Translate

Affichage des articles dont le libellé est H16. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est H16. Afficher tous les articles

14 janvier 2026

Bikinis et statistiques : la nouvelle terreur des dirigeants

H16
14/1/2026

Horreur, catastrophe et heures les plus sombres : de dangereux internautes seraient en train de ficher les musulmans de France !

Quelle abomination ! Il semble en effet qu’un site se charge de recenser toutes les mosquées de France.

Ce site, c’est Trouve Ma Mosquee et cette cartographie vient de déclencher une véritable crise d’hystérie dans les médias…


Ah, pardon, non, on m’explique que ce n’est pas de ce site dont il est question, mais de Où Va Ma France ! Il s’agit d’une plateforme en ligne qui agrège et visualise des données officielles sur les évolutions démographiques, sécuritaires, migratoires et culturelles en France, en se concentrant sur cinq thèmes principaux (insécurité, immigration, islamisation, défrancisation et « wokisme »), avec des indices synthétiques, des cartes interactives et un flux d’incidents en temps réel.

Le site, lié à un compte X actif qui partage des statistiques locales similaires, vise à informer sur l’état des lieux de la France à travers des tableaux de bord et des sources comme l’INSEE ou data.gouv.fr.

La polémique éclate au début de ce mois suite à un message posté sur X par son compte officiel, vantant une fonctionnalité permettant de localiser les centres pour migrants, les mosquées et les quartiers dits « émotifs » « sensibles » à proximité, présenté comme un outil pratique pour un déménagement.

Accusé par la députée écologiste Sabrina Sebaihi de « ficher » les musulmans en raison de leur origine, de recourir à des statistiques ethniques illégales et de mettre « des cibles dans le dos » des Français de confession musulmane, le site est perçu par ses détracteurs comme un outil discriminatoire et islamophobe, recyclant des thèmes chers à l’extrême droite tels que l’insécurité, l’immigration, l’islamisation, la « défrancisation » et le « wokisme », et, pire que tout, en s’appuyant sans vergogne sur des données publiques issues de sources officielles comme l’INSEE ou l’OFII. C’est un scandale !

Immédiatement, la presse prend le relais. Libération, BFM, Le Parisien et d’autres se fendent d’articles – à charge – pour tenter de faire monter l’outrage et camoufler l’absence de différence entre ce site et les données publiques disponibles sur la Cimade, la Finess ou le SIG officiel des villes de France.


Car voyez-vous, il y a la bonne information, celle qu’on peut trouver soi-même sur les sites officiels, sur les sites dédiés. C’est une information citoyenne et engagée qui permet de se faire une idée de l’endroit où l’on vit, les lieux de culte etc. Et il y a la mauvaise information, qu’on peut trouver soi-même sur les sites officiels ou dédiés qui est scandaleusement rassemblée par des citoyens engagés afin de transmettre une idée de l’endroit où l’on vit, des lieux de culte, etc.

Et ça, c’est scandaleux parce que c’est d’extrême droite et c’est forcément fasciste.


Parallèlement – et ce n’est pas sans lien – les plaintes contre X s’empilent.

Non, il ne s’agit pas d’une recrudescence de cette procédure pénale permettant à une victime de signaler une infraction dont l’auteur est inconnu, mais de l’accumulation de gémissements plus ou moins outrés contre la plateforme de Musk.

Depuis le rachat de Twitter par Musk pour en faire X, l’ensemble de l’intelligentsia occidentale s’est largement exprimée et agitée pour que cette plateforme écrabouille consciencieusement la liberté d’expression sous la bien-pensance, l’auto-censure et les thèmes gauchistes du moment. Au moment où il fut clair qu’il n’en serait rien, tout ce que la classe jacassante comptait d’influenceurs s’est mobilisé pour trouver des moyens de faire fermer X.

Bien évidemment, les autorités européennes ne furent pas en reste et les passes d’armes entre l’ex-Commissaire Breton et Elon Musk ont régalé de nombreux lecteurs, tant les fessées numériques infligées au premier par le second furent retentissantes (et méritées). Comme les échecs des détracteurs de X à faire fermer la plateforme s’accumulent, les prétextes deviennent de plus en plus rocambolesques.

Dernièrement, ce sont plusieurs officiels gouvernementaux qui ont jugé absolument scandaleuse la possibilité de produire, directement à partir de la plateforme en question et en utilisant l’intelligence artificielle Grok, des images de personnes en bikini. Sans surprise, ces critiques sont venues des suspects habituels ; au Royaume-Uni, ce fut notamment le premier ministre Kier Starmer qui a estimé que ces générations d’images était absolument scandaleuses et les menaces de sanctions ont rapidement fusé vers Musk que ce dernier a analysé comme un nouveau prétexte pour censurer la plateforme.

En France, ce fut notamment le cas de cette endive excitée de Jean-Noël Barrot. Nageant une fois encore dans cette confusion mentale épaisse qui semble présider à toutes ses prises de paroles publiques, il a choisi dans un tweet approximatif de rappeler qu’il avait porté une loi sur les « deepfakes à caractère sexuel » en incitant les victimes de ces photos en bikinis à porter plainte aussi vite que possible, que diantre.

Dans la foulée, le ministère de l’Économie – apparemment compétent pour épiloguer sur l’intelligence artificielle et les bikinis – s’est aussi fendu d’une communication étrange mentionnant des contenus illicites, jugeant sans doute – à raison – que voir Jean-Noël Barrot en bikini constituait une forme assez barbare de torture.


Au passage, on devra noter le timing particulièrement judicieux de ces demandes de censure puisqu’elles sont intervenues au moment même où tout internet fut coupé en Iran, l’actualité ayant probablement un sens élevé de l’ironie.

Et ici, peu importe que ces images de personnes en bikini concernent aussi bien les femmes que les hommes, ou que ces dernières ne contiennent pas, au terme de la loi, de caractère sexuel, ni que ces contenus puissent être produits aussi bien sur X via Grok que sur Gemini de Google ou ChatGPT d’OpenAI : il apparaît évident que les images de célébrités et de politiciens en bikini produites par X sont insupportables et justifient une épaisse censure de toute la plateforme, le plus rapidement possible, alors que les mêmes images produites par Gemini ou ChatGPT sont de simples contenus générés par l’intelligence artificielle et voilà tout. Quand une IA génère des bikinis, c’est de l’innovation mais quand c’est celle de Musk, c’est un motif de dépôt de plainte.


Et tant pour le site « Où Va Ma France » que pour ces histoires de bikinis, on retrouve les mêmes mécanismes de volonté de censure basés sur des sentiments offusqués propulsés par toujours les mêmes types de gauchistes qui veulent avant tout contrôler le discours et les informations disponibles pour le peuple. Dans un monde où l’information doit être à la fois publique et politiquement filtrée, rendre visible ce qui dérange devient un acte subversif.

Ces deux affaires révèlent une vérité simple : ce n’est pas la nature de l’information qui pose problème, mais qui la diffuse et comment. Des données publiques deviennent « dangereuses » quand elles sont trop facilement accessibles, des algorithmes d’IA deviennent « toxiques » quand ils ne sont pas entre les bonnes mains.

Le message est clair : l’information doit rester le privilège de ceux qui savent ce qui est bon pour vous.


https://h16free.com/2026/01/14/83179-bikinis-et-statistiques-la-nouvelle-terreur-des-dirigeants

12 janvier 2026

Il faut complètement mettre fin à l’audiovisuel public

H16
12/1/2026

En France, la télévision et la radio d’État ne valent plus tripette.

Oh, ce n’est pas une louange pour leurs équivalents privés dont le niveau général est globalement aussi mauvais, mais au moins ces derniers ne sont pas chèrement payés par les contribuables. En revanche, l’audiovisuel public mobilise des milliards d’euros et malgré ce financement public qui devrait l’astreindre à une qualité et une neutralité minimale, il s’enfonce tous les jours dans la propagande, la manipulation ou le mensonge pur et dur.


