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22 janvier 2026

Régis de Castelnau

Rubrique : union de la "gauche"

- 22/1/2026 - La loi Yadan, infecte loi scélérate, entend criminaliser comme antisémite toute critique de l’État génocidaire israélien.
Elle est ce faisant le pire des textes antisémites.
Puisqu’elle essentialise les Israéliens comme juifs (alors que 30 % des Israéliens ne sont pas juifs). En effet toutes les horreurs criminelles auxquelles nous assistons depuis plus de deux ans, massacres, épuration ethnique, apartheid, pogroms, atrocités sur les prisonniers, ont été commis par l’État d’Israël et certains de ses citoyens. Et cette proposition de loi vient prétendre que les critiquer ou les combattre serait antisémite.
Mesure-t-on que ce raisonnement absurde, qui n’a pour but que de protéger un État étranger, postule par conséquent que ces crimes commis sont juifs par nature ?
C’est simplement de la folie.
Comme par hasard, cette monstrueuse atteinte à la liberté d’expression garantie par notre Déclaration des Droits de l’Homme, a été signée par quatre députés socialistes dont évidemment François Hollande. Et c’est grâce à l’abstention des socialistes qu’elle a été adoptée par la commission des lois et sera discutée en séance lundi prochain.
Il n’y a bien sûr rien à attendre d’autre de la part de Madame Yadan dont l’activité parlementaire n’est consacrée qu’au service d’un État étranger.
Mais comment peut-on continuer, ne serait-ce qu’à discuter, avec les dirigeants d’un parti socialiste, dont un Olivier Faure n’hésite pas à afficher l'écœurante duplicité.
En ajoutant à la liste déjà copieuse de ses trahisons, celle d’un des principes les plus fondamentaux de la République ?

19 janvier 2026

L’Occident en mode « Empire romain devenu fou »

Régis de Castelnau
19/1/2026


En février 2022, quelques jours après l’intervention militaire russe en Ukraine, j’avais publié un article intitulé : « Le spectacle de la fin du monde ancien ». Qui comportait ces mots dans la conclusion : « Tout cela constitue autant de symptômes permettant de penser que l’ère de la domination occidentale mondiale est en train de s’achever. » En ajoutant que l’intervention russe était un événement qui a acté le déclin de la civilisation occidentale sous hégémonie américaine et que nous allions vers des temps difficiles. Relisant ma production au cours des mois suivants, si je n’ai pas à en rougir, j’avais sous-estimé deux choses. Nous avons d’abord assisté à l’accélération de l’Histoire qui a vu le monde se transformer sous nos yeux au travers de multiples bouleversements, qui dévoilent des rapports de force en évolution rapide. Multiplication des crises, émergence d’un puissant « reste du monde » multipolaire, affirmation de la puissance de l’axe Chine/Russie, défaites successives et spectaculaires d’un Occident empêtré. Mais aujourd’hui, nous sommes confrontés à une crise géante où l’Empire donne à voir la dimension pathologique de son déclin. Qui commence à ressembler à une dislocation, à base de comportements erratiques. Absurdes comme en témoigne l’acharnement économique et politique suicidaire de l’Union européenne, meurtriers comme le génocide israélien en Palestine soutenu, armé, voire organisé par cet Occident criminel, ou carrément loufoques avec les présidents successifs portés à la tête de l’hégémon américain. En 2020, une fraude électorale massive avait permis d’installer à la Maison-Blanche un vieillard complètement sénile, marionnette de la secte belliciste néocon. Remplacé en 2024 par un improbable et imprévisible bateleur, sur la santé mentale duquel commencent à surgir de lourdes interrogations aux États-Unis même.

L’Empire romain devenu fou

Dans une interview toute récente donnée à l’occasion du 200e anniversaires du Figaro, un Emmanuel Todd rigolard et jubilant confirme que la « Défaite de l’Occident » étant consommée, celui-ci est en train de perdre les pédales. Diagnostic aussi pertinent que ceux dont il a l’habitude, y compris certains qui lui ont permis de se livrer à quelques prédictions, par la suite réalisées.

De Commode à Caracalla, en passant évidemment par Néron et Caligula, l’Empire romain nous a fourni quelques jolis exemples d’empereurs cinglés, mais il faut être honnête, ils n’ont pas été les responsables de la « chute ». D’ailleurs, la réalité de cette chute qui n’a concerné que l’empire romain d’Occident, a été largement discutée parmi les historiens. Essentiellement par les historiens d’origine allemande, qui acceptaient mal que l’on puisse l’imputer aux invasions germaniques. La science historique a ce mérite de devoir être révisée en permanence, mais cependant la réalité de cette chute est difficilement contestable. Pour ma part je me réfère toujours à l’œuvre d’Edward Gibbon, « Le déclin et la chute de l’Empire romain » publié au 18e siècle et traduit pour la première fois en français à la demande de Louis XVI. Phénoménale érudition et plaisir de lecture garanti, pimenté en particulier, avec l’astuce pour décrire un empire dépravé. La rédaction en latin des passages relatifs à la vie privée des acteurs, et en grec lorsqu’il fallait aborder les parties sexuelles parfois débridées de leurs activités. On peut aussi se plonger dans le travail d’Aldo Sciavone historien et juriste marxisant italien et intitulé « l’Histoire brisée » qui impute la chute à l’impossibilité de la société romaine de dépasser le mode de production esclavagiste. Avant de renouer avec l’Histoire au moment de la Renaissance européenne.

Alors évidemment, il ne s’agit pas de comparer, d’une façon qui ne pourrait être qu’anachronique, des événements aussi éloignés que cet effondrement de « l’Empire greco-romain » et la dislocation d’une civilisation occidentale arrivée semble-t-il au bout de sa route. Mais plutôt d’essayer d’identifier les correspondances. Au-delà de la stupéfiante accélération de l’Histoire, force est de constater l’existence de ce trait commun, d’un système devenu chaotique, ployant sous des contradictions insurmontables, et plongeant ses dirigeants dans la folie. Au mois de novembre dernier, en forme de petit bilan de l’année 2025 nous avions publié un texte interloqué, devant le spectacle de la galopade vers le mur. Et depuis, il a fallu assister à la multiplication des initiatives, des foucades, et des tentatives d’un système aux abois qui va d’échecs en échecs. Tous les « efforts » pour essayer de régler le conflit ukrainien, autrement qu’en passant par les conditions russes, n’ont abouti à rien. Les rodomontades de Donald Trump, les niaiseries de la grotesque « coalition des volontaires » dont chacun sait bien qu’il ne s’agit que de chihuahuas suicidaires, économiquement à terre, politiquement rejetés par leurs peuples, qui ne comprennent rien à ce qui se passe. Incapables de se départir d’une soumission parfois abjecte vis-à-vis de leur maître américain, ils sont paniqués par ses comportements, et refusent mordicus d’affronter un réel, dont la signification leur échappe complètement.

Caramba, encore raté !

Le grand patron quant à lui, donne l’image d’un pays divisé, polarisé et violent dont on peut craindre qu’il puisse basculer dans une violence intérieure difficile à maîtriser. Avec cette particularité étrange, celle de veiller soigneusement à démontrer l’affaiblissement de sa puissance. C’est le raid mafieux sur le Venezuela, qui non seulement n’a rien réglé, au contraire, mais a démontré l’incapacité des États-Unis à réaliser des interventions qui dans le passé, ne leur posaient aucun problème. Bis repetita avec la tentative de renversement du régime iranien, et le recul devant la perspective d’une nouvelle agression contre lui, comme celle du mois de juin 2025. Le pire, c’est que ces deux pulsions américaines guerrières ont eu pour conséquence d’étaler la faiblesse américaine à la face du monde. Parce qu’il apparaît que les États-Unis ont été « forcés » de se livrer à ces deux tentatives, d’abord pour se débarrasser de l’aventure vénézuélienne dans laquelle Trump s’était imprudemment lancé avec ses rodomontades, et qui commençait à ressembler à un boulet. Alors on a monté une opération bidon, comme d’habitude déclaré la victoire, avant de passer à autre chose. C’est-à-dire tenter de faire un petit cadeau à Netanyahu, pour le débarrasser du principal obstacle à son projet génocidaire de « grand Israël ». Le « régime des mollahs » comme le qualifie stupidement la propagande occidentale a fait la démonstration qu’il était solide et que le primat nationaliste iranien l’emportait. Caramba, encore raté !

