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6 juillet 2026

Pierre Duriot
6/7/2026

La folie du climat de la planète


Il y a une espèce de folie en France, à propos du climat planétaire, au point qu’on en arrive à des cyclistes qui s’imaginent qu’en pédalant dans Paris, ils sauvent la planète. D’autres, qu’en roulant en voiture électrique, ils vont changer la température de 2100. Ou encore, certains qui pensent qu’en construisant des maisons bien isolées, des entreprises recouvertes de panneaux solaires, on va influer sur le climat planétaire. Des bien-pensants encore, invoquent le carbone et la nécessité de ne plus en produire, tout en sachant que le carbone d’origine humaine ne représente que quelques pour cents des émissions de carbone terrestre, l’immense majorité étant d’origine naturelle. Et qu’en plus le carbone n’est pas un polluant et que son pourcentage dans l’atmosphère fut largement plus élevé au cours des âges, alors d’ailleurs que l’homme n’était encore pas présent sur Terre. Et les politiques qui s’imaginent qu’en brimant avec des normes et des taxes empilées les unes sur les autres, ils sauvent la planète. Le croient-ils seulement au fond d’eux-mêmes, ou sont-ils conscients qu’ils répètent les bobards pour justifier leurs taxes ?
Au nom de ce « sauvetage », ils liquident la construction, l’automobile, la chimie, l’acier, dans un pays qui représente 1 % des émissions de la pollution mondiale, mettent des millions de travailleurs sur le carreau, appauvrissent le pays, précarisent ses habitants. Autant dire que si la France entière sombrait dans l’Atlantique, le climat de la Terre ne bougerait pas d’un iota. À quoi rime donc cette hystérie ? Mais ça va encore plus loin. Les adorateurs de la planète expliquent que les climato-sceptiques sont des gens qui ne croient pas en la science… et de citer les « scientifiques » du GIEC. Ce GIEC n’est jamais qu’un ramassis d’opportunistes financé par des intérêts privés, les mêmes intérêts privés qui expliquent qu’il faut réduire la population de la Terre, on peut donc leur faire confiance. Les mêmes béni-oui-oui nous ont expliqué pendant l’épisode Covid, à propos du vaccin, qu’il fallait croire en la science… confondant allègrement, en l’occurrence, la science et les actionnaires de la science, qui avaient à peu près le même poids « scientifique » que les types du GIEC. Ce GIEC qui ne manie que des graphiques, ceux qui disaient par exemple, en 2000, que les Maldives auraient disparu dans vingt ans. En réalité, le GIEC a à peu près la même crédibilité que Mme Irma avec un jeu de tarot. Pendant qu’ils prévoient le réchauffement, d’autres prévoient la glaciation, c’est dire le sérieux de la « climatologie »...
La science, la vraie, dit qu’à une époque la glace du pôle nord descendait jusqu’à la latitude de Paris et qu’elle est remontée là où elle est au cours d’une période de réchauffement climatique. L’homme n’existait pas. La science dit aussi qu’à plusieurs époques, les carottes de glace indiquent que la teneur en carbone de l’atmosphère était infiniment supérieure à l’actuelle. Peine perdue, les béni-oui-oui, savamment endoctrinés tiennent à leur réchauffement climatique dû à la Clio diesel de Marcel et Josiane, ce ne peut pas être une centaine de volcans en éruption permanente vous pensez bien. Ainsi, la guerre en Ukraine ne pollue pas, les raffineries qui brûlent non plus. Nos vieux diesels européens qui terminent leurs courses en Afrique, n’y polluent plus. Le béni-oui-oui ne s’embarrasse pas de ces considérations pourtant palpables, il insulte à tout va… facho, complotiste et tient à son narratif qui ne tient pas debout, plus sûrement qu’une ménagère lobotomisée à son feuilleton du soir. À la fin de l’histoire, en France, on vivra comme des Néandertaliens et cela n’aura strictement aucun effet sur la planète. L’argument encore des béni-oui-oui est qu’il faut bien que quelqu’un commence à faire des efforts. Parce qu’il s’imaginent que si nous tournons Néandertal, les autres vont faire comme nous ?
Au RPF, nous pensons qu’il faut s’adapter au climat de la Terre, qui a toujours été changeant, que l’on soit là ou pas. Et qu’il faut s’attaquer aux vrais problèmes écologiques : nos déchets ménagers, chimiques, essentiellement recycler, rapprocher les centres de production des centres de consommation. Et fiche la paix aux Français, qu’ils puissent construire sans entrave la maison de leurs rêves, même si elle n’est pas aux normes. Mieux vaut un toit pas aux normes que pas de toit du tout. Que le contrôle technique automobile soit ramené aux stricts éléments de sécurité mécaniques : freins, tenue de route. Qu’un petit constructeur puisse exister, qu’un particulier puisse modifier sa voiture. Que la politique énergétique doit s’orienter vers une énergie peu chère et pas vers les énergies propres qui ne le sont pas, puisque la saleté se fait ailleurs que chez nous. Qui peut soutenir qu’une base d’éolienne de 2 à 3000 tonnes de ferraille et de béton, c’est écologique ? En résumé, il faut sortir de cette idéologie mortifère. Pendant le Covid, le matraquage a si bien marché qu’on en arrivait quasiment à ce que le commun ait envie de tuer les non-vaccinés. Pour le climat, les mêmes lobotomisés seraient prêts à jeter à la rue une famille dont la maison n’est pas aux normes. Ce n’est pas du climat de la Terre qu’il faut s’inquiéter, c’est de la vulnérabilité de nos concitoyens aux matraquages idéologiques.

