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2 avril 2024

Un an de prison et 3750 € d’amende pour un tweet : le délit d’outrage en ligne arrive

1/4/2024 - Le texte revient devant le Sénat et l'Assemblée nationale en avril 2024 avec un nouvel amendement créant un délit unique au monde : l'outrage en ligne. Ce délit vise à pénaliser et criminaliser toute critique jugée hostile ou offensante envers une personne ou une institution, y compris sur les réseaux sociaux et les messageries privées.

Une nouvelle loi menace la liberté d’expression en ligne avec un délit unique d’outrage en ligne, punissant toute critique jugée hostile ou offensante.

Cette nouvelle infraction punira d’un an de prison et de 3750 € d’amende la diffusion en ligne de tout contenu portant atteinte à la dignité d’une personne ou présentant à son égard un caractère injurieux, dégradant, humiliant ou créant une situation intimidante, hostile ou offensante. Les avocats alertent sur la subjectivité de cette notion, qui renvoie au ressenti de la personne visée par les propos.

Le contexte européen montre une tendance à la criminalisation des discours de haine et à la lutte contre le cyberharcèlement. Toutefois, la création d’un délit d’outrage en ligne aussi large et flou suscite des inquiétudes quant à son application concrète et aux potentielles dérives qu’il pourrait engendrer.

Face à ces enjeux, il est essentiel que les citoyens et les représentants politiques se saisissent de ce débat et veillent à préserver un équilibre entre la protection des individus et le respect de la liberté d’expression sur internet. Il est impératif que les oppositions politiques se mobilisent contre ce projet de loi, qui s’inscrit dans la philosophie du règlement européen DSA (Digital Services Act) et pourrait entraîner la censure de photos et de vidéos à valeur informative.

⇒ https://lemediaen442.fr/

12 mars 2024

Radu Portocala

12/3/2024 - L’Assemblée nationale a adopté en première lecture une Proposition de loi visant à renforcer la réponse pénale contre les infractions à caractère raciste, antisémite ou discriminatoire, le rapporteur étant Mathieu Lefèvre, député Renaissance. Le texte est actuellement à l’étude au Sénat.
C’est une loi qui, comme d’autres textes avant elle ces dernières années, restreint la liberté d’expression. Non parce qu’elle réprime les propos et les actions racistes ou antisémites. Mais parce qu’elle touche à ce domaine vague et tellement soumis aux aberrations woke qui est la discrimination.
Ce qui est très grave dans tout cela, c’est que la loi s’applique au domaine de la vie privée. Ce que vous dites chez vous, dans le cadre familial, est répréhensible. Mais ce que vous dites dans ces conditions ne peut être connu de l’autorité répressive que grâce à la délation. Donc, il s’agit d’une loi qui encourage la dénonciation. Une loi qui, par cela, s’apparente de très près à l’esprit législatif soviétique.
Il est intéressant de regarder le décompte des voix qui ont permis l’adoption d’un texte qui, légalise la délation en France.
D’abord, sur les 577 députés, seuls 148 étaient présents. Les autres, sans doute se désintéressent de cette question.
- Le groupe Renaissance : 56 votants sur 169 membres. Tous ont voté pour.
- Le groupe Rassemblement national : 17 votants sur 88 membres. Ils se sont contentés de s’abstenir. Aucun n’a voté contre.
- Le groupe La France insoumise : 21 votants sur 75 membres. Tous se sont abstenus.
- Le groupe Les Républicains : 11 votants sur 62 membres. Tous ont voté pour, y compris Éric Ciotti.
- Le groupe Démocrate (MoDem et indépendants) : 10 votants sur 50 membres. Tous ont voté pour.
- Le groupe Socialistes : 11 votants sur 31 membres. Tous ont voté pour.
- Le groupe Horizons : 9 votants sur 30 membres. Tous ont voté pour.
- Le groupe écologiste : 4 votants sur 22 membres. Tous ont voté pour.
- Le groupe Gauche démocrate et républicaine : 3 votants sur 22 membres. Tous se sont abstenus.
- Le groupe Libertés, Indépendants, Outre-Mer et Territoires : 6 votants sur 22 membres. Tous ont voté pour.
Ainsi, il ne s’est pas trouvé un seul député, quelle que soit son appartenance, qui soit opposé à l’idée qu’on puisse, dans la France d’aujourd’hui, légaliser la délation. C’est atterrant. Un seul qui ait assez de culture pour savoir quels ont été les ravages que la pratique de la délation a produits au temps de la Révolution française, sous l’occupation nazie, ou dans le monde soviétique.
Pour l’instant, la délation est une option - celle de l’individu ignoble. Mais, au train où vont les choses, on ne peut exclure qu’un jour elle soit rendue obligatoire. Elle l’était dans le « camp socialiste » dont nous prenons allègrement la suite.
Pierre Duriot

Voici le modèle de lettre que le RPF a envoyé aux députés et sénateurs pour les dissuader de voter un projet de loi régentant la parole privée en sphère privée. Vous pouvez également leur envoyer cette missive afin de montrer que nous ne souhaitons pas nous doter de lois dignes de celles d’une dictature.

Madame, monsieur,

Vous allez devoir examiner un texte concernant les paroles à caractère raciste, antisémite ou discriminatoire, prononcées dans la sphère privée. Outre l’aspect choquant de voir l’intimité confondue avec l’espace public, par le biais de la dénonciation, ce texte contrevient à notre Constitution, en violant les principes de son préambule.

Article 10 - Nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l'ordre public établi par la loi. La sphère privée ne peut troubler l’ordre public.

Article 17- La propriété étant un droit inviolable et sacré, nul ne peut en être privé, si ce n'est lorsque la nécessité publique, légalement constatée, l'exige évidemment, et sous la condition d'une juste et préalable indemnité.

Une conversation privée fait partie intégrante de la propriété. Mais également, l’incursion d’une surveillance étatique et d’un appel à la dénonciation, renvoie à des heures sombres de l’Histoire des hommes, en France, comme ailleurs, toutes vécues sous des régimes contre lesquels nous sommes censés mener un combat.

A ces titres, nous vous demandons de rejeter ce texte, qui contrevient, comme beaucoup d’autres ces temps derniers, aux règles constitutionnelles, qui doivent être affirmées et respectées. Dans l'attente de vous voir défendre et faire respecter notre constitution et le principe de la liberté de pensée, ainsi que le respect de la vie privée, veuillez agréer nos salutations distinguées.

Pour le Rassemblement du Peuple Français, le porte-parole : Pierre Duriot

5 mars 2024

Le grand mythe d’objectivité

Natalia Routkevitch

Dans son dernier éditorial, Riss met les choses à plat quant à la prétendue objectivité de nos médias - un cache-sexe pour l’idéologie et le moralisme - et tacle Reporters sans frontières qui font du flicage au lieu de faire leur boulot : défendre la liberté d'expression. Le monde du journalisme n'est, hélas, pas le seul où sévissent ces détenteurs du monopole de l'objectivité et de la lucidité, toujours à l’affût pour dénoncer et excommunier (faute de pouvoir les lapider) ceux qui ne correspondent pas à leurs critères arbitraires de "neutralité".

