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26 janvier 2023

« L’absence »

Gilles Casanova

Le ministère de l’intérieur a dû reconnaître plus d’un million de participants aux manifestations contre la réforme des retraites à l’occasion de la journée de grève interprofessionnelle jeudi dernier, 19 janvier. C’est dire qu’il y en avait beaucoup plus, tant nous sommes habitués aux mensonges de ce ministère de l’intérieur sur le nombre de participants aux manifestation, depuis quelques années… La tradition, depuis les Gilets jaunes, voulant que le chiffre des manifestants soit donné la veille aux médias des milliardaires, qui le répéteront le lendemain comme une vérité étincelante.
On notera aussi qu’avec le départ de Didier Lallement de la Préfecture de police, c’est aussi une version sadique du maintien de l’ordre qui a été écartée au profit de la tradition française d’un dispositif important, mais enfoui dans les rues adjacentes, capable d’intervenir rapidement en cas d’incident, mais qui ne vise pas à transformer le fait de manifester en une aventure assurément périlleuse pour sa santé.
Proportionnellement au nombre d’habitants, ces manifestations étaient beaucoup plus nombreuses dans toutes les villes du pays que dans la capitale, ce qui est lié au caractère extrêmement complexe des déplacements dans une agglomération de 12 millions d’habitants, surtout un jour de grève des transports.
L’ampleur de ces rassemblements, où l’on a vu parfois jusqu’au quart des habitants d’une agglomération participer à la manifestation, montre la colère accumulée contre les milliardaires et leurs marionnettes actuellement dans les palais de la République. La colère contre leur politique qui n’a pour but – ouvertement – que d’enrichir leur maîtres à tout prix, en organisant le « ruissellement » du bas vers le haut.
On n’a jamais été aussi riche en France, lorsque l’on est riche, et l’on a jamais eu depuis un siècle autant d’inégalités dans notre pays.
Il s’enrichissent à mesure que nous nous appauvrissons, il y a là une logique implacable. Elle a été appelée au XIXe siècle par un ministre de Napoléon III qui se glorifiait de mener une telle politique : « La lutte des classes ».
C’est cette politique, qui n’est ni de gauche ni de droite, comme annoncée par le prince-président Macron, c’est elle qui est menée chaque jour. C’est une politique de régression sociale en tous domaines. C’est aussi une politique de destruction de la Nation, de son tissu industriel, de la capacité d’instruction de ses enfants, de la capacité de décision dans tous les domaines, de son indépendance, pour la mettre à la remorque du navire principal de l’Empire, les États-Unis d’Amérique.
Les décisions qui concernent la France et les Français ne sont plus prises à Paris, elles sont prises dans des cénacles obscurs, à Bruxelles, à Washington, elles sont préparées à Davos à Bilderberg et dans d’autres occasions de cette « démocratie des milliardaires » où ils échangent entre eux sur le meilleur moyen de confisquer la planète à ses habitants. Il faut dire que c’est la première fois dans l’histoire de l’humanité qu’un groupe si restreint de personnes – quelques centaines – détient la majorité absolue de la richesse sur Terre.
Donc probablement près de 2 millions de manifestants ont dit ouvertement leur rejet des conséquences de ce système politique.
Mais beaucoup plus fort, lorsque les sondages commandés par les médias des milliardaires font apparaître que 55 % des Français trouveraient normal que le pays soit bloqué pour en finir avec cette réforme, cela montre que la colère, la haine souvent, contre ce régime et les marionnettes qui l’incarnent est profonde et durable.
