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9 janvier 2023

Les journalistes défendent-ils réellement la liberté d’expression ou seulement lorsqu’ils sont personnellement concernés ?

H16

Le 15 décembre dernier, Elon Musk décidait de suspendre temporairement une poignée de journalistes de sa plateforme, Twitter. Ceci a immédiatement déclenché une suite de réactions virulentes qui ont éclairé de façon crue les biais des médias, des institutions politiques et… de Wikipédia.

Pour ce milliardaire qui avait pourtant claironné son attachement à la liberté d’expression, il semble étonnant de le voir suspendre plusieurs journalistes de sa plateforme. Un peu de contexte explique pourtant assez bien sa réaction : disposant d’un avion privé dont les déplacements ne sont pas connus publiquement, Musk a en effet expliqué ne pas vouloir voir sa position et ses mouvements pistés par certains activistes présents notamment sur Twitter, estimant que ces informations relèvent de sa vie privée et, plus important encore, peuvent mettre sa vie ou celle de ses proches en danger.

Cette remarque n’est pas frivole : par le passé et récemment, le dirigeant de Tesla, SpaceX et Twitter s’est retrouvé confronté à des individus aux intentions équivoques, lors de la dernière occurrence, son plus jeune fils était sur place, ce qui a probablement alarmé le milliardaire qui a donc décidé d’interdire, au moins sur sa plateforme, toute forme de doxing pouvant mettre en danger les personnes concernées : dorénavant, divulguer des informations personnelles d’un utilisateur de Twitter (quel qu’il soit) est passible d’une suspension.

Une fois ce changement clairement indiqué dans les politiques d’utilisation de la plateforme, plusieurs journalistes ont malgré tout et sans surprise persisté dans leurs habitudes en continuant de relayer les positions et mouvements pourtant privées de Musk et de son avion. Sans surprise non plus, ces journalistes ont donc été suspendus.

Stupeur et hurlements, des journalistes ont donc été suspendus pour avoir enfreint des règles sur Twitter !


On comprend ici que les habituels contempteurs de la plateforme, de Musk et du rachat du premier par le second, s’en sont donné à cœur-joie, harpant avec obstination sur l’idée que le milliardaire aurait ainsi changé son fusil d’épaule concernant la liberté d’expression, qu’il ferait une chasse aux sorcières très politiquement orientée et que bientôt, plus personne n’aurait le droit de rien dire sur ce réseau social maudit. Dans un élan assez typique des troupes wokes, toute une partie de la journalisticaillerie s’est alors mise à parier sur un effondrement de Twitter (qui n’a toujours pas eu lieu) et à piailler pour un départ en masse vers Mastodon (cette plateforme pourtant connue pour héberger du contenu pédopornographique), fuite qui ne s’est du reste pas traduite dans la réalité non plus.


De façon moins anecdotique, on devra cependant noter trois autres réactions majeures suite à ce micro-fait divers sur une plateforme sociale.

D’une part et comme on pouvait s’y attendre, la presse de grand chemin a largement fait son travail habituel de propagande éhontément biaisée : au moyen éculé d’une titraille laissant croire à une suspension arbitraire (“Musk suspend des journalistes qui écrivent sur lui”) ou de vidéo présentant les faits de façon tronquée, elle a peint un personnage erratique et capricieux qu’il sera facile de ressortir à nouveau à chaque nouvelle décision de Musk. La technique est connue et rappelle par bien des aspects le dénigrement systématique dont furent l’objet certains conservateurs américains (Trump en premier), méthode qui n’est d’ailleurs pas sans rapport avec la perte abyssale d’audience de ces médias.

D’autre part, des institutions officielles sont rapidement entrées dans la danse. Si l’on aurait pu comprendre l’une ou l’autre assertion plus ou moins préoccupée de l’administration Biden, il est étrange de lire les déclarations de politiciens élus, notamment européens.

Dans une intéressante suite de prises de paroles, des ministres français ou allemands se sont ainsi empressés de faire savoir leur désapprobation devant ce qu’ils estiment être une atteinte à la liberté d’expression : sans surprise là non plus, on retrouve la fine fleur des froufroutants inutiles comme Jean-Noël Barrot (qui serait ministre délégué en France, selon la rumeur) ou l’insipide Buschmann allemand, ministre à la Justice. L’inexistant Roland Lescure, lui aussi présumé ministre délégué à l’Industrie, aurait choisi de partir de la plateforme pour protester et il est, depuis, revenu bien vite (et si vous n’aviez remarqué ni son départ, ni son retour, c’est tout à fait normal).


Plus surprenant, on trouve aussi des petites saillies de la commissaire européenne et vice-présidente de la Commission Européenne Vera Jurova, appelant même à des sanctions. On cherche encore à comprendre pourquoi la Commission européenne, tout comme les institutions françaises ou allemandes représentées par ces paltoquets pourraient avoir leur mot à dire dans la gestion d’une plateforme privée, d’autant que, comme le remarque Politico en crispant ses petits poings métaphoriques, ces gens sont aussi inutiles qu’impuissants pour contrer les décisions de Musk.

Enfin, signalons la réaction de … Wikipedia : alors même que la nouvelle de la suspension n’avait pas encore fait le tour du globe, des utilisateurs de l’encyclopédie mondiale se sont empressés de commémorer cette décision avec un article intitulé “Thursday Night Massacre (Twitter)” (Massacre du Jeudi Soir) – depuis plus sobrement retitré “Suspensions du 15 décembre 2022”. On admirera la rapidité de production d’un tel article pour ce qui apparaît maintenant comme un détail tant par l’ampleur (on évoque moins d’une douzaine de journalistes concernés) que par la durée (quelques jours de suspensions seulement) ou par le sujet (peut-on parler de liberté d’expression concernant la position en temps réel d’un avion privé ? Le débat reste ouvert).

Bref, dans un mouvement d’ensemble assez remarquable, tout ce que l’information grand public comprend de postes avancés prêts à diffuser un message unique s’est mis à vibrer à l’unisson lors de cet événement pourtant fort modeste, afin de montrer de façon claire qu’une atteinte insupportable à la liberté d’expression était en cours et qu’il fallait se rouler par terre de rage et de frustration (au moins).

Cette réaction unanime laisse perplexe et impose de se poser quelques questions.

Où étaient ces médias lorsque les Twitter Files (évoquées ici et ) sont sorties ?

Montrant pourtant des atteintes sans précédent à cette liberté d’expression, ces dossiers révélés sur Twitter n’ont absolument pas mobilisé ces grappes de tartuffes : la presse de grand chemin n’a pas pipé un mot alors qu’il s’agit sans conteste d’un des plus grands scandales en terme de collusion d’agences de renseignements, d’administrations et de journalistes pour censurer des citoyens ; la Commission européenne et la brochette de ministricules de pays membres n’ont émis aucune remarques et fait preuve d’aucune exaspération de voir ainsi ces réseaux sociaux véritablement cornaqués par des administrations et des pouvoirs à des fins partisanes et politiques pour écraser toute dissidence dans le discours.

Quant à Wikipedia, la présence d’un article symbolique au sujet de ces dossiers explosifs ne les dédouane absolument pas et la raison de leur mutisme est assez simple à comprendre lorsqu’on apprend que, comme ces agences, comme ces administrations, comme ces médias, l’encyclopédie en ligne est maintenant ultra-politisée et presque totalement alignée sur les mêmes objectifs collectivistes de l’extrême-gauche progressiste américaine qui n’ont bien sûr aucun intérêt à détailler les révélations des dossiers Twitter : faisant régulièrement des appels aux dons auprès de particuliers, il apparaît que les fonds collectés ne vont pas essentiellement à la maintenance du site.

Cliquez sur l’image pour accéder au fil Twitter et le dérouler

En pratique, la majeure partie de ces collectes abonde à des fondations, des organisations non-gouvernementales et des projets dont la plupart des donateurs n’ont jamais entendu parler et dont l’objectif est, lui, parfaitement clair et similaire aux objectifs des administrations et médias grands publics occidentaux, à savoir une révolution culturelle occidentale collectiviste.

