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31 octobre 2022

mélimélo

⬦ [Halloween] J'ai mis une photo de Sandrine Rousseau sur ma porte. Aucun gosse déguisé en monstre n'ose s'approcher. Je crois même que certains s'enfuient en courant, complètement traumatisés. J'y suis peut-être allé un peu fort cette année. J.S.

⬦ Ne pas oublier qu’aujourd’hui avec la Rousseau, la Garrido ou la Autain, Coluche serait considéré comme un extrémiste d’extrême droite !

⬦ J'ai une idée : collecter les perles des macronistes enragés. On pourrait faire un bêtisier de centaines de pages avec ça !

⬦ Ukraine : terrible drame... BHL a été abattu par un chasseur ukrainien qui l'a confondu avec une galinette cendrée. BHL était couché dans l'herbe, tandis que, debout, le photographe de Paris-Match prenait des clichés de notre héros national. JCB

⬦ La philosophie à la sauce BHL... plus indigeste que la sauce béchamel.

⬦ Il faudrait arrêter de vendre tous les jours la peau de l’ours russe avant de l’avoir tué.

⬦ Sachez que si une bombe atomique détruit la France, ce sera à cause des gens qui ne sont pas vaccinés. G.E.

⬦ Il est plus facile de tromper les gens que de les convaincre qu’ils ont été trompés.
Mark Twain

⬦ OK, pour la gifle, je suis d’accord, c’est une faute. Mais la fessée, on peut ou pas ?

⬦ On ne sait pas conserver l’électricité. La nuit, les monuments illuminés ne risquent pas de faire sauter le réseau. C’est de l’obscurantisme que de vouloir les mettre dans l’obscurité.

⬦ L'amour ne veut pas la durée ; il veut l'instant et l'éternité. Friedrich Nietzsche

⬦ Le temps d'apprendre à vivre, il est déjà trop tard.
Louis Aragon

Covid : le délire sanitariste

Interview d'Anne-Sophie Chazaud par franc-tireurs, PUTSCH
5/10/2022 - Dernière mise à jour : 14/10/2022

Vous parlez de délire sanitariste. Quels sont les grands enseignements de société que vous tirez de cette crise du Covid ?

Anne-Sophie Chazaud : Les enseignements que l’on peut tirer de la crise Covid (et dont la totalité des effets n’a pas fini de se faire sentir durablement) sont innombrables.

Je parle en effet de « délire sanitariste » en renvoyant délibérément le traitement de la crise Covid à son évidente dimension de psychopathologie alors même que contester cette gestion n’a cessé d’être présenté (par un curieux renversement de la réalité) comme relevant de l’irrationalité (« complotisme », « charlatanisme », « anti-science » et autres procès en sorcellerie de toutes sortes.). L’autoproclamé « cercle de la Raison » n’a pourtant cessé de produire en abondance des situations toutes plus ubuesques et absurdes les unes que les autres (songeons par exemple à l’auto-attestation de sortie sur un périmètre et une durée aléatoires, déterminées au doigt mouillé, ou encore au phénomène cocasse de « plage dynamique » surveillée avec zèle par les apôtres de cette folie furieuse ; songeons plus tragiquement aux personnes âgées privées de tout contact avec le monde extérieur et mortes dans la solitude, songeons à cette vieille femme verbalisée parce qu’elle tentait de communiquer par mots écrits avec son mari résident en Ehpad à travers une vitre, ce qui lui fut interdit, songeons à tous ces jeunes désormais suicidaires et dont la santé mentale a été tout simplement sacrifiée sur l’autel du confort psychologique de boomers hypocondriaques et effarouchés, découvrant avec effroi après avoir abondamment joui sans entraves leur propre finitude comme d’autres découvrent la lune, et tant d’autres horreurs dont nos sociétés se revendiquant bruyamment de l’humanisme devraient concevoir une honte éternelle…). (...)


ZFE : des sanctions automatiques et un objectif crapuleux

H16

Comme le mentionnait un précédent billet d’il y a seulement quelques mois, tout se met en place pour (enfin !) ostraciser un peu plus les pauvres hors des villes.

Oui, vous avez bien lu : avec l’implantation de ces “Zones à Faibles Émissions”, les voitures “polluantes” seront interdites ♩ ce qui garantira ♪ enfin des villes propres ♫ à l’atmosphère respirable ♬ puisque c’est, du reste, le but affiché très officiellement.

Bien évidemment, par “faible émission”, on n’entend pas “faible émission d’âneries” ce qui garantirait la disparition d’un paquet d’écologistes boboïdes de ces mêmes centres-villes, mais bien “faible émission de dioxyde de carbone” qui, comme chacun le sait, est un abominable polluant sans lequel le climat serait hypothétiquement plus froid et la Terre certainement sans vie.

Et pour s’assurer que ces zones seront bien respectées, on apprend – par le truchement d’un de ces comités ministériels froufroutant – la mise en place d’un système de “contrôle sanction automatisé” contre les véhicules ne répondant pas aux normes ubuesques des agglomérations concernées par le dispositif, d’ici au second semestre 2024.

Autrement dit, si votre véhicule n’a pas sa petite vignette truc-bidule et son petit contrôle machin-chouette à jour, si son constructeur ne peut pas garantir que son moteur n’est pas finement syntonisé avec Gaïa pour une parfaite harmonie de déplacement éco-conscient, alors vous allez vous prendre prune sur prune ce qui, à 750 euros la prune, risque de vite calmer les ardeurs des artisans, professions libérales, livreurs et autres taxis un peu foufous qui se risqueraient encore à venir travailler dans ces Zones devenues de Faible Intérêt Économique.

Bien évidemment, pour “accompagner” cette pluie drue de coups de massue écolo-punitifs, le gouvernement fait mine d’aider les particuliers à “transitionner”, ce nouveau mot à la mode qui permet indistinctement de changer d’opinion politique, de sexe ou maintenant de moteur de voiture : des aides de plusieurs milliers d’euros d’argent gratuit en provenance directe de la poche des autres sont donc prévues pour aider à l’acquisition rapide de voitures électriques afin d’inciter même les gueux pauvres à se tourner vers ces engins.

Tout ceci se déroule gentiment alors que le pays, on le rappelle, est actuellement au milieu d’une crise énergétique notable dans laquelle tout semble avoir été fait pour que nos centrales nucléaires ne soient pas remises rapidement en fonctionnement. Nous comptons actuellement un nombre record de réacteurs à l’arrêt, c’est aussi ballot que fortuit – puisqu’on vous le dit – et quoi qu’il en soit, cela n’aide certainement pas à améliorer les perspectives du passage à un “tout électrique” de plus en plus grotesque et chimérique.

Grotesque parce que la voiture électrique n’est absolument pas adaptée à la plupart des usages qui sont actuellement fait de ce moyen de transport économique, pratique et efficace lorsqu’il est équipé d’un moteur thermique. Muni de batteries, c’est en réalité rapidement l’enfer comme en témoignent des douzaines d’expériences de terrain et des reportages réalistes.


Concrètement, ces voitures électriques sont une version vitaminée des voiturettes de golf, c’est-à-dire pratiques pour des petites distances, des terrains adaptés et des petites courses, et à peu près rien au-delà sans débourser à la fois des sommes folles et disposer d’un temps de rentier pour les recharges à rallonge à chaque déplacement un peu conséquent.

Chimérique aussi puisque les lois de la physique étant ce qu’elles sont, ni les densités des batteries actuelles, ni les réseaux électriques couramment déployés, ni les puissances de production dont on dispose ne permettent, en rien, la montée en charge à de millions de véhicules tétant goulûment à la grille à chaque occasion possible.

Ces ZFE sont en réalité l’illustration parfaite de l’aberration complète de cette transition à marche forcée vers le “tout-électrique”.

Ces véhicules sont en réalité deux à trois fois plus polluants à la production et au recyclage (quand il existe) de leur équivalent thermique tant l’extraction, la transformation et l’utilisation des terres rares nécessaires aux batteries impactent négativement l’environnement (pour rappel, il faut faire évaporer environ un million de litres d’eau pour récupérer une tonne de lithium). Et là, on parle d’une pollution des sols et de l’air autrement plus corrosive et gênante que ce CO2 sans lequel nous sommes tous très concrètement morts.


Pire, la vente forcenée, poussée artificiellement à grand frais de ces véhicules va provoquer une casse sociale sans précédent : non seulement, le nombre d’opérateurs à la construction sur une voiture électrique est bien plus faible que pour une voiture thermique ce qui signifie, à terme, d’énormes licenciements chez les constructeurs automobiles, mais en plus l’essentiel de la valeur ajoutée d’un véhicule électrique est maintenant situé en Chine, ce qui accroît encore notre dépendance à ce pays et ajoute à la désindustrialisation française.

Avec la mise en place de ces ZFE et des sanctions qui vont les entourer, on est dans l’application d’une décision dogmatique et dénuée de toute nuance, de tout rapport avec la réalité et qui ne va provoquer aucun des effets souhaitables attendus, et tous les effets indésirables prévisibles.

