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17 septembre 2026

Jacques COTTA
15/9/2026

AFD en Allemagne, RN en France, PSD en Suède, la preuve par trois

La victoire de l’AFD – Alternative für Deutschland ou encore alternative pour l’Allemagne – aux élections régionales de Saxe-Anhalt, avec 43,8 % des voix, soit 20,8 % de plus par rapport aux dernières élections régionales de 2021, avec un taux de participation record, a résonné en Europe en général et en France en particulier comme un véritable coup de tonnerre. À entendre nos commentateurs attitrés de tout bord, le nazisme serait de retour. Le qualificatif d’extrême droite pour baptiser l’AFD serait donc insuffisant et le danger outre-Rhin serait annonciateur du drame qui nous guetterait en 2027 avec l’arrivée de Marine Le Pen au pouvoir.

Les réactions sur la situation allemande, parfois apeurées et sincères, expriment, chez les responsables français, à droite comme à gauche, la volonté de donner une nouvelle vie au « fameux front républicain » qui au nom de « l’anti-fascisme » a vu la gauche, LFI en tête, faire élire des députés macronistes, et des macronistes faire élire des députés LFistes. Et de Front républicain en Front républicain, voilà où nous en sommes, en Allemagne avec l’AFD, en France avec le RN.

Fantasme et falsification

Qualifier l’AFD en Allemagne ou le RN en France de partis nazis, c’est d’abord réaliser une banalisation insupportable de ce qu’ont été le nazisme et ses crimes. Ni le RN, ni l’AFD ne sont nazis. Ni l’un ni l’autre ne se distingue par l’existence de bandes armées spécialisées dans la chasse aux militants ouvriers, aux syndicalistes ou politiques opposés à leur orientation. Ils sont des partis de rechange du système dont le capitalisme a besoin face à la faillite des vieux partis incapables aujourd’hui de gérer ses affaires.

L’AFD créé en 2013 par d’anciens responsables de la CDU, parti traditionnel de la droite allemande, et par une série de « professeurs » d’économie notamment, se fonde sur une orientation euro-sceptique. Dés le début, il se présente comme anti-euro, puis anti-Union européenne, avec comme proposition phare la dissolution progressive de la zone euro pour aboutir à de petits blocs d’unions monétaires plus homogènes. Si ces positions définissaient le nazisme, bon nombre de citoyens devraient être mis au banc des accusés. Et sans doute serions nous dans la liste…

Sur ces positons, l’AFD recueille six mois seulement après sa création 2 millions de voix, soit 4,7% des suffrages. Depuis 2015, la crise migratoire en Europe influence la politique dans chaque pays d’Europe et donc en Allemagne. La politique de la chancelière Merkel basée sur des préoccupations économiques – l’Allemagne a besoin de main d’œuvre – et humanitaires, qui se solde par l’entrée de plus d’un million de migrants, au début bien accueillis, apporte à l’AFD une aide inespérée. La difficulté à gérer convenablement l’accueil, les débordements de la nuit de la Saint-Sylvestre – avec viols massifs et chasse aux blanches notamment dans les rues de Berlin – et la montée du terrorisme – attentats perpétrés par l’État islamique en Europe et bientôt aussi en Allemagne – permettent à l’AFD de progresser encore en ajoutant à sa ligne euro-sceptique une orientation anti-immigration et anti-Islam.
En 2017 il totalise 12,6% des suffrages pour atteindre donc 43,8% en Saxe Anhalt en 2026.

Leçons germaniques, françaises mais aussi… suédoises

À la fin de son poème satirique sur la révolte ouvrière de Berlin-Est écrasée dans le sang en 1953 par les chars de Staline, Brecht écrit ironiquement : « Ne serait-il pas plus simple pour le gouvernement de dissoudre le peuple et d’en élire un autre ? ».

Quelle phrase plus explicite pour évoquer des autorités, des responsables, des partis désavoués par les citoyens qui en viennent à nier la position du peuple, à lui tourner le dos et en définitive à rejeter la légitimité du peuple lui-même.

La parole de Brecht s’applique à merveille à la situation présente et permet de comprendre l’ascension de partis comme l’AFD en Allemagne, le RN en France ou encore le succès de la gauche en Suède.

