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30 avril 2026

Naufrage budgétaire : l’État préférera vous taxer à mort plutôt que maigrir

H16

- 27/4/2026 - Le printemps est là, les bourgeons éclosent, les petits oiseaux chantent et les cadavres budgétaires que le gouvernement avait hâtivement enterrés en début d’année remontent à la surface.

Souvenez-vous : il y a quelques mois, nos dispensables parlementaires votaient dans l’urgence, entre deux portes et trois 49.3, des textes censés fournir une base de travail budgétaire pour les finances d’un pays en pleine tiers-mondisation financière. Malheureusement en Bisounoursie, l’illusion de l’argent magique a une date de péremption très courte.

Ces derniers jours, les chiffres et les rapports de la Cour des Comptes sont tombés, tranchants comme la lame d’une guillotine fiscale : le budget revient hanter la Macronie, et il n’est pas content.


Le premier constat impose à lui seul un retour brutal à la réalité de terrain qui abrase les chairs et les fesses dodues de nos ministres trop bien nourris : la dette publique explose dans des proportions proprement stratosphériques. En effet, pour la toute première fois dans l’histoire de la Cinquième République, un palier psychologique et comptable vient d’être franchi : la charge des intérêts de la dette publique dépasse désormais officiellement le budget alloué à l’Éducation nationale.

C’était attendu, prévisible et inéluctable vu la trajectoire générale du pays et des andouilles qui le dirigent, mais cela mérite tout de même de s’y attarder : la France paie à présent plus cher pour s’endetter et rémunérer ses créanciers que pour former sa jeunesse. Du reste, au vu des classements PISA, on devrait peut-être faire un banco sur la dette, l’instruction ne produisant plus que de tendres communistes. Tant qu’à cramer de l’argent, autant que tout le monde s’amuse une dernière fois, non ?

En pratique, le gouffre est béant, et aucune amélioration n’est en vue.

L’objectif arbitraire (et mollasson) d’un déficit sous la barre des 3 % du PIB, jadis brandi comme un totem d’immunité face aux foudres de Bruxelles, est plus éloigné que jamais. On navigue à vue dans un océan de cavalerie budgétaire et de promesses aussi ridicules que non tenues.

La situation est grave, mais heureusement, l’État français intervient pour la rendre véritablement catastrophique. Il pourrait en effet diminuer son train de vie de nabab, couper dans les dépenses inutiles, les agences Cerfa-compatibles et les fromages de la République.


Rassurez-vous, il n’en fera rien.

La Cour des Comptes tire donc la sonnette d’alarme.

Affolée, elle souligne l’explosion faramineuse de ce coût (plus de 51 milliards d’euros juste pour payer les intérêts) et fustige l’incapacité pathologique de l’État à sabrer dans ses dépenses de fonctionnement. En fait, le pseudo-redressement budgétaire dont se gargarise bruyamment l’exécutif ne repose encore une fois que sur une seule variable d’ajustement : vous.

Oui, sans la moindre ambiguïté, la timide réduction du déficit observée ces derniers mois ne résulte presque exclusivement que d’une hausse brutale des impôts et des taxes. Jamais, dans l’histoire moderne de notre beau pays, le vol et la spoliation légale n’ont atteint de tels sommets.

Pour faire bonne mesure et donner l’illusion de l’action, le Premier ministre Sébastien Lecornu bricole hardiment deux petits milliards d’économies en dernière minute. Manœuvre pitoyable qui agace jusqu’aux magistrats de la rue Cambon : 2 milliards d’économies face à un déficit supérieur à 100 et une dette qui dépasse les 3500 milliards, c’est l’équivalent d’un pansement Hello Kitty sur une artère fémorale sectionnée. Ce n’est même plus dérisoire, c’est carrément insultant.


Pourtant, malgré ce constat d’huissier qui annonce une liquidation judiciaire imminente, la bamboche étatique continue de plus belle. Les caisses sont résolument vides, les marchés financiers commencent à regarder les obligations françaises comme un plateau de fruits de mer resté trois jours au soleil, mais l’État trouve encore le moyen de dépenser l’argent qu’il n’a pas.