Ensuite, histoire de déchirer le voile qui pour certains continuait à masquer ce qu’il est difficile de qualifier autrement que de la faiblesse, Donald Trump d’abord, Marco Rubio ensuite, et enfin Stephen Miller, un de ses principaux conseillers, ont tranquillement « craché le morceau ». Ce que l’on peut traduire de cette façon : « ne venez pas vous embêter avec le droit international, ça n’existe pas de droit international ! On s’assoit dessus et on fait ce qu’on veut parce qu’on est les plus forts. Et croyez bien, que l’on va continuer » ! Incroyable revendication d’un gangstérisme international pur et simple. Pour ceux qui croyaient, ou faisaient semblant de croire aux « merveilleuses valeurs occidentales » qui légitimaient les massacres accomplis par l’Empire aux quatre coins de la planète, il va falloir changer d’arguments pour les justifier. En tout cas à court terme, les larbins européens vont avoir un peu de mal à les reprendre, et ce d’autant que les États-Unis viennent de leur adresser un invraisemblable bras d’honneur avec l’affaire du Groenland. Tout le monde sait que si Donald Trump veut conduire son projet jusqu’au bout, ils finiront par se coucher. D’ailleurs, les Allemands ont déjà commencé, soucieux qu’ils sont d’obtenir en contrepartie un leadership sur une Europe politiquement croupion. Cette affaire du Groenland apporte quand même quelques petits plaisirs avec un peu de Schadenfreude devant l’avanie faite au Danemark, laquais d’entre les laquais qui acceptent depuis longtemps d’effectuer toutes les sales besognes pour les agences américaines. Tellement bien fait pour eux et leur inepte première ministre, que cette humiliation.

Finalement, ce début d’année 2026 vient de faire une nouvelle démonstration non seulement du déclin de l’Empire, mais de son sévère affaiblissement. Avec cette particularité que désormais « tout est sur la table ». La crise financière qui vient, le dollar perdant progressivement son statut de monnaie de réserve, l’affaiblissement militaire commençant sérieusement à ressembler à de l’impuissance, l’abandon en rase campagne de tout magistère moral pour justifier sa brutalité et sa violence, l’Occident ne fait plus peur au reste du monde. Sauf peut-être se méfie-t-on des réactions erratiques d’animal blessé dont il est probablement capable. À quoi s’ajoutent l’énorme défaite morale du génocide de Gaza dont il s’est rendu complice, la réussite de ceux qui, Russie et Chine, lui contestent et combattent sa puissance. Et maintenant le spectacle de sa décrépitude mentale.

Pour le reste du monde, l’Empire est devenu un repoussoir. Dont on attend sans impatience l'effondrement.

12 janvier 2026

Régis de Castelnau
12/1/2026

Pour le choix de l’héritier de Macron en 2027, la justice dans les starting-blocks


Petit point rapide, en attendant un article plus copieux, sur la dimension judiciaire du coup d’État en préparation pour choisir l’héritier (pas le successeur, l’héritier) d’Emmanuel Macron à l’élection présidentielle de 2027.

Par une décision illégale directement politique (je renvoie à mes articles de l’année dernière où je l’ai démontré) les magistrats avaient décidé de la jouer « no pasaran » pour Marine Le Pen, la fameuse néonazie qui mange les petits enfants. Et ont donc (fort démocratiquement, faut pas croire) décidé d’exclure la dirigeante du premier parti de France de l’élection principale de la Ve République. Je pense avoir démontré à cette occasion que la messe était dite, et que pour des raisons de procédure l’éligibilité de Marine Le Pen ne pourrait pas être restaurée, même si par miracle invraisemblable la cour d’appel décidait de la relaxer sans peine d’inéligibilité. Celle de première instance aurait continué à s’appliquer.

Rappelons que pour une affaire encore plus ancienne que celle du RN, les potes de Bayrou avaient été condamnés il y a deux ans. Bayrou était lui-même relaxé, ce qui avait provoqué l’éclat de rire de ceux qui connaissaient un tant soit peu le dossier ! Devant le scandale, Bayrou étant premier ministre en exercice à ce moment-là, le parquet avait dû quand même faire appel. Eh bien, figurez-vous que celui-ci n’est toujours pas audiencé. Et surprise, celui du RN vient de l’être neuf mois après le jugement de première instance. Comme pour les débuts de l’affaire Fillon, les magistrats savent être rapides quand il s’agit de rendre service à Macron.

Alors pourquoi cette accélération de la procédure ?

Pour une raison très simple. Tout le monde sait bien que, sous une forme ou sous une autre, l’inéligibilité de Marine Le Pen va être confirmée par la Cour. À la grande joie des imbéciles qui adorent faire de la politique par le juge interposé, car cela va lui donner une nouvelle légitimité à la disqualification et justifier une bonne fois pour toute sa mise hors course. C’est un des éléments essentiels du coup d’État prévu pour 2027. Parce que personne ne doit s’imaginer que le système va se soumettre aux aléas électoraux et aux humeurs du peuple français quand même ! Soyons sérieux. La présidentielle de 2027 sera truquée comme celle de 2017, même si ce ne sera pas de la même façon. Car il ne faut pas s’imaginer que ceux qui ont installé Macron au pouvoir vont se gêner.

Bardella alors ? Je répète, soyons sérieux.


Marine Le Pen liquidée, élection à laquelle Macron ne peut pas se représenter, reste quand même pour les grands intérêts un problème sérieux. Il faut pérenniser le système Macron et son caractère destructeur. Et le meilleur moyen, avant de choisir l’héritier, est d’abord d’écarter de la compétition les candidats qui pourraient être de rupture. Non pas qu’ils fassent vraiment peur, mais ce sont leurs électeurs qui inquiètent. Alors les militants du PNF se sont dit : « on ne sait jamais et deux précautions valent mieux qu’une ». Et au PNF, pour qui ose s’opposer à Macron, on s’inspire de Richelieu disant : « Donnez-moi six lignes écrites de la main de l’homme le plus honnête, j’y trouverai de quoi le faire pendre ». Donc en pratique si Bardella devient gênant pour le système, ni une, ni deux il sera liquidé. Concernant l’autre côté du spectre, c’est-à-dire Mélenchon, c’est déjà dans les tuyaux. En commençant par Sophia Chikirou au mois de mai prochain. Le patron de LFI, ce sera pour après. Les dossiers ouverts avec cette perquisition de 2018 continuent de mijoter à feu doux.

Ce qui est extraordinaire c’est que la justice ne fait même plus semblant, tout est devenu transparent.

La semaine dernière elle a condamné 10 clampins pour un soi-disant harcèlement à l’encontre de Brigitte Macron. Histoire de montrer qu’il est désormais interdit de critiquer Macron ou la fameuse « Première dame », parce que sinon c’est du harcèlement et que ça peut valoir un aller simple pour la taule. Et inéligibilité avec exécution provisoire, puisque ça, c’est devenu la routine.

Mais au fond c’est pratique. Pour savoir quel sera l’héritier de Macron en 2027, il suffit de regarder à qui la justice fout la paix la paix, puisque depuis Fillon c’est elle qui met en musique le choix du système. Attal ? Glucksmann ? En tout cas probablement pas Édouard Philippe. Car pour lui ça risque d’être compliqué. Il a l’air un peu brouillé avec Macron et comme il y a concernant la mairie du Havre, trois dossiers contre lui qui qui mijotent, il ne devrait pas aller loin.

Finalement, le trucage judiciaire des élections en Roumanie, c’était du travail de « petits joueurs ». En France nous avons de sacrés pros. Félicitations !

11 janvier 2026

Révolution de couleur en Iran : l'hypocrisie écœurante des belles âme

Régis de Castelnau

- 11/1/2026 - Lorsque j’ai commencé ma carrière d’avocat il y a déjà malheureusement fort longtemps, je m’étais immédiatement engagé dans la solidarité internationale. À cette époque, les avocats y étaient très actifs, et les besoins considérables. Dans un monde marqué par la guerre froide, la décolonisation et la brutalisation impérialiste, il y avait aux quatre coins du monde de féroces dictatures. L’organisation dans laquelle je m’étais investi intervenait partout. Il y avait l’Amérique latine et ses dictatures sanglantes, l’Afrique du Sud de l’apartheid, et même encore en Europe les régimes fascisants présents en Espagne, en Grèce ou au Portugal. Les atrocités étaient la routine du travail que nous effectuions. Mais je peux témoigner que le pire du pire de tous ces régimes, celui qui imposait la répression la plus atroce à sa population était le régime iranien de Mohammad Reza Shah Pahlavi, abject individu soutenu par les Américains. Utilisant la SAVAK sa police politique dont le registre était la barbarie, il imposait au peuple iranien une dictature dont nous considérions qu’elle était la pire dans un monde où il y avait pourtant de la concurrence.

