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8 février 2023

Des radars comme s’il en pleuvait : le nœud se resserre sur le cou de l’automobiliste

H16

On le dit, on le répète partout : d’ici 2030, les automobiles thermiques devront peu ou prou disparaître. Cela fait partie de l’Agenda, eh non, ce n’est pas ouvert à discussion, enfin voyons ; arrêtez de faire votre enfant. Ceci posé, d’ici là, d’autres jalons seront posés pour continuer l’âpre combat contre les méchants bouseux et autres pauvres, ces grands pollueurs avec leurs engins bruyants, puants et sales.

Et dans ces jalons, il y a bien sûr les Jeux Olympiques de 2024 qui deviennent progressivement, à mesure que l’échéance approche, d’excellentes raisons pour passer de plus en plus de petites lois contraignantes. Et pour préparer ces lois, pour réduire les résistances inévitables des gueux qui ne comprennent pas la nécessité de se faire calmement aplatir par l’élite auto-proclamée, rien de mieux qu’un peu de propagande pas toujours discrète mais délicatement enrobée avec une étude qui sent la science (et l’inévitable titraille à base de “selon une étude”) ou un petit sondage mitonné (mythonné ?) avec des chiffres à virgule et un écart-type balancé nonchalamment.

Par exemple, on pourra prendre le sujet de la sécurité et le triturer comme il faut sous tous les angles possibles, par exemple en laissant BFMTV lourdement pondérer dessus, et aboutir à la conclusion pratique que les Français sont particulièrement favorables à la multiplication de caméras de surveillance de plus en plus intrusives.


Bien sûr, tout ceci fait mine de s’inscrire dans le contexte pratique de ces Jeux Olympiques qui promettent de grands moments d’organisation pour la Mairie de Paris Et De Ses Surmulots, et d’aussi grands moments de récupération par le gouvernement qui y trouvera largement matière à dépasser ce contexte pour appliquer les bonnes recettes développées bien au-delà.

Il suffit pour s’en convaincre de noter que la question porte sur l’expérimentation de “caméras intelligentes” (adjectif derrière lequel on pourra tout mettre, depuis chatGPT jusqu’à Bruno Le Maire, c’est dire) – caméras que les Français adouberaient donc à 74% et plus en fonction de l’endroit où on les pose – alors que l’article de BFM s’empresse de noter que cette expérimentation durera bien au-delà des Jeux et jusqu’en 2025 (et plus si affinités qu’on trouvera certainement), suite à l’accord commode d’un Sénat décidément pas trop gêné par l’extension du flicage permanent des citoyens.

La question aurait-elle obtenu la même approbation si cette extension bien au-delà des JO avait été mentionnée ? On peut raisonnablement en douter, d’autant que la CNIL a clairement rappelé aux autorités l’importance de proportionnalité dans les moyens déployés.

Rassurez-vous, ces autorités vont proprement oublier les rodomontades molles de cette Commission croupion : c’est que, pour arriver à cadenasser pardon sécuriser toutes les villes et tous les citoyens au plus près d’ici 2030, il ne va pas falloir perdre de temps.

Et si les JO servent de prétexte à de nouvelles fournées de caméras inquisitrices, la lutte contre le climat tout déréglé fournira un autre prétexte au moins aussi efficace à de nouvelles brochettes de radars : les prochains qui se bousculent déjà dans la règlementation qu’on ne va pas manquer de pondre seront destinés à vérifier que vous n’osez pas utiliser votre véhicule seul. Eh oui : dans la République française du Bisounoursland, rouler en voiture ne peut être un de ces plaisirs solitaires dont la pratique régulière entraînerait la surdité aux arguments pourtant limpides des écologistes, une sorte de perversion coupable qui amènerait, par un délitement de l’esprit citoyen, à l’égoïsme, au relâchement voire à la négation des problèmes climatiques.