Ainsi, la loi de programmation militaire prévoit une rallonge de 36 milliards d’euros d’ici 2030. Si l’on peut comprendre un nécessaire réajustement des budgets militaires pour rattraper de longues années de disette, on comprend mal l’absence en face de toute sobriété dépensière pour compenser cette hausse : par exemple, l’audiovisuel public, qui ne produit plus que de l’ennui télévisuels au kilomètre, pourrait largement bénéficier de coupes franches sans que les Français n’y trouvent à redire.


Mais le rapport Alloncle vient à peine de préconiser quelques mesures minimalistes de bon sens (comme fusionner des chaînes redondantes et arrêter de claquer l’argent gratuit des autres dans des jeux télévisés) que déjà, la Commission parlementaire hurle au scandale : couper dans l’argent public alloué à la télévision d’État ? Quelle abomination fasciste ! On ne touche pas au mammouth !

Tout ceci pourrait encore plus ou moins s’équilibrer s’il n’y avait, de surcroît, la verdolâtrie compulsive des ânes gouvernementaux qui réclament à présent un grand plan bien soviétique, bien collectiviste, d’électrification de l’économie au doux tarif de 4,5 milliards d’euros par an pour poursuivre ce Rêve Vert qui se transforme rapidement en cauchemar industriel dans une planification à coups de milliards publics (empruntés à la Chine ou à la BCE, peu importe), officiellement pour « sauver la planète » ou, plus réellement pour caser quelques copains dans des partenariats public-privé aussi juteux qu’inutiles.

Bref, le tableau est noir et à ce stade de déni psychiatrique de la part de nos dirigeants, la faillite n’est plus une vague probabilité mathématique mais une certitude temporelle dont nous ne faisons que repousser l’échéance par des artifices comptables de plus en plus grossiers.

Le pays refuse de se réformer, l’État refuse de maigrir, les gouvernants refusent de couper dans les dépenses et le contribuable est sommé de payer toujours plus cher le privilège douteux d’assister au naufrage.

Ce pays est foutu.


https://h16free.com/2026/04/27/84085-naufrage-budgetaire-letat-preferera-vous-taxer-a-mort-plutot-que-maigrir

31 octobre 2025

Croissance morte et taxe vive

H16
31/10/2025

Nous sommes fin octobre, et le budget 2026 est toujours en discussion : les parlementaires se succèdent à l’Assemblée, le débat s’éternise, et c’est le Black Friday des taxes (et « deux pour le prix de trois »).

Si l’on s’en tient aux discussions, il n’y a pas de doute : la France, pays clairement sous-fiscalisé au point d’être quasiment une Suisse avec des croissants, ne parvient plus à boucler ses budgets par un manque criant de recettes. Entre des impôts trop faibles, dont la collecte semble hasardeuse, des riches toujours plus riches et des pauvres toujours plus pauvres et des niches fiscales trop nombreuses qui transforment la France en véritable paradis fiscal, pas de doute pour nos parlementaires, il faut frapper plus fort.


Si, à présent, l’on sonde les Français eux-mêmes, ceux que nos effervescents parlementaires taxophiles sont censés représenter, le doute s’installe. Pour eux (et à 91%), le pays va assez clairement « dans la mauvaise direction ». S’ils s’inquiètent bien sûr de certaines inégalités, leurs préoccupations sont dominées par l’inflation, les impôts et les taxes trop élevées. Et non seulement ce sondage illustre bien cette tendance hautement pessimiste, mais il montre qu’elle est en hausse.

Sacrés Français ! Toujours à râler !

Pourtant, la réalité semble donner raison à leur perception, tant les éléments factuels s’accumulent dans leur sens.

Ainsi, la croissance française reste atone et la croissance en berne, pendant que les ménages épargnent comme jamais. Selon l’INSEE, au deuxième trimestre 2025, même si l’inflation ralentit (autour de 2,3 %) et le taux de chômage est stable à 7,5 %, la croissance n’atteint qu’un petit 0,5 %, présenté comme fulgurant et digne d’une ferveur extatique de la part d’une presse décidément en pleine banqueroute intellectuelle.

Et comme le mentionnait un article du Monde d’il y a quelques semaines, le taux d’épargne des ménages français atteint 18,8 % du revenu disponible brut au deuxième trimestre 2025, ce qui constitue un record depuis les années 1970.