Une révolution sanglante chassa le Shah, et installa un régime, qu’on le veuille ou non fondé sur la haine de l’Occident en général et les États-Unis en particulier. Considérés comme les responsables des malheurs du pays. Qui eut pour conséquence qu’au régime de Pahlavi succéda une autre dictature, théocratique cette fois-ci. Le propos ici n’est pas de revenir sur le demi-siècle qui vient de s’écouler, et qui a naturellement transformé l’ancienne Perse. Mais d’essayer de comprendre ce qui est en train de se passer dans cette partie du monde globalisé, confronté aux soubresauts que lui impose l’Empire occidental tardif. En commençant par un préalable personnel. L’auteur de ces lignes n’a jamais considéré que la solidarité avec les opprimés était à géométrie variable ou bien se divisait. Concernant l’Iran, s’il s’était réjoui de la chute de l’abominable dictateur, il a continué à travailler pour cette indispensable solidarité avec ceux qui subissaient une répression violente quelle qu’elle soit, en Iran comme ailleurs.

Le document ci-dessous (qui ne nous rajeunit pas) datant de 1984 témoigne de cet engagement. C’est la raison pour laquelle il considère n’avoir aucune leçon à recevoir de quiconque en matière de défense de la liberté en Iran. Et sûrement pas de la part de ceux qui se mobilisent soudain pour les femmes iraniennes. Parce qu’ils ne viennent en fait en qu’au soutien des agissements d’Israël et des États-Unis.


Parce que, ce qui est en train de se produire dans ce pays frappé depuis 40 ans de sanctions impitoyables, dont les conséquences sociales sont souvent dramatiques, ne relève bien sûr pas du hasard. La situation économique imposée à ce grand pays, combinée au caractère pesant de la théocratie, suscite évidemment un grand mécontentement. Mais à l’évidence, nous sommes d’abord en présence d’une opération occidentale de déstabilisation visant à imposer un changement de régime. Pour mettre ce pays et ses ressources, à la merci de l’État d’Israël et des États Unis.

Il faut lire les articles qui détaillent les conditions de cette intervention directe, comme l’a révélé le quotidien israélien Haaretz, ou comme l’explique l’ancien agent de la CIA Larry Johnson. Et rappelons les conditions de l’agression israélo-américaine de juin dernier. Quand sans aucune déclaration de guerre, Netanyahou a fait bombarder l’Iran, agir ses réseaux terroristes sur le territoire iranien. Les États-Unis se joignant à l’agression alors même que leurs plénipotentiaires se réunissaient en pleine négociation avec ceux de Téhéran ! Benjamin Netanyahou s’est rendu le 30 décembre chez Donald Trump pour mettre au point les modalités du déclenchement d’une nouvelle guerre. Notons que les troubles internes à l’Iran ont commencé quelques jours avant. Toutes les preuves des manipulations occidentales sont sur la table, la tentative de « révolution de couleur » bat son plein. On a même ressorti de son placard l’infect héritier du tortionnaire Pahlavi !

Et si cette « révolution » n’aboutit pas au renversement du régime, le déclenchement d’une intervention militaire est au programme. Donald Trump l’ayant annoncé sans barguigner : « si les dirigeants iraniens tirent sur leurs opposants, nous leur tirerons dessus ». Par conséquent, la seule lecture que l’on peut avoir de l’événement qui est en train de se produire, son sens politique déterminant, c’est qu’on est en présence d’une opération multiforme d’Israël soutenu par les États-Unis contre l’Iran. Tout le reste est du bavardage.

Un autre symptôme le démontre malheureusement chez nous. Tous ceux qui soutiennent sans état d’âme les atrocités commises par Israël depuis le 7 octobre 2023, qui ont tout justifié, tous les négationnistes du génocide en cours, se préoccupent soudain des intérêts des femmes iraniennes à qui le régime impose le port du voile. Comme tous ceux à qui ne posent aucun problème le suprémacisme religieux raciste des ministres qui entourent Nétanyahou, ou l’apartheid violent auxquels sont confrontés quotidiennement les Palestiniens de Cisjordanie. Qui vous disent la main sur le cœur et les yeux mouillés, leur compassion et leur solidarité pour leurs « sœurs iraniennes ». Soyons clair, pour un Français laïque, il y a dans le régime iranien plus que des aspects détestables. Mais ce n’est pas le sujet aujourd’hui, et c’est de toute façon d’abord l’affaire du peuple de ce pays. Et cette soudaine, et tellement hypocrite mobilisation des belles âmes, a quelque chose d’écœurant. Et constitue qu’on le veuille ou non la preuve déterminante que ce qui est en cours n’est rien d’autre qu’une nouvelle opération de guerre de l’Empire.

Contre le peuple iranien cette fois-ci.

7 janvier 2026

Régis de Castelnau

Rubrique : prévisibilité

- 5/1/2026 - Coucou les amis magistrats, vous êtes tellement prévisibles que s’en est un bonheur. Voilà que c’est le tour de Sophia Chikirou de passer au tourniquet. Vous avez déniché une affaire datant de 2018, c’est-à-dire il y a huit ans ! Comment que vous êtes pas trop rapides. Fulgurants même.
De quoi s’agit-il ? D’un litige commercial privé réglé depuis, que vous aviez soigneusement mis de côté en attendant l’occasion. Et voilà qu’elle est arrivée cette occasion. Sophia Chikirou est candidate à la mairie de Paris, alors on audience son affaire au mois de mai, juste après le scrutin. Coup double ! D’abord on pourrit sa campagne comme par exemple celle de Fillon en 2017. Ensuite, si jamais elle est élue, elle est bonne pour l’inéligibilité avec exécution provisoire.
Et vous allez même faire coup triple ! Chikirou est très proche de Jean-Luc Mélenchon, et celui-là il va encore nous emmerder et être candidat à la présidentielle de 2027. Comme ça vous allez pouvoir lui jeter cette affaire dans les jambes, comme un amuse-gueule. En attendant celles qui apparaîtront opportunément pendant la campagne elle-même. Vous avez fait vos provisions avec les 17 perquisitions effectuées en grand équipage le 18 octobre 2018 et depuis elles mijotent à feu doux en attendant l’occasion. Que va fournir évidemment la présidentielle 2027. Vous êtes rompus à ce genre d’exercice puisque c’est comme ça que vous avez fait élire Macron en 2017.
Pas besoin d’aller consulter une voyante pour deviner ce que vous allez faire. Avec vous c’est fastoche de prévoir.

19 décembre 2025

Commission d’enquête sur l’audiovisuel public : un savoureux festival

Régis de Castelnau
19/12/2025

Infractions pénales probables à tous les étages. Mais comme d’habitude il ne se passera rien.


Coucou les amis magistrats, normalement il devrait y avoir un peu de travail en perspective pour vous.

La Commission d’enquête parlementaire sur l’audiovisuel public, vous savez ce service public que nous finançons tous, eh bien on en apprend de belles.

C’est un véritable festival. Le pillage financier de l’outil public, auquel les dirigeants – nommés par protection à la demande de Hollande puis de son héritier Macron – se sont livrés, est absolument vertigineux. France Télévision est au bord de la faillite, dixit la Cour des Comptes elle-même. Et apparaissent au fur et à mesure la commission probable de toutes les infractions possibles que recèle le fameux chapitre « des atteintes à la probité » du Code pénal. Un florilège. Corruption, concussion, favoritisme, prise illégale d’intérêts, détournement de fonds publics, abus d’autorité, soustraction de preuves etc. etc.

Sans oublier bien sûr la collection de mensonges sous serment qui sont autant de faux témoignages sanctionnés par le même Code pénal. Tiens et puis au passage, il y a le refus de notre célèbre limace politique François Hollande de se rendre à la convocation de la commission, ce qui est aussi une infraction pénale.

Mention spéciale et ponctuelle pour les célèbres duettistes Legrand et Cohen, attachés de presse à nos frais de Raphaël Glucksmann. Mensonges et menaces au menu, c’est-à-dire faux témoignage et chantage.

Bon, ça ne va pas vous prendre beaucoup de temps, parce que même si la Commission vous transmet les signalements que méritent ces constats, évidemment comme d’habitude vous ne ferez rien.