Or, quand on observe ce qui s’est passé depuis le premier mandat de Macron, aucun doute n’est permis : l’objectif réel n’est pas celui annoncé. [...]

Le fait que ce moyen de transport soit à ce point si peu pratique, si décalé face aux attentes réelles des consommateurs et des capacités fonctionnelles auxquelles nous pouvons prétendre avec les technologies modernes n’est pas un hasard : c’est précisément pour bien marquer socialement les gueux, ces foules puantes et vrombissantes qui roulent en diesel, de l’élite éclairée qui se déplace parcimonieusement dans des véhicules silencieux qui n’émettent aucune fumée.

Oui, le fait d’opposer riches aux pauvres n’est pas un effet pervers malencontreux de ces mesures, c’est un effet primaire recherché, c’est un “diviser pour mieux régner” basé sur le mépris le plus pur.

Le pouvoir actuel a perdu tout pied avec la réalité et avec le peuple qu’il prétend représenter tout en lui crachant à la figure. Et pour le moment, trop nombreux sont ceux qui prennent ceci pour de la pluie.

Ce pays est foutu.

Nous étions « en guerre »

Jean Mizrahi

Chaque Français devrait regarder ce reportage diffusé sur Arte, une chaîne de télévision publique qu’on pourra difficilement accuser de complotisme. Il y a beaucoup de leçons à tirer de cet épisode de la pandémie de COVID. J’en retiens en premier lieu les éléments suivants :
- L’Institut Pasteur est un organisme mythique en France parce que son fondateur l’est au moins autant. L’établissement de Lille a, quant à lui, été fondé par Calmette qui est l’un des inventeurs du BCG, vaccin contre la tuberculose tout aussi mythique en matière de vaccination. Pourtant l’État n’a apporté aucune ressource à cet institut lillois, alors que dans un délai record de deux mois, ses équipes avaient identifié une molécule, le Clofoctol, susceptible de bloquer la maladie. C’est auprès d’un industriel français (la famille Arnault) que l’institut a pu trouver ses premiers fonds un peu significatifs pour progresser dans ses recherches. L’État qui dépense 60% du PIB chaque année, et qui enchaîne les déficits, n’a pas cru bon d’apporter quelques millions à un moment où le pays, et même le monde, traversait une crise sanitaire exceptionnelle.
- Jean Castex, qui a été alerté très tôt par les responsables de l’institut lors d’une de ses visites, a visiblement refusé de prendre en compte les suggestions qui lui étaient faites et a ostensiblement ignoré la piste qui s’offrait à notre pays. Cet homme a donc potentiellement du sang sur les mains, même si à ce stade le Clofoctol n’a pas pu être testé systématiquement auprès de malades.
- Nous disposons à Lille d’une équipe scientifique qui a visiblement effectué un travail remarquable, car systématique et guidé par une solide méthode scientifique. Cette équipe s’est fait maltraiter par la bureaucratie parisienne qui lui a refusé tout label pour une recherche prioritaire - alors que les morts s’accumulaient - pendant de très longs mois, en multipliant les manœuvres dilatoires et les vexations. Nous assistons au phénomène classique d’entités locales dont le travail est paralysé par des administratifs guidés par des énarques qui savent tout sans avoir jamais rien appris.
- Le Clofoctol est, comme d’autres molécules qui ont été testées contre le covid (Ivermectine, Hydroxychloroquine…), une molécule qui est parfaitement connue, qui a été administrée à de très nombreux malades - dont des enfants - pour d’autres infections, et qui n’a pas d’effets secondaires significatifs. Le refus systématique des autorités parisiennes de santé, non seulement de tester sérieusement et de bonne foi (j’insiste sur le terme bonne foi qui est au cœur de la question) ces molécules sur des cohortes importantes, et de considérer toutes les études qui ont pu être faites un peu partout dans le monde pour certaines d’entre elles, mais aussi de les administrer dans l’espoir de réduire la mortalité, est exemplaire d’une science stalinienne : nous avons là des bureaucrates et des médecins de pacotille qui se réfugient derrière des « protocoles habituels » sans laisser leur cerveau fonctionner ne serait-ce qu’une minute pour bloquer toute accélération d’un processus de recherche pouvant mener le cas échéant à des résultats, et pouvant réduire la mortalité. Plus de deux ans après le début de la pandémie, nous avons actuellement en France 70 décès (certes très âgés) chaque jour, et sur la dernière année, il n’y a eu en moyenne pas moins de 30 décès par jours en dépit d’une politique vaccinale insensée avec des néo-vaccins qui n’ont jamais achevé leur phase 3 et dont il apparaît chaque jour un peu plus (j’en suis notamment la victime) qu’il engendre des effets secondaires très dommageables. Rien n’a été fait pour éprouver le Clofoctol à grande échelle, alors que cela serait extrêmement simple.
J’en tire pour ma part plusieurs leçons :
1. Nos politiciens préfèrent brûler 600 Milliards d’Euros en subventions aux particuliers et aux entreprises que de donner quelques millions à un organisme de recherche de notoriété internationale dans l’espoir d’identifier un traitement.
2. Notre superstructure politique se réfugie derrière des idées simplistes pour identifier des solutions, plutôt que d’adopter une démarche pragmatique basée sur la science. Dès lors que les États Unis ont avec Trump placé le « vaccin » en tête de leurs priorités, les politiciens français ont emboité le pas sans se poser la moindre question et sans écouter ceux qui savent le plus : les scientifiques. La façon dont Didier Raoult a été traité par le pouvoir, et par des médias proches du pouvoir, est exemplaire à cet égard. On est dans la croyance religieuse plus que dans la démarche pour le bien du pays. Nos intérêts publics sont sacrifiés. Je ne sais pas si le Clofoctol est la bonne solution, mais nous devons reconnaître que rien n'a été fait pour le savoir.
3. L’État est tellement défaillant que des intérêts privées doivent se substituer à l’effort public pour financer ce qui est important. Je n’y vois nullement la trace d’un « néolibéralisme », mais essentiellement la faillite des élites énarchiques : Macron et Castex sont deux énarques, on a payé le prix d’un pouvoir accaparé par un petit club très fermé et aveugle qui se coopte.
4. L’État n’est plus dirigé. Les bureaucrates et les administratifs ont pris le pouvoir aux dépens des unités de production locale, et ce que j’appelle unités de production couvre à la fois les instituts de recherche, les écoles ou lycées, les hôpitaux, etc. Nous devons retrouver un État qui fonctionne, et pour cela il faut évincer les dizaines de milliers d’administratifs qui bloquent le système.
La France va très mal, et les causes en sont connues. Il est plus que temps de s’attaquer aux solutions, et cela passe par un changement de système politique. Assez de politiciens professionnels qui n’ont jamais rien fait de leurs dix doigts comme les Macron, Mélenchon et autres le Pen. La société civile doit réinvestir le champ de la politique, c’est une urgence si nous ne voulons pas plonger encore plus profondément. Si un jour nous sommes réellement en guerre, la France aura besoin d'autres généraux que ceux que nous avons connus jusqu'à présent sur le COVID ou sur l'énergie.


30 octobre 2022

Liberté d'Expression

Gérard Boyadjian

"Le retour de bâton était tellement prévisible, qu'on se demande encore qu'ils ne l'aient pas prévu, ni même envisagé."
À l'instar des autres plateformes, lorsque le réseau social Twitter, par le biais de ses approbateurs et contrôleurs zélés, a commencé à censurer tous les propos qui ne rentraient pas "dans leurs standards de la communauté", qu'il a banni les utilisateurs tenant des propos contraires à l'idéologie qu'il prônait, qu'il en est arrivé jusqu'à fermer le compte de l'ancien président américain Donald Trump...
Beaucoup se sont retranchés derrière le fait que le réseau exerçait son droit légitime et ont justifié cette décision par le fait qu'il s'agit d'une entreprise privée.
Aujourd'hui, étant donné que le réseau vient de changer de propriétaire (et de direction), certains comprennent que le braquet a changé et que "ses standards aussi".
Inquiet et alerté, le commissaire européen Thierry Breton, réfute désormais ce qu'il justifiait hier : "Le fait qu'une entreprise privée puisse appliquer sa propre politique et standards".
Il menace Twitter et exige formellement que Twitter se soumette aux règles de l'Union européenne.
Trop tard guignols !
Vous n'avez JAMAIS défendu la Liberté d'Expression.
Vous n'avez défendu que votre son, votre voix, votre propre et manifeste inclinaison... À déraison.
Aujourd'hui que la vibration a changé d'horizon, vous assimilez, un peu couillons, que vous êtes les prochains sur la liste "de la chasse aux cons".
La Liberté d'Expression n'est pas un simple droit, c'est bien plus que ça !
C'est le son qui s'affranchit de tous vos standards en carton, votre pathétique droit en pleine putréfaction, toute votre structure juridique risible qui s'effondre à l'unisson.
La Liberté d'Expression, c'est une respiration.
"Le retour de baton" a quelque chose de profondément jubilatoire, de jouissif, d'orgasmique... Surtout lorsqu'il s'abat sur tous les petits procureurs de la pensée (de l'U.E), qui aujourd'hui se retrouvent réunis, démunis, tel parterre de bouffons, à qui on répond :
Désormais, vos lois bidons, votre droit en carton et toutes vos décisions remplies de larmoyantes incantations ne rentrent plus "dans les standards de notre communauté".
Les règles viennent de changer "bande de p'tits nazillons" !


