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2 décembre 2023

Pierre Duriot

Je me marre… un ingénieur canadien n’est pas tendre avec les voitures électriques, explique qu’on n’aura pas les moyens de produire assez d’électricité, si tout le monde passe à l’électrique, mais il explique aussi que tout le monde ne pourra pas passer à l’électrique, car il n’y aura pas assez de matières premières pour fabriquer les batteries. Lesquelles, en plus, nécessitent pour leur fabrication, des procédés pas écologiques du tout. Ce qui se sait depuis déjà un moment. Là-dessus, Tavares, qui n’est autre que le PDG de Stellantis, Peugeot-Citroën, explique qu’il est prêt à « tous les revirements possibles ». Ma foi, si ça ne sent pas la préparation psychologique à l’abandon des voitures de circuit 24, ça y ressemble…

14 avril 2023

Voitures électriques : une catastrophe écologique poussée par les écolos

H16

Tout est fort simple : le climat, auparavant réglé au millimètre, est actuellement en plein dérèglement et forcément à cause des activités humaines. Dès lors, pour favoriser le retour du climat à son règlement précédent, il a été décidé par notre indispensable élite que nous devrons tous ou bien nous passer de voiture, ou bien n’en conduire que des électriques.

C’est bien connu : les voitures électriques sont écologiques puisque nos élites en ont décidé ainsi ! Selon les sites officiels (l’ADEME notamment), une voiture électrique qui parcourrait 200.000 kilomètres aurait un “impact carbone” deux fois inférieur à un véhicule thermique. Dès lors, chacun va s’équiper de ces magnifiques batteries sur roues, chargées d’un lithium goûtu au poids étudié pour une autonomie finement calculée.

Et le monde sera plus beau.

Ou presque : il apparaît en effet que faire 200.000 kilomètres avec ces véhicules tient plutôt de la gageure, et ce d’autant plus qu’au moindre pet de travers, la précieuse (capricieuse ?) batterie pourrait être endommagée et conduirait donc les véhicules directement à la casse, la réparation de ces engins étant apparemment trop coûteuse ou trop risquée pour les garagistes et les assureurs qui préfèrent de loin un changement complet du véhicule plutôt que sa remise en état…

C’est en tout cas ce que laisse apparaître une étude de Reuters (qu’on aura du mal à qualifier de climato-sceptique) qui montre une surreprésentation alarmante des véhicules électriques dans les casses autos : plutôt que réparer ces engins délicats, et ce, même lorsqu’ils ont un faible kilométrage, les assurances préfèrent un remplacement complet quitte à salement augmenter la prime d’assurance du véhicule. Il existe en outre une véritable volonté chez certains constructeurs que les batteries ne soient pas facilement remplaçables (l’étude évoque Tesla notamment).

En somme, l’écologie appliquée aux voitures aura abouti à créer des voitures jetables. À quand Bic se lançant dans l’automobile électrique ? En tout cas, pour l’environnement, le climat et tout le tralala, caramba, c’est encore raté !


Histoire de bien comprendre la situation, résumons ce que nous savons actuellement au sujet de ces magnifiques engins.

Pour qu’un véhicule électrique puisse voir le jour, il faut extraire des “terres rares” (qu’on va retrouver dans les électro-aimants utilisés pour les moteurs électriques, par exemple), celles-là même qu’on utilise aussi dans les alternateurs des éoliennes et dont l’extraction entraîne un coût environnemental assez conséquent, les surfaces et volumes de terres à traiter étant rapidement kilométriques.


Mais bien au-delà de ces terres rares, c’est le lithium qu’il faudra extraire en grandes quantités pour constituer les batteries, ainsi que le cobalt (dont l’extraction est éthiquement douteuse), le nickel et le cuivre pour les cathodes. Chacun de ces métaux nécessite des processus de purification et de séparation chimiques et mécaniques particulièrement polluants. Que voulez-vous, l’écologie occidentale s’embarrasse assez peu de l’environnement des contrées lointaines d’extraction…

Cette extraction, cette purification, ces assemblages techniques et la conception complète de ces batteries nécessitent inévitablement une quantité considérable d’énergie. Cette énergie représente des tonnes de dioxyde de carbone que seule une utilisation assez longue du véhicule permettra de compenser.

Mais ce n’est pas tout.

À chaque minute de son usage, cette voiture électrique nécessitera aussi une énergie produite de façon réellement propre ce qui n’est que rarement le cas : l’électricité qui a servi a charger la batterie n’est pas toujours, loin s’en faut, produite par des petits moulins à vent (au bilan écologique rarement positif), des miroirs magiques (au recyclage impossible) ou même de fiers pédaleurs suant sur leurs vélos.