Actuellement, le doigt sur la couture de l’épitoge, vous êtes occupés. Par les plaintes déposées par les duettistes contre l’Incorrect sur lesquelles vous avez démarré au quart de tour. Mobilisés à fond pour faire rendre gorge à ces nazis de l’Incorrect qui ont osé dire la vérité sur leurs manipulations. Et par le nouveau raid judiciaire annoncé à grand fracas, que vous venez de lancer contre Rachida Dati à trois mois de l’élection municipale de Paris. Pour des faits remontant à 15 ans… Alors que vous évitez soigneusement de causer le moindre désagrément à Hidalgo malgré des évidences qui crèvent les yeux.

Vous êtes tellement prévisibles les amis. C’est reposant.

Allez, on va quand même vous souhaiter un bon Noël.

17 décembre 2025

Justice politique : gros ou petit gibier, la chasse est fermée

Régis de Castelnau


-16/12/2025- Coucou les amis magistrats. Ça va les vacances de Noël ? Manifestement pour vous, elles ont commencé tôt. Genre une trêve des confiseurs à rallonge. Pourquoi est-ce que je vous pose la question ? Eh bien parce qu’on vient d’apprendre une chose rigolote. Anne Hidalgo, vous savez la brillante maire de Paris vient de prendre une tôle, elle qui espérait un poste de haut-commissaire à l’ONU (payé 230 000 € par an) pour aller s’occuper des réfugiés. Heureusement pour eux, elle s’est fait envoyer dans le mur. Et les responsables du choix ont fait savoir gentiment qu’il n’avait jamais été question d’examiner sérieusement la candidature d’un engin pareil. Oui mais voilà, nouvelle information qui documente les comportements d’Anne Hidalgo dont les méchantes langues prétendent, qu’elle aurait eu pendant ses mandats la fâcheuse habitude de vivre sur la bête. Après le voyage en Polynésie pour aller voir sa fille aux frais de la princesse, ses frais de représentation municipaux qui ont permis de supposer qu’ils servaient surtout à habiller toute la famille, nouvelle information selon laquelle elle a encore utilisé les sous de la mairie à des fins privées. En effet la Ville de Paris aurait paraît-il, financé de forts onéreux voyages destinés à sa « campagne électorale » pour décrocher la timbale onusienne.

Mais dites donc amis magistrats n’y aurait-il pas, là aussi, un petit problème d’application de l’article 432 – 15 du Code pénal ? Celui qui réprime le détournement de fonds publics. Ceux-ci n’auraient pas été dépensés dans l’intérêt de la ville, mais dans l’intérêt personnel de Madame Hidalgo. Une petite enquête préliminaire pour savoir de quoi il retourne ?

Comment dites-vous ?

« Ah oui, mais non, les macronistes en général, et les socialistes en particulier, c’est pas touche. Regardez, Alstom, McKinsey, Uber, Kholer, Ferrand, Bayrou, Fonds Marianne, pièces jaunes, etc. etc., rien que du gros gibier, eh bien, on a toujours regardé ailleurs. C’est quand même pas pour nous intéresser à une bécasse.

– Donc la chasse au gros, c’est réservé à Sarkozy ?

– Ben oui, c’est facile, ça ne sert à rien, et ça plaît à la meute qui comme ça ne s’occupe pas du reste. Mais attention on peut aussi flinguer Marine Le Pen. Parce que, elle, c’est une nazie. Et qu’il fallait l’empêcher d’être candidate en 2027. Alors si on devait aussi s’occuper de la corruption du système Macron on n’aurait plus de temps de mener le combat antifasciste.

– Ce qui est bien avec vous amis procureurs, c’est que vous êtes toujours prévisibles. »

29 novembre 2025

Régis de Castelnau
29/11/2025

Europe : l’autonomie stratégique en mode armoire IKEA à monter

Quand l'Amérique refile l'OTAN à l'Allemagne


Extraordinaire moment que la séquence théâtrale autour de la soi-disant discussion sur le « plan américain pour la paix en 28 points transformés par les Européens en plan en 19 points. Plans (au pluriel) qui présentent deux caractéristiques assez intéressantes pour servir à régler le conflit en Ukraine : tout d’abord de n’avoir pas été discuté avec les Russes, ensuite de comporter des mesures radicalement inacceptables par celui qui l’emporte sur le plan militaire.

Nous avons trouvé sur les réseaux le compte-rendu de la rencontre à Berlin entre Matthew Whitaker, émissaire spécial de Trump auprès de l’OTAN, et Friedrich Merz le chancelier allemand. Matthew Whitaker, a exprimé le “souhait”, lors de la conférence de Berlin sur la sécurité, que l’Allemagne assume à l’avenir le rôle de leader de l’OTAN.

N’ayant pas trouvé l’auteur, nous le reproduisons sans son accord. S’il se reconnaît, qu’il n’hésite pas à nous contacter pour que nous puissions rectifier.

Lorsque les Américains sont venus expliquer à Merz le sens de la pantalonnade autour du « plan de paix » à charge pour lui d’aller ensuite l’expliquer aux deux autres chihuahuas. Il y a eu un petit moment de flottement à Berlin. Genre silence gêné quand Matthew Whitaker, émissaire spécial de Trump auprès de l’OTAN, a dit : « Dans 15 ans, peut-être même avant, l’Europe annoncera qu’elle est prête à assumer le leadership réel que les États-Unis ont exercé au cours des 76 dernières années. » Ce qui avec la traduction simultanée donne : « c’est terminé, on ne viendra plus se battre pour vos frontières. Bon courage à vous. Bisous. »

Interloqué le général allemand Wolfgang Wien a dit être un peu surpris. « Comment ça surpris ? Ça fait 20 ans qu’on vous répète que vous “devez faire plus”. On a même dit ça poliment en vous demandant de payer votre défense au lieu de « arrêtez de squatter la nôtre ». Parce que vous comprenez, on en a marre de vous voir jouer au Monopoly stratégique avec de la monnaie de singe. Et alors que vous êtes incapables d’aligner deux brigades réellement opérationnelles, comme vient de le montrer le fiasco de vos manœuvres en Roumanie. Ce qui ne vous empêche pas de vouloir “contrer la Russie et protéger l’ordre international”, pour assurer la sécurité mondiale.

Donc Whitaker est venu à Berlin confier le commandement suprême de l’OTAN en Europe à l’Allemagne. Le pays où l’armée doit parfois acheter ses pièces détachées sur eBay.

Ce poste de commandement n’a JAMAIS été occupé par un européen depuis la création de l’OTAN. Et pour une bonne raison : le commandant doit pouvoir contrôler les forces armées et l’arsenal nucléaire américain, ce qui nécessite évidemment une liaison directe avec le président des États-Unis.

Et maintenant Washington qui dit : « tenez prenez-le, faites vous plaisir. Mais attention, le bouton rouge n’est plus compris dans le package. »

Derrière la courtoisie diplomatique, le message a quand même résonné comme une porte qui claque : les Américains ne mourront pas pour Berlin, Paris ou Varsovie. Ils ne vont pas échanger un soldat du Kansas contre un district de Brandenburg ou une banlieue de Gdańsk. Ils ont d’autres priorités : la Chine, leurs élections, et leur dette publique qui enfle comme un projet de budget européen.

Soudain, les grandes envolées européennes sur “la défense de nos valeurs” prennent une couleur étrange, un peu jaunâtre, comme un fromage français oublié. D’autant que les mêmes capitales passent leur temps à proclamer l’imminence d’une guerre : La Russie va attaquer dans 3 ans ! Ou deux. Ou demain matin. On ne sait plus trop, ce qui compte c’est de paniquer. Et voilà que le Donald leur confirme que l’Europe devra le faire seule. Mais avec quoi ? Des budgets théoriques, des arsenaux à moitié vides, des usines qui se mettront en grève et des gouvernements qui psalmodient « réarmement, réarmement ! » Comme on annonce des régimes détox : beaucoup de promesses, très peu de résultats.

Quant à elle, l’Amérique a pris sa décision. « Vous vouliez l’autonomie stratégique ? Pas de problème, on l’a posée dans le couloir. Emballée dans un carton avec, comme pour une armoire IKEA, inscrit “à monter soi-même. Sans assistance”. Bon courage l’Europe et lisez bien la notice. »

Régis de Castelnau
29/11/2025

Glucksmann, un autre Macron à l’Élysée ? Ça n’est pas seulement possible, c’est prévu


Ça alors ! Quelle surprise ! Je suis stupéfait !