En somme, en suspendant quelques journalistes pendant quelques jours, Musk a montré une fois de plus où se situaient réellement les défenseurs autoproclamés de la liberté d’expression, c’est-à-dire nulle part où on les attend. Il a en outre dévoilé la véritable capture intellectuelle des médias, des institutions et même de Wikipédia par une frange marginale de la société bien décidée à faire taire chacun de ses opposants par tous les moyens possibles…


https://h16free.com/2023/01/09/73018-les-journalistes-defendent-ils-reellement-la-liberte-dexpression-ou-seulement-lorsquils-sont-personnellement-concernes

4 janvier 2023

Coïncidences : on a arrêté le Médiator pour moins que ça…

H16

L’année 2022 s’est achevée sur un constat : de nos jours, il n’y a plus un seul lieu qui soit vraiment sûr et si, jadis, le lit constituait l’endroit où l’on mourait le plus, il est clair qu’à présent, la mort peut frapper bien plus soudainement, à n’importe quel moment, plusieurs fois devant un ballon, dans des hôpitaux, à la télé ou dans une voiture, sur le plancher des vaches ou en plein vol commercial… Décidément, la mort subite concerne maintenant tout le monde, tout le temps et aucun endroit n’est épargné.

La communauté scientifique a été, un temps, quelque peu déconcertée : pourquoi diable observe-t-on une telle recrudescence de ces morts soudaines ? Oh, bien sûr, il est évident que la presse, toujours friande de sensations fortes (et définitives) s’empresse de rapporter toutes ces occurrences même lorsqu’il n’y a, en réalité, rien d’anormal à tel point que la titraille n’hésite plus à se parer d’un “soudainement” même lorsqu’il s’agit de personnes âgées ayant amplement passé l’espérance de vie, ce qui noie malencontreusement les autres cas où des enfants, des adolescents ou de jeunes adultes en pleine santé décident de ne pas se réveiller un beau matin sans prévenir.

Cependant, après de minuscules minutieuses recherches, la communauté scientifique et les experts de médias de grand chemin se sont ressaisis, et des explications solides ont été trouvées : il devient maintenant assez clair que, depuis quelques mois, ces morts soudaines sont liées au changement climatiqueeh oui, les températures trop chaudes ou trop froides déclenchant apparemment des crises cardiaques inopinées, c’est ainsi… Ou alors, à une surconsommation de café, de jeux vidéos ou d’édulcorants.

Une chose est certaine : tout ceci n’a absolument aucun lien, même vague, avec quelque expérience que ce soit en cours à l’échelle de toute la population, et tout au plus peut-on parler de coïncidence.


Toute coïncidence bue, on doit cependant noter que les occurrences de myocardites et de péricardites ont clairement augmenté dans la population occidentale sur (au moins) les douze derniers mois (comme on pourra le constater sur ces deux études, s’ajoutant aux nombreuses autres parvenant aux mêmes conclusions), à tel point d’ailleurs que ces deux termes, quasiment inconnus du grand public avant 2021, sont devenus bien plus courants.


Et le problème, c’est justement lorsqu’on commence à éplucher les expériences personnelles, les témoignages maintenant nombreux, les études, les chiffres et les statistiques qui s’accumulent un peu partout, on revient à la conclusion (déjà mentionnée à plusieurs reprises dans ces colonnes par le passé) que ces vaccins présentent maintenant des taux d’effets secondaires trop élevés pour qu’on puisse continuer à les administrer comme on le fait encore actuellement.

Cette affirmation ne devrait, en ce début d’année 2023, plus faire débat et ne devrait faire mousser aux lèvres que ceux qui continuent de braire “sûrs et efficaces” en refusant les éléments factuels, pourtant assez peu complotistes, qui s’accumulent en ce sens ; en effet, sans même lancer la moindre hypothèse sur des effets iatrogènes à plus long terme, l’expérience actuelle sur les injections à ARNm aurait été jugée il y a quelques années beaucoup trop risquée compte tenu du profil de risque actuel.

Historiquement, des vaccins présentant des profils d’effets indésirables beaucoup plus faibles ont déjà été retirés, comme celui contre la grippe porcine de 1976 qui a été interrompu en raison d’un risque de syndrome de Guillain-Barré de 1 sur 100 000. Avec 1 risque de myocardite pour 3000 injections, on est bien au-delà.

Par exemple, en Allemagne, il apparaît assez clairement que l’augmentation des myocardites se produit après l’introduction des injections ARNm, et pas du tout au moment de l’épidémie de COVID elle-même : les taux de myocardite ont bondi de plus de 75% après le début des campagnes de vaccination. On aura du mal à pousser ça dans les bras du COVID tant ces myocardites ont chuté au début de la pandémie et ont même continué à baisser pendant quelques mois par la suite (de mai à septembre 2020)…


Du reste, le schéma est globalement le même en France, où l’année 2020 fut plutôt normale en terme de myocardites, au contraire de 2021 :


Or, de façon intéressante, les autorités sanitaires allemandes ont clairement attribué la mort de plus de 250 personnes aux injections ARNm. Pour rappel, les autorités françaises avaient attribué 30 décès au Médiator sur la période de 1976 à 2009 et cela avait suffit à en retirer l’autorisation de mise sur le marché, et avait conduit les mêmes autorités à lancer des poursuites contre le laboratoire Servier qui produisait ce médicament à l’époque. On connaît la suite.

Devant les chiffres actuels où plus de 250 personnes en Allemagne sont mortes directement à cause de ces injections (et au moins autant en France), n’est-il pas grandement temps d’en demander l’arrêt, et de s’interroger sur la pertinence de poursuites judiciaires alors que ces chiffres sont en réalité connus depuis des mois et que chaque semaine qui passe augmente mécaniquement la probabilité de nouveaux décès ?

D’autant que, pendant qu’on s’interroge finement sur les risques (avérés maintenant) de problèmes au muscle cardiaque provoqués par ces injections expérimentales, les recherches continuent sur leur mode opératoire exact. Il faut en effet comprendre que les affirmations commerciales de Pfizer et de Moderna ont été progressivement battues en brèche : alors que leur produit devait empêcher infection et transmission, la réalité s’est jouée des brochures sur papier glacé. Alors que le produit ne devait pas quitter la zone d’injection, on a commencé à le retrouver un peu partout dans le corps. Alors qu’il n’était censé être produit que pendant quelques semaines, plus aucun représentant officiel de ces entreprises ne s’aventure à donner une période précise pendant laquelle la protéine de pointe est produite : un mois, trois mois, un an, dix, allez savoir…

Et surtout, alors que cette protéine de pointe ne devait pas se retrouver dans le noyau cellulaire, des études (dont celles de Pfizer) montrent qu’elles se retrouvent effectivement dans le noyau… Ce qui est très problématique puisque tout indique à présent que cette spike est assez fermement antagoniste à la production de la protéine p53. Cette dernière est très importante dans la réparation cellulaire, et empêche à ce titre l’apparition ou le développement de cancers dans notre corps.

L’avenir nous dira si l’on arrive encore à justifier la rapidité avec laquelle ces injections furent lancées sur le marché puis quasiment imposées, de façons plus ou moins vicieuses, à une vaste portion de la population. L’année 2023 permettra certainement d’y voir plus clair.

Parions cependant que d’autres morts soudaines émailleront l’actualité…


3 janvier 2023

L’année 2023 va être violemment sobre

H16

Décidément, 2023 commence sur les chapeaux de roue et pas seulement parce que le premier janvier est tombé un dimanche : au vu des petites nouvelles passées discrètement, presque inaperçues, pendant la période des fêtes, voilà une année qui ne pourra qu’accumuler les bonnes surprises !

Mentionnons déjà l’arrivée, dès ce premier janvier, de la Croatie dans les pays membres de la zone euro : ayant fait le choix bizarre de rejoindre le groupe des pays européens qui se sont attachés un gros boulet à la cheville en espérant courir plus vite, la Croatie abandonne donc la Kuna pour l’Euro et pourra bientôt goûter aux joies des bidouilles infernales de Christine Lagarde, et ce alors que les taux d’emprunt des différents pays de la zone n’arrêtent pas de grimper et que l’écart entre les principaux pays (Italie, France, Allemagne) continue de croître gentiment. Alors que les dettes des pays concernés n’ont cessé de grossir suite aux dernières crises, on se demande un peu ce qui pousse la Croatie à venir rejoindre des pays comme la France notamment dont la santé économique laisse de plus en plus perplexe.


Et cette constatation n’est pas une simple figure rhétorique : des signaux évidents s’empilent calmement derrière les petits articles de la presse de grand chemin et, pour qui veut les voir, indiquent clairement l’état de délabrement avancé du pays.