Les peuples ne veulent plus du mythe européen dont les autorités imposent, avec la complicité des gouvernements, des politiques contraires à leurs intérêts. Les budgets militaires qui pillent les finances nationales, la vie chère, l’emploi au rabais avec une remontée notable du chômage, le salaire à la baisse avec la désindexation sur l’inflation et les prix, la portion congrue pour les services publics nécessaires, indispensables notamment pour les plus faibles, la guerre comme ligne d’horizon, les peuples n’en veulent pas. Et pourtant tous, de gauche comme de droite, expriment la soumission à l’union européenne, chacun à sa façon, chacun en faisant mine parfois de s’y opposer, mais tous sur la même ligne.

Les peuples sont inquiets d’un islamisme menaçant, qui aujourd’hui rend banal la menace de décapitation adressée à des enseignants ou instituteurs à la porte de leur établissement. Et la gauche « antifasciste » qualifie celui qui exprime cette inquiétude d’ « islamophobe », de « raciste », de « fasciste ». Les mêmes d’ailleurs à gauche, les Insoumis, De Panot à Mélenchon, réclament l’autorisation du port de l’abaya pour les petites filles de 8 ans comme « signe de liberté et de tolérance ». Quelle trajectoire tragique !

Le succès de l’AFD en Allemagne comme du RN en France est le produit de ces opposants de pacotille. Ils sont la force principale du mal qu’ils disent vouloir combattre. Et pour tenter de camoufler leurs méfaits, ils accusent bien sûr les peuples d’être racistes, fascistes, voire nostalgiques du nazisme, d’être à l’image des responsables dont les arrière-pensées ne manquent pas pour tenter d’arriver au pouvoir. Responsables et arrière-pensées de toute part. Chez Bardella qui se précipite voir les chefs de l’AFD. Chez Mélenchon qui jette par-dessus bord son attachement passé à la laïcité pour se ranger derrière un islamisme qu’il voit comme un atout électoral.

En Suède aussi la leçon mérite d’être tirée. Et une fois n’est pas coutume, c’est une note optimiste qui se dégage.
Le parti social démocrate de Magdalena Andersson tire profit d’une prise en compte des préoccupations populaires, notamment sur la question de l’immigration et de la sécurité. La position adoptée défend une immigration restrictive, adaptée aux capacités d’intégration du pays, mettant l’accent sur l’ordre, la lutte contre la ségrégation, le travail, la maîtrise du suédois et la responsabilité individuelle, tout en maintenant le droit d’asile.

La Suède est assez éloignée du modèle prôné par notre « gauche » bien pensante, partisane de la suppression des frontières, favorable en fait à la mondialisation et aux échanges sans contrôle, qui voit d’un bon œil, ou qui préfère ne pas voir, au nom des bons sentiments, l’entassement de migrants sous des tentes porte de la Chapelle, dans les rues, ou sous le métro aérien à Paris.

La gauche suédoise n’a pas choisi de « dissoudre le peuple suédois », mais de l’écouter, le comprendre, lui répondre, et, de la sorte, s’est donnée les moyens, contre toute attente, de remporter les dernières élections législatives et faire baisser ses opposants d’extrême droite.

Une politique claire, parfois discutable, mais compréhensible, vaut décidément mieux que toutes les ignorances, bêtises, ou incantations démagogiques.

8 septembre 2026

Pierre Duriot
7/9/2026


C’est étonnant cette rhétorique anti-nazie après une victoire électorale de l’AFD. Le « retour de la bête immonde », « les heures sombres » et on en passe, repris en boucle par la presse française dont l’objectif général, sur un peu tous les sujets se résume à essayer de foutre la trouille : Russes, pangolin, réchauffement, guerre nucléaire, virus, cataclysmes, calamités naturelles, pollution… au point qu’on a bien compris que pour vivre heureux, il fallait surtout éteindre sa télévision. Seulement rien ne relève du nazisme dans le programme de l’AFD. Arrêter la guerre en Ukraine ? Qui veut y aller ? Renvoyer chez eux les délinquants étrangers ? Qui veut les garder ? Combattre l’islam politique ? Qui veut se soumettre ? Rétablir la sécurité ? Qui veut se faire tuer dans la rue ? Quitter l’Europe de von der Leyen ? Qui veut y rester ? Le problème avec cette presse, c’est que vouloir vivre normalement, dans son pays, avec ses coutumes et sa culture, c’est nazi maintenant voyez-vous. La même presse voudrait nous faire croire que notre insécurité galopante, nos dettes abyssales, notre chômage endémique, nos hordes d’australopithèques armés de couteaux et nos services publics qui ne fonctionnent plus, c’est ça le paradis démocratique ? Et elle voudrait en plus qu’on trouve cela génial et qu’on en redemande ? Vous vous souvenez de ce jeu, Stop ou encore ? Ben là : stop.