Ainsi, il aura fallu plus de douze jours pour que les rédactions de France 2 ou de France Inter fassent timidement part des troubles massifs qui secouent actuellement l’Iran. Peut-être ces rédactions trouveront-elles le culot d’expliquer leur silence par le peu de relais de la presse écrite française… Alors que cela montre surtout qu’ici encore, les subventions déversées – 200 millions d’euros – à cette presse franchouillarde minimaliste n’en garantissent pas non plus ni sa qualité, ni sa neutralité : elle achètent souvent le silence, rarement la compétence.

La semaine écoulée fut une excellente démonstration que l’argent public versé dans l’information, que ce soit l’audiovisuel ou la presse écrite, l’a été en pure perte : les « journalistes » français ont beaucoup « travaillé » sur la neige et ses désagréments, l’incendie en Suisse et des questions gouvernementales diverses, leur permettant de ne parler du reste du monde que de façon très rapide et superficielle.

De toute façon, la rédaction moyenne française a déjà largement expliqué ce qu’il fallait penser de la géopolitique internationale qui se résume par « Trump est idiot » ou « Trump est méchant ».


À présent, les radios et télévisions d’État ne s’occupent plus que des sujets qui ne fâchent pas, ou qui ne mettent pas en scène l’incompétence du régime macronien. Ils multiplient les analyses de la pluie et du beau temps, les faits divers majeurs, et se contentent du minimum syndical pour le reste.

En réalité, l’audiovisuel public n’est plus le quatrième pouvoir mais est devenu l’attaché de presse du régime en place. Il n’est pas là pour informer, mais déformer. Faits, angles, vocabulaire, opinions, tout est orienté. Comme toute propagande efficace, l’objectif n’est pas d’interdire de réfléchir, mais de fournir la pensée prête à l’emploi à ceux qui écoutent encore religieusement.

C’est cependant de plus en plus visible et grossier.

À tel point que fut tentée une Commission d’enquête parlementaire, formée suite notamment à la conversation – complètement ahurissante – entre Patrick Cohen, Thomas Legrand et des élus socialistes discutant des méthodes qu’ils envisageaient d’employer pour saboter la campagne électorale de Dati à la mairie de Paris. Cette commission devait aussi revenir sur les allégations pointées par la Cour des Comptes de dépenses abusives de la part de Delphine Ernotte, patronne de France Télévisions.

Bien sûr, il était entendu dans le milieu médiatico-politique que cette Commission d’enquête devait absoudre tout ce beau monde : les gueux n’ont pas à savoir comment la saucisse est fabriquée, comment est cramé leur pognon et si, par hasard, les uns et les autres jouent de connivences, ça ne doit pas s’ébruiter. Le peuple n’a pas à savoir, que diable !


Malencontreusement, le rapporteur de cette Commission – le député Charles Alloncle – a refusé de jouer ce jeu et a commencé (l’outrecuidant !) à poser des vraies questions, à chercher à comprendre pourquoi les connivences Cohen/Legrand/PS pouvaient continuer alors que, déontologiquement, cela nécessiterait des mesures fermes. Pire : il a été (l’impudent !) jusqu’à demander des comptes précis des dépenses de FranceTéloches, et devant les réponses vasouillardes d’Ernotte, a envisagé d’aller voir sur place.

C’en était trop !

Alors que les extraits des interventions d’Alloncle raflaient des centaines de milliers de vue sur X, que l’incroyable désinvolture des fonctionnaires et des célébrités du PAF était affichée à la vue de tous sur les réseaux sociaux, le système s’est rebellé.

Rapidement fut montée une campagne de communication contre Alloncle, le présentant – évidemment – comme un député d’extrême droite (facho ?) qui cherche la polémique (il pose des questions pertinentes, c’est absolument honteux !) et qui mène une enquête « à charge » scandaleuse !

Et alors que les Français se passionnaient de découvrir où passent les 4 ou 5 milliards d’euros de leurs impôts dévolus à l’audiovisuel public, vite, vite, il fut décidé qu’il fallait « apaiser » cette Commission comme l’expliquait Patrier-Leitus, son président (un député macroniste – le hasard fait toujours bien les choses en politique) : pour cela, elle fut mise en pause quelques semaines (disons un mois) et ne reprendra mi-janvier, que lorsque l’actualité aura balayé les auditions absolument désastreuses pour les Ernotte, Cohen et tout le tremblement audiovisuel public.

Pour faire bonne mesure, il fut aussi décidé d’interdire toute retransmission « en live » sur X, et – pour éviter tout nouveau dérapage (comprenez : que de vraies informations soient diffusées) – il fut décidé de museler Alloncle l’enquiquineur : fini les questions pertinentes « à charge ». On se contentera d’une eau à peine tiède pour notre Tisane Bondodo, merci.


Il y a quelques années, il était encore raisonnable de demander une rationalisation de toutes ces chaînes, pour se concentrer sur quelques radios et une paire de chaînes de télé sinon efficaces au moins suffisantes. Rapidement, il est apparu que ça ne suffirait pas : trop de gabegies, trop de mauvaises habitudes… La privatisation semblait donc une solution efficace.

Malheureusement, et cette Commission le prouve au-delà de tout doute, même faire un simple état des lieux relève de la gageure : tout le corps concerné se raidit pour garantir que rien ne changera. Peu importe la propagande, les biais, la désinvolture, « l’intendance suivra » et l’intendance, c’est le contribuable, n’est-ce pas…

Devant cette réalité, la seule solution valable consiste à une mise à l’arrêt, une dissolution pure et simple, et une vente des matériels et locaux au plus offrant.

Pour l’audiovisuel public, tout doit disparaître : quand la réforme est impossible, la suppression est inévitable.


https://h16free.com/2026/01/12/83108-il-faut-completement-mettre-fin-a-laudiovisuel-public

9 janvier 2026

Demain, des robots neufs dans des villes en ruines ?

H16
9/1/2026

Nous approchons de la seconde phase de l’aventure de l’intelligence artificielle.

Si la première fut celle de l’exploration et de la démocratisation, la seconde sera celle de la régulation et de l’intégration systémique. Eh oui : nous basculons d’un outil de curiosité à une force tectonique qui redéfinit le travail, l’infrastructure et, plus profondément, le lien humain.

La transition qui se met en place actuellement sera singulière. En effet, d’un côté, l’intelligence artificielle s’infiltre dans tous les secteurs ; de l’autre, nous assistons à la décrépitude des infrastructures physiques héritées des « Trente Glorieuses ». Aux États-Unis par exemple, l’American Society of Civil Engineers attribue une note de C- (moyen) aux infrastructures nationales, avec 43% des routes et autoroutes en condition « pauvre ou médiocre » (ZRC Worldwide) ; plus de 220 000 ponts nécessitent des travaux majeurs ou un remplacement complet. En Europe, environ 300 ponts en Italie sont menacés d’effondrement par exemple, tandis que les infrastructures vieillissantes génèrent des coupures d’eau et d’électricité de plus en plus fréquentes.


Et dans ces infrastructures, on retrouve les centrales (nucléaires ou non), les transformateurs électriques, les ponts, les chaussées, les conduites d’eau, de gaz, etc.

En effet, tout indique qu’avoir des robots qui font du terrassement et de la maintenance lourde prendra sensiblement plus de temps qu’avoir des drones volants et des sex-bots : comme le note une étude récente, les robots de construction se concentrent principalement sur des tâches comme la pose de briques, l’inspection par drones ou l’assemblage en usine. La robotique lourde pour la maintenance infrastructurelle reste fragmentée, avec des solutions spécialisées pour des tâches uniques plutôt que des plateformes multifonctionnelles capables d’intervenir sur différents types d’infrastructures.

