien n'est vérifiable.
Il est parfaitement légitime de questionner les politiques de santé publique, surtout dès lors qu'elles sont pilotées par l'industrie via une corruption généralisée (comme pour l'affaire des onze vaccins infantiles soudainement imposés par Édouard Philippe et Marisol Touraine, sous prétexte que les anciens vaccins uniques n'étaient plus disponibles...).
Un questionnement pourtant jugé inacceptable par les idéologues et les bénéficiaires du système, qui traitent d'office d'antivax, de complotiste, d'extrême droite etc., toute personne manifestant une curiosité pour le sujet. Ce qui ne fait qu'alimenter la dynamique de rejet, dans un monde où la santé des populations se dégrade malgré (ou à cause d') une médication massive.

14 septembre 2025

Vincent Verschoore
Ze Rhubarbe Blog

-11/9/2025- Une monnaie fiat (dollar, euro, etc...) ne peut pas survivre indéfiniment à une production de liquidités (qui enrichit surtout les grands spéculateurs) déconnectée de la création de valeur réelle. Or c'est aujourd'hui le seul moyen de satisfaire une population qui compare sa propre stagnation, voire sa paupérisation, à l'enrichissement obscène des gens au pouvoir et de leurs amis.
À un moment donné ça va forcément coincer, et soit la classe dirigeante aura pu mettre en place un véritable régime policier totalitaire capable de mater toute forme de rébellion (et ils y travaillent, on peut même dire que c'est l'objectif de la clique des Macron, von der Leyen & Cie), soit c'est la guerre civile.
Une solution alternative serait donc de revenir à une forme de monnaie stable, comme l'était l'or avant son remplacement par le dollar. Et ça, les spécialistes l'ont bien compris, ce qui explique la hausse de l'or et du Bitcoin, qui pour ses adeptes est un "or numérique" stable (sa masse finale de 21 millions de jetons est immuable), même si sa valeur reste volatile.
Cette émission de BFM, pour le coup, me paraît pertinente :

Vidéo de 25 min 32 s ↴

3 août 2025

Vincent Verschoore

-3/8/2025- Selon le très mainstream New York Times, l'existence des messages disparus entre von der Leyen et Bourla, dans le cadre du racket vaccinal covid, est avérée. Ils furent lus par un cadre de la Commission, puis effacés (officiellement, perdus) suite à la demande par une journaliste d'y avoir accès. Ce qui engendra ensuite la plainte du NYT.
Extrait de l'article :
"L'image qui se dégage est celle d'une présidente puissante dont les communications écrites sur une question d'intérêt public majeur, à un moment critique de l'histoire récente, semblent avoir été partagées uniquement avec son conseiller le plus proche, puis perdues ou détruites.
"Il y a beaucoup de questions — je ne trouve pas cette réponse satisfaisante pour quiconque", a déclaré Nicholas Aiossa, directeur de Transparency International E.U., un groupe de réflexion anti-corruption. Il s'est interrogé sur les raisons pour lesquelles les textes n'ont pas été divulgués s'ils étaient connus pour exister en 2021."
VDL et le machin européen sont réputés pour l'omniprésence de la corruption, donc pas besoin d'aller chercher bien loin les raisons de ce déni. Et Pfizer, de son côté, est un habitué des procès. Grand symbole de cette collusion de gangsters, la remise d'un prix de l'Atlantic Council (un lobby Otan pro-guerre) par VDL à Bourla pour bons services. Tout est dit.
Cela dit, comment fait-on pour se débarrasser de tous ces gens, surpayés, sur-privilégiés qui nous pourrissent la vie et nous vendent à leurs potes du grand capital US ?

16 juillet 2025

Vincent Verschoore

-15/7/2025- Affaire Epstein : suite à la mise sous cloche du dossier, le New York Times pose la question, sans se risquer à y répondre :

"Dans une note non signée publiée la semaine dernière, le ministère de la Justice et le FBI ont déclaré que les dossiers Epstein ne contenaient pas le type de preuves qui justifieraient d'enquêter sur d'autres personnes. Les enregistrements vidéo de matériel pédopornographique trouvés par les enquêteurs n'étaient pas, comme certains l'ont suggéré, des vidéos que M. Epstein avait enregistrées, de crimes commis par lui-même ou ses amis, mais du matériel qu'il avait téléchargé, a déclaré la procureure générale Pam Bondi.
Alors, que contiennent les documents que Mme Bondi et M. Patel ont refusé de divulguer ?"

