Translate

Affichage des articles dont le libellé est De Castelnau Régis. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est De Castelnau Régis. Afficher tous les articles

13 mars 2026

Régis de Castelnau
13/3/2026

Ripostes iraniennes contre Israël, difficile d’éviter la "Schadenfreude"


Attention à la Schadenfreude, c’est-à-dire ce sentiment de joie mauvaise lorsque l’on voit le karma s’abattre sur les abjects qu’il a fallu supporter maintenant deux ans et demi.

Après la sidération provoquée par l’opération militaire terroriste du Hamas, il y eut d’abord le basculement immédiat d’Israël dans la barbarie. Les discours invraisemblables qualifiant les Palestiniens dans leur ensemble « d’animaux humains » à exterminer, la violence meurtrière totale qui s’est abattue sur eux. Et pendant de longs mois le massacre systématique, assumé et même revendiqué des habitants de Gaza en commençant par les enfants. Le tout documenté en temps réel. Il y eut ensuite l’évidence d’un projet génocidaire, à base de destruction massive du cadre de vie des populations palestiniennes parquées dans le ghetto de Gaza, de bombardements indiscriminés, de meurtres, de tortures, et de privation de soins. Accompagnés d’une épuration ethnique étendue à la Cisjordanie. Tous éléments qui caractérisent le génocide au sens de l’interprétation de la Convention de 1948. Évidences niées, malgré le consensus massif, par les génocidaires et leurs complices. Mais à cet insupportable spectacle quotidien il fallut ajouter la propagande déferlant dans les pays européens. Toute critique, toute dénonciation de ces horreurs étant immédiatement qualifiée « d’antisémite » quand elle n’était pas poursuivie judiciairement comme la justice française, éperonnée par Dupond-Moretti a donné le triste exemple. Il fallut également concernant notre pays, assister consterné à la soumission au narratif israélien de tout le système médiatico-politique à l’exception de LFI. Et que dire de l’humiliation ressentie devant l’avilissement du Premier ministre de la France venant prendre ses ordres au dîner d’une association communautaire jouant le rôle d’une ambassade israélienne bis.

Alors, lorsque l’on voit des images des conséquences des ripostes iraniennes (oui oui, ripostes à une agression illégale) qui arrivent à contourner la féroce censure israélienne, lorsque l’on entend les témoignages sur place de gens qui ont massivement soutenu le massacre de Gaza et qui se plaignent des bombardements et de leur vie dans des bunkers, comment ne pas penser immédiatement une chose toute simple : « c’est une punition tellement méritée ».

Et puis il y a aussi bien sûr, ce début de panique qui sourd chez nous de toutes ces interventions de ces journalistes, « experts », spécialistes qui ressentent le risque existentiel auquel est désormais confronté le projet sioniste.

Alors on ne se privera pas de cette « joie mauvaise » tout en intégrant cette réalité incontournable, c’est qu’en Israël sous les bombes il y a des gens qui meurent. Et parfois sûrement aussi des Palestiniens ou des Arabes israéliens.

En revanche on pensera à Isaac Herzog l’infect président israélien qui s’est déshonoré en allant signer les bombes et les obus que son armée allait déverser sur les enfants de Gaza, et qui vient aujourd’hui pleurnicher devant les caméras pour les bombardements iraniens qui répondent à la guerre criminelle lancée par le pays qu’il préside.

Car lui ne l’a vraiment pas volé.

5 mars 2026

Régis de Castelnau
3/3/2026

Agression israélo-américaine : il ne sera pas possible de remettre le dentifrice dans le tube


Avantages de mon actuel décalage horaire qui me voit en avance de six heures sur celle de Paris. Je récupère donc à mon réveil les informations sur la guerre du Moyen-Orient et l’ouverture des réseaux sociaux m’envoie à la figure la stupidité du système français avec quand même ses évolutions et ses inflexions.

Concernant les affrontements, il est difficile d’échapper à deux constats : tout d’abord la violence de la réaction iranienne et les dégâts qu’elle occasionne tant sur le terrain que dans les têtes des dirigeants occidentaux. Grâce à une censure féroce, Israël arrive, comme en juin de l’année dernière, à masquer les dégâts occasionnés par les bombardements iraniens. Même si quelques vidéos passent au travers et démontrent que le tant vanté dôme de fer censé protéger Israël ne sert pas à grand-chose. En attendant, ainsi que le reconnaissent les témoins sur place, une partie significative de la population israélienne urbaine est enfermée sous terre. On saura plus tard les conséquences sur les infrastructures vitales au fonctionnement d’un État développé tel que l’est l’État hébreu. Qui avec les horreurs qu’il a fait subir à Gaza, et l’apartheid meurtrier qu’il inflige à la Cisjordanie avait déjà révélé sans fard sa terrible vérité politique. Mais va se dévoiler maintenant sa vulnérabilité stratégique, et par conséquent matérielle. Qui combinée avec le début d’exaspération d’une partie de la population américaine pour le soutien inconditionnel dont il bénéficie jusqu’à présent, va poser assez concrètement une question pourtant impensable en Occident depuis 80 ans, celle de la pérennité du projet sioniste.

Du côté des monarchies pétrolières, mises devant le fait accompli par les cinglés de Tel-Aviv et leur domestique américain, le chaos s’étend. Bases militaires, ambassades, et bases de la CIA attaquées, évacuées, voire détruites, navires bombardés et pour certains hors de combat, premiers cercueils recouverts de drapeaux américains qui rentrent, avions abattus, installations des supplétifs britanniques bombardées, détroit d’Ormuz fermé, augmentation du pétrole, diminution rapide et dramatique des munitions de défense aérienne américaines et israéliennes, populations chiites des pays arabes commençant à bouger, du point de vue des malades mentaux qui ont lancé cette opération, la situation semble vraiment leur échapper. Se déroulent pourtant tous les événements que les gens normaux avaient prévus. Que dire des premières réactions à cette agression qui constitue qu’on le veuille ou non, un « crime contre la paix » au regard du statut de Nuremberg ? Agression déclenchée (pour la deuxième fois) au moment même où les négociateurs américains et iraniens étaient en train de parvenir à un accord. Mesure-t-on le caractère ahurissant de cette duplicité criminelle du « camp du bien » ? Et aujourd’hui Marco Rubio secrétaire d’État des États-Unis d’Amérique vient nous dire que ce sont les Israéliens qui les ont mis devant le fait accompli et qu’ils ont bien été obligés d’y aller ! Non mais pardon ? C’est donc le criminel Netanyahou et la bande de fanatiques qui l’entourent qui dirigent les USA ? Écoutons ce qu’en dit Douglas McGregor qui sait de quoi il parle. Ses prévisions ne sont pas brillantes.

Les premières réactions des élites occidentales à cette folie, ont été un nouveau révélateur de leur incompréhension radicale du monde tel qu’il est aujourd’hui. Comme les dirigeants européens, invoquant le droit international pour condamner les ripostes de l’État agressé sans dire un mot de l’agression elle-même ! Mais qui sont ces gens ?

On ne multipliera pas les exemples, en se contentant de cet extrait d’interview du ministre iranien des affaires étrangères par une grande chaîne US lui demandant comment son pays osait bombarder les bases militaires américaines. Les pauvres Français à qui l’on inflige un abruti halluciné comme ministre des affaires étrangères seront peut-être un peu envieux face à la qualité et à la maîtrise du ministre iranien (mais alors vous ne condamnez pas les mollahs ! Vous ne condamnez pas les mollahs ! Comme vous ne condamnez pas le Hamas !). Mais cette séquence raconte tout de l’incroyable force du sentiment de supériorité occidentale dans les têtes. « Nous vous bombardons, nous tuons vos écolières, nous assassinons votre chef religieux et vous osez riposter ? ». Mais en fait nous ne sommes pas très loin d’Emmanuel Macron devant le chaos créé par l’agression qu’il approuve, et disant tout d’un coup : « ah oui mais non, il y a une escalade, il faut qu’elle s’arrête ». Et que dire de la tête douloureusement surprise de Starmer apprenant le bombardement d’une base britannique utilisée par les Américains à Chypre.

Et pendant ce temps, le système médiatique français poursuit ses psalmodies ineptes et continue à jacasser sur la prochaine chute du « régime des mollahs ». Avec son lot de journalistes ignares et serviles à la manœuvre accompagnés de leur faux experts sortis de nulle part. Ceux-là il faudra attendre encore quelques temps avant qu’ils aient pris la mesure du bazar et de l’urgence qu’il y a pour les Occidentaux d’en sortir.

La présidence de Donald Trump est morte. Le reste de son mandat va être un long calvaire, à base de procédures d’impeachment que les démocrates ne lui épargneront sûrement pas, avant les procédures pénales qui arriveront après son départ de la Maison-Blanche. Si le New York Times s’inquiète du chaos, il veille soigneusement à pointer la responsabilité du Donald.

