Translate

Affichage des articles dont le libellé est enfumage. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est enfumage. Afficher tous les articles

6 août 2026

H16
5/8/2026

Le carnet de bal du docteur Fauci

Le 15 mars 2020, un homme de 79 ans ouvre son carnet et écrit « BIG DAY ! » en lettres rouges. Il exulte : il vient de convaincre le maire de New York de fermer les écoles de la ville. Le lendemain, il notera ses passages à la télévision, tout comme le surlendemain également et ainsi de suite pendant trois ans.

Il existe des documents qui accablent leur auteur par ce qu’ils révèlent mais celui-ci accable le sien par ce qu’il contient de parfaitement banal.


1.141 pages, de décembre 2019 à décembre 2022, tel est le volume des notes de service quotidiennes mémoires qu’Anthony Fauci a tapées sur des ordinateurs fédéraux et laissées sur onze serveurs gouvernementaux distincts, d’où Robert Kennedy Jr les a exhumées avant de les faire parvenir au sénateur Rand Paul, qui les a mises en ligne fin juillet.

Sans surprise, l’intéressé proteste aujourd’hui contre ce qu’il appelle « la divulgation de son intimité » ; il a cependant rédigé son journal avec le matériel du contribuable, sur le temps du contribuable, et l’a rangé dans les armoires du contribuable. Eh oui : il ne s’agit ici que d’un sentiment d’intimité, et voilà notre homme très gêné.


D’autant plus que ce que l’on découvre dans ces armoires n’est pas un cerveau au travail mais un véritable carnet de bal.

Le mémorialiste-en-chef du NIAID y comptabilise ainsi ses apparitions médiatiques avec la constance d’un adolescent qui relève ses likes. Il consigne les célébrités croisées, les coups de fil des puissants, l’humeur du président, ses propres bons mots. Il dîne chez Jake Tapper, présentateur sur CNN, courant 2020, c’est-à-dire au beau milieu des confinements qu’il recommande à la Terre entière. En trois années d’annales de la petite cour de Bethesda, on ne trouve pas une ligne qui donne à penser que l’auteur ait jamais douté d’être le sujet le plus intéressant de la période.

En pratique, on cherchait un homme de science, pardon Science™ mais on ne trouve qu’un banal chroniqueur mondain.


Reste que ce chroniqueur décrochait son téléphone, comme par exemple le 15 mars 2020 : « J’ai parlé à Bill de Blasio et je l’ai convaincu, sur la base de ce que je disais publiquement et de notre conversation de ce soir, de fermer les écoles de New York. » Suit une phrase sur les bars et les restaurants, que le maire fermera « sur ma recommandation ». Le même jour, un appel similaire avec la directrice de cabinet de Gavin Newsom aboutit à la fermeture des écoles californiennes. Cinq jours plus tard, de Blasio veut confiner la ville entière, Cuomo renâcle, et notre diariste lui conseille d’y aller quand même.

Pourtant, en octobre 2022, sur ABC, le même homme expliquait n’avoir « rien eu à voir » avec la fermeture des écoles. Plus de 7 millions d’enfants américains sont restés hors des salles de classe un an ou davantage, et les administrations locales qui ont suivi le mouvement l’ont fait en invoquant une autorité scientifique qui, dans le secret de son carnet, se félicitait du résultat.


Sur les origines du virus, la mécanique est identique et le décalage plus ancien encore.

Dès le 26 janvier 2020, les notes indiquent que les données génomiques désignent le marché de Wuhan comme un amplificateur et non comme la source. Le 1er février, lors d’un appel avec onze virologues sur la possibilité d’une insertion délibérée du site de clivage furine, le nombre de participants estimant la chose impossible s’élève à… 2. Nonobstant et pendant les deux années suivantes, l’hypothèse d’un accident de laboratoire sera publiquement rangée au rayon des divagations, et ceux qui s’obstinaient à la formuler seront bannis des réseaux sociaux, désinscrits des plateaux, traités d’assassins et de complotistes.