En fait, même en France où l’électricité est majoritairement nucléaire, une part non négligeable de la production est issue de centrales au charbon et au gaz, utilisées notamment pour compenser l’intermittence pénible des énergies dites vertes. Passons en outre pudiquement sur l’idée que la production électrique des éoliennes pourrait suffire (même vaguement) à alimenter un nombre réaliste de voitures électriques sur le territoire français pour comprendre le problème.

Autrement dit, cette voiture électrique polluera aussi pendant son usage et comme expliqué plus haut, à moins de réaliser un grand nombre de kilomètres (200.000), le bilan écologique de la voiture ne sera donc quasiment jamais positif.

Et pire encore, la “rentabilité écologique” (la capacité du véhicule à éviter de relâcher du CO2 dans l’atmosphère) sera d’autant moins bonne qu’un accident peut survenir tôt dans son cycle de vie ; plus il est tôt, plus le bilan carbone de cette voiture sera désastreux.

Enfin, n’oublions pas l’étape finale : lors de sa fin de vie, cette voiture électrique polluera encore et bien plus qu’une voiture thermique comparable.

Non seulement le recyclage de la voiture en elle-même est d’autant plus compliqué que les infrastructures manquent pour ce type de véhicule (manipuler ces véhicules est dangereux, le lithium des batteries pouvant s’enflammer au contact de l’eau contenue dans l’air), mais en plus il n’existe pour le moment aucun moyen simple de recycler efficacement la batterie. Si les métaux comme le cobalt, le nickel et le cuivre sont assez bien récupérables, il en va différemment du lithium qui n’est pour ainsi dire pas récupéré du tout : il n’y a pour le moment aucun procédé économiquement viable permettant de le recycler (et tout indique que la situation ne va pas subitement changer dans les prochaines années).

On peut imaginer qu’avec l’augmentation (forcée) du parc électrique, le recyclage des batteries au lithium pourrait devenir économiquement possible, mais de nombreux obstacles techniques devront être surmontés, ce qui accroît de toute façon l’impact écologique négatif de ces engins le temps moyen.

Oui, pas de doute : la voiture électrique est un extraordinaire bond en arrière écologique.

Censée aider à résoudre le problème du réchauffement climatique, autrement dit un non-problème créé de toute pièce pour des raisons de pouvoir politique, ce type de véhicule apparaît pour ce qu’il est : une abomination économique et écologique.


6 décembre 2022

Voiture électrique : un beau leurre

Zahra Mouloud

- 3/12/2022 -

Alors oui, c’est Charlie et ça ne fait pas dans la dentelle !
N’empêche, c’est un journal indépendant et ce numéro spécial est édifiant.
On y apprend ce que l’on sait déjà, et un peu plus quand même : qu’il faut 2 fois + de CO2 pour construire une voiture électrique que thermique, que les batteries sont majoritairement construites en Chine avec de l’énergie issue du charbon, qu’il faudra de l’énergie nucléaire pour les faire fonctionner, que les mines de métaux rares se trouvent loin (Bolivie, Argentine, Chili, Congo...) puisque l’Europe n’en produit pas et doit donc tout importer (comment ? en avion pardi ! et de la main-d’œuvre bien exploitée et pressée jusqu’au trognon (sans parler de l’âge des exploités ni de leur santé), etc. etc.
Dégoût absolu !
Bref, un beau leurre que ces voitures propres, une pollution déplacée à l’autre bout du monde, des lobbies du véhicule zéro émission avec de beaux jours devant eux mais de très mauvais pour cette pollution environnementale et géopolitique...




31 octobre 2022

ZFE : des sanctions automatiques et un objectif crapuleux

H16

Comme le mentionnait un précédent billet d’il y a seulement quelques mois, tout se met en place pour (enfin !) ostraciser un peu plus les pauvres hors des villes.

Oui, vous avez bien lu : avec l’implantation de ces “Zones à Faibles Émissions”, les voitures “polluantes” seront interdites ♩ ce qui garantira ♪ enfin des villes propres ♫ à l’atmosphère respirable ♬ puisque c’est, du reste, le but affiché très officiellement.

Bien évidemment, par “faible émission”, on n’entend pas “faible émission d’âneries” ce qui garantirait la disparition d’un paquet d’écologistes boboïdes de ces mêmes centres-villes, mais bien “faible émission de dioxyde de carbone” qui, comme chacun le sait, est un abominable polluant sans lequel le climat serait hypothétiquement plus froid et la Terre certainement sans vie.