Depuis quelques années, sondeurs, sociologue, chercheurs en sciences sociales, nous disent à quel point l’on n'avait pas connu un tel rejet, une telle haine contre des gouvernants, depuis Pierre Laval.
Mais voilà, en politique la question ne se situe pas exactement là. S’il ne se trouve qu’une seule personne, vous-même, pour aller voter pour vous dans une élection que la population va mépriser, eh bien, vous êtes élu !
C’est un peu ce qui nous arrive. De scrutin en scrutin, la population se détourne des urnes tant l’offre politique ne propose essentiellement que des versions cosmétiques différentes de la politique d’enrichissement des milliardaires.
L’une va crier qu’elle veut « la France aux Français » mais tous les six mois renonce à une des mesures qu’elle a pu proposer ces dernières années pour rendre un tout petit peu d’indépendance nationale à notre pays, indépendance nationale sans laquelle toute proposition politique n’est qu’une illusion d’optique.
D’autres vont crier haut et fort qu’ils sont dans l’opposition, et même qu’ils sont « la gauche » et se placer immédiatement sous la protection de Bruxelles au nom de « l’internationalisme », alors qu’il s’agit simplement d’un soutien au pouvoir des milliardaires, même s’il est chamarré d’une logomachie d’extrême gauche du Capital : en avant pour le woke, le décolonial, l’écriture inclusive, et la magnification de la figure du migrant.
Mais, dans les faits, ils ne sont capables que de faire élire, à toute force, la marionnette des milliardaires, puis au Parlement de s’assurer que bien qu’elle n’ait pas la majorité absolue, elle puisse mener sa politique comme elle l’entend, le tout drapé dans un « anti-fascisme » d’opérette.
Et c’est bien là le problème majeur de la France. Le peuple ne veut plus de ses dirigeants, le peuple ne veut plus de la direction dans laquelle le pays est mené, qui est contraire à ses intérêts, contraire à son Histoire, contraire à la représentation qu’il se fait de sa capacité de décider en commun de son destin. Mais il ne trouve nulle part dans ceux qui ont accès à la parole publique une offre politique qui réponde à son attente.
Traditionnellement, dans l’histoire de France, une telle situation débouche sur des convulsions, d’où émergent plus souvent des individus « providentiels » que des idées précises et construites.
C’est peut-être pour cela que parmi ceux qui ont compris que l’indépendance nationale et la politique sociale n’étaient qu’une seule et même chose, parmi ceux qui ont compris que le combat central est pour que le peuple puisse reprendre le pouvoir, et pour cela que la France puisse reprendre son indépendance nationale, c’est peut-être pour cela que chacun de ces individus se sent tellement personnellement appelé à un destin historique, qu’il n’y en a pas trois qui arrivent à se mettre d’accord pour constituer une formation politique du niveau suffisant pour pouvoir être entendue par les Français.
La gauche et la droite du XXe siècle sont mortes. Les partis de gauche et les partis de droite, ce qu'il en reste, sont aujourd’hui semblables à la querelle des anciens et des modernes, mais leur but est identique : faire ce que dit Bruxelles, qui met en forme ce qui a été élaboré à Davos et ailleurs par les milliardaires.
Le drame de cette situation, le tragique vers lequel elle pourrait nous mener, il est là dans cette absence de proposition politique audible qui réponde à l’attente du pays.