Dès lors, on va vous pister, vous flasher de différentes façons pour bien s’assurer que votre ceinture est bouclée, que vous ne roulez pas trop vite, que vous avez bien des passagers avec vous et, moyennant des capteurs thermiques, qu’ils sont bien vivants ; fini les poupées gonflables accompagnant le conducteur compulsivement seul ! On s’étonnera que la prolifération de radars, d’équipements d’indiscrétion officielle et de leurs ondes variées n’effarouche pas l’écoloboboïde qui semble ravi de voir ainsi se multiplier les dépenses énergétiques entraînées par l’analyse permanente du cheptel humain sous toutes ses coutures.


Apparemment, tout va bien tant que ces gabegies existent sous le prétexte grotesque d’une lutte contre une pollution pourtant de moins en moins présente dans nos villes ou d’un climat dont la régulation n’a jamais été ni réaliste, ni même réellement envisagée par ces élites qui ne trouvent là qu’un moyen d’asservir un peu plus les gueux.

Et une fois ces caméras placées, ces radars positionnés, une fois qu’on saura qui prend sa voiture, combien de temps, pour en faire quoi et où, avec précision, après avoir interdit les déplacements trop rapides, trop polluants, trop esseulés, alors sera-t-il temps d’interdire définitivement les déplacements trop loin.

Car oui, la suite évidente de l’actuelle multiplication de ces outils de surveillance de masse est la mise en place d’une prison sans barreaux et sans murs, une prison sécuritaire “pour votre bien”, dans laquelle la propagande vous fera vous sentir douillettement protégé. Mais une prison malgré tout, habilement renommée “Ville des 15 minutes”.

Concept aussi délétère qu’idiot puisqu’il s’agit de tout faire pour cantonner l’individu à un rayon de 15 minutes (à pied, bien évidemment) autour de lui, quitte à bloquer physiquement les accès aux voitures. Dans cette ville de 15 minutes, tout a été entièrement planifiée (parce que la planification, ça marche, forcément !) afin que vos besoins essentiels – du reste définis par une entité arbitraire, mais certainement pas par vous, hein – puissent être satisfaits moyennant quelques minutes de marche ou, à la limite, de vélo.

Bien évidemment, les villes actuelles ne répondant qu’assez peu à ces critères, tant vu depuis les autorités qui décident que depuis les habitants qui subissent, quelques aménagements musclés vont être proposés. En expropriant poussant un peu les commerces et les services ici ou là, en bloquant les routes, en badigeonnant quelques pistes cyclables, c’est sûr, on va y arriver. D’ailleurs, c’est pour le moment ce qu’entreprend de faire l’époustouflante équipe d’Anne Hidalgo à Paris avec un succès particulièrement visible.


En tout cas, cette expérience est déjà en cours dans certaines villes du Royaume-Uni, avec cette impression pour les citoyens concernés qu’un nœud coulant est en train de se refermer, très progressivement, sur leur cou. Il n’y a pourtant pas lieu de faire un lien quelconque avec la volonté affichée de certaines élites médiatiques de réduire la population actuelle au simple rang de consommateurs dociles, parqués, pucés, fliqués : ce serait parfaitement conspirationniste.

Pas de doute, le plan est bien conçu : on vous vend de l’air pur, des petits oiseaux qui gazouillent et des villes aux “mobilités adoucies” (le tout susurré avec un fort accent teuton, cependant), ce qui permet de faire passer le fait que, dans le même temps, on vous assigne à résidence, avec des circuits balisés de promenade surveillée, des activités normées, calibrées, une propriété puis une vie privée réduite à sa plus simple expression.

D’ici 2030, la voiture sera un objet du passé. Celui qui devra s’en servir sera au mieux le chauffeur d’un nanti, de la caste des privilégiés, ou au pire un livreur corvéable à merci. Au milieu, il n’y aura que vélos et trottinettes pour les bipèdes en résidence surveillée.

Vous allez voir, ça va être supayr et ça va forcément très bien se passer.

3 février 2023

Vous aussi avez ce sentiment que nous sommes tous sur un fil qui va craquer ?