Ces gens qui lisaient les préprints complotistes n’ont pourtant jamais prétendu détenir la preuve d’une fuite. Ils disaient simplement que la question restait ouverte. Les carnets de Fauci montrent sans l’ombre d’un doute que celui qui la déclarait close la savait en réalité ouverte. Sans vergogne, le docteur a vendu comme une certitude ce que lui-même tenait pour incertain et a alimenté la vague de défiance contre ceux qui osaient douter, pourtant à bon droit.

Convoqué le 29 juillet devant la Commission de la sécurité intérieure du Sénat, notre homme a trouvé la parade et a invoqué le Cinquième amendement, … plus de cent fois : sur les origines, sur le financement des recherches à Wuhan, sur les fermetures d’écoles, sur à peu près tout ce qui pouvait ressembler à une question. Son avocat, qui s’était installé à la table des témoins contre les instructions du président de séance, a été prié de sortir par la police du Capitole. Un vote visant à le déclarer en outrage au Congrès a été programmé dans la foulée.


Détail important, Joe Biden a signé le 19 janvier 2025 une grâce préventive en faveur d’Anthony Fauci, inconditionnelle, couvrant toute infraction éventuellement commise entre le 1er janvier 2014 et la date de signature. L’homme est donc gracié par avance pour onze années de carrière mais il refuse quand même de répondre.

Restait à savoir comment la presse qui l’avait sanctifié allait raconter la chose.

On imaginait un silence gêné, mais, pignouferie de la presse oblige, elle a plutôt couvert, voire recouvert : dépêche AFP, correspondants sur place, papiers en ligne dès le lendemain, rien n’a manqué mais le sujet a simplement changé en route. Ainsi, le Temps a parlé du « calvaire » de Fauci et de son caractère « jugé vaniteux ». La Libre a ouvert sur l’obsession de Rand Paul, c’est-à-dire sur la ligne de défense de l’accusé. En 48 heures, l’architecte de la politique sanitaire planétaire est devenu un octogénaire harcelé par un sénateur du Kentucky, avec deux ans de dévotion quotidienne, matin, midi et soir, plateaux, unes et portraits admiratifs, pour terminer avec quinze lignes compassionnelles.

Tout ceci n’étonnera que les plus naïfs : ceux qui ont recopié studieusement pendant deux ans les certitudes d’un homme dont on sait désormais qu’il n’en avait pas ne vont pas rouvrir eux-mêmes le dossier de leur propre crédulité. Et hop, ils ne l’enterrent pas, ils esquivent, résument, survolent, biaisent de tous les côtés. Pour ceux qui n’y prêtent pas plus attention, ça ne laisse pas de trace.

Il faudrait, pour bien faire, mettre la main sur les carnets de Jean-François Delfraissy, sur les notes d’Olivier Véran, sur les échanges du conseil scientifique, sur les fiches des « fact checkers » de la République qui distribuaient les brevets de rationalité à la chaîne. C’est sûr qu’ils existent, quelque part, sur des serveurs de l’une ou l’autre administration…

Mais personne ne les publiera jamais, non parce qu’ils seraient introuvables, mais parce qu’il ne viendrait à l’idée de personne, ici, d’aller les chercher : avouer qu’on s’est fait berner comme des bleus, et qu’on a trompé des millions de personnes, avec mépris, morgue, assurance voire méchanceté, voilà assurément un travail absolument hors de portée de la presse actuelle.


https://h16free.com/2026/08/05/84886-le-carnet-de-bal-du-docteur-fauci

2 août 2026

Marc Amblard
28/7/2026

OFFICIEL. ANTONY FAUCI, GRAND ORDONNATEUR DES MESURES ANTI-COVID AUX USA ET DANS LE MONDE A MENTI EN MULTIPLIANT PAR 10 LE TAUX DE MORTALITÉ DU VIRUS