Et pour s’assurer que ces zones seront bien respectées, on apprend – par le truchement d’un de ces comités ministériels froufroutant – la mise en place d’un système de “contrôle sanction automatisé” contre les véhicules ne répondant pas aux normes ubuesques des agglomérations concernées par le dispositif, d’ici au second semestre 2024.

Autrement dit, si votre véhicule n’a pas sa petite vignette truc-bidule et son petit contrôle machin-chouette à jour, si son constructeur ne peut pas garantir que son moteur n’est pas finement syntonisé avec Gaïa pour une parfaite harmonie de déplacement éco-conscient, alors vous allez vous prendre prune sur prune ce qui, à 750 euros la prune, risque de vite calmer les ardeurs des artisans, professions libérales, livreurs et autres taxis un peu foufous qui se risqueraient encore à venir travailler dans ces Zones devenues de Faible Intérêt Économique.

Bien évidemment, pour “accompagner” cette pluie drue de coups de massue écolo-punitifs, le gouvernement fait mine d’aider les particuliers à “transitionner”, ce nouveau mot à la mode qui permet indistinctement de changer d’opinion politique, de sexe ou maintenant de moteur de voiture : des aides de plusieurs milliers d’euros d’argent gratuit en provenance directe de la poche des autres sont donc prévues pour aider à l’acquisition rapide de voitures électriques afin d’inciter même les gueux pauvres à se tourner vers ces engins.

Tout ceci se déroule gentiment alors que le pays, on le rappelle, est actuellement au milieu d’une crise énergétique notable dans laquelle tout semble avoir été fait pour que nos centrales nucléaires ne soient pas remises rapidement en fonctionnement. Nous comptons actuellement un nombre record de réacteurs à l’arrêt, c’est aussi ballot que fortuit – puisqu’on vous le dit – et quoi qu’il en soit, cela n’aide certainement pas à améliorer les perspectives du passage à un “tout électrique” de plus en plus grotesque et chimérique.

Grotesque parce que la voiture électrique n’est absolument pas adaptée à la plupart des usages qui sont actuellement fait de ce moyen de transport économique, pratique et efficace lorsqu’il est équipé d’un moteur thermique. Muni de batteries, c’est en réalité rapidement l’enfer comme en témoignent des douzaines d’expériences de terrain et des reportages réalistes.


Concrètement, ces voitures électriques sont une version vitaminée des voiturettes de golf, c’est-à-dire pratiques pour des petites distances, des terrains adaptés et des petites courses, et à peu près rien au-delà sans débourser à la fois des sommes folles et disposer d’un temps de rentier pour les recharges à rallonge à chaque déplacement un peu conséquent.

Chimérique aussi puisque les lois de la physique étant ce qu’elles sont, ni les densités des batteries actuelles, ni les réseaux électriques couramment déployés, ni les puissances de production dont on dispose ne permettent, en rien, la montée en charge à de millions de véhicules tétant goulûment à la grille à chaque occasion possible.

Ces ZFE sont en réalité l’illustration parfaite de l’aberration complète de cette transition à marche forcée vers le “tout-électrique”.

Ces véhicules sont en réalité deux à trois fois plus polluants à la production et au recyclage (quand il existe) de leur équivalent thermique tant l’extraction, la transformation et l’utilisation des terres rares nécessaires aux batteries impactent négativement l’environnement (pour rappel, il faut faire évaporer environ un million de litres d’eau pour récupérer une tonne de lithium). Et là, on parle d’une pollution des sols et de l’air autrement plus corrosive et gênante que ce CO2 sans lequel nous sommes tous très concrètement morts.


Pire, la vente forcenée, poussée artificiellement à grand frais de ces véhicules va provoquer une casse sociale sans précédent : non seulement, le nombre d’opérateurs à la construction sur une voiture électrique est bien plus faible que pour une voiture thermique ce qui signifie, à terme, d’énormes licenciements chez les constructeurs automobiles, mais en plus l’essentiel de la valeur ajoutée d’un véhicule électrique est maintenant situé en Chine, ce qui accroît encore notre dépendance à ce pays et ajoute à la désindustrialisation française.

Avec la mise en place de ces ZFE et des sanctions qui vont les entourer, on est dans l’application d’une décision dogmatique et dénuée de toute nuance, de tout rapport avec la réalité et qui ne va provoquer aucun des effets souhaitables attendus, et tous les effets indésirables prévisibles.

Or, quand on observe ce qui s’est passé depuis le premier mandat de Macron, aucun doute n’est permis : l’objectif réel n’est pas celui annoncé. [...]