Eric Vial

Bien sûr, qui suis-je pour donner des conseils ? Mais tout de même, en adoptant des positions inflexibles concernant les personnels soignants suspendus, en voulant notoirement les « em-mer-der » comme l’a dit le président de la République ; en refusant toute négociation avec les partenaires sociaux concernant la réforme des retraites ; en étant belliqueux et obséquieux dans le conflit ukrainien ; en stigmatisant les Gilets jaunes et les classes sociales défavorisées ; en rejetant tout débat contradictoire avec l’opposition ; en imposant ses idées et en dictant ses éléments de langage à des éditorialistes parisiens comme un roi à sa cour ; en ayant une réflexion manichéenne dans son approche politico-économique ; en traitant tous ceux qui ne sont pas d’accord de « complotistes » afin de fermer la porte à toute discussion ; en faisant de la solidarité nationale la variable d’ajustement d’une économie libérale particulièrement injuste pour les plus fragiles et les plus précaires ; en n’étant absolument pas rassurant concernant la hausse des prix, notamment ceux de l’énergie... le gouvernement donne le sentiment d’une grande et étonnante radicalité qui sied mal à la culture française, comme s’il ne voulait pas s’encombrer d’être au service de tous les Français.
J’ai beau chercher, cela faisait très longtemps qu’on n'avait vu autant de mépris pour le corps social. Quand viendra le retour de la négociation si chère à nos anciens présidents de droite comme de gauche ?
Surtout, le gouvernement donne l’impression d’être tellement radical que les partis d’extrême droite ou d’extrême gauche passent pour des enfants sages. Ils n’ont plus besoin de rien dire : les excès viennent du pouvoir. Pourtant faire reculer les extrêmes n’était-il pas l’objectif cardinal de ces centristes qui n’en sont apparemment pas.
Le gouvernement et les partis de gouvernement feraient bien de recouvrer le chemin de la conciliation, de la nuance et de l’écoute.
C’est l’avenir des Français qui se dessine actuellement. Et il vaut mieux ne pas jouer avec.

29 janvier 2023

« Plus jamais ça »

Catherine Gaillard

Cette phrase revient, toujours la même, comme un mantra : "plus jamais ça" ou "n'oublions jamais".
Oublier ? Qui pourrait donc bien oublier ?
"Plus jamais ça" on le sait bien, ce n'est qu'un vœu pieux, une formule magique qui permet de se tenir à distance de "l'événement" au fond... Il est tellement insupportable.
J'ai vu, comme d'autres, comme il était si facile, aujourd'hui encore, de retourner une partie de la population contre une autre, d'ostraciser tout un groupe, lui retirer la liberté de circuler, l'empêcher de continuer à aller gagner sa vie et celle de sa famille, l'insulter quotidiennement dans les médias, y compris de la part d'un président de la République ! Et tout ceci étant apparemment considéré comme chose normale. J'ai même entendu parler de camps, d'inoculations de force, je n'ai pas rêvé, nous n'avons pas rêvé ! Certains d'entre-nous n'ont pu ni voir ni accompagner leurs parents dans leurs derniers moments ! J'arrête ici, pourtant il y a tant à dire... Et les gens qui ont préconisé tout ça sont toujours aux responsabilités aujourd'hui, tiennent toujours le crachoir au gouvernement, dans les médias, sur les réseaux sociaux... D'autres encore ont l'air à peine au courant, à peine conscients de ce qui s'est véritablement passé. Donc, le "plus jamais ça" je n'y croyais déjà pas, mais j'y crois encore moins aujourd'hui. Attention, est-il utile de le préciser, mais je pense bien que ça l'est, évidemment je ne compare pas les deux "situations", je dis juste que nous sommes, êtres humains, toujours les mêmes, nous n'avons pas progressé.