« Raphaël Glucksmann est la personnalité politique qui bénéficie du traitement LE PLUS FAVORABLE dans les matinales de Radio France. » (Institut Thomas More)

Le problème est que les raisons de la promotion de ce type se voient comme le nez au milieu de la figure. Il coche absolument toutes les cases. Il est programmé pour réitérer la révolution de couleur de 2017, organisé par l’oligarchie et la haute fonction publique socialiste, qui nous a imposé par un coup d’État à finalisation judiciaire, un parfait inconnu à l’Élysée. Qui depuis près de 10 ans détruit méthodiquement notre pays, en lui infligeant un système néolibéral irréversible, et en l’intégrant à une Union européenne transformée en État fédéral autoritaire sous-direction allemande.

Le coup d’État ayant parfaitement réussi en 2017, les mêmes forces sont au travail avec les mêmes appuis.

Bien avant son arrivée dans la vie publique dans le sillage de son père, lui-même directement lié au groupe néocon américain (les cinglés du sous-sol), Raphaël Glucksmann a été recruté par les services américains (CIA ? NSA ?). Il a fait ses premières armes en appuyant un régime dictatorial installé en Géorgie par les occidentaux pour déstabiliser la Russie. Au service rémunéré d’un dictateur féroce et corrompu (actuellement en prison), marié à la ministre de l’Intérieur connue pour sa corruption et pour la répression et les tortures des opposants, il y a sévi pendant plusieurs années. Une fois le dictateur renversé, il s’est consacré à l’Ukraine post-Maïdan, toujours suivant son épouse reprenant en Ukraine (!) ses activités de corruption, de répression et de torture.

À nouveau programmé pour poursuivre sa mission première au service de l’hégémon, il est rentré en France. Les socialistes l’ont immédiatement choisi comme tête de liste aux élections européennes de 2018. Pour mettre en place le même combo que Macron : agent américain mis en place par les socialistes. Le système médiatique macroniste a été prié de le transformer en candidat présidentiel pour 2027. Tâche à laquelle la caste journalistique parmi les plus corrompues du monde s’est attelée avec empressement. On a alors assisté à un ahurissant scandale que le système s’est empressé d’étouffer. Deux journalistes aux fonctions stratégiques dans le service public de l’information, ont été surpris en train de comploter avec des dirigeants socialistes pour organiser au profit de Glucksmann la campagne électorale présidentielle de 2027 dans les médias. Cette incroyable séquence, qui recelait l’aveu, aurait dû avoir également des conséquences judiciaires notamment en matière de détournement de fonds publics et de violation de la réglementation du financement public des activités politiques. Il ne s’est évidemment rien passé.

Comme par hasard, sa nouvelle épouse, malgré une risible nullité professionnelle a été nommée comme présentatrice du journal télévisé de 20 heures sur le service public ! Le reste de la presse est prié de suivre le mouvement, ce qu’elle fait bien sûr avec diligence, la main sur le cœur. Émissions télévisées, émissions radio, unes de la presse, interviews se succèdent en cadence.

À ceux qui s’inquiètent de ce dévoiement et des dangers qu’il recèle, les optimistes inconséquents répondent que la nullité du candidat du système macrono-socialiste constitue une garantie qui devrait permettre d’éviter la catastrophe.

Ce n’est pas sérieux.

Le coup d’État a déjà marché une fois et les grands intérêts sont fermement décidés à remettre ça. Avec les mêmes moyens. L’opération Macron avait commencé très tôt. Dès son intronisation par le système « Young leaders » américain, sa sortie de l’ENA sous protection de Jean-Pierre Janvier, et sa participation à la « commission Attali ». Présenté à l’oligarchie qui l’a adoubé, il a bénéficié d’un soutien financier à base de corruption absolument vertigineux (Alstom, McKinsey), et de l’appui résolu du système médiatique. Mais l’essentiel a été obtenu avec la touche finale de l’opération judiciaire à quelques semaines de l’élection présidentielle 2017. Qui a vu la Justice procéder à la liquidation de François Fillon favori du scrutin au profit du manuel Macron. Il faut réaffirmer encore et encore, que sans ce raid à la fois judiciaire et médiatique de 47 jours, le parfait inconnu Emmanuel Macron ne serait JAMAIS parvenu à l’Élysée.

Tout est en place pour que cela se reproduise. L’appareil judiciaire français vient de faire la démonstration de sa ferme intention d’intervenir directement dans la vie politique en général et dans les élections en particulier. La disqualification judiciaire (définitive) de la dirigeante du premier parti de France, l’empêchant de se présenter à l’élection la plus importante de la République s’est produite sous les acclamations des trois quarts du corps politique. Alors même que cela n’a pu se produire que grâce à des dévoiements juridiques et judiciaires couverts sinon organisés par la Cour de cassation. Faisant apparaître les manipulations roumaines de la Cour constitutionnelle de Bucarest comme un bricolage de « petits joueurs ». Il y a eu ensuite l’envoi spectaculaire de Nicolas Sarkozy passer quelques jours en prison. L’objectif, même s’il était aussi motivé par l’aversion des magistrats pour un homme politique détesté dont on voulait se venger, relevait d’abord et avant tout d’une décision politique. Il fallait démontrer que cette justice était indépendante et impartiale (défense de rire) puisqu’elle n’hésitait pas à frapper les puissants. Que dire de la formidable bêtise des réactions de l’opinion publique acclamant une décision arbitraire après une procédure tout aussi arbitraire, d’un « dirigeant » hors course depuis 13 ans pour une affaire vieille de 20 ans. Les Français se plaignent de leur justice qu’ils jugent laxiste, mais l’ovationnent lorsqu’elle leur donne un vieil os à ronger. Lui laissant ainsi carte blanche pour ses opérations politiques.

Couvert d’argent pour sa campagne, soutenu mordicus par les médias, même s’il est possible qu’on ne l’y voit peu, tant sa nullité est évidente, Raphaël Glucksmann va tranquillement se diriger vers le scrutin du printemps 2027. Et à partir du mois de septembre 2026 gare à ceux qui lui feront de l’ombre et à qui les sondages pourraient donner quelques espoirs. Depuis les spectaculaires perquisitions de 2018 (!), les dossiers judiciaires concernant Jean-Luc Mélenchon mijotent. Sofia Chikirou et quelques autres sont mis en examen. Édouard Philippe a quelques soucis en cours pour sa gestion municipale du Havre. Quant à Jordan Bardella qui l’a échappé belle avec l’affaire du Parlement européen, on ne saurait trop lui conseiller d’être prudent. Un Kompromat est si vite arrivé… Parce que comme nous l’a démontré ce qui s’est passé au printemps 2017, ce n’est pas une condamnation définitive qui est à craindre pour écarter un candidat qui déplaît au système. C’est une disqualification médiatico-politique qui l’évince du deuxième tour, façonné ainsi en boulevard pour le candidat dudit système.

Alors face à l’attitude de forcené d’Emmanuel Macron accroché à son fauteuil élyséen, on dira à ceux qui pensent que de toute façon ils en seront débarrassés en avril 2027, que ce n’est même pas en rêve. Que les acclamations, les éloges imbéciles et les justifications dont ils ont couvert les magistrats pour avoir humilié un vieux politicien fourbu, leur garantissent l’élection, Glucksmann ou pas, d’un autre Macron. La justice n’a aucune raison de ne pas réutiliser une méthode qui a si bien marché en 2017.

Alors nous aurons, soit une marionnette à l’Élysée pendant que son actuel locataire ira à Bruxelles pour finaliser l’insertion de notre pays détruit dans un État fédéral européen sous-direction allemande.

Soit pourquoi pas, soyons fous, une opération à la Medvedev/Poutine 2008 avec un Macron premier ministre, pour revenir ensuite à la présidence en 2032, comme il en a manifesté l’intention.

22 novembre 2025

Régis de Castelnau
21/11/2025

Rubrique : colonel Soja

Fabien Mandon qui répond au sobriquet de « général Soja » à cause de sa dégaine et de sa risible « tête de vainqueur » est donc colonel. C’est-à-dire qu’il a le grade qui était le sien en 2018, date à laquelle Emmanuel Macron dans la guerre qu’il mène contre notre pays, a décidé, en lui refilant une étoile par an, d’en faire d’abord son chef d’état-major particulier (!), puis de le nommer chef d’état-major des armées françaises. Dès lors que le peuple français aura enfin réussi à se débarrasser du psychopathe installé par la haute fonction publique socialiste à l’Élysée, et mettra ainsi fin à cette guerre que nous subissons, à l’évidence il faudra procéder immédiatement, comme on le fait à la fin de chaque conflit, à ce que l’on appelle « la révision des grades ». C’est-à-dire de rétablir le « général Soja » dans son grade de colonel. Avant bien sûr de le traduire en justice pour haute trahison.
Après sa scandaleuse intervention au congrès des maires, le « général Soja » se fait détruire dans la sphère médiatico-politique et sur les réseaux, et de façon parfois hilarante. Mais l’on sait depuis longtemps que le ridicule n’est pas létal.
En attendant on va redevenir un peu sérieux et écouter Jean-Luc Mélenchon qui dit ce qu’il y a à dire au plan des principes, en démontrant au passage qu’il a le sens de l’État.

