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Affichage des articles dont le libellé est - DELITEMENT DE LA FRANCE. Afficher tous les articles
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30 décembre 2025

Vincent Verschoore


-30/12/2025- Même si leur appareil répressif reste parfaitement opérationnel, ça sent un peu les plumes et le goudron pour la Nomenklatura politique et médiatique française.
Bien sûr les apparatchiks du régime ne risquent pas de voir leurs faramineuses rémunérations et privilèges disparaître de sitôt, mais les sondages indiquent un "yenamarre" assez généralisé.
Après les mensonges et la gestion minable de la crise covid par une fange covidiste brutale, arrogante, inepte et corrompue, après le "quoi qu'il en coûte" ayant propulsé la dette vers ses niveaux stratosphériques actuels, enrichissant quelques profiteurs aux dépens de plusieurs générations, après le dépeçage des actifs français par les Macronistes vendus aux Américains, et au moment où pas mal de gens commencent à réaliser dans quel merdier nous mènent l'UE et l'Otan pour, à nouveau, les profits de quelques-uns qui, en plus, osent nous faire la leçon sur démocratie et liberté d'expression, la puanteur de la corruption généralisée de tous ces gens ne peut que monter au nez d'une minorité active qui sera un jour suffisante pour tenter n'importe quelle alternative.
Il devient difficile de faire semblant de croire que le mur approchant à toute vitesse n'existe pas. La défaite européenne qui se profile en Ukraine va nous reléguer à l'arriere-banc d'un monde de facto multipolaire dans lequel nous ne pourrons plus piller autrui pour nous enrichir, et où le service de la dette aura un impact majeur sur notre capacité à financer l'État, la Sécu, l'éducation. les pensions etc...
L'immortalité budgétaire américaine issue du dollar-roi sera bientôt terminée, les BRICS cherchant précisément à s'émanciper de ce système colonial. America First passera alors de stade de slogan à celui de nécessité, et l'on se rendra encore plus compte à quel point les Américains ne sont pas nos amis, pas plus que les Chinois ou les Russes.
Pourquoi l'élite politique et technocratique européenne est-elle devenue aussi conne, aussi corrompue alors qu'elle bénéficie le plus de toutes les richesses, des meilleures écoles, des meilleurs soins?
Cet effet iatrogène, bien décrit pour la médecine et pour l'école par Ivan Illich dès les années 70 (et magnifiquement illustré par les covidistes), semble survenir lorsque l'élite se détache de toute responsabilité envers les populations dont elle a la charge, ne faisant plus que profiter de sa situation de rente, construisant autour d'elle des murailles institutionnelles et policières rendant "la démocratie" de fait inopérante. C'est très clairement le cas au niveau de l'UE, ici rebaptisé EuroSoviet, et pareil pour la France macroniste (les autres attendent simplement leur tour). Dans cette stratégie, la guerre (contre le covid, les Russes, le réchauffement...) reste une valeur sûre pour justifier le "pas de choix", la censure, la répression et la propagande.
Il n'existe pas de solution toute faite pour sortir de cette ornière, on ne peut sans doute compter que sur une forme d'intelligence collective issue des populations n'ayant rien à gagner et tout à perdre de la situation actuelle.
Illich, dans son ouvrage sur la convivialité, estime que la science et la technologie offrent deux chemins : d'un côté la spécialisation et l'institutionnalisation menant à la déshumanisation. De l'autre, l'émancipation en offrant à chacun les moyens d'une autonomie créatrice.
L'IA nous met clairement face à ce choix, et une course est engagée entre le tropisme techno-totalitaire des élites politiques et économiques, et l'opportunité d'un anarchisme où l'on pourrait trouver des solutions réelles hors États et institutions.

28 décembre 2025

La France au bord du décrochage intime

Gastel Etzwane


-28/12/2025- Les signaux faibles n’en sont plus. Année après année, indicateur après indicateur, le même constat : la France donne de moins en moins envie d’y vivre et, symétriquement, de plus en plus envie de la quitter.
Ce qui relevait hier encore du malaise diffus prend désormais la forme d’un phénomène massif, mesurable et documenté.
Selon une étude internationale récente, jamais autant de Français n’ont exprimé le souhait de s’installer durablement à l’étranger.
Près d’un adulte sur trois envisage aujourd’hui le départ.
L’ampleur du chiffre est d’autant plus frappante qu’il a plus que doublé en un an, traduisant non pas une aspiration marginale, mais une rupture profonde dans le rapport au pays.
Cette tentation de l’exil s’inscrit dans un climat de défiance généralisée.
La confiance accordée aux institutions s’érode rapidement : gouvernement, système judiciaire, acteurs économiques, tous enregistrent un net recul.
Cette perte de repères institutionnels alimente un sentiment d’instabilité durable, renforcé par une vie politique perçue comme chaotique, marquée par l’incertitude, la paralysie décisionnelle et l’absence de cap lisible.
À cette fragilité politique s’ajoute un pessimisme économique persistant.
Une majorité de Français estime que sa situation personnelle se dégrade ou, à tout le moins, stagne sans perspective d’amélioration.
Pression fiscale jugée excessive, difficultés d’accès au logement, sentiment d’étouffement réglementaire, déclassement professionnel : autant de facteurs qui nourrissent l’idée que l’effort ne paie plus et que l’avenir se construit ailleurs.
Mais au-delà des données chiffrées, c’est un climat social qui se détériore. Les témoignages convergent : relations plus tendues, fatigue collective, impression d’un pays crispé sur lui-même.
Le départ n’est plus seulement envisagé comme un projet d’ascension ou d’aventure, mais comme une échappatoire, parfois une nécessité psychologique.
Certes, certains Français partis à l’étranger reconnaissent, avec le recul, les atouts du modèle social national. Mais même ces retours nuancés confirment l’existence d’un malaise structurel : ce qui faisait autrefois la force d’attraction du pays ne suffit plus à compenser le sentiment de blocage et d’épuisement.
À l’approche des grandes échéances politiques à venir, ce désir de départ massif agit comme un révélateur.
Il ne s’agit pas seulement d’un vote de défiance à l’égard d’un gouvernement ou d’une conjoncture, mais d’un diagnostic collectif : pour une part croissante de la population, la France n’apparaît plus comme un horizon, mais comme un point de départ.
Le plus préoccupant n’est peut-être pas que l’on veuille partir, mais que l’idée de rester cesse, peu à peu, d’aller de soi.