Le sous-entendu est que Trump est impliqué, lui qui s'est longtemps vanté d'être un bon ami d'Epstein, et d'aimer comme lui les jolies femmes. Une amitié qui semble s'être rompue vers 2004.
Epstein avait un tas de bons amis, y compris tendance Démocrates, et toutes les sphères de pouvoir militent pour étouffer l'affaire.
Pour Elon Musk, grand allié de Trump, c'est une trahison inacceptable. La rabatteuse d'Epstein qui croupit actuellement en prison, Ghislaine Maxwell, demande à être entendue devant le Sénat. Il est très peu probable qu'elle y parvienne.
La pédocriminalité est au cœur des sphères de pouvoir, et ces gens ont les moyens de se protéger.

21 juin 2025

Vincent Verschoore

-21/6/2025- La diabolisation de la pensée critique est la marque de fabrique des covidistes, et des esprits corrompus (par l'argent, le pouvoir, l'idéologie...) en général. Le cas Sabatier est emblématique :
"Jean-Marc Sabatier n’est pas un marginal. Il n’est pas un complotiste. Il n’est pas un influenceur d’Internet autoproclamé “expert santé”.
Il est directeur de recherche au CNRS, titulaire d’un doctorat et d’une habilitation à diriger des recherches.
Il est l’auteur de plus de 280 publications scientifiques, de 55 brevets, et membre actif de plus de 70 comités de rédaction de revues scientifiques internationales.
Ce que Jean-Marc Sabatier met aussi en lumière, c’est que la protéine Spike produite par les vaccins à ARN pourrait induire les mêmes déséquilibres, avec des effets physiopathologiques graves à long terme. Et cela, dans le climat post-pandémie, ne passe pas.
Car s’attaquer à la sacralité des vaccins Covid, c’est violer le consensus.
C’est déranger les plans politiques, économiques, et médiatiques construits autour d’une vérité autorisée.
Dès lors, le chercheur devient l’ennemi, même s’il cite des faits, même s’il publie dans des revues scientifiques, même s’il s’exprime sans insulte, ni provocation."
Les pseudo-journalistes mais vrais porte-flingues des intérêts du pouvoir s'en donnent à cœur joie, tout comme les professionnels de la santé financière des labos, et Sabatier est loin d'être seul dans son cas.
Dès les premières lignes, le ton est donné : les chercheurs qui ne suivent pas la ligne officielle sont qualifiés de dangereux, voire d’égarés, mêlant “propos antivaccins”, “ovnis” et “croyances ésotériques”… L’amalgame est posé.

Ce que révèle l’affaire Jean-Marc Sabatier, ce n’est pas une simple querelle d’experts, ni même une divergence de vues sur une technologie médicale.
C’est un symptôme grave d’un mal qui gangrène la science contemporaine : le remplacement du débat par le dogme, de la recherche par le consensus obligatoire, de la vérité par la communication politique."
Nous vivons une période de retour d'une forme d'obscurantisme 2.0 sous forme de guerres de propagande, de "nudging", de manipulation via médias et réseaux sociaux, mais surtout de corruption : la porosité entre pouvoir politique, institutions (genre FDA), médias et industrie oriente les décisions politiques et administratives au profit d'intérêts qui ne sont généralement pas ceux du public. Il devient alors dangereux pour les acteurs du bas de l'échelle, qui ne bénéficient pas directement des fruits de la corruption (comme les médecins), de s'opposer car ils risquent la foudre des institutions, des médias, de leur Ordre...
Bref, on retrouve ici une forme de soviétisation de la science et de la société où une Nomenklatura de gens bien placés s'entendent pour profiter (et même piller) du bien public, se cooptent entre eux, et punissent toute contestation un peu sérieuse. Une Nomenklatura servie par une masse d'idiots utiles qui cherchent aussi à y trouver quelque profit en se faisant "bien voir".