Cliquer sur l'image (vidéo de 4 min 52 s) ↴

15 novembre 2025

Régis de Castelnau
15/11/2025

Catastrophe de la BBC, faites rentrer les popcorns


Quel festival !
Il va falloir faire rentrer des stocks de pop-corn.
Trump annonce maintenant qu’il va réclamer entre 1 et 5 milliards de dollars à la BBC pour l’avoir diffamé en bidonnant un documentaire visant à le faire passer pour l’organisateur d’une tentative de coup d’État aux États-Unis.
Le bidonnage est avéré, reconnu, et les responsables ont sauté. Mais maintenant compte tenu de la réaction du Donald, c’est panique à bord. La larve qui sert de premier ministre à la Grande-Bretagne est à plat ventre et ne sait plus où se foutre.
La BBC avance quelques pauvres arguments : « ah oui mais non, on a retiré le documentaire. Et si on l’a diffusé en pleine campagne électorale présidentielle américaine 2024, c’est complètement par hasard. Pis c’est pas diffamatoire d’accuser Trump d’être un putschiste. Et de toutes manières la BBC n’est pas diffusée aux États-Unis, et le Donald il a été réélu, alors c’est pas grave ». Impossibilité absolue d’être plus minable que le patron de la BBC.
Eh les rosbifs, faudrait arrêter de se foutre de nous comme ça. Arranger les faits, donc mentir pour accuser quelqu’un de quelque chose qu’il n’a pas commis, comment que c’est pas trop diffamatoire. Ensuite la BBC n’est pas diffusée aux États-Unis ? Sans blague !
Et citrouille sur le pudding, prétendre s’en tirer en disant « malgré tous nos efforts l’homme orange a quand même été réélu. Donc on a rien fait », c’est vertigineusement grotesque. On imagine un avocat britannique défendant un terroriste qui a tenté de massacrer les passagers d’un wagon du Thalys et dont la kalachnikov s’est enrayée, et plaidant « comme personne n’est mort, il n’y a pas d’infraction. Circulez y a rien à voir. »
Bon, là on se marre, mais en fait chez nous on a les mêmes. En pire parce que personne ne démissionne jamais.

PS : pas d’impatience, les bénéficiaires des détournements du fonds Marianne sont au travail. Ils vont débunker tout ça, Schiappa ne les a pas arrosés pour rien quand même.

Avant de partir, merci de m’offrir un café.

10 novembre 2025

Régis de Castelnau
10/11/2025

Mensonges sur le dérapage des comptes publics : Nono le neuneu n’a pas de souci à se faire


Coucou les amis magistrats. « J’espère que vous allez bien ? » Puisque c’est comme ça qu’on dit maintenant pour être bienveillant, plutôt que le classique « comment allez-vous ? ». Bon pour tout dire, comment vous allez, je m’en tape un peu. Parce qu’une fois de plus on constate le mal que vous aurez fait à mon pays.

Nono le neuneu, célèbre pornographe

Nouvel épisode avec Bruno Lemaire, le célèbre pornographe. Parce que Nono le neuneu, voilà t’y pas qu’il vient de cracher le morceau. Il a publié la lettre par laquelle il informait Emmanuel Macron du dérapage des comptes publics et des 154 milliards d’euros qui se baladaient (!) et reconnu que c’était Macron qui avait voulu que l’on mente à la représentation nationale et accessoirement au peuple français sur l’état des finances. Et que l’on applique la Constitution en faisant voter au Parlement une loi de finances rectificatives. Désolé, mais c’est du gangstérisme politique pur et simple.

Nono le neuneu, c’est vous qui avez voulu qu’on le garde. Lorsque vous avez liquidé politiquement François Fillon pour faire élire votre cher Macron, vous vous êtes bien gardés de lui appliquer le même traitement à l’occasion de l’emploi d’attaché parlementaire de sa femme par ailleurs artiste peintre (!). Pas touche aux hommes de main du parrain de l’Élysée. Ce qui a permis à la France de bénéficier des services de ce parfait incapable pendant sept ans ! Et d’ailleurs dans le « premier » gouvernement Lecornu, Macron avait tenu à ce qu’on y incorpore à nouveau votre protégé.

Alexis Kohler, le chef du gang élyséen, indispensable au parrain avait quelques soucis pour ses relations avec un armateur familial. Dont au passage plusieurs bateaux se sont trouvés impliqués dans le narcotrafic. Qu’à cela ne tienne, la Cour de cassation vient de déclarer que les infractions qu’on lui reprochait étaient prescrites. Comme celles concernant Richard Ferrand, l’actuel président du Conseil constitutionnel. Super pratique la prescription, et quand elle est à géométrie variable c’est encore mieux. Kohler est évidemment impliqué dans les manipulations concernant la catastrophe financière que traverse notre pays. Le Parlement a souhaité l’entendre dans le cadre d’une commission d’enquête. Pas gêné, en violation de la constitution, il a refusé. Commettant de ce fait une infraction pénale. Eh bien surprise dites donc ! Voilà t’y pas que la procureure saisie a refusé de le convoquer en considérant que l’immunité présidentielle qui protège le président s’appliquait à ses collaborateurs. Alors que la Cour de cassation avait précisément dit le contraire, notamment dans l’affaire des « sondages Élysée » concernant les collaborateurs de Sarkozy. Géométrie variable là aussi. Avec un peu d’entraînement, ça n’est pas un exercice bien compliqué.

Nono le neuneu, faux témoin ?

Mais dites donc, amis magistrats, certes les révélations concernant la dissimulation de la catastrophe financière constituent un scandale politique géant. Mais on a là aussi une belle infraction pénale sous la main. Nono le neuneu alors qu’il n’était plus ministre, a été auditionné par des commissions d’enquête, où il semble bien qu’il ait menti comme un arracheur de dents. Ce qui constitue un faux témoignage (article 434 -16 Code pénal). Bon, va comprendre pourquoi, alors que dans un pays normal Nono devrait déjà être en garde à vue, on est un peu sceptique sur le fait qu’il lui arrive le moindre problème. Parce qu’on connaît les règles.

Vous avez déchiqueté Fillon pour faire élire Macron, vous avez massacré les Gilets jaunes pour sauver Macron, vous avez refusé de traiter la corruption géante de l’affaire Alstom, les infractions qui ont accompagné le pillage des finances publiques avec McKinsey et les bureaux d’études, l’abominable affaire du fonds Marianne. Vous venez de prononcer l’inéligibilité de la patronne du premier parti de France à l’élection principale de la Ve République, ce n’est quand même pas pour chercher des poux dans la tête de Nono quand même.

Surtout que montrant à quel point vous étiez pas trop impartiaux, vous avez envoyé le très détesté Sarkozy en taule. En inventant une infraction biscornue pour une affaire qui avait 20 ans. Impitoyables avec les puissants, non mais ! Même si c’est de préférence quand ils sont impuissants depuis longtemps. Mais là vous avez joué sur le velours, tous les analphabètes juridiques, amateurs de politique par juge interposé ont poussé des glapissements de joie dans un consternant concert de bêtises. En attendant que ça tombe sur leur gueule à eux la prochaine fois (coucou Mélenchon, coucou Chikirou).

Bon, vous avez raison. Je m’égosille depuis des années, il arrive qu’on m’écoute poliment, mais ça ne sert à pas grand-chose. Et pas plus qu’Alexis Kohler, Nono le neuneu n’a probablement pas de souci à se faire.

Simplement on arrive peut-être au bout de l’aventure Macron, dont vous avez été une des clés. Peut-être viendra-t-il le temps de faire les comptes.

Dans ce cas il est possible que votre facture soit salée.