29 juin 2026

H16
29/6/2026

Canicule : on éteint nos réacteurs nucléaires et on rallume le gaz. Pour sauver l’environnement, bien sûr !

Il fait chaud, très chaud, si chaud que l’État, dans son onctueuse sagesse thermodynamique, a trouvé la parade imparable : éteindre les centrales qui produisent l’électricité dont nous avons besoin pour survivre à la canicule. Malin, non ?


Eh oui : lundi dernier, alors que les températures poussaient certaines écologistes hystériques à revenir sur leur fatwa anti-climatisation, EDF a été contraint de mettre à l’arrêt trois réacteurs nucléaires : Golfech d’abord, puis le Bugey et Nogent-sur-Seine le jeudi, pendant que Saint-Alban réduisait la voilure.

Officiellement, il s’agissait de parer à des « causes externes liées à l’environnement », c’est-à-dire que la Garonne, le Rhône et la Seine, qui sont utilisés pour refroidir ces réacteurs, sont jugés « trop chauds » pour être utilisés directement, car on redoute essentiellement que l’eau de refroidissement rejetée ne les réchauffe de quelques dixièmes de degré supplémentaires. L’horreur, quasiment l’écocide !

À Golfech, la Garonne ne doit pas franchir 28 °C après rejet ; à Nogent, l’écart entre l’amont et l’aval ne doit pas excéder 3 °C. Mais voilà, la règle est la règle et nous sommes en France : des réacteurs en parfait état de marche sont donc débranchés non par la panne ou la sécheresse, mais par l’arrêté réglementaire, ce qui donne l’occasion d’observer quelques prodiges.

Le premier prodige est celui du calendrier.

Ces arrêts surviennent précisément à l’instant où la France réclame le plus de courant, les quelques climatiseurs installés dans le pays tournant alors à plein régime. Fin mai, le mégawattheure s’échangeait autour de 85 euros. Le 23 juin, il frôlait les 280 euros, sommet inédit depuis l’été 2023, avant de grimper jusqu’à 433 euros le soir du 24, l’Allemagne culminant pour sa part à 615 euros. En somme, on retire du réseau l’énergie la plus abondante et la moins chère au moment exact où elle vaut de l’or. Un trader de génie n’aurait pas mieux orchestré la ruine du contribuable.


Le second prodige, plus savoureux, est que cette manœuvre prétendument environnementale, bio-compatible et écosourcée, aggrave le bilan carbone qu’on est pourtant censé réduire à tout prix : eh oui, puisqu’il faut bien combler le trou laissé par l’atome, on rallume le gaz. La part du nucléaire dans le mix est passée de 72 à 62 % ; celle du gaz a bondi de 1 à 6 %. Autrement dit, on coupe une production décarbonée pour brûler du méthane fossile, plus cher et autrement plus émetteur de CO₂, le tout au nom du climat.

L’écologie punitive nous impose avec décontraction le réacteur qui pollue lorsqu’il est à l’arrêt.


Mais le plus beau reste l’argument de fond, celui que nos régulateurs feignent d’ignorer : le réchauffement que la centrale inflige à son fleuve est marginal, transitoire, presque homéopathique, à côté de celui que le climat lui impose déjà.

Ainsi, une étude d’EDF a mesuré l’échauffement du Rhône entre 1920 et 2010 : +2,1 °C au niveau du Tricastin, indépendamment de tout rejet industriel, par le seul effet de l’évolution du climat et de l’ensoleillement estival. Le fleuve a donc déjà dépassé son seuil d’alerte naturel bien avant que le premier électron ne sorte du réacteur. Couper la centrale ne refroidit pas la Garonne d’un millième de degré ; cela coupe simplement le courant des Français et siphonne leur portefeuille.

Ici, on s’acharne sur le delta dérisoire de l’industriel en laissant le soleil chauffer l’eau en toute impunité. Vite, une pétition contre les rayons du soleil !

Quant à l’argument bancal qu’il faudrait protéger la faune, il ne résiste guère à l’analyse : en 2022, lors d’une canicule comparable, l’État accordait sans broncher des dérogations pour faire tourner les réacteurs malgré tout. Mais le dogme a depuis basculé : « anticiper plutôt que déroger », c’est-à-dire éteindre par précaution, avant même que le problème ne se pose, pour le seul plaisir d’avoir obéi au seuil et au dogme.

Le principe de précaution a fini par dévorer le principe de réalité.


Et pendant que l’on s’interdit d’exploiter à plein l’outil de production existant, on dépense des fortunes pour « s’adapter ».

Les pertes annuelles du parc pour raisons environnementales tournent historiquement autour de 0,3 %, une broutille à l’échelle de l’année, mais qui frappe pile au pire moment. Qu’à cela ne tienne : on chiffre déjà entre 15 et 20 milliards d’euros l’adaptation des trente-deux réacteurs les plus exposés, tandis que RTE et Enedis annoncent un plan de près de 190 milliards pour moderniser le réseau face « à la multiplication des canicules ».

L’État ponctionne donc à tour de bras pour s’adapter à un problème qu’il s’interdit lui-même de résoudre avec les moyens qu’il possède déjà. Ce serait absurde si ce schéma ne se répétait pas dans beaucoup d’autres domaines qui impose de se demander si l’on n’assite pas à une forme pas très subtile de sabotage par les normes et les incompétences empilées les unes sur les autres…

Au final, on se retrouve avec un seuil arbitraire, fixé par décret, érigé en dogme intangible, et appliqué avec une rigueur d’huissier au mépris total de la réalité du terrain. Peu importe que le fleuve chauffe déjà tout seul, peu importe que le gaz crache du carbone, peu importe que la facture triple : la norme a été respectée, l’écosystème administratif est sauf, lui, et c’est tout ce qui compte.