Concrètement, cela veut dire qu’en moyenne, près d’un euro sur cinq ne circule pas dans l’économie mais reste dans le système bancaire. Pire, c’est un euro qui dort, en pyjama rayé, sur les comptes courant très souvent non rémunérés : autant de perte pour leur propriétaire, et autant de perte pour une partie de l’économie française qui ne peut bénéficier de mettre cet euro au travail. La prudence des ménages transforme leur (absence de) consommation en une sorte de « compte-épargne géant avant la tempête », avec des dépenses qui sont clairement mises en pause.

Fini le café à 5 €, la machine à café design ou le billet de train « juste parce que » : chaque dépense est de plus en plus minutieusement pesée et à l’approche du « Black Friday », il apparaît évident que d’un côté, le consommateur français tente un timide « J’aimerais bien en profiter » mais que son compte en banque lui répond vertement « Bah non », le dur crépi de la réalité venant frotter les joues tendres des plus naïfs.


Cette période, traditionnellement vécue comme un ballon d’oxygène pour les commerçant, accumule cependant les signaux négatifs. Ainsi, les études sur la consommation des Français montrent sa baisse tendancielle, et les enseignes notent de leur côté que le panier moyen se réduit, les consommateurs se concentrant sur les « bonnes affaires utiles » (électroménager, téléphonie, carburant, énergie, etc.) nettement plus rares. Au final, beaucoup de ménages reportent leurs achats à janvier, espérant des baisses de prix encore plus fortes ou un contexte plus clair.

En somme, c’est un changement progressif mais majeur dans le comportement des Français qui anticipent un accroissement des difficultés économiques. On se demande pourquoi, alors que les services publics n’ont jamais été d’aussi bonne qualité, que le Président et sa cour ne parlent que de guerroyer, que l’Assemblée bruisse du seul mot « taxe », que les agences de notations exsudent l’optimisme et la décontraction au sujet de la dette de l’État qui n’a jamais eu aussi bonne mine…

Peut-être cette méfiance s’est-elle développée à la suite des crises qu’on vient de traverser (COVID, inflation, guerre en Ukraine…) les forçant à faire attention, anticiper les imprévus que le pouvoir politique semble friand de générer, mélangée à l’actuelle incertitude politique et sociale (qui introduit un climat tendu à cause des menaces de réformes et de la peur du déclassement de plus en plus présente dans la population) ? Allez savoir. On pourra toujours y ajouter une hausse évidente du coût de la vie courante, dans l’énergie, le logement, l’alimentation, pour faire bonne mesure.

Enfin, la structure même de cette épargne, qui croît essentiellement grâce aux individus de 50 ans et plus, rappellera que les jeunes générations sont actuellement les moins capables d’épargner. Cela tombe bien puisque les efforts qui s’annoncent – notamment fiscaux – portent essentiellement sur ces dernières.


Tous les indicateurs macro-économiques montrent un affaiblissement de plus en plus inquiétant de la dynamique française, avec une quasi-« japonisation » de l’économie, caractérisée par une croissance atone, des ménages de plus en plus prudents et un vieillissement accéléré de la population.

Face à ce repliement, la députaillerie semble pourtant acquise aux causes les plus socialistes et spoliatrices du moment : depuis les taxes tous azimuts jusqu’à la volonté de supprimer l’héritage, quasiment tout le spectre politique français semble être parti en guerre contre le bas de laine des Français. Et plus ces derniers tentent de mettre quelques sous hors de portée du fisc, plus le législateur lance de véritables fatwas contre le cochon-tirelire de l’épargne de la classe moyenne.

D’un côté, les Français n’ont jamais mis autant de côté, de l’autre les parlementaires font tout pour aspirer l’épargne. La dynamique financière du pays ainsi expliquée, on comprend immédiatement qui est du côté de la création de richesse et qui est du côté du pillage. Les Français épargnent par prudence, l’État dépense par compulsion et quelque part entre les deux, la croissance agonise discrètement.