C’est logique : non seulement, les contraintes sont plus fortes dans le premier domaine que le second, mais en plus les incitations économiques (l’appât du gain) orientent beaucoup plus la demande et les capitaux vers le second que le premier. Sans surprise, le renouvellement des effectifs techniques est en berne, les jeunes générations se tournant vers des filières numériques plus « confortables ».

Cependant, l’impact le plus fort pourrait ne pas être économique, mais bien anthropologique : l’introduction de la robotique spécialisée (notamment sexuelle et affective) risque de briser le contrat tacite entre les sexes, basé sur la psychologie évolutionniste. Ainsi, selon les travaux de psychologie évolutionniste (voir par exemple les théories de David Buss sur les stratégies de reproduction), l’investissement biologique est asymétrique : la femme investit davantage dans la gestation et la protection, tandis que l’homme tend vers une diffusion de ses gènes. Cette asymétrie entraîne, assez logiquement, des objectifs et des comportements différents pour les deux sexes. Or, si des robots peuvent offrir une simulation de plaisir ou de relation sans les contraintes qui vont avec (conflits, frais financiers, engagements), la valeur perçue du partenariat humain traditionnel s’effondre.


On observe déjà une « épidémie de solitude » que l’intelligence artificielle pourrait paradoxalement combler et aggraver simultanément. Le risque est un abandon du terrain d’interaction réel pour un confort virtuel… sans descendance.

Ce n’est pas tout.

Certaines analyses actuelles suggèrent que l’intelligence artificielle remplacera les tâches ingrates. En réalité, le remplacement sera plus subtil puisque ce sont les « cols blancs » qui sont en première ligne, des emplois de bureau notamment. Or, ces emplois administrativement denses sont historiquement plus féminisés, et sont les plus exposées à l’automatisation immédiate par l’intelligence artificielle générative (on pourra s’en convaincre en regardant les récentes études à ce sujet).

Autrement dit, à court terme, nous pourrions vivre une inversion sociale : les métiers physiques et manuels, parce qu’ils sont les plus difficiles à automatiser par des robots coûteux, redeviendront le socle de l’activité humaine, tandis que les fonctions intellectuelles intermédiaires seront absorbées par les algorithmes. Cette inversion pourra-t-elle contrebalancer l’effet de séparation des deux sexes exposé aux précédents paragraphes ?

La mutation que nous allons tous, collectivement, vivre dans les prochaines années ne va pas reposer, ou disons pas directement, sur la seule puissance de l’intelligence artificielle mais plutôt sur la rupture de l’équilibre entre nos capacités numériques et nos nécessités biologiques et physiques : si nous continuons à privilégier une intelligence artificielle de service et de divertissement au détriment d’une robotique de maintenance infrastructurelle, nous finirons par vivre dans une société de « haute technologie dans des ruines ».


Et ce constat est d’autant plus inquiétant que tout nous pousse, actuellement, à trouver dans l’intelligence artificielle un remplaçant de l’autre dans notre intimité. Or, cette dernière est – pour rappeler une évidence – le moteur même de la survie de l’espèce, via la famille et la transmission des gènes et ceci n’est pas délégable à une machine aussi intelligente soit-elle.

Cette seconde phase de l’intelligence artificielle ne doit pas être seulement celle du « contrôle » gouvernemental, qui semble pourtant s’installer avec obstination (et, finalement, peu de finesse ou d’intelligence), mais plutôt celle d’une réorientation vers le réel. Dans une à deux décennies, la question même du travail humain pourrait être redéfinie. Pour éviter une lente décrépitude, l’Humanité devra consciemment protéger l’espace de la rencontre humaine contre la tentation d’un confort synthétique total.

Le défi de demain n’est pas de savoir ce que l’intelligence artificielle peut faire pour nous (progressivement, la réponse sera « tout »), mais plutôt ce que nous devons absolument continuer à faire par nous-mêmes pour rester une civilisation vivante.


https://h16free.com/2026/01/09/83009-demain-des-robots-neufs-dans-des-villes-en-ruines

7 janvier 2026

Une histoire de crèches en carton

H16
7/1/2026

Le tournant de l’année avec notamment Noël et l’Épiphanie est souvent l’occasion de parler de crèches.

Cependant, cette année, il ne s’agit pas d’évoquer ces crèches dans certaines mairies fricotant honteusement avec les heures les moins laïques de notre histoire – et donc non, nous n’évoquerons pas ici les batailles épiques des véritables chevaliers de la laïcité combattant âprement, avec leur sueur et leur sang, ces crèches dans des endroits républicains.


Non, décidément, il s’agit plutôt de parler ici de crèches américaines ou disons des « daycare centers », c’est-à-dire les garderies et crèches publiques (payées par les impôts des contribuables américains) qui se répartissent sur tout le territoire pour offrir (moyennant impôts) une place aux petites têtes blondes et autres : de nos jours, la société est ainsi faite qu’il faut bien que quelqu’un s’occupe des enfants lorsque les deux parents travaillent… Mais que se passe-t-il quand ces crèches n’existent que sur le papier, et que les enfants ne sont que des lignes comptables fantômes ?

Or, ces derniers jours, une enquête d’un certain Nick Shirley, un influenceur sur Youtube et sur X, a levé une série de lièvres assez monumentaux au sujet de ces crèches. Dans une vidéo de 42 minutes, il documente une fraude massive au Minnesota (évaluée à plus de 110 millions de dollars au moment de la sortie de son documentaire) qui permet à des Somaliens, fraîchement immigrés dans l’État américain, de détourner l’argent des contribuables américains. Ces sommes sont notamment soupçonnées de financer Isis & Al Chabab, en plus de politiciens et de partis locaux et nationaux américains. Comme quoi, l’argent public irrigue l’économie (sans préciser laquelle).


Cette vidéo a déjà réalisé des dizaines de millions de vues, l’énormité de ce qui est révélé permettant une viralité rapide… En dépit d’un silence compact des médias traditionnels, au moins dans les premiers jours. Et lorsque ces médias se sont emparés de l’affaire, après plus de 100 millions de vues, ce fut, dans un premier temps, pour l’étouffer puis en tentant de montrer que toute l’affaire était une désinformation ou un reportage bidon monté par un influenceur rapidement présenté comme un suprémaciste blanc.

Pour ces médias (peu nombreux mais tous à l’unisson), l’affaire est entendue : il ne s’agit que de racisme (les fraudeurs étant tous Somalis dans les cas présentés) d’autant plus facile à prétendre que l’enquête a été menée par des hommes blancs (pouah !), et les faits reprochés n’existent pas, les crèches étant soit naturellement fermées en cette période de fin d’année, soit en réfection, soit visitées en dehors des heures d’ouvertures. Mais toujours financées, n’est-ce pas.

Cependant, les arguments présentés peinent à convaincre et le nombre de vues de la vidéo continue d’augmenter rapidement, que ce soit sur X ou sur Youtube. Manifestement, les Américains s’intéressent à la question de façon un peu moins superficielle que leurs médias traditionnels, et commencent à demander des comptes.

Petit-à-petit, ils comprennent que ces médias traditionnels sont en train d’essayer de les endormir alors que, depuis on vogue de découvertes en découvertes. Ainsi, on découvre des mécanismes frauduleux équivalents à Boston, où certains internautes découvrent plus de 4000 crèches dans un rayon de 20 km (belle densité !). Dans l’Ohio, à Columbus comme ailleurs, des millions de dollars ont été versés dans ces crèches dont l’existence peine à être prouvée. C’est la même chose à Seattle, où 20 crèches se retrouvent toutes dans un triplet de blocs d’une zone d’appartements subventionnés, où aucun enfant n’est visible et où les rares responsables refusent de répondre à toute question (ce qui est pour le moins inhabituel pour des centres publics chargés de recevoir des enfants)…

Au passage, la portée virale de la vidéo – portée qui signifie rémunération – attire des centaines d’individus, intéressés aussi bien par l’étendue de la fraude que par l’éventuelle célébrité que peut apporter les enquêtes et les lièvres découverts. À côté d’un DOGE centralisé et facile à stopper, cette armée d’enquêteurs individuels constitue plus qu’une épine dans le pied des corrupteurs et des corrompus : Internet fait le travail que les journalistes ne font plus.