Ciotti : expliquer l’inexplicable

Gilles La Carbona

Le grand show se poursuit chez les LR, avec Ciotti, au micro de RMC, qui tente à son tour d’expliquer pourquoi il était utile, voire nécessaire, de trahir l’opposition, en votant contre la motion de censure. L’homme, en presque pédagogue, nous explique doctement que voter la motion de censure, ce serait avoir Mélenchon comme premier ministre et Marine comme ministre de l’Intérieur. Au-delà du délire du propos, destiné à attiser les peurs, ce qui est la marque de la macronie, dont il reprend les préceptes, on comprend mieux pourquoi depuis le 25 octobre, l’argument est vide, l’allégation stupide et sans fondement, à l’image de son parti, vidé du bon sens, gorgé de trahisons et de renoncements. Le voilà, à se contorsionner dans l’espoir de s’attirer les bonnes grâces d’un électorat qui fuit désormais, cherchant dans la démagogie, un hypothétique rebond électoral. L’hémorragie ne va pas s’arrêter et il est probable qu’aucun de ces collaborateurs zélés du macronisme ne retrouvera son siège après une éventuelle dissolution.
« Faut-il en pleurer, faut-il en rire ? » chantait Ferrat. Ni l’un ni l’autre, le sort qui les attend n’est que celui qu’ils se construisent, à force de retournements de veste. Les LR n’ont toujours pas compris que derrière leur siège, il y avait des électeurs et qu’eux, loin de tremper dans de sordides compromissions, voulaient une opposition qui s’oppose et non des valets à la solde de Macron. On ne peut pas expliquer sans risque qu’il faut être gentil avec le pouvoir et raisonnable pour ne pas créer du chaos : c’est le chaos. Ils sont si peu à l’aise avec leur choix, qu’ils sont obligés de le justifier. Tout cela est bien peu convaincant, comme le montrent les commentaires des internautes, qui n’ont pas l’air de gober ces explications calamiteuses. Certes ils vont encore pérorer sur les bancs de l’Assemblée nationale, mais le retour dans les circonscriptions risque de s’avérer douloureux. Leur parole est discréditée, la confiance est brisée… et le pronostic vital est engagé.


Soignants : la France bête et méchante

Pierre Duriot

L’évidence s’impose à tous, sauf à la France et un par un, plusieurs pays industrialisés réintègrent les personnels soignants non-vaccinés. Aux États-Unis, en Italie, par exemple, cependant qu’en Allemagne et au niveau de l’Europe, les révélations se multiplient sur les dessous de ce qui pourrait bien devenir le scandale de ce siècle naissant. On n’ose même plus dire le scandale du siècle, tant ces affaires se multiplient. D’autres pays donc, ont bien compris l’intérêt de retrouver ces personnels soignants, puisqu’il faut maintenant faire face à une recrudescence de crises cardiaques, comme dernièrement à Séoul, où des dizaines de personnes ont été prises en charge en arrêt cardiaque, lors des célébrations d’Halloween. Il s’agissait certes d’une bousculade, mais ce n’était pas la première dans le cadre de ces manifestations, lesquelles ne produisent habituellement pas ces effets. Même chose en Allemagne, où le Ministre de la santé a fait ouvrir des services dédiés aux pathologies cardiaques en recrudescence.

En France, on ne bouge pas. Le président se lamente à la télévision, sur les services hospitaliers qui ne sont plus à la hauteur, décrète des mesures d’urgence pour sauver la pédiatrie, mais ne se décide pas à proposer le retour à plus de 15 000 soignants non-vaccinés, virés sans ménagement. Il va même jusqu’à expliquer qu’ils ont « quitté le métier », alors qu’il les a fait licencier par Elizabeth Borne, selon une formule « sans indemnités » totalement illégale, complètement inexistante en droit du travail français et qui pourtant n’a fait bouger personne. Il est vrai que l’heure en était quasiment à vouloir tuer les non-vaccinés qui faisaient l’objet de discours violents et haineux à longueur d’antenne, sans que là non plus, la justice ne trouve quoi que ce soit à redire.

Depuis, la roue a tourné et les constats sont bien là partout : la vaccination n’a empêché ni la transmission, ni la maladie et si on s’accroche encore au mythe de l’évitement de la « forme grave », il apparaît de plus plus en plus que les vaccins ont évité la forme grave à ceux qui, de toute façon, n’en auraient pas faites : les moins de 60 ans, sans comorbidité. Quant aux plus de 60 ans et aux personnes fragiles, ils sont tout de même morts, si bien qu’on a de la peine à mesurer la protection effective apportée par un produit, présenté comme fiable à 95 % voici 18 mois et sur lequel désormais, plus personne ne se hasarde à faire le moindre pronostic.

Macron s’accroche au mythe en forme de mensonge, braque de manière démente de braves gens dont on aurait besoin, juste pour ne pas avoir à se faire remarquer qu’il s’est trompé, alors que tout le monde reconnaît qu’on s’est trompé. Au RPF, nous avons toujours tenu la même ligne : le vaccin doit relever du choix libre et éclairé et n’est pas, en droit du travail, un motif de licenciement. Au jour d’aujourd’hui, il apparaît que l’on pourrait plus aisément se passer des inistres qui ont piloté cette folie sanitaire, que des soignants dont on a un cruel besoin.



29 octobre 2022

Le Nom de la Dose

Eric Vial

Le petit monde de l’inquisition sanitaire et de l’église scientiste de la vaccination vient de prendre quelques coups dans ses fondamentaux. Cela suffira-t-il à une remise en cause de la doxa et de la bonne parole communément admise ? Sans doute pas.
Il y a quelques jours, devant la commission Covid du Parlement Européen, la vice-présidente de Pfizer avait admis que le géant américain n’avait jamais testé son vaccin sur le facteur de la transmissibilité du Covid-19.
« Que le vaccin n’ait pas été testé sur la chaîne de transmission, ce n’est pas très étonnant », relèvent des immunologistes et chercheurs, car « ce sont des expériences compliquées à monter ».
Pour autant, cette explication n’a pas suffi à faire retomber la colère de certains députés : « On a expliqué aux Européens que le vaccin permettait de ne pas transmettre le Covid-19 et finalement on n’en sait rien. »
Pour ajouter un peu d’huile sur le feu du débat, Le Professeur Christian Perronne, considéré comme un des principaux « antivax » du monde, ancien chef de service des maladies infectieuses et tropicales à l'hôpital Raymond-Poincaré de Garches dans les Hauts-de-Seine, qui a dirigé les plus hautes instances de santé en France, était poursuivi par le Conseil National de l’Ordre des Médecins pour ses prises de position très critiques envers la politique vaccinale du gouvernement lors de l’épidémie de Covid.
Les attaques ad hominem à son encontre ont été particulièrement virulentes : insulté, renié par la profession, démis de ses responsabilités, il a subi au plus haut niveau de l’État et dans une bonne partie de la presse, une campagne de déstabilisation et de dénigrement sans précédent.
Manque de chance pour ses pourfendeurs, dans une décision en première instance rendue le 21 octobre dernier, le professeur Perronne est blanchi de toutes les accusations dont il faisait l’objet. Aucune accusation n’est retenue contre lui, même pas la plus petite.
La justice ordinale a estimé que les prises de position de Pr Perronne, notamment sur l'hydroxychloroquine, « n'ont pas mis en danger l’action entreprise par les pouvoirs publics, dont les orientations ont changé à plusieurs reprises au cours de la période en cause ». La chambre disciplinaire a également rejeté l'accusation selon laquelle les propos dont elle était saisie relevait du « discours antivax ».
Il y a quelques heures, un juge de la Cour suprême de l'État de New York a décidé de réintégrer tous les employés non vaccinés licenciés. La Cour ordonne également un rétro paiement, déclare que l'État a violé les droits et a agi de manière arbitraire et capricieuse. Elle considère qu’être vacciné n'empêche pas un individu de contracter ou de transmettre le Covid-19.
Un peu plus tôt, la Première Ministre de l’Alberta (Canada), Danielle Smith, devant les caméras du monde entier, a présenté « ses excuses » aux discriminés à cause du vaccin Covid. Elle va réintégrer immédiatement tous les suspendus avec excuses officielles, et amnistier les amendes pour non respect des « règles sanitaires ».
Tous ces faits qui s’accumulent n’auront peut-être aucune incidence en France où le programme politique vise « à em-mer-der les non-vaccinés » - comment oublier cette phrase ? -
Mais quand viendra l’heure du jugement dernier, que personne ne m’accuse alors d’avoir été comme au Moyen-Âge, un inquisiteur qui pense que la Terre est plate. Je suis un bon croyant, mon parcours vaccinal est complet.
Mon seul tort aura été de tenter de faire prendre conscience, de poursuivre le débat, de toujours nous remettre en cause ; exactement comme Guillaume de Baskerville, dans le Nom de la Rose. Je sais, comme lui j’avais promis qu’on ne m’y reprendrait pas… Mais que voulez-vous je n’arrive pas à me conformer au monde manichéen dans lequel nous vivons.
En tout cas, je pense que la question de la réintégration de tous les personnels de santé doit être mise à l’ordre du jour. Il me semble que nous avons besoin d’eux. Et puis j’avoue ne pas me sentir à l’aise lorsque je suis confronté à leur discrimination et à leurs difficultés sociales et financières quotidiennes.