26 décembre 2025

Anne Mansouret
24/12/2025

Cher Petit Jésus,
Vous êtes à peine né que j’ai l’outrecuidance de vous tracasser avec mes requêtes et de vous harceler avec mes prières… Mais vous le savez bien, les cathos, ça ose tout et c’est même à ça qu’on les reconnaît !
Alors voilà : il faut vraiment que vous fassiez quelque chose pour la France, qui fut pendant des siècles la Fille aînée de votre Église ici-bas. Notre pays n’a jamais été dans un tel désordre. Si proche du chaos. Certes, nous avons connu des périodes de crises, des guerres, des catastrophes climatiques ; des séismes sanitaires, sociaux, des affrontements sanglants, des jacqueries, des révoltes et des révolutions. Mais ce que nous vivons aujourd’hui, je ne crois pas que cela se soit jamais produit.
Nous avons élu par deux fois un banquier amateur, prétendument Mozart de la finance – enfin, je dis nous par solidarité avec mes compatriotes, parce que moi, je n’ai jamais voté pour lui – qui s’est avéré un caractériel profond, narcissique et borderline schizophrène, défoulant une carrière avortée de comédien dans un jeu de rôle de transformiste. Passant de chef de guerre à influenceur sur TikTok ; de coryphée dans une tragédie grecque au Panthéon, au mode drag queen à l’Élysée, pavoisée aux couleurs du drapeau LGBTQIA .
Mais là n’est pas le plus grave. Sa pathologie psychique pourrait même être divertissante, s’il avait su, en parallèle, mieux choisir ses conseils et s’entourer de gouvernants compétents et responsables. Hélas, les quelques personnalités au profil convenable et qui tenaient la route, n’ont pas eu l’heur de lui plaire bien longtemps ; et aujourd’hui, mis à part le Premier Ministre et le Garde des Sceaux, tous les postes ministériels (ou presque) ont été distribués à des hauts fonctionnaires, qui ne connaissent de la politique que les dossiers administratifs et dont la plupart sont totalement inconnus de la population, voire même des élus de terrain.
Mais, me direz-vous, cet Emmanuel que tu accables n’est pas coupable de tout ; ceux qui l’on précédé à la tête du Pays ont aussi leur part de responsabilité ?
Certes. Mais aucun des présidents de la Ve République n’avait démoli à ce point notre pays. Aucun n’avait osé aller aussi loin dans le reniement de nos valeurs, de notre patrimoine culturel, de nos traditions et de nos acquis fondamentaux.
Je le voyais encore, il y a quelques jours à peine, alors qu’il annonçait la mise en chantier du prochain porte-avions de la marine française. Une décision sans grande surprise, ce projet à plus de 10 milliards d’euros étant déjà inscrit dans la précédente Loi de programmation militaire (2019-2025).
Tout Macron transparaît dans la façon dont il s’est exprimé pour justifier le lancement de ce magistral projet :
« Nous, Européens et Ukrainiens devons nous protéger, à l’heure des prédateurs… »
Mais quelle honte… Qu’un Président Français incarne si peu la France et les Français qu’il s’identifie comme le protecteur de l’Europe et de l’Ukraine !
Et puis, qui sont les prédateurs de la France, concernés par l’armement d’un navire de guerre ? Il n’y en a pas. Nos seuls prédateurs sont ceux qui nous phagocytent et nous gangrènent de l’intérieur.
Et pourquoi l’Ukraine devrait-elle être protégée par la France ? Pourquoi la France n’a-t-elle pas conservé les relations cordiales qu’elle avait su établir avec la Russie, grâce à l’excellence de ses relations diplomatiques bilatérales depuis la fin de la Guerre froide ?
Jamais, de toute son Histoire, la France n’a été envahie par les Russes. Faut-il rappeler au Président de la République que c’est Napoléon qui a voulu conquérir la Russie, et non l’inverse ? Sans doute le petit Emmanuel séchait-il les cours d’Histoire pour aller jouer la comédie avec sa prof de français ?
Pourquoi faut-il que notre pays, déficitaire depuis plus d’un demi-siècle, creuse ainsi sa dette pour protéger, aider et developper le monde entier, alors que l’on nous explique tous les jours qu’il n’y a plus d’argent pour la France et les Français ?
Pourquoi nous faut-il accueillir toute la misère du monde ? Pourquoi les immigrés hors UE sont-ils plus souvent inactifs et au chômage que la moyenne des immigrés ? Pourquoi les Tchétchènes, les Afghans et dorénavant les « Palestiniens » obtiennent-ils systématiquement le statut de réfugiés et vivent-ils à nos frais pendant des années ?
Tout cela n’est pas normal, Petit Jésus, même lorsque l’on est empreint comme nous le sommes, mes compatriotes et moi-même, de charité, de générosité et d’amour pour notre prochain.
Alors, Cher Petit Jésus, Vous qui naissez pour la deux mille vingt-cinquième fois en cette nuit glaciale, je vous adresse, ce soir, ma prière :
Faites que cette année 2026 passe très vite et que toutes les malfaisances d’Emmanuel Macron ne traumatisent pas davantage la France.
Faites que les brèches béantes qu’il a ouvertes avec son complice lfiste Mélenchon, et qui auront permis pendant dix ans la recrudescence de l’islamisme, la pénétration des poisons woke en tous genres, la dégénérescence de notre société et le déclin de notre civilisation, n’euthanasient pas notre belle France.
Faites qu’en 2027 s’incarne dans une ou un Président de la République, un authentique projet pour l’avenir de nos enfants, de nos petits-enfants et de notre cher vieux pays…
Avant qu’il ne soit définitivement trop tard.
ANNE MANSOURET - 24/12/2025
En communion de prières avec tous ceux qui aiment la France, quelles que soient leur religion ou convictions.

20 décembre 2025

Yann Bizien


-19/12/2025- Je scrute les évolutions de notre société grâce au travail remarquable de l'INSEE, de l'OID, de l'IFOP, de démographes, de Marc Vanguard, et j'accompagne ce billet en précisant à Monsieur Jacques Attali (qui comprendra) que l'obscurantisme, c'est aussi "entraver la construction et la diffusion de la connaissance" :