Et pendant ce temps, dans la coulisse, Chinois et Russes (surtout chinois, répartition des rôles oblige) poursuivent leur soutien intéressé et discret aux Iraniens. Sachant que pour les uns comme pour les autres ce pays est un des maillons essentiels du « Grand jeu » géostratégique qui s’est accéléré depuis l’invasion de l’Ukraine par la Russie. Dans l’accouchement du Nouveau Monde, les deux partenaires font preuve de prudence. Y compris quoi qu’on en pense ou en dise en ce qui concerne la Russie dans la conduite militaire de la guerre en Ukraine. Le chaos provoqué par la folie israélo-américaine peut avoir des conséquences financières et énergétiques considérables sur le plan mondial, que Chine et Russie veulent maîtriser. Par conséquent il ne devra pas durer. Le moment venu, les deux mastodontes joueront leur rôle pour trouver une solution et sortir de cette crise.

Mais de toute façon, cette sortie aura un coût considérable pour l’Occident en général et pour l’Hégémon en particulier. Celui d’une nouvelle défaite, mais directement humiliante cette fois, parce qu’accompagnée de l’évidence de son déclassement économique et militaire et par conséquent politique à l’échelle mondiale.

Autre évidence terriblement douloureuse pour cet Occident, celle de l’impasse dans laquelle est désormais enfermé le projet sioniste et dont il ne pourra pas, faute de marche arrière, se sortir.

En attendant…

27 février 2026

Régis de Castelnau

Diabolisation de Mélenchon, des nouvelles de l'hôpital psychiatrique français


- 27/2/2026 - L’ambassadeur d’Israël en France No2 donne le top départ d’une nouvelle campagne. Après avoir donné ses ordres au premier ministre de la France à l’occasion du dîner du CRIF, voilà qu’il décrète la façon dont il faut prononcer la langue française.


À l’américaine ! Non mais !

Et si vous pointez la manip qu’il y a derrière cette histoire de prononciation, vous êtes naturellement antisémite. Et tous les préposés d’obéir au coup de sifflet et de se précipiter pour poursuivre le travail de diabolisation de Mélenchon. Non parce qu’il serait antisémite, de cela ils s’en foutent, ils savent que c’est une accusation bidon. Mais le principal reproche est bien évidemment que lui et son mouvement commettent le sacrilège d’oser critiquer l’État d’Israël. Sachant que ça ne va pas durer, car grâce à Lecornu, au RN, et à François Hollande, la loi Yadan va y mettre bon ordre.

Parce que la manip en question, est celle qui a consisté au premier jour de la publication des documents Epstein à dédouaner la responsabilité du Mossad israélien pour évidemment accuser (sans rire) les Russes d’un complot visant à affaiblir l’Occident. Diversion grotesque qu’entend moquer Mélenchon. Et à l’évidence, cette histoire de prononciation soudain sortie du chapeau, était destinée à construire l’ambiance. Manip grosse comme une baraque à frites, mais que toute la presse mainstream a relayée comme un seul homme.

Cela n’empêche pas l’ambassadeur No2 de dire n’importe quoi. La terminaison en stein, n’est ni française ni américaine, à l’origine, elle est de langue allemande. Et se prononce « staïne ». Et en France c’est depuis toujours qu’on l’utilise de cette façon-là. D’Einstein à Lichtenstein, on ne va pas faire la liste de tout ces noms, elle serait trop longue. Jusqu’à Frankenstein dont on peut voir actuellement la version cinématographique de del Toro (je viens de la voir, pas mal).

Cela n’empêche pas tous les petits valets obéissants de se précipiter pour affubler Mélenchon du combo qui tue : antisémite et pro-russe. Ben oui, se foutre de la gueule de la grossière diversion de la fable du complot russe, c’est d’abord antisémite et naturellement être un valet de Poutine.

Plus minable tu meurs.

Va comprendre pourquoi, mais en lisant la prose du patron du Crif, je pensais à la citation attribuée à de Gaulle, répondant à une demande d’audience du président de l’association de l’époque : « si vous voulez me parler des Français juifs, je suis à votre disposition. Si vous voulez me parler d’Israël, désolé mais j’ai un ambassadeur sur place pour cela ».

24 février 2026

Régis de Castelnau

Arraisonnement militaire d’un pétrolier : nettoyage judiciaire des crottes de Macron


- 24/2/2026 - Coucou les amis magistrats, il s’est encore trouvé l’un d’entre vous pour essayer d’arranger les bidons du kéké de l’Élysée à nous qu’on a. Genre un peu sale boulot quand même.

En prétendant le 27 septembre dernier, à l’occasion d’un sommet européen qu’un « pétrolier fantôme » de la flotte russe avait servi de base opérationnelle à une terrifiante attaque de drone contre la Norvège. Oui, drone au singulier parce qu’il n’y en avait qu’un, c’est que l’on a su après qu’il appartenait à un particulier. Alors, martial, et en prévenant tout le monde, il avait donné l’ordre à l’armée française d’arraisonner ledit « pétrolier fantôme » dans les eaux internationales. Ce qui en droit maritime et en bon français s’appelle un « acte de piraterie ». D’abord parce qu’il n’y avait aucun reproche précis invoqué qui aurait permis cet arraisonnement (possible dans les eaux internationales, dans des cas très exceptionnels) et ensuite parce que « pétrolier fantôme » ça veut simplement dire en langage propagandiste occidental « navire qui n’est pas assuré auprès d’une compagnie d’assurance britannique » (vous savez les grands copains des moujiks qui, entre deux virées avec Epstein, passent leur temps à organiser des attentats sur leur territoire).


C’était tellement ridicule, il aurait mieux valu d’essayer de se faire oublier. Mais peine perdue on a demandé au parquet de Brest de se débrouiller pour trouver un habillage et lancer une procédure judiciaire contre le capitaine du navire (chinois). Sans peur du grotesque le procureur finistérien a trouvé une astuce, celui-là on allait le poursuivre "refus d’obtempérer", sic, sic et resic ! Comme un vulgaire Nahel dis donc. C’est qu’en France, avec le refus d’obtempérer, c’est bien connu on ne rigole pas.

L’avocat du capitaine chinois, (actuellement en train de naviguer), a rappelé le droit international et évidemment plaidé la relaxe.

La décision sera rendue le 30 mars prochain. Espérons que les magistrats du siège refuseront, au moins pour cette fois-ci, de nettoyer les cochonneries qu’Emmanuel Macron passe son temps à déposer sur son passage. Surtout quand il est à l’étranger. Ils s’éviteront le ridicule, pour eux-mêmes, mais pour notre pays aussi. Ainsi que l’accusation de complaisance vis-à-vis de notre psychopathe national.
Mais ça malheureusement, compte tenu de la façon dont vous l’avez soutenu depuis que vous l’avez fait élire en 2017, cette accusation va continuer à vous coller à la peau.

20 février 2026

Mort de Quentin Deranque, tragédie et diversion

Régis de Castelnau


- 18/2/2026 - Dans ce monde globalisé, même si on part à 15 000 km, on n’est jamais très loin de son pays. L’espace numérique permet de suivre ce qui s’y passe quasiment en temps réel. Avec la France, force est de constater que ce qui frappe, c’est d’abord et avant tout la bêtise politique qui règne dans notre malheureux pays. Un pouvoir aux abois, dirigé par un psychopathe poursuit son travail de destruction qui le conduit à une situation qui va bientôt ressembler à celle de la Russie des années 90. Détesté par une population qui rêve de le chasser mais ne bouge pas une oreille, il est soutenu par des « élites » administratives, judiciaires, policières, médiatiques, et même militaires, corrompues jusqu’à l’os. Une classe politique imbécile prépare fébrilement une élection présidentielle d’ores et déjà truquée et qui permettra de ne rien changer. Le gang qui surplombe le « bloc élitaire » ne peut en aucun cas se permettre la moindre alternance. Parce que quelle qu’elle soit, aussi mineure soit-elle, elle serait vécue comme une libération, et ouvrirait la voie à une exigence de reddition des comptes, dangereuse pour ceux qui après avoir choisi Macron, l’ont soutenu bec et ongles, lui et son système.