Et plus rien ne retient l’État dans sa boulimie suicidaire.


https://h16free.com/2025/10/31/82334-croissance-morte-et-taxe-vive

15 octobre 2025

Yann Bizien
15/10/2025

LA FOLIE DÉPENSIÈRE ET FISCALE EST EN MARCHE GRÂCE AUX SOCIALISTES ET AU RÉPUBLICAINS

Nous voulions moins de dépenses publiques et moins d’impôts et nous allons avoir tout le contraire.
Demain, jeudi, les Socialistes et les Républicains, main dans la main, vont s’associer pour cautionner le budget du gouvernement Lecornu 2 qui ne défend aucune baisse significative d'impôts et qui prévoit beaucoup plus de dépenses et de taxes :
- Une taxation encore plus forte de l’héritage, voulue par Yaël Braun Pivet, "ce truc malsain qui tombe du ciel" ;
- Le gel des pensions de retraite ;
- La fiscalisation des revenus des jobs étudiants, souvent oubliés par les gouvernements antérieurs ;
- La taxation des tickets-restaurant.
Par ailleurs, nous allons payer très cher les engagements d'Emmanuel Macron pour :
- L’Ukraine (soutien à l’effort de guerre et reconstruction) ;
- Gaza (c’est son projet) ;
- L'immigration (40 Md€/an), dont la Santé (1,38 milliards d'euros d’aide médicale d'Etat) et l’assistance sociale des étrangers ;
- L’écologisme punitif cher à la gauche.
Roland Lescure confirme 14 milliards d’euros de hausses d’impôts, dont 2,5 milliards pour les plus riches et 4 milliards pour les entreprises. Cela fait encore beaucoup à payer pour les autres, dont les classes moyennes. Pour mémoire, en avril dernier, l'ancien ministre Eric Lombard déclarait « Il est hors de question d'augmenter les impôts. »
La France était déjà le pays où l’on payait le plus d’impôts et taxes avec seulement 28 millions de Français actifs sur une population de 68 millions. Près de 200 000 ménages supplémentaires devraient contribuer à l’impôt sur le revenu.
Depuis 2017, Emmanuel Macron a porté les dépenses publiques en pourcentage du PIB en France à 57,2 %, soit un niveau supérieur à celui de l'Union soviétique et de son économie planifiée.
La France n’a pas un problème de recettes car l’État prélève déjà chaque année 1300 milliards d’euros d’impôts et cotisations. C’est d'ailleurs un record absolu dans l’OCDE.
La France a un problème de dépenses. Il faut supprimer des milliards de dépenses publiques pour sauver et relancer ce pays.
Pour mettre un terme à tous les excès macronistes, il faut censurer le gouvernement Lecornu 2 ce jeudi.

13 septembre 2025

Tiephaine Soter

-12/9/2025- La multiplication depuis 20 ans (la crise bancaire de 2007) des questionnements autour de la résorption de la dette, a apporté des solutions multiples et variées, toujours très alambiquées, qui consistaient toutes à "responsabiliser les populations" par des restrictions des "dépenses sociales", sans baisse des prélèvements qui les alimentent.
Dans le même temps, les administrateurs de l'État n'ont eu de cesse d'augmenter leurs dépenses en "frais de fonctionnement" et autres "frais de bouche" : tout ce qui a été économisé d'un côté a été dépensé 3 fois de l'autre.
La solution est pourtant extrêmement simple, et avait été d'ailleurs testée et approuvée tant à Rome que sous Charlemagne : celui qui ne gère pas son administration comme prévu, dépense l'argent public qu'il n'a pas et oblige le recours à la dette, doit être responsable sur son patrimoine personnel. Cela vaut aussi bien pour le gouvernement et ses ministres que pour le petit chef de service au fin fond de la campagne creusoise.
Je vous garantis que la solution de la dette et du déséquilibre budgétaire qui touche la France depuis 50 ans se trouve dans cette seule et simple mesure.
On aurait le référendum d'initiative populaire ou citoyenne, ce serait quelque chose pour quoi je me battrais. Ça n'arrivera jamais sous la 5e République.
Pensez-y pour le prochain régime.

27 août 2025


Finalement, Bayrou n’a été qu’une grosse perte de temps

H16
27/8/2025

Il était vaguement attendu, et, avec toute l’onctuosité d’un vieux cacique mou, Bayrou a parlé : le 8 septembre prochain, pour pousser son budget, il mettra l’avenir de son gouvernement en jeu devant les parlementaires.