L'ancien directeur de l'Institut national maladies infectieuses (NIAID), Anthony Fauci, a menti sur le taux de mortalité du coronavirus, déclarant initialement qu'il était de 2 à 2,5 %, alors qu’il mentionnait dans ses notes privées qu'il était « plutôt de l'ordre de 0,2 à 0,3 % ».
Le sénateur Rand Paul (R-KY), président de la commission sénatoriale de la sécurité intérieure, a rendu public ces notes.
En voici un passage datant de février 2020 :
« Tom Frieden m'a appelé ce matin et nous avons discuté de divers aspects de l'épidémie. Nous sommes d'accord pour dire que le virus se comporte comme une mauvaise grippe en termes de transmissibilité (...), ce qui ramène le taux de létalité à environ 0,2-0,3 % plutôt qu'à 2 %. »
N.B. Notes privées saisies et révélées officiellement avant-hier par la Commission sénatoriale du Congrès. Disponibles ⇒  ici 
Cependant, ce n'est pas du tout ce que Fauci annonçait à cette époque sur les grandes chaînes du pays. Il a d’ailleurs réitéré son mensonge lors de son audition devant le Congrès :
« Il faut savoir que la grippe saisonnière a un taux de mortalité de 0,1 %. Le taux de mortalité global de ce virus, si l'on considère toutes les données, y compris celles de la Chine, est d'environ 3 %. Il était initialement de 2 %, puis de 3 %. Si l'on prend en compte tous les cas d'infection peu ou pas symptomatiques, le taux de mortalité descend probablement aux alentours de 1 %, ce qui signifie qu'il est dix fois plus mortel que la grippe saisonnière (...). C'est pourquoi je tiens à souligner qu'il est essentiel de prendre les devants pour prévenir cette maladie. »
Cela change totalement la donne : si le monde avait été informé que la Covid-19 n’était pas plus létale qu’une grippe, les mesures aberrantes qui ont tué l’économie et enfermé les populations tout en les poussant massivement au vaccin n’auraient probablement pas été prises.
Alors la question est POURQUOI ?
Fauci qui témoignera devant le Congrès demain, mercredi 29 juillet 2026 apportera peut-être des éléments de réponse…