Un invraisemblable scandale mondial vient d’éclater dévoilant clairement un monde occidental qui ajoute à une corruption déjà insupportable de ses élites, une dépravation parfaitement ignoble. Et dans cette course à l’infamie, on apprend que la France est plus que largement dans le peloton de tête. Le scandale Epstein raconte deux choses. D’abord l’ignominie que montre le dévoilement, et ensuite le niveau de panique qui touche les élites. L’ahurissante opération de diversion, tentant de faire croire que l’on est en présence d’une opération de déstabilisation russe, témoigne de la panique du système. Et de l’incroyable mépris dans lequel ces gens tiennent les Français, persuadés qu’ils sont (ou pas), qu’ils peuvent souscrire à un mensonge aussi stupide. Alors on fait donner les plus grotesques des folliculaires qui se précipitent sur les plateaux pour y enfiler leurs imbécillités. On sacrifie quelques boucs émissaires commodes en se disant qu’un peu de viande avariée pourrait peut-être calmer une meute qui commence à grogner.

Mais finalement, peut-être auront-ils quelques raisons de ne pas trop s’inquiéter. Après huit jours de révélations, de polémiques, de gêne, de mensonges, voilà que la classe politique offre au forcené de l’Élysée une diversion en forme de porte de sortie de son fort Alamo. Une bagarre politique comme la France en a toujours connu, opposant de jeunes imbéciles d’extrême gauche ignorants de l’Histoire et avides de sensations, à de jeunes imbéciles d’extrême droite tout aussi ignorants et tout aussi avides. Cette fois-ci le sort est tombé sur un jeune homme d’extrême droite comme il était tombé sur Clément Méric appartenant à l’extrême gauche il y a 13 ans. Cette tragédie, raconte la jeunesse, l’inculture et l’inconséquence de ceux qui se prétendent ridiculement « combattants antifascistes », en prétendant construire des murs contre la « bête immonde ». Elle raconte aussi la jeunesse, l’inculture et l’inconséquence de ceux qui en face des premiers, se prétendent « identitaires » et patriotes soucieux de leur défense de leur pays. Finalement, en dehors de leur inculture historique commune, nous avons là le symptôme dégradé, d’une vieille histoire. Et d’ailleurs, les éléments pourtant diffusés au compte-gouttes, font de plus en plus apparaître les faits comme une bagarre à l’ancienne, à la fois violente et classique, entre les deux groupes précités.

Mais cette fois-ci, attention ! La droite a vu l’ouverture. On va pouvoir mettre Mélenchon en difficulté parce qu’avec celui-là pour 2027, on ne sait jamais. Surtout que conscient de sa dimension politique considérable, il a été le seul de toute la classe politique à aborder de front la question de « l’affaire Epstein ». On notera d’ailleurs le pieux silence du RN. La combine habituelle de sa disqualification judiciaire, même si elle mijote déjà dans les petites marmites des magistrats amis, ne sera peut-être pas aussi facile que celle que l’on vient d’appliquer à Marine Le Pen. Alors va pour les amalgames, une petite interview d’Emmanuel Macron à Haziza, le représentant journalistique du Likoud en France, pour prétendre aux dérapages antisémites de LFI. Sans pouvoir bien sûr en citer aucun. Quelques articles bien sentis dans la presse bourgeoise pour dénoncer les risques de guerre civile que Jean-Luc Mélenchon fait courir à la France. Il faut dire que s’acoquiner avec un imbécile du calibre de Raphaël Arnault, ce petit bourgeois urbain qui porte son soi-disant « antifascisme » comme un signe extérieur de richesse, et en faire un député est quand même un exploit. Et le pitre va rapidement commencer à ressembler au sparadrap du capitaine Haddock. Le fascisme, le vrai, a bien existé et a trouvé en face de lui de vrais antifascistes. Ceux d’aujourd’hui font du théâtre.

Chez les droitards plus ou moins extrêmes, et plus ou moins obtus, on monte sur ses grands chevaux, en transformant le pauvre Quentin en martyr, sans oublier de rappeler sa foi catholique. Avec cette particularité curieuse que les groupuscules à la manœuvre ont repris scrupuleusement à leur compte la rhétorique de l’extrême droite israélienne. Parce qu’effectivement on peut se demander par exemple quels objectifs poursuit le groupement « Nemesis » soi-disant féministe identitaire en allant s’opposer à des conférences sur la Palestine dans des enceintes universitaires. Et tous ces petits groupes manifestent ardemment le souhait que cette mort tragique soit enfin l’étincelle qui mette le feu à la plaine. En mode Calvo Sotelo, ce parlementaire de la droite espagnole dont l’assassinat par des socialistes fut utilisé pour déclencher le putsch de Franco.

Tout ceci n’est pas sérieux et même détestable. Mais malheureusement, et c’est probablement le but, on assiste à une énorme opération de diversion politique. Peu importe qu’elle soit volontaire pour le pouvoir, et involontaire pour une partie de la basse-cour, force est de constater que l’affaire Epstein, et le dévoilement de l’énorme corruption du système français sont passés sous la table.

C’est tellement plus intéressant de s’abîmer dans des disputes dignes de « la guerre des boutons », plutôt que de mener les véritables combats politiques qu’appelle la situation dans laquelle le système Macron et son gang ont mis notre malheureux pays.

Le spectacle de cette France sortie de l’Histoire, est encore plus difficile vu de l’étranger.

15 février 2026

Régis de Castelnau
11/2/2026

Rubrique : termites

Révélations du « Fond Epstein » : un Occident irréformable.
La publication du « fond Epstein », de ces 3 millions de documents donne à voir quelque chose de terrible. Au-delà des manipulations, de la propagande on ne peut plus échapper au spectacle de ce qu’est devenue la « Maison Occident ». Du toit au sous-sol, de la charpente aux murs, des tuyaux aux huisseries, tout l’édifice est totalement pourri.
Trois conséquences :
• Aucune alternance paisible démocratique ne sera possible. Sans ces quatre éléments : rupture, purge, jugement et punition, aucune reconstruction ne sera possible.
• Les gens qui actuellement dirigent et incarnent cette pourriture ne céderont JAMAIS le pouvoir. Il faudra le leur prendre.
• Le Sud global, et en particulier la Chine et la Russie qui conduisent le changement l'ont compris. C’est la raison pour laquelle ils agissent avec cette prudence pour l’accouchement du Nouveau Monde.
Petite vidéo en forme d’appel.

Cliquer sur l'image ↴

5 février 2026

Régis de Castelnau
5/2/2026

Rubrique : « blanc comme neige »

« Une bonne fois pour toutes, j'assume totalement mes 30 ans d'amitié avec Marc Dutroux. Je ne l'ai pas connu comme kidnappeur et violeur d’enfants, c’est Michel Fourniret qui me l’a présenté lors d’une soirée chez Francis Heaulme, où j’avais été invité par Emile Louis. C’était un homme charmant, fin et cultivé, et un amateur d’art connaisseur.
J’ai été sidéré quand j'ai appris ses crimes.
Vous me dîtes que j’aurais eu 800 échanges de mails avec lui, je pense que c’est exagéré, je dirais plutôt 750.
Vous venez de m’apprendre que l’appartement de 350 m² de la place des Vosges que ma fille m’a offert aurait été acheté avec l’argent qu’il lui aurait légué. Là aussi je suis stupéfait, j’étais persuadé qu’elle l’avait gagné à l’EuroMillions.
De toute façon, je ne crains rien, je me sens blanc comme neige. »

22 janvier 2026

Régis de Castelnau

Rubrique : union de la "gauche"

- 22/1/2026 - La loi Yadan, infecte loi scélérate, entend criminaliser comme antisémite toute critique de l’État génocidaire israélien.
Elle est ce faisant le pire des textes antisémites.
Puisqu’elle essentialise les Israéliens comme juifs (alors que 30 % des Israéliens ne sont pas juifs). En effet toutes les horreurs criminelles auxquelles nous assistons depuis plus de deux ans, massacres, épuration ethnique, apartheid, pogroms, atrocités sur les prisonniers, ont été commis par l’État d’Israël et certains de ses citoyens. Et cette proposition de loi vient prétendre que les critiquer ou les combattre serait antisémite.
Mesure-t-on que ce raisonnement absurde, qui n’a pour but que de protéger un État étranger, postule par conséquent que ces crimes commis sont juifs par nature ?
C’est simplement de la folie.
Comme par hasard, cette monstrueuse atteinte à la liberté d’expression garantie par notre Déclaration des Droits de l’Homme, a été signée par quatre députés socialistes dont évidemment François Hollande. Et c’est grâce à l’abstention des socialistes qu’elle a été adoptée par la commission des lois et sera discutée en séance lundi prochain.
Il n’y a bien sûr rien à attendre d’autre de la part de Madame Yadan dont l’activité parlementaire n’est consacrée qu’au service d’un État étranger.
Mais comment peut-on continuer, ne serait-ce qu’à discuter, avec les dirigeants d’un parti socialiste, dont un Olivier Faure n’hésite pas à afficher l'écœurante duplicité.
En ajoutant à la liste déjà copieuse de ses trahisons, celle d’un des principes les plus fondamentaux de la République ?