Ah, décidément, rien de tel qu’une bonne louche de politique politicienne pour sauver un pays!


En effet, avec cette annonce, tout le monde s’accorde à dire que Bayrou met en place une sorte de « quitte ou double » dans lequel aucune des options (son départ ou son budget) ne satisfait personne. En outre, une fois l’annonce faite, les principaux partis (en l’occurrence, le RN, LFI, le PS notamment) ont clairement fait savoir qu’ils ne voteraient pas la confiance demandée, ce qui donne un très mince espoir au gouvernement actuel de rester en place.

Mais quelle que soit l’issue, on sait déjà que le peuple français vient de toute façon de perdre neuf mois.

Si Bayrou reste, le budget qui se mijote doucement n’apporte absolument aucune coupe ni redressement des finances et semble même accroître les problèmes déjà largement dénoncés.

S’il part (malgré s’être battu comme un chien pour supprimer des niches fiscales), non seulement le budget restera à faire, mais il faudra encore un mois pour désigner un nouveau gouvernement et un ou deux autres pour présenter un budget. Comme absolument aucune autre parti ne semble évoquer la moindre coupe franche dans les dépenses délirantes de l’État, on continuera donc à perdre du temps.

Parallèlement, les dépenses de l’État s’accumulent, les déficits se creusent vigoureusement, la dette continue d’enfler hors de toute proportion raisonnable (et même Bayrou l’a évoqué dans son pesant discours). Les marchés, déjà fébriles, vont continuer à montrer une nervosité croissante, aidant en cela Macron et sa clique à harper sur un « Nous ou le chaos » (l’andouille hystérique de Barrot a déjà commencé) leur permettant sans doute de faire pression sur un parlement bien plus intéressé par sa gamelle que par le sort du peuple français.


On l’a compris : tous, Macron comme Bayrou comme les autres partis, jouent la montre. Pour eux, la situation, aussi catastrophique soit-elle en réalité, ne justifie en rien de se presser pour trouver une solution. On peut faire durer le plaisir, Nicolas a payé jusqu’à présent, il peut encore continuer un moment.

Macron ne sert plus à rien au plan international mis à part prouver que l’universalisme fonctionne très bien à son encontre puisqu’il est maintenant universellement considéré comme un tocard. Sur le plan national, il n’a plus aucune portée et est méprisé par son peuple, seul un pourcentage risible croit encore en lui. Il ne peut plus influencer la vie politique du pays qu’au travers de la petite politique politicienne et, essentiellement, des jeux de calendrier comme celui auquel on assiste actuellement. De premier ministre nul en premier ministre impotent, on sent que le locataire de l’Élysée pense pouvoir tenir jusqu’en mai 2027, appliquant ici un « quoi qu’il en coûte » pour les autres avec une décontraction que seul les cuistres et les psychopathes peuvent déployer sans sourciller…


La suite de ce cirque dilatoire ? Elle va vous surprendre (ou pas).

Dans ce contexte, la manifestation de gauchistes prévue pour le 10 septembre, qui devait être l’occasion de rappeler que « Nicolas qui paie en a assez » va se transformer en « Faisons payer Nicolas encore un peu plus », exactement comme prévu.

Si Bayrou est finalement éjecté (ce qui est l’hypothèse la plus probable, mais pas encore certaine), gageons que son remplaçant sera encore plus insupportable. Or, si cette éviction se poursuit avec une dissolution, il n’est même plus impossible que le nouveau Premier ministre soit Marine Le Pen – révélant ainsi toute l’étendue de sa médiocrité en acceptant le poste – ou, pire encore, l’insipide Jordan Bardella, qui offrira à tous les autres partis l’occasion de carboniser le RN au pouvoir d’un pays en pleine déliquescence.

Du reste, une telle dissolution ne peut guère amener de changement drastique à la situation passablement bloquée que nous connaissons : soit le RN emporte une majorité suffisante, et la probabilité que ce parti ne continue pas la lancée socialiste du pays est à peu près nulle. Soit la situation reste globalement équivalente, avec l’alliance de carpes macronistes et de lapins socialo-écologistes pour une majorité qui ne tiendra pas plus d’un mois, et le pays continuera sur sa lancée socialiste.

