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20 janvier 2026

Marc Amblard
20/1/2026

USA - GROENLAND : LE SAVIEZ-VOUS ?


En 1946, le président américain démocrate Harry S. Truman a proposé formellement au Danemark de lui acheter le Groenland (bien moins autonome à l’époque) pour la somme de $100 millions en or. L’offre n’a pas été acceptée, pas plus que les offres précédentes.
La volonté des USA de contrôler cet espace n’est donc pas récente.
Pourquoi ?

1) La raison militaire

En 1951, un accord de défense avec le Danemark a accordé à Washington un rôle majeur dans la défense du Groenland, incluant le droit de construire et de maintenir des bases militaires. L’explication est assez simple à comprendre selon le spécialiste Marc Jacobsen, professeur au Collège royal de défense danois (interview à la BBC en janvier dernier) :
"Si la Russie devait envoyer des missiles vers les USA, la route la plus courte pour les armes nucléaires passerait par le pôle Nord et le Groenland, c'est pourquoi la base spatiale de Pituffik est extrêmement importante pour la défense des États-Unis."

2) Les ressources naturelles

Le Groenland possède certaines des plus grandes ressources inexploitées de terres rares au monde. Or, celles-ci sont essentielles à de nombreuses technologies comme les composants électroniques, les batteries embarquées et plus récemment l’intelligence artificielle. Les sols américains sont malheureusement assez pauvres en terres rares, poussant le pays à s’approvisionner... en Chine (!).
On comprend mieux dans ce contexte pourquoi l’actuel président américain avait déjà manifesté son intérêt pour cet immense désert blanc dès son premier mandat en 2019.
Ceux qui pensent que ses propos (certes, parfois maladroits et agressifs) relèvent d’un caprice mégalo n’ont probablement pas bien saisi les enjeux stratégiques du sujet.

17 janvier 2026

Groenland : la menace chinoise surgit pile au bon moment

Gastel Etzwane
17/1/2026

« L’OTAN n’autorisera pas la Russie et la Chine à utiliser l’Arctique à des fins militaires. »
Boris Pistorius, ministre allemand de la Défense
C’est donc officiel. Si quelques soldats européens ont été envoyés au Groenland, ce n’est évidemment pas à cause des déclarations répétées du président américain sur l’île. Non. C’est parce que la Russie et la Chine représenteraient soudain une menace imminente dans l’Arctique. Une menace apparue, comme par magie, exactement au moment où Washington s’est mis à parler du Groenland comme d’un actif stratégique à sécuriser.
La Russie, puissance arctique depuis des siècles, et la Chine, qui n’a ni bases ni troupes sur place, justifieraient donc l’envoi de quelques valeureux soldats européens. Une réponse ferme, symbolique et parfaitement dissuasive face à deux géants militaires.
De quoi faire trembler Moscou et Pékin… ou au moins les ours polaires, désormais officiellement sous protection OTAN.
Car personne n’est dupe. Ce micro-déploiement n’a aucun impact militaire réel. Il ne protège rien, ne dissuade personne et ne modifie aucun rapport de force. Il sert à produire un communiqué, une photo, une posture. Une manière élégante de dire « nous existons aussi » sans jamais prononcer le mot « États-Unis ». En diplomatie, on évite de nommer l’éléphant dans la pièce. On invoque la Chine, c’est plus commode.
La Chine, d’ailleurs, joue ici le rôle parfait : suffisamment lointaine pour ne pas répondre, suffisamment inquiétante pour justifier n’importe quoi, et suffisamment absente du Groenland pour ne pas compliquer le récit. Quant à la Russie, elle est devenue une variable automatique : on la mentionne par réflexe, comme une incantation.
La France n’est évidemment pas en reste. On imagine déjà les soldats français déployés pour défendre le patrimoine gastronomique arctique contre une invasion de sushis chinois et de bortsch russes. Des légionnaires en parka, préparant des rations de survie à base d’escargots polaires, afin de préserver la haute cuisine européenne. Zéro rapport avec Washington, bien entendu.
Les Britanniques, eux, seraient là pour protéger l’Earl Grey contre une infiltration de thé vert chinois et de samovars russes. Le SAS, en mission sur les icebergs, veillerait à ce que l’eau bouillante reste strictement conforme aux standards de l’après-midi londonien. La souveraineté commence toujours par la théière.
Quant aux pays nordiques, ils surveilleraient trolls, aurores boréales et saunas ancestraux, de peur que Moscou ou Pékin ne s’en emparent pour en faire des attractions géopolitiques. L’important n’est pas la crédibilité de la menace, mais la cohérence du discours.
Au final, tout le monde sait pourquoi ces soldats sont là.
Tout le monde sait que c’est purement symbolique.
Mais tout le monde fait semblant de croire à une autre histoire.
Une petite comédie arctique, parfaitement huilée, où l’on brandit la Russie et la Chine pour ne pas avoir à dire ce qui fâche vraiment. Une diplomatie du froid, réchauffée par l’hypocrisie.

7 janvier 2026

Kuzmanovic Georges
6/1/2026

Le Groenland sera américain - le révélateur de l'impuissance européenne


Le Groenland n’est plus seulement un territoire arctique isolé : il est au cœur d’une bataille mondiale pour les ressources et l’influence. Sous l’impulsion de Donald Trump, les États-Unis s’apprêtent à en prendre le contrôle. L’Europe, elle, regarde passer l’histoire.

“Les grands pays le sont pour l'avoir voulu.”
Charles de Gaulle

Le cas du Groenland est le révélateur brutal du déclassement stratégique des pays d'Europe

L’image pourrait prêter à sourire si elle ne traduisait pas en réalité un basculement historique. Voir les dirigeants européens – en particulier les plus atlantistes – s’agiter, s’indigner, parfois s’affoler face à la perspective désormais certaine d’une prise de contrôle américaine du Groenland, dit tout de l’état de faiblesse stratégique des Etats qui composent l'Union européenne - celle-ci n'ayant aucune envergure stratégique, quoi qu'en pense Ursula von der Leyen, Emmanuel Macron, Kaja Kallas ou Raphaël Glucksmann dans leurs fantasmes fédéralistes.

Cette évolution n’est pas un coup de tonnerre isolé. Elle est l’aboutissement de plus de trente années d’abandon progressif de toute autonomie politique, militaire et diplomatique de chacun des Etats européens pris individuellement au profit des États-Unis - l'Union européenne actuelle ayant été un des vecteurs principaux de cette inféodation, ainsi que l'avais parfaitement compris le Général de Gaulle. Depuis le traité de Maastricht, l’Union européenne a renoncé à exister géopolitiquement autrement qu’en tant que prolongement occidental de Washington. Son fonctionnement même empêche les Etats membres de toute autonomie stratégique ; on le voit avec la Hongrie et ses petites velléités de souveraineté. L'annexion du Groenland ne sera qu’une étape supplémentaire – et spectaculaire – dans cette dynamique.

Totalité de l'article ⇒  ici 

8 juin 2025

Gilles Casanova
8/6/2025

Voyage d'Emmanuel Macron au Groenland

La communauté européenne face aux menaces américaines

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