18 janvier 2023

« La rumeur »

Gilles Casanova

[Extrait] Celui qui s’oppose au mensonge qui domine, même si – après un temps plus ou moins long – il apparaît comme disant la vérité, ne sera pas un modèle ou une référence, il restera toujours un doute sur ses motivations, sur sa sincérité, sur des vérités cachées qu’on ne connaîtrait pas sur lui.
C’est ainsi que l’on nous réchauffe du climat comme jamais cette année, que l’on nous meurt du Covid par tranche de 500 000 morts promis en France pour chaque « vague », c’est ainsi, par exemple qu’en France personne ne met en doute les plus de 150 000 morts du Covid, alors qu’en Grande-Bretagne un député a obtenu un véritable décompte, qui à partir du même chiffre de base que la France, en retirant tous les « ajouts injustifiés », donne 37 000 personnes, de plus de 80 ans en moyenne, effectivement décédées des suites de cette maladie.
Et l’on commence aujourd'hui à demander de faire un recensement effectif des effets secondaires des dispositifs injectables mis en œuvre contre cette maladie. Il faudra de nombreuses années pour faire le recensement effectif des effets secondaires des dispositifs sociaux, politiques et liberticides mis en œuvre au nom de la lutte contre cette maladie.
La population allemande des années 30, la plus cultivée au monde, celle qui allait le plus au théâtre, le plus au concert, celle qui lisait le plus de livres, au monde, a pourtant adhéré aux représentations faciles, aux mensonges et au bouc-émissaire qui lui étaient proposés par les milliardaires américains qui finançaient – de concert avec quelques milliardaires allemands – le chancelier placé opportunément à la tête du pays en janvier 1933, bien que minoritaire électoralement.
La nôtre, dans une sorte de « Juin 40 » rampant, a adhéré – bon an mal an – au Pass sanitaire, au Pass vaccinal, aux confinements, aux couvre-feux, à l’interdiction de boire son café debout (!) et à la fermeture des remontées mécaniques. Il s’en est même trouvé une part notable pour en demander plus, et aujourd’hui certains s’interrogent – alors que l’agitation sociale se propage – sur l’opportunité de redonner un peu de confinement au printemps, sous prétexte de variants chinois…
15/1/2023

29 novembre 2022

Cabinets de conseil : leur pire danger n’est peut-être pas celui que l’on voit

Gilles Casanova


Ils vendent, à prix d’or à l’État, des prestations dont on imagine que des fonctionnaires sont tout à fait capables de les réaliser, puisqu’ils ont été formés, engagés, et qu’ils sont payés – beaucoup moins cher – pour cela.

Ensuite, gavés d’honoraires au titre d’études parfois inconsistantes, ils ne paient pas leurs impôts, font de la fraude fiscale et cachent leurs profits dans des paradis fiscaux.

Enfin, on les soupçonne d’avoir organisé ou participé à des circuits de financement occultes des campagnes présidentielles d’un politicien qui les a installés en majesté au cœur de l’appareil administratif.

Cela fait beaucoup pour des sociétés très riches, la plupart du temps à base américaine, et qui se présentent toujours aux côtés du Gotha de la finance mondiale et des organismes de pouvoir, du FMI à Davos. Mais peut-être le pire de leur action ne se situe-t-il pas là où le système médiatique veut bien nous le laisser entrevoir, mais dans un élément plus profond de leur présence au sommet de nos sociétés.

Un État toujours plus affaibli

Ces grandes sociétés de conseil ne donnent pas des conseils anodins, à la manière dont « Marmiton » vous dirait comment faire des œufs brouillés. Ces organismes transnationaux agissent selon une philosophie, selon une orientation politique, selon une méthode, qui toutes sont directement liées à ce qu’est aujourd’hui le néolibéralisme mondialiste autoritaire.

Se tourner vers eux, cela signifie avoir un conseil qui privilégiera toujours l’actionnaire sur l’intérêt de l’entreprise et l’investissement, qui privilégiera toujours la distribution de dividendes sur la juste rémunération du travail, qui choisira toujours le profit à court terme sur l’intérêt général et l’avenir.

Ces cabinets de conseil ont été conçus pour répondre aux besoins des grandes entreprises dans une économie globalisée et dérégulée, dans laquelle ni la moralité, ni l’intérêt collectif, ni le respect de l’esprit des lois ne sont un élément pris en compte, à aucun instant.

Mais l’État n’est pas une entreprise. Sa performance n’a rien de commun avec celle d’une grande industrie. Elle consiste à apporter aux citoyens une protection, un service, une présence, une capacité à décider collectivement de leur destin. Déjà en cela, se trouve la contradiction pour qui voudra faire appel à ces cabinets de conseil, qui n’ont pas été conçus en fonction de ce qu’est un État et de ce qu’il produit, c’est-à-dire un service pour ses citoyens et la collectivité, mais en fonction d’une entreprise dont le rôle est de générer du profit.