On pourrait citer la dernière intervention d’Emmanuelle Wargon, l’actuelle présidente de la Commission de régulation de l’énergie, énième bidule chargé de fourrer ses doigts bureaucratiques boudinés dans le marché pas du tout libre et concurrentiel de l’énergie en France, par ailleurs passablement saboté par toute l’élite politique depuis plus de 30 ans et dont la corruption et l’iniquité sont en train d’exploser au museau de tous les Français dans l’odeur de prout gêné d’une classe dirigeante en dessous de tout.

Titillée par un gros micro mou radiophonique, Wargon a ainsi frétillé d’aise en expliquant que “l’appel à la sobriété énergétique” (lire : la propagande du rationnement) avait été entendu, constatant joyeusement que la consommation électrique avait baissé en France de 9% sur les quatre derniers mois par rapport à la même période l’année dernière. Concédant malgré tout que les températures clémentes de la fin d’année ont probablement aidé à réduire cette facture (non, sans blague !?), elle ne va tout de même pas jusqu’à relier cette baisse de consommation pourtant historique dans son volume avec un effondrement pourtant évident de l’économie française.


Pour elle (et d’ailleurs comme pour le reste du gouvernement, complètement aux fraises), il s’agit du résultat réfléchi d’un effort consenti par les consommateurs particuliers et les entreprises pour aboutir à ce résultat. Que c’est confortable ! Au moins ne s’agit-il pas du tout (mais non mais non) du résultat nettement moins glamour de l’évaporation de toute marge de manœuvre financière de la part des consommateurs particuliers qui, faute de pouvoir payer leurs factures, arrêtent de se chauffer purement et simplement, ou de la fermeture pure et simple d’un nombre statistiquement significatif d’artisans, de commerçants et d’industriels qui ne peuvent tout bonnement plus travailler.

Pour certains, rouvrir après les fêtes est un non-sens économique : les prix sont montés si haut qu’il n’est tout juste plus rentable de continuer à produire. Alors que Wargon y voit une sobriété qui s’installe, l’observateur réaliste verra des entreprises qui licencient, des artisans qui s’arrêtent et des commerçant qui ferment.

Et qui dit fermetures, licenciements et autres abandons de la part des entreprises dit aussi chômage : et alors que les journaux de révérence n’hésitent pas à louanger une baisse officielle du chômage en France, laissant certains ministricules évoquer sans pouffer des notions aussi grotesques que celle du plein emploi pour la France, les petits détails statistiques montrent quant à eux qu’à force d’éliminer différentes catégories de statistiques et de radier à tour de bras les demandeurs d’emploi, on ne peut en effet qu’obtenir des chiffres véritablement rosifiés mais plus trop en rapport avec la réalité tangible d’un pays qui s’enfonce.


Et qui dit chômage dit aussi augmentation de la misère : alors que Macron prétendait par son action améliorer le pouvoir d’achat des Français, tout indique qu’il est en train de le leur évaporer à grande vitesse. En témoigne l’augmentation de 17% sur l’année des vols à l’étalage, qui concerne surtout… du beurre, des morceaux de fromage, des boîtes de conserve ou des denrées alimentaires dont le prix ne dépasse que rarement quelques euros.

En somme, l’année 2023 n’a que quelques heures mais on sait déjà que la trajectoire n’est pas la bonne : les dettes accumulées ces dernières années sont devenues impossibles à porter, les déficits budgétaires abyssaux ne faisant que l’obésifier avec obstination ; les décisions politiques, géostratégiques et notamment énergétiques qui ont été prises ces vingt dernières années et surtout ces douze derniers mois portent à présent leurs fruits empoisonnés au point que même la remise en marche de toutes les centrales nucléaires n’épargnera pas aux Français de payer de façon exorbitante une énergie pourtant bon marché ; la lourdeur administrative, la bureaucratie galopante, l’absolu détachement aux réalités du pays des dirigeants français conduit l’ensemble de son industrie à la ruine complète.

Au-delà d’un numéro vert qu’on nous a pour le moment épargné (mais qui est probablement dans les cartons d’un de ces énarques en roue libre), le seul début de solution que cette bande de saboteurs (dont une partie est, il faut bien le dire, parfaitement idiote) parvient à émettre, est la distribution grotesque de chèques divers et variés attachés à l’habituelle usine à gaz de conditions et de démarches : comme un lapin Duracell de la fiscalité délirante, l’État prélève de façon de plus en plus frénétique des taxes et impôts toujours plus lourds afin de financer la distribution de chèques toujours plus nombreux, en lieu et place de réduire ses dépenses et ses ponctions.

Moyennant un peu d’enrobage rhétorique typique de la macronitude actuelle, l’année 2023 s’annonce donc être celle de la récession douce, la dépression amortie, du chômage apaisé et pour beaucoup, de la misère tranquille.


1 janvier 2023

Bonne année 2023

H16

Voilà, l’année 2023 commence et se place déjà sous les meilleurs auspices.

Il ne fait pas de doute qu’elle nous réserve déjà douze mois remplis de rebondissements, d’atermoiements consternants de la part d’une caste politique et journalistique dont chaque membre combat âprement pour la première place dans la course aux indigents intellectuels, et ce pendant que le pays continue de s’enfoncer de plus en plus vite dans un marécage boueux de corruptions, de pillages et de gabegies purement électoralistes.

Dans ce contexte, il va de soi que le meilleur reste à venir, le pire étant déjà là et promettant même de s’étendre.

En pratique et comme je l’avais déjà écrit à de précédentes reprises, n’ayez pas peur : le plan est connu et facile à prévoir.

Ainsi, tout sera fait pour diviser les individus (recette immuable pour mieux régner sans difficultés) ; dès lors, cultivez l’entente avec ceux de bonne volonté. Pour un pouvoir devenu fou, il n’y a rien de pire que des groupes unis et déterminés dans sa remise en question.

Ainsi, la perversion des mots et du langage continuera : ne vous laissez pas entraîner sur le terrain miné des obsédés de l’affichage vertuel et de leurs troupes bigarrées. Non seulement, le réel ne leur appartient pas, mais il sera leur tombe.

Ainsi, aucune responsabilité ne sera endossée par les corrompus, les pleutres et les cuistres au pouvoir. Il conviendra donc, sans se relâcher, de toujours revenir sur les responsables, de leur rappeler sans cesse leur rôle, leurs décisions, leurs mensonges et leurs compromissions. Les journalistes, pleutres obséquieux parmi les pleutres obséquieux, ne faisant plus leur travail, ne posant plus les questions qui dérangent et ne renvoyant plus les décideurs à leurs décisions lamentables, il conviendra donc que ce soit les citoyens qui s’en chargent.

Il y aura donc d’amples opportunités pour renvoyer à la niche les politiciens, les journalistes et tous ceux, experts de plateaux et autres médecins de papier, qui forment l’actuelle classe jacassante insupportable, celle qui entraîne activement tout le pays dans la misère. Et si 2023 ne sera probablement pas l’année définitive de ce renvoi, elle permettra à n’en pas douter de s’en rapprocher à grands pas. Le pire n’est pas passé, mais assurément, le meilleur arrive ensuite.

C’est donc ce meilleur que je vous souhaite à tous : bonne année 2023 !



18 décembre 2022

La trêve des complotisseurs

H16

Les températures descendent, le givre s’installe la nuit tombée, les écharpes et – surtout ! – les cols roulés sont de sortie : pas de doute, la période hivernale est là. Et à l’horizon, alors que tintinnabulent clochettes et hommes politiques au crâne vide, on distingue mille et une lumières colorées disposées là par des mairies résolument pas syntonisées avec Gaïa et peu conscientes des graves troubles à la sobriété que constituent ces éclairages festifs. Sapristi, mais c’est évident : Noël approche !


Or, alors même que nous nous apprêtons tous à passer un nouveau Noël dans une situation de guerre (mais si, le Chef de l’État le répète suffisamment, voyons !) et qu’on entend déjà les centrales électriques s’arrêter les unes après les autres, il est temps pour moi de faire une saine pause dans ce blog. Quelques jours vont être nécessaires pour préparer la dinde (au whisky, cela va de soi), empaqueter quelques cadeaux et faire des stocks pour les inévitables pénuries des prochains mois ; médicaments, PQ, coton-tige, lacets, haricots verts, clef de douze, moutarde ou fèves pour galette, comme on ne sait pas quelle sera la prochaine rupture de stock que nous concoctent les gros cerveaux aux manettes du pays, il va falloir viser large.