Le Conseil d’État vient de rendre une décision qui oblige l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (Arcom) à exiger de la chaîne CNews une plus grande pluralité et à lui imposer une plus grande indépendance éditoriale vis-à-vis de ses actionnaires. Cette décision fait suite à un recours déposé par l’ONG « Reporters sans frontières », qui reprochait à CNews de ne pas être une chaîne d’information suffisamment pluraliste.
(..)
Que faut-il penser d’une telle décision pour être honnête ? Il est assez étrange de voir une ONG dont la mission est de défendre les journalistes, déposer un recours qui a pour objectif de surveiller la liberté d’expression d’un média accusé de ne pas être suffisamment pluraliste et de privilégier une ligne éditoriale partisane. Pour « Reporters sans frontières », « CNews n’est plus une chaîne d’information, mais est devenue un média d’opinion ».
Ainsi, l’existence d’une chaîne d’opinion n’est pas possible en France. Ainsi, toutes les autres chaînes ne seraient donc pas des médias d’opinion ?
CNews est effectivement une chaîne d’opinion et quand on la regarde on sait où on met les pieds. « Charlie » qui est aussi un média d’opinion n’a jamais manqué de dénoncer les orientations politiques et l’influence de son propriétaire, le très réactionnaire Vincent Bolloré, et de caricaturer ses animateurs vedettes comme Pascal Praud ou Cyril Hanouna. Mais qu’y a-t-il d’illégal à insuffler une ligne éditoriale orientée politiquement dans un pays démocratique ? Tous les médias fonctionnent comme ça.
Il y a une hypocrisie dans laquelle pataugent beaucoup de rédactions en France, celle du mythe de l’objectivité journalistique, et plus encore celui de l’indépendance des médias. L’objectivité journalistique n’existe pas. Toutes les rédactions hiérarchisent l’info et font le choix de mettre en avant certains faits et pas d’autres. L’indépendance des médias aussi est une fiction. À l’exception d’une poignée, comme l’Humanité, le Canard enchaîné, la Croix et Charlie Hebdo, presque tous les autres organes de presse privés appartiennent à des financiers ou à des milliardaires. La situation économique de bon nombre de médias est telle que sans les investissements de ces hommes d’affaires, ils disparaîtraient purement et simplement.
S’il fallait appliquer au monde médiatique les règles comptables en vigueur dans les autres secteurs d’activité de l’économie, ils feraient tous faillite. Quel intérêt alors pour des financiers d’investir dans des chaînes de télé ou des journaux qui perdent de l’argent ? Plus les médias possédés par ces magnats sont déficitaires, plus ces derniers peuvent déduire leur perte du bilan comptable de leur groupe et par ce biais bénéficier d’abattements fiscaux. Voilà par quel artifice fiscal la plupart des médias sont encore en vie. Dans les comptes des sociétés détenues par ces investisseurs, ces médias ne représentent qu’une ligne comptable parmi des dizaines d’autres. On comprend que la fierté journalistique en prenne un coup. Surtout quand le prix à payer est de devenir la propriété d’un grand patron. On avait juste oublié que certains de ces hommes d’affaires pouvaient avoir envie d’investir aussi pour défendre des idées. Et quand on découvre avec horreur qu’un tycoon met du fric dans un journal ou une télé pas uniquement par calcul fiscal mais aussi par idéologie, alors cela devient un crime qu’il faut à tout prix rendre illégal. Au nom de la liberté d’expression ou du pluralisme.
Après une telle décision que va-t-il arriver à des télés comme la chaîne pro-israélienne I24 news qui depuis les massacres du 7 octobre n’a pas donné le temps de parole identique au représentants de Tsahal et à ceux du Hamas ? De même, la chaîne pro-cathos KTO n’a pas invité sur ses plateaux autant de bonnes sœurs que de bouffeurs de curés, et LCI qui a fait le choix éditorial de couvrir assidument la guerre en Ukraine n’a pas non plus interviewé le même nombre de militaires de l’OTAN que de militaires russes. Méritent-elles encore le titre de « chaînes d’information » ? Un support audiovisuel aura-t-il encore le droit d’avoir une ligne éditoriale partisane assumée ?
Pour Charlie, les seules limites à la liberté d’expression sont celles définies par la loi, à savoir la diffamation, l’injure, l’incitation à la haine raciale et l’appel au meurtre. A l’intérieur de ces périmètres, on a le droit de dire ce qu’on veut. L’objectivité est une hypocrisie derrière laquelle se cachent beaucoup de détenteurs de la carte de presse et qu’a toujours dénoncé Charlie. Un cache-sexe pour l’idéologie et le moralisme. La pluralité n'existe qu'à travers la diversité des lignes éditoriales proposées aux citoyens. Il est absurde d’affirmer qu’un média peut à lui seul offrir au public la totalité du spectre des opinions politiques, philosophiques ou spirituelles des 68 millions d’habitants du pays. Une ambition délirante, mais que prétendent pourtant satisfaire les grands médias audiovisuels généralistes, concurrents de CNews. La modestie ne semble pas les étouffer.
Les journaux télé du service public consacrent la première moitié de leur temps à l’actualité franchouillarde des grèves et de la hausse des prix et le reste à l’actualité internationale et aux derniers sabotiers de Poitou. J’exagère à peine. Et c’est cela qu’on nous présente comme une information objective et équilibrée. On attend le recours des Reporters sans frontières contre France Télévisions pour obtenir qu’un temps d’antenne identique soit accordée au reportage sur les rempailleurs de chaises du Berry et les fabricants d'espadrilles du Pays basque. Notre démocratie l'exige.

4 mars 2024

Pierre Duriot

Je me marre... Que toutes les chaînes, sauf CNews, soient pro-vaccin, pro-confinement, pro-Macron, anti-Trump, anti-Poutine, pro-Zelensky, pro-immigration, pro-islam... ne pose pas de problème de "pluralisme".
Le manque de pluralisme, voyez-vous, c'est uniquement quand on ne récite pas la messe.

25 février 2024

Marie Pinsard

Reporters sans frontières, je ne sais pas, mais avec limites sûrement. Dis donc Christophe Deloire, t'as pas l'étrange impression que tu as une pile de dossiers autrement plus urgents qui t'attend sur ton bureau, dans ton espace de co-working inclusif ? C'est quoi ton problème avec Bolloré ? Il est breton, c'est ça ? Tu fais de l'anticeltisme primaire ? La presse rachetée par des millionnaires, type Libé, qui, comme on le sait, est un exemple de pluralisme et d'objectivité, vivant de subventions plus que d'abonnements, ça ne te fait pas frissonner la crinière ? France Info-culture-inter etc. qu'on peut décliner sous toutes ses formes et leur petit entre-soi, ça ne fait pas mal à ta pluralité ? En dehors de nos frontières, il y a des journalistes qui se font déchiqueter et qui risquent leur vie pour informer mais ça, ça te dépasse vu que c'est au delà du périph. Et si tu commençais par t'occuper du cas de Julian Assange, tiens, par exemple ? Quoi ? Je n'entends pas ? Tu n'as pas besoin d'une coupe... Mais je ne te parle pas de Jacques Dessange mais de JULIAN ASSANGE ! Pffff, non mais y'a du boulot, Christophe, y'a du boulot...

21 février 2024

Notre époque n’aime pas beaucoup la liberté

Maxime Tandonnet

16/2/2024 - Autrefois, le mot liberté était au centre de tous les discours politiques. La France se présentait comme le pays de la liberté – contre la dictature. La liberté comptait plus que la vie, ou plutôt, la vie n’avait pas de sens sans la liberté. Et les guerres se faisaient pour la liberté et en son nom. Curieusement, cette valeur suprême de notre pays est tombée en désuétude. Il ne faut jamais oublier l’invraisemblable Absurdistan qui pendant la crise sanitaire, au prétexte de lutter contre l’épidémie, a balayé d’un revers de main les libertés publiques et individuelles, dans un climat de soumission collective sidérant. Sous l’emprise de la peur, les médias, les institutions, y compris théoriquement en charge de la défense des libertés (CE, CC), l’Etat, le pouvoir politique, les partis, tous les courants de l’opinion, l’air du temps ont fait allégeance à l’abolition des libertés dont le laisser-passer (ci-joint) fut l’incroyable symbole. N’oublions jamais. Mais aujourd’hui, sous d’autres formes, le renoncement à la liberté se poursuit dans la société française. Le Conseil d’Etat (billet d’hier), ouvre la voie au contrôle de l’opinion des intervenants à la télévision. L’article 4 du projet de loi sur la lutte contre les dérives sectaires engendre un risque d’une pénalisation des contestations du bienfondé des traitements médicaux. La réforme de la loi de 1881 sur la liberté de presse porte à 12 mois (et non plus 3) la période de recevabilité des plaintes pour diffamation et insultes publiques envers les élus (et eux seuls, curieusement)… Une brèche pourrait ainsi s’ouvrir dans ce monument de la liberté d’expression. La liberté prend l’eau de toute part et dans la quasi indifférence. On a envie de dire, pour parodier Churchill: « Vous avez renoncé à la liberté pour avoir la sécurité ! Vous perdrez la liberté et la sécurité » ! Il serait temps de réagir.


https://maximetandonnet.wordpress.com/2024/02/16/notre-epoque-naime-pas-beaucoup-la-liberte/

10 février 2024

Un article 4 anti-science

Gilles La Carbona


L’attaque des esprits liberticides de la macronie ne cesse jamais. Ils ont ce besoin viscéral de contraindre, terroriser, harceler, c’est leur ADN. Le projet de loi visant à criminaliser ceux qui s’élèveront contre les prochains traitements et les vaccins, a été adopté hier par la commission des lois de l’Assemblée nationale. Le Sénat, dans sa première lecture, avait supprimé l’article 4, le plus déviant et contestable de cette loi. La macronie, dont le principal souci pour rester au pouvoir et persister dans sa folie, est de tout contrôler, censurer, vient de le réintroduire. Il est à souligner que ledit projet avait été sévèrement jugé par le Conseil d’État en novembre 2023. On peut déplorer que son avis consultatif n’ait pas été suivi, d’autant que ses arguments ne pouvaient manquer d’interpeller les consciences, quant à sa conformité avec notre Constitution. Il avait en effet considéré que les mesures prévues étaient disproportionnées et présentaient un risque de dérives sectaires et de censure du débat scientifique. Pour protéger une prétendue vraie science en opposition à une fausse, la macronie n’hésite pas à décréter que la Vérité ne peut avoir qu’une source dont elle s’arroge, en toute humilité, la possession exclusive et qu’une fois révélée elle devient légalement incontestable, oubliant que la science est faite de recherches de tâtonnements, de comparaisons et d’erreurs.