22 décembre 2025

Gastel Etzwane
21/12/2025


C’est ainsi que les guerres se prolongent au XXIᵉ siècle. Non par des déclarations. Non par des votes parlementaires. Mais par des fuites anonymes de renseignements, blanchies par des médias issus de l’héritage Mockingbird, soigneusement synchronisées pour étouffer la diplomatie avant même qu’elle ne puisse respirer.
Reuters en est un exemple révélateur, recyclant des narratifs de renseignement sous couvert de journalisme. L’agence a retenu l’interprétation la plus favorable à l’escalade et l’a enveloppée dans l’autorité de l’anonymat : six sources « au fait des renseignements américains », dont l’une se référant à un rapport très récent datant de fin septembre, pour affirmer que Vladimir Poutine n’entendrait pas seulement s’emparer de toute l’Ukraine, mais aussi « reprendre » certaines parties de l’Europe. Il ne s’agissait pas d’une analyse. C’était un récit de menace : maximaliste, apocalyptique et, opportunément, invérifiable. Le type de récit qui transforme la négociation en capitulation et la retenue en trahison. Celui qui enferme les dirigeants élus dans la logique de la guerre sans jamais consulter le public.
Cette précision est essentielle. Les fuites anonymes de renseignement ne sont pas des objets neutres ; ce sont des instruments de politique publique. Elles façonnent les émotions collectives, rétrécissent l’horizon politique et fabriquent un sentiment d’inéluctabilité. Une fois qu’une population est convaincue qu’une guerre continentale est programmée, la diplomatie devient, par définition, illégitime. C’est ainsi que la paix est tuée sans débat.
Ce schéma n’est pas propre à une seule rédaction. Il est systémique et délibéré. Dans l’ensemble de l’écosystème médiatique occidental, les récits d’escalade sont régulièrement blanchis par l’anonymat, l’autorité et l’urgence, créant une boucle fermée où la peur produit des titres, les titres fabriquent le consentement, et le consentement génère une dynamique politique qu’aucun responsable élu ne semble en mesure d’arrêter. Reuters n’est pas la maladie ; c’en est un symptôme, au sein d’une architecture plus large qui récompense l’alarmisme et sanctionne la retenue. Là encore, tout est affaire de conception.
C’est précisément pour cette raison que la réaction de la directrice du renseignement national des États-Unis en exercice revêt une importance particulière.
Gabbard n’a pas temporisé. Elle a accusé Reuters de relayer des « mensonges et de la propagande » au service des va-t-en-guerre, averti que ces récits servent à « attiser l’hystérie et la peur » afin d’empêcher la paix, et déclaré que, selon les briefings de renseignement fournis aux parlementaires, la Russie cherche à éviter une guerre élargie avec l’Europe et n’a ni l’intention de conquérir toute l’Ukraine, ni a fortiori l’Europe.
Cette formulation est déterminante, car il s’agit du compte rendu même de Reuters de ses propos. La contradiction est dévastatrice : la même communauté du renseignement, citée anonymement pour gonfler la menace, fournirait, selon sa propre directrice, une évaluation bien plus mesurée à huis clos.
Cela révèle la supercherie au cœur du récit d’escalade. Même en supposant que les objectifs russes en Ukraine soient maximalistes, il n’en découle pas – ni logiquement, ni militairement, ni matériellement – que la Russie projette de mener une guerre continentale contre l’Europe de l’OTAN. Ce saut conceptuel ne relève pas de l’analyse du renseignement ; il s’agit d’un conditionnement psychologique.
Après des années de guerre d’usure, la Russie contrôle un peu plus d’un cinquième du territoire ukrainien. Cette réalité ne corrobore en rien les fantasmes de divisions blindées marchant sur Paris ou Berlin. Soutenir le contraire, c’est substituer la peur aux faits – exactement la manière dont on vend la guerre.
Il faut maintenant rapprocher cela des déclarations publiques de Gabbard lors du sommet TPUSA, où elle a affirmé :
«L’État profond nous combat à chaque étape, et il existe au sein de chaque agence fédérale.»
Cette phrase n’est pas une figure de style. C’est la description d’un comportement institutionnel. Des bureaucraties dont les budgets, le prestige et les carrières dépendent d’une confrontation permanente n’acceptent pas la paix en silence. Elles y résistent en divulguant sélectivement et hors contexte, en reformulant les évaluations, en retardant les négociations et en redéfinissant les menaces jusqu’à ce que l’escalade paraisse non seulement nécessaire, mais morale.
C’est ici que le discernement devient décisif, car la survie dépend du discernement, non des impressions. Gabbard est-elle sincère, ou lui permet-on de jouer le rôle de dissidente dans un théâtre contrôlé ? Ce n’est pas une accusation. C’est une exigence de prudence.
