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3 février 2026

Georges Kuzmanovic
30/1/2026

Macron, la résistance en vitrine, la soumission en coulisses

Pendant que Macron et les médias aux ordres surjouent la « résistance » depuis Davos, la France continue à être bradée. Industries stratégiques, défense, technologies, la souveraineté est toujours sacrifiée sur l’autel de l’alignement américain. LMB, Exaion : chronique d’une trahison industrielle.


« On ne ment jamais tant qu'avant les élections, pendant la guerre et après la chasse. »
Georges Clémenceau

Résistance en carton, trahison en acte

Ils osent tout. Et c’est même à cela qu’on les reconnaît.
Depuis Davos, depuis les salons feutrés de la globalisation heureuse – quoique de moins en moins heureuse, avec le voile des illusions levé par le Premier Ministre canadien, Mark Carney –, depuis les tribunes médiatiques et européennes où l’on se gargarise de grands mots, Emmanuel Macron et sa cour rejouent la scène de la « résistance ». Résistance à Trump, résistance aux nationalismes, résistance aux vents mauvais. Une posture. Un décor. Une mise en scène. Car pendant qu’on vend aux Français le roman d’un président courageux, seul face à l’Empire, la réalité, elle, est d’une brutalité glaçante. La France continue de se livrer, morceau par morceau, aux intérêts américains.

Cette « résistance » est reprise comme un seul homme par des médias dociles, empressés, presque enthousiastes. À commencer par Radio France, qui semble avoir oublié qu’elle n’est pas une radio présidentielle du temps de l'ORTF, ni un service après-vente de l’Élysée, ni un relais des dogmes de Bruxelles, mais un bien public au service de tous les Français, dans leur pluralité politique, sociale et culturelle. À l’antenne, la dramaturgie est rodée : Macron en rempart, l’Europe en bouclier, la souveraineté en slogan. Dans les faits, c’est une liquidation. et rien ne change. On se gargarise de mots, mais on n'agit pas, voire on fait le contraire de ce qui est déclaré, car les solutions aux crises ne peuvent jamais venir de ceux qui les ont créées.

La souveraineté en discours, la soumission en pratique

Car pendant qu’on singe la résistance, Macron écrit des tweets enamourés et obséquieux à Donald Trump – . Pendant qu’on feint la fermeté, on multiplie les courbettes. Comme Mark Rutte, secrétaire général de l’OTAN, dont la mission semble moins de défendre l’Europe que d’organiser son alignement et de bien rester dans le giron américain, quand bien même Washington traite les Européens comme un paillasson. Tout cela est grotesque. Ils parlent d’indépendance stratégique, mais ils agissent comme des intendants.

Le mot juste, celui qu’ils refusent de prononcer, c’est dépendance. Dépendance militaire, dépendance énergétique, dépendance industrielle, dépendance technologique. Et une dépendance voulue. Et cette dépendance implique, toujours et encore, la vente des fleurons français, la dépossession méthodique, la mise sous pavillon étranger de secteurs vitaux.

On ne gouverne plus un pays, on le met en pièces détachées.

Quand la trahison n’est plus une métaphore

Il arrive un moment où les mots doivent retrouver leur sens. Trahison. Ce terme n’est pas un excès de langage, ce n’est pas une figure de style. L'article 411-6 du code pénal est clair sur la trahison : « Le fait de livrer ou de rendre accessibles à une puissance étrangère, à une entreprise ou organisation étrangère ou sous contrôle étranger ou à leurs agents des renseignements, procédés, objets, documents, données informatisées ou fichiers dont l'exploitation, la divulgation ou la réunion est de nature à porter atteinte aux intérêts fondamentaux de la nation est puni de quinze ans de détention criminelle et de 225 000 euros d'amende. »

Quinze ans de détention criminelle.

Quinze ans.

Et que faisons-nous aujourd’hui ? Nous livrons, nous cédons, nous abandonnons, souvent en catimini, parfois sans même le cacher, des entreprises sensibles, stratégiques, cruciales. On appelle cela des « opérations économiques ». On maquille cela en « attractivité ». Mais c’est une abdication, et toujours au profit des Etats-Unis, dont Emmanuel Macron a reçu le prix de l'employé de l'année avec son « Global Citizen Award » de l'Atlantic Council remis le 24 septembre à New-York des mains mêmes de Larry Fink, PDG de BlackRock.