La Corée du Nord selon Jadot

Gilles La Carbona

Dans le florilège des turpitudes de notre classe politique, il se trouve toujours une belle âme pour repousser les limites. Le déjà oscarisé Jadot, l’homme aux 4.63%, s’est fendu d’une nouvelle leçon de stalinisme. Il suggère que les futures motions de censure soient « invotables » (sic !) pour le RN et veut donc écarter tout risque de voir le gouvernement se faire renverser, en interdisant de vote les élus RN, sous prétexte qu’ils sont… RN, donc « d’extrême droite ». Pratique, il ne représente personne, mais détient la vérité et décide de qui peut voter ou non.

Lui qui s’est rallié à sa cause, au soir de sa déculottée du premier tour, cherche comment protéger son ami Macron et sa solution est imparable : écarter du vote les députés qui gênent. Dans sa démence dictatoriale, il est à craindre que d’ici quelques semaines, il n’étende sa demande à l’ensemble des textes débattus à l’Assemblée nationale. Derrière cette forme de terrorisme constitutionnel, se profile surtout le vrai visage du personnage, pur produit stalinien. Sa vision du débat et du respect des institutions est angoissante. Au-delà du délire, il y a bien une attaque violente de nos institutions et l’anti constitutionnalité du propos est évidente. Elle devrait susciter à elle seule, une sanction. [...]


28 octobre 2022

LGBT

Gérard Boyadjian

Encore combien de temps laisserons-nous les Russes imposer leurs volontés immondes sur nos valeurs universelles ?
Ces gens sont le plus haut degré de l'immoralité !
En Occident, nous avons la liberté d'avoir non pas "Papa et Maman", mais parent 1, parent 2, parent 3, parent 4 etc...
A l'école, on peut avoir un prof tatoué trans avec des implants mammaires qui apprend l'importance de changer de sexe à des enfants de 6 ans, afin de devenir une fille si on est né garçon, ou l'inverse. Ou même le contraire, j'sais plus !
On a tous accès à la culture : de Booba en musique, à Franck Dubosc au Cinéma. On peut déféquer sur la place publique et être considéré comme un génie de l'art contemporain. On peut dégrader des œuvres classiques pour sauver la planète...
Tellement de libertés que de l'autre coté, ces archaïques Popovs veulent nous ramener à l'âge de pierre, à la famille, à la tradition, à la transmission, etc...
Bref, tout ce qu'il y a de plus abject dans l'humanité.
Moi, j'ai une fille ! Et je n'ai qu'un souhait, qu'un seul désir pour elle !
Qu'elle puisse s'éclater à donf et devenir un trans non binaire, qu'elle épouse une chonce pour li fronce. Un "Mouloud" salafiste (mais échangiste) qui est chroniqueur contre l'extrême droite chez Hanouna, et qu'ensemble, après leur vasectomie respective pour sauver le climat, ils adoptent un éthiopien malgache écologiste venu taffer chez UBER EAT, place de Clichy.
Et dire qu'ils veulent enlever l'avenir de nos filles/fils/fiels/fieulels...
NON ! ils vont trop loin dans la haine.


Cette étrange sous-natalité occidentale

H16

Parfois, les nouvelles ne sont pas aussi roses qu’on pouvait le prévoir : alors que tout semblait aller au mieux entre guerre, pénuries et virus, voilà qu’on apprend dans un récent rapport que la natalité n’en finit pas de baisser en France.

Ainsi, depuis une décennie, les statistiques de différents organismes (sociaux, de santé, l’INSEE) montrent que si la France est encore un pays où les naissances sont nombreuses, elles le sont de moins en moins : un nombre plus faible d’enfants par femme, une augmentation du nombre de grossesses à risques, un décalage de l’âge du premier enfant de 25 vers 35 ans, de nombreux facteurs jouent sur cette baisse de la natalité.

Un autre facteur, moins publié, est l’augmentation quelque peu troublante, toujours depuis 10 ans, de la mortalité infantile : jusqu’à présent admise en dessous de 3 enfants morts en dessous de 1 an pour 1000 naissances, la hausse pointe à présent autour de 3.8 pour 1000 sans qu’on puisse déterminer avec précision pourquoi.

Mais plus inquiétant encore, ce sont les chiffres des deux dernières années en Europe qui plongent le plus dans la perplexité : la fin de l’année 2021 et l’année 2022 montrent l’une et l’autre un fort fléchissement du nombre de naissances, bien plus fort que la tendance globale décennale déjà assez peu réjouissante.

Pire : certains pays constatent une hausse alarmante des mortinaissances (enfants mort-nés) ainsi que l’accroissement des décès en très bas-âge (dans les premiers jours qui suivent la naissance) passant de 2 pour 1000 à 4.6 pour 1000, comme en atteste un récent article de la BBC concernant l’Écosse.

Diable, quelle pourrait être la raison de ce brusque infléchissement des naissances et de cette augmentation marquée du nombre de mort-nés ?

Eh bien c’est justement ce qu’ont tenté de savoir les autorités écossaises en demandant directement aux institutions de santé. Comme le détaille le Dr. Campbell dans la vidéo suivante, la réponse a fini par tomber : essentiellement, “on ne sait pas” mais il a été estimé qu’étudier un lien entre ces problèmes néonataux et l’éventuel statut vaccinal des mères n’était ni nécessaire ni souhaitable.


Les autorités de santé d’Écosse sont formelles : “Nous n’avons pas l’intention d’examiner le statut vaccinal des mères, car il n’y a aucune raison de santé publique de le faire”. La pause de plusieurs secondes du Dr Campbell (à partir de 7:27) est intéressante et la suite de la vidéo en profite de surcroît pour montrer comment les autorités (anglaises cette fois-ci) font habilement passer les bébés morts en très bas-âge dans la catégorie des mort-nés, ce qui évite commodément la paperasserie impliquée par une mort après naissance. On louera le sens de l’économie des fonctionnaires de santé anglais qui, à l’évidence, voient là une manière efficace de réduire les factures du contribuable.

De toute façon, à l’instar des autorités écossaises, il n’est vraiment pas nécessaire de s’interroger sur la sécurité de l’expérimentation vaccinale encore en cours. Et même si l’article initial du CDC montrant à quel point les femmes enceintes ne courraient aucun risque avec cette injection a été assez proprement remis en question (les auteurs du dernier papier trouvant une incidence des avortements spontanés 7 à 8 fois supérieure aux résultats originaux du CDC), tout le monde sait qu’il n’y a aucun risque à court, moyen et long terme pour la fertilité humaine.

À propos, vous souvenez-vous du journaliste Alex Berenson, qui travaillait il y a quelques temps pour le New-York Times ? Son bannissement de Twitter l’avait rendu fameux alors qu’il avait osé affirmer (le fou) que les vaccins ne protégeaient ni de l’infection ni de la transmission. Ayant trainé Twitter en justice, la firme californienne a finalement été obligée d’admettre son erreur et de lui rendre son compte tant à présent, il ne fait plus guère de doute (à l’exception de certains “experts” de plateaux télé) que ces injections n’empêchent effectivement ni transmission, ni contraction du virus…

Depuis, notre journaliste continue ses recherches sur les effets secondaires des injections et se demande actuellement si, au-delà des effets maintenant reconnus sur le muscle cardiaque qui provoque des crises de coïncidences, il ne pourrait pas aussi y avoir un effet sur la fertilité…

Le journaliste cite notamment le cas de Singapour dont les naissances semblent plonger neuf mois après le début des injections sur les femmes enceintes (une autre coïncidence).

Trouvera-t-il un lien ? Ce lien n’est-il qu’une chimère de plus dans la longue série de théories complotistes qui ont émaillé l’actualité des dernières années ? Allez savoir.

En tout cas, on se rappellera (à toutes fins utiles) que des éléments déjà présents dans les études de Pfizer au sujet des procédés mRNA et nanolipidiques sur les rats indiquaient clairement la présence des produits bien au-delà des sites d’injection… jusque dans les gonades.


Avouez tout de même que ce serait une drôle de coïncidence que ce qui fut alors observé chez les rats s’observe à nouveau chez les humains et permette d’expliquer, au passage, les nombreux troubles menstruels actuellement rapportés chez les femmes récemment vaccinées…

Quant aux hommes, les études qui montrent un effondrement de la production de spermatozoïdes au-delà de tout doute statistique, n’ont évidemment qu’une valeur purement indicative, de l’ordre de la coïncidence.