4 juin 2026

CharbActu

Henry Nowak : quand France info nous parle d’extrême droite…

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23 février 2026

Pierre Duriot
23/2/2026

Vous avez vraiment peur des amis de Quentin ?
 
C’est fou ce qu’on a l’air de craindre les frasques de l’extrême droite en France, ou du moins, la presse voudrait qu’on ait très peur de l’extrême droite. À toutes fins utiles, on peut rappeler le bilan des émeutes consécutives à la mort de Nahel, sans permis, sans assurance, au volant d’une puissante voiture de location, en état de délinquance routière donc : 8 000 à 200 000 émeutiers, 1 000 blessés, dont 674 policiers, 108 gendarmes et 3 sapeurs-pompiers, deux morts, 1 989 condamnations, dont 1 787 à des peines d'emprisonnement, 5 954 véhicules incendiés, 1 092 bâtiments dégradés ou incendiés. Ceci alors que suite au tabassage à mort de Quentin, il ne s’est rien passé de fâcheux, mais la presse subventionnée, aux abois, voudrait nous expliquer qu’on a trouvé quelques types la main levée et que le fascisme est à nos portes et qu’on doit faire dans notre froc. Le fascisme, combien de Bataclan ? Zéro. Les fascistes, pour ces mecs-là, ce sont tous les gens qui voudraient pouvoir vivre tranquillement, dans leur pays, de leur travail et assurer un avenir correct à leurs enfants, c’est-à-dire, tous les honnêtes gens. Personnellement, je n’ai pas peur des potes de Quentin, j’ai plutôt peur des potes de Nahel.

28 août 2024

Régis de Castelnau

Lucie Castets : « Les Français votent RN car CNews les a rendus racistes contre les noirs et les arabes. Il faut donc réguler les médias. »

Où Olivier Faure est-il allé chercher un engin pareil ? Ou plutôt comment n'a-t-il pas vu que porter son choix sur un clone féminin de Macron n'était pas une bonne idée ? Haut fonctionnaire socialiste, néolibérale, atlantiste européiste et répressive. Macron craché.
De deux choses l'une, ou bien, elle croit les inepties qu'elle profère, et c'est grave. Ou bien elle tient ses auditeurs LFI pour des neuneus, et c'est grave aussi.

Parce qu'effectivement, quand Jean-Marie Le Pen accède au 2e tour à la présidentielle de 2002, c'est à cause de CNews ? Quand le FN obtient 28% des voix aux européennes de 2015, c'est toujours de la faute de ces racistes de CNews, pareil en 2017 et 2022 (là CNews existe) avec Marine Le Pen, au deuxième tour les deux fois ?
Et bien sûr, les 11 millions de voix pour le RN, le 30 juin, c'est toujours CNews à la manœuvre. Chacun sait bien que l'audimat de CNews, c’est 11 millions de téléspectateurs tous les soirs.

Donc les ouvriers et les salariés d'exécution des services qui votent massivement pour le RN, c'est rien que des brutes qui n'aiment pas les noirs et les arabes ? Profondeur de l'analyse...

Chacun mesure bien l'ineptie du propos. Mais même si CNews est devenue aujourd'hui la télé poubelle de l'extrême droite, ce qui est important, c'est la conclusion qu'elle en tire : il faut "réguler". Réguler : l'autre nom de la censure. C'est devenu un réflexe dans cette fausse "gauche".
Eh ! L’extrême centriste ultra autoritaire, on vous voit. Le fascisme c'est vous. 28/8/2024

17 janvier 2024

Pas de doute : ça sent le populisme !