6 novembre 2025

Régis de Castelnau

Rubrique : connerie

Une nouvelle preuve qu’on ne fait pas de politique par juge interposé. Quel besoin y avait-il de poursuivre ce clochard intellectuel d’Enthoven pour « injure publique » ? Sinon de prendre le risque de la défaite judiciaire et de s’infliger le triomphe jubilant des souteneurs du génocide.
Et qu’aurait rapporté la condamnation d’Enthoven à 100 balles d’amende avec sursis ? Quel besoin d’une confirmation judiciaire de la bassesse infinie de ce type ?
« Ces propos n'ont pas excédé les limites admissibles de la liberté d'expression » dit le jugement.
En plus maintenant les imbéciles qui n’y comprennent rien vont dire que le tribunal a décidé que LFI était « passionnément antisémite ». Bien joué.
Le combat politique ne se mène pas dans le prétoire. Ce n’est pas sa place.
Qui a eu cette idée à la con ?

26 octobre 2025

Regis de Castelnau

Harcèlement contre Brigitte Macron : retour dans les mâchoires du piège


-26/10/2025- Suite de l’interminable feuilleton concernant Brigitte Macron. Qui s’enracine dans la perception spontanée de l’illégitimité de l’arrivée du couple à l’Élysée. Emmanuel Macron, parfait inconnu installé à la Présidence de la république en 2017 par une forme de coup d’État, a tenté d’imposer l’image d’un couple au pouvoir. En faisant de Brigitte Macron une « Première Dame » à l’américaine dans un pays où cette tradition était parfaitement inexistante. Un des premiers résultats fut que l’aversion populaire qui l’a rapidement frappé a rejailli sur son épouse. Exposant celle-ci à toutes sortes de railleries, puis des soupçons, des accusations transformées en scénario, et enfin à une polémique devenue mondiale. Cette catastrophe s’est beaucoup nourrie à la fois de l’opacité qui continue à régner sur les conditions exactes de la trajectoire ayant amené Macron au pouvoir et le rôle qu’y a joué Brigitte Macron, mais aussi de la stratégie de communication calamiteuse, opposée aux insinuations puis aux accusations la concernant. Dont l’aventureuse procédure lancée aux États-Unis n’est qu’un des avatars.

Nouvel épisode puisque le tribunal correctionnel de Paris va devoir juger une dizaine de personnes poursuivies pour cyber harcèlement, infraction prévue et réprimée par L’article 222-33-2-2 du Code pénal. Il s’agit d’une loi récente, liée bien évidemment à l’explosion des réseaux sociaux, mais dont un des objectifs était de sortir la répression des excès de liberté d’expression de son cadre naturel c’est-à-dire de la loi sur la presse de 1881.

Que nous dit cet article :

« Le fait de harceler une personne par des propos ou comportements répétés ayant pour objet ou pour effet une dégradation de ses conditions de vie se traduisant par une altération de sa santé physique ou mentale est puni de deux ans d’emprisonnement et de 30 000 euros d’amende.

Les mêmes peines sont encourues lorsque ces propos ou comportements sont imposés à une même victime par plusieurs personnes, de manière concertée ou à l’instigation d’une même personne, même en l’absence de répétition par un même auteur. »

Les éléments de ce dossier dont on a pu avoir connaissance par la presse donnent l’impression que les personnes poursuivies ont été choisies de façon aléatoire. D’abord parce que « l’affaire Brigitte Macron » donne lieu en France à des dizaines de milliers de messages et d’occurrences (des millions dans le monde). Était-il donc question en opérant de cette façon, c’est-à-dire par une forme de « décimation » au hasard, de faire un exemple susceptible d’intimider les autres ? Ensuite parce que certaines de ces personnes ne sont auteurs que d’un seul et unique message, ce qui peut difficilement être qualifié isolément de harcèlement. Et si l’on veut continuer à poursuivre, il va falloir donc prouver en application du deuxième alinéa de l’article l’article 222-33-2-2, que les prévenus ont agi de façon concertée à l’instigation d’une même personne. Alors là, bon courage car il va falloir établir les contacts entre eux, et la volonté commune d’agir. À quoi devra s’ajouter une nouvelle preuve, celle de l’intention tout aussi commune de nuire à la santé physique ou mentale de Madame Macron. Reste la question de l’instigation, celle du comploteur en chef, celui qui aurait donné l’ordre à chacun des participants de se livrer à ce harcèlement.

Devant cette béance juridique, sur demande probable des Macron, le parquet a essayé de raccrocher Xavier Poussard à l’affaire. En lui faisant porter le chapeau d’instigateur. Rappelons que celui-ci a effectivement publié il y a plusieurs mois un ouvrage intitulé : « Devenir Brigitte », qui a servi de support à Candace Owens l’influenceuse américaine pour ses émissions vidéo. En rappelant également au passage que ce livre n’a pas fait l’objet de procédure en diffamation et que cette possibilité est aujourd’hui prescrite. Il semble que jusqu’à présent cette tentative n’a mené nulle part.

Il est clair que cette polémique devenue mondiale ridiculise un peu la France mais doit constituer aussi une souffrance et une humiliation pour Brigitte Macron. Mais force est de constater, que cette situation a aussi pour origine la gestion parfois absurde du problème par le couple Macron. Dont la séquence de l’incompréhensible procédure américaine qui a toutes les chances de tourner au fiasco, devrait être une nouvelle illustration.

En attendant, concernant la procédure qui vient devant le tribunal correctionnel de Paris, deux solutions :

• Soit la juridiction entre en voie de condamnations malgré la fragilité juridique de la procédure, et donne satisfaction aux époux Macron en faisant un exemple pour tenter d’éteindre polémiques et rumeurs. Mais outre que cela n’éteindrait rien du tout, cela exposerait le tribunal l’accusation d’être aux ordres. Et puis de toute façon on sait bien qu’une justice pour l’exemple n’est jamais exemplaire.

• Soit la plupart des prévenus sont relaxés, et dans ce cas-là, et comme d’habitude l’Opinion qui ne comprend rien aux choses judiciaires, en conclura que les magistrats considèrent que la rumeur est fondée. Comme ça avait été le cas après les relaxes d’Amandine Roy et Natacha Rey.

Les mâchoires du classique « piège à cons ».

24 octobre 2025

Régis de Castelnau

Rubrique : moscoutaire

-24/10/2025- L’ami Didier Maïsto s’est rendu à Moscou pour le 20e anniversaire de Russia Today, la chaîne d’information internationale du service public russe. Leur « France 24 » à eux. Macron vous dira que c’est l’instrument de la désinformation de Poutine. Le problème c’est que cette désinformation a pas mal de succès puisque cette chaîne est devenue le premier média de ce type sur le plan mondial devant Al-Jazira et CNN.
C’était son premier voyage en Russie et il nous dit quelles ont été ses impressions. Et même sa surprise comme celle ressentie par Emmanuel Todd lors de son voyage récent il y a quelques mois. Ce que l’on voit là-bas n’est pas différent de ce que l’on nous raconte dans la désinformation française, mais exactement le contraire !
Les crétins galonnés en retraite de l’armée française parcourent les plateaux pour y raconter absolument n’importe quoi. Le problème est que désormais ce sont les ganaches d’active qui s’y collent, certains parfois en treillis de combat (!).
Didier Maïsto nous décrit le réel. Il complète son point de vue par une réflexion sur la catastrophe vers laquelle nous emmènent le système Macron et ses larbins.

Vidéo de 1:01:06 ↴

18 octobre 2025

Régis de Castelnau

Effondrement de la Justice : « parce que c’est notre projet ! »


-17/10/2025- Ceux qui me suivent connaissent mes positions concernant la crise politique que connaît l’appareil judiciaire. Crise d’une gravité extrême qui a vu la transformation d’une « Autorité judiciaire » telle que prévue par la Constitution se transformer en un « Pouvoir judiciaire » autonome et directement politique qui pèse sur le fonctionnement de la République sans avoir la moindre légitimité démocratique. Pour des raisons de connivence idéologique avec le système néolibéral macronien, il en est désormais la pierre angulaire dans la dérive autoritaire qui se rattache par certains aspects à une forme de « fascisme déjà là ». Que ce soit lors du coup d’État de 2017 visant à imposer Macron à l’Élysée, par la protection dont a bénéficié la corruption géante qui caractérise son système, par la répression féroce des oppositions et en particulier des mouvements sociaux, la justice n’a jamais manqué au psychopathe pour lui permettre d’accomplir scrupuleusement le mandat de destruction de la France qui lui a été donné.