Et donc, rapidement, des centaines d’internautes se sont emparés de la question et se sont chargés de trouver toutes les traces de possibles malversations. Et à mesure que progressent leurs enquêtes, il apparaît de surcroît que l’ensemble des mécanismes de paiement fédéraux et locaux mobilisés pour financer ces crèches sert essentiellement – outre à payer des Somaliens pour faire semblant de les gérer, et leur permettre de rapatrier des montagnes de dollars en Somalie – à arroser les campagnes électorales des politiciens locaux (très essentiellement, des Démocrates) – ici par exemple. La boucle est bouclée : les impôts financent les partis qui augmenteront les impôts.

Parallèlement à ces enquêtes ressortent à présent différentes statistiques qui tendent à prouver que le niveau général de fraude fiscale aux États-Unis est devenu particulièrement important, avec certains chiffres qui évoquent que jusqu’à 60% de la collecte arroserait des mécanismes frauduleux divers et variés (dont les crèches somaliennes).


La fraude ainsi levée par Nick Shirley est en train de se transformer en véritable déclencheur d’une prise de conscience auprès des contribuables américains qu’une partie croissante de la richesse qu’ils créent est détournée sans vergogne par différents mécanismes, mais – et c’est encore pire – qu’une partie de ce détournement sert assez activement à saboter les fondements même de leur société.

Petit-à-petit, les constats libertariens s’imposent à eux : les impôts sur le revenu sont une forme d’exploitation humaine, et les contribuables deviennent du bétail, le gouvernement se contentant alors de gérer une ferme taxicole frauduleuse à grande échelle, élevant ces contribuables en batteries et les taxant pour financer des fraudes massives.

Sans surprise, cela déclenche des mouvements d’humeurs largement relayés sur TikTok, X ou Instagram où certains contribuables envisagent de plus en plus fermement de faire la grève des impôts. Pourquoi continuer à payer si cela ne se traduit pas par des services publics mais le simple enrichissement de gangs ?


Devant l’ampleur de la fraude ainsi découverte, la réaction de ces contribuables américains impose de se poser la question : qu’en est-il de la France ?

Comment imaginer que des mécanismes sinon similaires mais au moins équivalents n’ont pas été mis en place pour exactement les mêmes objectifs, à savoir financer des partis et des politiques spécifiques par d’habiles tubulures financières, en dehors de tout contrôle démocratique ? Comment croire que l’Hexagone échapperait à ce genre de pratiques ?

Derrière la question des fraudes aux crèches américaines se trouve en réalité celle de la corruption du monde occidental, et du détournement de plus en plus flagrant d’une masse considérable des contributions fiscales pour des objectifs diamétralement opposés à ceux des peuples. La panique de toute une classe politique et médiatique américaine et le silence gêné des médias (notamment français) en dit très long sur le pillage et le véritable sabotage qui ont été mis en place.

Le sabotage est occidental, et nous en sommes tous les financeurs involontaires.


https://h16free.com/2026/01/07/83042-une-histoire-de-creches-en-carton

5 janvier 2026

Maduro arrêté : pétrole, drogue... et fraude électorale ?

H16
5/1/2026

L’année 2026 n’est pas vieille mais promet déjà des rebondissements croustillants et offre, dès son troisième jour, un bouleversement géopolitique rapide et inattendu qui a laissé beaucoup d’observateurs dans une grande confusion.

En effet, les petites heures du 3 janvier étaient à peine entamées qu’un ancien travailleur de McDonald lançait une audacieuse opération visant à capturer Nicolas Maduro, le dictateur à la tête du Venezuela, en vue de le traduire devant la justice américaine. Opération qui fut couronnée de succès quelques dizaines de minutes plus tard, l’action ayant duré un peu moins d’une heure…


La confirmation de la capture de Maduro aura plongé beaucoup de gens dans la confusion mentale la plus totale, au premier rang desquels les indécrottables gauchistes qui n’ont pu analyser ce qui venait de se passer qu’en termes d’impérialisme américain : ils sont donc immédiatement montés au créneau pour dénoncer l’insupportable ingérence militaire américaine, venant ainsi au secours d’un authentique dictateur totalitaire qui a consciencieusement pillé son pays, affamé sa population et tué, torturé et enfermé ses opposants politiques.

Une part importante de la classe politique – notamment européenne – s’est retrouvée dans la position inconfortable de devoir en même temps concéder que Maduro était une belle crevure tout en condamnant l’intervention américaine.

Eh oui, pour nos gérontocrates, rien ne semble pouvoir dépasser le Droit International.

Comme le notait un précédent billet de 2024, l’actuelle brochette de mollassons occidentaux persiste à voir le monde au travers d’institutions et de droit positif aussi artificiels que partiaux, pendant que le reste du monde, pragmatique, utilise une diplomatie et une stratégie géopolitique plus aptes à appréhender le monde tel qu’il est. De ce point de vue, Trump se classe plutôt dans les réalistes qui utilise l’idéalisme et l’idéologisme exacerbé des nigauds européens pour mener à bien sa politique.


Du reste, l’intervention américaine est loin d’être dépourvue de toute base légale. Au contraire, même, comme l’explique en détail cet article : Maduro n’est pas considéré comme un chef d’État légitime par les États-Unis depuis l’élection frauduleuse de 2018 au Venezuela et les Américains sont suivis dans cette vision par plus de 50 pays qui ont reconnu Juan Guaidó comme président intérimaire, ce qui prive Maduro de l’immunité liée à la reconnaissance diplomatique ; dès lors, la capture de Nicolás Maduro est une simple application de la loi, et non un acte de guerre, car elle exécute sur un individu spécifique (et non sur un État) une inculpation personnelle datant de mars 2020 pour narco-terrorisme, trafic de cocaïne, infractions aux armes et conspiration pour importer des drogues aux États-Unis, en plaçant Maduro comme leader du Cartel de Los Soles.

On s’étonnera au passage que les Démocrates refusent d’accepter l’entrée sur le sol américain d’un étranger avec un tel passif alors qu’ils ont précédemment accueilli à bras ouverts des milliers de membres de gangs sous l’administration Biden.

D’autre part, la récente publication de la doctrine géopolitique américaine et un retour, très officiel, de l’administration Trump vers la doctrine Monroe ne permettait pas que dure l’actuelle situation vénézuélienne : la présence en Amérique du Sud d’un tel « État voyou » (cette dénomination ayant servi, pour rappel, à envahir l’Irak ou l’Afghanistan) constituait très officiellement une menace pour les États-Unis. Il est d’ailleurs difficile de ne pas voir dans l’intervention américaine un message clair de ce qui attend tout potentat un peu trop remuant dans la sphère d’influence des États-Unis. À ce titre, on pourra sans doute mesurer prochainement l’impact de ce message sur les mollahs iraniens.

Beaucoup – surtout chez les crasseux de gauche et les fervents admirateurs de la poigne maduresque – insisteront pour expliquer que les Américains n’ont agi de la sorte que pour mettre main basse sur le pétrole vénézuélien, oubliant commodément que, jusqu’à présent, le pays était littéralement vendu à la découpe à la Chine et à la Russie par son leader communiste totalitaire. On peut raisonnablement douter du fait que le changement (rapide) impulsé par Trump soit au strict détriment du peuple vénézuélien : peut-être (hypothèse hardie) s’en tirera-t-il mieux avec les Américains qu’avec les Chinois, les Russes ou qu’avec Maduro ?