Enfin, les petits calculs statistiques menés sur les données officielles de natalité dans les pays d’Europe et dont on pourra éplucher les résultats n’ont, là encore, qu’un intérêt modeste d’illustration de ce à quoi une coïncidence peut ressembler : le fait que cette natalité baisse substantiellement dans les 9 mois après les injections miraculeuses n’est que ça, un hasard pittoresque.

Par exemple, la baisse constatée des naissances en Allemagne n’est probablement qu’un petit artefact de calcul, une boulette statistique, ou une concordance hasardeuse de la catégorie “chpouf ça arrive”.


Pour le lecteur peu versé dans la langue de Goethe, cela donne en substance ceci :

“Mon pronostic était que la baisse drastique des naissances du 1er trimestre 2022 se rétablirait pendant l’été, car peut-être beaucoup de jeunes mères voulaient attendre leur deuxième vaccination. Cela ne s’est PAS produit. En juillet également, le nombre de naissances est inférieur d’environ 8% à celui de l’année précédente. Au total, il manque 40.000 bébés.”

Mais foin de toutes ces isochronies fortuites, force est de constater qu’on peut pas tirer la moindre conclusion définitive. Il serait probablement judicieux de réclamer des études détaillées pour dissiper tout doute. Après tout, les vendeurs, les promoteurs et les avocats plus ou moins vocaux de ce vaccin présenté partout comme “sûr et efficace” ne devraient pas s’opposer à ce qu’on écarte enfin clairement toute controverse, qu’on éclaircisse enfin tout malentendu concernant les différences statistiques observées.

Certes, ce n’est pas exactement ce qu’on observe et les vendeurs, promoteurs et avocats font plutôt assaut d’inventivité pour que ces questions ne soient pas abordées.

Il s’agit sans doute d’une (autre) coïncidence.


Russie

Vincent Verschoore

L'allocution de Poutine ce jeudi, lors de la session plénière du club de Valdaï, résume sans doute sa "profession de foi" pour un nouveau monde multilatéral, "démocratique" au sens de la gestion de l'ordre mondial, et où l'Occident (et surtout les USA) voient leur puissance ramenée à plus juste valeur.

Évidemment, aucune grande puissance ne veut de "démocratie" géopolitique, pas plus, pour la majorité des pays du monde, de démocratie tout court.

Les pays n'ont que des intérêts, et agissent en fonction des rapports de force possibles. Il n'y a pas d'illusions à avoir là-dessus, et nous le vivons ici en Europe avec un suicide général au seul bénéfice du maître américain.

Reste que la transformation d'un monde bipolaire jusqu'en 1989, puis unipolaire jusqu'en 2015, en un monde multipolaire, est en fait assez improbable. C'est plutôt une nouvelle bipolarisation qui s'annonce, avec le bloc occidental et ses satellites d'un côté, le bloc des BRICS et ses satellites (en gros, l'OCS) de l'autre.

Outre la compétition militaire, si nous survivons à cette décennie, ce sont les aspects économiques et technologiques qui constitueront le "front" entre ces deux pôles : économique via deux systèmes monétaires très différents et la fin de la suprématie du dollar, et technologique du fait de la nécessité d'une course à la transition énergétique d'une part, et de l'avancée inéluctable du totalitarisme numérique de l'autre , garantissant aux "élites" les pleins pouvoirs et la meilleure efficacité sociale – au sens agricole du terme.

La tentative actuelle de l'Otan d'affaiblir la Russie en sacrifiant l'Europe, avant d'essayer de "mater" la Chine, est sans doute le chant du cygne d'un ordre basé sur la violence et la corruption permanente, au profit de quelques uns.

En cela, la résurgence d'un monde globalement bipolaire, après une naissance certes difficile, pourrait calmer le jeu. Il faudra ensuite voir s'il vaut la peine d'être vécu.

27 octobre 2022

Vers une disparition des LR ?

Gilles La Carbona

On ne peut que féliciter le RN pour sa réelle opposition, ils ont fait leur travail sans arrière-pensée, sans calcul foireux ou posture démagogique. La motion était justifiée, ils l’ont votée, tous les vrais opposants les remercient. À n’en pas douter, en suivant cette logique, le RN marque des points et les esprits. Quant aux autres…

La NUPES n’a pas voté celle du RN, que dire d’eux ? Rien, ils sont corsetés par une idéologie qui les fait dériver vers un absolutisme qui ne peut que les isoler tout en faisant le jeu de Macron. Se drapant dans une fausse indignation, comme si mêler ses voix à celles du RN devenait une honte impossible à laver. Ces mêmes députés, poussant des cris d’orfraie aujourd’hui, n’ont pas été aussi délicats, en juin dernier, pour récupérer les voix RN afin d’être élus. L’indignation est à géométrie variable, on crache sur les élus, mais on évite de s’en prendre aux électeurs, comme si les uns ne faisaient pas les autres. Ce n’est pas grave, ils pensent résolument que l’opposition c’est eux et qu’ils détiennent, tout comme Macron, la vérité absolue. En dehors d’eux, point de salut, c’est eux, avec eux et personne d’autre ! Avec un tel raisonnement, ils seront dans l’opposition pour longtemps.

Les LR auraient pu, eux qui se vantaient d’être dans l’opposition, être les arbitres de ce jeu et contribuer à faire tomber ce gouvernement. Ils auraient d’abord mis en accord leurs actes avec leurs propos et auraient redoré un blason bien terne depuis la Présidentielle. Ce n’est certes pas avec ce genre d’attitude qu’ils vont remonter dans l’estime des électeurs, bien au contraire, les opposants à Macron, même dans leur camp, vont ouvrir les yeux sur les réelles orientations de ce parti caméléon.

Nous avons d’abord eu la députée Annie Genevard, qui annonçait que son parti ne voterait aucune motion, sous-entendu, jamais. On a pensé à un cri isolé, désespéré, d’une députée en manque de reconnaissance, en recherche d’un maroquin. Mais non, 53 députés ont dans son sillage, déclaré dans le JDD qu’ « ils ne souhaitaient pas se joindre au théâtre de ceux qui spéculent sur l’effondrement du pays ». On en rirait si ce n’était aussi désolant. L’effondrement n’est pas à venir, il est là, explosion des faillites, ruine de notre économie, débâcle énergétique, insécurité grandissante, etc… Et pour ceux qui en sont encore à croire que la stabilité de ce gouvernement est un gage pour l’avenir, cela relève de la pathologie, ou de la mauvaise foi.

Les LR ne sont donc pas dans l’opposition mais bien la 5ème colonne de Macron. Le choix de trahir leurs électeurs ne pourra leur porter chance sur le long terme. Si les électeurs les ont choisi en lieu et place de candidats macronistes, c’est parce qu’ils ne voulaient pas de Macron, sinon ils auraient voté pour l’original. Les masques sont tombés et ils suivront la courbe du PS. Comme eux, ils deviendront insignifiants, et disparaîtront de l’échiquier politique, personne ne pouvant désormais plus leur faire confiance dans la moindre alliance.


26 octobre 2022

Avec Sarkozy, les LR passent dans la majorité

Gilles La Carbona
Secrétaire national du RPF, chargé du suivi de la vie parlementaire

Ce n’est un secret pour personne, Sarkozy soutien Macron et c’est sans doute lui qui a poussé les LR à refuser de voter les motions de censure qui pourraient faire trébucher le président. Les LR restent donc sous l’influence d’un homme qui les a déjà conduits à la défaite. En insistant à ne pas s’affranchir de ses conseils, ils persistent et signent. Ce parti est celui de la défaite annoncée.

En s’immisçant dans la vie politique, l’homme au bracelet impose une feuille de route aux LR et dirige de fait ce mouvement, alors que la décence voudrait qu’il reste discret, voire même, que les élus l’écartent. Prendre conseil d’un homme qui a été condamné et qui a toujours des affaires en cours, n’est pas le signe que les Français entendent recevoir des élus, bien au contraire, quelle piteuse image. On prend les mêmes et on recommence, à croire qu’il n’y a de place que pour des personnes trempant dans les affaires, passant leur vie de procès en procès, faisant jouer leurs relations pour éviter la prison et l’indignité politique. En forçant les Républicains à suivre ses conseils, à savoir ne pas nuire à Macron, il impulse une vision déformée et délétère de la vie politique.

Les électeurs peuvent-il comprendre cette soumission à l’ancien président, le compromis avec Khadafi, le promoteur des Qataris en France, avec son cortège de mesures fiscales dérogatoires, qui leurs permettent d’absoudre leurs entreprises de toute fiscalité, sans compter les soupçons de pots-de-vin qui planent sur le dossier de l’attribution de la coupe du monde de football. C’est donc à cette engeance que les LR entendent donner les clés de leur avenir ? La défaite contre Hollande ne leur a sans doute pas servi de leçon, ils en redemandent, hypnotisés par on ne sait quelles vertus dont Sarkozy serait le dépositaire et le diffuseur. Mauvais calcul, on ne gagne rien en notoriété, à s’acoquiner avec un personnage aussi sulfureux. Le laisser mener de loin l’avenir du parti, c’est à coup sûr le condamner à une déchéance rapide, un anéantissement prévisible, un suicide accepté.