19 janvier 2026

L’Occident en mode « Empire romain devenu fou »

Régis de Castelnau
19/1/2026


En février 2022, quelques jours après l’intervention militaire russe en Ukraine, j’avais publié un article intitulé : « Le spectacle de la fin du monde ancien ». Qui comportait ces mots dans la conclusion : « Tout cela constitue autant de symptômes permettant de penser que l’ère de la domination occidentale mondiale est en train de s’achever. » En ajoutant que l’intervention russe était un événement qui a acté le déclin de la civilisation occidentale sous hégémonie américaine et que nous allions vers des temps difficiles. Relisant ma production au cours des mois suivants, si je n’ai pas à en rougir, j’avais sous-estimé deux choses. Nous avons d’abord assisté à l’accélération de l’Histoire qui a vu le monde se transformer sous nos yeux au travers de multiples bouleversements, qui dévoilent des rapports de force en évolution rapide. Multiplication des crises, émergence d’un puissant « reste du monde » multipolaire, affirmation de la puissance de l’axe Chine/Russie, défaites successives et spectaculaires d’un Occident empêtré. Mais aujourd’hui, nous sommes confrontés à une crise géante où l’Empire donne à voir la dimension pathologique de son déclin. Qui commence à ressembler à une dislocation, à base de comportements erratiques. Absurdes comme en témoigne l’acharnement économique et politique suicidaire de l’Union européenne, meurtriers comme le génocide israélien en Palestine soutenu, armé, voire organisé par cet Occident criminel, ou carrément loufoques avec les présidents successifs portés à la tête de l’hégémon américain. En 2020, une fraude électorale massive avait permis d’installer à la Maison-Blanche un vieillard complètement sénile, marionnette de la secte belliciste néocon. Remplacé en 2024 par un improbable et imprévisible bateleur, sur la santé mentale duquel commencent à surgir de lourdes interrogations aux États-Unis même.

L’Empire romain devenu fou

Dans une interview toute récente donnée à l’occasion du 200e anniversaires du Figaro, un Emmanuel Todd rigolard et jubilant confirme que la « Défaite de l’Occident » étant consommée, celui-ci est en train de perdre les pédales. Diagnostic aussi pertinent que ceux dont il a l’habitude, y compris certains qui lui ont permis de se livrer à quelques prédictions, par la suite réalisées.

De Commode à Caracalla, en passant évidemment par Néron et Caligula, l’Empire romain nous a fourni quelques jolis exemples d’empereurs cinglés, mais il faut être honnête, ils n’ont pas été les responsables de la « chute ». D’ailleurs, la réalité de cette chute qui n’a concerné que l’empire romain d’Occident, a été largement discutée parmi les historiens. Essentiellement par les historiens d’origine allemande, qui acceptaient mal que l’on puisse l’imputer aux invasions germaniques. La science historique a ce mérite de devoir être révisée en permanence, mais cependant la réalité de cette chute est difficilement contestable. Pour ma part je me réfère toujours à l’œuvre d’Edward Gibbon, « Le déclin et la chute de l’Empire romain » publié au 18e siècle et traduit pour la première fois en français à la demande de Louis XVI. Phénoménale érudition et plaisir de lecture garanti, pimenté en particulier, avec l’astuce pour décrire un empire dépravé. La rédaction en latin des passages relatifs à la vie privée des acteurs, et en grec lorsqu’il fallait aborder les parties sexuelles parfois débridées de leurs activités. On peut aussi se plonger dans le travail d’Aldo Sciavone historien et juriste marxisant italien et intitulé « l’Histoire brisée » qui impute la chute à l’impossibilité de la société romaine de dépasser le mode de production esclavagiste. Avant de renouer avec l’Histoire au moment de la Renaissance européenne.

Alors évidemment, il ne s’agit pas de comparer, d’une façon qui ne pourrait être qu’anachronique, des événements aussi éloignés que cet effondrement de « l’Empire greco-romain » et la dislocation d’une civilisation occidentale arrivée semble-t-il au bout de sa route. Mais plutôt d’essayer d’identifier les correspondances. Au-delà de la stupéfiante accélération de l’Histoire, force est de constater l’existence de ce trait commun, d’un système devenu chaotique, ployant sous des contradictions insurmontables, et plongeant ses dirigeants dans la folie. Au mois de novembre dernier, en forme de petit bilan de l’année 2025 nous avions publié un texte interloqué, devant le spectacle de la galopade vers le mur. Et depuis, il a fallu assister à la multiplication des initiatives, des foucades, et des tentatives d’un système aux abois qui va d’échecs en échecs. Tous les « efforts » pour essayer de régler le conflit ukrainien, autrement qu’en passant par les conditions russes, n’ont abouti à rien. Les rodomontades de Donald Trump, les niaiseries de la grotesque « coalition des volontaires » dont chacun sait bien qu’il ne s’agit que de chihuahuas suicidaires, économiquement à terre, politiquement rejetés par leurs peuples, qui ne comprennent rien à ce qui se passe. Incapables de se départir d’une soumission parfois abjecte vis-à-vis de leur maître américain, ils sont paniqués par ses comportements, et refusent mordicus d’affronter un réel, dont la signification leur échappe complètement.

Caramba, encore raté !

Le grand patron quant à lui, donne l’image d’un pays divisé, polarisé et violent dont on peut craindre qu’il puisse basculer dans une violence intérieure difficile à maîtriser. Avec cette particularité étrange, celle de veiller soigneusement à démontrer l’affaiblissement de sa puissance. C’est le raid mafieux sur le Venezuela, qui non seulement n’a rien réglé, au contraire, mais a démontré l’incapacité des États-Unis à réaliser des interventions qui dans le passé, ne leur posaient aucun problème. Bis repetita avec la tentative de renversement du régime iranien, et le recul devant la perspective d’une nouvelle agression contre lui, comme celle du mois de juin 2025. Le pire, c’est que ces deux pulsions américaines guerrières ont eu pour conséquence d’étaler la faiblesse américaine à la face du monde. Parce qu’il apparaît que les États-Unis ont été « forcés » de se livrer à ces deux tentatives, d’abord pour se débarrasser de l’aventure vénézuélienne dans laquelle Trump s’était imprudemment lancé avec ses rodomontades, et qui commençait à ressembler à un boulet. Alors on a monté une opération bidon, comme d’habitude déclaré la victoire, avant de passer à autre chose. C’est-à-dire tenter de faire un petit cadeau à Netanyahu, pour le débarrasser du principal obstacle à son projet génocidaire de « grand Israël ». Le « régime des mollahs » comme le qualifie stupidement la propagande occidentale a fait la démonstration qu’il était solide et que le primat nationaliste iranien l’emportait. Caramba, encore raté !

Ensuite, histoire de déchirer le voile qui pour certains continuait à masquer ce qu’il est difficile de qualifier autrement que de la faiblesse, Donald Trump d’abord, Marco Rubio ensuite, et enfin Stephen Miller, un de ses principaux conseillers, ont tranquillement « craché le morceau ». Ce que l’on peut traduire de cette façon : « ne venez pas vous embêter avec le droit international, ça n’existe pas de droit international ! On s’assoit dessus et on fait ce qu’on veut parce qu’on est les plus forts. Et croyez bien, que l’on va continuer » ! Incroyable revendication d’un gangstérisme international pur et simple. Pour ceux qui croyaient, ou faisaient semblant de croire aux « merveilleuses valeurs occidentales » qui légitimaient les massacres accomplis par l’Empire aux quatre coins de la planète, il va falloir changer d’arguments pour les justifier. En tout cas à court terme, les larbins européens vont avoir un peu de mal à les reprendre, et ce d’autant que les États-Unis viennent de leur adresser un invraisemblable bras d’honneur avec l’affaire du Groenland. Tout le monde sait que si Donald Trump veut conduire son projet jusqu’au bout, ils finiront par se coucher. D’ailleurs, les Allemands ont déjà commencé, soucieux qu’ils sont d’obtenir en contrepartie un leadership sur une Europe politiquement croupion. Cette affaire du Groenland apporte quand même quelques petits plaisirs avec un peu de Schadenfreude devant l’avanie faite au Danemark, laquais d’entre les laquais qui acceptent depuis longtemps d’effectuer toutes les sales besognes pour les agences américaines. Tellement bien fait pour eux et leur inepte première ministre, que cette humiliation.

Finalement, ce début d’année 2026 vient de faire une nouvelle démonstration non seulement du déclin de l’Empire, mais de son sévère affaiblissement. Avec cette particularité que désormais « tout est sur la table ». La crise financière qui vient, le dollar perdant progressivement son statut de monnaie de réserve, l’affaiblissement militaire commençant sérieusement à ressembler à de l’impuissance, l’abandon en rase campagne de tout magistère moral pour justifier sa brutalité et sa violence, l’Occident ne fait plus peur au reste du monde. Sauf peut-être se méfie-t-on des réactions erratiques d’animal blessé dont il est probablement capable. À quoi s’ajoutent l’énorme défaite morale du génocide de Gaza dont il s’est rendu complice, la réussite de ceux qui, Russie et Chine, lui contestent et combattent sa puissance. Et maintenant le spectacle de sa décrépitude mentale.