La magnifique pantalonnade thermique de cet été ne démontre rien d’autre que la vacuité absolue des objectifs écologiques arbitraires, détachés de toute contrainte concrète, posés par des gens qui n’ont jamais vu un réacteur ni payé une facture indexée.

On continue ainsi, dogme après dogme, demi-degré après demi-degré, à enfoncer le pays un peu plus loin dans l’absurde, à grands frais et pour rien.


https://h16free.com/2026/06/29/84610-canicule-on-eteint-nos-reacteurs-nucleaires-et-on-rallume-le-gaz-pour-sauver-lenvironnement-bien-sur

27 juin 2026

Julien Vergès

Génie iranien

Il y a 3000 ans, les anciens Iraniens inventaient la clim sans électricité avec les badgirs, ces tours qui fonctionnent comme des pièges à vent, construits comme un système d'échangeur d'air chaud en air frais. Ces tours permettaient de maintenir une température fraîche dans les logements, même sous le soleil de plomb d'un été caniculaire.

20 juin 2026

Gilles Casanova
19/6/2026

C'est le jour pour rappeler que penser et courir en tous sens en agitant les bras sont deux activités incompatibles :

4 mai 2026

Isabelle Lagny
3/5/2026

MAMAMIA !

Je ne pensais pas qu'on pourrait manipuler autant de gens éduqués avec cette histoire de CO2 et de réchauffement climatique.
À propos du CO2, voici mon point de vue de collégienne (cours de sciences naturelles sur les fonctions de la chlorophylle), d'étudiante en médecine (physiologie de la respiration humaine), de stagiaire (externe en médecine) en réanimation pneumologique, de médecin du travail pour les chercheurs en chimie, en biologie, pour des garagistes, des plombiers et de mon travail d'auteur d'un guide pratique :
RISQUE CHIMIQUE AU LABORATOIRE
Editions de l'école polytechnique, 2012, 2014.
Une amie doutait de la légitimité de la rébellion de 46 chercheurs du GIEC par rapport au discours officiel rendant le CO2 produit par l'homme responsable du réchauffement climatique. J'ai affirmé alors une conviction et j'explique que c'est ma conclusion après un certain nombre de remontées contradictoires avec les discours officiels, c'est-à-dire les résumés politiques (et non scientifiques) de 20 pages seulement de rapports du GIEC, pourtant extrêmement complexes avec des milliers d'articles qui ne concordent pas (la synthèse est de fait impossible). Le fait qu'enfin les scientifiques membres du GIEC finissent par s'exprimer à leur tour et protester, ce n'est pas trop tôt. De toute façon, je n'ai aucune compétence en matière de climat donc là-dessus, je m'abstiendrai. Mais en tant que médecin je sais :
1) que le CO2 n'est pas un poison et qu'il participe à l'équilibre acido-basique du sang des mammifères 
2) que les plantes vertes ont besoin de CO2 pour produire de l'oxygène et nous permettre de vivre.
3) que les faux nuages provoqués par des relargages (épandages, chemtrails...) aériens volontaires de nanoparticules de métaux (aluminium, argent,...) et de matières organiques industrielles (pvc) qui se déposent sur les grilles de mon jardin, sont toxiques et pour certaines cancérigènes, mutagènes, reprotoxiques.
Il suffit de consulter les monographies de L'IARC et la liste des substances CMR reconnues par L'UE.
Je constate qu'ils sont faits pour modifier profondément le climat mais également directement où indirectement la vie sur terre. Le système HARP contribue en complément aux phénomènes climatiques et géophysiques non spontanés.
4) que l'industrie chimique produit chaque années des substances chimiques nouvelles pour lesquelles la réalisation de tests de toxicité n'est pas obligatoire (au-dessous de 1 tonne produite par an dans L'UE en particulier). Lire le règlement CLP de L'UE à ce sujet.
Que nombre de substances peu toxiques en apparence au sens classique (pour le foie, les reins, le cerveau...) peuvent entraîner des effets retardés comme perturbateur endocrinien, ou une cancérogénicité, ou une mutagénicité (transmission de maladies et de cancers à la descendance...) qu'on peut totalement méconnaître pendant des années si on ne les cherche pas.
5) Que ce qui sort de problématique d'un pot d'échappement automobile, ce n'est pas le CO2 (Cf ci-dessus), mais le CO (monoxyde de carbone) qui est toxique quand on le respire comme contaminant de l'air (brasero, chauffe-eau mal réglé aussi en produisent), et à plus long terme les nanoparticules de carbone, cancérigènes certain, et les HAP (Hydrocarbures aromatiques polycycliques), idem.
Le réchauffement du climat qui alterne depuis des siècles avec des refroidissements à ce que j'ai lu, et c'est connu paraît-il, sert donc de prétexte pour propager la peur et démoraliser les jeunes.
Il semblerait que cette déprime collective soit réelle dans nos contrées occidentales.
Raconter en plus aux jeunes, que c'est à cause du CO2, alors que toute forme de vie animale en produit par définition, qu'on court à la catastrophe mondiale (pour "la planète") c'est une manœuvre d'ingénierie sociale faite pour culpabiliser chaque individu d'exister. C'est assez pervers encore une fois.
Bien utile clairement pour ne pas se pencher sur les pollutions volontaires ou involontaires des sols de l'eau et de l'air à causes des activités industrielles ou des guerres.
Utile en définitive, pour servir de prétexte à restreindre nos libertés, à encourager les demandes d'aide à mourir, à aller dans le sens de la dépopulation prônée par une bande de cinglés mondialistes ultra riches et criminels.