En réalité et concernant l’exploitation de ce pétrole, l’écrasante majorité du peuple vénézuélien, qui crève de faim, n’attend que ça : l’incompétence de Chavez puis Maduro a durablement fusillé son exploitation locale, et les richesses qu’aurait pu amener ce pétrole n’ont plus bénéficié aux Vénézuéliens depuis 26 ans.

Mais au-delà des raisons très officielles (à classer dans le volet « drogues & trafics ») et des raisons géopolitiques (volet « pétrole & message musclé aux autres dictateurs »), il existe une autre motivation beaucoup moins discutée mais néanmoins bien documentée de l’intervention de l’administration Trump au Venezuela : la récolte de preuves tangibles et de témoins directs (Maduro en étant un crucial) des malversations dans les élections américaines de 2020.

Un petit rappel s’impose. En effet, à part les quelques conspiplotistes qui ont, dès 2020, épluché et correctement suivi les affaires de fraude électorale massive pour la présidentielle américaine, beaucoup ont oublié (volontairement ou non) le lien bizarre mais étroit entre le Venezuela et ces fraudes au moyen de machines à voter Smartmatic et Dominion. Ainsi, le 19 novembre 2020, Rudy Giuliani et Sidney Powell (alors supporters de Trump et décidés à prouver la fraude) tenaient une conférence de presse dans laquelle ils affirmaient que les machines de la marque Dominion utilisaient le logiciel Smartmatic et que ce logiciel avait été développé au Venezuela pour le dictateur Hugo Chavez. S’en suivait d’ailleurs des douzaines d’affidavits par des experts en sécurité informatique (comme celui-ci) qui, ayant enquêté, corroboraient ces allégations stupéfiantes.

Par la suite, les preuves d’ingérences étrangères (vénézuéliennes mais aussi, notablement, chinoises) se sont accumulées sans que la presse s’en fasse l’écho – peut-on, en 2026, encore s’en étonner ? – mais les preuves étaient suffisamment solides et nombreuses pour que le 6 janvier 2021, près d’une centaine de républicains de la Chambre des représentants et plus de douze sénateurs républicains soient prêts à contester les résultats des élections au Congrès.


On sait pourquoi ils n’en eurent pas l’occasion.

Et deux jours plus tard, Powell et Giuliani furent bannis de Twitter et poursuivis par Smartmatic et Dominion. On pourra consulter ce fil sur X pour l’historique documenté de cette étonnante période américaine et comment les mêmes opérations de fraude massive ont été empêchées en 2024, interdisant à Kamala Harris de faire la même « performance » électorale que Biden en 2020.

Petit à petit, à la faveur de nouveaux témoignages, le public américain se rend compte que les élections de 2020 leur furent volées par un État profond confortablement installé dans différentes institutions américaines, CIA en tête, et au sein même de la dictature de Maduro au Venezuela.

Il ne fait pas de doute que l’opération menée ce 3 janvier dernier a rappelé quelques évidences géopolitiques et permis d’appliquer concrètement la « doctrine Monroe » qu’entend mener l’administration Trump. Mais les éléments fournis dans ces derniers paragraphes autorisent à penser que ces éléments géopolitiques n’étaient pas seuls dans le choix d’aller extrader Maduro manu militari.

Vraisemblablement, les prochaines semaines promettent d’être particulièrement informatives. En attendant, réjouissons-nous : cela fait une pourriture communiste de moins à affamer un peuple.


https://h16free.com/2026/01/05/83085-maduro-arrete-petrole-drogue-et-fraude-electorale

1 janvier 2026

H16
1/1/2026

Et malgré tout, une bonne année 2026 !


Et voilà, 2026 est là, pendant que 2025 s’éloigne en traînant derrière elle son cortège de souvenirs, de débats enflammés et de soupirs collectifs et cette impression que l’actualité n’a jamais pris de vacances.

Politiquement, l’année 2025 fut un véritable festival d’âneries sans limites et on a vu s’empiler les rebondissements à l’Assemblée nationale comme s’il s’agissait d’un cirque dont les clowns auraient échappé à tout contrôle, le pompon étant sans aucun doute un gouvernement Lecornu de 14 heures serrées comme un expresso clooneysque.

Économiquement, l’année 2025 fut l’occasion de rappeler à tous l’importance de la dette française. On sait à présent que la France n’en a plus pour longtemps, le moindre frémissement de doute de nos créanciers suffisant à plier la situation comme une chaise de camping bon marché. La force du déni permettra sans doute au système de perdurer encore un moment, mais la réalité palpable permettra d’observer une tiermondisation galopante du pays. Bah, après tout, les Français l’ont voulu.

Voilà donc 2026. Beaucoup auraient préféré, au lieu de cette nouvelle année, reprendre une année précédente pas trop usée, pas trop mouvementée, comme 2006 ou même 1998 si elle est en bonne condition générale, mais voilà, il ne nous est pas donné le moindre choix. Qu’attendre donc de 2026 ? Certainement pas une année calme, ce serait trop suspect.

Souhaitons nous plutôt des rebondissements stimulants, des imprévus et des surprises qui donnent envie de réfléchir plutôt que de soupirer. On peut cependant parier sur une année où l’absurde restera maître. Espérons qu’il en devienne drôle et non tragique.

À tous, mes meilleurs vœux !

20 décembre 2025

Noël arrive et derrière lui, 2026…

H16

-20/12/2025- Il y a des années qui filent en silence, et d’autres qui claquent comme des guirlandes mal accrochées. Celle qui s’achève appartient clairement à la seconde catégorie. À l’heure de ranger les agendas et de sortir les papillotes, peut-être un petit bilan s’impose-t-il…


Et pour le commencer, comment ne pas noter l’importance prise par les réseaux sociaux qui ont durablement entamé la parole officielle : chaque discours officiel est maintenant passé au crible en temps réel, chaque pignouferie semi-lyrique disséquée, sourcée, parfois corrigée et souvent moquée. Le fact-checking est devenu un sport de combat dans lequel les journalistes font souvent office d’objets contondants confrontés à des millions d’yeux attentifs. Le public n’est plus seulement une opinion, mais devient une force de réplique, immédiate et souvent documentée. Pas étonnant que les velléités de censure ont poussé de tous les côtés, et surtout en Europe, la France n’étant pas en reste dans ce domaine.

Sur la scène internationale, l’arrivée de Donald Trump a agi comme un changement brutal de musique en plein bal diplomatique. Les pas appris de longue date ne correspondent plus vraiment au tempo, et l’on devine une certaine fébrilité dans les mouvements des dirigeants européens. La dynamique internationale a fait un salto arrière, et les voir gesticuler, pris de panique, a ajouté un certain comique de situation à la géopolitique mondiale.

En France, l’ambiance est moins festive. Macron est de plus en plus isolé, et ses bricolages politiques successifs n’ont pas réussi à sortir le pays de l’ornière. Le chef est marginalisé, l’orchestre joue faux. Les promesses s’empilent, les rustines aussi. Si la pente est forte, la route n’est plus droite du tout. La situation économique et sociale, déjà fragile, continue de se tendre, laissant un sentiment diffus d’essoufflement collectif. Au milieu de ce marasme, une voix s’est élevée, celle de Nicolas qui paye tout mais qui a réussi à enfin faire un peu parler de la classe moyenne.

L’IA, parallèlement, a commencé à s’insérer un peu partout et s’est invitée dans les conversations, les entreprises, les stratégies militaires et les rivalités géopolitiques, cessant d’être un gadget ou un sujet de conférence pour devenir un facteur structurant de pouvoir, de productivité et d’influence. Devant ces nouvelles opportunités et ces nouveaux risques, l’Europe s’est courageusement dotée de bouchons attachés et la France a fièrement choisi de pondre une loi élevant Alfred Dreyfus au grade de général de brigade.