1- 89% de Français sont opposés à Emmanuel Macron et à la politique qu'il nous impose sans majorité pour gouverner.
2- 76% d’entre eux jugent qu’il n'y a plus aucun lieu sûr dans tout le pays.
3- Il y a ce soir 3482 Md€ de dettes en France. Mais le chef de l'État a validé dans la nuit un plan d'aides financières de 90 Md€ à l’Ukraine, plan décidé dans notre dos et contre notre volonté au sein du Conseil européen à Bruxelles (qui vient également de financer une université pro Hamas).
4- Le taux de chômage remonte et se situe à 7,4% en France au 14 décembre 2025. Il a augmenté de 8% en 12 mois.
5- Il y a eu 155 Md€ de transferts financiers personnels entre la France et l’étranger sur 15 ans (Eurostat/OID). C'est en moyenne une perte de 10 Md€ par an pour l'économie française (soit le coût d'industrialisation de deux petits porte-avions).
6- Il y a 45% de prélèvements obligatoires en France en 2024, 94 Md€ d’impôts sur nos revenus, 210 Md€ de TVA, 59,4 Md€ d’impôts sur les sociétés, 53,3 Md€ de taxes foncières, 34,9 Md€ de prélèvements sur les revenus du patrimoine, 2,7 Md€ d’impôts sur la fortune immobilière et 91 Md€ en autres prélèvements soit 568,8 Md€ de recettes fiscales pour l'État prédateur, socialiste et redistributeur en 2024.
7- Il y a eu 66 000 défaillances d’entreprises depuis le 1er janvier 2025.
8- Il y a 80 Md€ de fraude fiscale (15,2 Md€ détectés) et 7,25 Md€ de fraude sociale (839 millions détectés) en France en 2024.
9- Il n'y a jamais eu autant d'immigration en France qu'aujourd'hui, en volume, en pourcentage, en flux et en stock (OID)
10- L'immigration est en hausse de 77% depuis l’an 2000 en France. En incluant les personnes nées dans notre pays d’au moins un parent immigré, 22% de la population est désormais d’origine immigrée. Le fait le plus saillant concerne l’ampleur de la hausse constatée en une année seulement. La population immigrée recensée par l’INSEE a augmenté en effet de 434 000 personnes sur les douze mois de 2024. Il s’agit, tout simplement, de la plus forte croissance jamais enregistrée sur un laps de temps aussi court. Elle dépasse de 65% le précédent record. La France a la singularité de recevoir l’immigration la plus africaine d'Europe : la part des immigrés originaires d'Afrique y est trois fois supérieure à la moyenne de l’UE.
11- Il y a 29% de Catholiques et 11% de Musulmans en France (INSEE - IFOP - Marc Vanguard). La population musulmane est en très forte hausse, soit + 40%, âgés de 18 à 49 ans, en seulement une décennie (+600% depuis 1990). Le nombre de mosquées et autres lieux de culte musulmans a été multiplié par 10 depuis 1980. Les jeunes musulmans sont plus radicaux dans leurs opinions que leurs aînés (Marc Vanguard). Les 15-24 ans sont nettement plus religieux que leurs aînés :
• Soutien à la charia intégrale : 21%
• Fréquentation régulière de la mosquée : 44%
• Jeûne scrupuleux du Ramadan : 82%
• Port du voile chez les femmes : 44%
• 57% estiment que les lois de la République passent après les règles de l’islam (IFOP).
• 38% des musulmans en France approuvent au moins partiellement les positions des islamistes, un taux qui a été multiplié par deux depuis 1998.
12- Plus d’un élève de CM1 sur 5 parle une autre langue que le français à la maison. Depuis 2008, le nombre d’élèves nés à l’étranger et dont le français n'est pas la langue maternelle a explosé de 153%. L'OID démontre que l’immigration a un effet sur la baisse du niveau scolaire en France mais aussi sur le climat dégradé à l’école avec de la violence systémique dans certaines zones d’éducation prioritaires, des atteintes graves à la laïcité et du prosélytisme islamiste.
13- La spécificité française est que l'immigration accueillie dans notre pays est moins intégrée et plus pauvre qu'ailleurs en Europe (OID)
14- 35% des immigrés vivent en logement social ; ils perçoivent deux fois plus de prestations sociales. La moitié des bénéficiaires de l’aide alimentaire sont des immigrés. Ils consomment plus de dépenses publiques qu’ils n’y contribuent. (OID)
15- 90% des individus hébergés dans les logements d’urgence à Paris sont de nationalités extra européenne (OID). La région parisienne concentre la plus forte population immigrée sur deux générations. Il y a 8 millions d’immigrés en France soit 12% de la population. « Sur les 200 000 places d’hébergement d’urgence "généraliste" de l'État, entre 40 et 60 % sont occupées par des étrangers en situation irrégulière, pour un coût de 1 Md€ par an. La durée moyenne de séjour dans l’hébergement d’urgence, saturé par l'immigration irrégulière, est de trois ans et demi. Certains clandestins peuvent y rester pendant quatre, cinq ou six ans... » (OID)
16- Il y a eu 344 138 titres de séjour délivrés en France en 2024 (66% pour les Algériens), soit trois fois plus qu’en 1997. Sur un total de 434 000 migrants supplémentaires en 2024, 300 000 proviennent du continent africain, dont 148 000 de Maghreb. Le taux d'emploi des immigrés extra-européens est de seulement 43%, soit un des plus faibles d'Europe, et 41% n’ont aucun diplôme (22% pour les Français). Le taux d’emploi des immigrés en France est le deuxième plus faible d’Europe.
17- Il y avait 700 000 clandestins en France en 2024. La majorité d'entre eux sont entrés sur le territoire national et ils sont restés après l'expiration de leur titre de séjour. Depuis début 2025, il y a eu 100 000 entrées par flux maritime entre l’Italie, la Grèce et l’Espagne.
18- Le gouvernement implante des foyers d'accueil pour mineurs non accompagnés sur les communes de France sans aucune consultation préalable des élus et de la population locale. Ils seraient environ 31 000 en France actuellement (95% de jeunes garçons et 60% de jeunes Afghans). La prise en charge d'un mineur étranger non accompagné (MNA) coûte environ 50 000€ par an soit environ 2 Md€/an pour les contribuables. Ils occupent 20% de l'ensemble des places dédiées à l'aide sociale à l'enfance (augmentation de 30% entre 2023 et 2024). En 2023, un centre hospitalier psychiatrique ferme à Marseille à cause de l'insécurité et des dealers. Le bâtiment héberge désormais des mineurs non accompagnés.
19- En 10 ans, l'Union européenne a reçu l'équivalent d'un nouvel État membre entièrement composé de demandeurs d'asile.
En France, 120 000 places d'hébergement sont réservées aux demandeurs d’asile. Elles représentent un coût d’environ un milliard d’euros par an. La France a inscrit dans son droit le principe d'un "accueil inconditionnel" des clandestins dans l'hébergement d'urgence. Cette spécificité contribue à l'attractivité de notre pays pour l'immigration irrégulière. » (OID)
20- En 2023, la France a reçu une part d’immigrés originaires de pays à faible niveau de développement humain (éducation, santé, revenus...) trois fois supérieure à la moyenne de l'Union européenne. Parmi les jeunes âgés de 15 ans, les élèves immigrés connaissent, en mathématiques, un retard moyen de niveau équivalant à un an et demi d'études par rapport aux élèves "autochtones" (OID). L'immigration a évidemment un impact sur la baisse du niveau scolaire (Marc Vanguard).
21- 56% des Français estiment que l’immigration occupe une place majeure dans l’insécurité qui explose (CSA). 42% des musulmans de 15 à 24 ans en France disent éprouver de la sympathie pour l’islamisme. Pour Marc Vanduard, "l'immigration telle que nous la connaissons aujourd'hui en Europe influence à la hausse les crimes et délits, c'est une évidence factuelle et statistique". 35% des mis en cause pour cambriolages sont étrangers, alors que les étrangers représentent 8% de la population. Pour Marc Vanguard, "la surreprésentation est énorme. La France est devenue le pays le plus dangereux d'Europe. Il faudrait être de bien mauvaise foi pour ne pas voir que la "radicalisation de l'islam en France, conjuguée à la très forte hausse du nombre de musulmans pose des problèmes de cohésion sociale."
22- Il y a eu 526 580 délits en France en 2024. Près de 62% des actes violents enregistrés dans les transports parisiens proviennent de migrants. En dix ans, le nombre d’Algériens écroués en France a augmenté de 117%.
23- S'agissant de la "Christianophobie et de la haine antichrétienne en Europe", dont le rapport vient d'être publié, et synthétisé par Marc Vanguard sur le réseau X, la France fait partie des pays les plus touchés, d'après les données collectées : 770 actes recensés par la police et 139 par la société civile.
La majorité des actes recensés sont des actes de vandalisme :
• Vandalisme et incendies : 65%
• Violences physiques et verbales : 15%
• Profanations : 13%
• Vols d'objets religieux : 5%
Des milliers d’églises sont vouées à l’abandon.
24- Le Ministère de l'Intérieur a publié des chiffres sur l'insécurité en novembre 2025. Le nombre d'actes enregistrés AUGMENTE encore pour la plupart des infractions, quand on compare les 11 premiers mois de 2025 aux 11 premiers mois de 2024 :
• Escroqueries +9%
• Homicides +8% (82 morts de plus)
• VS +8%
• Agressions +4%
• Vols sans violence +3%
• Vols violents sans arme +3%
• Vandalisme +2%
À ce stade, on s'orienterait vers un bilan CATASTROPHIQUE pour cette année 2025 :
- Les violences poursuivent leur hausse
- Des infractions autrefois en baisse, comme les vols sans violence, repartent à la hausse.
42% des plaintes pour violences conjugales sont classées sans suite par la justice.
25- Le marché de la drogue EXPLOSE en France. De 2017 à 2023, le chiffre d'affaires de la vente de cannabis a augmenté de +30%, pour la cocaïne ou l'ecstasy, c'est même +80%. Au vu des chiffres, une évidence s'impose : la lutte contre le narcotrafic a ÉCHOUÉ. La consommation de toutes les drogues hors cannabis a fortement augmenté en volume. La demande explose. L'offre arrive à suivre sans aucun problème, la preuve : les prix sont stables. Oui, malgré une consommation de cocaïne en hausse de +80% en à peine 6 ans, il n'y a aucun signe de pénurie.
26- Le trafic de stupéfiants est florissant et ne semble nullement inquiété par les politiques mises en œuvre par les différents ministres de l'Intérieur.
27- À ce rythme, la France risque de devenir progressivement un narco-État. Le marché de la drogue pèse environ 7 milliards d'après estimation "officielle". Il est en croissance de 8% par an et impacte fortement notre société.
28- Il y a désormais 411 364 clandestins bénéficiaires de l’Aide Médicale d’État, pour un coût annuel record de 1,2 milliard d’euros à la charge du contribuable français.
29- La natalité s'effondre avec seulement 646 000 naissances en 2025, contre 750 000 en 2022. Environ 30% de la population a plus de 60 ans en France.
30- En février 2025, l'OID évalue le coût brut de l’immigration (régulière et irrégulière) à 75,1 Md€ par an, basé sur le budget 2023. Ce chiffre comprend les dépenses de santé, retraites, allocations chômage, prestations de solidarité, hébergement, logement, sécurité, justice et coûts administratifs. L'immigration coûte 3,4% du PIB à la France chaque année. Elle ne finance que 86% de ce qu’elle coûte à l’État et crée ainsi un déficit budgétaire.

Conclusion : Le rythme de notre effondrement s’accélère, la pression fiscale demeure, sans aucune garantie de sécurité quel que soit l'endroit où l'on réside. Les piliers du régalien ne tiennent plus la nation. Le pouvoir perd partout le contrôle sur notre démographie, sur notre sécurité, sur notre dette, sur notre économie, sur l'éducation de nos enfants et sur notre destin. La France, autrefois puissance de premier plan, est maintenant un pays de seconde zone, fracturé, ensauvagé, désindustrialisé, surendetté et déclassé. On continue de décrocher, mais on s'obstine dans notre modèle socialiste qu'absolument personne ne cherche à imiter. Notre nation n'est plus mobilisable pour envisager une guerre de haute intensité contre la Russie. Le bilan d'Emmanuel Macron est désastreux et le besoin de rupture politique est immense et urgent.
Je souffle ces chiffres à ceux qui en ont besoin, à ceux qui refusent de les voir, à ceux qui les contestent, qui les dénoncent et qui refusent de voir ces réalités dramatiques et objectives.
Nota : ce panorama chiffré dresse un constat chiffré et accablant de la politique conduite dans ce pays, avec ses conséquences. Je précise que l'OID ne reçoit aucune subvention publique et que son président rencontre tous les parlementaires qui le souhaitent, sans préférence politique.