Pendant ces quelques jours, je vous encourage à revisiter quelques uns des billets précédents de cette année qui fut riche en découvertes, depuis le fait que le gouvernement aurait une tendance assez prononcée à nous raconter des carabistouilles (oh !) en passant par une corruption avancée de toute la classe politique (oh !) allant jusqu’à entacher la probité de la plupart de nos ministres (oh !), la collusion du Grand Capital (qui vous spolie) et du Gros État (qui vous spolie aussi, mais lui, c’est pour votre bien), et l’usage des moyens publics pour écrabouiller avec décontraction ceux qui oseraient penser de travers et en faire part autour d’eux plus loin que le zinc du bistrot.

Les complotistes, cette enquiquinante engeance qui a le fort mauvais goût d’avoir raison trop tôt, ont marqué pas mal de points ces derniers mois et ont, comme les autres, besoin de se reposer au lieu de s’empiffrer de sucres divers pour décéder soudainement d’un changement climatique inopiné.

Les prochains mois promettent encore plus de raisons rigolotes de mourir soudainement, de découvrir des bidouilles statistiques (sur tous types de données) toujours plus inventives et de justifier l’apathie de la presse mainstream. Jusqu’au bout, certains continueront de croire les mantras actuels de “sûr et efficace”, de “non truquées” voire “les plus sûres du siècle”, de “sobriété” ou même de “transition” (mots-clés à replacer dans leurs contextes respectifs). Jusqu’au bout et même lorsque la plupart saura que le Roi est nu, il s’en trouvera toujours pour admirer ses slips brodés à l’or fin. Le décalage entre ces admirateurs de slips fictifs et la réalité promet d’être intéressant et le commentaire des dissonances cognitives des bobos normoïdes croustillant, d’autant que ces derniers vont, à n’en pas douter, devenir de plus en plus rabiques.

Quelques jours seront nécessaires pour s’y préparer, et cela sera aussi l’occasion de vous remercier de votre lecture assidue, et des intéressants commentaires dont vous me gratifiez régulièrement. N’hésitez pas à me rejoindre aussi sur Substack si vous désirez obtenir le billet directement par e-mail au moment de sa parution sur le blog ou encore en vous abonnant à mon Twitter. Partagez, faites connaître, c’est le meilleur moyen de m’inciter à continuer

C’est bientôt Noël, et je souhaite donc ardemment la paix sur Terre aux individus de bonne volonté, et des grosses fessées pour les autres.



16 décembre 2022

C’est bon, détendez-vous, on passe l’hiver !

H16

Si les températures ne sont pas très élevées, reconnaissons au moins à certains amateurs de ballon rond de savoir dégeler plus que l’ambiance dans les rues françaises. Pendant que l’homoncule en charge du ministère de l’Intérieur fait semblant de s’agiter à réduire un peu l’empreinte carbone de ces fêtards émotifs dans les rues de Paris, apprécions tout de même l’à-propos de leurs actions qui incitent chacun d’entre nous, forces de l’ordre incluses, à faire un peu plus de sport et contribuer ainsi à se réchauffer sans utiliser une énergie devenue fort coûteuse dans le pays…

Mais il n’y a là aucune raison de s’inquiéter.

D’une part, parce que les autorités nous ont amplement expliqué tout maîtriser. Les performances passées étant souvent un bon indicateur des performances futures, on sait donc que si le meilleur n’est pas certain, il reste encore fort probable. Voilà qui requinque, n’est-ce pas ? (Prenons même un petit verre de whisky.)

D’autre part, parce qu’alors même que les températures descendent et avant l’action salvatrice des supporters émotifs, le réseau français a bien tenu la charge : malgré le froid qui s’installe doucement sur l’Hexagone, le signal Ecowatt – qui est au citoyen français ce que le signal Batman est à l’inspecteur Gordon – ne s’est pas déclenché. Autrement dit, les plans du Joker n’ont pas mis Gotham à genoux et l’alerte sur l’électricité française n’a pas eu lieu. (Reprenons un petit verre de whisky, ça réchauffe.)

Outre les vivifiants sports de rue, à quoi doit-on cette belle performance énergétique ? Les analystes sont formels : le réseau tient bon grâce à la baisse notoire de consommation électrique par rapport aux années passées. Eh oui : pas de doute, les Français consomment moins !


Sans nul doute, les petits messages agressivement niais du gouvernement et les “je décale, j’agace je réduis je fumiste” de Pannier-Runacher ont fonctionné, mes amis ! Grâce à la chassogaspi d’importation directe des années 70, le discipliné Français a fait des efforts, tout s’est bien passé et le fait que les prix de l’énergie ont crevé tous les plafonds n’y est pour rien, voyons. Le fait que les factures frisent maintenant le délirant ne joue pas. L’hypothèse que les Français seraient en train de s’appauvrir un grand coup, en direct, devant nos yeux, n’effleure absolument ni la presse ni les gouvernants. La communication a marché, qu’on vous dit. Un petit verre de whisky s’impose.

Cette certitude n’est pas seulement installée chez nos dirigeants mais est aussi partagée par ceux d’autres pays européens jusqu’à la tête de la Commission européenne où l’on apprend ainsi qu’Ursula, sa patronne, a décrété très récemment que “nous sommes en sécurité pour cet hiver”, et que “le chantage de la Russie a échoué”.

Quelques douches froides (“Prend ça, Poutine !”), un thermostat à 19°, une saine remise en question de la raclette, et voilà : les réserves sont pleines, on a plein de gaz, les éoliennes tournicotent vigoureusement, les miroirs magiquent comme jamais, le charbon brûle sans plus rejeter de CO2 et nous savons déjà, deux semaines avant le début de l’hiver, que nous allons le passer avec brio, youpi, on est les champions et c’est bon, on a les droits !


Certes.

Mais avant de reprendre un petit verre de whisky, on peut se demander ce qui se cache derrière ces bonnes nouvelles affichées complaisamment par la presse et annoncées avec gourmandises par les politiciens qui, récemment, nous ont surtout montré une belle panoplie des pires défauts humains.

Cette baisse de consommation signifie que la France (et l’Europe) consomme moins d’énergie (10% apparemment) ce qui veut aussi dire qu’on doit s’attendre à une baisse globale de son PIB tant cet indicateur est corrélé avec la consommation d’énergie. Difficile de ne pas y voir un funeste présage, et les prémices d’une récession carabinée dont la fermeture de 80% des boulangeries ne serait que la partie la plus visible.

Et lorsqu’on se penche, un verre de whisky à la main, sur l’état réel des réserves énergétiques du pays, on se rend compte que la bonne performance affichée n’est plus si bonne : on a certes diminué la consommation globale d’énergie et certes, Ecowatt n’est pas passé à l’orange, mais cela n’a pas empêché une forte hausse (+43%) de la consommation de gaz par les centrales électriques pour compenser les réacteurs nucléaires (malencontreusement) à l’arrêt, merci Ducon merci Macron.

Autrement dit, pendant que la Pimprenelle de la Commission frétillait d’aise devant des réserves de gaz remplies à 90%, les centrales françaises suçotaient du gaz comme d’autres du whisky avec un entrain qui laisse penser que la fin de l’hiver pourrait être un tantinet plus tendue que son début, indépendamment des conditions météorologiques (dont tout le monde sait qu’elles seront favorables, réchauffement climatique oblige, n’est-ce pas).

À ce tableau décidément peu lumineux, on doit ajouter les récentes décisions politiques européennes d’imposer un prix maximum pour le pétrole et le gaz dans un mécanisme typiquement bureaucratique absolument incompréhensible (même avec un petit whisky derrière la cravate) : pour garantir que la Russie ne pourra s’enrichir en vendant ce dont nous avons actuellement cruellement besoin (à savoir pétrole et gaz), les États membres de l’Union européenne ont plus ou moins décidé d’imposer un prix plafond aux transactions de ces énergies, ce qui n’a bien évidemment aucun sens économique dans la mesure où l’acheteur n’est ici pas du tout en position de force pour négocier quoi que ce soit.

