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8 janvier 2026

Monique Plaza
8/1/2026

Trump : « Le Venezuela n'achètera que des produits fabriqués aux États-Unis avec l'argent provenant de notre nouvel accord pétrolier.
Ces achats incluront, entre autres, des produits agricoles américains, ainsi que des médicaments, du matériel médical et du matériel fabriqué aux États-Unis pour améliorer les réseaux électriques et les installations énergétiques du Venezuela.
En d'autres termes, le Venezuela s'engage à faire des affaires avec les États-Unis en tant que son principal partenaire – une décision sage qui est très bénéfique pour le peuple vénézuélien et américain. »
Une "décision sage" forcée par Trump qui a exigé le départ du Venezuela de tous les pays "ennemis des USA" dont Cuba, la Chine et la Russie.
Comme le dit Oleg Tsarov : « Ainsi, nous sommes revenus à un régime ouvertement colonial d'extraction de ressources. À l'époque des empires coloniaux européens, ils avaient tous une règle : les colonies ne pouvaient commercer qu'avec la métropole. Et avec personne d'autre. »

5 janvier 2026

Maduro arrêté : pétrole, drogue... et fraude électorale ?

H16
5/1/2026

L’année 2026 n’est pas vieille mais promet déjà des rebondissements croustillants et offre, dès son troisième jour, un bouleversement géopolitique rapide et inattendu qui a laissé beaucoup d’observateurs dans une grande confusion.

En effet, les petites heures du 3 janvier étaient à peine entamées qu’un ancien travailleur de McDonald lançait une audacieuse opération visant à capturer Nicolas Maduro, le dictateur à la tête du Venezuela, en vue de le traduire devant la justice américaine. Opération qui fut couronnée de succès quelques dizaines de minutes plus tard, l’action ayant duré un peu moins d’une heure…


La confirmation de la capture de Maduro aura plongé beaucoup de gens dans la confusion mentale la plus totale, au premier rang desquels les indécrottables gauchistes qui n’ont pu analyser ce qui venait de se passer qu’en termes d’impérialisme américain : ils sont donc immédiatement montés au créneau pour dénoncer l’insupportable ingérence militaire américaine, venant ainsi au secours d’un authentique dictateur totalitaire qui a consciencieusement pillé son pays, affamé sa population et tué, torturé et enfermé ses opposants politiques.

Une part importante de la classe politique – notamment européenne – s’est retrouvée dans la position inconfortable de devoir en même temps concéder que Maduro était une belle crevure tout en condamnant l’intervention américaine.

Eh oui, pour nos gérontocrates, rien ne semble pouvoir dépasser le Droit International.

Comme le notait un précédent billet de 2024, l’actuelle brochette de mollassons occidentaux persiste à voir le monde au travers d’institutions et de droit positif aussi artificiels que partiaux, pendant que le reste du monde, pragmatique, utilise une diplomatie et une stratégie géopolitique plus aptes à appréhender le monde tel qu’il est. De ce point de vue, Trump se classe plutôt dans les réalistes qui utilise l’idéalisme et l’idéologisme exacerbé des nigauds européens pour mener à bien sa politique.


Du reste, l’intervention américaine est loin d’être dépourvue de toute base légale. Au contraire, même, comme l’explique en détail cet article : Maduro n’est pas considéré comme un chef d’État légitime par les États-Unis depuis l’élection frauduleuse de 2018 au Venezuela et les Américains sont suivis dans cette vision par plus de 50 pays qui ont reconnu Juan Guaidó comme président intérimaire, ce qui prive Maduro de l’immunité liée à la reconnaissance diplomatique ; dès lors, la capture de Nicolás Maduro est une simple application de la loi, et non un acte de guerre, car elle exécute sur un individu spécifique (et non sur un État) une inculpation personnelle datant de mars 2020 pour narco-terrorisme, trafic de cocaïne, infractions aux armes et conspiration pour importer des drogues aux États-Unis, en plaçant Maduro comme leader du Cartel de Los Soles.