Pour le reste du monde, l’Empire est devenu un repoussoir. Dont on attend sans impatience l'effondrement.

12 janvier 2026

Régis de Castelnau
12/1/2026

Pour le choix de l’héritier de Macron en 2027, la justice dans les starting-blocks


Petit point rapide, en attendant un article plus copieux, sur la dimension judiciaire du coup d’État en préparation pour choisir l’héritier (pas le successeur, l’héritier) d’Emmanuel Macron à l’élection présidentielle de 2027.

Par une décision illégale directement politique (je renvoie à mes articles de l’année dernière où je l’ai démontré) les magistrats avaient décidé de la jouer « no pasaran » pour Marine Le Pen, la fameuse néonazie qui mange les petits enfants. Et ont donc (fort démocratiquement, faut pas croire) décidé d’exclure la dirigeante du premier parti de France de l’élection principale de la Ve République. Je pense avoir démontré à cette occasion que la messe était dite, et que pour des raisons de procédure l’éligibilité de Marine Le Pen ne pourrait pas être restaurée, même si par miracle invraisemblable la cour d’appel décidait de la relaxer sans peine d’inéligibilité. Celle de première instance aurait continué à s’appliquer.

Rappelons que pour une affaire encore plus ancienne que celle du RN, les potes de Bayrou avaient été condamnés il y a deux ans. Bayrou était lui-même relaxé, ce qui avait provoqué l’éclat de rire de ceux qui connaissaient un tant soit peu le dossier ! Devant le scandale, Bayrou étant premier ministre en exercice à ce moment-là, le parquet avait dû quand même faire appel. Eh bien, figurez-vous que celui-ci n’est toujours pas audiencé. Et surprise, celui du RN vient de l’être neuf mois après le jugement de première instance. Comme pour les débuts de l’affaire Fillon, les magistrats savent être rapides quand il s’agit de rendre service à Macron.

Alors pourquoi cette accélération de la procédure ?

Pour une raison très simple. Tout le monde sait bien que, sous une forme ou sous une autre, l’inéligibilité de Marine Le Pen va être confirmée par la Cour. À la grande joie des imbéciles qui adorent faire de la politique par le juge interposé, car cela va lui donner une nouvelle légitimité à la disqualification et justifier une bonne fois pour toute sa mise hors course. C’est un des éléments essentiels du coup d’État prévu pour 2027. Parce que personne ne doit s’imaginer que le système va se soumettre aux aléas électoraux et aux humeurs du peuple français quand même ! Soyons sérieux. La présidentielle de 2027 sera truquée comme celle de 2017, même si ce ne sera pas de la même façon. Car il ne faut pas s’imaginer que ceux qui ont installé Macron au pouvoir vont se gêner.

Bardella alors ? Je répète, soyons sérieux.


Marine Le Pen liquidée, élection à laquelle Macron ne peut pas se représenter, reste quand même pour les grands intérêts un problème sérieux. Il faut pérenniser le système Macron et son caractère destructeur. Et le meilleur moyen, avant de choisir l’héritier, est d’abord d’écarter de la compétition les candidats qui pourraient être de rupture. Non pas qu’ils fassent vraiment peur, mais ce sont leurs électeurs qui inquiètent. Alors les militants du PNF se sont dit : « on ne sait jamais et deux précautions valent mieux qu’une ». Et au PNF, pour qui ose s’opposer à Macron, on s’inspire de Richelieu disant : « Donnez-moi six lignes écrites de la main de l’homme le plus honnête, j’y trouverai de quoi le faire pendre ». Donc en pratique si Bardella devient gênant pour le système, ni une, ni deux il sera liquidé. Concernant l’autre côté du spectre, c’est-à-dire Mélenchon, c’est déjà dans les tuyaux. En commençant par Sophia Chikirou au mois de mai prochain. Le patron de LFI, ce sera pour après. Les dossiers ouverts avec cette perquisition de 2018 continuent de mijoter à feu doux.

Ce qui est extraordinaire c’est que la justice ne fait même plus semblant, tout est devenu transparent.

La semaine dernière elle a condamné 10 clampins pour un soi-disant harcèlement à l’encontre de Brigitte Macron. Histoire de montrer qu’il est désormais interdit de critiquer Macron ou la fameuse « Première dame », parce que sinon c’est du harcèlement et que ça peut valoir un aller simple pour la taule. Et inéligibilité avec exécution provisoire, puisque ça, c’est devenu la routine.

Mais au fond c’est pratique. Pour savoir quel sera l’héritier de Macron en 2027, il suffit de regarder à qui la justice fout la paix la paix, puisque depuis Fillon c’est elle qui met en musique le choix du système. Attal ? Glucksmann ? En tout cas probablement pas Édouard Philippe. Car pour lui ça risque d’être compliqué. Il a l’air un peu brouillé avec Macron et comme il y a concernant la mairie du Havre, trois dossiers contre lui qui qui mijotent, il ne devrait pas aller loin.

Finalement, le trucage judiciaire des élections en Roumanie, c’était du travail de « petits joueurs ». En France nous avons de sacrés pros. Félicitations !

11 janvier 2026

Révolution de couleur en Iran : l'hypocrisie écœurante des belles âme

Régis de Castelnau

- 11/1/2026 - Lorsque j’ai commencé ma carrière d’avocat il y a déjà malheureusement fort longtemps, je m’étais immédiatement engagé dans la solidarité internationale. À cette époque, les avocats y étaient très actifs, et les besoins considérables. Dans un monde marqué par la guerre froide, la décolonisation et la brutalisation impérialiste, il y avait aux quatre coins du monde de féroces dictatures. L’organisation dans laquelle je m’étais investi intervenait partout. Il y avait l’Amérique latine et ses dictatures sanglantes, l’Afrique du Sud de l’apartheid, et même encore en Europe les régimes fascisants présents en Espagne, en Grèce ou au Portugal. Les atrocités étaient la routine du travail que nous effectuions. Mais je peux témoigner que le pire du pire de tous ces régimes, celui qui imposait la répression la plus atroce à sa population était le régime iranien de Mohammad Reza Shah Pahlavi, abject individu soutenu par les Américains. Utilisant la SAVAK sa police politique dont le registre était la barbarie, il imposait au peuple iranien une dictature dont nous considérions qu’elle était la pire dans un monde où il y avait pourtant de la concurrence.

Une révolution sanglante chassa le Shah, et installa un régime, qu’on le veuille ou non fondé sur la haine de l’Occident en général et les États-Unis en particulier. Considérés comme les responsables des malheurs du pays. Qui eut pour conséquence qu’au régime de Pahlavi succéda une autre dictature, théocratique cette fois-ci. Le propos ici n’est pas de revenir sur le demi-siècle qui vient de s’écouler, et qui a naturellement transformé l’ancienne Perse. Mais d’essayer de comprendre ce qui est en train de se passer dans cette partie du monde globalisé, confronté aux soubresauts que lui impose l’Empire occidental tardif. En commençant par un préalable personnel. L’auteur de ces lignes n’a jamais considéré que la solidarité avec les opprimés était à géométrie variable ou bien se divisait. Concernant l’Iran, s’il s’était réjoui de la chute de l’abominable dictateur, il a continué à travailler pour cette indispensable solidarité avec ceux qui subissaient une répression violente quelle qu’elle soit, en Iran comme ailleurs.

Le document ci-dessous (qui ne nous rajeunit pas) datant de 1984 témoigne de cet engagement. C’est la raison pour laquelle il considère n’avoir aucune leçon à recevoir de quiconque en matière de défense de la liberté en Iran. Et sûrement pas de la part de ceux qui se mobilisent soudain pour les femmes iraniennes. Parce qu’ils ne viennent en fait en qu’au soutien des agissements d’Israël et des États-Unis.


Parce que, ce qui est en train de se produire dans ce pays frappé depuis 40 ans de sanctions impitoyables, dont les conséquences sociales sont souvent dramatiques, ne relève bien sûr pas du hasard. La situation économique imposée à ce grand pays, combinée au caractère pesant de la théocratie, suscite évidemment un grand mécontentement. Mais à l’évidence, nous sommes d’abord en présence d’une opération occidentale de déstabilisation visant à imposer un changement de régime. Pour mettre ce pays et ses ressources, à la merci de l’État d’Israël et des États Unis.