Lorsque les autorités canadiennes ont confié à de tels cabinets quelque chose qui ressemblait à ce que la France a fait après 2007 dans la « Révision générale des politiques publiques » (RGPP), ceux-ci ont tranché, coupé, élagué, ont fait que tout ce qui était produit et qui fonctionnait a fonctionné avec moins de personnel, et donc cela a ravi sur le moment les autorités canadiennes. Elles ont pensé qu’elles gagnaient beaucoup d’argent et qu’en amincissant l’État et les services qui le constituaient elles aidaient les citoyens en baissant l’impôt. Elles ont eu, d’ailleurs, les applaudissements du système médiatique puisqu’elles étaient tout à fait sur sa ligne politique.

Mais ce que ces sociétés de conseil n’avaient pas vu, c’est qu’elles avaient étudié l’activité de l’État en le découpant en process précis, cadrés de manière industrielle, sans comprendre à quels besoins de fond de la population cela répondait. Ce qui a abouti quelque temps plus tard à ce que les autorités canadiennes se rendent compte que leur État n’était plus capable de répondre à la demande et aux besoins des citoyens.

Il savait faire de façon parfaitement normée, et moins coûteuse, un certain nombre de choses qui étaient inscrites dans les process qu’avaient analysé ces cabinets de conseil, mais l’État dans son rapport aux citoyens, dans son rapport à la société, n’est pas une addition de process industriels, économiques, financiers ou commerciaux. C’est autre chose. C’est un ensemble, c’est une fonction sociale centrale dans une société.

Les autorités canadiennes ont donc été obligées de faire une campagne de recrutement massif de fonctionnaires qu’ils ont appelée « la Relève », en réalité, le remplacement des personnels qui avaient été éjectés par les consultants de ces sociétés de conseil et leurs méthodes d’approche de la réalité.

Un déni de démocratie ?

Cela n’empêchera pas la France en 2007 de se lancer dans la fameuse RGPP avec les mêmes cabinets de conseil, avec en France un résultat un peu différent : partout où des services fonctionnaient bien, ces cabinets de conseil ont réussi à imposer de diminuer le nombre des personnels qui y étaient affectés, en revanche dès qu’un service fonctionnait mal – fut-il pléthorique – ces cabinets de conseil n’avaient plus la capacité de l’analyser ou de préconiser une quelconque réforme, tout cela s’est donc enlisé dans les sables mouvants de la « réforme de simplification à la française », après avoir affaibli une fois de plus l’État.

Mais au-delà de ce problème de perspective lié à la nature de l’État, il y a l’orientation de fond sur l’avenir de la société, les choix fondamentaux que les citoyens ont le droit de faire à travers le dispositif démocratique que la Révolution française a instauré ici il y a plus de 200 ans et qui s’est étendu dans tout le monde démocratique.

Le vote, les élections, les diverses consultations, notamment les référendums, sont faits pour que la société, collectivement, puisse maîtriser son destin à travers des choix structurants, engageant son avenir. Mais pour ces cabinets, tout cela n’existe pas, c’est un hochet avec lequel on amuse le public, les choses sérieuses étant définies par « la seule politique possible », telle qu’elle est conçue dans des enceintes comme l’Organisation mondiale du commerce, Davos, Bilderberg, le FMI ou d’autres endroits du même type, où ne sont pris en compte que les intérêts et les perspectives des quelques centaines de milliardaires qui concentrent aujourd’hui la majorité de la fortune sur Terre.