20 juin 2025

Vincent Verschoore


-18/6/2025- En 2003 la bande à Bush tentait de faire croire au monde que l'Irak possédait des armes de destruction massive, ce qui justifiait leur intervention militaire. Moins cons qu'aujourd'hui (et de loin), Français et Allemands sentirent le piège et déclinèrent. Et de fait, la vérité a éclaté depuis, et tout n'était que mensonges.
Aujourd'hui Netanyahou, soutenu par les Américains et tous leurs vassaux, tente le même coup : l'Iran construirait un immense arsenal d'armes de destruction massive, justifiant ainsi l'attaque israélienne, le régime judéo-fasciste se drapant en plus dans un rôle de "protecteur du monde" alors qu'en même temps il continue le massacre à Gaza et le nettoyage ethnique de la Cisjordanie.
Que l'Iran veuille se doter d'une dissuasion nucléaire, c'est possible et ça peut même se comprendre. Que le régime veuille développer un secteur nucléaire civil, c'est clair et ça peut aussi se comprendre. Il y avait, surtout, des négociations en cours sur ce sujet avec les US, et les ayatollahs ont beaucoup de défauts mais ils ne sont pas eux-mêmes suicidaires. Néanmoins, se sachant visé, Ali Khamenei vient de passer le commandement stratégique aux Gardiens de la Révolution, ce qui n'est pas une bonne nouvelle...
Nous assistons donc à nouveau à un vaste mensonge visant à justifier une attaque massive contre un pays gênant, espérant sans doute aboutir à l'implosion politique et un changement de régime.
Le chancelier allemand va-t-en guerre en rajoute une couche :
"C'est le sale boulot qu'Israël fait pour nous tous. Nous sommes également touchés par ce régime", a déclaré Merz dans une interview accordée à la chaîne allemande ZDF et diffusée hier. "Le régime iranien a apporté la mort et la destruction dans le monde", a-t-il ajouté.
Les cons, ça ose tout. Certes les Gardiens de la Révolution iraniens sont une milice fanatique, mais en termes de morts et de destructions ils sont quand même très loin derrière les US et Israël.
Le plus extraordinaire reste la capacité d'Israël à contrôler les US, d'une part par un vaste programme de corruption institutionnelle via l'AIPAC, d'autre part par la forte présence de sionistes radicaux dans les sphères de pouvoir. Le beau-fils de Trump, Jared Kushner, est lui-même un ami proche de Netanyahou. Et tous ces gens partagent avec les islamistes le fantasme millénariste d'une nécessaire fin du monde avant le retour du Sauveur, quel qu'il soit...

27 mai 2025

Vincent Verschoore

-24/5/2025- Le film Ex Machina, sorti voici dix ans, illustrait la capacité d'une IA à manipuler ses interlocuteurs humains grâce à une compréhension de leur psychologie.
Cette capacité s'illustre désormais "pour de vrai", selon ce test où une IA, ici GPT-4, débat avec des humains afin d'essayer d'orienter leurs opinions. Et cela semble fonctionner, que l'IA ait connaissance des caractéristiques psychologiques et sociales de son interlocuteur, ou pas.
L'IA utilise une rigueur algorithmique évitant les erreurs (jugements de valeur, contre-sens etc.) pour aboutir à un succès qui semble remarquable :
"Dans ses échanges, GPT-4 semble surtout briller par la cohérence de ses propos et sa capacité à éviter les raccourcis idéologiques. Le Washington Post souligne ainsi que l’IA parvient à convaincre, même sans profil précis à cibler, sur des sujets aussi sensibles que la peine de mort ou le revenu universel. L’influence politique des IA résiderait donc davantage dans la qualité intrinsèque de leurs messages que dans leur finesse de ciblage."
N'importe quel régime peut désormais mettre en ligne des faux comptes visant à convaincre le public de l'évidente nécessité de sa politique, quelle qu'elle soit :
"Ces nouveaux outils reprennent les codes du microciblage politique révélés dans l’affaire Cambridge Analytica, mais les rendent accessibles à une échelle inédite."

9 mai 2025

Vincent Verschoore
Ze Rhubarbe Blog

-9/5/2025- Le Financial Times publie un éditorial condamnant le silence occidental sur le massacre perpétré à Gaza par les judéo-fascistes.
Extrait :
"Après 19 mois d'un conflit qui a tué des dizaines de milliers de Palestiniens et suscité des accusations de crimes de guerre à l'encontre d'Israël, Benjamin Netanyahu se prépare une fois de plus à intensifier l'offensive israélienne à Gaza. Le dernier plan en date met Israël sur la voie d'une occupation totale du territoire palestinien et repousse les habitants de Gaza dans des poches de plus en plus étroites de la bande de Gaza en ruines. Il conduirait à des bombardements plus intensifs et à la libération et au maintien du territoire par les forces israéliennes, tout en détruisant les quelques structures qui subsistent à Gaza.
Ce serait un désastre pour les 2,2 millions d'habitants de Gaza qui ont déjà enduré des souffrances insondables. À chaque nouvelle offensive, il est plus difficile de ne pas soupçonner que l'objectif ultime de la coalition d'extrême droite de M. Netanyahou est de rendre Gaza inhabitable et de chasser les Palestiniens de leur terre. Depuis deux mois, Israël bloque l'acheminement de toute aide dans la bande de Gaza. Les taux de malnutrition infantile augmentent, les rares hôpitaux qui fonctionnent sont à court de médicaments et les alertes à la famine et à la maladie se font de plus en plus pressantes.
Pourtant, les États-Unis et les pays européens qui présentent Israël comme un allié partageant leurs valeurs ont à peine prononcé un mot de condamnation. Ils devraient avoir honte de leur silence et cesser de permettre à Netanyahou d'agir en toute impunité."