Les empires modernes ne réduisent pas toujours leurs critiques au silence ; ils les mettent souvent en scène, autorisent des transgressions limitées, maintiennent la dissidence à l’intérieur du périmètre et utilisent une opposition contrôlée pour re-légitimer des systèmes qui, en réalité, ne changent jamais de cap. Les mots, à eux seuls, ne constituent pas une preuve. L’attitude responsable consiste à prendre l’intervention au sérieux, à vérifier ce qui peut l’être, et à observer ce qui suit : cette rhétorique se traduit-elle par de véritables frictions politiques, des conséquences institutionnelles, une retenue budgétaire et une authentique voie de sortie… ou demeure-t-elle une simple soupape de décompression pendant que la machine de guerre poursuit sa marche ?
Autrement dit, la dissidence n’est réelle que lorsqu’elle coûte quelque chose au pouvoir : lorsqu’elle restreint de mauvaises options, perturbe des flux de financement, force la déclassification, ou oblige les institutions à se défendre au grand jour plutôt que derrière l’anonymat. Tout le reste peut encore paraître courageux ; l’histoire nous a pourtant appris qu’un courage sans conséquences est souvent toléré précisément parce qu’il ne change rien.
Cette question n’a rien d’académique. C’est l’épreuve décisive.
Il faut aussi élargir la focale à l’Europe, car la dynamique transatlantique est centrale dans cette problématique de sabotage. Depuis qu’il a quitté ses fonctions, Obama continue d’effectuer des apparitions politiques de haut niveau à l’étranger, notamment des visites documentées au 10 Downing Street et des rencontres avec des responsables britanniques actuels et futurs, officiellement présentées comme des échanges sur la technologie et la gouvernance.
Aucune théorie du complot n’est avancée – et aucune n’est nécessaire. La question à poser est simple : au nom de quel mandat des dirigeants non élus continuent-ils d’exercer une influence géopolitique à des moments de guerre active ? Qui bénéficie de cette continuité du pouvoir sans responsabilité ? Et pourquoi une telle influence est-elle tenue pour normale, tandis que les dirigeants élus sont enfermés par des récits de peur fabriqués ailleurs ?
Voilà le schéma général. Lorsque la paix menace des intérêts enracinés, le danger doit être amplifié. La Russie doit être présentée non comme un État doté d’intérêts de sécurité légitimes, mais comme un prédateur civilisationnel à l’appétit illimité. Alors seulement la censure peut être justifiée, la dissidence criminalisée, des budgets d’urgence votés et les opinions publiques conduites vers le fatalisme.
Et pourtant, l’agentivité demeure. L’histoire n’est pas automatique. Les récits ne se figent en destin que lorsqu’ils ne sont plus contestés, lorsque l’anonymat est confondu avec l’autorité et lorsque la peur est autorisée à devancer la vérification. L’avenir reste disputé précisément parce qu’il se débat encore en public.
C’est pourquoi le cadrage de Reuters est si dangereux : il est stratégique. Il rétrécit l’horizon jusqu’à faire apparaître la guerre comme la seule voie encore debout.
En apparence, Tulsi Gabbard a perturbé ce scénario.
La question de savoir si elle sera autorisée à continuer de le perturber nous dira tout.
Voici donc l’épreuve du réel qui s’ensuit – simple, observable, incontournable : Reuters clarifie-t-il, corrige-t-il ou persiste-t-il dans des fuites anonymes favorables à l’escalade ? Des responsables élus exigent-ils une déclassification ou des comptes ? Les dirigeants européens modèrent-ils leur rhétorique ou l’accélèrent-ils ?
Si elle est marginalisée ou diffamée, la paix a franchi une ligne rouge. Si elle est tolérée mais ignorée, la dissidence a été absorbée. Si son intervention impose la transparence, le débat et une véritable voie de sortie, alors quelque chose de rare et d’authentiquement porteur d’espoir est en train de se produire. Mais n’y comptez pas trop.
Il y a près d’un siècle, l’Europe a somnambulé vers la catastrophe, portée par des erreurs de calcul, des alliances rigides et des récits de menace jamais contestés. La leçon était censée être apprise. Les signaux d’alerte sont familiers.
L’histoire ne se répète pas par fatalité ; elle se répète lorsque les sociétés cessent d’exiger un choix.
Et le choix, aujourd’hui comme toujours, n’appartient pas à des sources anonymes, mais à ceux qui acceptent encore de les questionner et d’exiger des comptes. Si cet instant compte, ce n’est pas parce qu’un responsable a parlé ou qu’un article a été publié, mais parce qu’une ligne a été tracée entre la peur érigée en destin et la peur soumise à la raison. Les civilisations survivent non en croyant à l’inéluctable, mais en refusant de déléguer leur jugement.