H16

17/1/2024 - Snif, snif ?! Ah mais ça alors, quelle drôle d’odeur ! On croyait ne l’avoir plus sentie depuis des lustres ! Snif, snif… Mais oui, bien sûr, pas de doute, ça sent le populisme !

Les dernières effluves les plus fortes semblent venir d’Allemagne, chargées de particules fines des centrales au charbon qui produisent actuellement toute la bonne énergie verte pleine de CO2 revigorant : à la stupeur d’un nombre croissant de journaleux français, les sondages qui nous viennent d’Outre-Rhin charrient tous l’engouement neuf des Allemands envers le parti populiste AfD (Alternativ für Deutschland) au point que ce parti rêve à présent d’une victoire aux prochaines élections régionales puis européennes puis nationales en 2025 avec une vraie possibilité d’obtenir un chancelier.


Les sites politiques, qui décortiquent les opinions, les sondages locaux et les grandes tendances confirment tous la terrible nouvelle : AfD, ce parti que toute la presse présente maintenant comme d’extrême-droite, monte tous les jours un peu plus dans l’opinion publique allemande (notamment dans l’Est).

On s’étonnerait presque. Non du score putatif de l’AfD, mais des spasmes de panique qui parcourent certaines rédactions et les analystes politiques de la presse de grand chemin.

Tout était pourtant bien calé : avec un Agenda 2030 mijoté aux petits oignons, à base de voiturettes électriques, de steaks synthétiques, de farine d’insectes, de thérapies vaccinocompulsives innovantes, de villes de 15 minutes et de monnaie numérique totalement contrôlée par une petite élite, le succès était certain !

Las : de vilains imprévus déboulèrent pour tout flanquer par terre. La révolution verte tourne au cauchemar, les industries allemandes calanchent, les chiffres économiques tournent de l’œil et le niveau de vie allemand commence à flancher. Les choix économico-politiques de Scholz semblent enfoncer le pays dans une récession qu’il ne sera pas simple de faire disparaître…

Et dernièrement, voilà que le chancelier, pas trop fin, a décidé de taper sur les agriculteurs, histoire d’inscrire lui aussi son pays dans l’insupportable Agenda 2030 avec une réduction drastique du nombre d’établissements agricoles dans le pays…

On se souvient du succès plus que mitigé de Mark Rutte aux Pays-Bas dont la semblable tentative a réussi l’exploit de propulser Geert Wilders au pouvoir, amenant là aussi dans la normalisation politique un parti pourtant généreusement présenté comme d’extrême-droite par toute la presse européenne.

Le parallèle avec l’Allemagne est d’autant plus fort que les agriculteurs ont commencé un mouvement de protestation d’une rare fermeté dans un pays généralement vu comme plutôt porté au consensus et à la discussion posée.


Mouvement dont on n’apprendra que très peu de détails en France tant les médias locaux semblent tétanisés à l’idée de faire germer des idées de révolte au sein de nos propres fermiers. Pourtant, on souhaiterait que les protestations des fermiers allemands s’étendent à tous les possesseurs de véhicules thermiques, et pas qu’allemands : contrairement à ce que font croire les consternants journalistes dont les années en école primaire ont manifestement été rabotées vu leur niveau global, demander enfin une modération des taxes (sur les carburants dans le cas présent) n’est en rien une subvention…

Et à mesure que les protestations des agriculteurs allemands prennent de l’ampleur, la presse française, égale à elle-même (i.e. zéro), parsème ses analyses de notules puissamment pensés visant à établir un lien avec les milieux conspirationnistes, histoire de bien marteler l’idée générale que ces bouseux qui couinent, c’est vraiment le retour d’un populisme d’extrême-droite dont le ventre est fécond de bruits de botte et tout ça.

En pratique, cette montée de l’AfD allemande est si gênante pour les autres formations politiques allemandes que déjà se font – très facilement et très commodément – entendre des voix appelant à l’interdiction de ce parti.

Après tout, rien ne crie plus sauvagement “Démocratie” et “Liberté d’expression” que l’interdiction d’un parti politique et celle d’émettre des opinions désagréables pour la caste au pouvoir.