12 décembre 2025

ARIÈGE. CETTE NUIT, L’ÉTAT A FRANCHI UN POINT DE NON-RETOUR

Karine Durand
12/12/2025

Ce qui s’est passé en Ariège n’est ni un “incident”, ni un “maintien de l’ordre”, ni un banal “protocole sanitaire”. C’est un massacre administratif exécuté par la force, avec une froideur qui glace.
Pendant 48 heures, des agriculteurs, des citoyens, des familles entières ont tenu sans dormir pour protéger un troupeau de 200 vaches et leurs veaux. Des bêtes saines. Une seule vache malade, isolée. Toutes les autres pouvaient être sauvées. Des solutions existaient. Elles ont été proposées. Elles ont été ignorées.
En face, l’État d’Emmanuel Macron a répondu par une démonstration de force totale. 600 à 700 CRS. Deux hélicoptères. Des Centaures. Des blindés. Du matériel militaire pour dégager des voitures, soulevées et jetées dans les champs comme des objets sans valeur. Des grenades. Des gaz. Huit heures de confrontation.
Huit heures contre des agriculteurs. Pas contre des trafiquants. Pas contre des mafias. Pas contre des zones de non-droit. Contre ceux qui nourrissent ce pays.
L’étable entière a été saturée de gaz. Oui, saturée. Les images existent. Les témoignages aussi.
Ce n’est pas la Shoah. Ce n’est pas la guerre. Ce ne sont pas des chambres à gaz. Et personne de sérieux ne dit cela. Mais ce que beaucoup ressentent, ce choc viscéral, vient d’ailleurs. Il vient du fait de voir un pouvoir appliquer une logique froide, bureaucratique, désincarnée, sur du vivant. Traiter des êtres vivants comme des variables à neutraliser, sous protection armée, au nom d’un dossier.
C’est précisément ce que l’Histoire nous a appris à surveiller : non pas les horreurs finales, mais les mécanismes qui les rendent possibles. Les obéissances aveugles. La déshumanisation par le langage. La “raison d’État” qui écrase tout.
Et pendant ce temps-là, les responsables politiques parlent de “science”, de “proportion”, de “nécessité”. La réalité est simple : cette maladie a une mortalité estimée entre 1 et 5 %. Aucun éleveur n’acceptera jamais de perdre 100 % de son troupeau pour en “sauver” 95 % sur le papier. Aucun être humain sain d’esprit n’accepterait cela pour son travail, sa vie, sa famille.
La vérité, c’est que la souveraineté alimentaire française est en train d’être méthodiquement détruite. Et quand il n’y a plus d’élevage, il n’y a plus d’agriculture. Quand il n’y a plus d’agriculture, il n’y a plus de pays. Et quand il n’y a plus de pays, on importe. À n’importe quel prix. De n’importe où. Avec n’importe quoi dans l’assiette.
Cette nuit, quelque chose s’est cassé. La peur a changé de camp.
Les commentaires affluent par milliers. Des gens pleurent. D’autres n’ont pas dormi. Beaucoup parlent d’“heures sombres”, non par provocation, mais parce qu’ils ont reconnu une ligne rouge qui bouge. Les blocages s’étendent. L’A75 est bloquée. D’autres suivront. Les syndicats agricoles, pour une fois, étaient unis. Les citoyens sont venus sans étiquette.
La colère n’est plus locale. Elle est nationale.
Ce gouvernement peut continuer à mépriser, à gazer, à mentir via ses communiqués et ses plateaux télé. Mais il ne pourra plus faire comme si rien ne s’était passé. Parce que des millions de personnes ont vu. Parce que les images ont dépassé les médias officiels. Parce que la propagande a été battue par la réalité.
Après les vaches, ce n’est pas “le chaos” qui vient. C’est la rupture.
Une rupture entre un pouvoir hors-sol et un peuple qui refuse d’être administré comme un problème à éliminer. Une rupture entre Bruxelles, Paris, et la France réelle. Une rupture qui ne se réglera ni par des gaz, ni par des éléments de langage.
Cette nuit, l’État a peut-être gagné une bataille contre des éleveurs.
Mais il a perdu quelque chose de bien plus grave : la confiance.
Et quand elle est morte, plus aucun blindé ne la ramène.
Et maintenant, parlons chiffres. Parce qu’au-delà du choc moral, ce qui s’est passé en Ariège est aussi une aberration économique monumentale, payée par des gens qui n’ont jamais choisi cette décision. L’abattage du troupeau représente à lui seul entre 400 000 et 600 000 euros de valeur agricole détruite (vaches, veaux, années de sélection, de soins, de travail). À cela s’ajoutent les coûts d’équarrissage et de destruction des carcasses, entre 30 000 et 50 000 euros. Mais le plus indécent reste le dispositif déployé : 600 à 700 CRS et gendarmes, heures supplémentaires, logistique, blindés, Centaures, munitions lacrymogènes, grenades, carburant, deux hélicoptères consommant chacun des milliers d’euros de kérosène par heure. La seule opération de maintien de l’ordre est estimée entre 300 000 et 800 000 euros. Sans compter les dizaines de véhicules civils endommagés ou détruits, jetés dans les champs pour forcer le passage, pour une facture supplémentaire comprise entre 100 000 et 250 000 euros selon les indemnisations. Total de l’addition : entre 850 000 euros et 1,7 million d’euros pour détruire un élevage.
À titre de comparaison, la solution rejetée par l’État (isolement de la vache malade, quarantaine renforcée, surveillance vétérinaire et gestion locale du risque) aurait coûté entre 25 000 et 70 000 euros. Vingt à soixante fois moins. Et surtout, sans briser une famille, sans ruiner une exploitation, sans traumatiser une région, sans mettre le feu au pays. Qui va payer cette différence colossale ? Pas ceux qui ont signé les ordres. Pas ceux qui ont donné les interviews. Ce seront les contribuables, par l’impôt, les budgets publics, les indemnisations tardives, les assurances qui refusent ou traînent, les agriculteurs qui reconstruiront seuls. Une décision imposée d’en haut, refusée sur le terrain, et financée par ceux qui n’ont jamais été consultés. Voilà aussi ce que révèle l’Ariège : non seulement un abus de pouvoir, mais une arnaque économique d’État, froide, inefficace, et destructrice.


11 décembre 2025

Anne-Sophie Chazaud
11/12/2025

URGENT

Mes amis,
Je ne suis plus là beaucoup mais je veux absolument ce soir vous adresser ce message en urgence et dans l'immense silence des principaux médias de propagande français : ce qui se passe ce soir en Ariège est une pure abomination.
Des centaines de gendarmes, des centaures, des moyens extravagants sont déployés par la Macronie pour attaquer la paysannerie française sur fond de Mercosur et de grande braderie des terrains agricoles, pour tuer des vaches par centaines dans une forme de sacrifice qui fait songer à un mélange de rituel satanique et d'atavisme nazi (y compris dans le zèle administratif déployé pour servir ces ordres absurdes et criminels).
Si vous êtes dans le Sud Ouest, allez défendre les paysans.
Ils représentent tout ce que la Macronie déteste et tout ce qu'elle veut détruire. Ils représentent la souveraineté des Français, leurs terres, leurs traditions et leurs cultures, aux sens propre et figuré.
Ce même jour, parmi des centaines d'autres entreprises, Brandt met la clé sous la porte.
La Macronie a TOUT détruit dans ce pays. Il ne reste PLUS RIEN.
L'agriculture, l'énergie, les industries, les entreprises, l'éducation, la justice, les médias, le patrimoine : TOUT a été mis en liquidation.
Je vous en conjure, continuez de vous battre si vous le pouvez et soutenez ce mouvement qui doit prendre de l'ampleur à proportion qu'il est quasiment nié dans les médias collaborationnistes.
Si les paysans sont écrasés par les milices macronistes, ce pays est mort.
Chacun désormais a une part du destin de la France dans ses propres mains.
PS : je ne sais pas si je dispose encore ici d'une quelconque audience mais si vous le pouvez, PARTAGEZ PARTAGEZ PARTAGEZ les infos, les témoignages, LEVEZ CE SILENCE DE MORT. ET LEVEZ-VOUS !

3 décembre 2025

Gastel Etzwane
30/11/2025


Chaque semaine, on peut faire le point sur la France de Macron qui va “si bien”, simplement en recensant les fermetures d’usines, les licenciements massifs, les redressements et les liquidations judiciaires. Dans ce domaine, nul besoin de “guerre hybride” : nos dirigeants savent très bien détruire eux-mêmes notre tissu économique.