26 avril 2026

Gastel Etzwane
25/4/2026

L’électrification forcée : 9,4 milliards d’euros pour un résultat marginal


Au 1er janvier 2025, le parc automobile français reste massivement thermique : 91 % des voitures particulières roulent au diesel (18,13 millions) ou à l’essence (15,03 millions). Les électriques pures ne représentent que 826 618 unités, soit à peine plus de 2 % du total.
Les Français conservent leurs véhicules thermiques le plus longtemps possible, à la fois parce qu’ils préfèrent cette motorisation éprouvée et fiable, et parce qu’ils n’ont souvent tout simplement pas les moyens de passer à l’électrique.
Malgré cela, l’État a dépensé 9,4 milliards d’euros d’aides publiques entre 2017 et 2024 (bonus, primes à la conversion, etc.). Selon la Cour des comptes, ces dispositifs n’ont incité que 56 000 achats supplémentaires en 2021, soit un coût moyen de 17 800 euros par véhicule financé par le contribuable.
Cette politique ignore les réalités du marché. Prix élevé, autonomie limitée, réseau de recharge insuffisant : la voiture électrique ne s’impose pas spontanément auprès des ménages. Elle ne survit que grâce aux subventions massives et aux achats forcés des flottes d’entreprises. On retrouve la même logique coûteuse et artificielle avec les pompes à chaleur, l’éolien ou le photovoltaïque.
Huit ans et près de dix milliards plus tard, le constat est sévère : le diesel et l’essence dominent toujours outrageusement. Le contribuable finance très cher une transition qui ne se fait pas naturellement. Une stratégie aussi dispendieuse qu’inefficace.

1 avril 2026

H16

Greenpeace en pleine décroissance : quand le vert passe dans le rouge

- 1/4/2026 - L’écologie, ce n’est pas que ces grands programmes sur les énergies renouvelables ou l’électrification automobile, c’est aussi les gestes du quotidien. Et chez Greenpeace, dans ces gestes, il y a bien sûr le tri sélectif qui commence, bien sûr, par celui des salariés.

Après tout, chacun doit s’y mettre et Greenpeace a bien compris qu’elle devait donner l’exemple. Voilà donc l’Organisation Non Gouvernementale Ou Presque qui réduit subitement ses effectifs : le 26 mars 2026, Greenpeace France annonce devoir supprimer 33 postes sur 138, soit un quart de ses effectifs, pour un grand bond en avant vers une décroissance calculée en biodynamie dans une jolie restructuration durable.


Cependant, au-delà de l’évidente explication d’une courageuse décroissance, d’autres facteurs pourraient aussi expliquer cette nouvelle phase dans la vie de l’ONG.

Peut-être devrait-on évoquer la baisse des dons ?

Avec 31 millions d’euros collectés en 2025, l’association affiche une croissance de 7% sur la période 2022-2025, contre 26% sur 2018-2021. En euros constants, c’est la stagnation pure et simple, ce que la novlangue maison traduit pudiquement par « ralentissement de la croissance des ressources ». Et c’est assez logique : quand on regarde la déroute électorale des Verts aux municipales de 2026, avec la perte de Bordeaux, Strasbourg, Besançon, Annecy, Poitiers et Colombes, on comprend que le courant passe de moins en moins bien entre l’écologie politique et les Français. Quand on ne vote plus vert, on ne donne plus vert non plus.

Peut-être les frais de fonctionnement sont-ils trop élevés ? Ce ne serait guère étonnant.

En décembre 2025, Jean-François Julliard quitte la direction après 14 années de service, assurant au passage n’être « au courant de rien » sur les difficultés financières. 14 ans sans rien voir, c’est exactement le niveau de compétence prévisionnelle qu’on attend d’une organisation prédisant le climat à 50 ans. Trois co-directrices générales prennent alors le relais et, en janvier 2026, s’augmentent mutuellement de 15%, soit environ 1000 euros mensuels supplémentaires chacune pour annoncer, deux mois plus tard, un vigoureux plan de sauvegarde de la rémunération de l’emploi portant sur 33 postes. Sobriété des troupes, prospérité de l’état-major, tout va bien.


Ajoutons enfin que sur les 31 millions € de dons collectés, 8 à 10 millions repartent directement vers Greenpeace International à Amsterdam : dans une sorte de mondialisation de la charité, les donateurs français sont heureux de financer des bureaux néerlandais pendant qu’une PME associative hexagonale ferme ses postes. Tout va mieux que bien.

Peut-être l’accumulation des affaires juridiques et des condamnations finit-elle par coûter cher ?

Le 27 février 2026, un juge du Dakota du Nord a en effet confirmé une condamnation de 345 millions de dollars contre Greenpeace. Greenpeace USA fait appel, mais le montant est tel que Reporterre lui-même évoque la possible « disparition » de la branche américaine. En France aussi, quelques affaires émaillent les comptes de l’asso : par exemple, 30 000 euros d’amende au tribunal de Dunkerque en septembre 2025 pour une intrusion sur la centrale de Gravelines.

Et ce n’est que la partie émergée d’un casier bien fourni : en 2014, un employé d’Amsterdam avait fait s’évaporer 3,8 millions d’euros de dons en spéculation cambiste, tandis qu’un directeur de programmes faisait la navette en avion deux fois par semaine entre Luxembourg et Amsterdam, pendant que l’ONG militait contre le transport aérien. La même année, des activistes avaient saccagé les lignes de Nazca au Pérou, site classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, pour y déployer une banderole. En 2015, le gouvernement indien avait purement et simplement gelé les comptes de Greenpeace India pour utilisation frauduleuse des fonds.


L’humanitaire tourne régulièrement au bricolage, à la boulette ou à la magouille.