Ce qui signifie que quels que soient les choix opérés par les citoyens dans le cadre de la démocratie, ces cabinets veillent – dans le détail – à ce que ne soit mise en œuvre que la politique définie par les grands organismes transnationaux que la globalisation financière néolibérale a mis en place, par-dessus la tête des peuples et des systèmes démocratiques. Le déni de la démocratie, c’est – bien sûr – de s’asseoir sur le référendum de 2005 qui refuse le Traité constitutionnel européen, pour signer un traité quasiment identique à Lisbonne, en le faisant voter rapidement par le Parlement réunis en congrès. Mais c’est tout autant de détruire, jour après jour, de détricoter tout ce qui a été le pacte social qui lie les composantes des sociétés européennes depuis la victoire sur le nazisme, et qui a été codifié en France par le programme du Conseil national de la Résistance. Comment faire reculer l’indemnisation du chômage et faire porter sur le chômeur la responsabilité du chômage, comment casser les retraites par répartition, comment casser la Sécurité sociale, comment privatiser progressivement le système d’éducation, comment conduire l’État à se retirer de plus en plus de la société pour que ses fonctions principales soient assurées à titre commercial par de grands organismes financiers, ce sont ces cabinets qui y travaillent chaque jour.

Ne vous y trompez pas, ce sont eux qui conçoivent et écrivent les projets de loi du gouvernement. Ils ne rendent jamais compte sur des plateaux de télévision ou dans des réunions électorales de leur programme, aucun candidat n’oserait proposer ce qu’ils conçoivent, car il saurait très bien qu’il serait rejeté par la société. Il est beaucoup plus simple d’avoir un candidat qui propose – comme Emmanuel Macron – de « penser printemps » ou de faire « la révolution », ou encore d’être le dernier rempart contre le fascisme d’Hitler en jupon dans une comédie médiatique, pour distraire le public à la manière des télévangélistes américains, comme façade. Puis derrière, construire le programme de destruction de ce qui est la spécificité française pour l’adapter à la volonté de tous ces organismes supranationaux que personne n’a jamais élus.

L’échec de la gestion du Covid-19

Les folies de la gestion de l’épidémie de Covid, faites en France, dont les décisions ont été prises dans de très secrets « Conseils de défense » dont le public n’a jamais pu savoir ce qui s’y débattait et s’y décidait vraiment, tout cela c’était décidé par McKinsey qui menait ces réunions secrètes et non par les élus et les dirigeants que le peuple français s’est choisis, quelles que soient leurs limites voire leur incompétence. Le pass sanitaire, le pass vaccinal, tout cela, ce sont des idées de McKinsey, qui a rodé ces techniques auprès des autorités chinoises, pour mettre en place le Crédit social, qui organise le totalitarisme le plus présent dans la vie quotidienne du peuple qu’une société sur Terre n’a jamais réussi à faire jusqu’à maintenant, car il utilise toutes les ressources du numérique, et il a choisi comme kapo tout-puissant votre smartphone, toujours sur vous.

Toutes ces folies que l’on a retrouvées de pays en pays, ne sont pas nées dans la tête des gouvernants élus, mais ont été conçues et propagées par un ou deux grands cabinets de conseil à l’échelle de la planète. Elles étaient inspirées d’un rapport de 2011 de la Fondation Rockfeller, un de ces organismes préférés des milliardaires pour concevoir comment défendre au mieux leurs intérêts, et qui faisait une préconisation globale d’action mondiale face à un virus tueur, à la manière de la grippe espagnole. Ce que n’était pas le Covid.

Alors, il reste que l’on pourra dire que ces gens sont compétents, leurs conseils pertinents, et que « heureusement ils sont là chaque jour pour faire tourner la machine », car les politiciens promettent mais ne sont pas capables de tenir, et puis n’ont pas les compétences par exemple en matière sanitaire quand intervient une crise. Pour répondre à cette objection, il suffit d’observer la statistique aujourd’hui disponible sur l’épidémie de Covid : le pays européen qui a les meilleurs résultats est la Suède. C’est le seul pays qui a refusé le confinement, les masques obligatoires partout, les couvre-feux, et les réglementations saugrenues qui interdisaient de boire debout et autres folies administratives.