Il faut lire les articles qui détaillent les conditions de cette intervention directe, comme l’a révélé le quotidien israélien Haaretz, ou comme l’explique l’ancien agent de la CIA Larry Johnson. Et rappelons les conditions de l’agression israélo-américaine de juin dernier. Quand sans aucune déclaration de guerre, Netanyahou a fait bombarder l’Iran, agir ses réseaux terroristes sur le territoire iranien. Les États-Unis se joignant à l’agression alors même que leurs plénipotentiaires se réunissaient en pleine négociation avec ceux de Téhéran ! Benjamin Netanyahou s’est rendu le 30 décembre chez Donald Trump pour mettre au point les modalités du déclenchement d’une nouvelle guerre. Notons que les troubles internes à l’Iran ont commencé quelques jours avant. Toutes les preuves des manipulations occidentales sont sur la table, la tentative de « révolution de couleur » bat son plein. On a même ressorti de son placard l’infect héritier du tortionnaire Pahlavi !

Et si cette « révolution » n’aboutit pas au renversement du régime, le déclenchement d’une intervention militaire est au programme. Donald Trump l’ayant annoncé sans barguigner : « si les dirigeants iraniens tirent sur leurs opposants, nous leur tirerons dessus ». Par conséquent, la seule lecture que l’on peut avoir de l’événement qui est en train de se produire, son sens politique déterminant, c’est qu’on est en présence d’une opération multiforme d’Israël soutenu par les États-Unis contre l’Iran. Tout le reste est du bavardage.

Un autre symptôme le démontre malheureusement chez nous. Tous ceux qui soutiennent sans état d’âme les atrocités commises par Israël depuis le 7 octobre 2023, qui ont tout justifié, tous les négationnistes du génocide en cours, se préoccupent soudain des intérêts des femmes iraniennes à qui le régime impose le port du voile. Comme tous ceux à qui ne posent aucun problème le suprémacisme religieux raciste des ministres qui entourent Nétanyahou, ou l’apartheid violent auxquels sont confrontés quotidiennement les Palestiniens de Cisjordanie. Qui vous disent la main sur le cœur et les yeux mouillés, leur compassion et leur solidarité pour leurs « sœurs iraniennes ». Soyons clair, pour un Français laïque, il y a dans le régime iranien plus que des aspects détestables. Mais ce n’est pas le sujet aujourd’hui, et c’est de toute façon d’abord l’affaire du peuple de ce pays. Et cette soudaine, et tellement hypocrite mobilisation des belles âmes, a quelque chose d’écœurant. Et constitue qu’on le veuille ou non la preuve déterminante que ce qui est en cours n’est rien d’autre qu’une nouvelle opération de guerre de l’Empire.

Contre le peuple iranien cette fois-ci.

7 janvier 2026

Régis de Castelnau

Rubrique : prévisibilité

- 5/1/2026 - Coucou les amis magistrats, vous êtes tellement prévisibles que s’en est un bonheur. Voilà que c’est le tour de Sophia Chikirou de passer au tourniquet. Vous avez déniché une affaire datant de 2018, c’est-à-dire il y a huit ans ! Comment que vous êtes pas trop rapides. Fulgurants même.
De quoi s’agit-il ? D’un litige commercial privé réglé depuis, que vous aviez soigneusement mis de côté en attendant l’occasion. Et voilà qu’elle est arrivée cette occasion. Sophia Chikirou est candidate à la mairie de Paris, alors on audience son affaire au mois de mai, juste après le scrutin. Coup double ! D’abord on pourrit sa campagne comme par exemple celle de Fillon en 2017. Ensuite, si jamais elle est élue, elle est bonne pour l’inéligibilité avec exécution provisoire.
Et vous allez même faire coup triple ! Chikirou est très proche de Jean-Luc Mélenchon, et celui-là il va encore nous emmerder et être candidat à la présidentielle de 2027. Comme ça vous allez pouvoir lui jeter cette affaire dans les jambes, comme un amuse-gueule. En attendant celles qui apparaîtront opportunément pendant la campagne elle-même. Vous avez fait vos provisions avec les 17 perquisitions effectuées en grand équipage le 18 octobre 2018 et depuis elles mijotent à feu doux en attendant l’occasion. Que va fournir évidemment la présidentielle 2027. Vous êtes rompus à ce genre d’exercice puisque c’est comme ça que vous avez fait élire Macron en 2017.
Pas besoin d’aller consulter une voyante pour deviner ce que vous allez faire. Avec vous c’est fastoche de prévoir.

19 décembre 2025

Commission d’enquête sur l’audiovisuel public : un savoureux festival

Régis de Castelnau
19/12/2025

Infractions pénales probables à tous les étages. Mais comme d’habitude il ne se passera rien.


Coucou les amis magistrats, normalement il devrait y avoir un peu de travail en perspective pour vous.

La Commission d’enquête parlementaire sur l’audiovisuel public, vous savez ce service public que nous finançons tous, eh bien on en apprend de belles.

C’est un véritable festival. Le pillage financier de l’outil public, auquel les dirigeants – nommés par protection à la demande de Hollande puis de son héritier Macron – se sont livrés, est absolument vertigineux. France Télévision est au bord de la faillite, dixit la Cour des Comptes elle-même. Et apparaissent au fur et à mesure la commission probable de toutes les infractions possibles que recèle le fameux chapitre « des atteintes à la probité » du Code pénal. Un florilège. Corruption, concussion, favoritisme, prise illégale d’intérêts, détournement de fonds publics, abus d’autorité, soustraction de preuves etc. etc.

Sans oublier bien sûr la collection de mensonges sous serment qui sont autant de faux témoignages sanctionnés par le même Code pénal. Tiens et puis au passage, il y a le refus de notre célèbre limace politique François Hollande de se rendre à la convocation de la commission, ce qui est aussi une infraction pénale.

Mention spéciale et ponctuelle pour les célèbres duettistes Legrand et Cohen, attachés de presse à nos frais de Raphaël Glucksmann. Mensonges et menaces au menu, c’est-à-dire faux témoignage et chantage.

Bon, ça ne va pas vous prendre beaucoup de temps, parce que même si la Commission vous transmet les signalements que méritent ces constats, évidemment comme d’habitude vous ne ferez rien.

Actuellement, le doigt sur la couture de l’épitoge, vous êtes occupés. Par les plaintes déposées par les duettistes contre l’Incorrect sur lesquelles vous avez démarré au quart de tour. Mobilisés à fond pour faire rendre gorge à ces nazis de l’Incorrect qui ont osé dire la vérité sur leurs manipulations. Et par le nouveau raid judiciaire annoncé à grand fracas, que vous venez de lancer contre Rachida Dati à trois mois de l’élection municipale de Paris. Pour des faits remontant à 15 ans… Alors que vous évitez soigneusement de causer le moindre désagrément à Hidalgo malgré des évidences qui crèvent les yeux.

Vous êtes tellement prévisibles les amis. C’est reposant.

Allez, on va quand même vous souhaiter un bon Noël.

17 décembre 2025

Justice politique : gros ou petit gibier, la chasse est fermée

Régis de Castelnau


-16/12/2025- Coucou les amis magistrats. Ça va les vacances de Noël ? Manifestement pour vous, elles ont commencé tôt. Genre une trêve des confiseurs à rallonge. Pourquoi est-ce que je vous pose la question ? Eh bien parce qu’on vient d’apprendre une chose rigolote. Anne Hidalgo, vous savez la brillante maire de Paris vient de prendre une tôle, elle qui espérait un poste de haut-commissaire à l’ONU (payé 230 000 € par an) pour aller s’occuper des réfugiés. Heureusement pour eux, elle s’est fait envoyer dans le mur. Et les responsables du choix ont fait savoir gentiment qu’il n’avait jamais été question d’examiner sérieusement la candidature d’un engin pareil. Oui mais voilà, nouvelle information qui documente les comportements d’Anne Hidalgo dont les méchantes langues prétendent, qu’elle aurait eu pendant ses mandats la fâcheuse habitude de vivre sur la bête. Après le voyage en Polynésie pour aller voir sa fille aux frais de la princesse, ses frais de représentation municipaux qui ont permis de supposer qu’ils servaient surtout à habiller toute la famille, nouvelle information selon laquelle elle a encore utilisé les sous de la mairie à des fins privées. En effet la Ville de Paris aurait paraît-il, financé de forts onéreux voyages destinés à sa « campagne électorale » pour décrocher la timbale onusienne.

Mais dites donc amis magistrats n’y aurait-il pas, là aussi, un petit problème d’application de l’article 432 – 15 du Code pénal ? Celui qui réprime le détournement de fonds publics. Ceux-ci n’auraient pas été dépensés dans l’intérêt de la ville, mais dans l’intérêt personnel de Madame Hidalgo. Une petite enquête préliminaire pour savoir de quoi il retourne ?