Mais l’une des explications les plus croustillantes est bien la mise en place inexorable, par Greenpeace et ses coreligionnaires, d’un cercle vicieux finalement néfaste pour leur propre petit business.

Ainsi, pendant des années, Greenpeace a milité avec acharnement pour des politiques qui ont fait exploser les prix de l’énergie. L’accise sur l’électricité a bondi de plus de 60% en février 2025, portée à 33,7 euros par MWh. Le kWh atteint désormais 0,194 euro au tarif réglementé, et la Commission de régulation de l’énergie reconnaît elle-même que ce tarif « intègre des coûts plus élevés liés aux investissements dans les renouvelables ».

Bref, les factures d’énergie explosent, les ménages sont étranglés, et ces mêmes ménages (qui constituaient le vivier de donateurs de Greenpeace) n’ont tout simplement plus les moyens de financer les frasques de l’association. Les sources internes le confirment sans détour : les donateurs « ont manifesté des difficultés financières à maintenir leur niveau de don ». Le pousseur d’éolien qui se fait mettre dans le vent, c’est un premier cas documenté de suicide économique par conviction écologique.


Au fond, ce qui se joue ici dépasse le cas Greenpeace.

En fait, la seule décroissance mesurable, c’est celle des rendements de la propagande écolo-catastrophiste qui finit par ne plus convaincre personne. Malgré un matraquage médiatique sans précédent (France Télévisions et Radio France labourent le sujet climatique jour et nuit), les dons stagnent et les donateurs raccrochent au nez des collecteurs (l’ONG elle-même reconnaît des « difficultés de joignabilité téléphonique », aveu délicat pour signifier que les gens fuient activement les appels à sauver la planète). Le réchauffement climatique fait désormais moins peur que le numéro de Greenpeace sur l’écran du téléphone.

Pire, META (Facebook) a interdit les appels aux dons dans les contenus « politiques », la Cour de cassation a mis fin aux contrats précaires de collecte de rue, et une source interne résume le malaise avec une franchise inhabituelle : « Greenpeace s’est ramollie, il y a une forme de ringardisation. »

À force de crier au loup climatique, le public a fini par changer de chaîne. La déroute des Verts aux municipales n’est que la traduction électorale d’un phénomène plus profond : la fatigue du catéchisme vert.

Il était temps.


https://h16free.com/2026/04/01/83862-greenpeace-en-pleine-decroissance-quand-le-vert-passe-dans-le-rouge

28 février 2026

Pierre Duriot
28/2/2026

La double arnaque électrique...


Pour ceux qui n’ont pas encore bien vu l’arnaque financière. L’État a fait la promotion de la voiture électrique avec l’argent du contribuable, la mise en place d’une électricité « verte » en trompe-l’œil, avec l’argent du contribuable. Les constructeurs automobiles s’en trouvent ruinés, parce que même avec les subventions, ces voitures électriques sont vendues à perte. Là-dessus, le même État, avec sa PPE3, va faire tripler le prix de l’électricité et va ainsi récupérer, sur le dos des rouleurs à l’électrique, les taxes qu’il ne perçoit plus sur les produits pétroliers du fait des rouleurs électriques. Mais tous les automobilistes sont aussi des consommateurs, qui vont tous payer l’électricité trois fois plus cher et donc, les contribuables qui ont déjà payé les subventions à la voiture électrique et aux énergies « vertes », vont également payer l’électricité trois fois plus cher, pour faire plaisir aux Allemands qui sont jaloux de nos centrales nucléaires et faire aussi plaisir à une poignée d’écolos, qui ont promu la voiture électrique et ruiné nos filières automobiles, pour une fable carbonée qui n’a strictement rien à voir avec le climat. Sans compter que les Allemands qui veulent démanteler EDF carburent à la centrale à charbon. Il faut croire que pour eux, la fable carbonée ne s’applique pas. Alors : heureux ?

21 février 2026

Henry Bonner
21/2/2026

Stellantis : bilan des pertes sur l’électrique

Stellantis, la maison-mère de Peugeot et Fiat, annonce 22 milliards d’euros de pertes sur la seconde moitié de 2025, essentiellement en raison de l’abandon des objectifs de ventes dans l’électrique.

En effet, le constructeur réduit la valeur des investissements en rapport aux voitures électriques.

Comme le montre le dernier rapport, l’entreprise estime à 14,7 milliards les coûts pour l’abandon de la production de modèles, en particulier dans les voitures électriques.

Le montant comprend 5,8 milliards d’euros de nouvelles dépenses de trésorerie, sur les 4 prochaines années, pour la relance des modèles thermiques.

En principe, l’entreprise met ainsi fin à l’erreur du tout-électrique. Elle prévoit des investissements dans les voitures thermiques, en raison de la demande chez les consommateurs.

La perte comprend aussi 2,1 milliards en rapport aux fournisseurs pour les voitures électriques, en particulier les projets d’usines de batteries.

Par exemple, le constructeur fait partie des partenaires dans Automotive Cells Company (ACC), un producteur de batteries pour les voitures électriques.

Or, ACC met fin à des projets de méga-usines en Italie et en Allemagne, selon une annonce de ce mois-ci.

De plus, l’entreprise prévoit 1,3 milliards d’euros pour des modifications à la production, dont les licenciements de personnel.

Provisions sur les garanties : soucis de qualité dans l’électrique

La perte de 2025 comprend aussi une hausse de 4,1 milliards des provisions pour les garanties des voitures aux consommateurs.

Le rapport fait allusion aux voitures électriques et les hybrides, comme source de hausse des provisions. Il cite en effet les “nouveaux motopropulseurs” comme causes de la dégradation.

De même, les données des assurances indiquent des hausses de coûts pour la réparation des voitures électriques.