Sans discussion de ce genre, nous filons tout droit vers un retour à la vision pré-galiléenne, où un tribunal aux accents théologiques jugera des méfaits de l’interrogation sur un traitement. Le même Conseil d’État estime qu’il est nécessaire de garantir un équilibre entre les droits constitutionnels afin de ne pas remettre en cause la liberté des débats scientifiques. Il rappelle que la Cour européenne des droits de l’Homme a souligné la liberté fondamentale d’accepter ou de refuser un traitement spécifique, ou de choisir un autre type de traitement, essentiel à la maîtrise de son propre destin et à l’autonomie personnelle, en l’absence de pressions inappropriées. (Cour EDH arrêt n° 302/02 du 10 juin 2010).

La volonté sous-jacente est de masquer tout ce qui pourrait établir une responsabilité dans l’explosion des effets secondaires des récents vaccins, pourtant reconnus et dénoncés avec force en Australie ou aux États-Unis, par exemple. Le besoin de protéger les artisans d’une vaccination forcée camouflée, qui se révèle être une catastrophe sanitaire générant une augmentation soi-disant inexpliquée de la mortalité, est évident. Le Royaume-Uni vient d’avouer un accroissement de celle-ci de 22% en 2023 pour les jeunes de 1 à 14 ans, les États-Unis enregistrent un taux de +16% chez les moins de 25 ans. Curieux tout de même. Que s’est-il passé depuis cette date au niveau mondial pour arriver à ce résultat ? Ces augmentations brutales interviennent toutes après 2021 et nos gouvernants se refusent toujours à se poser les bonnes questions, évitant soigneusement d’entendre ceux qui ne pensent pas comme eux et qui apportent des preuves tangibles. Ils font avec la médecine ce qu’ils font avec tout le reste. Ne rabâchent-ils pas depuis le début, que la Russie perd la guerre ? Que l’économie russe est à bout de souffle ? Nos libertés sont plus que jamais menacées. Nous l’écrivions déjà en novembre 2023, il est utile de le rappeler encore une fois.

« Voilà comment on fait de la loi l’outil d’une répression, le marqueur d’une propagande qui de fait devient légale. La loi ne préserve pas de l’arbitraire, ni de l’ignoble, elle peut même lui donner un statut licite et donc un visage moral. Les lois anti-juives étaient légalement incontestables, elles n’en demeuraient pas moins atroces et honteuses. Celles sur l’esclavagisme également. Quand le pouvoir législatif est laissé à la seule initiative d’un pouvoir autoritaire qui tente de protéger ses amis ou de se mettre soi-même à l’abri de poursuites, la démocratie n’existe plus. Le cadre n’est plus qu’un habillage destiné à faire croire que tout reste conforme aux institutions, elles-mêmes phagocytées et infiltrées pour rendre les verdicts que l’on attend d’elles. Ce fut le cas du Conseil Constitutionnel avec le passe vaccinal, que Fabius dénonça plus tard comme non conforme devant des journalistes. »

L’État qui se veut de droit, ne protège pas de l’arbitraire, la preuve, le Conseil d’État, dont l’avis est sans nuance, est ignoré. Il y a urgence à saisir nos députés de l’opposition pour rappeler ces faits. Derrière cette loi qui empêchera cette dérive maléfique érigée en conscience messianique de s’attaquer à tous les autres sujets ? Rien ni personne. Il est temps de se concentrer sur l’essentiel, la préservation de la richesse du débat contradictoire et non l’excommunication de toute personne ayant une vue contraire à celle du pouvoir. Cet article 4 est fondamentalement en contradiction avec notre Constitution. Le préambule contient la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, celle-ci précise dans son article 19 :

Tout individu a droit à la liberté d’opinion et d’expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considération de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d’expression que ce soit.

Le fait même que l’article 4 de ce projet de loi soit maintenu en considération de ces hauts principes doit nous alarmer. Il est improbable que les députés de cette commission des lois ne connaissent pas ces éléments. C’est donc sciemment qu’ils les violent. Ces gens ne sont plus respectueux du texte le plus sacré de notre République, il y a urgence à leur rappeler que s’ils font la loi, c’est dans un cadre précis et qu’il ne leur appartient pas de le modifier en s’affranchissant de ses contraintes, sans passer à minima devant le peuple pour en être autorisé.

La parole du pouvoir n’est pas un évangile que l’on récite dans une adoration béate en se prosternant devant son Dieu. Elle est sujette à erreur, même si la Macronie conteste cet état, en se décrétant infaillible. Un tel article n’a pas à être discuté, il doit être retiré séance tenante.

Sommes-nous entrés dans une factice république aux accents religieux, où l’obscurantisme deviendrait la règle contre la philosophie des lumières qui s’est ingéniée à pourchasser les prédicateurs arriérés, donnant ses lettres de noblesse à l’esprit qu’il fût scientifique, artistique, ou littéraire ? Ou plus basiquement, les responsabilités et les enjeux financiers énormes valent-ils un coup de force législatif, dans un monde dégradé, où les bases démocratiques sont piétinées ? Il nous manque des Voltaire, des Diderot, des Montesquieu. Ne serait-on plus capable de cette excellence sous prétexte que notre siècle est différent, plus violent, ou moins sûr ? L’est-il réellement ou est-il simplement plus volatile, plus imbriqué, plus corrompu aussi ? Faut-il déplorer un manque de courage, ou une pauvreté de réflexion ? Cette loi, si elle devait passer, confirmerait que l’héritage de Vichy n’est plus un mauvais fantasme, mais une inquiétante réalité. Se soumettre à la volonté d’un pouvoir qui désire maîtriser les pensées qu’il autorise au débat, rappelle les réunions de Macron où il décidait avant, des questions et de qui les poseraient. Nous attendons de toutes les oppositions une levée de boucliers et un seul mot, NON, à cet article 4.

5 février 2024

Catherine Gaillard

On ne peut DIRE de meilleure façon que Enki Bilal ici, la folie et le ridicule avilissants d'une époque, la nôtre hélas, et en marge, ceux d'une petite armée d' "artistes" buzzéiformes pour la plupart - qui pétitionne et ose réclamer son bulletin de vote au poète. 1 minute 50".


16 décembre 2023

Mardi 19/12 : la censure au vote…

Pierre Duriot

À envoyer à vos députés, à qui on va tenter, mardi, de faire voter l'interdiction de toute critique de la gestion du Covid et des vaccins.