D’un autre côté, on voit s’approcher les élections européennes et s’accumuler les signes d’une orientation résolument peu pro-européenne, pro-écolo, pro-immigration, pro-bisous globalistes. En somme, la “menace populiste” s’étend en Europe : Pays-Bas, Slovaquie, Pologne, Hongrie, Finlande, Suède, Bulgarie

Même la France n’y est pas étrangère avec la montée très nette du Rassemblement National, à laquelle correspond le dernier bricolage ministériel, manifestation évidente que la castorisation de la politique française reprend du poil de la bête immonde à laquelle il va bien falloir faire barrage, tralalilalère.

Le timing de tout ceci est particulièrement intéressant puisque s’ouvre actuellement le Forum de Davos et avec lui une véritable campagne de propagande visant justement à diaboliser ces mouvements et partis populaires et les réfractaires aux messages officiels (les fameux “conspirationnistes”) : les autorités tentent donc à présent de labelliser “désinformation” tout ce qui ressemble de près ou de loin à des protestations contre les lubies des actuels dirigeants, quitte à laisser papy Schwab pontifier sur son idée du libertarianisme.


Il est vrai que ces partis réclament un retour à plus de réalisme en matière énergétique (abandon progressif des objectifs carbono-centrés grotesques et des énergies renouvelables inefficaces), en matière de production alimentaire (avec l’usage raisonné d’engrais par exemple), en matière d’immigration (avec un retour du contrôle des frontières tel qu’il existait encore, même modestement, il y a 10 ans) ou d’autres principes de bon sens qui semble s’être totalement évaporé ces dernières années.

Or, des peuples qui décident, pour eux-mêmes, ce qu’il convient de faire, qui se débarrassent des concepts qui, une fois tentés, s’avèrent catastrophiques, qui choisissent moins d’inclusivité délirante, de politiquement correct niais et de globalisme dissolvant les identités régionales au profit d’un réalisme terrien et de principes éprouvées depuis des décennies (si pas des siècles), tout ça, c’est impensable !

Pour l’élite de Davos, c’est un Non ferme : tenir compte des peuples et de leurs différences, c’est se retrouver confronté à des structures de gouvernance difficiles à manipuler, imposant consensus et compromis ce qui est très loin des velléités de gouvernance mondiale par des institutions toutes puissantes voire autoritaires et surtout, non élues.

Accepter ces dérives populaires, ce serait signer la fin du rêve mondialiste centralisateur de ces groupuscules.

Quelle horreur !

La dissidence devra donc être écrabouillée aussi impitoyablement que possible, quitte à l’appeler populiste ou d’extrême-droite. Les prochains mois seront donc décisifs.


27 novembre 2023

Le ventre de la bête immonde est fécond de bruits de bottes

H16

27/11/2023 - Voilà, pas de doute, tous les experts, les analystes et les chroniqueurs officiels sont d’accord : on assiste actuellement à une véritable marée brune dans le monde !

Tenez, pas plus tard que la semaine dernière, les Pays-Bas sombraient à leur tour avec les élections parlementaires qui mettaient en tête le parti de Geert Wilders, l’actuel dirigeant du PVV, le “Partij voor de Vrijheid” c’est-à-dire le “Parti pour la liberté”, dont le nom seul entraîne des frissons de dégoûts chez la plupart des commentateurs. La vague n’est pas mince : les représentants de Wilders font plus que doubler la mise par rapport aux législatives de mars 2021 en passant de 17 à 37 élus, plaçant le PPV en premier dans le pays.

Expliquant clairement être pour une plus grande liberté des individus, une diminution aussi forte que possible sur leur vie de l’emprise de l’État et notamment des institutions européennes, se positionnant sans vergogne avec des éléments nationalistes, conservateurs et libéraux, rejetant l’immigration, bref, cochant absolument toutes les cases de la toutophobie rabique haineuse allant même jusqu’à déclamer des idées aussi radicales que “la Hollande aux Hollandais”, ce parti n’a pas traîné à être copieusement classé d’extrême droite (pour rappel à nos plus jeunes lecteurs, c’est le camp des méchants, des bêtes et des sales).