En France, d’après Assurland, le coût de l’assurance atteint en moyenne 818 euros par an pour une voiture électrique, contre 735 euros pour les diesel.

Le problème vient des prix des pièces de rechange, en particulier la batterie.

La dégradation des composants explique aussi le rythme de chute de la valeur des voitures électriques sur le marché de l’occasion. Selon un courtier de voitures d’occasion au Royaume-Uni, les voitures thermiques conservent environ 50 % de leur valeur à neuf au bout de 5 ans, contre autour de 20 % pour les voitures électriques.


Les pertes de 22 milliards d’euros chez Stellantis font partie des conséquences de la conversion de force à la production de voitures électriques sans demande réelle chez les consommateurs.

La taille de la perte chez Stellantis et chez la plupart des constructeurs explique le changement de mentalités dans le secteur et le lobbying contre les quotas d’émissions.

En effet, après des illusions de gains grâce à une conversion à l’électrique, les constructeurs font des pertes dans la réalité, et veulent l’arrêt ou l’abandon du programme.

7 février 2026

Gastel Etzwane
7/2/2026

Les grands constructeurs automobiles occidentaux viennent d’admettre des pertes colossales liées au véhicule électrique. Concrètement, cela signifie qu’ils reconnaissent que des investissements massifs ne rapporteront jamais l’argent espéré : 26 milliards de dollars pour Stellantis, 20 milliards pour Ford, 7,6 milliards pour General Motors, 6 milliards pour Porsche.
Ces chiffres correspondent à des dépréciations : usines de batteries, chaînes de production et technologies développées trop vite, trop cher, et pour un marché qui ne s’est pas développé comme prévu en Europe et en Amérique du Nord. Dans certains cas, la perte de valeur est spectaculaire : Stellantis a ainsi revendu 49 % d’une usine canadienne de batteries pour seulement 100 dollars, alors que ce site était initialement valorisé à plusieurs milliards.
Pourquoi un tel échec ? Parce que le marché mondial du véhicule électrique a été largement capté par la Chine. Les constructeurs chinois produisent à moindre coût, maîtrisent les batteries et les matières premières, et bénéficient d’un fort soutien public. Face à cette concurrence, les industriels occidentaux se retrouvent avec des véhicules plus chers, moins compétitifs et plus difficiles à vendre.
En résumé, ces milliards perdus ne sont pas un simple ajustement comptable : ils traduisent un décrochage industriel réel. L’Occident a engagé une transition rapide vers l’électrique sans disposer des moyens industriels équivalents à ceux de la Chine, et il en paie aujourd’hui le prix.

27 décembre 2025

L'Allemagne a démoli sa centrale à charbon la plus moderne pour un coût de 3 milliards d'euros

Anna Rocca

-27/12/2025- La centrale électrique de Moorburg a été construite il y a seulement six ans. Sa construction a coûté 3 milliards d'euros et sa puissance était de 1650 MW. Malgré sa récente modernisation, les autorités du pays ont décidé de la fermer pour passer à l'« énergie verte » et « sauver le climat ».
La structure de la production d'énergie en Allemagne est maintenant la suivante : 33 % d'énergie éolienne, 14 % d'énergie solaire, 40 % de combustibles fossiles.
La fermeture de Moorburg aggrave les problèmes du système énergétique : les prix de l'électricité dans le pays sont deux fois plus élevés qu'en France. Pour compenser, une partie de l'énergie est importée – l'énergie nucléaire de France et l'énergie charbonnière de Pologne.
Les critiques qualifient Moorburg de « monument de l'idéologie au-dessus de l'économie », soulignant que la décision de détruire une centrale moderne est contraire au bon sens et à la logique économique. Les partisans considèrent la fermeture comme « douloureuse, mais nécessaire » pour le passage à l'énergie renouvelable.
Pendant ce temps, l'Europe démantèle ses installations modernes pour le « passage vert », la Chine construit deux centrales électriques au charbon par semaine, augmentant sa production d'énergie et renforçant son économie.
Camille_Moscow

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18 décembre 2025

Gastel Etzwane

-18/12/2025- Les réajustements récents opérés à la fois par les constructeurs automobiles et par l’Union européenne traduisent un même constat : le véhicule électrique n’a jamais véritablement rencontré l’adhésion massive de la population. Son coût d’acquisition élevé, les contraintes d’usage liées à l’autonomie et aux infrastructures de recharge, les incertitudes sur la durée de vie des batteries et la valeur de revente, constituent des freins structurels à sa diffusion.
À ces difficultés s’ajoute un élément déterminant : l’augmentation durable du coût de l’énergie, et en particulier de l’électricité, qui affaiblit l’un des principaux arguments économiques en faveur du véhicule électrique. Dans un contexte de volatilité des prix, de tensions sur les marchés énergétiques et de fin progressive des tarifs protecteurs, l’avantage comparatif du « coût à l’usage » tend à se réduire, voire à disparaître pour une partie des ménages.
Le recul stratégique de certains constructeurs, conjugué à l’assouplissement du calendrier européen sur la fin des motorisations thermiques, apparaît ainsi comme un retour au principe de réalité. Une transition largement portée par des objectifs politiques et idéologiques s’est heurtée aux contraintes économiques, industrielles et sociales. Les décisions récentes traduisent moins un renoncement qu’une reconnaissance tardive de l’écart entre l’ambition affichée et les conditions réelles d’acceptabilité par les consommateurs et les acteurs industriels.

11 novembre 2025

Gilles Casanova
11/11/2025

Aïe aïe aïe, qu'est-ce qu'on va devenir si le Camp du Bien s'effondre !