On peut déjà garantir d’âpres tortillements d’arrière-trains européens pour se sortir de cet invraisemblable carcan posé (de travers) pour des raisons purement idéologiques à mesure que les froidures de l’hiver s’installeront dans les pays du Nord de l’Europe, et que les populations, lasses de ces décisions suicidaires, commenceront à remonter leur agacement à leurs représentants politiques…

En attendant, reprenons un petit verre de whisky. Cela ne réchauffera pas beaucoup, mais cela peut aider à oublier que tout ceci était parfaitement prévisible et que les responsables sont aussi coupables que connus.


13 décembre 2022

Twitter files, la suite : censure à tous les étages

H16

Inexorablement, le paysage de l’information grand public change et ce n’est pas à la faveur des institutions officielles, de la presse traditionnelle ou des organes médiatiques habituels, au contraire. Avec la publication des “Twitter Files” dont un précédent billet faisait mention, on a eu la démonstration à la fois de la collusion de l’État et des BigTech, et à la fois de celle de l’État avec la presse traditionnelle tant son mutisme fut complet au sujet des révélations de Twitter.

Cette première bordée de révélations montrait ainsi toutes les manœuvres en coulisse de Twitter pour réduire à néant certaines informations très défavorables à Joe Biden, alors en campagne présidentielle. La suite de ces révélations – qu’on pourra éplucher dans le fil de Bari Weiss ci-dessous – permet d’établir que les faits révélés dans la première salve de documents ne sont pas accidentels, mais font partie d’une véritable “politique maison” de la part des hauts responsables de Twitter, afin de pousser clairement un ordre du jour politique clairement ultra-favorable aux progressistes voire aux collectivistes de tout poil, et diamétralement défavorable aux Républicains américains en particulier et aux Conservateurs en général.


Au fil des éléments présentés par Bari Weiss, on découvre que les salariés de Twitter employés à la modération ont directement accès à toute une panoplie d’outils destinés à espionner les activités d’un compte et à minimiser l’impact et la visibilité de certains messages jugés contraires aux tendances politiques des dirigeants du réseau social américain. Depuis le shadow banning (appelé “Visibility Filtering” chez Twitter) – technique qui autorise l’utilisateur à continuer à publier des informations mais qui cache totalement ou presque sa diffusion – jusqu’aux techniques algorithmiques visant à diminuer l’impact des messages en passant par le marquage de certains comptes pour des déclenchements d’alertes directes auprès de la direction de Twitter, tout a été mis en place pour ne laisser qu’une place symbolique aux messages dissidents de la tendance woke et progressiste, dans une opacité complète et fort loin des politiques d’usages officielles.


Cet éloignement des politiques officielles est tel qu’on goûtera tout le sel d’un ancien message de Jack Dorsey, le fondateur de la plateforme, qui expliquait en 2018 ne jamais s’être adonné à cette pratique : que nenni, Twitter n’utilise pas ces techniques et certainement pas en fonction de points de vue politiques. Ben tiens. Et s’il pouvait encore arguer il y a quelques mois qu’il n’était pas tenu au courant de toutes les décisions de son équipe de modération, il apparaît au fil de ces Twitter Files qu’en réalité, il était assez clairement informé de l’étendue du filtrage et des manipulations mises en place.

Au-delà de ces aspects qui étaient en réalité déjà largement soupçonnés et reprochés à la plateforme avant son rachat par Elon Musk, ce nouveau lot de Twitter Files apporte une autre confirmation à savoir celle de l’implication directe du FBI, c’est-à-dire d’une administration fédérale américaine, dans le choix des messages autorisés à fleurir ou non sur la plateforme. Il suffira au passage d’éplucher la liste des employés actuels (à des postes à responsabilité) de Twitter pour découvrir qu’une partie d’entre eux a longuement émargé dans plusieurs agences fédérales, depuis les services secrets en passant par la CIA, et pour la majeure partie, au FBI.


Enfin, lorsqu’on comprend l’ampleur de la collusion et de ce qui ne peut être autre chose que de la censure (des membres du parlement, d’administrations américaines étant directement impliqués pour obtenir des suppressions de comptes ou de messages), on ne peut que constater la puissance de Twitter dans la formation de l’opinion publique et l’orientation de toute la presse pour écraser toute vue dissidente.

Les conséquences ne se traduisent pas seulement par une perte de liberté d’expression, mais bien par nombre de vies détruites, au sens figuratif comme littéral (par exemple, tout discours sur la possibilité de traitements médicamenteux furent supprimés). Avec un tel mode de filtrage politique des contenus, Twitter est devenu une firme d’espionnage et un outil de censure pour certaines administrations américaines en collusion avec le parti Démocrate. Du reste, cela se produit aussi, sous stéroïdes, dans d’autres grandes firmes technologiques comme Youtube, Google, Meta & Instagram, la différence étant qu’ici, les agissements de Twitter sont exposés à la vue de tous, à tel point que sont passés sous silence les crimes et la corruption des politiciens en place (tant aux États-Unis qu’ailleurs, ne vous bercez pas d’illusions).

Une grande partie des dirigeants actuels, et, derrière eux, des principaux partis de pouvoir, ont largement abandonné leur pouvoir au main de ces grandes entreprises en l’échange d’une garantie de continuité de leur statut : tant qu’ils disposent des petits fours et bénéficient des délits d’initiés boursiers, ils jouent le jeu et laissent pour ainsi dire les clés des pays aux milliardaires des BigTech qui ont, dès lors, les coudées franches. Et si l’on peut ainsi subvertir discrètement l’opinion et le discours publics, que dire des processus de vote, surtout lorsqu’ils sont électroniques ?

De fil en aiguille, ces agences gouvernementales et ces BigTech ont accumulé tout le savoir nécessaire pour forcer les politiciens à tenir la ligne qui leur est favorables : les politiciens qui tentent la franchise, le retour au peuple ou les discours alternatifs sont systématiquement salis, broyés ou réduits au silence (et ce n’est pas toujours une figure de style).

Avec de telles méthodes, Snowden doit rester aussi évanescent que possible, et Assange pourrait mourir en prison : Twitter (et les autres) ont été directement responsables de la suppression de toute voix supportant le journaliste ou le lanceur d’alerte. Twitter a directement censuré des docteurs, des praticiens qui ont alerté, très tôt, sur les dangers des injections ARNm (myocardites, typiquement) ou sur les conséquences néfastes des confinements (sur les enfants notamment) et ceci se traduit effectivement par des morts et des blessés.

Ce faisant, toutes les informations qui sont parvenues via Twitter ces dernières années doivent être replacées dans le contexte de ces manipulations massives d’opinion, où toutes les conceptions alternatives ont été étouffées, où certaines propagandes d’État ont été favorisées (depuis les guerres jusqu’aux politiques énergétiques consternantes en passant par la manipulation des masses sur le covid).

On ne peut plus avoir aucune confiance ni dans les médias, ni dans la parole publique des politiciens, ni dans les élections, ni dans les processus habituels de recherche scientifique de la vérité.


10 décembre 2022

L’ONU, arme d’extinction massive de l’Humanité

H16

Mercredi dernier avait lieu l’ouverture de la “COP15 sur la biodiversité”. Oui, vous avez bien lu : il s’agit encore (!) d’un gros pince-fesse international médiatisé où le petit-four écoconscient produit en biodynamie se déguste après un voyage en jet privé pour discuter d’un problème créé de toute pièce et y apporter des solutions forcément géniales. Les élites s’ennuient, il faut bien les occuper que voulez-vous.

Rassurez-vous : s’il y a un problème (forcément gros, forcément mondial) qui pèse sur la biodiversité, au moins les choses sont claires dès le début et tout le monde sait d’emblée que le plus gros des dangers, le monstre le plus baveux, le plus dentu, le plus crochu et le plus vorace, c’est sans nul doute l’Humanité toute entière.

D’ailleurs, pour Antonio Guterres, l’actuel dodu en charge de l’ONU, pas de doute : l’Humanité est devenue une “arme d’extinction massive”.