Prenons l’exemple d’Exaion, une filiale high-tech d’un géant public comme EDF, spécialisée dans le calcul haute performance, le cloud sécurisé, la cybersécurité, l’intelligence artificielle, la blockchain. On parle là de trois supercalculateurs, d'infrastructures critiques, de données sensibles. Sur les estrades de l'Union européenne et sur les plateau télé, les dirigeants européens et spécifiquement les Français parlent « d'indépendance européenne » de « souveraineté », en particulier dans le numérique, pour « résister » au GAFAM. Et pourtant, le gouvernement Macron envisage, par le biais de la Direction générale du Trésor, d’en autoriser la vente au géant américain Mara. Voilà où nous en sommes : au moment même où l’on parle de guerre hybride, de cybermenaces, de compétition technologique mondiale, la France se dépouille elle-même. Contre l'avis de ses experts !

Ce n’est plus de l’inconscience. C’est une faute historique.

Industrie de défense, la braderie continue

Le carnage continue, au ministère de l'économie, où le ministre, Roland Lescure, est spécifiquement chargé de la souveraineté industrielle, énergétique et numérique – ça c'est pour la façade officielle, dans l'arrière-cour, il autorise discrètement en décembre dernier des cessions qui défient l’entendement.
Ainsi, LMB Aerospace (ou LMB Fans & Motors) est cédé au groupe américain Loar.
C'est quoi ? LMB est une entreprise française de taille intermédiaire implantée à Malemort-sur-Corrèze depuis 1956, spécialisée dans le secteur de la défense. Elle conçoit et produit des moteurs ainsi que des systèmes de ventilation électrique destinés à des usages militaires, aéronautiques, spatiaux et liés à l’industrie des semi-conducteurs. Ses équipements sont notamment intégrés à des programmes majeurs tels que l’avion Rafale, les sous-marins nucléaires lanceurs d’engins (SNLE), les hélicoptères Tigre d’Airbus, le char Leclerc ou encore le porte-avions Charles de Gaulle... Une paille !
Quand on sait que les États-Unis font tout pour bloquer les ventes de Rafale au profil de leur fer à repasser F-35 on peut se demander s'il n'y a pas trahison. Car, demain, les États-Unis pourront exiger que le Rafale ne soit pas vendu à tel ou tel État, car... une de ses composantes est maintenant formellement « américaine ».
On sait maintenant que Roland Lescure a forcé cette vente. En effet, la DGA (Direction Générale de l'Armement) s'y opposait ! Et pour cause, le cœur industriel de notre défense, transféré avec la légèreté d’un dossier administratif.

Le gouvernement répond « garanties » oiseuses. De « cloisonnement ». De « golden share ». Mais qui peut croire une seconde à ces contes pour enfants ? La souveraineté ne se protège pas avec des promesses, mais avec la maîtrise pleine et entière des chaînes industrielles, des brevets, des savoir-faire, de l’information.

À ce niveau, l’erreur n’est pas permise. Et pourtant, elle devient système.

Macron, Lescure, et la continuité du désastre

Mais pourquoi s’étonner ? Roland Lescure ne fait que prolonger une ligne. Celle de Macron lui-même, bien avant 2017. Quand il était déjà au ministère de l’Économie, quand il a laissé partir Alstom à General Electric. Quand l’extraterritorialité du droit américain faisait plier la France. Quand un dirigeant français d'Alston, Frédéric Pierucci, était broyé par le Department of Justice et que Paris détournait le regard.

Depuis, c’est une longue liste. Une hémorragie. Une France bradée. Des centaines d’entreprises stratégiques absorbées, délocalisées, dissoutes dans des intérêts étrangers, le plus souvent américains, parfois allemands. Et toujours le même discours : modernité, Europe, compétitivité. Toujours la même réalité : dépossession.

Ils ont désindustrialisé le pays. Ils ont aggravé la dette. Ils ont sabordé la puissance de la France. Ils ont transformé une nation indépendante en marché ouvert, en terrain de chasse, en colonie économique consentante.

La caste doit tomber

Cette caste dirigeante, installée depuis trente ans, ne défend plus la France. Elle la gère comme un portefeuille. Elle ne pense plus en termes de peuple, mais en termes de flux. Elle ne sert plus l’intérêt national, mais des réseaux, des dogmes, des alliances et surtout des intérêts économiques et stratégiques américains. Cette caste a été élevée pour servir Washington, c'est son idéologie profonde que même l'annexion annoncée du Groenland ne parvient pas à faire dévier.

Ils parlent de résistance, mais ils capitulent. Ils parlent de souveraineté, mais ils vendent. Ils parlent de République, mais ils agissent contre la nation. Le constat est là, clair et net, ainsi que l'avait formulé feu le député Olivier Marleix dans son rapport parlementaire tiré de la Commission d’enquête sur les décisions de l’État en matière de politique industrielle, notamment dans les cas d’Alstom, d’Alcatel et de STX.

Il faut que cela cesse. Il faut que ce système soit politiquement balayé. Car demain, que restera-t-il ? Une armée dépendante, une industrie amputée, une technologie sous contrôle étranger, une nation réduite à la gesticulation.