7 septembre 2025

Henry Bonner
6/9/2025

Chine : la gagnante du tout-électrique

Les objectifs des dirigeants politiques sur le climat viennent à la fois d’écologistes bien sûr et aussi d’entreprises à la recherche de rentes.

Depuis 2 ans environ, les constructeurs de voitures rencontrent des difficultés, en partie à cause des voitures électriques. L’un des signes de difficultés vient de la chute de valeur des voitures d’occasion. Le graphique ci-dessous d’une présentation de l’Avere, un lobby automobile, montre l’évolution de la valeur des voitures, par types ; la valeur des voitures électriques (vert) chute à moins de 55 % du prix d’achat à neuf (en comprenant les primes), après 5 ans. Le thermique (rouge) conserve le plus de valeur.


L’Union Européenne accorde du répit sur les quotas d’émissions et amendes, jusqu’en 2027. Le tout-électrique crée des pertes pour les constructeurs du continent. De plus, la concurrence, en particulier de Chine, prend de l’avance.

Xiaomi, le groupe de smartphones, vend aussi des voitures électriques depuis 2021. Après 4 ans d’activité, il approche de la rentabilité. Les revenus grimpent au rythme de 30 % par an, au dernier trimestre.


XPeng, un constructeur de voitures électriques, approche aussi de la rentabilité. Vous voyez ci-dessous le résultat net par trimestre.


Un autre, le groupe Leapmotor fait même un bénéfice de 4 millions de dollars au dernier trimestre. Stellantis, la maison-mère de Fiat et Peugeot-Citroën, détient 21 % du capital du constructeur en raison d’un investissement de 1,5 milliard d’euros sous Carlos Tavares.

Bref, les groupes chinois gagnent des parts de marché grâce aux avantages sur les prix de vente.

Comme le montrent les données du groupe BBVA dans le tableau ci-dessous, les constructeurs chinois font beaucoup de marge sur le continent – à l’inverse des groupes européens.

Les prix de vente en Europe atteignent dans beaucoup de cas le double, voire quasiment le triple, par rapport aux prix de vente des modèles en Chine !


Face aux constructeurs chinois, même Tesla connaît des revers : après une envolée des ventes après les déconfinements et la mise en place de subventions pour l’électrique autour du monde, malgré tout, les bénéfices baissent au fil des trimestres. Les bénéfices annuels (au sens de l’EBITDA) atteignent 11 milliards de dollars pour les 12 derniers mois, contre 16 milliards de dollars en 2023.

Les réussites de groupes comme Xiaomi, Xping, et Leapmotor signalent un problème de concurrence pour Tesla, comme pour les constructeurs du continent.

Les promesses de bénéfices de la conversion au tout-électrique cèdent à la réalité : des pertes, et un recul des ventes.

Mercedes : remise en cause du tout-électrique

Chez Mercedes-Benz, la baisse du titre atteint 8 % sur un an.


Depuis 2 ans en revanche, le groupe remet en cause ses objectifs. Les ventes de voitures électriques baissent en 2024 par rapport à 2023 (source).


Comme le montre le bilan de mi-2025, le groupe perd encore des ventes de voitures électriques.

Les ventes baissent de 6 % pour tous les types de voitures au cours du semestre. Dans les voitures électriques, les ventes baissent de 19 %.

Face à ces déceptions, le PDG de Mercedes, Ola Kaellenius, explique dans un média allemand :

“Nous avons besoin de faire face à la réalité [sur l’électrique]. Sinon, nous allons droit dans le mur.”

Il demande la révocation de l’interdiction de voitures à moteur thermique en 2035, et le retrait des objectifs arbitraires pour les 10 prochaines années.

Pourtant, Mercedes fait partie des raisons de la mise en place de ces quotas : en 2021, le constructeur signait en effet une déclaration des Nations Unies en faveur d’une élimination des voitures thermiques partout dans le monde, avant 2040 ! Sa stratégie pour 2030 comprend la conversion à 100 % de voitures électriques et l’utilisation de renouvelables pour 70 % de l’énergie dans la construction.

Les constructeurs comme Mercedes font partie des causes de la mise en place de ces objectifs. Ils cherchent des rentes et des protections.

Les pertes, et la peur des avancées de la concurrence, entraînent ainsi un changement de mentalités chez les PDG du secteur.

https://h16free.com/2025/09/06/81886-chine-la-gagnante-du-tout-electrique

4 juillet 2025

Laurence Muller-Bronn
4/7/2025

[Tribune dans Valeurs actuelles : Le DPE, un suicide français !]
 
Avec Alain Houpert, sénateur de Côte-d'Or, nous appelons le gouvernement à revenir au DPE (diagnostic performance énergétique) initial et non contraignant.
Exclure du marché plusieurs millions de logements est une folie dans la crise actuelle. Cessons d'asphyxier le pays et de paralyser nos concitoyens !
Le DPE est opposable pour louer ou vendre un logement uniquement en France.
Dans tous les autres pays européens, notamment en Allemagne, il est seulement informatif.

Le Diagnostic de performance énergétique (DPE) est l'un des nombreux symbole de l'écolobureaucratie à la française. Photo © Pixabay

TRIBUNE. La France connaît une crise du logement sans précédent, qui paralyse des millions de nos concitoyens et asphyxie peu à peu notre vie économique et sociale. Parmi les facteurs de cette crise, le DPE dans sa version obligatoire et opposable à la vente comme à la location, est une erreur majeure. Une comparaison avec le DPE allemand confirme qu’il est urgent de revenir au dispositif initial.