Madame Monsieur le député
Mardi 19 décembre 2023 vous allez devoir voter le projet de loi « contre les dérives sectaires créant un délit de provocation à l’abandon de traitement médical : les risques pour la liberté d’expression. »
Dans ce projet de loi un nouvel article doit être inséré dans le Code pénal ainsi rédigé : « est punie d’un an d’emprisonnement et de 15 000 euros d’amende la provocation à abandonner ou à s’abstenir de suivre un traitement thérapeutique ou prophylactique, lorsque cet abandon ou cette abstention est présenté comme bénéfique pour la santé des personnes visées alors qu’il est, en l’état des connaissances médicales, manifestement susceptibles d’entraîner pour elles, compte tenu de la pathologie dont elles sont atteintes, des conséquences graves pour leur santé physique ou psychique ».
Cela reviendrait à emprisonner aujourd’hui des éminences scientifiques qui ont émis des doutes sur les traitements officiels et seuls autorisés pendant la crise COVID. Les risques pour la liberté d’expression ne sont pas dans l’interdiction d’un débat contradictoire sur une thérapie, mais bien celle d’en discuter les effets ou les alternatives. On ne protège pas systématiquement en interdisant. Ce texte semble destiné à sanctuariser une version officielle de la science, qui par définition ne peut être décrétée par un pouvoir. L’histoire est remplie de ces fausses visions, dont la plus célèbre est celle d’un Galilée condamné à se taire sur l’héliocentrisme sous peine de finir sur un bûcher. Staline avait usé d’un tel procédé, est-ce là le virage que vous souhaitez donner à notre République ?
La manipulation sémantique pratiquée par le régime macroniste conduit à obliger au silence et à l’obéissance, sur ces sujets, pour protéger la liberté d’expression. Comment pouvez-vous tolérer, ou croire, que l’on prétende défendre la liberté de parole en l’interdisant ? S’il faut protéger des personnes faibles contre les charlatans, des lois existent déjà et les coupables, qui exercent de manière illégales, se trouvent régulièrement condamnés. Cette loi, si vous la votez ne s’adressera pas seulement à de pseudo-médecins, mais bel et bien à des professeurs et chercheurs, qui font leur travail et expriment un doute, voire mettent en gardent sur des bases scientifiques, non sur des délires ou des divagations invraisemblables, sur les risques éventuels qu’ils découvrent. Le gouvernement ne cherche pas à sauvegarder la vérité, il tente grossièrement de se protéger contre ses propres actions et celles aujourd’hui contestées, d’un « conseil de défense scientifique » duquel furent exclus tous ceux qui ne pensaient pas comme le pouvoir. C’est cela qu’il s'efforce de faire en vous invitant à approuver une telle loi, présentée sous un aspect protecteur et bienveillant, culpabilisant d’ores et déjà tous ceux qui oseraient s'y opposer en les désignant de fait, comme des irresponsables. Le piège est là, grossier, n'y tombez pas.
Le RPF vous demande de refuser fermement cette loi et son article 4 qui n'a pas sa place dans un arsenal législatif libre et démocratique. Nous serons très attentifs à la suite qui aura été donné à ce projet de loi. Comme toujours, notre tribune s’en fera un large écho. Gardez à l’esprit que voter un tel texte poussera ce régime inexorablement à aller plus loin. Demain ce sera la contestation même du pouvoir et donc la démocratie qui sera contestée. C’est le chemin déjà largement entamé, avec l’utilisation à répétition d’un article 49.3 largement dévoyé.

23 octobre 2023

En matière d’internet, la France n’est plus si loin de la Corée du Nord…

H16

Parfois, un pays sombre rapidement dans la dictature : une révolution violente, quelques hommes autoritaires, déterminés et sans scrupules, et voilà le peuple sous un joug tyrannique. Et parfois, les dérives sont progressives, lentes, insidieuses et il faut plusieurs années pour parvenir à créer un enfer où chaque geste est surveillé, chaque opinion contrôlée et chaque expression soigneusement limitée ou interdite. C’est ce dernier chemin qu’a manifestement choisi la France.

Encore une fois, il suffit de lire et comprendre ce que les actuels membres du gouvernement nous réservent pour comprendre que non, ceci n’est pas une exagération, n’en déplaise à tous les petits Normies terrorisés à l’idée d’avoir une opinion un peu piquante mais réaliste de la situation actuelle du pays.

Confortablement engoncés dans la Pensée officielle autorisée, ils pourront toujours s’écrier “Allons ! Nous avons encore la possibilité de nous exprimer ! Nous ne somme pas en Corée du Nord, hein !”, participant ainsi, par bêtise, niaiserie ou simple lâcheté, à entériner les lois et projets de plus en plus affolants que ces membres du gouvernement sont en train de mettre en place et qui aboutissent bien, de fait, au même résultat subi par les Nord-Coréens, à savoir celui d’une parfaite et complète censure de leurs opinions et une liberté d’expression nulle.

Certes, la France n’y est pas encore mais la trajectoire est la bonne, et les étapes pour y arriver sont brûlées de plus en plus vite.

Il suffira pour s’en convaincre d’aller regarder les atterrantes âneries que Jean-Noël Barrot, l’actuel Ministre délégué concrètement chargé des intertubes et des réseaux sociaux, a récemment proférées justement sur l’un d’eux – X, anciennement Twitter – pour comprendre l’ampleur du problème.


Prétextant l’usage des réseaux sociaux dans l’amplification des violences urbaines – que ce triste clown et les autres du gouvernement sont totalement infoutus de gérer et encore moins d’éviter, notre ministricule entend donc, pour faire original, ajouter une nouvelle couche de restrictions et de lois pour contrôler les moyens de communication moderne.

Ainsi, Barrot estime-t-il indispensable d’ajouter de nouvelles lois à celles existant condamnant déjà les appels à casser, piller, détruire. Ceci n’est guère étonnant : dans une parfaite illustration de sa médiocrité, l’actuel gouvernement camoufle son impuissance et son incompétence en gesticulant légalement, préférant la législorrhée à l’action concrète.

Appliquer les lois existantes ? Mais, vous n’y pensez pas mon brave ! Cela pourrait constituer un début de solution !


Plutôt que prendre le taureau des violences urbaines par les cornes d’une application efficace des lois et une répartition idoine des forces de police, tant en personnels qu’en budget, mettons plutôt en place un Bidulotron Républicain, qu’on appellera “Réserve citoyenne du numérique”, sorte de mouroir subtil pour toute velléité d’action qui permettra de graisser les pattes de quelques nigauds inutiles et encore plus d’associations lucratives sans but, qui pourront “pacifier internet”.

Très concrètement, c’est une limonade de parfum à peine différent et de la même eau croupie que celle qui coule dans les tuyaux des “fact-checkers” habituels, ceux qui se sont déjà illustrés par leur mémorable travail de propagande éhontée sur le virus, les vaccins, la guerre en Ukraine, les élections américaines et j’en passe, dont on se rappellera au passage qu’ils ont été financés par un détournement scandaleux du Fonds Marianne et des petites magouilles de Marlène Schiappa.

Nul doute que ce Bidulotron citoyen, sorte de ferme à trolls gouvernementaux co-construite en éco-responsabilité biocompatible avec les autorités publiques, suivra une trajectoire similaire : demander à des associations qui vivent exclusivement de l’argent de l’État (et donc du bon vouloir du gouvernement) d’agir pour “pacifier” les réseaux sociaux, ce n’est ni plus ni moins que payer une milice associative pour les patrouiller, avec l’argent du contribuable.

Et lorsque La Patrouille des Tubes (citoyenne, écoconsciente et numérique, cela va de soi) vous chopera à inciter à des actions par ailleurs parfaitement illégales (et donc déjà sous le coup de la loi), cela pourra conduire à des peines de bannissement des réseaux, assorties d’amende et de prison si vous persistez à contourner ce bannissement…


C’est en tout cas ce que semble croire Barrot avec un aplomb que seul les cuistres et les imbéciles peuvent se permettre. En réalité, on aura bien du mal à imaginer ce qui se passera, tant il est évident que cette nouvelle fournée de délires technocratiques sera inapplicable : entre les internautes qui, bien que francophones, seront en dehors du territoire français, ceux qui se cacheront derrière un VPN ou ceux qui seront tout simplement inaccessibles à ces mesures de censure, sans même parler de leur nombre qui ramènera les actions de la Patrouilles des Tubes à de simples gesticulations théâtrales, il y a fort à parier que tout ceci se terminera en jus de boudin, l’argent dépensé n’étant certainement pas perdu pour tout le monde.

Mais plus à propos, ces contorsions pitoyables démontrent une haine très spécifique de la liberté permise par Internet et les réseaux sociaux, haine assez franco-française par essence : il faut en effet se rappeler qu’après le crâne d’œuf sans jaune de Barrot, c’est aussi un autre Français, Thierry Breton, cette frétillante endive chevelue qui s’attelle actuellement à faire régner censure et mesquineries numériques sur l’internet européen.

Manifestement, les rebuffades très publiques de Musk aux injonctions vagues et chargées de menaces du commissaire européen ont surtout poussé ce dernier, l’égo froissé, à envisager d’intenter des actions contre la plateforme du milliardaire, ce qui n’a pas manqué de lui faire demander, toujours publiquement, de venir s’expliquer directement sur la plateforme plutôt que tenter des petits arrangements en coulisse.


Là encore, on ne sera pas surpris des velléités de censure d’internet par un Français, dont l’application réelle risque au mieux d’échouer minablement et au pire de conduire à une indisponibilité de la plateforme pour 500 millions d’Européens (ce qui ne manquerait pas de faire un scandale assez cuisant pour Breton). C’est consternant et très illustratif de la tendance générale du pays et de la mentalité de ses ressortissants dès qu’ils ont le pouvoir.