Au-delà de l’enquête préliminaire, maintenant ouverte par le parquet national financier, qui évoque le blanchiment aggravé, la fraude fiscale aggravée, le favoritisme et recel de favoritisme, qui évoque l’intervention dans des campagnes électorales, toutes choses qui sont extrêmement graves, mais qui risquent dans la société dans laquelle nous sommes entrés – ce fameux « monde d’après » – de tourner court puisqu’il est interdit d’interroger le président de la République en exercice, et même de recueillir son témoignage, ce qui renvoie à de nombreuses années l’ouverture véritable du dossier, le problème posé à la démocratie par l’intervention massive de ces cabinets de conseil dans l’État est bien plus vaste bien plus profond et sera un enjeu de politique et de société pour les années qui viennent.

source : RT France

19 septembre 2022

Le cas d’Ursula von der Leyen

Gilles Casanova

« Ils sont tombés »

Un coup d’État de grande envergure se déroule sous nos yeux, mais – aidée par les médias des milliardaires dont les journalistes sont plus encore convaincus que corrompus – la population regarde ailleurs.
Elle n’a jamais été élue par aucun des peuples des Nations qui composent cette organisation internationale qui porte le nom d’Union européenne.
Elle préside la Commission européenne, qui n’est qu’une des instances qui administrent cette organisation internationale. Selon les traités qui constituent cette organisation internationale, les pouvoirs de cette commission sont limités, et les pouvoirs de la présidente de la Commission elle-même, le sont beaucoup plus encore.
Or, insensiblement depuis l’arrivée du Covid-19, puis de plus en plus fortement depuis l’évolution militaire du violent conflit déclenché en 2014 par les États-Unis et certains de leurs alliés en Ukraine, elle se comporte comme si elle était l’impératrice toute puissante d’un Empire, sur lequel elle exerce un pouvoir de fer, violant non seulement les règles de cette organisation internationale, mais les lois des États et Nations qui en sont membres.
En général, lorsque l’on essaye de mettre en place une dictature ou un pouvoir personnel à tendance autocratique, c’est rarement pour défendre et promouvoir la vertu, quels que soient les discours de couverture utilisés pour habiller les diverses manigances indispensables à l’opération.
Le cas d’Ursula von der Leyen confirme ce que l’Histoire nous a enseigné.
Liée personnellement au laboratoire états-unien Pfizer, qui a engrangé plusieurs dizaines de milliards à l’occasion de la pandémie, elle a procédé à l’achat de centaines de millions de doses de vaccin, au nom des États membres de cette organisation, sans qu’aucune procédure transparente n’ait présidé à cela.
Elle a d’ailleurs pris soin depuis, de refuser – avec une véhémence confirmée – de transmettre les SMS qu’elle a échangés avec le dirigeant de cette compagnie, qui sont pourtant demandés avec insistance par les instances régulières de cette organisation internationale !
Elle avait précédemment imposé l’achat de millions de doses d’un médicament extrêmement coûteux – 2340 dollars par personne traitée –, le Remdesivir, dont rien n’indiquait qu’il eût la moindre capacité de combattre la maladie, et dont toutes les études ont prouvé depuis que le seul effet qu’il pouvait avoir était négatif.
Elle imposera ensuite un strict contrôle des populations à l’aide de QR codes, mais tout cela vous l’avez vécu vous-même.
Le conflit ukrainien fut initié en 2014 par un coup d’État baptisé par ses initiateurs « Euro-Maïdan ». Il était présidé en personne par le vice-président des États-Unis lui-même, Joe Biden, dont le fils est connu pour avoir des activités financières et privées spectaculaires en Ukraine. Il était à la tribune lorsque la foule présente décida – sur l’instigation de la tribune – l’interdiction dans tous les domaines de la langue russe, langue parlée par 45 % de la population ukrainienne, ce qui ne pouvait que conduire à un conflit de haute intensité. Ce conflit avait déjà fait 14 000 morts au début de cette année 2022 lorsque la Russie décida d’y intervenir aussi, selon les mêmes modalités que les pays de l’OTAN utilisèrent un si grand nombre de fois fièrement sous le nom : « Ingérence humanitaire ».