En les forçant à soutenir Macron, il ne sert que ses intérêts, nullement ceux des LR. Son principal souci est de voir Macron rester président le plus longtemps possible, pour espérer de lui une protection efficace. Quant aux LR… ils ne sont devenus que le moyen de protéger Macron contre la chute de son gouvernement et une éventuelle destitution. Les LR n’ont plus le cran de penser par eux-mêmes, et s’en remettent donc à Sarkozy pour choisir la route de leur destin. Les électeurs LR voulaient une opposition : ils ont des traîtres. La balle est dans le camp des LR, suivre Sarkozy et disparaître, ou le mettre de côté et construire un avenir.

Quant aux déclarations de Marleix, qui dit ne pas voter de motion de censure « par respect des institutions » de qui se moque-t-il ? La motion de censure fait partie des institutions et c’est en refusant de l’appliquer qu’il se place en dehors des institutions. Dire que c’est le désordre, est méconnaître gravement le principe même d’une motion. Elle conduit à des élections, depuis quand les élections sont-elles assimilées à un désordre ? Il confond avec un coup d’État, mais à ce rythme de trahison et de fausses excuses c’est sans doute ce vers quoi nous nous dirigeons. Relisez la constitution ou mieux, faites-vous l'expliquer par des juristes spécialisés, avant de faire de la politique et de sortir de pareilles énormités.


Macron et la France déclassés

Pierre Duriot

C’est encore une drôle de guerre, qui se termine. L’Allemagne qui s’est laissée entraînée par les USA sur cette guerre en Ukraine, en est à pratiquer le bouclier aérien « anti-Poutine », avec Israël et les États-Unis. Sans la France, qui veut pourtant croire à la collaboration avec l’Allemagne, puisqu’elle présente son prochain porte-avions avec le futur avion de combat européen SCAF. Dans l’histoire, le français Thales et le missilier européen MBDA, associés à l’Italie sur le projet antimissile de moyenne portée Mamba, semblent écartés par l’initiative d’un second projet de missile concurrent. Berlin s’est allié avec quatorze États membres, dans un système de défense intégrant les Patriot américains et l’Arrow 3 israélien. Sans la France, à la ramasse, ni l’Italie, qui vote mal. Sans trop de gêne aux entournures, du côté allemand, non plus. L’Allemagne qui commande aussi 35 exemplaires de chasseurs F-3, cinq avions américains de surveillance maritime chez Boeing et se détourne du projet de char commun avec la France.

La diplomatie française passe son temps à rediscuter avec Berlin de choses qu’elle croyait acquises et il reste cette impression appuyée que l’Allemagne est en train, non seulement de doubler la France, mais de le faire avec les autres européens et dans notre dos. Dans son rêve de posséder la première armée d’Europe, l’Allemagne préfère le tout-prêt américain aux projets de recherche avec la France.

Elle ne s’arrête pas là, en se positionnant déjà pour la reconstruction de l’Ukraine, ce qui voudrait dire que la guerre est finie. Et von der Leyen annonce que l’Europe versera 1,5 milliard par mois à l’Ukraine, dans cet objectif. Au nom de quoi, puisque l’Ukraine ne fait pas partie de l’Europe ? On voit clairement venir le coup : l’argent des contribuables européens va terminer dans les poches des grosses firmes allemandes, qui vont retaper, avec sans aucun doute, les entreprises américaines, les dégâts fait à l’Ukraine, par la Russie certes, mais aussi par l’armée ukrainienne. Et se retaper elles-mêmes des dégâts causés par les nouveaux prix de l’énergie. On espère que quelques députés européens n’avaleront pas cette énième couleuvre.

La France est certes plus éloignée de l’Ukraine, géographiquement, mais elle part déjà de plus loin. Macron déclassé sur le jeu politique, déclasse la France. Le pape non plus ne veut pas de lui, l’accusant de ne pas avoir accueilli assez de migrants. Alors que nous n’avons fait que ça. À l’Allemagne les juteux marchés et à la France les migrants analphabètes, quand ils ne sont pas délinquants. De quoi se mêle ce pape, plus préoccupé d’accueillir des musulmans, dont certains radicalisés, que de ramener les chrétiens européens dans les églises ?

L’Allemagne anticipe notre déclassement. Savoir-faire industriels sur le déclin, pertes de compétences, système éducatif incapable de relancer la machine, désordres sociaux et la voilà qui va s’assurer à elle seule le leadership européen. Pendant ce temps, en France, on se préoccupe des questions raciales, transgenres et on cache la délinquance galopante. Il devient très urgent de retrouver un véritable homme d’État, de réfléchir à notre vraie place dans cette Europe-là et de nouer d’autres alliances.


25 octobre 2022

TRAGEDIE ANGLAISE ET FARCE DEMOCRATIQUE (une de plus)

Gabriel Nerciat

Les Britanniques en 2019 avaient voté assez clairement en faveur du programme souverainiste, paléo-conservateur et national-populiste de Boris Johnson, afin qu'il mène à terme le Brexit, maîtrise enfin l'immigration, mate le nationalisme écossais et initie une politique économique de rupture, modérée certes mais assumée, à la fois avec l'ordo-libéralisme de Bruxelles et avec le néo-thatchérisme dogmatique prôné par les leaders les plus anachroniques de son parti.
Résultat des courses : après l'intermède Liz Truss et le décès de la reine, les Sujets de Charles III depuis hier se retrouvent avec à la tête de leur gouvernement un jeune milliardaire d'origine indienne et de confession hindoue, favorable au multiculturalisme, partisan d'une stricte politique d'austérité accompagnée d'une réduction drastique des pensions de retraites, et adepte, en pleine crise inflationniste, d'une soumission inconditionnelle aux diktats des marchés financiers.
Libé l'a déjà surnommé le "Macron anglais". Cela se passe de commentaires.
"Les Anglais se croient libres, écrivait Jean-Jacques Rousseau dans Le Contrat social, mais ils se trompent fort : ils ne le sont qu'au moment où ils votent pour leurs représentants."
C'est le cas de le dire (Jean-Jacques beaucoup plus réaliste que Voltaire et Montesquieu, contrairement à ce que prétendent depuis deux siècles les imbéciles du juste milieu).
Mais bon, la démocratie libérale parlementaire, le meilleur des régimes à l'exception de tous les autres, n'est-ce pas, comme l'affirme le célèbre poncif du dépressif vieux duc de Malborough, qu'aiment tant à citer en toutes saisons les lamentables crevards de la droite atlantiste.
Je parie deux shillings qu'on va nous le ressortir encore d'ici ce soir.


Covid : le déni de certains demeure hallucinant

- 24/10/2022 -

"Jusqu'au bout"...

⇒ https://twitter.com/verity_france/status/1584651795863064576?t=2oypkgm3XozAoqtjQsqkMA&s=07&fbclid=IwAR0R7Sj42gPDXrNQUfKlW5R1UuF6vfbJT14Op_g5o1zAUBg8gWgjpMOu0oY




Covid : tout était politique

Jonathan Sturel

50 000 nouveaux cas positifs de covid par jour en moyenne en France en ce moment.
Pour autant, l'exécutif ne parle plus ni de passe, ni de confinement, ni de couvre-feu, ni de masque, ni de vaccination industrielle. Il le faisait l'année dernière à des taux de contamination similaires et même inférieurs. Et le nombre de cas était bel et bien le chiffre sur lequel pouvoir et médias communiquaient pour promouvoir la tyrannie sanitaire.
Si ces décisions étaient sanitaires, le pouvoir devrait les reprendre en ce moment. Il n'y a que si elles sont politiques qu'il ne peut les prendre qu'en fonction du contexte politique.
En juillet 2021, Delfraissy réclamait le retour du masque en extérieur. À cette époque, nous enregistrions 20 000 nouveaux cas par jour en moyenne, soit deux fois moins qu'en ce moment.
Tout était politique.
Et nous autres, les lucides, les gaulois réfractaires, les indociles, nous avions raison. Les solutions que nous promouvions contre celles du gouvernement sont désormais appliquées ; le vaccin que nous ne voulions pas injecter à tout le monde aveuglément n'est plus injecté à tout le monde aveuglément ; le masque que nous ne voulions pas porter n'est plus porté ; les établissements que nous ne voulions pas voir fermés sont désormais ouverts ; les enfants que nous voulions arracher à la folie covidiste d'adultes fous sont maintenant débarrassés ; etc.
Pendant deux ans, nous avons été traînés dans la boue et couverts d'injures pour tout ça. Bravo à ceux qui sont restés debout, qu'ils soient exposés médiatiquement ou qu'ils aient lutté à leur échelle autour d'eux et sur les réseaux sociaux.
Nous n'étions pas fous.
Nous n'étions pas contre la science.
Nous avions raison.

« Nos chefs savent que certains n'ont jamais vu une goutte de vaccin »

Pierrick Thevenon

Pierrick Thevenon est sapeur-pompier professionnel à Lyon depuis dix ans et pompier volontaire dans les Monts du Lyonnais depuis dix-sept ans.