Le fait que ce moyen de transport soit à ce point si peu pratique, si décalé face aux attentes réelles des consommateurs et des capacités fonctionnelles auxquelles nous pouvons prétendre avec les technologies modernes n’est pas un hasard : c’est précisément pour bien marquer socialement les gueux, ces foules puantes et vrombissantes qui roulent en diesel, de l’élite éclairée qui se déplace parcimonieusement dans des véhicules silencieux qui n’émettent aucune fumée.

Oui, le fait d’opposer riches aux pauvres n’est pas un effet pervers malencontreux de ces mesures, c’est un effet primaire recherché, c’est un “diviser pour mieux régner” basé sur le mépris le plus pur.

Le pouvoir actuel a perdu tout pied avec la réalité et avec le peuple qu’il prétend représenter tout en lui crachant à la figure. Et pour le moment, trop nombreux sont ceux qui prennent ceci pour de la pluie.

Ce pays est foutu.

24 septembre 2022

H16

Élisabeth Borne lance un nouveau (rantan)plan vélo !

Le temps passe vite mais pas assez pour tout oublier. C’est ainsi qu’on se souvient d’il y a un peu plus d’un an, une certaine Elisabeth Borne lançait avec brio un premier plan vélo qui permettait enfin à chaque Français d’entrer – en pédalant – dans le XXIème siècle. Pour parfaire les résultats déjà flamboyants de ce premier plan vélo, voilà poindre à présent un second plan vélo dont on renifle déjà les parfums de réussite auprès d’un public qu’on sait évidemment conquis.
On dit généralement que l’intelligence se caractérise notamment par une capacité à s’adapter aux paramètres changeants de son environnement. À contrario, l’obstination, l’entêtement crâne et parfaitement décalé des réalités du terrain d’Elizabeth Borne à mettre tout le monde sur des biclous permet d’établir une assez bonne mesure des prouesses qui nous attendent alors qu’on pressent, intuitivement, que le premier ministre n’a pas encore donné toute sa puissance pour faire absolument n’importe quoi. Le niveau n’est pas encore olympique et nous ne sommes apparemment qu’à 0,78 BLM, la référence étalon d’un certain Bruno de Bercy.

Et alors que le premier plan avait enfin permis à tant de Français d’acquérir une bicyclette grâce à l’argent gratuit du contribuable, ce second plan entend créer un inestimable et indispensable « Comité interministériel du vélo », dont les membres – les ministres concernés comme celui des transports, de l’énergie, de la santé, des sports, et pourquoi pas de l’éducation, de l’armée ou des solidarités à aile delta avec biturbo chromé et j’en passe – pourront se réunir tous les six mois, afin de piloter au plus près la pénétration du vélo dans tous les foyers français.

250 millions d’euros, c’est une paille en ces temps d’opulence joyeuse qui seront donc mobilisés afin de – je cite la presse extatique – « faire émerger une filière vélo nationale », ce qui est une bonne étape pour imposer la mobilité douce à tous dont le but est, je vous le rappelle, de trouver des méthodes douces pour écraser du piéton et créer des embouteillages monstres dans les grandes villes.

Il faut au moins ça ! Pensez donc : la France ne peut pas, après avoir maîtrisé le nucléaire, l’espace, les trains grande vitesse et le minitel, s’arrêter en si bon chemin là où quelques coups de pédale supplémentaires la propulseraient à l’évidence dans le talus du bonheur et l’ornière d’une révolution industrielle capable à elle seule de faire du pays une nouvelle référence en technologies de pédalomanie.

Ces investissements, qui s’étaleront langoureusement comme les anchois sur les canapés des cocktails-parties de l’Élysée jusqu’en 2027, entendent également amener toute une classe d’âge à la maîtrise de ces engins d’avenir. À l’instar du baccalauréat qui a permis là aussi à toute une classe d’âge de maîtriser fièrement la lecture, l’écriture et les tables d’addition et de multiplication jusqu’à 6, on peut donc s’estimer confiant qu’en 2027, tous les enfants de France sauront rouler en tricycle électrique bridé, avec un casque et sous la surveillance d’un fonctionnaire dûment accrédité.

Une question, évidente, taraudera sans doute le lecteur attentif : à quand un plan trottinette ? Assurément, quelques centaines de millions d’euros – tout au plus – permettraient à la fois de conscientiser l’automobiliste pollueur, d’éduquer les usagers de ces nouveaux moyens de transports aux règles indispensable de la route et (surtout) du vivre ensemble, et à la fois d’aménager encore un peu plus quelques pistes trottinettables dans les grandes villes.