Cette absence de changement fondamental pourrait bien déclencher une dégradation de la notation de la dette souveraine française par des agences de notation de plus en plus perplexe, pendant que le marché fera comprendre de toute façon que la situation n’est pas bonne en remontant les taux d’intérêt des OAT français.


Cette instabilité financière, couplée à cette magnifique instabilité politique et la belle pusillanimité de notre classe jacassante pourrait donner une occasion en or à Macron de pousser l’utilisation de l’article 16 de la Constitution, histoire de continuer son jeu de rôle du Chef de Guerre dont il n’est pas encore sorti.

Certes, ces dernières hypothèses ne sont pas les plus probables… Cependant, elles le sont toujours plus qu’une baisse des impôts pour tous les Nicolas, car oui, tout ceci, quoi qu’il arrive, va se traduire par une tempête de nouveaux prélèvements et de nouvelles fiscalités punitives.

Lorsque les choses vont mal, la denrée la plus précieuse est le temps. La France de Macron est exsangue de ressources humaines, de finances et maintenant, de temps. Nous avons perdu des décennies en choisissant le socialisme et en faisant perdurer un système social destiné à la banqueroute. Nous avons perdu des années avec des manœuvres politiciennes et électoralistes de bas étage, avec un centrisme du « En même temps » paralysant. Nous avons perdu des mois avec Bayrou.

À présent, nous risquons de perdre le pays.


https://h16free.com/2025/08/27/81825-finalement-bayrou-na-ete-quune-grosse-perte-de-temps

21 juillet 2025

Cette petite odeur de FMI

H16

-21/7/2025- Si les Français se chamaillent souvent et sur à peu près tous les sujets, il en est un qui, actuellement, recueille un large consensus : 80% d’entre eux veulent un gel (voire une baisse) des dépenses de l’État et la proposition de budget Bayrou ne fait pas l’affaire. D’ailleurs, pour 78% des Français, Bayrou lui-même ne fait pas non plus l’affaire.

Malgré ce désaveu complet qui transparaît un peu partout sur les réseaux sociaux, sous les commentaires des articles de presse, sur les plateaux télé et aux micros de ces radios d’État subventionnées, François Bayrou s’entête même dans la voie contraire puisque, lorsqu’on regarde le détail de ses propositions budgétaires, les dépenses gouvernementales vont réussir l’exploit d’augmenter de 29 milliards d’euros.

Même si, à voir le calibre des clowns qui s’agitent à la direction du pays, on s’y attendait, cela fait toujours un petit choc.


Pourtant, il n’y a pas le moindre doute que la situation est connue de nos dirigeants.

Il n’y a pas le moindre doute qu’ils savent que la France affiche le déficit public le plus élevé de la zone euro et que la dépense publique y est hors de contrôle : avec un total de 1650 milliards d’euros en 2024, elle a augmenté de 61 milliards par rapport à 2023, et même hors charge de la dette et mesures exceptionnelles, l’augmentation observée (+2,7% en 2024) est la plus forte depuis 15 ans.

De la même façon, certains doivent se douter qu’avec une dette qui continue de grimper de façon aussi musclée, l’année prochaine ne sera pas simple à boucler alors qu’il faudra en effet en refinancer pour 320 milliards d’euros dans les prochains mois à des taux nettement plus élevés qu’il y a 10 ans. La charge de la dette (d’ailleurs pour moitié détenue par des étrangers qui ne sont pas spoliables comme le contribuable français) a encore augmenté et le coût de son service a plus que doublé depuis 2020.

Dans les banques françaises, l’observation de l’encours des comptes courants, des difficultés des particuliers à boucler leurs fins de mois, l’augmentation du chômage, la remonté des taux d’emprunt des OAT françaises participent tous à nourrir une musique de fond qui ressemble à celle jouée par le FMI.

Et malgré ces éléments plus qu’inquiétants, la brochette d’extrémistes du centre qui prétendent diriger le pays semblent grossièrement incapables de réduire la moindre dépense, présentant un déficit atteignant 5,8% du PIB alors qu’aucune catastrophe, aucune crise majeure ne le justifie.