En somme, la “Patrie des Droits de l’Homme” est aussi devenue celle d’un paquet de censeurs besognant âprement à faire taire leurs opposants.

Vraiment, avec de tels représentants, ce pays est foutu.


21 octobre 2023

Un manifeste phare contre le « complexe industriel de la censure »

Libre Média
Mercredi le 18 octobre 2023, à 18:00

De gauche à droite: Jordan B. Peterson, Bari Weiss et Julian Assange. Photo: compte X du journal Die Welt.

Dans la Déclaration de Westminster, près de 140 personnalités parmi lesquelles Jordan B. Peterson, Julian Assange, Bari Weiss et Edward Snowden prennent la parole pour dénoncer la mise en place d’un vaste système de censure à travers le monde.

En signe d’appui, Libre Média reproduit intégralement la déclaration ci-dessous.

Ce manifeste a été rédigé par des journalistes, artistes, auteurs, activistes, spécialistes en technologie et académiciens pour mettre en garde contre la croissante censure internationale qui menace d’éroder des normes démocratiques centenaires.

En provenance de la gauche, de la droite et du centre, nous sommes unis par notre engagement en faveur des droits universels de l'homme et de la liberté d'expression, et nous sommes tous profondément inquiets par les tentatives visant à qualifier la parole protégée de «désinformation», de «mésinformation» et d'autres termes mal définis.

La liberté d'expression est notre meilleure défense contre la désinformation.

L’usage abusif de ces termes a mené à exercer la censure sur des citoyens ordinaires, des journalistes et des dissidents dans le monde entier.

Une telle ingérence dans le droit à la liberté d’expression supprime toute discussion valable sur les questions urgentes d’intérêt public, et porte atteinte aux principes fondamentaux de la démocratie représentative.

Partout dans le monde, les dirigeants gouvernementaux, les sociétés de médias sociaux, les universités et les ONG s’emploient ou s’investissent de plus en plus à surveiller les citoyens et à les priver de leur voix. Ces actions coordonnées à grande échelle sont parfois dénommées le «Complexe Industriel de la Censure».

Ce complexe manœuvre souvent au moyen de politiques gouvernementales directes. Les autorités indiennes et turques se sont emparées du pouvoir de supprimer les contenus politiques des réseaux sociaux. Le corps législatif allemand et la Cour Suprême du Brésil criminalisent le discours politique.

Dans d'autres pays, des mesures telles que le projet de loi irlandais sur le «discours de haine», le projet de loi écossais sur les crimes haineux, le projet de loi britannique sur la sécurité en ligne et le projet de loi australien sur la «mésinformation» menacent de restreindre sévèrement le droit à s’exprimer et ainsi de créer un effet dissuasif.

Mais le complexe industriel de la censure opère selon des méthodes plus subtiles, qui incluent le filtrage de visibilité, l’étiquetage et la manipulation des résultats des moteurs de recherche.

Ce n’est que grâce à la liberté d’expression que nous pouvons dénoncer les violations de nos droits et lutter pour de nouvelles libertés.

En boycottant et en signalant, les censeurs des médias sociaux ont déjà réduit au silence les opinions légitimes sur des sujets d’importance nationale et géopolitique. Ils l'ont fait avec le plein soutien des «experts en désinformation» et des «vérificateurs de faits» des grands médias, qui ont abandonné les valeurs journalistiques du débat et de l'enquête intellectuelle.

Tout comme les fichiers Twitter l'ont révélé, les entreprises technologiques procèdent souvent à une «modération de contenu» liée à la censure en coordination avec les agences gouvernementales et la société civile.

Bientôt, le règlement européen sur les services numériques (DSA) rendra officielle cette relation en donnant les données des plateformes à des «chercheurs agréés» issus d'ONG et du monde universitaire, laissant ainsi nos droits d'expression à la discrétion de ces organismes non élus et manquant de mécanismes de responsabilisation.

Certains hommes politiques et ONGs visent même à cibler les applications de messagerie cryptées de bout en bout comme WhatsApp, Signal et Telegram. Si le cryptage de bout en bout disparaît, nous n’aurons plus aucune possibilité de véritables conversations privées dans la sphère numérique.

Bien que la désinformation entre États soit un réel problème, les agences conçues pour lutter contre ces menaces, comme la Cybersecurity and Infrastructure Security Agency aux États-Unis, se retournent de plus en plus vers elles-mêmes et contre les citoyens. Sous le prétexte de prévenir le préjudice et de protéger la vérité, la parole est traitée comme une activité autorisée plutôt que comme un droit inaliénable.

La censure nous prive de la richesse de la vie elle-même.

Nous sommes conscients que les mots peuvent parfois être offensifs, mais nous rejetons l’idée selon laquelle les sentiments blessés et l’inconfort, même graves, justifient la censure. Le discours ouvert est le pilier central d’une société libre, et est essentiel pour tenir les gouvernements pour responsables, pour favoriser l'autonomie des groupes vulnérables et réduire le risque de tyrannie.

La protection de la parole ne concerne pas uniquement les points de vue avec lesquels nous sommes d’accord ; nous devons protéger avec vigueur la parole des opinions auxquelles nous nous opposons le plus fermement. Ce n’est que sur la place publique que ces opinions peuvent être entendues et véritablement contestées.

Qui plus est, à maintes reprises, des opinions et des idées impopulaires finissent par devenir des idées reçues. En qualifiant certaines positions politiques ou scientifiques de «mésinformation», nos sociétés risquent de s'enliser dans de faux paradigmes qui priveraient l'humanité de connaissances durement acquises et anéantiraient la possibilité d'acquérir de nouvelles connaissances.

La liberté d'expression est notre meilleure défense contre la désinformation.

L’attaque contre la parole n’est pas seulement une question de règles et de réglementations déformées : c’est la crise de l’humanité elle-même. Chaque campagne pour l’égalité et la justice dans l’histoire s’est fondée sur un forum ouvert pour exprimer la dissidence.

Dans d’innombrables exemples, comme notamment l’abolition de l’esclavage et le mouvement pour les droits civiques, le progrès social a dépendu de la liberté d’expression.

Nous ne voulons pas que nos enfants grandissent dans un monde où ils vivraient dans la peur d’exprimer leur pensée. Nous voulons qu’ils grandissent dans un monde où leurs idées puissent être exprimées, explorées et débattues ouvertement – un monde que les fondateurs de nos démocraties envisageaient lorsqu’ils ont inscrit la liberté d’expression dans nos lois et nos constitutions.

Le premier amendement des États-Unis est un exemple solide de la manière dont le droit à la liberté d’expression, de presse et de conscience peut être fermement protégé par la loi. Il n’est pas nécessaire d’être d’accord avec les États-Unis sur chaque question pour reconnaître qu’il s’agit d’une «première liberté» vitale dont découlent toutes les autres libertés.

Ce n’est que grâce à la liberté d’expression que nous pouvons dénoncer les violations de nos droits et lutter pour de nouvelles libertés.

Il existe également une protection internationale claire et solide de la liberté d’expression. La Déclaration universelle des droits de l'homme (DUDH) a été rédigée en 1948 en réponse aux atrocités commises pendant la Seconde Guerre mondiale.

L'article 19 de la DUDH énonce: «Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.»

Comme indiqué clairement dans l’article 19, le corollaire du droit à la liberté d’expression est le droit à l’information. Dans une démocratie, personne n’a le monopole de ce qui est considéré comme la vérité. La vérité doit plutôt être découverte à travers le dialogue et le débat – et nous ne pouvons pas découvrir la vérité sans admettre la possibilité d’erreurs.

La censure au nom de la «protection de la démocratie» inverse ce qui devrait être un système de représentation ascendant en un système de contrôle idéologique descendant. Cette censure est finalement contre-productive: elle sème la méfiance, encourage la radicalisation et le processus démocratique perd sa légitimité.

Au cours de l’histoire de l’humanité, les attaques contre la liberté d’expression ont été précurseurs des attaques contre toutes les autres libertés. Les régimes qui ont érodé la liberté d’expression ont toujours inévitablement affaibli et endommagé d’autres structures démocratiques fondamentales.

De la même manière, les élites qui poussent aujourd’hui à la censure sapent également la démocratie. Ce qui a changé cependant, ce sont les outils technologiques et à grande échelle grâce auxquels la censure peut être mise en œuvre.