Comment dites-vous ?

« Ah oui, mais non, les macronistes en général, et les socialistes en particulier, c’est pas touche. Regardez, Alstom, McKinsey, Uber, Kholer, Ferrand, Bayrou, Fonds Marianne, pièces jaunes, etc. etc., rien que du gros gibier, eh bien, on a toujours regardé ailleurs. C’est quand même pas pour nous intéresser à une bécasse.

– Donc la chasse au gros, c’est réservé à Sarkozy ?

– Ben oui, c’est facile, ça ne sert à rien, et ça plaît à la meute qui comme ça ne s’occupe pas du reste. Mais attention on peut aussi flinguer Marine Le Pen. Parce que, elle, c’est une nazie. Et qu’il fallait l’empêcher d’être candidate en 2027. Alors si on devait aussi s’occuper de la corruption du système Macron on n’aurait plus de temps de mener le combat antifasciste.

– Ce qui est bien avec vous amis procureurs, c’est que vous êtes toujours prévisibles. »

29 novembre 2025

Régis de Castelnau
29/11/2025

Europe : l’autonomie stratégique en mode armoire IKEA à monter

Quand l'Amérique refile l'OTAN à l'Allemagne


Extraordinaire moment que la séquence théâtrale autour de la soi-disant discussion sur le « plan américain pour la paix en 28 points transformés par les Européens en plan en 19 points. Plans (au pluriel) qui présentent deux caractéristiques assez intéressantes pour servir à régler le conflit en Ukraine : tout d’abord de n’avoir pas été discuté avec les Russes, ensuite de comporter des mesures radicalement inacceptables par celui qui l’emporte sur le plan militaire.

Nous avons trouvé sur les réseaux le compte-rendu de la rencontre à Berlin entre Matthew Whitaker, émissaire spécial de Trump auprès de l’OTAN, et Friedrich Merz le chancelier allemand. Matthew Whitaker, a exprimé le “souhait”, lors de la conférence de Berlin sur la sécurité, que l’Allemagne assume à l’avenir le rôle de leader de l’OTAN.

N’ayant pas trouvé l’auteur, nous le reproduisons sans son accord. S’il se reconnaît, qu’il n’hésite pas à nous contacter pour que nous puissions rectifier.

Lorsque les Américains sont venus expliquer à Merz le sens de la pantalonnade autour du « plan de paix » à charge pour lui d’aller ensuite l’expliquer aux deux autres chihuahuas. Il y a eu un petit moment de flottement à Berlin. Genre silence gêné quand Matthew Whitaker, émissaire spécial de Trump auprès de l’OTAN, a dit : « Dans 15 ans, peut-être même avant, l’Europe annoncera qu’elle est prête à assumer le leadership réel que les États-Unis ont exercé au cours des 76 dernières années. » Ce qui avec la traduction simultanée donne : « c’est terminé, on ne viendra plus se battre pour vos frontières. Bon courage à vous. Bisous. »

Interloqué le général allemand Wolfgang Wien a dit être un peu surpris. « Comment ça surpris ? Ça fait 20 ans qu’on vous répète que vous “devez faire plus”. On a même dit ça poliment en vous demandant de payer votre défense au lieu de « arrêtez de squatter la nôtre ». Parce que vous comprenez, on en a marre de vous voir jouer au Monopoly stratégique avec de la monnaie de singe. Et alors que vous êtes incapables d’aligner deux brigades réellement opérationnelles, comme vient de le montrer le fiasco de vos manœuvres en Roumanie. Ce qui ne vous empêche pas de vouloir “contrer la Russie et protéger l’ordre international”, pour assurer la sécurité mondiale.

Donc Whitaker est venu à Berlin confier le commandement suprême de l’OTAN en Europe à l’Allemagne. Le pays où l’armée doit parfois acheter ses pièces détachées sur eBay.

Ce poste de commandement n’a JAMAIS été occupé par un européen depuis la création de l’OTAN. Et pour une bonne raison : le commandant doit pouvoir contrôler les forces armées et l’arsenal nucléaire américain, ce qui nécessite évidemment une liaison directe avec le président des États-Unis.

Et maintenant Washington qui dit : « tenez prenez-le, faites vous plaisir. Mais attention, le bouton rouge n’est plus compris dans le package. »

Derrière la courtoisie diplomatique, le message a quand même résonné comme une porte qui claque : les Américains ne mourront pas pour Berlin, Paris ou Varsovie. Ils ne vont pas échanger un soldat du Kansas contre un district de Brandenburg ou une banlieue de Gdańsk. Ils ont d’autres priorités : la Chine, leurs élections, et leur dette publique qui enfle comme un projet de budget européen.

Soudain, les grandes envolées européennes sur “la défense de nos valeurs” prennent une couleur étrange, un peu jaunâtre, comme un fromage français oublié. D’autant que les mêmes capitales passent leur temps à proclamer l’imminence d’une guerre : La Russie va attaquer dans 3 ans ! Ou deux. Ou demain matin. On ne sait plus trop, ce qui compte c’est de paniquer. Et voilà que le Donald leur confirme que l’Europe devra le faire seule. Mais avec quoi ? Des budgets théoriques, des arsenaux à moitié vides, des usines qui se mettront en grève et des gouvernements qui psalmodient « réarmement, réarmement ! » Comme on annonce des régimes détox : beaucoup de promesses, très peu de résultats.

Quant à elle, l’Amérique a pris sa décision. « Vous vouliez l’autonomie stratégique ? Pas de problème, on l’a posée dans le couloir. Emballée dans un carton avec, comme pour une armoire IKEA, inscrit “à monter soi-même. Sans assistance”. Bon courage l’Europe et lisez bien la notice. »

Régis de Castelnau
29/11/2025

Glucksmann, un autre Macron à l’Élysée ? Ça n’est pas seulement possible, c’est prévu


Ça alors ! Quelle surprise ! Je suis stupéfait !

« Raphaël Glucksmann est la personnalité politique qui bénéficie du traitement LE PLUS FAVORABLE dans les matinales de Radio France. » (Institut Thomas More)

Le problème est que les raisons de la promotion de ce type se voient comme le nez au milieu de la figure. Il coche absolument toutes les cases. Il est programmé pour réitérer la révolution de couleur de 2017, organisé par l’oligarchie et la haute fonction publique socialiste, qui nous a imposé par un coup d’État à finalisation judiciaire, un parfait inconnu à l’Élysée. Qui depuis près de 10 ans détruit méthodiquement notre pays, en lui infligeant un système néolibéral irréversible, et en l’intégrant à une Union européenne transformée en État fédéral autoritaire sous-direction allemande.

Le coup d’État ayant parfaitement réussi en 2017, les mêmes forces sont au travail avec les mêmes appuis.

Bien avant son arrivée dans la vie publique dans le sillage de son père, lui-même directement lié au groupe néocon américain (les cinglés du sous-sol), Raphaël Glucksmann a été recruté par les services américains (CIA ? NSA ?). Il a fait ses premières armes en appuyant un régime dictatorial installé en Géorgie par les occidentaux pour déstabiliser la Russie. Au service rémunéré d’un dictateur féroce et corrompu (actuellement en prison), marié à la ministre de l’Intérieur connue pour sa corruption et pour la répression et les tortures des opposants, il y a sévi pendant plusieurs années. Une fois le dictateur renversé, il s’est consacré à l’Ukraine post-Maïdan, toujours suivant son épouse reprenant en Ukraine (!) ses activités de corruption, de répression et de torture.

À nouveau programmé pour poursuivre sa mission première au service de l’hégémon, il est rentré en France. Les socialistes l’ont immédiatement choisi comme tête de liste aux élections européennes de 2018. Pour mettre en place le même combo que Macron : agent américain mis en place par les socialistes. Le système médiatique macroniste a été prié de le transformer en candidat présidentiel pour 2027. Tâche à laquelle la caste journalistique parmi les plus corrompues du monde s’est attelée avec empressement. On a alors assisté à un ahurissant scandale que le système s’est empressé d’étouffer. Deux journalistes aux fonctions stratégiques dans le service public de l’information, ont été surpris en train de comploter avec des dirigeants socialistes pour organiser au profit de Glucksmann la campagne électorale présidentielle de 2027 dans les médias. Cette incroyable séquence, qui recelait l’aveu, aurait dû avoir également des conséquences judiciaires notamment en matière de détournement de fonds publics et de violation de la réglementation du financement public des activités politiques. Il ne s’est évidemment rien passé.

Comme par hasard, sa nouvelle épouse, malgré une risible nullité professionnelle a été nommée comme présentatrice du journal télévisé de 20 heures sur le service public ! Le reste de la presse est prié de suivre le mouvement, ce qu’elle fait bien sûr avec diligence, la main sur le cœur. Émissions télévisées, émissions radio, unes de la presse, interviews se succèdent en cadence.