En même temps, Macron reçoit en grande pompe le tueur islamiste al-Jawlani, dont la tête valait un temps dix millions de dollars, aujourd'hui de facto patron de la Syrie sous le nom de Ahmed al-Charaa.
Macron et les manipulateurs de masse ont parfaitement compris que l'absurde et l'outrance permanente ont un effet de sidération sur les populations, que la sidération éteint l'action, et que c'est donc un excellent moyen pour faire passer n'importe quoi.

1 mai 2025

Vincent Verschoore
Ze Rhubarbe Blog
30/4/2025

Témoignage d'une journaliste d'investigation sur la mort du journalisme, au profit de la propagande, avec le Covid pour exemple

"Maintenant que même l'OMS a cessé de nous harceler avec son hit-parade insensé de tests positifs, une conclusion s'impose : ces trois ans de crise incarnent le requiem du journalisme. De sa mission de raconter une histoire après l'avoir vérifiée. De son devoir de comparer différentes sources. De son impératif de poser des questions dérangeantes à ceux qui gouvernent et à ceux qui profitent de la crise.
Le journalisme était le chien de garde de la démocratie. Il s’est transformé en caniche de salon – ou en chien-chien, comme l'a écrit Martina Pastorelli. Finie la curiosité pour l'ombre; disparue la nécessité de garder un esprit critique ; oubliée la mission de se tenir aux côtés de ceux qui ont moins de pouvoir. Les piliers de la profession ont été remplacés par des statistiques dénuées de contexte, des graphiques à lignes rouges anxiogènes et des phénomènes déroutants comme l'invention des «télévirologues»."

Rien de surprenant pour ceux qui, comme l'auteure Serena Tinari, suivent ces dossiers mais c'est effectivement une catastrophe pour la démocratie et le libre arbitre, qui tous deux dépendent de l'accès à une information véritable.
Une situation de domination par la désinformation que recherche la mouvance techno-totalitaire, en l'occurrence incarnée par les covidistes.

Article complet ici (cliquer sur l'image) 

18 avril 2025

Vincent Verschoore

-17/4/2025- Quoi que l'on pense de Luc Ferry par ailleurs, il faut lui reconnaître le courage, depuis le début, de s'opposer à la doxa euro-atlantiste sur la guerre en Ukraine.
Il le répète encore tout récemment (12 avril) sur LCI :
"On a mis combien ? 350 milliards de dollars d'armes ? Je ne dirais pas pour rien, […]. Mais en tout cas pour que l'Ukraine perde la guerre et que l'Union Européenne perde une guerre qu'elle n'a pas menée."
puis :
"Je pense que c'est l'Ukraine qui a déclenché cette guerre avec la guerre du Donbass, voilà. Et que c'était une connerie monumentale que de déclencher en 2014 une guerre contre les russophones de l'Est et que ça ne pouvait pas bien se terminer. C'est une catastrophe qui était programmée à partir de 2014."
et enfin :
"La vérité c'est que la guerre du Donbass elle a fait pratiquement 15 000 morts, elle a été atroce, il y a eu 6 000 civils massacrés par des milices ukrainiennes abominables. Et donc ça ne pouvait pas bien se terminer. […] Poutine c'est pas Hitler. […] Il n'a pas encore tué 6 millions de juifs. En revanche les Ukrainiens étaient bien partis."
Une analyse défendue par de nombreux experts qui, tel Mearsheimer, préviennent depuis longtemps que provoquer la Russie finira par avoir des conséquences, ce qui était bien l'objectif des USA pré-Trump, de l'Otan et de l'EuroSoviet. Mais cela ne se passe pas comme prévu...
La glorification permanente du régime illégitime, psychopathique et corrompu de l'Ukraine par l'EuroSoviet et ses bellicistes (Macron, Starmer, Merz) est absurde. Le siphonnage financier sert le complexe militaro-industriel et les gens bien placés (von der Leyen n'en est pas à son coup d'essai), et l'armée ukrainienne (malgré le courage certain des types sur le front) souffre d'un commandement inepte (attaque sur Koursk notamment) et politique (luttes de pouvoir), malgré le soutien massif des moyens de renseignement, de targeting et de communication Otan (voir un récent article du NYT).
Hors les idéologues, les ignorants soumis à la propagande et les profiteurs (ce qui fait quand même pas mal de monde), plus personne n'est dupe, mais ça continue. L'objectif du régime ukrainien comme de l'EuroSoviet est clairement d'alimenter et d'utiliser la "menace russe" pour justifier la dictature technocratique et les arbitrages budgétaires qui l'arrangent.
Nous avons pourtant tellement d'autres problèmes à régler.