Nous pensons que la liberté d’expression est essentielle pour garantir notre protection contre les abus de pouvoir de l’État – abus qui ont historiquement constitué une menace bien plus grande que les paroles d’individus isolés ou même de groupes organisés.

Dans l’intérêt du bien-être et de l’épanouissement de l’humanité, nous lançons les 3 appels à l’action suivants:

Nous faisons appel aux gouvernements et aux organisations internationales à assumer leurs responsabilités envers les peuples et à respecter l’article 19 de la DUDH.

Nous faisons appel aux entreprises technologiques à s’engager à protéger la place publique numérique telle que l’indique l’article 19 de la DUDH, et qu’elles s'abstiennent de toute censure politique, de la censure des voix dissidentes et de la censure de l’opinion politique.

Enfin, nous faisons appel au grand public à nous rejoindre dans la lutte pour préserver les droits démocratiques des citoyens. Les changements législatifs ne suffisent pas. Nous devons également créer dès le départ un climat de liberté d’expression en rejetant le climat d’intolérance qui encourage l’autocensure, et qui crée des conflits personnels inutiles pour beaucoup. Au lieu de la peur et du dogmatisme, nous devons adopter l’enquête et le débat.

Nous défendons votre droit de poser des questions. Des débats passionnés, même ceux qui peuvent causer de la détresse, valent bien mieux que pas de débat du tout.

La censure nous prive de la richesse de la vie elle-même. La liberté d'expression est le fondement de la création d'une vie pleine de sens et d'une humanité épanouie – à travers l'art, la poésie, le théâtre, l'histoire, la philosophie, la chanson et bien plus encore.

Cette déclaration est le résultat d’une première réunion de défenseurs de la liberté d’expression du monde entier, réunis à Westminster, Londres, en fin de juin 2023. En tant que signataires de cette déclaration, nous avons des désaccords politiques et idéologiques fondamentaux.

Cependant, ce n’est qu’en nous unissant que nous parviendrons à faire disparaître la censure qui envahit nos vies, dans le but de pouvoir conserver notre capacité de débattre ouvertement, et à nous défier les uns les autres. C'est dans cet esprit de différence et de débat que nous signons la Déclaration de Westminster.

18 octobre 2023

Denis Collin

Obono qualifie le Hamas d'organisation qui "résiste", Darmanin veut la poursuivre pour apologie du terrorisme. ils sont tous fous.
Obono est une foutue indigéniste, la "sœur" (sic) de Houria Bouteldja, le pire de ce qu'on trouve à LFI. Mais elle a le droit d'exprimer son opinion. Elle n'appelle pas à jeter des bombes. Elle dit simplement une ânerie de plus. S'il faut poursuivre devant les tribunaux tous ceux qui disent des âneries, il faut multiplier par 4 le budget de la justice.
Mais Darmanin sait ce qu'il fait. Il veut faire un exemple et marquer un nouveau pas dans la restriction de la liberté d'expression. IL le fait avec d'autant plus de facilité que la gauche en général et LFI en particulier n'ont pas été les derniers dans la volonté de criminaliser les "mauvaises pensées". Les arroseurs sont arrosés.
Je renvoie les lecteurs intéressés à mon livre de 2011, La longueur de la chaîne (Max Milo)

4 octobre 2023

Delaurette, ou la fin de la science

Gilles La Carbona


Nous alertions nos lecteurs sur la future nouvelle loi « Gayssot » en préparation à l’initiative du député socialiste Delaurette, consistant à interdire tout débat contradictoire sur le climat. Selon lui, le consensus scientifique est tel, que toute opposition à la grande théorie du GIEC doit être déclarée hors-la-loi. On ne peut pas être moins scientifique dans la démarche. Nous l’écrivions, les 1609 chercheurs, dont deux prix Nobel, qui ne pensent pas comme lui deviennent aux yeux de l’inquisiteur Delaurette, des hérétiques, ils devraient donc être embastillés ? À moins qu’il n’envisage de les placer en camp de rééducation, comme le suggère Schwab, dont il emprunte les préceptes et les méthodes, avec une similitude étrange.

La journaliste Judith Waintraub s’est également inquiétée, dans le Figaro Magazine, de l’avenir de la liberté de la presse. Bien entendu, le député socialiste Delaurette s’est ému de cette interrogation, s’indignant presque qu’on puisse lui faire ce procès, le vivant sans doute comme une terrible injustice. Il va plancher sur une loi pour faire taire ces dissidences-là peut-être ? Mais comment appelle-t-il cela, lui ? On le répète, une vérité qui a besoin du législateur pour s’affirmer porte en elle les germes de la suspicion. La dictature se parant toute seule de vertus, accuse les démocrates d’être des dictateurs.

Qu’est-ce qui peut bien le gêner dans le fait que des scientifiques comparent leurs résultats et n’aboutissent pas à la même conclusion ? Evoquer un consensus scientifique sur le climat est une aberration et ce socialiste le sait, mais il ment. Cet homme et ceux qui le suivent sont dangereux. Les obligations d’imposer, par la propagande, le narratif du climat, sont dans la presse déjà conséquentes. Radio France interdit dans sa charte de parler du climat autrement que selon les directives gouvernementales. Le bulletin météo télévisuel a même changé de nom pour s’appeler « journal météo climat », recolorant en rouge les cartes de températures dès qu’on dépasse 25 degrés, pour impressionner le public. Plus grave, les normes « environnementales » font augmenter le prix de la construction jusqu’à 60%. Toute cette armada de contraintes légales et journalistiques ne suffit pas à Delaurette, il veut bouter hors des réseaux tous ceux qui oseraient encore revenir sur l’exagération de l’urgence climatique, dont Bill Gates, lui-même, doute à présent. Ces enragés de la vérité absolue ne reculent devant rien pour nous contraindre à accepter une pensée qu’ils prétendent norme indiscutable. Une loi a-t-elle été nécessaire pour affirmer que 2+2 font 4 ? Dans ce cas pourquoi ne pas évoquer les fameux « platistes » et interdire cette aberration, qui est, elle, scientifiquement prouvée ?

Les pires pouvoirs peuvent toujours trouver une excuse « scientifique », pour crever des yeux ou gazer des groupes religieux. Delaurette, chantre de l’absolutisme, fer de lance de l’oppression obscurantiste, confondant science et évangiles, est de ceux-là et devrait écouter le discours du ministre du Burkina Faso à la tribune de l’ONU, pour y découvrir comment ses pseudos vérités sont perçues dans le monde réellement libre. Ni démocrate, ni objectif, mais dans l’enfermement des informations qui pourraient vous contraindre à penser autrement, il corsète la libre pensée pour pallier la faiblesse de ses arguments et de la fausseté de ses intentions. La vérité lui fait peur et il doit donc la maîtriser.

C’est justement cela qui chancelle à l’ONU et sur le reste de la planète : les théories universelles imposées par l’Occident et qui ne le sont pas. Une telle loi ne doit pas passer, nous attendons que l’ensemble de la presse dite libre et que nos députés fassent front pour annuler cette initiative digne de la Corée du Nord, mais certainement pas du pays de Voltaire, dont la philosophie était justement de lutter pour que tous puissent s’exprimer sur tous les sujets, même s’il ne partageait pas les mêmes idées. Selon la célèbre citation qui en réalité n’est pas de lui, mais qui lui va bien : « Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites, mais je me battrai jusqu’à la mort pour que vous ayez le droit de le dire ». Notre parlement se reconnaîtra-t-il avec le philosophe des Lumières, ou avec le sombre Delaurette ? Pour ce qui est du RPF notre choix est clair, la liberté d’expression est un bien sacré et doit le rester. Ni entrave ni interdiction, la science doit s’exprimer de façon autonome sans avoir un pistolet sur la tempe.