La souveraineté n’est pas un slogan. C’est une ligne rouge.

Et ceux qui la franchissent devront répondre devant l’Histoire. Et peut-être, un jour, devant la loi.

Fréquence Populaire Media

2 décembre 2025

Gilles La Carbona
Secrétaire national du RPF au suivi de la vie parlementaire


Bardella : sa curieuse allégeance à l’Europe de VDL

Bardella ne jure finalement que par l’Europe dont il avoue son attachement et sa soumission. Voilà le vrai visage de cet homme dont le discours sonne creux et renvoie l’écho du vide. Dans une interview sur CNews le chef du RN nous explique, à propos de l’Europe, qu’il est en train de changer les choses de l’intérieur, et qu’à ce titre il ne veut pas « quitter la table des négociations ». Il y est d’ailleurs très peu et brille surtout, à Bruxelles, par son absence. Il nous ressort l’éculé argument de la transformation de l’UE depuis l’intérieur et se gausse d'hypothétiques victoires. Les exemples qu’il prend ne sont rien d’autre que des décisions individuelles de pays qui imposent leur souveraineté et certainement pas d’un fléchissement des directives européennes. Il avoue que s’il arrive au pouvoir, sa première visite sera d’aller à Bruxelles ! On est loin des discours de Marine Le Pen qui fustigeait cette allégeance quand il s’agissait des présidents fraîchement élus ! Lui aussi ira fléchir un genou et courber l'échine pour obtenir l’adoubement de cette structure supra-nationale, car il dit, ce qui aujourd’hui est malheureusement vrai, que l’avenir de notre liberté se décide là-bas ! Rien ne le choque donc et il accepte cette dépendance ?!
Pas au RPF, notre souveraineté ne se brade pas et n’a pas à se déterminer ailleurs qu’à l’intérieur de nos frontières. Non, Monsieur Bardella, ce n’est pas en allant chercher vos ordres à Bruxelles que vous protégerez les intérêts de la France. En agissant ainsi il admet de facto que nous ne sommes plus rien et que d’autres doivent nous donner la permission d’exister. Et si dans son esprit embrouillé, c’est par là qu’il entend redonner sa liberté à la France et à d’autres nations, il doit avoir l’humilité de penser d’abord à son pays sans vouloir attacher à notre destin celui des autres membres. Il devient de plus en plus clair que le RN, n’a plus de national que le nom. Les changements, dont il prétend être porteur peuvent se faire plus rapidement en coupant le lien néfaste qui nous lie à cette UE. Inutile de passer par des mécanismes alambiqués pour imposer notre volonté, notre souveraineté. Partir et décider seul, c’est visiblement ce que le RN est incapable d’envisager, c’est aussi la posture de tous ceux qui ne croient plus dans la capacité de la France de marcher seule sans qu’on lui tienne la main. Et pour ceux qui pensent encore que le Frexit serait une ruine pour notre pays, qu’ils songent d’abord que nous sommes le second contributeur et que sans nous l’UE n’est plus viable. Si demain la commission ne peut plus compter sur les 27 milliards que nous lui donnons, si nous sortons du marché de l’électricité, si nous rompons avec la politique agricole qui ruine nos paysans, pensez-vous que l’UE pourra continuer à imposer ses normes, en s’appuyant justement sur la faiblesse de nos dirigeants pour servir les intérêts d’autres pays ? Croyez-vous que l’Allemagne ou l’Italie combleront le trou dans la trésorerie ?
En revanche, en admettant notre obligation de passer par un intermédiaire pour garder une façade d’indépendance, nous faisons le jeu des puissants qui tirent les ficelles. Bardella a donc acté sa soumission, et ce n’est pas avec lui que les choses changeront. Il veut moins de normes, c’est très simple, on part et on les supprime, inutile de palabrer et de monter des dossiers. Il souhaite un contrôle plus strict de nos frontières, une fois notre liberté retrouvée nous n’aurons plus besoin de l’autorisation d’untel pour les gérer à notre convenance. Mais pour cela il faut non seulement du cran mais aussi une certaine idée de la France, visiblement Bardella n’a pas cette vision. Le trop jeune chef de parti n’aura connu que L’Europe et a été élevé dans la croyance que nous n’étions plus capables de nous assumer, que nous étions seuls, isolés et faibles. Qu’il nous fallait nous raccrocher à l’UE pour exister et que sans elle nous étions morts.
Piètre image de notre pays, méconnaissance de son histoire et de ses capacités. Au lieu de faire confiance aux autres pour nous sortir de l’impasse de cette Europe-là, il serait souhaitable de croire en nos forces et vertus. En l’état actuel des choses, Bardella et le RN ne seront sans doute que le choix par défaut pour non pas changer de régime, mais simplement de tête. Il nous faut impérativement une autre voie, un autre courant de pensée, un homme capable de raisonner autrement qu’en étant le valet de la Commission européenne. Un homme à la stature de président et non en représentant d’un syndic. Dans l’interview il dit que nous gagnons, peut-il nous faire la liste de ce qui a été obtenu en positif pour les Français ? Les agriculteurs seront-ils sauvés du Mercosur et de l’accord récemment signé avec l’Inde ? Non ! Notre espace sera-t-il protégé contre l’invasion migratoire ? Non. Nos industries seront-elles préservées des normes absurdes et réglementations imposées par Bruxelles, non, etc... Bardella veut remplacer les contraintes actuelles de l’UE en simplifiant, quelle naïveté, s’il avait un tantinet travaillé vraiment, il saurait qu’à chaque fois qu’un plan de simplification a été lancé dans une grande entreprise cela s’est traduit par une complexification des procédures, et des étapes supplémentaires, alibi pour créer des services et des armées d’improductifs, simplement là pour veiller à l’application de nouvelles règles. Oui mais voilà, Bardella n’a jamais travaillé, il est dans son monde virtuel, auréolé de tableaux Excel et de PowerPoint, là où tout est lisse, ou tout fonctionne en théorie, loin, trop loin de la pratique. Pour 2027 il nous faut un autre candidat pour représenter le camp de la France, une voix qui connaît l’histoire de notre pays, sa culture, ses finesses, sa beauté. Il est clair que cette voix-là n’est pas celle de Bardella.