Bref, l’année 2025 fut bien remplie et il n’y a rien à parier qu’il en sera de même en 2026 : tous les ingrédients s’accumulent pour douze mois de folie furieuse, de propagande déjantée et de politique politicienne sans freins mais avec beaucoup de lois… Ce qui ne peut entraîner qu’une bouffée d’optimisme : que ces fêtes soient donc l’occasion de débrancher quelques écrans, de recharger les batteries et de lever nos verres à une nouvelle année pleine de surprises. C’est en tout cas ce que ce blog va faire pendant quelques jours afin de profiter, de mon côté, de ma famille.

Et pour 2026, soyons plus audacieux que les vœux sempiternels de santé, de bonheur ou de réussite : souhaitons nous de l’insolence, celle qui permet de répondre – au moins par la moquerie – aux tyranneaux de Prisunic et aux avanies du destin. Je nous souhaite à tous de garder cet œil critique qui fait trembler les pupitres de beaux parleurs. Je nous souhaite de continuer à rire de plus belle au nez des conformismes et de chérir notre liberté comme le bien le plus précieux.

D’ici là, que vos fêtes soient joyeuses, que vos débats à table soient animés, et que l’année qui vient soit celle où le bon sens reprend définitivement le pouvoir.

Joyeux Noël à tous les esprits libres !

https://h16free.com/2025/12/20/82983-noel-arrive-et-derriere-lui-2026

17 décembre 2025

Suicide européen : pourquoi tout pourrait s’effondrer d’ici 5 ans

H16
17/12/2025

Compte-tenu de la situation économique et géopolitique de l’Europe, on peut raisonnablement estimer à 75% la probabilité que l’Union européenne disparaisse d’ici fin 2028, comme le fait Erik Dale dans un récent fil twitter.

Son raisonnement, qui tient la route, mérite d’être partagé. Peu importe ici qu’on aime ou pas cette Union, il s’agit ici d’une évaluation aussi lucide que possible, la seule qui permette de comprendre ce qui se passe et où l’on va.


Force est de constater que la France est en faillite, l’Allemagne en a assez de payer, la BCE est à court de munitions, le choc des droits de douane posés par Trump approche, et l’échiquier politique actuel, tant à droite qu’à gauche, bloque toute solution.

En attendant, la zone Euro est entrée à présent dans un compte à rebours de 3 à 5 ans vers une rupture dont on pourrait dresser le calendrier ainsi :

• Entre maintenant et le premier trimestre 2026, on peut s’attendre à des déficits français de 6,5 à 7 % et des écarts croissants des taux d’emprunt (sur les bons d’État) par rapport à l’Allemagne supérieurs à 150 points de base. Inévitablement, la BCE va devoir recommencer discrètement à acheter des obligations.
• À partir du printemps 2026, il n’est pas invraisemblable d’imaginer des élections anticipées en France qui entraîneront un chaos parlementaire total. Les rendements français des OAT à 10 ans testeront alors les 4 à 5 %.
• L’été 2026 se pointe et avec lui, les droits de douane de Trump frappent de plein fouet (ce qui entraîne une perte de 1,5 % du PIB dans la zone euro). L’Allemagne, déjà fort mal en point, plonge en pleine récession. Sans mal, l’AfD devient le premier parti dans les Länder de l’Est.
• L’automne 2026 n’amène rien de bon. Le bilan de la BCE affiche plus de 10 000 milliards d’euros de dettes ce qui pousse l’Allemagne à menacer de quitter l’Eurosystème ou de mettre en place une « comptabilité parallèle ». La révolte des États Membres du Nord de l’Europe devient publique.
• Courant 2027, 2028 au plus tard, un week-end gris sans prétention, TARGET2 explose. Les banques d’Europe du Sud subissent un bank-run, imposant leur fermeture et le contrôle des capitaux par la BCE. L’euro se fracture en deux blocs (sud/nord) … ou disparaît devant les problèmes provoqués.

À ce point, l’Union européenne existe peut-être encore sur le papier, mais la monnaie unique, elle, a bien disparu. Les institutions européenne ont réussi l’exploit de transformer une union économique en pacte de suicide collectif.


Et c’est bien l’euro qui sera le détonateur qui fera exploser l’Union. Forçant 20 économies extrêmement différentes à partager une monnaie unique et un taux d’intérêt unique fixé par la banque centrale, ce bricolage financier hardi ne pouvait pas durer indéfiniment.

Et l’euro, qui ne joue ici qu’un rôle de fusible, sera grillé par la France : avec 115% de dette, des déficits permanents supérieurs à 5 %, quatre Premiers ministres en 12 mois, elle a démontré être incapable de réduire ses dépenses sans provoquer des émeutes.

Or, si la BCE laisse la France faire défaut, c’est la crédibilité de l’euro qui s’effondre du jour au lendemain. Le domino suivant, l’Italie (dette réelle supérieure à 120 %) soit s’effondre à son tour, soit quitte précipitamment l’euro, les préparatifs actuels de Meloni, discrets mais malins avec ses « Buoni Ordinari del Tesoro », l’aidant dans cette manœuvre. Et si la BCE imprime de la monnaie pour les sauver, les épargnants allemands sont volés ce qui entraînera une mutinerie de la Bundesbank et une sortie du « bloc nord ». Sauver le Sud ruine le Nord, abandonner le Sud tue l’euro. L’Union a construit une machine où chaque solution est une catastrophe.

D’autres facteurs rendent la situation encore plus critique.

– En remplaçant le gaz russe bon marché par du GNL américain hors de prix, l’Europe a organisé sa propre désindustrialisation. L’Allemagne ne traverse pas une mauvaise passe, elle liquide son héritage industriel (chimie, acier) en temps réel. Cette désindustrialisation n’est pas un risque, elle a actuellement lieu, maintenant.

– Les directives et réglementations délirantes s’empilent. L’Union européenne ne produit plus de puissance, elle produit de la norme en échange d'(une bonne conscience : Green Deal et folie verte à tous les étages, AI Act castrateur, 1444 points « ESG » obligatoires… L’Europe réglemente ce qu’elle ne sait plus inventer et détruit son agriculture à coup d’interdictions et d’accords de libre-échange incohérents.


– La démographie s’effondre. Le continent se transforme en une gigantesque maison de retraite à ciel ouvert. Les cerveaux fuient vers les USA ou l’Asie, laissant derrière eux une population qui diminue de moitié tous les 40 ans. Une civilisation sans jeunesse est une civilisation sans avenir.

– L’immigration de masse incontrôlée a créé des fractures sociétales irréversibles et une insécurité endémique. Elle alimente une division politique violente entre les peuples qui la refusent (à l’Est) et les élites qui l’imposent (à l’Ouest), pavant la voie aux partis « populistes » partout en Europe : Vox en Espagne, AfD en Allemagne, RN en France, Chega au Portugal, PVV/FvD aux Pays-Bas, et Meloni au pouvoir en Italie.

– La seule réponse européenne coordonnée a été… la censure des réseaux, avec le DSA et les amendes sur Musk. Quand le navire coule, l’orchestre ne joue plus, le capitaine interdit juste aux passagers de crier.

Le cercle vicieux est parfait : la paralysie politique nourrit la défiance des marchés, qui déclenchera la crise de l’Euro, qui provoquera l’explosion finale.

Corriger la situation nécessiterait – outre une prise de conscience très improbable au niveau des dirigeants européens – un arrêt franc des politiques vertes, une suppression de la législation devenue beaucoup trop touffue, un arrêt total de l’immigration et des expulsions massives en commençant par les éléments les plus dangereux (OQTF en France).

Malheureusement, tout comme en France où les réformes profondes ne seront envisagées que trop tard, la remise en cause de ces politiques suicidaires ne sera envisagée qu’une fois le constat d’échec impossible à camoufler malgré la censure et la propagande omniprésentes, les révolutions se déclenchant quand il est plus coûteux de maintenir le mensonge qu’admettre la vérité.