L’europhobie assumée de Wilders et son parti font redouter aux frétillants mondialistes que leurs petits plans ne soient momentanément freinées par cette arrivée soudaine de ces trublions. D’ailleurs, pour la presse de gauche, ce n’est pas d’abord l’expression du peuple et de son envie d’une politique différente, que nenni. C’est avant tout un avertissement : ici, le peuple a mal voté, il a rué dans les brancards de la bienséance, il a tempêté, nul doute que ce n’est pas vraiment ce qu’il voulait dire ou faire mais simplement qu’il s’agit d’envoyer un message, n’est-ce pas.

On se demande bien pourquoi… Peut-être est-ce en rapport avec la façon dont la crise pandémique fut gérée par Mark Rutte, la serpillière ministérielle totalement vendue aux buts socialistes de la clique mondialiste jusqu’à présent. Peut-être certains Néerlandais n’ont pas trop goûté le plomb qu’ont fait tirer les autorités sur des individus pourtant dans leur droit pendant cette funeste période ?

Peut-être que les opérations crapulo-mièvres du même Rutte pour exproprier des milliers de fermiers locaux sur des prétextes de plus en plus fumeux n’ont pas aidé, et peut-être les Néerlandais étaient-ils un peu trop attachés à leur culture (et leur agriculture) locale ? En tout cas, le remplaçant de Rutte, un certain Dilan Yeşilgöz, s’est fait déboîter comme une catin de Prisunic lors de ces élections, perdant une dizaine de sièges dans la foulée.

Peut-être surtout l’évaporation rapide du pouvoir d’achat des classes populaires et moyennes, la montée progressive de l’insécurité et les distributions de pouvoir d’achat à une immigration clandestine de plus en plus encombrante n’ont (bizarrement ?) pas amélioré l’opinion du peuple vis-à-vis du pouvoir en place ? Allez savoir…

Mais force est de constater que cette poussée populiste aux Pays-Bas intervient quelques jours après l’élection de Javier Milei en Argentine.

Partisan lui aussi de la liberté individuelle, d’une place restreinte de l’État, d’une refonte massive des administrations argentines et surtout décidé à lutter contre une inflation galopante dans le pays qui a lessivé les Argentins et réduit leur pouvoir d’achat à néant, Javier Milei a, inévitablement et lui aussi coché toutes les cases de la toutophobie rabique haineuse allant même jusqu’à déclamer des idées aussi radicales que “Vive la liberté”.

Sans surprise toujours, les médias ont, là aussi, brodé dans la fine dentelle de leurs puissantes analyses à base d’extrême-droite, d’ultra, giga ou turbo-libéralisme, présentant celui qui a clairement reçu le suffrage du peuple comme une véritable menace tant il semble acquis qu’il est aussi méchant que misogyne et qu’il fera tout, exactement comme Donald Trump, pour instaurer une dictature autoritaire, c’est absolument évident.

Du reste, en parlant de Donald Trump, la même presse et les mêmes analystes, les mains encore moites des constats précédents, ne peuvent s’empêcher de noter, la voix tremblante d’émotion péniblement contenue, que les sondages se multiplient aux États-Unis montrant tous que le 45ème président américain l’emporte dans tous les cas de figure si des élections devaient avoir lieu maintenant.

Las : malgré les procès bidons, les affaires fantaisistes et les allégations mensongères, l’actuel candidat continue de grimper dans les sondages.

Il faut dire que, là-bas comme en Europe ou en Argentine, le portefeuille joue beaucoup et la baisse drastique du pouvoir d’achat des Américains qui ont supporté le bide total des “bidenomics” n’arrange pas les affaires des Démocrates dont le niveau de panique et de corruption morale et politique atteint des niveaux rarement observés jusqu’à présent.

Bref, c’est véritablement la panique pour toute la classe jacassante occidentale bien-pensante et les éco-conscientisés collectivistes qui tentent de se raccrocher à toutes les branches dans leur chute pour essayer de comprendre ce qui se passe. Serait-ce une affaire de coiffure ?


En réalité, on constate surtout que la tendance, timide jusqu’à présent, commence à prendre de l’ampleur et surtout, touche maintenant des tranches de populations de plus en plus jeunes.