Un point sur la bonne santé économique de la France de Macron :
Ferme Schmitt France volailler à Bischoffsheim en redressement pour la seconde fois avec 30 salariés — 2025-nov
Auchan France se débarrasse de ses 294 supermarchés et les met sous bannière Intermarché et Netto du groupe Les Mousquetaires — licenciements à venir — 2025-nov
Tuiles Monier France à Marseille a été liquidée avec 50 salariés — 2025-nov
Nokia France va licencier 427 salariés, dont presque 90 au Centre Européen d’Excellence de Nokia basé à Lannion — 2025-nov
Avec France (médico-social) a été placée en liquidation judiciaire : entre 500 et 1.000 salariés vont perdre leur emploi — 2025-nov
Coursol Cuisines France matériel de cuisine à Saint-Étienne en redressement — 2025-nov
VoltAero France avions hybrides (carburant-électrique), la start-up de Saint-Agnan, en redressement judiciaire avec 35 emplois — 2025-nov
Transports (France) : 603 entreprises du TRM (transport routier de marchandises) ont cessé leur activité au 2ᵉ trimestre 2024, suivies de 509 au 3ᵉ trimestre — 2025-nov
Buffard Logistique France, le transporteur du Havre, a été liquidé par le tribunal — 2025-nov
Lorient (Ville) : coiffeurs, BTP, restauration… 10 entreprises placées en liquidation judiciaire — 2025-nov
Œuvre de la Croix Saint-Simon France, qui gère 50 crèches à Paris, placée en redressement — 2025-nov
Leclerc Sport France ferme son grand magasin de Metz — 2025-nov
Sorare France, licorne de la French Tech, annonce un plan de licenciement économique de 35 salariés sur 100 — 2025-nov
Wienerberger France, usine près d’Angers spécialisée dans la brique en terre cuite, licencie 37 salariés — 2025-nov
Atlantem Industries : les 64 salariés de cette menuiserie industrielle seront licenciés — 2025-nov
Cabaret Les Cercles France à Vigneux-de-Bretagne placé en redressement judiciaire — 2025-nov
Mayers France en liquidation judiciaire avec 61 emplois — 2025-nov
Chevron France : nouveau plan de licenciement au Havre malgré un bénéfice record — 2025-nov
La Bonne Sauce France : le célèbre restaurant ferme définitivement — 2025-nov
Association Canal France à Tourcoing : 9 salariés licenciés sur 27 — 2025-nov
Départements (France) : 50 % des départements français sont en faillite selon Capital — 2025-nov
Hôtel de La Pointe France placé en liquidation judiciaire par le tribunal de Quimper — 2025-nov
Nissan France : 87 salariés licenciés dans les départements marketing et ventes — 2025-nov
Mr Bricolage France, magasin de Montauban Sud, en procédure de liquidation avec environ 40 salariés — 2025-nov
Maison Colibri France, fabricant de madeleines depuis 1896, ferme et licencie 100 salariés — impact indirect : 500 emplois chez les fournisseurs — 2025-nov
Mayers France en liquidation judiciaire, l’usine modèle de La Janais licencie 61 salariés — 2025-nov
BNP France ferme son immeuble du quartier Rosa Parks pour raisons d’insécurité — 2025-nov
Leroy Merlin France ferme 2 de ses 4 magasins parisiens (Daumesnil et Rosa Parks) — 2025-nov
Decathlon France ferme son plus grand magasin au Stade de France — 2025-nov
PeP Alsace France, association éducative de Colmar (299 salariés), placée en sauvegarde pour 6 mois — 2025-nov

22 novembre 2025

Jean Mizrahi

Ce que le rejet « tsunamique » du budget révèle de la faillite politique française

-22/11/2025- La scène aurait presque quelque chose de burlesque si elle ne révélait pas, crûment, la ruine de notre système politique : en laissant les députés voter librement, point par point, le budget de l’État – sans recourir au 49.3 – le Premier ministre leur offrait l’occasion de montrer leur sens des responsabilités. Ils ont préféré donner naissance à un budget « Frankenstein », fruit d’une surenchère de démagogie, un mélange incohérent de taxes, de dépenses et d’idéologies étriquées… pour finalement rejeter, tous ensemble ou presque, la créature dont ils sont les auteurs.

Première leçon : la politique politicienne a remplacé l’intérêt national.
Depuis des semaines, tout a été bon pour flatter une clientèle électorale ou se draper dans des postures idéologiques. Ce qui frappe – et accable – c’est l’abîme qui sépare ces élus du réel. Ils ne représentent plus leurs mandants : ils jouent avec la chose publique, se donnent en spectacle, et transforment l’Assemblée en théâtre d’ombres narcissiques.

Deuxième leçon : une immaturité collective confondante.
L’hémicycle reflétait pourtant, pour une fois, la fragmentation du pays : presque un système proportionnel en miniature. Mais au lieu de saisir l’occasion pour travailler, sérieusement, aux mesures indispensables au redressement national – alors que les déficits explosent, que le modèle social s’effondre et que l’industrie décline – ils ont préféré les gesticulations, les invectives et le bruit. Le semblant de pluralisme n’a produit qu’un carnaval stérile.

Troisième leçon : l’effacement du sentiment national.
D’autres nations vivent très bien avec la proportionnelle, parce qu’elles placent au-dessus de tout l’intérêt supérieur de la nation et la recherche du compromis. En France, la dispute est devenue un réflexe pavlovien. Personne ne veut regarder en face les évidences – système de retraites en faillite, État-providence à bout de souffle – par peur de la sanction électorale. Le seul consensus véritable : dépenser plus et ne jamais rendre de comptes.
Nous assistons, médusés, au retour de ce que de Gaulle détestait le plus : le régime des partis. Et Macron, en renonçant à la verticalité de la Ve République et en livrant les clés aux appareils partisans, n’a fait qu’aggraver la déconstruction progressives des institutions depuis l’instauration du quinquennat aligné sur les législatives. Les partis règnent – mais sans la proportionnelle authentique qui permettrait au moins d’exprimer fidèlement la diversité du pays.
La France s’effondre sous nos yeux. Pourtant, de ce naufrage peut naître un renouveau – à condition d’avoir enfin le courage de changer de Constitution et de sortir de cette démocratie d’apparence, confisquée par des organisations partisanes obsédées par la chasse aux voix. Une nouvelle Constitution devrait reposer sur quelques principes simples et puissants :
1. La proportionnelle intégrale, pour que toutes les sensibilités du pays, même minoritaires, soient représentées. Il est sain que les 3% du pays qui ont une vision avancée ait le droit de dire tout haut ce qui doit être fait, sans le barrage de médias muselés par leurs propriétaires ou de réseaux sociaux distordus par leurs algorithmes.
2. Le référendum obligatoire et l’initiative populaire, sur le modèle suisse, afin de rendre aux citoyens la maîtrise de leur destin et leur permettre de se sentir concernés par l'avenir du pays.
3. Une vraie décentralisation, non vers les Régions tentées de singer l’État central, mais vers les Départements réorganisés autour de logiques locales cohérentes.
4. Le mandat unique pour les fonctions clés : président, députés, sénateurs. La politique doit redevenir un service, et non plus une carrière.
5. La simplification des lois et règlements comme obligation constitutionnelle, pour mettre fin à l’inflation normative qui étouffe citoyens et entreprises.
6. Un service national d’un à deux ans, afin de restaurer le sens du devoir collectif face aux menaces économiques, militaires et sociétales.
7. La fin du pouvoir démesuré des juges administratifs et politiques, en ramenant Conseil d’État et Conseil constitutionnel à leurs fonctions originelles.
Croire que la France pourra se relever sans changer de régime est une illusion confortable. Le système produit mécaniquement ses propres dérives : démagogie, irresponsabilité, paralysie.
Si nous refusons de renverser la table, rien ne changera. Le pays continuera de s’enfoncer, prisonnier d’une caste politique professionnelle qui dépense sans compter pour acheter des suffrages. La seule issue, c’est de déprofessionnaliser la politique, et de refonder les institutions pour qu’elles servent enfin la nation et non ceux qui en vivent.

19 novembre 2025

Finances publiques : quand les clowns pondent des chiffres au hasard

H16

-19/11/2025- Youpi, c’est une nouvelle pirouette budgétaire pour les artistes de la scène politico-économique française dont la réputation n’est plus à faire en matière de spectacle burlesque : il manque 10 milliards d’euros de TVA. Et paf, la réalité vient de claquer avec le bruit sec et cinglant d’un chèque en bois cognant contre le marbre froid d’un ministère vide.

Eh oui, selon Le Monde, Bercy a refait ses petits calculs : les recettes de TVA pour 2025 seront inférieures de près de 5 milliards d’euros pour l’État et de 10 milliards d’euros au total par rapport aux estimations initiales. La surprise n’est totale que pour l’équipe de clowns actuellement en responsabilité en charge de ce brillant résultat.


Pour les autres, entre les modèles de croissance écrits sur des nappes de bistrot, les prévisions de recettes et de dépenses manifestement établies sous un cocktail coke-poppers-amphétamines et le talent naturel de nos olibrius aux décisions politiques, cette évaporation de la TVA n’est que la conséquence logique des impasses et des gesticulations stériles accumulées ces derniers mois.

En pratique, c’est le signe d’un ralentissement économique massif, une baisse marquée de la consommation que le pouvoir semble tout bonnement incapable de comprendre. Ils ont les leviers de commandes, mais ne réalisent pas que la machine ralentit, et continuent donc à appuyer nerveusement sur un accélérateur plus alimenté depuis belle lurette : qui dépense encore, qui crée de la TVA lorsque le péquin moyen n’a plus un radis pour s’offrir autre chose qu’un aller simple vers l’angoisse ?

La France, décidément, continue d’être gérée n’importe comment, avec une constance qui force le respect dans l’absurde.