Par Alain Houpert, Laurence Muller-Bronn
Publié le 4 juillet 2025 à 15h00

Conçu comme un outil informatif et incitatif, la réforme du DPE français en 2022 n’a fait l’objet « d’aucune étude d’impact préalable, alors qu’il a des conséquences majeures sur la situation patrimoniale des Français et sur le marché immobilier », nous rappelle la Cour des comptes dans un rapport paru le 3 juin dernier. Ce rapport dénonce un dispositif entaché de fraudes, de notes contradictoires d’un diagnostic à l’autre, d’algorithmes éloignés de la consommation réelle d’énergie, qui se révèle particulièrement inadapté aux 11 600 000 logements (!) dans le bâti ancien.
Ce classement peu fiable incarne pourtant la quête du Graal climatique pour les « Gueux du DPE », dirait Alexandre Jardin.
Affublés des notes F, G et bientôt E en 2028, seul un long et coûteux parcours de rénovation énergétique leur permettra d’accéder à la note magique ouvrant les portes du marché immobilier.
Le classement énergétique est un déclassement social
Nous pourrions rire de cet énième avatar de l’Absurdistan si la situation n’était pas aussi catastrophique. 58 % des Français ont des difficultés à accéder au logement, particulièrement la classe moyenne qui subit le blocage du parcours résidentiel et de l’accession à la propriété. Prisonniers de leurs logements, les acheteurs se heurtent à des refus de crédits selon le classement énergétique des biens et à une augmentation mécanique des prix, due au provisionnement des travaux obligatoires.
La pénurie d’offres locatives paralyse la mobilité indispensable aux parcours étudiants, aux carrières professionnelles et au développement des entreprises. Des salariés pourtant en CDI sont désormais hébergés dans des campings « résidentiels ». Va-t-on leur opposer un nouveau « DPE spécial Mobile-home » ?
Tout est possible, les passions tristes de l’écologie punitive ne connaissent pas de limites.

DPE français versus Energieausweis allemand

En Allemagne, le Energieausweis (Certificat de Performance Energétique) est comparable au DPE français ; la note énergétique d’un bien étant obligatoire pour la vente ou la location, mais uniquement dans un but informatif et de transparence des coûts, comme l’était le DPE avant 2022. L’Allemagne, qui connaît une crise du logement depuis plusieurs décennies, n’est pas tombée dans le panneau photovoltaïque ! Il aurait suffi de regarder au-delà de nos frontières pour comprendre, mais l’irrationnel l’a emporté encore une fois sur l’intérêt général et les droits fondamentaux que sont la propriété et l’accès à un logement.
« Il faut protéger l’environnement pour les générations futures ». On ne peut qu’être d’accord, mais sacrifier leur avenir en asphyxiant leurs projets de vie n’a rien à voir avec l’écologie.
Nous le savons, ce sont les aides publiques à la rénovation qui constituent le véritable levier de la transition énergétique. Les Français sont aujourd’hui convaincus de cette nécessité, comme en témoigne le succès de Ma Prime Rénov’.
Nous appelons donc le gouvernement à revenir, le plus rapidement possible, à la version initiale du DPE et à supprimer son caractère obligatoire et opposable. Ce qui a été décidé par décret peut également être supprimé par décret. Cessons cette folie !

#LaurenceMuller_Bronn est sénatrice Les Républicains du Bas-Rhin, #AlainHoupert, sénateur Les Républicains de la Côte-d’Or.

1 juillet 2025

Radu Portocala

-1/7/2025- Les étés que j’ai connus en Roumanie étaient chauds, très chauds. Tous. Et les jours chauds comme celui d’aujourd’hui se succédaient sans provoquer des crises d’hystérie. Les vieux disaient même que « les étés ne sont plus ce qu’ils étaient autrefois ».
Les chaussures s’enfonçaient dans l’asphalte ramolli (il y a cette image dans Les aventures de Tintin - l’Étoile mystérieuse), mais personne ne parlait de la fin du monde.
Les garçons allaient à l’école vêtus de l’uniforme obligatoire : chemise boutonnée jusqu’au cou, cravate, veste et pantalon en tissu assez épais. Et quand nous demandions aux professeurs la permission de tomber les vestes, ils répondaient qu’eux-mêmes ne le faisaient pas et rejetaient nos demandes. Macron déambulant en bras de chemise, manches retroussées, n’avait pas encore été inventé.
Il y avait des semaines entières où les jours comme celui d’aujourd’hui se succédaient - et nous ne voulions pas vraiment que cela s’arrête. C’était l’été, rien d’autre.
Puis un jour je suis parti en Grèce. Et c’est là que j’ai compris les vrais sens des mots « été chaud ». Et là non plus personne ne parlait encore d’apocalypse climatique. C’était l’été, et c’était comme ça.

30 juin 2025

Énergies renouvelables : doit-on vraiment continuer à investir ?
 
[Vidéo] Cliquer sur l'image ↴

Avec Alexandre Jardin, écrivain, chef de file des #gueux et François Goulard, vice-président de l'association Patrimoine Nucléaire & Climat.
Yann Bizien
30/6/2025

Il fait chaud. C'est évident.
Le discours est donc dominé par l'idéologie écologiste militante, culpabilisante, autoritaire et péremptoire. Ce discours sentencieux, intangible et doctrinaire, cible avant tout les classes populaires et moyennes.
L'écologisme est de retour. Il incarne l'excès d'écologie qui plombe notre compétitivité, notre économie et le pouvoir d'achat.
L'impératif écologiste contribue au "suicide français". C'est un impératif technocratique, irrationnel, brutal, antisocial et bourgeois.
Il ne suffit pas de vouloir protéger, préserver ou restaurer notre environnement. Il faut aussi respecter la condition humaine, ce que l'écologisme a oublié.
L'écologisme est vert en apparence, mais rouge à l'intérieur. C'est le nouveau communisme du XXIème siècle.