La seule échappatoire pour les dirigeants européens consiste à distraire les peuples. Et rien de tel qu’une guerre pour cela, vous ne trouvez pas ?


https://h16free.com/2025/12/17/82900-suicide-europeen-pourquoi-tout-pourrait-seffondrer-dici-5-ans

15 décembre 2025

France 2027 : La morphine ou le scalpel ?

H16
15/12/2025

Les signes s’accumulent, clairs : l’année 2026 va pulser en France.


La majorité politique, claire et déterminée, n’hésitera pas à proposer un programme politique audacieux, avec un plan bien défini. Comme la classe politique se répartit actuellement sur des partis politiques clairement décidés à sauver les libertés fondamentales et à placer la propriété privée, la liberté d’expression au dessus du reste, on sait déjà qu’on part sur d’excellentes bases.

Bien évidemment, tout ceci ne marcherait pas sans un budget taillé au cordeau. Lecornu – que la paix budgétaire soit sur son nom – a heureusement réussi le pari de proposer une ligne budgétaire réaliste, qui permettra aux administrations d’améliorer encore leur efficacité déjà légendaire. Les choix réglementaires, l’empilement de normes et l’application rigoureuse des textes français comme européens garantiront à nos entreprises un environnement stable, prévisible et parfaitement dissuasif. Nos charges sociales quasiment anecdotiques continueront d’encourager l’emploi… ailleurs.


Mais cela va plus loin : le pays a choisi une indépendance énergétique évidente en remplaçant ses centrales nucléaires par un élégant semis de moulins à vent. De même, l’indépendance alimentaire progresse à chaque abattage de bovins, d’ovins et de volailles. Gageons que ces choix porteront leurs nombreux fruits en 2026 puis les prochaines années.

Pas de doute, nos dirigeants sont en phase avec le peuple : popularité record, magnifique unité d’esprit de nos élites avec le reste du peuple, belle communauté de culture entre Français de province, des métropoles et des banlieues, tous les ingrédients sont rassemblés pour un futur plein d’harmonie.

Avec un peu de chance et une étonnante absence d’effondrement institutionnel, politique et économique complets, arriveront 2027 et les élections présidentielles.

Les Français seront alors confrontés au mieux à un choix cornélien ou, au pire, à leur propre autopsie.

D’un côté, celui d’un passé phénoménal qui a prouvé son excellence : 45 % de prélèvements obligatoires, 120 % de dette, 9 % de chômage, des retraites qui ne tiendront pas, un régalien ridicule (justice, armée, sécurité intérieure n’étant plus qu’une vaste blague), des jeunes qui partent et des entreprises qui ferment. Le bonheur socialiste de l’égalitarisme poussé à son paroxysme pour le plus grand bonheur de la veuve, de l’orphelin et de 1200 Comités Théodules.


De l’autre, un futur d’incertitude, de prise de risque, de nouveauté politique, économique et institutionnelle, par exemple avec une refonte complète du système fiscal et social français : 10% d’impôts et c’est tout.

Avec 10% d’impôt sur les sociétés, et ce, pour toutes les entreprises, de la boulangerie du coin de la rue au géant du CAC 40, sans seuil, sans niche, sans favoritisme et sans complication. Pour les particuliers, 10% d’impôt sur le revenu dès le premier euro et rien d’autre, tout le monde à la même enseigne : plus de barèmes, plus de cases différentes ou de seuils, et plus de triche. L’horreur, quasiment l’égalité républicaine !

Si l’on ajoute une TVA unique à 10% sur tous les produits, biens et services, on commence à entrevoir un paysage très différent de l’actuel : les courses, les vêtements, les voitures, l’immobilier ou les transports – y compris l’essence – deviennent subitement abordables. La consommation, en pleine décrépitude, peut reprendre. On cesse de subventionner la survie pour enfin autoriser la vie.

Une simplification de la sorte ne peut s’arrêter à ces quelques postes : l’État doit maigrir et il ne s’agit plus de dégraisser le mammouth mais d’arrêter de nourrir le T-Rex obèse qui nous sert d’administration.

Outre un gel immédiat, en euro nominaux, des pensions et des prestations sociales, on se doit de mettre fin à toutes dépenses clientélistes et les bricolages (détournements ?) de l’argent public dans les nombreux postes où l’action publique n’a qu’un impact très discutable : associations lucratives sans but, aide à l’étranger, aides aux entreprises, etc… Ce sont des douzaines de milliards qui ne sont pas dépensés et qui n’ont donc pas besoin d’être prélevés.

De la même façon, en éliminant purement et simplement tous les ministères et autres agences croupions destinés à recaser les copains et les coquins de la République, ce sont là encore des douzaines de milliards qu’il ne faudra pas aller chercher dans la poche des Français qui travaillent.

En refondant le système social comme de vraies assurances (maladie et chômage), on peut garantir des prestations de qualité pour des coûts bien inférieurs à ceux pratiqués actuellement (on divise les coûts au moins par deux), la gabegie et la déresponsabilisation – propres au collectivisme à chaque fois qu’il a été appliqué – disparaissant assez rapidement. Pour les nouveaux entrants du système de retraite, la capitalisation constitue (n’en déplaise aux socialistes) la seule solution crédible et efficace. Le collectivisme a toujours promis le paradis en créant l’enfer bureaucratique ; la liberté propose juste de vous rendre les clés de votre propre vie.

Vous trouvez cela brutal ?


C’est brutal comme l’étaient la fin de l’esclavage, celle du servage ou la fin des privilèges. Chaque grande liberté a eu un prix et ce prix, à présent, est la fin de 50 ans de mensonges socialistes et de lâcheté technocratique.

En pratique, on connaît les recettes d’un tel programme : cela revient à faire à peu près le contraire de tout ce qui a été fait les cinquante dernières années. En lieu et place d’une extension permanente du domaine d’intervention de l’État qui n’a conduit qu’à toujours plus de misère, de déresponsabilisation et d’abandon de l’essentiel au profit de l’accessoire, on le recentre sur un régalien aussi resserré que possible, et on laisse aux citoyens la charge de tout le reste comme ce fut le cas en France avant les années 80 et l’arrivée d’un socialisme débridé dans le pays.

Il y a plus de 13 ans, un précédent billet de ces colonnes résumait en 10 points les principales réformes de fond à mener. À l’époque, le billet se concluait en notant qu’aucune de ces 10 propositions n’avaient la moindre chance d’application dans un pays arc-bouté sur son idéologie et ses idées préconçues.

En 13 ans, si la situation a évolué, ce n’est que dans la frange de la population la plus concernée par le délire fiscalo-administratif actuel, en gros les entrepreneurs et une (petite ?) partie de la classe moyenne. Parallèlement, le collectivisme, voire le gauchisme, ont encore progressé dans les institutions, rendant toute idée de réforme purement et simplement taboue (il suffit de voir l’absence totale de toute coupe budgétaire cette année pour le comprendre).

La « recette » présentée ici, de bon sens et à l’efficacité maintenant prouvée par Milei ne sera donc surtout pas appliquée : tout comme il y a 13 ans, le pays n’est pas réformable.

Le drame de la France n’est pas qu’elle manque de solutions, c’est qu’elle est devenue allergique à la réalité. Cornaqué par un mélange de traîtres, d’imbéciles, d’idéologues et de pleutres (ces derniers étant de loin les plus nombreux), il ne pourra envisager cette solution non plus une fois au pied du mur, mais bien quand il s’en sera pris le crépis en pleine face.


https://h16free.com/2025/12/15/82872-france-2027-la-morphine-ou-le-scalpel

12 décembre 2025

Pas de voitures volantes mais des trottinettes électriques : on nous a volé notre futur

H16
12/12/2025

Le progrès serait-il en panne ? Si l’on s’en tient à certaines observations, on peut le penser.