Cette année, pour la deuxième année d’affilée, la France perd plus d’usines qu’elle n’en ouvre : 108 sites fermés ou menacés contre seulement 80 ouvertures et 57 extensions. Dans un véritable sprint vers le néant, la désindustrialisation s’accélère avec une hausse de 50 % des sites menacés par rapport à 2024. Agroalimentaire, construction, métallurgie, textile : aucun secteur n’est épargné ; que ce soit Teisseire à Crolles, Blédina à Villefranche-sur-Saône, ou Safilin à Béthune, chacun de ces noms sonne maintenant comme une épitaphe industrielle. Les faillites grimpent de 10 % au troisième trimestre, et les emplois menacés flirtent avec les 9 000.


Macron, architecte du vide et visionnaire auto-proclamé qui rêvait d’une « start-up nation » nous offre à présent une « shut-down nation » dans laquelle on ferme des usines comme on ferme les yeux lors d’une catastrophe.

Du reste, cette déconfiture n’est pas une spécificité française : selon Euronews, au troisième trimestre 2025, le PIB de la zone euro n’a grimpé que de 0,2 % ; on oscille entre l’épaisseur du trait et l’erreur statistique. L’emploi stagne et le chômage tourne autour de 6,3 % en attendant sans doute d’augmenter suite aux faillites qui explosent de 4,4 %, particulièrement dans l’hôtellerie-restauration (+20,7 %), les transports (+18,7 %) et les services financiers (+14,1 %). Fermetures industrielles en cascade, emplois qui disparaissent : l’Europe entière s’arrête.

Et si l’on se détache de ces réalités macro-économiques pour revenir sur le terrain, il suffit d’une courte balade à Paris (par exemple) pour constater l’ampleur du désastre : comme le remarque un agent immobilier dans un récent tweet, pendant que la mairie de Paris multiplie les HLM pour loger un nombre toujours plus grand de nécessiteux (dont une proportion croissante de migrants qui viennent trouver ici la misère qu’ils fuyaient là-bas), les commerces, eux, plient bagage. L’arche de Noé socialiste que bâtit Anne Hidalgo sera bondée mais n’aura rien dans sa soute, application consciencieuse d’un urbanisme moderne façon puzzle où toutes les pièces vont dans le mauvais sens.

Et ce qui est vrai à Paris se répète, plus ou moins discrètement, dans les autres grandes villes françaises… Le spectacle burlesque se répète un peu partout : un gouvernement aux manettes qui pilote sans boussole, qui improvise des décisions sans tenir compte de leurs effets de bord massifs, provoquant une cascade de conséquences négatives, avec un appauvrissement visible du pays, une désindustrialisation, des faillites et des tensions sociales exacerbées.


C’est une véritable fuite en avant, menée par des clowns incapables (ou peu soucieux) de comprendre que leurs décisions ont des répercussions. Le pays, lui, s’appauvrit sous nos yeux ; l’écart entre les promesses et la réalité se creuse, et les Français le perçoivent.

La réalité, c’est que 36 % des foyers français peinent à régler les factures d’énergie comme le révélait récemment le « baromètre énergie-info 2025 ». Si le thermostat reste coincé en bas, le thermomètre social, lui, continue doucement de grimper.

Pour rappel, un sondage IFOP de 2023 révélait que près d’un tiers des Français vit avec moins de 100 euros dès le 10 du mois, une fois les dépenses contraintes prélevées. En somme, le gouvernement actuel se comporte avec le budget comme ce tiers de Français, en vol à vue, à l’impro.

La France de Macron est devenue ce pays où un tiers de la population compte ses centimes avant la mi-mois, où plus d’un tiers ne peut plus se chauffer correctement, mais où l’on continue de nous expliquer que des « réformes structurelles » vont, c’est promis, être mises en place.

En réalité, les gesticulations des parlementaires de ces neuf derniers mois n’ont fait que faire perdre du temps à tout le monde, transformant l’Assemblée en un barnum de débats stériles. Ils ont effrayé les entrepreneurs, qui font faillite ou s’exilent, laissant la France à ses illusions. Le bilan est froid comme un hiver sans chauffage : Macron, ce prestidigitateur raté, aura réussi son tour de magie, celui de faire disparaître la prospérité…

Le spectacle burlesque, dont les acteurs sont payés par les victimes, est en train de se transformer en tragédie sordide.


https://h16free.com/2025/11/19/82367-pilotage-a-vue-quand-les-clowns-pondent-des-chiffres

14 novembre 2025

Gastel Etzwane

-14/11/2025- Selon le dernier observatoire Ifop–Arts et Métiers, une très large majorité d’ingénieurs, 84 %, ont perdu confiance dans la capacité de la France à se réindustrialiser. Cette défiance repose sur plusieurs constats : stagnation du poids de l’industrie dans l’économie, incohérence des politiques publiques, absence de stratégie lisible, et décalage croissant entre les décisions politiques et les besoins du terrain. Malgré quelques secteurs perçus comme porteurs (aéronautique, énergie, numérique), l’ensemble du paysage industriel demeure marqué par un affaiblissement structurel et une perte d’attractivité, y compris pour les talents formés en France.
On ne peut malheureusement pas s’en étonner. Rien, aujourd’hui, ne laisse entrevoir le moindre signal réellement encourageant pour l’industrie ou pour l’économie française. Quant aux ingénieurs que la France parvient encore à former, et qui, pour beaucoup, restent d’un excellent niveau, ils n’ont objectivement plus de raison solide de bâtir leur avenir ici. On imagine très bien qu’ils trouveront ailleurs des postes stimulants, mieux rémunérés, et portés par des stratégies industrielles cohérentes. Chez nous, ce serait faire semblant d’y croire.

7 novembre 2025

Duralex : le verre à moitié plein dans un pays à moitié vide

H16

-7/11/2025- Grâce à une campagne publicitaire rondement menée par une presse gourmande de relayer les frétillantes aventures d’une SCOP, Duralex a brillamment réussi sa levée de fonds.

En quelques heures seulement, le fabricant présent en France depuis 1945 parvient à récolter plus de 5 millions d’euros dans une opération typiquement capitalistique d’ouverture du capital.

Ces cinq millions d’euros pourront aider la SCOP à investir dans de nouvelles machines et promettent un rendement attrayant de 8% d’intérêts par an à leurs souscripteurs pendant sept ans et en partie défiscalisés. Cette coopérative a bien joué sa partition mais il va lui rester le plus difficile à présent : retrouver la rentabilité, assurer le rendement promis et rembourser les dettes. On leur souhaite bonne chance.


Ils en auront d’autant plus besoin qu’à côté de cette histoire qu’on sent encore pleine de rebondissements, d’autres trajectoires industrielles françaises se terminent de façon plus abrupte, surtout actuellement, ce qui laisse planer un doute quant à l’avenir de Duralex.

C’est ainsi qu’une entreprise pluri-centenaire a récemment fait faillite : créées il y a près de 600 ans à Apprieu, les aciéries de Bonpertuis, qui avaient réussi à surmonter toutes les crises et toutes les guerres depuis la Renaissance, ont fini par être placées en liquidation judiciaire par le tribunal de commerce de Lyon, le 23 octobre dernier.

Les modernisations successives n’auront pas pu sauver le site : le macronisme appliqué semble donc plus violent et destructeur que deux guerres mondiales, une demi-douzaines de coups d’État dont la Révolution française et quelques crises majeures. Voilà qui constituera un point de repère pratique pour les prochaines années, d’autant que la raison de ce gâchis est fournie explicitement : selon le groupe Forlam, son propriétaire, la société n’arrivait plus à faire face à l’explosion des prix des matières premières et de l’énergie.

Saperlipopette, quelle surprise ! Dans le pays de l’électricité produite à très bas coût par une grosse cinquantaine de réacteurs nucléaires, voilà qui ne laisse pas d’étonner !


Parallèlement à ce qu’on pourrait qualifier de sabotage en règle, notons la fermeture de l’usine Blédina de Villefranche-sur-Saône. Le site, qui fabrique de l’alimentation pour bébés, fait face à la baisse chronique de son activité se traduisant par une chute de 50% des volumes produits. Il semble que la baisse démographique en Europe se traduise assez logiquement par une diminution de la consommation alimentaire des bébés.

Et quand ce n’est pas la démographie, ce sont les taxes et surtaxes qui incitent même les services offerts aux plus fortunés à devoir renoncer au territoire français. Ainsi, les compagnies d’aviation d’affaire sont quasiment en voie de disparition dans le pays tant les surtaxes saupoudrées un peu partout sur le secteur aérien parviennent à clouer au sol les plus volontaires.