Pensez donc : comme l’indique très bien l’AFP dans son petit notule poussivement écrit avec les sourcils froncés et un petit bout de langue sortie au coin des lèvres, il est sûr et certain que “Les produits chimiques, les plastiques et la pollution atmosphérique étouffent la terre, l’eau et l’air”, tandis que “le réchauffement de la planète dû à la combustion des énergies fossiles” (et pas du tout ni au soleil ni à des cycles multi-centenaires sur lesquels l’humanité n’a aucun levier) “provoque un chaos climatique – des vagues de chaleur et feux de forêt aux sécheresses et aux inondations” comme en atteste d’ailleurs le graphique suivant de Our World In Data :


On voit nettement que la tendance est à l’augmentahem bon bref enfin vous comprenez : non seulement nous allons tous mourir, mais ce sera de notre faute (et seulement de notre faute), notamment parce que nous sommes coupables à la fois d’exister (ce qui est un crime abominable en soi) mais aussi et surtout parce que nous avons commis moult écocides, notion apparue commodément il y a près de 10 ans et qui revient avec régularité pour ne pas laisser retomber la pression moralisante.

Ah, l’écocide ! C’est une notion d’autant plus pratique qu’elle est fort mal définie et que n’importe quelle dérive ou exploitation de n’importe quoi peut rentrer dans son champ d’application, rendant coupable potentiellement n’importe qui.

Et à force d’écocide méchant, à force pollution très méchante et à force de surpopulation très très méchante, il devient maintenant inévitable que tout l’écosystème s’effondre (pouf, d’un coup). Si ce n’est pas demain, ce sera après-demain, dans l’horreur totale (forcément). C’est certain. Promis juré craché : il faut agir maintenant, c’est notre dernière chance pour sauver la biodiversité qui a surmonté l’âge glaciaire, les météorites, les méga-explosions volcaniques mais ne surmontera jamais le plastique produit par les Humains. C’est tellement vrai que cela fait même 50 ans qu’on nous répète que les prochains mois sont notre dernière chance.


Et moyennant une surdose de gloubiboulga environnemental bienpensant dont le résultat – terroriser les jeunes générations et les citoyens impressionnables, allécher les politiciens peu scrupuleux – est déjà garanti, on va proposer des solutions de plus en plus drastiques qui toutes, très concrètement et à la fin, reviennent à grignoter, sans pause et sans merci, chacune de nos libertés fondamentales pour ne plus nous laisser que celle de vivre et de travailler pour une élite qui – coïncidence heureuse ! – sera commodément à l’abri des restrictions mises en place.

Pour le moment, outre une mise en place quasi-religieuse de 10 commandements flous et niaiseux, on commence avec des petites choses “simples” (sur le papier), des restrictions, des interdictions pas trop contraignantes qui passeront sans encombre, comme par exemple la sanctuarisation d’une portion toujours plus grande de terres et de mers du globe et de certaines zones, devenant ainsi inaccessibles au commun des mortels :

Parmi la vingtaine d’objectifs en discussions, l’ambition phare, surnommée 30×30, vise à placer au moins 30% des terres et des mers du globe sous une protection juridique minimale d’ici 2030. Contre respectivement 17% et 10% dans l’accord précédent de 2010.

Zones inaccessibles qui le seront aussi de facto lorsqu’on aura largement réduit la capacité de la piétaille humaine à se déplacer tout court, puisqu’on trouve aussi dans les cartons des projets de limiter largement les libertés de mouvements d’un maximum de gueux (rappelez-vous le “4 vols par vie”, c’est tout dont il a déjà été fait mention et qui ne manquera pas de trouver un relai frémissant dans la bouche de politiciens militants), jusqu’à l’assignation à résidence pure et simple : la tentative qu’on voit actuellement en cours de mise en place à Canterbury n’est pas une erreur mais bien un galop d’essai de ces restrictions tous azimuts destinés à incarcérer la turbulente population occidentale.

Cette multiplication de COP et autres sauteries médiatiques ne doit rien au hasard : l’agenda des globalistes repose en effet sur une adhésion aussi large que possible d’un maximum d’individus à ces thèmes qui, tous, visent très concrètement à ne laisser aucune marge de manœuvre à l’individu, et à laisser absolument tout le pouvoir dans les institutions puis, par voie de conséquence, à ceux qui sont et seront à leur tête. Le jeu est vieux comme l’Humanité elle-même puisqu’il s’agit de devenir roi à la place du roi, bien sûr.

Cependant, cette fois-ci, ce jeu dispose d’un petit twist supplémentaire puisqu’il s’agira aussi, par idéologie pure, de réduire autant que possible la base des assujettis (oui, c’est de vous qu’il s’agit).

Pour le moment, ces gens sont ridicules : avec leur religion en carton, leurs commandements aussi flous que niais et leurs termes attrape-tout et culpabilisateurs, ils ne convainquent que les convaincus et ceux dont la vision de la nature et de l’environnement est totalement décalée avec la réalité.

Cependant, l’étape d’après sera l’application des interdictions, des vexations et des obligations diverses qui toucheront tous les gueux, transformant rapidement l’Humanité en prison à ciel ouvert peuplée de miséreux obéissants.



8 décembre 2022

Une transition énergique vers le pas d’énergie du tout

H16

Jadis, les fiers Gaulois (dont certains extrémistes chuchotent qu’ils seraient nos ancêtres) avaient peur que le ciel ne leur tombe malencontreusement sur la tête. Quelques millénaires plus tard, la Science™ aidant, ces superstitions évidemment ridicules se sont évaporées et ne reste plus que la douce réalité de la programmation gouvernementale rigoureuse.

C’est d’ailleurs grâce à ce contrôle précis du temps (le chef de l’État ne s’est-il pas jadis proclamé maître des horloges ?) que Babeth Borne, la première des ministres, a récemment admis dépendre du ciel et de sa bonne volonté à ne pas nous infliger des températures trop fraîches : avec ce réchauffement climatique qui n’en finit pas, facétieux qu’il est, de nous imposer des hivers froids, des automnes humides, des étés chauds et des printemps doux, il se pourrait en effet que les prochaines semaines soient refroidies d’une petite bise venue de l’Est. Non seulement, Poutine refuse de nous vendre le gaz que nous lui boycottons, mais en plus souffle-t-il un vent glacial sur nos braises froides !


En vertu de quoi, l’ensemble de l’appareil d’État doit se résoudre à envisager de prochaines coupures d’électricité pour certains particuliers, sur certains départements, à certaines heures. On se rappellera l’un des inutiles factotums gouvernementaux nous assurer, en juillet dernier, qu’il n’y aurait aucune coupure de gaz ou d’électricité en hiver, et on pourra mesurer la valeur de la parole politique alors que, petit-à-petit, ces mêmes commis républicains font mine de s’organiser pour, justement, de prochaines coupures.

Olivier Véran, le visqueux porte-parlote du gouvernement, nous assure à présent qu’il n’y aura aucun “black-out” cet hiver. Vu son historique rutilant, on devrait envisager une razzia sur les groupes électrogènes dans le pays.

Bref, entre deux appels à la sobriété dégoulinant de niaiserie médiatique, on s’achemine donc cahin-caha vers un nouvel épisode d’improvisation gouvernementale complète : mis-à-part quelques petits articulets maigrichons d’une presse encore et toujours à la ramasse, l’éventualité maintenant palpable de coupures franches du courant dans le pays ne semble pas entraîner la prise de conscience pourtant nécessaire au sein des dirigeants.

Si, bien évidemment, ces clowns nous rappellent à chaque fois que les hôpitaux et autres services essentiels ne seront pas privés d’énergie (vu ce qui s’est passé les deux dernières années, le moindre nanogramme de confiance à ce sujet est déjà trop généreux), on est en droit de s’interroger sur la façon dont la population va réagir si elle se retrouve subitement sans la moindre possibilité d’appeler des secours.

Depuis les zones rurales où l’infrastructure est notoirement moins redondante jusqu’aux riantes cités émotives au droit alternatif, peut-être certains habitants trouveront ombrage d’être privé d’électricité, de téléphone, de chaleur et de lumière pendant quelques heures propices aux visites indésirables. On se rassurera en se rappelant qu’il n’y a aucune chance que le peuple patrouille pour faire régner l’ordre : la confiscation des armes des citoyens va bon train, merci et c’est une pure coïncidence bien évidemment.