On s’étonnera au passage que les Démocrates refusent d’accepter l’entrée sur le sol américain d’un étranger avec un tel passif alors qu’ils ont précédemment accueilli à bras ouverts des milliers de membres de gangs sous l’administration Biden.

D’autre part, la récente publication de la doctrine géopolitique américaine et un retour, très officiel, de l’administration Trump vers la doctrine Monroe ne permettait pas que dure l’actuelle situation vénézuélienne : la présence en Amérique du Sud d’un tel « État voyou » (cette dénomination ayant servi, pour rappel, à envahir l’Irak ou l’Afghanistan) constituait très officiellement une menace pour les États-Unis. Il est d’ailleurs difficile de ne pas voir dans l’intervention américaine un message clair de ce qui attend tout potentat un peu trop remuant dans la sphère d’influence des États-Unis. À ce titre, on pourra sans doute mesurer prochainement l’impact de ce message sur les mollahs iraniens.

Beaucoup – surtout chez les crasseux de gauche et les fervents admirateurs de la poigne maduresque – insisteront pour expliquer que les Américains n’ont agi de la sorte que pour mettre main basse sur le pétrole vénézuélien, oubliant commodément que, jusqu’à présent, le pays était littéralement vendu à la découpe à la Chine et à la Russie par son leader communiste totalitaire. On peut raisonnablement douter du fait que le changement (rapide) impulsé par Trump soit au strict détriment du peuple vénézuélien : peut-être (hypothèse hardie) s’en tirera-t-il mieux avec les Américains qu’avec les Chinois, les Russes ou qu’avec Maduro ?


En réalité et concernant l’exploitation de ce pétrole, l’écrasante majorité du peuple vénézuélien, qui crève de faim, n’attend que ça : l’incompétence de Chavez puis Maduro a durablement fusillé son exploitation locale, et les richesses qu’aurait pu amener ce pétrole n’ont plus bénéficié aux Vénézuéliens depuis 26 ans.

Mais au-delà des raisons très officielles (à classer dans le volet « drogues & trafics ») et des raisons géopolitiques (volet « pétrole & message musclé aux autres dictateurs »), il existe une autre motivation beaucoup moins discutée mais néanmoins bien documentée de l’intervention de l’administration Trump au Venezuela : la récolte de preuves tangibles et de témoins directs (Maduro en étant un crucial) des malversations dans les élections américaines de 2020.

Un petit rappel s’impose. En effet, à part les quelques conspiplotistes qui ont, dès 2020, épluché et correctement suivi les affaires de fraude électorale massive pour la présidentielle américaine, beaucoup ont oublié (volontairement ou non) le lien bizarre mais étroit entre le Venezuela et ces fraudes au moyen de machines à voter Smartmatic et Dominion. Ainsi, le 19 novembre 2020, Rudy Giuliani et Sidney Powell (alors supporters de Trump et décidés à prouver la fraude) tenaient une conférence de presse dans laquelle ils affirmaient que les machines de la marque Dominion utilisaient le logiciel Smartmatic et que ce logiciel avait été développé au Venezuela pour le dictateur Hugo Chavez. S’en suivait d’ailleurs des douzaines d’affidavits par des experts en sécurité informatique (comme celui-ci) qui, ayant enquêté, corroboraient ces allégations stupéfiantes.

Par la suite, les preuves d’ingérences étrangères (vénézuéliennes mais aussi, notablement, chinoises) se sont accumulées sans que la presse s’en fasse l’écho – peut-on, en 2026, encore s’en étonner ? – mais les preuves étaient suffisamment solides et nombreuses pour que le 6 janvier 2021, près d’une centaine de républicains de la Chambre des représentants et plus de douze sénateurs républicains soient prêts à contester les résultats des élections au Congrès.


On sait pourquoi ils n’en eurent pas l’occasion.

Et deux jours plus tard, Powell et Giuliani furent bannis de Twitter et poursuivis par Smartmatic et Dominion. On pourra consulter ce fil sur X pour l’historique documenté de cette étonnante période américaine et comment les mêmes opérations de fraude massive ont été empêchées en 2024, interdisant à Kamala Harris de faire la même « performance » électorale que Biden en 2020.