Bien évidemment, il ne s’agit que de quelques exemples qui illustrent mal le nombre alarmant de faillites en France qui continue d’augmenter de semaines en semaines : c’est une vague de plus en plus importante de faillites de petites et moyennes entreprises, de fermetures d’usines et de sites industriels pardon de transition vers le néant industriel (en novlangue du moment) que la France connaît actuellement au point que les banques anticipent déjà un chiffre total, en fin d’année, catastrophique et probablement record.

Pire : il apparaît à présent que les grandes entreprises aussi se retrouvent concernées par les faillites.

Et à chaque fois, le même constat sur les principales causes de ces fermetures en cascade à rythme soutenu dans l’Hexagone : le coût de l’énergie qui a explosé à cause des politiques énergétiques parfaitement débiles de l’équipe en place depuis quelques années, ainsi que le coût de l’emploi, qui n’a jamais été aussi élevé et qui est le résultat de dizaines d’années de bricolages néfastes, auxquels s’ajoute une démographie déclinante qui n’améliore ni les marchés ni les perspectives de ces entreprises.

Cependant, de façon plus profonde, l’analyse permet de montrer que ces causes (coût du travail et de l’énergie, une démographie déclinante) ont toutes une même origine.


Le coût du travail provient de choix délibérés posés à la sortie de la guerre, favorisant la sécurité au détriment de la liberté, le salariat au détriment de l’entrepreneuriat, les choix collectifs au détriment des choix individuels. On a posé puis confirmé puis gravé dans le marbre de la loi le principe d’un salaire minimal, de l’obligation d’une couverture sociale de plus en plus généreuse, d’une collectivisation d’un nombre croissant de services de l’État au détriment d’un régalien cantonné à une portion toujours plus congrue.

L’État, devenu obèse, a progressivement donné plus de marges de manœuvre aux politiciens. Ces derniers ont vite compris que le peuple, brouillon et encombrant, ne pouvait savoir ce qui est bon pour lui et ont donc décidé à sa place en le consultant de moins en moins, poussant l’abstention et le détachement de la chose politique par une instruction toujours plus hasardeuse. Ce qui était par et pour le peuple est devenu en dépit de lui, grâce à quoi ces politiciens ont fait les choix qu’ils voulaient, notamment en matière d’énergie.

La multiplication des normes, des règles et des lois permet de générer autant de niches pour les copains et les coquins. La bureaucratie enfle, sans limite, et permet à la caste de s’engraisser toujours plus, toujours mieux.

Ces choix et ces dérives ont un coût, coût dont la facture est actuellement adressée au peuple par les politiciens, sans vergogne et avec ce sourire maudelivais des gens qui savent faire un coup pendable sans risquer d’être pendu.

Ces choix ne sont pas le fruit du hasard.

Ils représentent en réalité l’application concrète, progressive mais indubitable, du socialisme par collectivisation des services, du capitalisme de connivence, de l’évaporation de la liberté et de la militarisation du régalien contre le peuple.

La France crève littéralement de ces choix : ces impôts et taxes délirants rendent la vie insupportable. L’avenir se bouche petit-à-petit et les messages décroissants et autres frétillances écosuicidaires ne sont plus destinés qu’à faire passer la pauvreté, pardon la « sobriété », comme un choix désiré et désirable dans lequel la catastrophe civilisationnelle de la baisse de natalité est cyniquement rebrandée comme une lutte « joyeuse » contre la pollution, le changement climatique ou une surpopulation fantasmée.


L’effondrement industriel n’est pas une cause du chômage ou de la pauvreté des Français, mais la conséquence de tous ces choix calamiteux.

Et que croient savoir les politiciens ? Que prétendent vouloir les Français ? Davantage de ces choix.

Forcément, cela va bien se passer, d’autant plus que l’État a la délicatesse de couper la lumière avant de tout fermer.


https://h16free.com/2025/11/07/82473-duralex-le-verre-a-moitie-plein-dans-un-pays-a-moitie-vide

5 novembre 2025

Gastel Etzwane

- 4/11/2025 - L’une des plus anciennes entreprises de France, les Aciéries de Bonpertuis en Isère, fondées au XVe siècle, vient d’être liquidée car elle ne pouvait plus faire face à l’explosion du coût de l’énergie. Ce n’est pas une faillite symbolique ou anecdotique : c’est le symptôme d’un mécanisme désormais systémique et national.
Depuis quinze ans, la France a perdu son avantage compétitif historique : l’électricité française nucléaire, qui était l’une des moins chères d’Europe, a été alignée artificiellement sur les prix européens par les règles de l’Union européenne, imposées notamment sous pression allemande. Ce mécanisme dit de marché « intégré » a amputé brutalement la souveraineté énergétique française et a créé une situation paradoxale : la France, qui disposait en propre d’un parc nucléaire abondant, stable et performant, paie désormais son électricité comme si elle était dépendante du gaz.
Puis est venu le second choc, brutal : les sanctions contre la Russie ont fait flamber les prix mondiaux du gaz, du pétrole et de l’énergie en général ; et ce choc s’est retourné contre les économies européennes beaucoup plus violemment que prévu. Pour des industries très énergivores comme l’acier, ce double effet cumulatif a été fatal.
Ce qui arrive à cette entreprise séculaire n’est pas un accident isolé : c’est la conséquence directe d’un choix politique européen qui a détruit un avantage stratégique français, puis d’un choix géopolitique qui a aggravé le coût réel de l’énergie. Ce qui frappe une aciérie de 600 ans aujourd’hui frappera mécaniquement d’autres secteurs demain.

Qui veut encore payer davantage d’impôts pour un pays qui s’effondre ?

H16

- 5/11/2025 - Il y a deux types de Français : ceux qui ont fui l’enfer fiscal, et ceux qui règlent encore leurs impôts mais qui regardent discrètement le prix des appartements à l’étranger. Ces derniers, en nombre croissant, sont fatigués ; à en croire les parlementaires, l’État français aurait avant tout un problème de recettes qu’il convient de traiter par un nouveau tabassage fiscal plus solide.

Pour ces Français, l’envie de partir n’a jamais été aussi forte. C’est en tout cas ce que laisse entendre un récent article du Figaro qui décrit ces Français épuisés par un pays dont les politiciens sont maintenant complètement déconnectés du réel – ils vivent sur la Lune mais on leur paye l’aller-retour – dans lequel vivre de son travail devient de plus en plus difficile voire ingrat, et pour lequel on peine de plus en plus à voir un avenir serein.


La tendance n’est pas nouvelle, mais elle est de plus en plus visible, de plus en plus facilement exprimée sur tous types de médias : il y a quelques jours, à l’occasion des débats – aussi fiévreux que débiles – sur la taxe Zucman, une chaîne télé proposait un reportage sur un patron d’entreprise qui envisage très calmement de s’en aller si la pression fiscale continue d’augmenter ainsi.

Pour certains, le pas est déjà franchi : la société Criteo a ainsi déjà décidé de sa relocalisation aux États-Unis pour fuir ce qui est devenu l’enfer fiscal français. On ne s’amusera qu’un moment du fait que le patron de cette société, toute hypocrisie bue, soit un soutien affiché pour la taxe Zucman qu’il semble gourmand de voir appliquée… aux autres.

Et lorsque l’on regarde du côté des gérants de fonds et de fortune, ils confirment sans barguigner : c’est un véritable tsunami de familles – pas toutes fortunées, mais toutes lucides – qui vient les voir pour commencer les démarches d’expatriation et les mesures concrètes pour sortir les capitaux d’un pays dont la taxophilie est devenue folle.

En bref, à l’heure où les politiciens de tout bord cherchent à ponctionner comme jamais les populations par tout les moyens, ceux qui ont de l’argent, ou des compétences, ou les deux sont déjà en train de quitter le pays voire le continent pour aller vers des cieux plus cléments.


Cet exode silencieux s’accélère.

Les plus visibles, les millionnaires, quittent la France : selon le cabinet de conseil britannique Henley & Partners, la France est ainsi dans le top 10 des pays que les millionnaires fuient. En 2025, 800 devraient quitter le pays.

On peut certes se consoler en comparant ce faible nombre à celui affiché par le Royaume-Uni, actuellement en première place avec 16.500 millionnaires (un véritable Brexit fiscal) choisissant d’autres cieux. Mais ces deux pays européens se retrouvent à coté de la Chine (-7800) ou de la Russie (-1500) dans le classement, ce qui permet de bien comprendre la dynamique en place.

Inversement, les pays qui attirent le plus ces millionnaires sont souvent des petits pays comme les Émirats Arabes Unis, qui domine la liste des pays accueillant le plus de millionnaires avec 9800 en 2025. On trouve aussi la Suisse avec +3000 ou Singapour avec +1600. Les pays anglo-saxon (hors Royaume-Uni) continuent d’attirer à eux les patrimoines et les créateurs, l’Australie et le Canada attirant chacun 1000 millionnaires.