Il n’en reste pas moins que, déjà, des planifications sont faites pour les écoles : comme l’explique l’excuse qui sert actuellement de ministre de l’Édulcoration nationale, chaque matinée de coupure sera une nouvelle opportunité pour nos chères têtes blondes de redécouvrir l’École à la Maison, et une joie renouvelée pour les parents d’improviser la garde de leurs chérubins au lieu d’aller travailler. Dans un pays où l’emploi ne manque pas, la productivité est si bonne qu’elle en frise l’insolence, l’inflation basse et les contraintes familiales si faibles, cela va très bien se passer. Les confinements de 2020 et 2021 ont amplement prouvé leur efficacité ; gageons que les matinées sans électricité apporteront un nouveau lot de surprises à partager en famille.

On regrette au passage qu’en cas de délestage, l’Assemblée Nationale ne soit pas immédiatement fermée pour la journée voire la semaine ce qui nous ferait une pause utile dans l’avalanche de lois débiles actuellement pondues par la basse-cour législative dont on soulignera du reste les caquètements furieux à la baisse du chauffage : la transition énergétique ne fait pas bon ménage avec les locaux mal isolés de la représentation nationale et nos députains s’en plaignent maintenant à qui veut les entendre. On ne pourra que rire de cette engeance qui déplore les effets dont elle chérit pourtant les causes.

Décidément, la Pensée Complexe du En Même Temps™, c’est quelque chose de subtil ! Tout indique en effet qu’avec les fines décisions gouvernementales, on va mourir de froid pour lutter contre le réchauffement climatique et le moteur électrique sera obligatoire lorsqu’il n’y aura plus d’électricité. Pourtant, une solution existe et consisterait à utiliser, entretenir et développer notre filière nucléaire ou rouvrir Fessenheim récemment fermée sans raison. Rassurez-vous, ce n’est pas cette solution qui a été choisie mais une autre, plus polluante écolo-consciente, qui consiste à rallumer la centrale au charbon de St-Avold.


En tout cas, la semaine qui s’annonce sera décisive en matière de coupures puisque les opérateurs nationaux d’électricité (Enedis et RTE) ont annoncé une simulation à l’échelle nationale le 9 décembre prochain. Apparemment, des communications destinées au public seront régulièrement diffusées le soir à partir de 17h pour annoncer les prévisions de coupures du lendemain ; les Français se remémoreront alors leurs vibrantes heures télévisuelles de la période covidesque où, transis d’effroi à coup de bulletin BFMTV, ils se rassemblaient dans la communion quotidienne pour vanter les soignants ou vilipender les antivax. La similarité avec ce qu’on tente de mettre en place ici ne surprendra que les plus perméables aux techniques de manipulations de cabinets de conseil infiltrés au plus haut de l’État…

Magnifique pays que la France qui, en quelques décennies, est passé d’un affirmatif “Gouverner, c’est prévoir” à un petit “Gouverner, c’est pleuvoir” sous un Hollande résolument humide pour s’achever dernièrement par un “Gouverner, c’est pas voir” lorsque la France, privée d’électricité, devra se mouvoir à tâtons dans les tunnels de plus en plus sombres de l’Histoire.



2 décembre 2022

Bientôt Paris sous tutelle ? Puis la France ?

H16

Le vendredi, c’est poisson et la morue en est un excellent qu’on peut par exemple déguster en brandade. Sans rapport aucun, signalons qu’Anne Hidalgo fait actuellement parler d’elle alors que la ville dont elle a la charge serait en très fâcheuse posture budgétaire.

Il est vrai que la situation économique du pays et l’inflation galopante finissent par toucher tout le monde, même la Ville des Lumières. Ajoutons-y une petite guerre à l’Est, un méchant COVID qui a nettement décru les activités touristiques, et voilà la capitale française dans la tourmente.

Ou disons, voilà l’explication fournie par la Maire de Paris pour expliquer la brandade panade dans laquelle la ville se trouve actuellement sur la plan financier. Mais à bien y regarder, les causes extérieures n’ont que peu à voir avec la dette colossale et la déroute budgétaire, visuelle, urbanistique et hygiénique de la municipalité parisienne.


En effet, lorsque Anne Hidalgo a pris les rênes de la municipalité en 2014, la dette se situait à 4,18 milliards d’euros (au 31 décembre) alors qu’elle s’établit à présent à 8,37 milliards d’euros au 31 décembre 2021 selon la direction générale des Finances publiques. Voilà qui représente un coquet doublement, ce qui, par les temps qui courent, représente une étonnante performance pour une ville dont ni le nombre d’habitants, ni la superficie n’ont doublé. Et il n’est pas nécessaire d’évoquer l’attractivité qui n’a pas doublé non plus pour s’interroger sur l’accumulation de ces plus de 8 milliards d’euros de dette.

Si le chiffre ne dit pas grand chose en lui-même tant les Français ont été habitués par leurs gouvernements à jongler avec les dizaines voire les centaines de milliards, il faut comprendre que cette dette représente 3800 euros par habitant (contre 1640 euros fin 2014), ce qui est déjà une somme rondelette. Certes, d’autres municipalités françaises importantes cumulent parfois plus de dettes par habitant, mais aucune n’atteint cependant le montant total de Paris qui bénéficie pourtant d’arrangements et de largesses comptables et financières assez spécifiques.

Lorsque cette dette est mise en rapport avec les réalisations visibles au profit de la capitale, on ne peut que rester pantois. Et lorsqu’on épluche les chiffres, il y a de quoi.

Avec un coût d’administration de la Ville de Paris bien supérieur à ceux qu’on peut comparer pour Lyon (13% supérieur) ou Marseille (10% supérieur) par exemple, on se demande en réalité où passe l’argent des contribuables parisiens : depuis 2014, la masse salariale de la mairie n’a cessé d’augmenter avec une création constante de nouveaux postes salariés (plus de 400 sont ainsi prévues en 2022). À présent, la capitale française compte plus d’un agent pour 39 habitants là où on en compte un pour 95 à Rome et un pour 107 à Londres. S’aligner sur ces chiffres ferait économiser plus d’un milliard et demi d’euros à la Capitale…

Rassurez-vous, il n’en est pas question.


On pourrait se consoler en espérant qu’à cette pléthore d’agents correspond un service public au taquet. Las : non seulement, ces agents se battent pour travailler toujours moins mais de surcroît, le travail réalisé laisse à désirer. Il suffira de constater l’état lamentable de l’hygiène, de la sécurité, du trafic routier dans la Capitale, par exemple en butinant les meilleures pages du site Saccage Paris pour mesurer l’ampleur du véritable trou noir qu’est devenue la municipalité parisienne : des sommes colossales y pénètrent pour ne plus jamais revoir la lumière du jour, sans qu’aucune information claire ne fuite jamais sur ce qui s’est passé entre la collecte et la dépense. La multiplication des bric-à-brac en palettes de ZAD, aussi écolobranchouilles soient-ils, ne permet vraiment pas d’expliquer la dérive des finances parisiennes (même s’il est vrai que cela aide à comprendre l’accroissement notable de sa population de rongeurs). Devant ce trou noir, la maire ne semble pas s’inquiéter outre mesure. D’ailleurs, elle a une solution, toute simple.

La main sûre, la voix posée, elle annonce donc il y a quelques semaines une sympathique augmentation de la taxe foncière à 20.5%. En plus, comme Paris est une ville réputée pour avoir une taxe foncière un peu moins élevée qu’ailleurs, cela lui laisse de la marge : les gueux pourront bien rouspéter un peu mais après tout, ce n’est qu’un alignement sur les autres villes du pays.

C’est en partie vrai, du reste : même avec cette augmentation, la taxe foncière de 2022 reste moins élevée en regard de ce que d’autres citadins payent. Mais il y a un hic : cette taxe, réhaussée, a été calculée sur les valeurs locatives de 2022. L’année prochaine, qui verra ces valeurs recalculées à la hausse (et pas qu’un peu), promet donc quelques surprises salées au contribuable parisien…

Il n’en reste pas moins qu’on commence à murmurer, devant l’écart maintenant affolant des entrées et des sorties d’argent, que ces improvisations taxatoires ne suffiront pas. Et alors que le nombre d’habitants de la ville (et donc, de cibles taxables) diminue franchement depuis l’arrivée au pouvoir d’Hidalgo – franchement, on se demande pourquoi, alors que la municipalité redouble d’effort pour transformer certains quartiers en véritables havres du vivrensemble sous crack – certains évoquent même une petite mise sous tutelle qui reviendrait en substance à retirer les clefs du budget des mains de l’actuelle dispendieuse socialiste.


La surprise est modérée.