Si l’on compte sur la disparition des voitures (inévitable aux dires de certains) et à part quelques vélos, les routes seront donc à peu près vides, relançant mécaniquement l’intérêt pour réapprendre les déplacements à cheval. Cela posera d’autres soucis, mais on s’en fiche complètement car alors, la Startup Nèchion sera en totale résonnance avec Gaïa, maîtrisera des technologies vues nulle part ailleurs et aura ce parfum (inimitable) de crottin de la fin du XIXème siècle que les touristes se battront pour venir humer.

Pas de doute, avec ce nouveau plan vélo (et son comité interministériel lunaire), le moquage de visage est total, complet, visible et indéniable.

Petit-à-petit, on peut même espérer que cette visibilité parvienne à toucher tout le monde et lui montrer que le verdissement à marche forcée rend l’ensemble du pays invivable : dans ce qui s’apparente à une déroute intellectuelle majeure et l’absence de toute planification (mais qui est, en réalité, parfaitement voulu), on pousse les gens vers les voitures électriques alors même qu’on fait absolument tout pour réduire la production électrique disponible, depuis les décisions politiques qui ont fait semblant de libéraliser le marché de l’énergie (et quelle farce !) jusqu’aux fermetures arbitraires de centrales, en passant par la revente à perte d’électricité ou de l’achat de gaz pour le compte d’une Allemagne qui n’a cessé de planter des poignards dans le dos de ses partenaires européens, notamment la France.

On en arrive maintenant à inciter les niais à se procurer des voitures électriques (ce qu’ils font, les niais !) tout en leur expliquant calmement qu’on devra probablement s’abstenir de les charger cet hiver pour éviter des soucis. La Schadenfreude des possesseurs de voitures thermiques ne compensera pas la misère qui, elle, s’abattra sur tous sans distinction (à l’exception des politiciens qui ont consciencieusement poussé ces âneries abyssales dans les tuyaux législatifs).

Pour rappel, la décision de fermeture de 12 réacteurs supplémentaires n’a toujours pas été annulée par la brochette de sinistres enflures qui nous gouvernent.

Ce pays est foutu.

11 septembre 2022

Les dindons de la farce

Eric Vial

Cette semaine au Royaume-Uni - qui ne connaît pas de bouclier tarifaire -, le plein d’une voiture électrique coûte plus cher que le plein d’une voiture qui roule à l’essence.
Tous les spécialistes estiment que c’est ce qui attend les Français pour ces prochains mois.
La guerre en Ukraine a bon dos. Elle ne peut pas tout expliquer.
La réalité est bien plus prosaïque : c’est l’impréparation de nos dirigeants durant ces quinze dernières années, leur manque de vision. Ils ont clairement une responsabilité.
Pour faire face aux injonctions de l’écologie politique nous avons baissé volontairement notre production électrique alors que dans le même temps nous poussions les consommateurs à l’augmenter : mais quel paradoxe stupide.
Ainsi la France qui était un exportateur d’électricité est devenue aujourd’hui un importateur d’électricité. Elle a perdu son indépendance énergétique. Nous en sommes à livrer du gaz à l’Allemagne pour qu’elle puisse nous produire de l’électricité.
Résultat, dans certains pays occidentaux, des recommandations sont déjà faites pour que les détenteurs de voitures électriques ne les rechargent que dans les heures creuses afin de ne pas surcharger le trafic électrique.
Au-delà de la voiture personnelle, c’est bien tout le système de nos mobilités collectives qui va être affecté par la hausse du prix de l’électricité et notamment le train.
Le même phénomène se retrouve pour ceux qui se chauffent aux pellets de bois.
Dans le cadre du plan de transition énergétique, l’État a encouragé les particuliers à remplacer leurs anciennes chaudières par des poêles à granulés. Des incitations fiscales ont permis à de nombreuses familles de supporter des investissements lourds pouvant aller jusqu’à 10.000 € mais avec cette promesse : « votre consommation de chauffage ne vous coûtera quasiment plus rien ».
Or les granulés de bois sont aujourd’hui sujets à une inflation inédite. En juillet 2021, la tonne de granulés était vendue autour de 295 €, elle atteint près de 850 € aujourd’hui : insupportable pour le budget des ménages.
Au bout du compte le marché a gagné deux fois. Une fois parce qu’il a fallu renouveler des installations onéreuses, une autre fois en créant une dépendance énergétique permettant de valoriser le pellet de bois. Une vraie leçon de mercantilisme.
Bref, cette société semble toujours très inventive pour soutirer de l’argent aux familles et se créer de la richesse. 7/9/2022