Les Jeux Olympiques, première étape vers une "surveillance de masse"

Vincent Verschoore

Déjà dénoncée par la Quadrature du Net, la nouvelle loi permettant la vidéosurveillance automatisée boostée à l'IA dans le cadre des JO 2024 est ici dézinguée, et dans une émission radiofrance en plus.
Comme pour le reste, le régime macroniste corrompu utilise un événement pour introduire des mesures et systèmes liberticides au profit de ses mentors du Grand Capital.
 
Extrait :
« Alors, pourquoi ce n’est pas probant ? Parce qu’il n’y en a pas assez de logiciels, de caméras. Bien sûr "si tout le monde était pisté tout le temps, partout, ça irait beaucoup mieux, ça marcherait du tonnerre cette affaire".
Ne rigolez pas, c’est le discours des industriels qui espèrent en tirer des milliards. 10% de croissance du secteur par an. En France, en 7 ans, deux fois plus de centre de supervisions. Un millier désormais et nos villes sont-elles plus sereines ?
Et puis, "les gens qui n’ont rien à se reprocher n’ont rien à craindre des caméras". C’est bien connu. Les données sont hyper protégées. Nos démocraties, très solides. Nos lois n’évoluent jamais. »

https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/l-edito-politique/l-edito-politique-du-jeudi-26-janvier-2023-2164084?fbclid=IwAR3REk5g60ZYg34lM1OdJofn9TxpfYZr0lejXLdKqj6S2B2t3-5ynUm7GAw

Pour en savoir plus sur les enjeux de l'industrie de la surveillance
⇒ https://zerhubarbeblog.net/.../nsa-gafam-et-le.../

28 janvier 2023

PHILOSOPHIE

Alexis Haupt

Le danger relève plus du système qui permet à un maître d’abuser du pouvoir que d’un maître qui en abuse

- 28/1/2023 - Et puis, lecteur, quand on a médité sur la nature humaine, on sait que le pouvoir sans contrôle est dangereux. Que cela peut aller jusqu’à créer des monstres. Par conséquent, dans un régime qualifié par le peuple lui-même de tyrannique, d’abusif ou de non démocratique, il incombe à ce peuple de se poser la question de savoir qui, dans ce régime, a le pouvoir de tyranniser ou d’abuser du pouvoir. Eh oui, car un peuple qui se plaint d’être gouverné par des gens qui abusent du pouvoir et qui croit que c’est là la cause profonde de tous ses maux, est un peuple qui n’a pas assez médité sur la nature humaine. C’est un peuple qui n’a pas compris les fondamentaux : « Tout homme qui a du pouvoir va jusqu’à ce qu’il trouve des limites. » Celui qui comprend cela comprend que toute personne au pouvoir dans un régime non démocratique, c’est-à-dire dans un régime où les contre-pouvoirs sont inexistants ou trop faibles, a de grandes chances de finir tôt ou tard par en abuser. En fait, lecteur, la question est : qui dans le régime où tu te trouves actuellement est dangereux pour la souveraineté populaire, c’est-à-dire pour la démocratie ? La réponse est simple : ceux qui sont au pouvoir. Eh oui, qui d’autre peut abuser du pouvoir sinon ceux qui sont au pouvoir ? [...]