Cette situation politiquement insupportable est précisément aggravée par l’accomplissement de ce mandat. Le service public de la justice est matériellement détruit. La reconduction systématique de budgets de misère, la nomination place Vendôme de larbins ou de pitres médiatiques avides de gloriole, témoignent qu’il ne s’agit pas là d’un effet imprévu, mais bien de la mise en œuvre d’une politique délibérée. Tous les professionnels de bonne foi qui appartiennent au monde judiciaire témoignent de la catastrophe et lancent des cris d’alarme. Jusqu’au Procureur général de la Cour de cassation, pourtant serviteur zélé de l’occupant de l’Élysée, qui parle « d’effondrement ». Systématiquement confrontés aux dysfonctionnements de cette justice, les justiciables sidérés voient se multiplier les dénis de justice. L’opinion publique, quant à elle, exprime son exaspération sondage après sondage en manifestant une défiance radicale vis-à-vis de l’institution et de ses membres.

La justice doit protéger les enfants ? Bof…

Arrêtons-nous à un exemple parmi tant d’autres des proportions insupportables de la catastrophe. La protection de l’enfance est une compétence institutionnelle des départements qu’ils exercent au travers de l’aide sociale à l’enfance (ASE). Le déficit des moyens déjà criant pour exercer cette compétence a été bien sûr aggravé par l’État Macron. Mais aussi par le scandale des soi-disant Mineurs Non Accompagnés (MNA) où l’on a vu le tissu associatif des belles âmes organiser des filières d’immigration permettant à d’évidents majeurs de bénéficier de prises en charge coûteuses au détriment de la véritable protection de l’enfance. Le coût de ce qui relève juridiquement d’une escroquerie se monte à près de 3 milliards d’euros par an pour les départements !

Devant gérer la pénurie, le recrutement des familles d’accueil par les services se révèle parfois aléatoire. C’est ainsi qu’un sinistre personnage s’est trouvé à accueillir des enfants particulièrement difficiles pendant un certain nombre d’années. Jusqu’au jour où le pot aux roses fut découvert et ses pratiques pédophiles habituelles révélées. Comme on l’imagine, le dossier présentait les caractéristiques les plus abjectes, sur lesquelles il n’est pas nécessaire de s’étendre, simplement en rappelant que les victimes successives au cours des années étaient nombreuses. Le prévenu fut incarcéré et l’instruction put suivre son cours. Menée par quatre juges d’instruction successifs (!!!), elle a duré neuf ans (!!!). Au bout desquels une ordonnance de clôture fut enfin rendue. Suivie après encore de nombreux mois des réquisitions du parquet demandant le renvoi devant la Cour criminelle compétente. Près de deux ans plus tard l’ordonnance de renvoi n’a toujours pas été rendue (!!!), le dossier semblant dormir d’un sommeil profond sur une étagère. Entre-temps après deux ans d’incarcération le mis en examen pour des infractions gravissimes a été remis en liberté. Cette mesure étant obligatoire compte tenu de la durée de la détention. Elle fut bien sûre assortie d’un contrôle judiciaire, dont les modalités, faute de moyens, n’ont jamais été réellement contrôlées.

Tous les praticiens de la protection de l’enfance, vous diront que le cas ainsi décrit est d’une banalité affligeante. Que les choses continuent à s’aggraver, comme par exemple le phénomène massif de la prostitution dont 15 000 mineurs confiés aux ASE sont les victimes.

Tout ceci est absolument révoltant. Mais Éric Dupond-Moretti est retourné battre estrades et plateaux pour y éructer en étalant sa vanité. Gérald Darmanin notoire voyou politique qui n’a rien à faire place Vendôme s’occupe exclusivement de sa candidature présidentielle. Les belles âmes quant à elles continuent de prendre la pose en aidant au pillage des ASE par les faux mineurs. Quant à Macron, finalement responsable final de tout cela, il continue à s’accrocher à son poste soucieux qu’il est de finaliser son travail de destruction.

Si nous en avions un jour la possibilité, pourrions-nous nous dispenser de punir ces gens ?

14 octobre 2025

Régis de Castelnau
13/10/2025

Rubrique : mandat

Nouveau foutage de gueule géant de la part du forcené de l’Élysée. Alors nous lui avons demandé comment ça allait ce matin.
« Non seulement je ne partirai pas, mais j’intronise une invraisemblable bande de bras cassés comme ministres. Dans un gouvernement dirigé par une larve. Et je vais continuer de remplir le mandat que m’a confirmé Larry Fink le patron de BlackRock il y a 15 jours à New York et pour lequel les socialistes français m’ont choisi. Ravager la société française en profondeur pour faire de ce pays une arrière-cour d’une Union européenne fédérale dirigée par les Allemands. Elle est pas belle la vie ? Le peuple (rien que le terme me fait marrer) ne bougera pas. Il s’y est essayé en 2018 avec les gilets jaunes, et mes flics et ma justice lui ont appris à vivre. Pour les gueux, la shlague il n’y a que ça de vrai. Alors j’ai acheté la hiérarchie policière et filé du fric aux branleurs à matraque qui attendent dans leurs casernes l’ordre d’aller matraquer, amputer et éborgner en open bar. Et puis ensuite il y a les magistrats, vous savez ceux qui m’ont fait élire en 2017, pour foutre en taule les récalcitrants. Et je ne sais pas si vous vous rappelez, les castors de la NUPES et du NFP, ceux qui me sauvent à chaque élection, ils ont regardé ailleurs.
Après, les gueux, on les a enfermés en leur disant que sinon ils allaient tous mourir, on leur a foutu des millions d’amendes, comme à ceux qui osaient se promener tout seul dans les bois, ou qui voulaient s’asseoir pour prendre des cafés, et râlaient parce qu’on obligeait des enfants de trois ans à porter des masques à l’école maternelle.
Le 10 septembre dernier, il y en a qui ont eu des velléités et parlé de « blocage ». La crise de rire. Les directions syndicales qui prennent leurs ordres à Bruxelles y ont rapidement mis bon ordre en sabotant soigneusement le mouvement. Tiens j’ai écouté Frédéric Lordon chez Olivier Berruyer qui dit qu’il faudrait me renverser, mais comment que le peuple il est pas trop passif. Il a un « habitus » de passivité et d’acceptation. Sans blague ! Avec ce qu’on leur a infligé depuis le début de mon mandat, les prolos savent à quoi s’en tenir, ils ont intériorisé la violence de mon système, et chat échaudé craint l’eau froide. Et la meilleure avec les magistrats, qui m’ont donc fait élire et depuis me protègent, c’est qu’ils ont jeté à la foule des petits-bourgeois en pâmoison un morceau de viande avariée, avec la condamnation de Sarkozy. Imparable, comme ça ils apparaissent comme impartiaux et durs avec les puissants. Alors qu’avec les flics, ils sont la clé du système néofasciste que je mets en place. Et naturellement les mêmes petits-bourgeois se gargarisent ce matin de la grande victoire des immenses masses avec l’incarcération 20 ans après d’un politicien déchu depuis longtemps. »
Merci Monsieur le président, effectivement c’est très clair.

12 octobre 2025

Régis de Castelnau
11/10/2025·

Rubrique : camisole

Stupéfaction planétaire où ceux que ça intéresse, se demandent à quoi joue Macron ?
À la réflexion, il n’y a que deux hypothèses recevables pour cette aggravation de la farce :
• soit Macron est fou. De la folie décrite par Einstein qui disait que « la folie, c’est de faire toujours la même chose et de s’attendre à un résultat différent. »
• Soit Macron est fou. Mais pas tout seul parce qu’il poursuit la destruction de fond en comble de la France, ce qui était la feuille de route de ceux tout aussi fous qui l’ont mis au pouvoir. Après l’économie, les finances l’industrie, les services publics, la santé, l’administration, voilà qu’il ravage méthodiquement les institutions.
L’Occident-psychiatrique en mode Empire romain devenu fou.

11 octobre 2025

Régis de Castelnau
11/10/2025

Rubrique : mots

Elle est folle cette Tondelier !
Elle ne connaît pas la liste des mots interdits ? Moi je me suis fait reprendre par Elizabeth Lévy, parce que j’avais osé parler de rafle quand une quinzaine de flics avaient débarqué dans une maison pleine à 6h du matin pour embarquer tout le monde. Je me suis platement excusé. Le mot « rafle » est strictement réservé.
C’est comme quand Mélenchon a dit à Braun Pivet qu’elle avait été « camper » à Tel-Aviv. Stop ! Toutes les déclinaisons du mot « camp », sont elles aussi réservées.
Pareil pour le terme « survivant ». Utilisé par un parlementaire pour qualifier Elisabeth Borne de « survivante politique » en ignorant (comme moi) ses origines familiales. Là aussi, « survivant », pas le droit !
Utiliser ces mots en dehors des autorisations est antisémite. Non mais !
Tout ceci est grotesque.
Et la Tondelier qui s’aplatit. Misère;