Très concrètement, cette courte avalanche de chiffres impose un constat d’évidence : dans le pays le plus taxé du monde, il n’y a en réalité aucune marge de manœuvre fiscale, et ce que propose le Premier ministre va se transformer en bayroute évidente, l’effet Laffer jouant au maximum.


Pendant les prochaines semaines, la classe jacassante va se mettre en pilotage automatique. Les médias feront assaut d’inventivité pour ne surtout pas évoquer en détail l’explosion des faillites d’entreprises.

En coulisses, des accords et des bricolages politiques vont se jouer pour savoir s’il faudra ou non voter l’inévitable censure qui sera déposée par l’un ou l’autre parti des deux bords de l’Assemblée : tant le Rassemblement National que la France Insoumise ont annoncé vouloir voter cette censure et seules les petites magouilles – comme la nomination croquignolette de Najat Vallaud-Belkacem à la Cour des Comptes – donneront au Parti Socialiste une raison de s’abstenir.

Si le gouvernement saute, il est assez probable que le gouvernement suivant – que Macron aura bien du mal à former – ne pourra rien proposer de plus musclé. Et si le locataire de l’Élysée décide de dissoudre l’Assemblée, ce sera pour gérer un rapport de force sensiblement équivalent avec une absence de majorité claire ou, pire encore, sans plus aucune majorité même relative, les deux extrêmes bénéficiant en ce moment de l’impéritie consternante du pouvoir actuel.

Dans tous les cas, on peut garantir que tous s’entendront comme des larrons en foire pour détricoter rapidement, de contre-propositions en amendements épicés, les quelques baisses de dépenses péniblement proposées par l’amibe molle qui sert de Premier ministre.

Dès lors, comment imaginer que la situation va, ensuite, s’améliorer ? Il suffit de voir les propositions toutes aussi farfelues que collectivistes de tous les partis en présence pour comprendre que le pillage va continuer et qu’en conséquence de ce dernier, les finances publiques vont passer de mauvaises à catastrophiques, de plus en plus vite.

Que l’étape suivante soit une tutelle du FMI, de la BCE, ou un effondrement économique tel que le chef de l’État en vienne à utiliser l’article 16, finalement, peu importe : trop de Français et trop de responsables politiques restent persuadés que le problème vient non pas de dépenses délirantes mais de ponctions insuffisamment musclées et de vilains « riches » qui échappent au fisc.

Cet entêtement à ne pas comprendre l’économie de base, à refuser de reprendre en main, sérieusement, les dépenses publiques pousse à présent la France dans une spirale délétère dans laquelle les « efforts budgétaires » – qui consistent systématiquement à taper de plus en plus fort sur des Nicolas Qui Paient pourtant de moins en moins nombreux – ne produisent plus d’effets même vaguement positifs mais seulement des effets négatifs en cascade (fuite des travailleurs compétents, fermeture d’entreprises, fuite de capitaux, réduction d’activité, etc.) qui accroissent le problème d’endettement.


Certes, tant que l’État prétend pouvoir lever l’impôt (quitte à user d’une force de plus en plus visible), la confiance des investisseurs permettra de tempérer les taux d’emprunts. Mais on s’approche dangereusement du moment où même confiants, ces investisseurs comprendront que l’animal a été trait jusqu’à la dernière goutte, qu’il n’y a plus rien à en tirer et que la seule façon d’éviter le défaut de paiement consistera à taper dans les comptes courants et dans les instruments d’épargnes les plus tendres et juteux.

Ce n’est pas un hasard si certains médias regardent avec gourmandise l’encours des comptes courants et insistent sur sa moyenne (plus de 7000 euros) au lieu de sa médiane (autour de 1000) : bien manipulée, voilà une statistique qui autorise toutes les ponctions autoritaires. Ce n’est pas plus un hasard lorsqu’un autre article insiste sur la nécessité de consommer au lieu d’épargner afin de relancer l’économie : il faut commencer, dès à présent, à préparer les consciences pour ce qui va, inévitablement, arriver dans les prochains mois, à savoir une ponction autoritaire et violente dans le bas de laine des Français.

Ce n’est pas comme si on n’avait pas été prévenus.


https://h16free.com/2025/07/21/81442-cette-petite-odeur-de-fmi