Rappelez-vous, il n’y a pas si longtemps, on nous promettait les étoiles, non pas métaphoriquement, mais littéralement : des voitures volantes, des vacances sur la Lune ou presque. Malheureusement, un rapide coup d’œil à la fenêtre suffit à noter que la science-fiction d’hier n’est pas devenue réalité et qu’en lieu et place de voitures volantes, on a hérité d’hommes-soja montés sur des trottinettes électriques.


L’impression est corroborée par l’analyse de la consommation énergétique dans le monde. Si la consommation globale grossit de façon réjouissante comme le montre le graphique ci-dessous, il en va autrement pour le graphique « per capita ».


Ce dernier montre en effet un aplatissement : depuis les années 1980, la courbe s’aplatit. Le rêve d’une croissance solide s’est brisé contre un mur invisible. Aurions-nous atteint un plateau ? Certes, la consommation énergétique n’est qu’un proxy du progrès mais elle montre bien que même avec une forte augmentation de la population, elle s’est tassée. Peut-on tout mettre sur le dos d’une efficacité énergétique redoublée ?


Ce constat d’un progrès en berne ne sort pas complètement de nulle part.

Dans la culture populaire des années 80 ou 90, le futur – les années 2020 par exemple – ne devait pas ressembler à ça. Dans Retour vers le Futur II par exemple, Marty McFly débarque en 2015 dans un monde de voitures volantes, d’énergie de fusion domestique et d’infrastructures révolutionnaires. En 1989, ce film voyait un futur peuplé de skateboards à lévitation, de voitures volantes, des réhydrateurs de pizza et des vestes auto-ajustées. Nous avons… des smartphones, des écrans plats, des réseaux sociaux à moitié toxiques et des algorithmes qui nous vendent des chaussures. Le futur est arrivé, mais il est plat, gris (nos voitures ont perdu leurs couleurs), et se recharge par USB-C.


Comme le soulignent cruellement certains observateurs, nous avons même régressé dans certains domaines. Le retrait du Concorde est à ce titre un symbole dévastateur : c’est l’une des rares fois dans l’histoire humaine où nous avons volontairement renoncé à une capacité technologique (la vitesse supersonique civile) pour revenir à la lenteur.

Peter Thiel, figure emblématique de la Silicon Valley et penseur critique de cette « Grande Stagnation », résume cette désillusion par une phrase devenue célèbre : « Nous voulions des voitures volantes, nous avons eu 140 caractères. » Dans un article incisif, il argumente que l’innovation s’est réfugiée presque exclusivement dans le monde virtuel, le numérique en délaissant le monde réel, celui des « atomes », du transport, de l’énergie ou de la bio-ingénierie lourde.

Oui, l’iPhone est une merveille, mais il ne nous emmène pas sur Mars et ne guérit pas le cancer. L’illusion du progrès numérique masque une stagnation profonde de l’ingénierie physique. La Silicon Valley optimise, monétise, surveille mais ne créerait donc plus de mondes nouveaux.

Quelles pourraient être les raisons de ce plateau ?

Peut-être est-ce une pure impression, peut-être les effets de mode ont-ils poussé l’humanité vers certaines technologies plutôt que d’autres, favorisant un certain laisser-aller ou le choix du confort plutôt que celui du dépassement ?

Une autre hypothèse hardie, quasi taboue, serait celle d’une « féminisation » de la société, non au sens démographique, mais au sens culturel. C’est en tout cas celle avancée dans un récent article de Arctotherium qui suggère que les valeurs traditionnellement associées au féminin – sécurité, consensus, prudence, égalité des résultats – ont lentement remplacé les valeurs masculines de risque, de compétition, de conquête ou de disruption, et ce depuis les années 70 environ.

Le constat d’un basculement culturel voit des institutions scientifiques, autrefois des fraternités d’explorateurs, devenues des bureaucraties sensibles à la moindre micro-agression. Les projets ambitieux – fusion nucléaire, exploration spatiale, génie génétique – sont étouffés sous des montagnes de conformité éthique, de comités de déontologie, de peurs morales. Le progrès est désormais soumis à un veto émotionnel. Il doit être inclusif, durable, non oppressif. Il doit faire plaisir à tout le monde. Et s’il déplaît, il est abandonné.

La civilisation résultante choisit la sécurité à l’aventure, l’harmonie à la rupture, la régulation à l’invention. Compte-tenu du déluge de lois, de régulations et le délire normatif dont tout l’Occident souffre actuellement, peut-on lui donner tort ?


On pourrait même arguer que cette stagnation ne se cantonne pas à la technologie et touche aussi tout le culturel : Sebastian Jensen note ainsi dans un de ses articles que la culture populaire a cessé d’évoluer après les années 2000. Les talents créatifs, surtout les introvertis brillants, migrent vers la tech ou la finance, laissant un vide. Les prix littéraires illustrent d’ailleurs ce biais : on ne trouve ainsi aucun homme blanc de moins de 40 ans sur les listes notables du New York Times depuis 2021. Les franchises dominantes sont des reboots, des prequels, des suites. La musique est rétro, comme la mode ou l’architecture.

L’esthétique elle-même semble figée. Là où chaque décennie du XXe siècle avait une signature visuelle et sonore distincte, les vingt dernières années semblent former un tout homogène, lissé par les algorithmes : Internet, qui devait être un outil de créativité infinie, a paradoxalement créé un conformisme de masse.

Nous vivons dans un éternel 2010, recyclé sans cesse, dans lequel le futur est devenu un style et non une direction. Nous ne concevons plus le monde à venir, nous le consommons avec nostalgie.

Une autre question s’impose alors : et si cette stagnation n’était pas un accident ? Et si elle était le résultat d’un consensus tacite, d’un choix collectif, voire d’un projet politique conscient ?

C’est la question posée par les frères Weinstein (Bret et Eric), figures marginales mais lucides de la dissidence scientifique, qu’on retrouve souvent dans les médias « alternatifs », ceux qui, justement, ne se contentent pas du conformisme algorithmique ou de l’aplatissement sociétal constaté ailleurs.

Bret, de son côté, affirme que la science a été prise en otage par une faction idéologique qui a transformé la recherche en tribunal moral. Eric, lui, va plus loin : il explique que, pour lui, le progrès fondamental en physique théorique a été délibérément et mystérieusement stoppé au début des années 1970, et que nous vivons dans un état de stagnation intellectuelle depuis plus d’un demi-siècle.


Pourquoi ? Probablement parce qu’il est stratégiquement utile pour les États de bloquer un progrès trop important : car le progrès véritable, celui qui résout le cancer, la pauvreté, la mort, la rareté en somme, rend tout gouvernement inutile… En conséquence de quoi, dans un monde où le progrès menace les pouvoirs établis, la stagnation devient une arme : les élites maintiennent l’Humanité dans un état de quasi crise permanente, suffisamment confortable pour éviter la révolte, mais suffisamment précaire pour justifier le contrôle, et il suffit de lui faire croire que l’innovation réside dans une appli acidulée pour livrer des sushis plus vite…

Le progrès est ainsi devenu un luxe contrôlable. On finance la recherche, mais pas la révolution. On célèbre l’innovation, mais pas la rupture. On a remplacé les fusées par des likes, les laboratoires par des incubateurs de startups, et les génies par des influenceurs.

Cependant, ni le plateau énergétique, ni celui du progrès en général ne sont une fatalité.

Le progrès a été enfermé dans des comités, dans des idéologies et dans la peur. Pour le libérer, il faudra renoncer au confort et au consensus et retrouver la volonté d’un futur qui soit autre chose qu’un simple passé amélioré ou marginalement meilleur.

Alors sans doute, la courbe repartira. Per aspera ad astra ?


https://h16free.com/2025/12/12/80688-pas-de-voitures-volantes-mais-des-trottinettes-electriques-on-nous-a-vole-notre-futur