En fait, il apparait que la rhétorique débile de gauche qui consiste essentiellement à dire “nous sommes les gentils, à droite ce sont les méchants”, a fini par lasser.

Alors que le monde occidental baigne dans la gentillesse obligatoire et millimétriquement mesurée à coups de lois et d’injonctions gouvernementales (éventuellement saupoudrées de quelques coups de matraques agrées norme européenne), à tel point qu’on en accueille à présent tout ce que le reste du monde rejette, les peuples concernés commencent à réclamer un peu moins de moraline en barils bon marché et un peu plus de cette méchanceté qui permet de faire comprendre que trop c’est trop : trop de taxes, trop de distribution gratuite du pognon des autres à des gens qui n’ont aucune aspiration, aucun comportement et ne font aucun effort pour participer à la société dans laquelle ils se sont pourtant eux-mêmes placés, trop de décalage entre les ponctions et les résultats visibles, trop de baisse du pouvoir d’achat, trop d’insécurité, trop de chômage alors que la classe jacassante avait promis le contraire…

Dans les médias, cette tendance de la population, et notamment chez les plus jeunes, à vouloir s’opposer au discours dominant est non seulement niée mais elle est bien sûr activement cachée. Lorsqu’elle ne l’est pas, elle est dénoncée bruyamment sur le mode “♩ la bête immonde est de retour tagada ♪ et on entend déjà ♫ le bruit de ses petites bottes qui trottent sur le parquet ciré de la démocratie, tsoin tsoin ♬ “…

Mais justement, et les années passées nous l’ont amplement montré, lorsque la presse, les journalistes et toute la racaille politicienne habituelle commencent à monter au créneau, les yeux exorbités et la lippe tremblante, pour nous expliquer à quel point tout ceci n’est que rumeur et faussetés, désinformations et vilénies fomentées par quelques puissances étrangères, ou que tout ceci est une “vague brune” et le début d’une ère abominable à base de veuves, d’orphelins et de mort du petit cheval, bref, lorsque ces clowns font assaut de tressaillements pour expliquer à quel point c’est horrible et faux, alors vous pouvez en déduire que c’est assez probablement vrai.

La classe jacassante commence à trembler. Ne boudons pas notre plaisir.


18 juillet 2023

Extension indéfinie du champ de « l’extrême droite »

Maxime Tandonnet

M. Mélenchon traite le CRIF d’extrême droite, M. Pap N’Diaye traite Cnews et Europe 1 d’extrême droite, Libé traite Franck Ferrand d’extrême droite. Ne parlons même pas du propos scandaleux sur le CRIF. Le cas de Franck Ferrand est intéressant. Il subit un peu la même tentative de diabolisation que Lorent Deutsch. Raconter l’histoire, le déroulement des événements autour de la Nation et des ses héros ou traitres, captiver le grand public grâce au récit national serait désormais d’extrême droite… Cela fait penser à la remarque d’EM qui voulait « déconstruire notre histoire ». Bref, la Nation et les racines deviendraient d’extrême droite. En fait cette expression est devenue l’insulte suprême des bienpensants. Tout ce qui n’est pas dans leur ligne, dans le sens des modes idéologiques, déconstruction, woquisme, multiculturalisme, climatisme, serait désormais, par définition, d’extrême droite. Or, cette formule, réduite à n’être qu’une insulte, un épouvantail, ne veut plus dire grand chose. Historiquement, l’extrême droite se définissait par le culte du chef (le Führer, le Caudillo ou le Duce), le refus du suffrage universel comme principe de légitimité, donc la préférence en faveur d’une « autorité verticale » contre la démocratie ou le pouvoir du peuple, le parti et la pensée uniques, l’emprisonnement ou l’assassinat des opposants, l’interdiction des libertés publiques (presse, expression, réunion, syndicale). D’ailleurs, à bien des égard, l’extrême droite partage des points communs avec l’extrême gauche, en tout cas la tentation totalitaire. Ce naufrage dans une logique d’opprobre et de diabolisation du monde politico-médiatique est bien le signe de sa crétinisation: dès lors qu’il n’a plus rien à dire, à court d’arguments et d’idées, il lui reste l’injure pour s’exprimer.