https://rassemblementdupeuplefrancaiscom.wordpress.com

13 août 2023

Eric Vial

« Je ne suis pas un journaliste de gauche, je ne dénonce personne. »
Guy Debord

Tel est pris qui croyait prendre.
Après les socialistes et les écologistes, les députés du groupe présidentiel à l’Assemblée nationale sont appelés à ne plus répondre aux questions des journalistes du Journal du Dimanche.
Ils considèrent que la rédaction de l’hebdomadaire est désormais dirigée par « un journaliste d’extrême droite », Geoffroy Lejeune.
Passons sur le fait qu’encore une fois ceux qui dénoncent le rejet, l’ostracisme, la violence des mots, et la stigmatisation des individus en sont souvent les premiers auteurs. Chérir la liberté de la presse, d’expression et la diversité des points de vue devraient être une valeur cardinale pour ces grands démocrates, même si une partie de cette presse est selon eux, « polémiste et populiste ». Après tout, qui juge hormis le lecteur ? La presse libre est plurielle, elle l’a toujours été, elle le sera toujours.
Au-delà, ces censeurs putatifs du JDD, lui font indirectement un sacré coup de publicité en lui donnant du crédit. Car ils produisent le sentiment que le titre de presse, par ses questions et ses articles, embarrasse l’establishment fortement contesté dans la population. Bref, ils rendent la marque JDD populaire face à des journaux plus consensuels ou considérés comme plus proches du pouvoir.
Mais surtout, ces politiciens qui boycottent (expliquant dans d’autres situations que « le boycott c’est mal ») laissent le champ libre de l’expression politique à ceux qu’ils disent vouloir combattre.
Croire qu’on est tellement important que le JDD n’attendait qu’une chose, « leurs déclarations » ; que sans elles, le Journal du Dimanche ne pourra pas travailler, est une grave erreur de jugement guidée par l’orgueil.
En général, ce sont les interviewés qui sont sollicités par un journal. Ils ne veulent pas répondre ? Grand bien leur fasse, d’autres le feront. Assurément, personne ne s’en offusquera dans une rédaction. Allez hop, au suivant ! La nature de l’information a horreur du vide. Quoi qu’il arrive, le JDD sortira ses articles.
Pour s’amuser, imaginons maintenant l’inverse : le jour où une rédaction exprimera officiellement le souhait de ne plus interroger les députés de gauche ou de la majorité, de ne plus parler des actions du gouvernement. Quelles seraient alors les réactions des élus ? Sans doute extrêmement compréhensives, comme peut-être celles de certains lecteurs d’ailleurs qui vont chercher désormais leur information sur d’autres canaux alternatifs ?
Comme disait le journaliste Jean Jaurès : « Le courage, c'est de chercher la vérité et de la dire. » Voilà, c’est cela qui doit animer tous les protagonistes, rien d’autre.

16 juin 2023

Suspendus pour des tweets !

Denis Collin

Vous le savez déjà, deux de nos collègues de philosophie sont suspendus sans traitement pendant trois mois par le ministre de l’Éducation nationale à cause de leurs tweets. L’un dans l’académie de Normandie, Franklin Nyamsi ; l’autre dans celle d’Aix-Marseille, René Chiche. Ce dernier est aussi vice-président et porte-parole de notre syndicat Action & Démocratie/CFE-CGC.
Dans les deux cas, c’est uniquement leur expression sur les réseaux sociaux qui est le motif de ces sanctions très lourdes, ni leur enseignement ni leur comportement dans l’exercice de leurs fonctions n’étant mis en cause. Dans les deux cas, leurs propos ne comportent rien de contraire à la loi et leur seule « faute » consiste à rendre publiques des opinions qui déplaisent au pouvoir. Dans le cas de René Chiche, la sanction vise non seulement le professeur mais le responsable syndical puisque c’est aussi à ce titre qu’il s’exprime publiquement, ce qui ajoute encore au scandale. Et, cerise sur cet indigeste gâteau, dans le cas de René Chiche encore, la sanction n’est pas seulement prononcée par le ministre : ce sont en effet les représentants des personnels eux-mêmes, élus SNES-FSU et SIAES siégeant en conseil de discipline, qui ont demandé qu'il soit sanctionné !
Pour Action & Démocratie, le rôle d’un syndicat consiste à défendre les collègues injustement poursuivis, même ceux avec lesquels nous aurions des désaccords.
Nous savions qu'il nous fallait défendre l'école et nos métiers face à une administration en perte de repères, nous découvrons qu'il nous faut aussi composer avec des organisations syndicales prêtes à faire sanctionner des collègues pour des propos qui leur déplaisent !
Nous n’avons décidément pas la même conception du syndicalisme et de la défense des personnels que ces gens-là, et nous en sommes fiers !

25 mai 2023

René Chiche

Mesdames, messieurs,
Chers amis de la liberté et de la vérité,
Chers donateurs,
Un immense merci à vous !
Je vous prie de me pardonner tout d’abord si je ne prends pas le soin d’adresser à chacun un message personnel : je n’en ai tout simplement pas le temps, mon téléphone sonne sans arrêt et j’ai mille choses à faire en ce moment, mais j’espère bien pouvoir remercier chacun de vous pour son geste. Chaque don effectué sur cette cagnotte me touche en effet, et surtout m’oblige, au sens où l’on dit que noblesse oblige.
J’ai dû créer cette cagnotte à la hâte parce que le dépôt d’un recours au tribunal administratif ne peut attendre et que je me trouve en même temps privé de salaire, mais je tiens à le dire et le répéter : l’argent récolté par ce biais ne servira qu’aux frais de justice, Leetchi s’en portant également garant puisqu’il ne débloquera les fonds que sur production de justificatifs demandés à mes avocats. N’oubliez pas cependant que, tant au ministère de l’éducation nationale qu’à ceux qui l’ont poussé à déclencher cette procédure, non seulement tout cela ne coûte rien mais qu’ils le font avec l’argent du contribuable, c’est-à-dire avec le vôtre !
C’est pourquoi autant si ce n’est plus que le montant des dons, c’est le nombre de donateurs qui importe et montrera aux ennemis de la liberté qu’ils ont déjà perdu. Je suis convaincu que la liberté d’expression sortira renforcée de ce combat, que tout professeur sera conforté par le juge non seulement dans son droit mais aussi dans son devoir de dire et d’écrire ce qu’il pense, et qu’il sera confirmé au représentant syndical que je suis de pouvoir dire sans entrave des vérités qui dérangent, en ne respectant à cet effet que les limites établies par la loi et non les fantaisies édictées par des gens qui ne supportent pas d’être contredits et ne sont que de passage.
Voilà pourquoi je vous invite encore une fois à communiquer le lien vers cette cagnotte à une, deux, trois personnes en leur indiquant que l’affaire René Chiche est en réalité l’affaire de tous.
Mon comité de soutien et moi-même vous tiendrons régulièrement informés, et je laisse mes avocats quant à eux procéder sous leur responsabilité à la publication des documents émanant de l’administration, lesquels contiennent notamment les propos qui me sont reprochés, chacun pouvant de la sorte se rendre compte de la situation de la liberté d’expression dans notre pays où, bientôt trois cents ans après Voltaire, l’on cherche encore à museler quelqu’un qui n’a pas la langue dans sa poche mais sait au contraire en faire usage !
Avec toute ma gratitude, RC


[Tout ce qui concerne cette affaire sera développé, étayé et communiqué au public via un site internet en cours de construction. J'y mettrai à disposition du public la prose de l'administration en son intégralité afin que chacun puisse vérifier qu'on ne me poursuit que pour mon expression parfois virulente sur Twitter, qualifiée d'outrancière comme si cela était une faute. Je n'ai pas l'intention de laisser des voyous en col blanc se servir des institutions de la République pour tuer la critique, répandre la peur, instaurer la censure et continuer leurs méfaits, notamment en criminalisant toute opposition véritable et en privant de la sorte la démocratie d'un débat public digne de ce nom. Je n'ai pas non plus l'intention de laisser tranquilles ceux qui ont initié cette procédure d'un autre âge, ceux qui y ont collaboré, ceux qui y ont participé à un degré ou un autre, ceux qui ont laissé faire, ceux qui ont applaudi : tous seront mis en face de ce qu'ils sont, et certains en face de leur responsabilité pénale, y compris des personnalités publiques ou des représentants syndicaux.]