Petit à petit, à la faveur de nouveaux témoignages, le public américain se rend compte que les élections de 2020 leur furent volées par un État profond confortablement installé dans différentes institutions américaines, CIA en tête, et au sein même de la dictature de Maduro au Venezuela.

Il ne fait pas de doute que l’opération menée ce 3 janvier dernier a rappelé quelques évidences géopolitiques et permis d’appliquer concrètement la « doctrine Monroe » qu’entend mener l’administration Trump. Mais les éléments fournis dans ces derniers paragraphes autorisent à penser que ces éléments géopolitiques n’étaient pas seuls dans le choix d’aller extrader Maduro manu militari.

Vraisemblablement, les prochaines semaines promettent d’être particulièrement informatives. En attendant, réjouissons-nous : cela fait une pourriture communiste de moins à affamer un peuple.


https://h16free.com/2026/01/05/83085-maduro-arrete-petrole-drogue-et-fraude-electorale

4 janvier 2026

LA JOURNÉE DES DUPES

Gabriel Nerciat
4/1/2026

C'est fou comme on s'amuse depuis 24 heures.
À peine Macron et les porcelets européistes ont-ils tous (Sanchez excepté) félicité Trump pour l'excellence de sa razzia vénézuélienne, jetant ainsi aux orties en quelques heures tous les grands discours qu'ils ont pondus sur l'Ukraine et le droit multilatéral depuis 2022, que leur seigneur et maître d'outre-Atlantique leur fait aussitôt savoir qu'il n'est pas question de rappeler à Caracas la bouillante pasionaria libérale Maria Corina Machado, qui a eu l'impudence de lui ravir le prix Nobel de la Paix l'an dernier, ni même le malheureux Edmundo Gonzalez Urrutia, qui avait concouru contre Maduro lors des élections présidentielles de 2024.
C'est une seconde douche froide, encore plus glaciale que la première.
Non seulement lécher le cul du président américain ne sert à rien, sinon entretenir sa propre honte, mais en plus ce dernier ne tarde pas à vous faire savoir qu'il a son propre papier hygiénique, et nullement besoin de langues bien trop prostituées pour lui être encore agréables.
En réalité, je crois qu'il ne faut pas se tromper sur le sens de ce qui vient de se passer : Donald n'est pas devenu un nouveau dirigeant néo-con désireux de justifier par des changements de régime des guerres impérialistes coûteuses et prédatrices.
Il suffisait d'écouter ce qu'il a dit hier, devant la presse : le seul mot qui revenait sans cesse dans sa bouche, outre la référence attendue au président Monroe et à sa doctrine, était "oil".
Pour l'Amérique, deux choses essentielles sont en jeu : maintenir le statut impérial du dollar, lié depuis 1976 à sa fonction de pétrodollar, et avoir la main sur une part suffisamment conséquente des réserves d'or noir pour endiguer la montée de la puissance chinoise, avide d'hydrocarbures, sans pour autant continuer à dépendre des complexes et dangereux conflits du Moyen-Orient arabe (les éternels idiots pro-israéliens qui spéculent sur une agression contre l'Iran risquent d'attendre longtemps, d'autant plus que la Chine, désormais privée de son second fournisseur de pétrole, ne la regarderait pas sans réagir).
À cela, Trump ajoute un troisième objectif : non pas tant la lutte contre les narco-trafics que celle contre l'immigration clandestine, venue pour l'essentiel de l'ancienne zone bolivarienne.
Ceux qui pensent que l'action d'éclat d'hier signifie le retour de la puissance mondiale américaine, leader de l'Occident, se trompent : elle acte au contraire un repli significatif sur le théâtre continental américain (je ne suis même pas persuadé que Cuba soit dans le viseur de la Maison-Blanche), et constitue un encouragement pour Xi comme pour Poutine de consolider leurs propres zones d'influence régionales sans plus s'embarrasser des reliquats du droit international.
Après Maduro, le satrape pétomane de Kiev est le grand perdant de la journée d'hier. En attendant sans doute le dérisoire Premier ministre de Taïwan, Cho Jung-tai, qui a pu vérifier de quelle manière la Chine est en mesure d'imposer à son île un embargo total.
Reste qu'il est beaucoup plus facile d'enlever un potentat semi-mafieux et son épouse sans trop de casse que de renverser un système politique, aussi népotique et criminel soit-il.
Rappelons qu'à l'heure qu'il est, le régime bolivarien, même privé de Maduro, est toujours en place à Caracas, et que nulle foule révolutionnaire en liesse n'est descendue dans la rue pour applaudir l'intervention de la République impériale.
À mon avis, il est assez probable que l'administration Trump (à l'inverse de celle de Bush en Irak) va tenter de maintenir en place une partie notable des dignitaires bolivariens (à commencer par ceux qui ont trahi Maduro) en échange d'un protectorat tacite qui consistera essentiellement à sécuriser le retour des grandes compagnies pétrolières américaines au Venezuela.
Rien ne dit d'ailleurs que l'opération est d'ores et déjà en voie de réussir : il se peut très bien qu'une partie des anciens partisans de Chavez, ainsi que l'opposition libérale flouée, refusent de jouer le jeu, et que le pays sombre assez vite dans un début de guerre civile que les Américains n'auront nullement les moyens d'endiguer.
Mais on sait que semer le chaos avant de partir est, au moins depuis le Vietnam, leur grande spécialité.
Tout reste à faire, donc.
Sauf pour ce qui regarde le déclassement et l'humiliation de l'Europe, quant à eux déjà totalement consommés.vene