22 octobre 2025

Baumgarten Yves

-19/10/2025- Seguin, si on fait abstraction évidemment de sa position de politicien "bourgeois", avait lors du débat de 1992 une hauteur de vue, une compréhension de la signification profonde de la construction européenne ("1992 c'est l'anti 1789", formule puissante), de son caractère profondément attaché à la souveraineté et donc à la démocratie, qui impressionne. Quel homme politique issu de la tradition "gaulliste" lui arrive ne serait-ce qu'à la cheville ?

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18 août 2025

Monique Plaza

-18/8/2025- Les pays européens, en devenant membres de l’UE, ont bradé leur souveraineté économique, politique et socioculturelle.
Pris dans un carcan réglementaire supranational de plus en plus rigide, ils sont entraînés dans un gouffre sans fond par des dirigeants corrompus et psychopathes adhérant aux idéologies les plus anti-démocratiques, liberticides et totalitaires, voire les plus mortifères.
Les mises en garde des protecteurs clairvoyants de France contre cette structure (dont de Gaulle, Mendès France ou Séguin) n’ont pas été entendues et le vote clair des Français a été trahi.
Le bilan est catastrophique et les "gueux" que nous sommes devenus sous cette emprise orwellienne en subissent, impuissants, les conséquences, pendant que les "élites" hors sol paradent d’une manière de plus en plus cynique, désinhibée.
Sur le plan géopolitique, l’UE accumule les erreurs de jugement et se trouve aujourd’hui à l’Est dans le camp des faiseurs de guerre, pratiquant une russophobie inculte et absurde, soutenant contre vents et marées un petit dirigeant ukrainien corrompu qui pratique en tee-shirt le génocide physique et culturel du peuple qui l’a élu.
L’atlantisme béat de l’UE lui vaut aujourd’hui une humiliation sur laquelle – soyons honnêtes – nous ne pleurons pas tant nous sommes en colère.

14 août 2025

Yann Bizien

-14/8/2025- Emmanuel Macron a réalisé une performance peu remarquée hier au fort de Brégançon.
Flanqué de ses deux valets chargés de l'Europe, des Affaires étrangères et de la Défense, et du Président tournant du Conseil européen, il a prononcé douze fois le mot "Europe" en 1 minute et trente secondes.
En 2017, puis en 2022, des Français ont été capables de porter au pouvoir un individu qui n'aime ni la France souveraine, ni son peuple, et qui est en réalité un agent fédéraliste de Bruxelles.
Il a un rêve : l'Europe fédérale.
Il réalise son plan : déconstruire l'État nation par le fait accompli, profiter de toutes les circonstances en suscitant de la peur, tirer avantages de la guerre en Ukraine et au Proche-Orient, entraîner le plus grand nombre de fédéralistes derrière lui pour faire son Europe sans vote et sans référendum.
Des Français ont considéré qu'ils votaient pour élire un président de la France sur les deux derniers scrutins présidentiels. Ils ont en réalité voté pour un simple gouverneur de région et pour un ambassadeur d'un projet fédéraliste qu'une majorité d'entre nous a clairement refusé en 2005.
Emmanuel Macron est une arnaque. Il a trompé les Français. Et il va encore les tromper. Il ne les aime pas. Pour lui, ils ne sont que des choses et des objets à manipuler froidement et cyniquement.