10 décembre 2025

Pierre Duriot

L’étude qui tombe à pic...


-10/12/2025- Une « étude » dit que non, les vaccins Covid n’ont pas provoqué plus de cancers. Étude valable uniquement en France, même si nous avons eu le même produit que les autres. Ça a autant de consistance que le nuage de Tchernobyl qui s’arrête à la frontière… On se souvient de Philippe, à la tribune de l’Assemblée, expliquant doctement que les masques ne servaient à rien et interdisant aux pharmaciens d’en vendre, pour finalement les imposer. De Pelloux, docte lui aussi, affirmant que six millions de non vaccinés allaient mourir dans l’année. Si on en est à commander une étude pour essayer d’avoir raison, malgré l’augmentation avérée du nombre de cancers, pour dédouaner les vaccins, il va falloir trouver une autre cause à l’augmentation du nombre de cancers pourtant bien chiffrée. On va avoir, au choix, le réchauffement climatique, les Russes, ou le carbone… qu’on se rassure, non seulement certains vont y croire, mais il le défendront à nouveau doctement…

3 décembre 2025

Christian Dubuis Santini
3/12/2025

Ordinaire du journalisme


Les médias sont à la vérité ce qu’un vélo à roulettes est au poisson rouge : le 2 décembre 2025, lors d'une rencontre avec les émissaires américains, Poutine a dit : "Мы не собираемся воевать с Европой, я уже об этом сто раз сказал. Но если Европа вдруг захочет воевать и начнет, мы готовы прямо сейчас" (verbatim) qui peut se traduire par : "Nous ne prévoyons pas de faire la guerre à l'Europe, je l'ai déjà dit cent fois. Mais si l'Europe veut soudainement faire la guerre et la commence, nous sommes prêts tout de suite".
Si après la formidable ordalie du covidioclimatisme, vous croyez encore un traître mot aux médias, personne ne peut plus rien pour vous, l’indécrottable crédulité qui vous caractérise conditionne votre obéissance, qui est tout sauf vertueuse ! L’ignorance ne s’apprend pas.

22 octobre 2025

Gastel Etzwane

Le chat de Schrödinger… version russe

-15/10/2025- Il y a désormais, dans les salles de rédaction occidentales, un chat invisible mais bien vivant : le chat de Schrödinger. Ou plutôt, son cousin russe.
Un être étrange, à la fois moribond et invincible, croulant sous les sanctions et capable d’engloutir l’Europe entière avant le petit-déjeuner.
Depuis 2022, les médias nous rejouent la même comédie quantique. Un jour, la Russie est à bout de souffle : son armée recolle des chars avec des pièces de machine à laver, ses soldats tombent par millions, son économie gît à terre. Le lendemain, les mêmes experts, le même ton grave, nous expliquent que cette armée fantomatique rôde aux frontières de l’OTAN, infiltre nos réseaux, manipule nos élections, déclenche les punaises de lit à Paris et s’amuse à envoyer des drones sur les aéroports européens.
Hier, elle ne tenait plus debout. Aujourd’hui, elle menace la planète.
Un miracle de physique quantique : la Russie existe et n’existe pas, elle gagne et elle perd, elle s’effondre et elle envahit.
Et lorsqu’on voit surgir un article annonçant que des soldats « en uniforme banalisé » ont été aperçus « près d’un pays de l’OTAN », on comprend que la fiction dépasse la physique.
Personne ne sait qui ils sont, personne n’en a la preuve, mais peu importe : le récit est prêt. Le chat bouge encore, alors il faut le montrer, vivant ou mort, ça n’a plus d’importance.
Le public, lui, oscille entre la peur et la lassitude. On lui explique que Poutine va tomber, que la Russie s’effondre, mais qu’il faut tout de même acheter pour des milliards d’armes américaines et bâtir une armée européenne pour contrer ce pays exsangue.
On appelle cela la cohérence stratégique. Moi, j’y vois surtout une expérience de laboratoire à grande échelle, menée sur le cerveau collectif : tant qu’on maintient la peur, tout le monde obéit.
Le chat de Schrödinger, lui, au moins, n’avait pas demandé à servir d’alibi budgétaire.
En France, cette mécanique a trouvé son utilité : pendant qu’on tremble devant les soldats invisibles à la frontière, on oublie les vrais champs de ruines, les hôpitaux, l’école, la justice, l’économie. Et c’est peut-être cela, au fond, la plus belle réussite de la propagande moderne : faire croire qu’on nous protège du chaos, alors qu’on nous y habitue.

18 août 2024

LES MUTANTS DE PANURGE

Christian Rol

Je redoute déjà le prochain palier totalitaire qui s'annonce avec leur variole du singe ou je ne sais quelle arnaque montée dans les coulisses des labos et de l'OMS.
Si tous les moutons n'avaient pas marché dans la combine au temps du COVID, c'est-à-dire la grippe, nous n'aurions pas pour prochaine perspective, cette nouvelle ingénierie sociale qui va décimer un peu plus encore le bon sens élémentaire des populations.
Si le truc est véritablement dans les tuyaux comme le promettent Bill Gates et ses obligés, alors c'est reparti pour un tour. Flics en roue libre, masques panurgiens, voisins suspicieux, médias hystériques, vaccins bidons et obstacles à tous les étages pour les récalcitrants.
Le temps est vraiment venu où les fous gouvernent les imbéciles...