Parmi les grandes puissances, seuls les États-Unis restent une valeur sûre en occupant la deuxième place avec +7500. En Europe, et probablement en raison des arrangements fiscaux proposés par le gouvernement Meloni, l’Italie est aussi devenue une place attractive avec +3600 millionnaires.

Il n’est pas difficile de voir les points communs entre les pays repoussoirs d’un coté et les pays attractifs de l’autre : les premiers s’enfoncent dans une bureaucratie plus ou moins délirante, des réglementations à foison, une fiscalité de plus en plus prohibitive et à la fin, l’autoritarisme. De l’autre, les seconds favorisent les entreprises et leurs créateurs et les gens fortunés, ces derniers étant généralement des chefs d’entreprise.

Cependant, les riches ne sont pas les seuls à quitter la France, les jeunes – et maintenant, les moins jeunes – qui ont des compétences émigrent eux aussi.


On l’a vu récemment, 10% des diplômés des grandes écoles quittent la France et ce taux monte par exemple à 20% pour Polytechnique. Les raisons invoquées sont, sans surprise, la fiscalité et, plus récemment, la perception d’une France en déclin. Selon les statistiques du Ministère des Affaires Étrangères sur les Français à l’étranger, « 171 884 sont inscrits pour la Suisse, 159 357 inscrits pour les États-Unis, 141 065 inscrits pour le Royaume-Uni, 123 226 inscrits pour la Belgique et enfin 118 772 inscrits pour le Canada ». Eh oui, les destinations étrangères favorites des Français pour leur installation sont principalement les pays anglosaxons (et si possible nord-américains où la croissance des Français ces dernières années est la plus importante) ou des pays voisins avec plus d’opportunités (et une meilleure fiscalité pour la Suisse).

Il faut être aveugle (ou élu) pour ne pas voir le ras-le-bol omniprésent dans toutes les strates de la société française et, en particulier, chez les populations les plus essentielles, celles qui créent de la richesse et fournissent les capitaux, et qui décident à présent de voter avec leurs pieds.

Enfin, notons que si la situation est particulièrement aigüe en France, on retrouve le même phénomène au niveau européen : beaucoup en Europe ne se retrouvent plus dans la situation actuelle du continent et méprisent ses dirigeants, comme le prouve par exemple la proportion qui serait prête à se battre pour son pays. Selon un sondage Gallup de 2024, seulement 29% des Européens de l’Ouest seraient ainsi prêt à prendre les armes pour leur pays en cas de guerre.

Les modèles de société et de gouvernance que proposent les dirigeants en France ou au Royaume-Uni ont perdu toute attractivité et sont devenus de véritables repoussoirs. Comme les dictatures du tiers-monde, l’Europe subit actuellement un exode des cerveaux et des capitaux, pour le plus grand profit de pays comme les États-Unis dont l’actuelle administration a déjà compris tout le parti qu’elle pouvait tirer de cette tendance.

Est-ce un hasard si Trump envisage d’accepter les réfugiés européens persécutés pour leurs idées ‘populistes’ ?


22 octobre 2025

Le dernier chef-d’œuvre du Louvre : le délitement national

H16

-22/10/2025- La seule surprise qu’on peut avoir en découvrant que le Louvre s’est fait cambrioler, c’est de constater qu’il aura fallu attendre autant de temps avant que ça arrive.


En effet, à voir l’état lamentable des boiseries des fenêtres et des portes de ce vieux musée, à voir la décontraction pour ne pas dire le laisser-aller moyen des personnels de surveillance, il était assez clair qu’au moins des tentatives seraient faites un jour, inévitablement.

C’était presque attendu : il y a quelques mois, quelques lignes dans une presse indigente retraçaient les déboires de pépites d’or du Muséum d’Histoire Naturelle, volées sans grande difficulté, ou de cette porcelaine rare de Limoges dérobée par quelques opportunistes bien informés…

Au moins ces vols ont-ils fait l’objet d’une petite indignation locale ou quelques froncements de sourcils dans l’une ou l’autre administration culturello-patrimoniale, pendant que des lieux de cultes dans tout le pays se font régulièrement piller ou incendier dans l’indifférence générale.

Le cambriolage du Louvre a sans doute permis de ramener quelques Français à la réalité catastrophique d’un pays en plein délitement.


Afin d’atténuer l’aspect ridicule – par sa simplicité – de l’opération, il a rapidement été rebaptisé en « braquage » par une presse toujours plus nulle, histoire de faire croire que des violences auraient été utiles, alors que le gruyère sécuritaire n’en nécessitait aucune.

Tout pointe sur des responsabilités écrasantes de la direction, qui connaissait les failles de sécurité, béantes. Des complicités en interne sont absolument évidentes, mais rassurez-vous, la presse ne l’évoquera qu’une fois poussée dans ses retranchements.

En réalité, ce qui s’est passé au Louvre n’est qu’une énième avanie qui nous est infligée depuis que Macron est arrivé au pouvoir, et la suite logique de la déliquescence complète du pays depuis plus d’un demi-siècle, avec une accélération massive ces vingt dernières années, l’épopée macronienne semblant marquer un véritable point d’orgue dans la désinvolture des autorités, des personnels et des Français eux-mêmes face aux événements.

Le délitement est partout, palpable, visible d’un bout à l’autre du pays. Il a même une odeur, mélange peu subtil d’urine chaude, de bière renversée et de chichon, de merguez syndicaliste grillée à point, de grenade lacrymogène, celle des pneus cramés dans des rodéos sauvages et celle de la poudre d’un mortier de feu d’artifice… Une odeur difficile à cacher.

Et dans ce délitement, tout est touché : administrations de plus en plus approximatives, agents qui n’ont plus ni le goût ni l’envie de servir un public qu’ils détestent, méprisent ou ignorent de plus en plus ouvertement, institutions autocentrées et bien décidées à lutter pour leur propre survie au détriment de tout bénéfice public, rien n’y échappe.

Le délitement du personnel politique est maintenant si profond que plus personne ne s’offusque de voir la réaction parfaitement décalée de la Ministre de la Culture, pourtant directement concernée, oscillant sans broncher entre qualifier le cambriolage de « nouvelle forme de criminalité » et la découverte niaiseuse que les musées puissent représenter des cibles.


Le délitement des institutions est tel que le niveau d’exigence pour les gardiens de ce musée leur permet de recevoir des louanges pour leur action efficace et déterminante : grâce à eux, les cambrioleurs n’ont pas paniqué ce qui aurait risqué de les faire tomber de leur échelle, et les accidents du travail ne sont pas couvert dans cette profession.

Gageons que ce délitement permettra avec la même décontraction à Dominique Buffin, la pointure à la tête de la sécurité du Musée, d’être aussi récompensée voire promue après un tel fait d’arme.

Délitement qu’on peut lire, ligne à ligne, dans le communiqué de presse relatif au drame, communiqué complètement approximatif dans sa typographie, son orthographe et sa syntaxe. La relecture ? C’est un truc du passé, pour des générations soigneuses, conscientes de l’importance d’un travail bien fait. Plus de ça chez nous, voyons !

C’est aussi le délitement qui permet à des institutions comme la Cour des Comptes à la fois de connaître parfaitement l’étendue des dégâts, pour avoir même fait un rapport circonstancié des failles de sécurité du Louvre, et à la fois de ne faire paraître ce rapport qu’une fois les faits accomplis : comme pour d’autres failles, comme pour d’autres déroutes, tout le monde savait, les documents étaient tous là, bien collationnés, mais ils n’auront servi à rien.


Le problème de ce délitement est qu’il touche maintenant à l’essentiel, au plus important : le culturel.

Une société qui se fout de ses racines, de sa culture, de son patrimoine, c’est une société qui a renoncé à exister.

La vente du tableau « Le Désespéré » de Courbet au Qatar illustre très bien cette tendance. L’appel au don, un classique pour certains hôpitaux, touche maintenant des châteaux aussi emblématiques que celui de Chambord qui se délite faute de soins.

Dans le même temps, les Français se saignent de 4 milliards d’euros pour supporter les médias d’État, les reportages bidonnés d’Elise Lucet, la propagande niaise de Léa Salamé ou « l’humour » insultant des chroniqueurs de France Inter. Chambord attendra ses réparations et le Louvre pourra oublier sa sécurité.

Dans le même temps, les députés se bousculent en débats parlementaires pour savoir par quel angle le fisc devra tabasser les contribuables, quelles nouvelles taxes inventer, quel impôt augmenter sans que soient jamais remis en cause le niveau pourrissime des services publics offerts en contrepartie.

Il faut se rendre à l’évidence : ce qui s’est passé au Louvre n’est pas un cambriolage. C’était un exercice artistique de démonstration par l’exemple du délitement complet d’un pays qui se tiers-mondise à grande vitesse, géré par des abrutis et des jeanfoutres.

Ce pays est foutu.