3 janvier 2026

Anna Rocca
3/1/2026

Les 72 prochaines heures sont critiques pour le monde


Si les États-Unis parviennent à imposer un contrôle sur le Venezuela, et par extension sur les plus grandes réserves prouvées de pétrole au monde, cela marquera un tournant majeur dans l’équilibre des puissances mondiales.
Une telle démarche ne viserait pas à restaurer la démocratie ou à protéger les droits humains, mais à réaffirmer une domination stratégique sur l’énergie, les routes commerciales et les alliances régionales.
Dans ce cas, l’Iran passerait probablement en tête des priorités stratégiques de Washington.
Assurer un contrôle sur le pétrole vénézuélien réduirait la vulnérabilité des États-Unis aux perturbations énergétiques dans le Golfe et fournirait un coussin contre les chocs d’approvisionnement en cas de confrontation avec l’Iran.
Avec une source fiable alternative de brut lourd sous son influence, Washington serait mieux placé pour absorber ou compenser la destruction ou l’arrêt des infrastructures énergétiques dans le golfe Persique en temps de guerre.
Cela réduirait le coût économique de l’escalade et rendrait la pression militaire contre l’Iran plus politiquement et économiquement gérable.
Parallèlement, un tel contrôle renforcerait la capacité des États-Unis à façonner les flux mondiaux de pétrole et les prix, en consolidant le rôle central du dollar sur les marchés énergétiques et en aidant à préserver le système du pétrodollar qui sous-tend la puissance financière américaine.
Le Venezuela deviendrait ainsi bien plus qu’une question régionale. Il deviendrait un précédent stratégique, une démonstration que la pression économique, l’ingénierie politique et, si nécessaire, la force peuvent être utilisées pour restructurer des États souverains et réaligner l’équilibre mondial des puissances.
Cependant, si les États-Unis s’emmêlent dans le Venezuela et font face à une résistance soutenue, l’issue changerait radicalement.
Une crise prolongée épuiserait le capital politique, étirerait les ressources militaires et économiques, et affaiblirait la capacité de Washington à projeter sa puissance ailleurs, y compris au Moyen-Orient.
Cela compliquerait aussi la planification stratégique israélienne, étroitement liée au levier régional américain.
Ce qui se passe au Venezuela ne restera pas en Amérique latine. Cela façonnera l’avenir du contrôle énergétique, les limites de la puissance américaine et l’orientation des confrontations géopolitiques bien au-delà de Caracas.
Source : Ibrahim Majed