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25 février 2026

David Duquesne
25/2/2026

Je ne sais pas si vous avez pris conscience de la gravité des propos tenus hier par Mélenchon et par Mathilde Panot, mais aussi des mensonges des uns et des autres au sein de ce « parti gazeux » et notamment de Manuel Bompard.
Ainsi, le petit caudillo rouge brun de LFI nous explique qu’il ne condamne pas moralement la violence à l’ultra gauche, que c’est juste une question de stratégie !
Il enchaîne ensuite, avec un aplomb phénoménal, que « le camarade Raphaël Arnault (Archenault de son vrai nom) n’a jamais été condamné pour de la violence, de loin ou de près, ça n’existe pas, vous pouvez chercher ! »
Raphaël Arnault a été condamné à 4 mois de prison avec sursis pour violences en réunion après avoir lynché et dénudé un jeune homme de 18 ans, le soupçonnant de porter des « tatouages facho » !
Il n’a pas fait appel. Rappelons que cet homme est triple fiché S et que Manuel Bompard considère cette fiche comme une discrimination ! C’est vrai que si on ne peut plus avoir des accointances avec les mouvements terroristes en toute tranquillité, où allons-nous ?
Les mêmes qui défendent la liberté d’expression pour pouvoir faire leur propagande dans les universités, la refusent depuis des années pour tout autre mouvement politique, et empêchent même Florence Bergeaud Blackler, docteur au anthropologie rattachée au CNRS, d’intervenir dans ces mêmes universités.
Vous comprenez, expliquer qui sont les Frères Musulmans et quel est leur projet, c’est "facho"!
Cela s’appelle, une alliance objective.
De même, Fabrice Balanche, géographe arabisant spécialiste du Proche-Orient et notamment de la Syrie, est menacé de mort et doit être protégé par deux gardes du corps pour s’être opposé à une rupture de jeûne du ramadan durant ses cours.
Revenons au leader de la Jeune Garde et à son mouvement. Plusieurs de ses membres vont être jugés prochainement pour avoir frappé, intimidé et obligé un gamin de 15 ans à dire « Vive la Palestine » en raison de sa supposée judéité. Et cela à la sortie d’une conférence de Rima Hassan.
Enfin sur ce mouvement, de nombreux témoignages de Lyonnais mais aussi des rapports de police établissent le fait que la Jeune Garde, protège les points de deal et fait obstacle physiquement aux actions de la police pour exfiltrer des caïds et autres dealers. De même, ces « ultras de gauche », suivent des Lyonnais dans les rues, pour les interroger et les inspecter, afin de déterminer s’ils sont ou pas des « fachos » ! Si par malheur vous êtes blanc et que vous portez un symbole chrétien, votre sort est fait, vous vous ferez tabasser et vous prendrez une « salade de penaltys » en pleine tête.
Mais selon Manuel Bompard, tout cela relèverait de « l’auto défense populaire » et si Raphaël Arnault a été condamné pour violences, c’est parce qu’il aurait, seul, défendu un groupe de LGBT mis en danger par des hordes de fascistes !
Il n’y avait pas plus de hordes de fascistes que de cornes de gazelle dans les kalashs des frères Kouachi.
Enfin, Mathilde Panot a expliqué hier dans une vidéo, qu’au nom de l’antifascisme, elle n’accepterait pas le résultat des urnes si Jordan Bardella ou Marine Le Pen venaient à emporter la Présidentielle. J’avoue ne pas être surpris, c’est ce que je pronostique depuis plusieurs années, une ultra gauche bourgeoise qui veut s’appuyer sur les « forces vives » des quartiers, ses « sans-culottes » post moderne, son prophétariat remplaçant le prolétariat.
Mélenchon veut une réplique plus violente et plus intense des émeutes de juillet 2023.
La protection des points de deal, la protection idéologique et politique des Frères Musulmans, la revendication du Grand Remplacement (vieille revendication algérienne dans les quartiers que j’ai entendu 1000 fois ; « lorsque nous serons plus nombreux nous vous dominerons, vous ramperez devant nous, vous demanderez pardon pour la colonisation »), tout cela ne relève pas du hasard ni de l’opportunisme politique, mais d’une réelle stratégie au long cours.
Enfin, que fait le gouvernement ? Que fait Macron ?
Des dissolutions symboliques sans aucune prise sur le réel du côté du ministère de l’intérieur, dont une majorité de groupes d’ultras de droite…
Et la nomination de proches du Président, des socialistes, à la tête de toutes les institutions afin d’empêcher potentiellement le RN d’appliquer une autre politique que celle du bloc élitaire européiste.
L’ultra gauche et le centre mondialiste sont des alliés objectifs.