24 octobre 2022

"La Place", le nouveau site d'Anne-Sophie Chazaud

Anne-Sophie Chazaud

Intervenant régulièrement dans le débat public au travers de nombreuses collaborations médias, éditoriales mais aussi par le biais des réseaux sociaux, j'ai ressenti toutefois l'envie et la nécessité de créer ce site, dans un contexte de restriction progressive de nos libertés et notamment de mise en danger de la liberté d’expression.

A l’heure où les grandes plateformes d’internet sont mises en coupe réglée - y compris de l'intérieur par leur propre idéologie - sous l’action conjointe de textes législatifs liberticides mais aussi d’un activisme militant caractérisé par sa violente intolérance et les pressions qu’il exerce sur les uns et les autres, préserver nos propres espaces de débat, d’information du public et, tout simplement, de libre parole, me semble plus que jamais indispensable.

La Place depuis laquelle j’ai fait le choix de m’exprimer est ouverte au dialogue, contradictoire et respectueux, parfois polémique – considérant que la conflictualité est indispensable à l’intelligence collective bien davantage que le consensus. A ce titre, elle est la vôtre également bien que j'en sois l'architecte. Elle désigne donc tout autant mon propre lieu d’énonciation, de regard et, surtout, d'écriture, qu’une des multiples agoras dont nous avons besoin et qui, je l’espère, vous apportera quelques outils, quelques bénéfices et quelques plaisirs.

J’y rassemblerai mes interventions dans la presse (sous la rubrique Articles), mais aussi des textes inédits, sous forme approfondie ou simples billets d’humeur (rubrique Billets) écume des jours, éditos ou information brute. J'inviterai à cette place également certains à présenter leurs propres analyses et perceptions au gré des thèmes abordés.

La Place n’appartient à aucune chapelle idéologique. Elle porte en revanche un certain nombre de valeurs, puisqu’aucune information, aucun regard, ne sont jamais « neutres » quand bien même ils exigent éthiquement l’honnêteté : au premier plan de ces valeurs se trouve le respect de la souveraineté et de la dignité du peuple, si souvent mises à mal, mais aussi l’amour de notre pays, de son histoire et de son patrimoine, culturel, économique, social, environnemental, ainsi que la foi en son avenir au sein d'une humanité considérée avec bienveillance dès lors que les valeurs précédemment énoncées sont respectées. La Place est ouverte généreusement sur le monde qui la respecte.

On ne trouvera pas ici de langue de bois, pas davantage que de guimauve ou de robinets d’eau tiède, on se tiendra à bonne distance du politiquement correct et de la moraline (aussi bien sur le plan des idées que matière de style), on fuira comme la peste le militantisme victimaire tout comme, d'ailleurs les contrepostures stéréotypées de l'antiprogressisme auxquelles trop souvent les médias nous contraignent à adhérer de façon schématique. Bref, on sera donc libre, la Place se définissant comme un lieu à la fois structuré et ouvert.

Toute liberté, toute Place, comportent des Marges depuis lesquelles on observe, on respire, on crée, on vit, on vibre. Ces chemins de traverse sont indispensables à la respiration de la pensée - et de l'écriture - qui jamais ne peut totalement adhérer à elle-même sous peine d'être privée du mouvement externe, du souffle, dont elle a besoin pour demeurer vivante et dynamique. Ces Marges sont celles où toute ma vie je me suis placée pour rester libre dans mon positionnement, social, intellectuel, scriptural, linguistique, permettant un indispensable décalage d’avec les logiques de pensée dominante, les logiques institutionnelles, les logiques de groupes ou les automatismes personnels. La Place, publique, implique et requiert les Marges du promeneur solitaire, dans lesquelles l’écriture et le regard trouvent leur vital oxygène.

Je présenterai donc ici des visions photographiques, des curiosités esthétiques mais aussi des réalisations d'artistes croisés en chemin (auxquels j’offrirai ce lieu pour venir se présenter), des carnets de promenades, de voyages, d’expériences sportives, selon un rythme qui sera dissocié du flot bouillonnant et chaotique de l'actualité, puisque c'est l'ensemble de cette matière vive qui donne un sens à tout le reste.

Je vous y souhaite la bienvenue.



23 octobre 2022

Le Professeur PERRONNE remporte l’ensemble de ses procédures

- 22/10/2022 -




Le Professeur PERRONNE remporte l’ensemble de ses procédures devant la Chambre Disciplinaire de première instance d’Ile de France de l’ordre des médecins (décisions rendues le 21 octobre 2022).

La Chambre Disciplinaire considère que le Pr PERRONNE, au regard de sa qualité d’infectiologue internationalement reconnu avait « l’obligation de s’exprimer dans le domaine qui relève de sa compétence », durant la crise du COVID.

Son avocat, Me Thomas BENAGES, résume les décisions rendues par la Chambre Disciplinaire :

Le 13 septembre dernier le Pr Christian Perronne était entendu par la Chambre Disciplinaire de Première Instance d’Ile de France de L’Ordre des Médecins suite à deux plaintes déposées en 2020, par le Conseil National de L’ordre des Médecins (CNOM), et par le Dr Nathan Peiffer-Smadja.

Le Conseil National de l’Ordre des Médecins considérait que le Pr Perronne avait violé le code de la santé publique en s’étant exprimé dans la presse nationale, sur les réseaux sociaux, et dans un ouvrage en mettant « gravement en cause des confrères ayant pris en charge un membre de sa famille ou ayant participé à des décisions sanitaires des pouvoirs publics », et d’une manière générale, en n’ayant pas apporté son concours aux actions de santé publique mise en place par le gouvernement. Il lui était par ailleurs reproché d’avoir dénigré les « politiques de santé publique » mises en place durant la crise du Covid.

Le Dr Nathan Peiffer-Smadja estimait, pour sa part, avoir été attaqué personnellement par le Pr Perronne sur la valeur scientifique de ses publications, au regard des propos tenus par celui-ci dans les médias ainsi que dans le documentaire « Hold-Up ».

En retour, le Pr Perronne avait déposé une plainte ordinale à l’encontre du Dr Nathan Peiffer-Smadja, celui-ci ayant publié de mai à octobre 2020 14 tweets dans lesquels il exprimait, à l’encontre du Pr Perronne des propos désobligeants, diffamatoires et injurieux.

Dans le cadre de ces trois procédures, la Chambre Disciplinaire de première instance a donné raison au Pr Perronne, dans des décisions rendues le 21 octobre 2022.

Tout d’ abord, concernant la procédure intentée par le CNOM, la Chambre Disciplinaire a retenu l’ensemble des moyens de la défense, qui insistaient sur la qualité d’expert du Pr Perronne et le fait qu’il était le mieux à même de s’exprimer et d’apporter la contradiction au gouvernement durant la crise sanitaire.

La Chambre Disciplinaire en a même conclu que, au regard de sa qualité de spécialiste, le Pr Perronne avait une obligation de s’exprimer :

« Le Dr Perronne, spécialiste internationalement reconnu comme un expert dans le domaine de l’infectiologie, était le mieux à même de comprendre les enjeux de santé publique. S’il s’est exprimé dans la presse sur l’action du gouvernement et sur l’industrie pharmaceutique, ainsi qu’il était légitime à le faire et en avait même l’obligation dans ce domaine qui relevait de sa compétence, il s’est borné à porter publiquement mais sans invectives une voix discordante sur un sujet d’intérêt général ».

De plus, selon la Chambre Disciplinaire il ne ressort d’aucune des pièces du dossier qu’à un quelconque moment il aurait eu un discours « antivax ».

La Chambre Disciplinaire a également considéré que les critiques que le Pr Perronne a exprimées à l’encontre de Mme Agnès Buzyn et de M. Olivier Véran « concernaient ces personnes uniquement en tant qu’autorités sanitaires détenant un poste politique. Ainsi, alors même que ces autorités avaient également la qualité de médecins, le Dr Perronne ne saurait être regardé comme ayant méconnu, par les critiques dirigées à leur encontre, les dispositions précitées du code de la santé publique ».

Concernant les procédures visant le Dr Nathan Peiffer-Smadja, la Chambre Disciplinaire a considéré que celui-ci, avait tenu à l’encontre du Pr Perronne des propos « de nature gravement anti-confraternelle », et a prononcé à son encontre une sanction ordinale (Avertissement).

En toute logique, la plainte du Dr Nathan Peiffer-Smadja contre le Pr Perronne a été rejetée, la Chambre Disciplinaire considérant que « les propos du Pr Perronne concernant le Dr Nathan Peiffer-Smadja visaient uniquement, et de manière impersonnelle, sa qualité d’auteur d’une étude critiquée ».

Ainsi, par ces décisions fondamentales la Chambre Disciplinaire est venu réaffirmer la liberté d’expression dont bénéficient les médecins universitaires, lorsque ceux-ci s’expriment de manière impersonnelle, tout en soulignant le rôle prépondérant qu’a tenu le Pr Perronne durant la crise sanitaire en apportant la contradiction au gouvernement et en ayant « une voix discordante sur un sujet d’intérêt général ».

En soulignant que le Pr Perronne n’avait jamais eu de discours «antivax» la Chambre Disciplinaire fait taire ceux qui usent de qualificatifs péjoratifs afin de le censurer.