24 mai 2023

Radu Portocala

Élisabeth Lévy a publié hier une lettre dans laquelle elle annonce que « Causeur » a été puni par les régies publicitaires qui ne lui donnent plus des réclames pour son site, d’où un grave déséquilibre financier.
Cela m’a rappelé que l’« Événement du jeudi » de Jean-François Kahn a subi le même sort pendant la guerre en Yougoslavie. Il avait publié des articles qui allaient à l’encontre de la politique officielle (celle des États-Unis), donc on lui enlevait une partie des moyens de subsistance.
À force de franchir les limites de plus en plus étroites de la pensée autorisée – ce qui est tout à son honneur –, « Causeur » a fini par provoquer l’ire d’un organisme (d’origine américaine) qui s’appelle « Sleeping Giants » et dont l’objectif « est la lutte contre le financement des discours de haine » (Wikipedia). En somme, ses militants exercent une « pression morale » sur les annonceurs, les menant à se plier aux injonctions de l’idéologie dite « woke ». Pour eux, « Causeur » est un journal « toxique, « nauséabond », « abject », pratiquant une « ligne éditoriale ignoble ». Un journal, donc, qui doit disparaître.
Chercher à étouffer de la sorte les médias qui ne se soumettent pas aux oukases de la pensée correcte, à ses règles imbéciles, est une censure privée contre laquelle les États devraient s’insurger et agir, mais contre laquelle les États ne font rien. Ils la tolèrent, ils s’y plient. Comme des milliers d’entreprises qui adhèrent aux diktats de cette révolution et qui, honteusement apeurées, suivent ses recommandations.
Certes, la réponse idéale serait le boycott des sociétés qui boycottent, de ces sociétés qui, friandes d’une fausse respectabilité – assurée par des groupes radicaux –, se font complices de cette abomination qu’est la censure. Mais se serait rêver. Notre indignation – quand elle existe – ne dépasse presque jamais les contours tièdes de notre confort.
Si « Causeur » ainsi condamné disparaît un jour, on le regrettera quelque temps, on déblatérera un peu, puis on oubliera. Et les censeurs continueront leur sombre besogne. C’est ainsi que la liberté meurt.

20 mai 2023

Charlie et la chocolaterie

Anne-Sophie Chazaud

Chers amis, quelques mots rapides en passant par ici sur deux affaires insupportables en cours, insupportables dans la manière dont elles sont traitées.
- J’affirme que les macronnards et leurs zélés relais (préfets, magistrats, médias-système etc…) qui depuis quelques jours hurlent à cause d’une caricature grimant Macron en Hitler (chose qui arrive depuis 70 ans à tous les hommes et femmes politiques de France et de Navarre) sont aussi immondes et dangereux que les islamistes qui ont dénié à Charlie le droit de caricaturer le Prophète.
J’ajoute qu’en outre ils sont encore plus dangereux dans la mesure où ils viennent, rétroactivement et de manière structurelle, paradigmatique, légitimer le désir de censure des caricatures qui a motivé lesdits meurtres.
Cette attitude est un crachat de plus, après l’affaire du fonds Marianne, sur la tombe de Samuel Paty qui est mort pour avoir enseigné ce droit.
Alors, on va le répéter encore et encore : la liberté d’expression est indivisible, et le droit à la satire n’est pas négociable.
Le fait de vouloir faire interdire ces caricatures du chef de l’État (dont on suppose par conséquent que pour les macronnards il est encore plus sacré et intouchable que Mahomet pour les islamistes) aurait par ailleurs tendance à démontrer qu’elles disent un petit quelque chose de vrai : de Gaulle fut grimé en Hitler, lui le vrai résistant, et jamais ne le fit censurer.
Vouloir démontrer que l’on n’est pas un dictateur en faisant progressivement tout interdire, interroge.
- Second point : le battage médiatique continuel depuis quelques jours sur l’affaire de la chocolaterie Trogneux est simplement insupportable : si je condamne évidemment et tout à fait fermement la débilité de tels agissements qui doivent, s’ils sont établis (ce qui reste à faire dans le détail), être condamnés, je rappelle que les Français sont, eux, livrés quotidiennement à la violence (y compris celle émanant du pouvoir), aux agressions, aux viols, à la délinquance, sans que les médias macronnards ne s’en émeuvent.
Une octogénaire a par exemple été violée il y a quelques jours, car le viol de personnes âgées est la nouvelle mode dans l’ensauvagement en cours, et je n’en ai pas entendu parler en continu aux informations, alors que ce fait est autrement plus grave, pour tout ce dont il est le symptôme, qu’une baston chocolatée.
Il convient vraiment d’en finir avec le mode propagandiste et hémiplégique de traitement de l’information dans notre pays qui n’est plus que désinformation continuelle, le tout appuyé par des relais du pouvoir qui ont pour mission de disqualifier tout discours divergent ou dissident (je pense par exemple à la mission Bronner supposée lutter contre le complotisme et lequel Bronner, hier, se répandait en obscènes louanges et reptations serviles dignes des plus ridicules courtisans de la Cour).
[NB : si mon compte saute à cause de la publication assumée et revendiquée de cette caricature, je vous invite à me retrouver sur mon site personnel qui est à l’abri de la censure et que je vais alimenter un peu davantage dans les prochaines jours]


16 mai 2023

René Chiche

J’ai été exclu de mes fonctions pour une durée de trois mois par un arrêté du ministre de l'éducation nationale en date du 11 avril 2023 considérant que certains propos que j'avais tenus sur les réseaux sociaux, à la radio et à la télévision étaient contraire à « l’exigence d’exemplarité incombant plus particulièrement aux personnels enseignants » et « portaient atteinte à l'image et la réputation du service public de l’éducation nationale ». Ces reproches sont stupéfiants et nullement fondés.
J'ai donc décidé de déposer un recours auprès du tribunal administratif pour faire annuler cet arrêté. J'ai confié au cabinet de Maître Jérémie ASSOUS le soin de défendre mes intérêts contre le ministère de l'éducation nationale, ainsi que par voie de conséquence celui de défendre la liberté d'expression contre un pouvoir exécutif qui a tendance à outrepasser ses prérogatives en ce domaine comme en tant d’autres. Au-delà de ma situation personnelle, cette démarche intéressera tout professeur, tout personnel de l'éducation nationale et plus largement tout agent public : elle permettra en effet au juge de dire si un agent de la fonction publique, et dans le cas d'espèce un professeur, peut encore en France exprimer ses opinions sans être inquiété.
Ce n'est pas tout. Le 7 mai 2023, au cours de l'émission Dimanche en politique diffusée sur la chaîne du service public France 3, alors qu’il était interrogé sur « l’affaire des professeurs de philosophie suspendus pour leurs tweets », le ministre Pap NDIAYE a qualifié mes propos d' « outranciers et de complotistes (sic) » tout en citant, de façon incomplète d'ailleurs, un tweet qui fait cependant l'objet d'une procédure judiciaire suite à la plainte que la députée Aurore BERGÉ a portée en cette qualité contre moi. La proximité affichée entre ces deux personnalités met en question la nature exacte des poursuites engagées contre moi et un possible détournement de la procédure disciplinaire pour des motifs politiques. Il se trouve que les conditions dans lesquelles cette procédure a été engagée sont obscures, pour ne pas dire suspectes. Je souhaite que toute la lumière soit faite à ce sujet. J'ai donc décidé de porter plainte également auprès du procureur de la République pour les multiples infractions pénales qui sont susceptibles d’avoir été commises lors de cette affaire, et j'ai donné mandat à Maître Ludovic HERINGUEZ pour ce faire.
Ces procédures ont un coût que je ne suis pas en état de supporter, et ce indépendamment de la privation de salaire pendant trois mois.
J’ai reçu d’innombrables messages de soutien sur les réseaux sociaux, par courriel, par courrier, par téléphone. Je remercie toutes les personnes qui me les ont adressés, qu’elles soient d’accord ou non avec les opinions que j’ai exprimées. Je leur demande de bien vouloir participer à la cagnotte que j’ai ouverte sur leetchi afin de me permettre de faire face aux frais de justice. Cette cagnotte n’a absolument pas pour but de compenser ma perte de salaire, car je compte bien gagner au tribunal ! Il s’agit uniquement des frais de justice et je rendrai compte sur ce site de l’utilisation de l’argent collecté en publiant toutes les factures d’avocat tandis que l’éventuel surplus sera reversé pour soutenir quelque action servant un intérêt public analogue à celui qui est ici en cause.
Tel est le premier objet du site internet renechiche.fr bricolé à la hâte et dont je confierai la construction et l'amélioration à un connaisseur. Ce site est également destiné à permettre à mes avocats de communiquer et de rendre publics sous leur responsabilité tous les documents qu’ils jugeront utiles de faire connaître. Ce site me permettra enfin de rectifier certaines inexactitudes lues dans la presse au sujet de cette affaire et de m’exprimer directement sur un certain nombre de sujets tels que le devoir de réserve, invoqué ici à tort, la liberté d’expression, qui est une conséquence de la liberté de penser, ou bien encore la place du professeur de philosophie dans la Cité ou l'instrumentalisation de la Shoah et tout autre sujet à propos desquels je désire livrer des réflexions utiles et contribuer à relever le niveau du débat public, actuellement au plus bas.
René CHICHE, 14 mai 2023