Est-ce un hasard, est-ce une curiosité, ou est-ce un autre phénomène, les États-Unis d’Amérique n’interviennent jamais, ne suscitent jamais de conflits, n’envoient matériel et conseillers militaires en abondance, ne bombardent massivement – au nom de la vertu et de la démocratie – que des pays qui ont pour caractéristique, soit de disposer de fortes réserves d’hydrocarbures dans leur sous-sol, soit d’être traversés par des pipelines stratégiques dans ce même domaine des hydrocarbures.
En général, l’Histoire nous montre que la première victime d’un coup d’État, c’est la liberté d’expression. Ce sont les organes de presse, quels que furent les moyens techniques existants à l’époque des événements, qui sont bâillonnés par le nouveau pouvoir autoritaire.
Fort logiquement, dès les premiers jours de cette intervention russe, la Kaiserin autoproclamée décida l’interdiction – en violation absolue des lois des États et des Nations qui constituent l’organisation internationale UE – des chaînes de télévision à même de critiquer son action, puisqu’elles n’appartenaient pas à la poignée de milliardaires qui contrôlent l’information en Europe occidentale, les chaînes du groupe RT.
Donc on voyait bien se mettre en place d’abord la dilapidation des moyens financiers, la corruption, l’autoritarisme, et l’interdiction de la liberté d’expression, on devait bien en arriver à des éléments un peu plus consistants qui justifient ce coup d’État.
Comme toujours chez les USA et leur personnel politique supplétif à l’étranger, l’opération exhale immanquablement un parfum de pétrole et de gaz naturel.
Après avoir décrété un embargo sur le gaz russe, voté par aucune instance démocratique d’aucun des États qui composent l’organisation qui siège à Bruxelles, elle déclara qu’il était inadmissible que la Russie cesse alors de lui livrer son gaz, dont elle voulait fixer elle-même le prix, et qu’elle refusait par ailleurs de payer.
C’est dans ce genre de situation que souvent les apprentis dictateurs confinent au comique troupier.
Elle décida donc souverainement de se tourner vers le très vertueux et très démocratique Azerbaïdjan, qui allait maintenant fournir – à sa demande – des populations qui n’avaient rien demandé, en pétrole et en gaz naturel.
Après s’être montrée en majesté avec l’autocrate local, elle lui a donc discrètement donné l’autorisation de reprendre les massacres d’Arméniens auquel il apprécie de se livrer régulièrement, dans un conflit déjà bien ancien et bien meurtrier.
Ainsi donc voilà la vertueuse, celle qui fait pleurer Margot chaque jour sur le sort des Ukrainiens-victimes-de-Poutine, qu’elle veut envoyer devant la cour pénale internationale – tout en gardant l’œil sec sur le conflit de haute intensité qui se déroule au même moment au Yémen, où des armes européennes, des avions européens, déversent sur des populations civiles des bombes européennes – la voilà qui bénit le massacre de chrétiens d’Arménie !
Nous avons les ingrédients du coup d’État, sous la forme de la prise du pouvoir, mais nous avons aussi tout ce qui va avec, sous la forme de la mise en place d’une forme dictatoriale progressive, qui finit toujours par faire couler le sang des innocents.
La morale, dont elle se pare chaque jour abusivement, les « Valeurs » dont elle dit être la garante, elles ont été très bien définies, il y a déjà plus de 150 ans par le gendre du Baron von Wesfalen, et beau-frère du ministre de l’intérieur de Prusse de l’époque : « Les eaux glacées du calcul égoïste » !
Qu’est-ce qui est le plus révoltant, cette prise de pouvoir, ce discours politique tenu chaque jour au nom de nations dont la tradition n’a rien à voir avec ce qu’elle raconte, ou bien la passivité dans laquelle elle se déroule, y compris lorsqu’elle fait couler – pour protéger la « valeur hydrocarbure » – le sang des chrétiens d’Arménie ?