Par ces décisions la Chambre Disciplinaire a donc reconnu qu’un médecin peut avoir un avis différent de celui exprimé par le gouvernement, et en faire état publiquement.

Enfin, par ces décisions la Chambre Disciplinaire est tout simplement venue réaffirmer les valeurs de notre démocratie : il est possible de s’exprimer librement sur un sujet d’intérêt général dès lors que l’on ne tient pas de propos désobligeants, diffamatoires ou injurieux.

Me Thomas BENAGES, avocat

Réintégration des personnels non-vaccinés

Cléo

- 22/10/2022 - LFI qui dépose un amendement pour notre réintégration à la condition sine qua non de faire un test quotidien pendant que les multi injectés bossent en étant malades, c'est quoi au juste le fondement scientifique de cette nouvelle humiliation ?





Véronique Faucheux

Dans l'affaire Lola, au-delà du caractère atroce du crime, ce qui m'a profondément choquée et a choqué beaucoup de Français, ce sont les propos abjects de Dupond-Moretti qui n'a pas trouvé autre chose pour condamner ce qu'il appelle l'instrumentalisation politique par l'extrême-droite, que de faire un plaidoyer en faveur de la criminelle, rappelant qu'elle était connue des forces de police uniquement parce qu'elle avait été victime de violences conjugales et appelant à l'indulgence. Ça a mis le feu aux poudres tellement c'était honteux de parler en ces termes. Comme si des violences conjugales pouvaient expliquer ou pire, excuser, des actes aussi atroces. Dans l'imaginaire collectif, les gens se sont dit : "cette meurtrière va s'en tirer, d'où le hashtag Justice pour Lola." C'est une réaction tout à fait normale et cela montre un autre problème : la méfiance de plus en plus grande (et parfaitement légitime) de la population dans ce gouvernement abject.

22 octobre 2022

Grèves sauvages : faut-il supprimer les subventions publiques aux syndicats ?

Robert Lafont

- 17/10/2022 -

Pour participer au dialogue social, la CGT perçoit chaque année quelques 20 millions d’euros payés sur fonds publics. Le moins que l’on puisse dire est que le syndicat présidé par le souriant Philippe Martinez n’est pas, malgré cette manne publique, très serviable vis-à-vis des citoyens contribuables qui se voient, par ces actions irresponsables, interdits de circuler suite aux blocages des raffineries.

D’autant qu’il semblerait qu’à peine 160 personnes, une minorité de grévistes, suffisent à entraver le fonctionnement des 8 raffineries que comprend l’hexagone. Des grévistes politisés et qui occupent les postes névralgiques, c’est de bonne guerre.

Pays bloqué, atteinte au droit fondamental de circuler, liberté du travail menacée, économie entravée et le gouvernement d’Elizabeth Borne qui attend deux semaines avant de brandir la menace de réquisitions. « Pas de panique » clamait de son côté le Président de la République au début du conflit. Un président qui apparaît décidément de plus en plus coupé des réalités du pays. La vérité est que la liberté syndicale a des limites : celles qui touchent aux droits fondamentaux du citoyen.

Après tout, ne devrions nous pas, à l’instar de ce qui existe pour l’armée ou la gendarmerie, exiger de certaines professions l’impossibilité de pouvoir mener des grèves sauvages plusieurs jours d’affilé, quand elles mettent en cause les droits fondamentaux des citoyens (santé, transports, sécurité…).

La question est posée et certains députés LR ou RN étudieraient actuellement la possibilité de porter le débat prochainement au Palais Bourbon. À suivre. Ce ne serait pas superflu dans un pays qui vit depuis des décennies dans des menaces de blocage ou de chantage syndical.

Rappelons que, chaque année, l’Etat distribue 120 millions d’euros aux différents syndicats. Même le Medef, un comble, perçoit la bagatelle de 11 millions d’euros par an.

Quand allons- nous avoir des corps intermédiaires libres et souverains ? Cela passe par la restauration de la liberté syndicale et aussi par des ressources propres. La question d’un syndicalisme obligatoire pourrait être la solution. Il redonnerait plus d’assise et de légitimité.



Philippe Martinez (Photo Ait Adjedjou Karim/ABACA)

Quelle sera la spiritualité du futur ?

Yann Thibaud

S'agira t-il d'une religion, ayant pris le dessus sur toutes les autres, ou bien encore d'un patchwork de religions diverses, nous ramenant ainsi quelques siècles en arrière ?
S'agira t-il d'une forme de nouveau paganisme ou chamanisme, notre civilisation s'étant effondrée et l'humanité étant revenue au stade primitif, voire préhistorique ?
S'agira t-il d'une sorte de dictature New-Age, au service du fameux « Nouvel Ordre mondial », nous intimant d'être obligatoirement heureux et de nous forcer à sourire toute la journée, comme des clowns grotesques et ridicules, des clones bien-pensants et bien obéissants, adeptes serviles d'un nouveau culte, obscurantiste et aliénant, édicté par les autorités ?
Ou bien toute spiritualité aura-t-elle disparu, l'espèce humaine ayant été définitivement remplacée par une race de robots ou de cyborgs, mécaniques et dénués de sensibilité ?
À vrai dire, ces différentes hypothèses, abondamment explorées et décrites par les ouvrages de science-fiction, sont assez peu crédibles et même franchement improbables, pour peu qu'on les examine un tant soit peu sérieusement.
Car chacun de ces différents scénarios se fonde sur l'extension d'une tendance, aujourd'hui existante, dans le corps social, mais ne prend pas en compte la globalité de la situation actuelle de l'humanité.
Ainsi, on pourra trouver différentes célébrités ou penseurs, œuvrant activement à la réalisation et à l'avènement de l'une ou l'autre de ces quatre possibilités.
Mais la grande masse du peuple ne souhaite aucunement voir advenir ces si peu souhaitables et attractifs futurs !
De sorte que ceux-ci ne sont pas portés par une dynamique suffisamment puissante, pour se réaliser effectivement !
Dès lors, il ne s'agit que de possibilités virtuelles, d'éventualités théoriques, qui n'ont pas réellement l'énergie vitale requise, pour devenir réalité concrète.
Car, que se passe-t-il aujourd'hui ?
Plus la situation se tend, plus l'oppression devient palpable, plus l'opinion publique se détourne des « grands récits », car elle n'y croit plus, fatiguée et écœurée, attristée et dégoûtée, par le navrant spectacle de ces élites et autorités, fallacieuses et incapables, qui n'ont fait que nous décevoir et se discréditer, à nos yeux ébahis et consternés !
Ainsi, paradoxalement et en dépit des apparences, l'éveil de l'humanité se produit et se poursuit, maintenant et inexorablement, et se propage à très grande vitesse !
Car, plus les peuples se lassent et cessent de croire au message, illogique et absurde, risible et infantilisant, des autorités, et plus ils se réveillent de l'ensemble des illusions hypnotiques, qui les maintiennent, depuis des temps immémoriaux, dans les nasses de l'ignorance et la servitude.
Quand les peuples cessent de croire, béatement et servilement, ils commencent à penser et à réfléchir.
Et, dès lors, tout devient possible, car, alors, le mental humain, l'esprit souverain, dont nous sommes tous dotés, peut commencer à fonctionner ou refonctionner normalement, et à développer une pensée véritable, intuitive autant que logique, inspirée autant que créative !
Voilà pourquoi nous vivons, alors même que nous sommes tentés par la désespérance et la passivité, des temps en réalité fascinants et décisifs, qui nous mèneront inéluctablement vers l'accomplissement et la réalisation de l'ensemble de nos possibilités latentes, enfouies et oubliées à ce jour.
À quoi ressemblera donc la spiritualité du futur ?
À l'éveil et à l'expression, à la manifestation et à la mise en œuvre, de nos capacités et aptitudes, aujourd'hui si peu connues, reconnues et employées.
Or il se trouve que ce potentiel est à notre disposition, depuis toujours, et attend simplement que nous nous tournions vers l'intérieur et nous livrions à l'exploration de cet univers psychique, méconnu et caché.
Les processus d'éveil et d'accomplissement sont ainsi des processus spontanés, mais ne peuvent se déclencher et se mettre en mouvement, que si nous cessons d'être, précisément, artificiels, factices, conditionnés et non-spontanés, singeant des modèles obsolètes, nous conformant à des protocoles et rituels sans réelle nécessité ou justification, vivant ainsi dans le contrôle et le faire-semblant, dans les apparences et la représentation sociale.
C'est indéniablement une nouvelle culture, à inventer et élaborer tous ensemble, ferment d'une nouvelle civilisation, qui est notre futur et notre destinée collective, la raison d'être oubliée de notre présence sur terre, en ce moment prodigieux, décisif et inoubliable.
C'est à chacune et à chacun de décider, déterminer et choisir quel sera son rôle, dans ce tournant, individuel et collectif, sociétal et civilisationnel.
La spiritualité du futur n'aura donc aucun des visages, que nous connaissons ou supputons aujourd'hui, car elle résultera d'un effort ou d'un travail, immense et prometteur, qui reste à accomplir !