Comme toute gestion clientéliste basée sur un accès à l’argent facile (dettes contractées alors que l’inflation est faible, les taux d’emprunts sont faibles et les perspectives riantes), la mairie de Paris a maintenant largement dépassé les années de vaches grasses pour arriver à celles des vaches maigres en étant auparavant passé par celles des rats dodus. Les Parisiens, en s’obstinant à renouveler à leur place les équipes municipales les plus déconnectées du réel (de plus en plus souvent composé de saleté repoussante, de travaux idiots et d’insécurité galopante), se retrouvent maintenant avec une facture particulièrement salée et aucune réelle possibilité d’y échapper.

Il apparaît en effet que la situation parisienne n’est pas unique : non seulement, d’autres villes sont aussi en difficultés financières, mais à vrai dire, tout le pays a également été piloté par des équipes de branquignoles économiques comparables à celle de Paris, avec – sans surprise là encore – les mêmes résultats catastrophiques, des dettes à gogo, un système de santé ou d’éducation en déroute complète, une insécurité galopante et un régalien qui ne sert même plus de faire-valoir.

Il faut se résoudre à l’évidence : la gestion par la dette, la multiplication des cadeaux électoraux facturés aux générations futures, ça ne marche jamais. Le socialisme, qu’il soit appliqué au niveau d’une ville ou au niveau d’un pays, aboutit toujours à la faillite.

D’ailleurs, les prochains mois pourraient être amusants et le sort ironique : alors que Paris sera peut-être mis sous tutelle par l’État français, ce même État français pourrait être à son tour mis sous tutelle par le FMI.



30 novembre 2022

Youpi, un Noël austère !

H16

On l’a vu dans un précédent billet : en France, l’inflation n’est pas vraiment un sujet et avec Bruno Le Maire aux commandes, on sait que tout se passera au mieux dans les prochains mois. Néanmoins, lorsqu’on prend la peine de demander leur avis aux politiciens dont l’intelligence n’est pas un obstacle et notamment des maires, la belle assurance fait place à une prudence teintée d’inquiétude.

En effet, selon une récente enquête, la plupart (77% des 3.700 maires interrogés) se disent au moins préoccupés par cette hausse des coûts qui les contraignent dans leur gestion communale : entre l’explosion du coût des dépenses énergétiques, le reste des prix qui n’ont cessé de grimper et l’augmentation récente du point d’indice par le gouvernement (ce qui revient à augmenter les salaires des agents communaux), même les communes les mieux gérées doivent en effet faire face à des ajustements parfois brutaux de leurs budgets.

En vertu de quoi, les élus se retrouvent à couper dans certaines dépenses. À l’approche des fêtes, cela se traduit essentiellement par une réduction de tout ce qui peut ressembler à du luxe ou du superflu ce qui, compte-tenu de l’état général de l’économie, devient une définition de plus en plus large et prend des tournures inquiétantes : rapidement, tout devient du luxe dans lequel il faut couper. Le chauffage, bien sûr, est la première dépense à laquelle les élus s’attaquent et si cela n’est pas trop compliqué pour les mairies situées dans les localités aux températures les plus douces en hiver, il en va quelque peu différemment pour les municipalités d’altitude, en montagne ou dans les zones plus froides en hiver.


L’éclairage vient ensuite : on diminue les éclairages publics, on réduit l’usage des salles communales, on coupe la nuit tous les affichages qui peuvent l’être et petit-à-petit, la France rurale puis banlieusarde puis citadine perd ses lumières pour se transformer en une Corée du Nord de l’Europe s’appauvrissant. Bien évidemment, cela ne suffit pas. Les coupes continuent donc, depuis les rénovations de bâtiments en passant par les réfections indispensables d’infrastructure, en passant par les dotations diverses et variées (aux écoles, typiquement) qui devront attendre de meilleures années pour s’adapter.

Alors que les fêtes approchent, la situation devient de plus en plus tendue. Les Français, tabassés de taxes sur les carburants, restent chez eux et évitent des déplacements qui finissent par leur imposer des prêts bancaires coûteux. La France de Noël 2020, sous confinements, voyait ses rues tristes et vidée de véhicules et de passants. Celle de 2022 y ressemblera beaucoup en y retirant aussi l’éclairage public ainsi que les lumières et les lampions de fêtes.

La transition énergétique vers le Pas d’Énergie Du Tout continue donc obstinément.

Or, si elle ne rencontrait jusqu’à présent qu’une résistance minime des citoyens à la faveur d’une fin de saison aux températures clémentes, on doit s’interroger sur leur réaction à mesure que cette crise va les atteindre plus profondément. Les maires, notamment les plus verdolâtres d’entre eux, vont pouvoir mesurer l’assentiment réel et concret de leurs électeurs au fur et à mesure que les activités communales notamment en période de fêtes seront annulées, et que la nuit va s’étendre dans les communes privées d’éclairage public favorisant cette insécurité qui n’est, pour rappel, qu’un sentiment diffus selon les politiques publiques officielles.


Les communes les plus en avance dans la lutte contre le méchant consumérisme de Noël vont pouvoir expérimenter l’adhésion réelle des votants à leurs thèses marxistes : la crise, l’inflation galopante et les trous budgétaires vont largement aider à se passer des Sapins du Diable, des Guirlandes Kapitalistes et des Cadeaux Néolibéraux composés pour grande partie de ces gadgets inutiles que la société de consommation veut nous imposer (mais si, mais si). On va enfin pouvoir retrouver la joie simple du dénuement et du retour à la nature (où l’hiver est froid, glacial même), le bonheur discret des petits échanges cordiaux entre voisins de queue à la soupe populaire, et les remarques amicales autour d’un vin chaud tiède lors de la distribution des tickets de rationnement.

Et cela va forcément très bien se passer parce que, voyez-vous, tout ceci a été clairement voulu, décidé et mis en place dans l’assentiment général.

Oui, cela a été voulu par les politiciens qui ont fait ces choix énergétiques de court, moyen et long terme : à long terme, en refusant d’admettre que l’électricité nucléaire était propre et fiable et qu’il fallait l’encourager, mettre les moyens nécessaires à la maintenir et la développer. À moyen terme en subventionnant à grand frais des énergies polluantes et sans fiabilité. À court terme en choisissant d’imposer des sanctions à l’un des principaux fournisseurs d’énergie d’Europe.

Oui, cela a été voulu par les maires qui ont abondé, d’élection en élection, dans les sens de l’opinion publique pourtant façonnée de toute pièce par des médias et des politiciens dont il a été prouvé, maintes et maintes fois, qu’ils mentaient sans sourciller, systématiquement. L’abandon complet de la raison, des réalités physiques et économiques, aux gémonies des écolo-suicidaires par ces mêmes édiles, le refus de contrecarrer leurs discours nihilistes, malthusiens et stupides auront alimenté la pire des idéologies, celle qui revient à souhaiter la disparition pure et simple de l’Humanité et de toutes ses traces pour éviter de polluer une Nature aussi complètement fantasmée qu’irréaliste. Ce faisant, les communes ont voulu ce qui leur arrive à présent.

Oui et surtout, cela a été voulu par les citoyens eux-mêmes, baratinés maintenant depuis leur plus tendre enfance sur l’inéluctable disparition des ours blancs (dont la population s’est effondrée de 5000 individus dans les années 50 à seulement 27.000 à présent), l’inévitable tarissement du pétrole (dont on nous répète depuis 50 ans qu’il n’y en aura plus dans 10 ans), la déforestation planétaire (alors que la Terre reverdit), l’augmentation inouïe des températures (1000 millièmes de degrés en plus de 100 ans, ces gros chiffres sont forcément catastrophiques !) et celle du CO2 (et là, corrélation veut forcément dire causalité, n’est-ce pas). Ces citoyens ont voté, voté et encore voté pour ces mesures qui viennent maintenant leur tarauder l’arrière-train avec un trépan pétrolier. Ce serait un peu facile de l’oublier, alors que la victoire est là, qu’ils obtiennent enfin ce qu’ils croyaient vouloir !

Cet hiver, nous allons tous avoir un Noël placé sous le signe d’une véritable austérité (et ce n’est probablement rien à côté de l’hiver suivant). Enfin, les fêtes de fin d’années seront placées sous le signe du dénuement, de la misère et de l’anticapitalisme rabique !

Les Français l’ont majoritairement voulu. Ils vont se régaler !