11 janvier 2026

David Duquesne

Les nouveaux riches

- 11/1/2026 - Noam avait été invité par une association laïque locale, Laïcité et Femmes Libres, une de ces structures discrètes qui tentaient encore de maintenir un espace de discussion sans slogans ni procès d’intention.
Il était venu parler de son livre, À la recherche de la France perdue.
La salle était pleine. Des enseignants, des militants associatifs, quelques élus locaux, des habitants du quartier. Des gens de bonne volonté, pour la plupart.
Noam savait pourquoi il était là.
Pas seulement pour un livre.
Mais parce qu’il disait des choses que beaucoup pensaient sans parvenir à les formuler.
Noam venait à peine de terminer une phrase qu’une femme se leva au milieu de la salle.
Elle parlait avec assurance, la voix légèrement projetée, comme quelqu’un qui a l’habitude de prendre la parole dans des réunions.
– Moi, je pense que l’immigration nord-africaine est une richesse culturelle, dit-elle. Quand on est issu de l’immigration nord-africaine, on apporte quelque chose à la France. C’est un enrichissement. Avoir plusieurs cultures, c’est mieux que d’en avoir une seule. Enfin c’est ce que je pense…
Quelques hochements de tête dans la salle.
Des murmures approbateurs.
Noam la regarda. Il ne répondit pas tout de suite.
Je vais vous répondre très simplement, dit-il enfin. Je pense exactement l’inverse.
Un léger trouble parcourut l’assemblée.
– Je pense que si tant de gens viennent en France, ce n’est pas pour l’enrichir, mais parce que la France les enrichit. Sinon, ils ne viendraient pas.
La femme fronça légèrement les sourcils.
– Mais enfin…, dit-elle, vous ne pouvez pas nier que la diversité culturelle est une chance. Les gens apportent leur histoire, leur culture, leur religion…
Noam l’interrompit doucement.
– Permettez-moi de vous poser une question très précise, dit-il. En quoi, vous, personnellement, vous sentez-vous enrichie par l’arrivée de l’islam en France et par une immigration nord-africaine importante ?
La femme resta silencieuse une seconde.
Puis elle répondit :
– Eh bien… dans la tolérance, l’ouverture, le vivre-ensemble…
– D’accord, dit Noam. Mais concrètement ?
Elle hésita.
– Dans la rencontre de l’autre… dans le mélange…
– Je vous pose cette question, reprit Noam, parce que moi, je travaille tous les jours dans des quartiers populaires. Et je n’ai pas le sentiment que, culturellement, la plupart des personnes issues de l’immigration nord-africaine s’enrichissent de ce que la France propose.
Un murmure parcourut la salle.
Économiquement, oui, poursuivit-il.
Matériellement, oui. La France est généreuse. Elle offre un niveau de vie, une protection sociale, des soins, une stabilité que le Maroc, l’Algérie ou la Tunisie ne peuvent pas offrir aujourd’hui.
Il marqua une pause.
Mais culturellement, je n’en suis pas sûr.
La femme croisa les bras.
– Vous généralisez, dit-elle. Il y a plein d’exemples positifs.
– Justement, répondit Noam. Je vais vous en donner un.
Il raconta l’existence d’une association.
Des ateliers culinaires créés sur le principe de l’échange ; la cuisine nord-africaine apprise par les femmes françaises et la cuisine française transmise aux femmes d’origine maghrébine.
Puis la proposition, un jour, une femme osa proposer un plat français. Une blanquette de veau, dit-il simplement.
Et cette femme d’expliquer que la cuisine française n’était jamais proposée dans cette association. Quelque chose de banal. De français.
Il laissa la phrase suspendue.
La réponse a été non. Toujours non. Et quand une Française a reproché cette uniformité culturelle et culinaire, on lui a répondu : “Pourquoi t’es raciste ?”
Un silence se fit.
Résultat, continua Noam. Les femmes françaises sont parties. Il n’y a plus d’échange. Plus de mixité. Plus de rencontre. Il reste un entre-soi communautaire, financé par l’argent public, où l’on fait toujours la même cuisine, entre soi.
Il regarda la femme.
Dites-moi alors, demanda-t-il calmement.
Où est l’enrichissement culturel ?
Elle ouvrit la bouche, puis la referma.
Elle chercha ses mots.
– Mais…, dit-elle enfin, accuser ces femmes de refuser l’échange, c’est quand même…
– Raciste ?, proposa Noam.
Elle se tut.
Noam conclut, sans dureté :
– Un enrichissement suppose une réciprocité. Un désir d’entrer dans la culture du pays qui vous accueille. Sans cela, ce n’est pas un enrichissement. C’est une formule. Une abstraction. Et le réel, lui, ne fonctionne pas comme ça.
Noam rappela que si tant de personnes traversaient la Méditerranée pour venir vivre en France, ce n’était pas par caprice, ni par hasard.
On ne risquait pas sa vie sur des embarcations de fortune pour enrichir un pays étranger.
On le faisait parce que la France offrait ce que le Maroc, l’Algérie et la Tunisie ne pouvaient pas offrir.
La stabilité.
La protection sociale.
L’accès aux soins.
L’école gratuite.
Le droit du travail.
Une forme de prévisibilité de l’existence.
Ce n’était pas une accusation.
C’était un constat.
La France permettait de vivre mieux, matériellement, que de l’autre côté de la mer.
C’était pour cela que les flux existaient.
Pas pour une promesse d’enrichissement culturel abstrait, mais pour une amélioration concrète des conditions de vie.
Il ajouta cependant qu’il existait une autre réalité, moins confortable à regarder.
Car si la France offrait beaucoup, elle était, en retour, très peu absorbée.
Il y avait une étanchéité culturelle.
Une résistance silencieuse à l’assimilation.
Un maintien obstiné dans l’entre-soi communautaire.
Les langues, les codes, les références françaises restaient souvent à la périphérie.
On pouvait vivre en France sans jamais entrer réellement dans sa culture.
Sans ses livres.
Sans son histoire.
Sans ses mœurs.
Sans son imaginaire.
Même lorsque des tentatives sincères d’échange existaient, quelque chose résistait.
Personne ne répondit.
La salle resta silencieuse quelques secondes de trop.
Puis Noam se voulut provocateur et relança son interlocutrice :
– Madame, vous savez faire un couscous ?
Celle-ci surprise :
– Oui mais pas aussi bien que celui fait par les Maghrébins en général…
– Très bien, au bout de combien de millions d’immigrés nord-africains supplémentaires vous pensez être capable d’en faire un aussi succulent que celui de ma grand-mère Salima ?
Rires un peu gênés dans la salle, sourires entendus.
Noam venait de gagner la partie.