À ceux qui s’inquiètent de ce dévoiement et des dangers qu’il recèle, les optimistes inconséquents répondent que la nullité du candidat du système macrono-socialiste constitue une garantie qui devrait permettre d’éviter la catastrophe.

Ce n’est pas sérieux.

Le coup d’État a déjà marché une fois et les grands intérêts sont fermement décidés à remettre ça. Avec les mêmes moyens. L’opération Macron avait commencé très tôt. Dès son intronisation par le système « Young leaders » américain, sa sortie de l’ENA sous protection de Jean-Pierre Janvier, et sa participation à la « commission Attali ». Présenté à l’oligarchie qui l’a adoubé, il a bénéficié d’un soutien financier à base de corruption absolument vertigineux (Alstom, McKinsey), et de l’appui résolu du système médiatique. Mais l’essentiel a été obtenu avec la touche finale de l’opération judiciaire à quelques semaines de l’élection présidentielle 2017. Qui a vu la Justice procéder à la liquidation de François Fillon favori du scrutin au profit du manuel Macron. Il faut réaffirmer encore et encore, que sans ce raid à la fois judiciaire et médiatique de 47 jours, le parfait inconnu Emmanuel Macron ne serait JAMAIS parvenu à l’Élysée.

Tout est en place pour que cela se reproduise. L’appareil judiciaire français vient de faire la démonstration de sa ferme intention d’intervenir directement dans la vie politique en général et dans les élections en particulier. La disqualification judiciaire (définitive) de la dirigeante du premier parti de France, l’empêchant de se présenter à l’élection la plus importante de la République s’est produite sous les acclamations des trois quarts du corps politique. Alors même que cela n’a pu se produire que grâce à des dévoiements juridiques et judiciaires couverts sinon organisés par la Cour de cassation. Faisant apparaître les manipulations roumaines de la Cour constitutionnelle de Bucarest comme un bricolage de « petits joueurs ». Il y a eu ensuite l’envoi spectaculaire de Nicolas Sarkozy passer quelques jours en prison. L’objectif, même s’il était aussi motivé par l’aversion des magistrats pour un homme politique détesté dont on voulait se venger, relevait d’abord et avant tout d’une décision politique. Il fallait démontrer que cette justice était indépendante et impartiale (défense de rire) puisqu’elle n’hésitait pas à frapper les puissants. Que dire de la formidable bêtise des réactions de l’opinion publique acclamant une décision arbitraire après une procédure tout aussi arbitraire, d’un « dirigeant » hors course depuis 13 ans pour une affaire vieille de 20 ans. Les Français se plaignent de leur justice qu’ils jugent laxiste, mais l’ovationnent lorsqu’elle leur donne un vieil os à ronger. Lui laissant ainsi carte blanche pour ses opérations politiques.

Couvert d’argent pour sa campagne, soutenu mordicus par les médias, même s’il est possible qu’on ne l’y voit peu, tant sa nullité est évidente, Raphaël Glucksmann va tranquillement se diriger vers le scrutin du printemps 2027. Et à partir du mois de septembre 2026 gare à ceux qui lui feront de l’ombre et à qui les sondages pourraient donner quelques espoirs. Depuis les spectaculaires perquisitions de 2018 (!), les dossiers judiciaires concernant Jean-Luc Mélenchon mijotent. Sofia Chikirou et quelques autres sont mis en examen. Édouard Philippe a quelques soucis en cours pour sa gestion municipale du Havre. Quant à Jordan Bardella qui l’a échappé belle avec l’affaire du Parlement européen, on ne saurait trop lui conseiller d’être prudent. Un Kompromat est si vite arrivé… Parce que comme nous l’a démontré ce qui s’est passé au printemps 2017, ce n’est pas une condamnation définitive qui est à craindre pour écarter un candidat qui déplaît au système. C’est une disqualification médiatico-politique qui l’évince du deuxième tour, façonné ainsi en boulevard pour le candidat dudit système.

Alors face à l’attitude de forcené d’Emmanuel Macron accroché à son fauteuil élyséen, on dira à ceux qui pensent que de toute façon ils en seront débarrassés en avril 2027, que ce n’est même pas en rêve. Que les acclamations, les éloges imbéciles et les justifications dont ils ont couvert les magistrats pour avoir humilié un vieux politicien fourbu, leur garantissent l’élection, Glucksmann ou pas, d’un autre Macron. La justice n’a aucune raison de ne pas réutiliser une méthode qui a si bien marché en 2017.

Alors nous aurons, soit une marionnette à l’Élysée pendant que son actuel locataire ira à Bruxelles pour finaliser l’insertion de notre pays détruit dans un État fédéral européen sous-direction allemande.

Soit pourquoi pas, soyons fous, une opération à la Medvedev/Poutine 2008 avec un Macron premier ministre, pour revenir ensuite à la présidence en 2032, comme il en a manifesté l’intention.

22 novembre 2025

Régis de Castelnau
21/11/2025

Rubrique : colonel Soja

Fabien Mandon qui répond au sobriquet de « général Soja » à cause de sa dégaine et de sa risible « tête de vainqueur » est donc colonel. C’est-à-dire qu’il a le grade qui était le sien en 2018, date à laquelle Emmanuel Macron dans la guerre qu’il mène contre notre pays, a décidé, en lui refilant une étoile par an, d’en faire d’abord son chef d’état-major particulier (!), puis de le nommer chef d’état-major des armées françaises. Dès lors que le peuple français aura enfin réussi à se débarrasser du psychopathe installé par la haute fonction publique socialiste à l’Élysée, et mettra ainsi fin à cette guerre que nous subissons, à l’évidence il faudra procéder immédiatement, comme on le fait à la fin de chaque conflit, à ce que l’on appelle « la révision des grades ». C’est-à-dire de rétablir le « général Soja » dans son grade de colonel. Avant bien sûr de le traduire en justice pour haute trahison.
Après sa scandaleuse intervention au congrès des maires, le « général Soja » se fait détruire dans la sphère médiatico-politique et sur les réseaux, et de façon parfois hilarante. Mais l’on sait depuis longtemps que le ridicule n’est pas létal.
En attendant on va redevenir un peu sérieux et écouter Jean-Luc Mélenchon qui dit ce qu’il y a à dire au plan des principes, en démontrant au passage qu’il a le sens de l’État.

Cliquer sur l'image (vidéo de 4 min 52 s) ↴

15 novembre 2025

Régis de Castelnau
15/11/2025

Catastrophe de la BBC, faites rentrer les popcorns


Quel festival !
Il va falloir faire rentrer des stocks de pop-corn.
Trump annonce maintenant qu’il va réclamer entre 1 et 5 milliards de dollars à la BBC pour l’avoir diffamé en bidonnant un documentaire visant à le faire passer pour l’organisateur d’une tentative de coup d’État aux États-Unis.
Le bidonnage est avéré, reconnu, et les responsables ont sauté. Mais maintenant compte tenu de la réaction du Donald, c’est panique à bord. La larve qui sert de premier ministre à la Grande-Bretagne est à plat ventre et ne sait plus où se foutre.
La BBC avance quelques pauvres arguments : « ah oui mais non, on a retiré le documentaire. Et si on l’a diffusé en pleine campagne électorale présidentielle américaine 2024, c’est complètement par hasard. Pis c’est pas diffamatoire d’accuser Trump d’être un putschiste. Et de toutes manières la BBC n’est pas diffusée aux États-Unis, et le Donald il a été réélu, alors c’est pas grave ». Impossibilité absolue d’être plus minable que le patron de la BBC.
Eh les rosbifs, faudrait arrêter de se foutre de nous comme ça. Arranger les faits, donc mentir pour accuser quelqu’un de quelque chose qu’il n’a pas commis, comment que c’est pas trop diffamatoire. Ensuite la BBC n’est pas diffusée aux États-Unis ? Sans blague !
Et citrouille sur le pudding, prétendre s’en tirer en disant « malgré tous nos efforts l’homme orange a quand même été réélu. Donc on a rien fait », c’est vertigineusement grotesque. On imagine un avocat britannique défendant un terroriste qui a tenté de massacrer les passagers d’un wagon du Thalys et dont la kalachnikov s’est enrayée, et plaidant « comme personne n’est mort, il n’y a pas d’infraction. Circulez y a rien à voir. »
Bon, là on se marre, mais en fait chez nous on a les mêmes. En pire parce que personne ne démissionne jamais.

PS : pas d’impatience, les bénéficiaires des détournements du fonds Marianne sont au travail. Ils vont débunker tout ça, Schiappa ne les a pas arrosés pour rien quand même.

Avant de partir, merci de m’offrir un café.