20 janvier 2023

CE QUE NOUS ENSEIGNE LA DÉMISSION DE JACINDA ARDERN

Marc Amblard

La première ministre néo-zélandaise vient d’annoncer sa démission, à la grande surprise des grands médias internationaux qui n’ont cessé de l’encenser.
La raison est qu’elle était détestée dans son pays : sa cote de popularité n’a cessé de dégringoler, passant de 70% à 29% au point qu’elle avait très peu de chance d’être réélue cette année.
Alors pourquoi un tel rejet à l’égard de cette femme jeune qui avait pourtant suscité tant d’espoirs lorsqu’elle fut élue en 2017 ?
Parce que Jacinda, formée et conditionnée par l’oligarchie de Davos était chargée d’appliquer un agenda contraire aux intérêts du peuple néo-zélandais.
C’est ainsi qu’elle lui infligea les pires mesures durant la période Covid. On se souvient, par exemple, qu’en août 2021, elle avait pris la décision de placer la nation sous stricte confinement après le signalement d’un seul cas de coronavirus, le premier du pays en six mois.
Et quand la page pandémique fut tournée, elle se saisit alors du programme vert ardemment défendu par la classe mondiale des milliardaires.
Tout cela eut pour effet de saccager l'économie du pays et déclencher un tsunami de protestations face aux conséquences désastreuses : criminalité en nette hausse, crise du logement, inégalités de revenus et inflation galopante.
Selon les observateurs locaux, elle n’a jamais cherché à redresser la barre en appliquant des mesures correctrices. À l’instar de ses co-disciples des Young Global Leaders comme Macron et Trudeau, elle a préféré s’en tenir aux recommandations imposées par ses « sponsors ».
Pour faire court, si Ardern était une icône pour l’internationale gauchiste, pour le peuple Kiwi, elle n’était rien moins qu’un despote qui a détruit l'économie de son pays. Elle a donc décidé de quitter le navire et je ne doute pas que ces amis qui l’ont promue à ce poste lui en obtiendront un autre, très honorifique, dans une organisation internationale.
S’il faut en tirer un enseignement, c’est qu'un leader « progressiste » chargé d’appliquer un agenda liberticide et destructeur, devient rapidement très impopulaire, jusqu’à provoquer la colère de la foule. Et lorsque la foule commence à gronder et descendre dans la rue, les dictateurs en herbe préfèrent se mettre au vert le plus loin possible du lieu de leurs forfaits.
Doit-on y voir un avertissement pour ses petits camarades de classe que Klaus Schwab se vante d’avoir habilement placés un peu partout ?

18 janvier 2023

Ce “complot” qui a eu lieu

H16

Avec les #TwittersFiles, ces révélations en chaîne parues sur le réseau social de Musk, il devient évident que sont maintenant avérées ces théories poussées par ce que les médias appellent encore des “complotistes”, et petit à petit, on se rend compte qu’il existe bien un mouvement global, décidé par une petite élite, qui vise à réduire à leur plus simple expression les libertés personnelles et fondamentales d’un maximum d’individus sur la planète…


La mise au jour des pratiques entourant les grandes agences de renseignement, les politiciens et les administrations américaines sur le réseau social Twitter n’ont pas seulement permis de montrer la collusion entre le grand capital de la Silicon Valley, les Démocrates américains et les agences à trois lettres (DOJ, CIA, FBI, notamment) : elles ont permis de donner de très sérieuses billes à ceux qui expliquent depuis plusieurs années que ce mouvement n’est ni cantonné à Twitter (c’est banalement évident que tous les acteurs importants des grandes firmes technologiques participent à cette collusion), ni cantonné aux États-Unis : la façon dont les discours sont maintenant contrôlés dans la plupart des “démocraties occidentales” ne laisse guère de doute.

Ainsi, on retrouve partout, en Europe, les mêmes discours officiels, poussant les mêmes histoires, les mêmes arguments, au même moment. Et c’est lorsque la réalité finit par rattraper les hommes-troncs, les politiciens et les experts de plateaux télé, alors que la débandade s’installe et que différents pays finissent par tenir différents propos, multiplier différentes politiques parfois antagonistes les unes des autres que l’aspect artificiel de l’entente initiale apparaît alors.

Dans ce contexte, les #TwitterFiles n’ont été qu’un accélérateur de ces dissensions et ne font que confirmer ce qui finit par percer alors que l’unanimité occidentale ne tient plus : progressivement se font jour les plans d’une élite, plans d’ailleurs clairement annoncés et explicités dans différents livres, dans différents documents rendus publics, dans des entretiens qu’ont tenus ces dirigeants politiques, ces chefs de grandes entreprises mondiales et ces patrons de réseaux de médias. C’est un plan pour complètement renverser le monde dans lequel nous nous trouvons, permettant d’abolir toute trace de démocratie – c’est-à-dire d’une certaine autonomie des pays entre eux – pour ériger un gouvernement mondial dans lequel le peuple n’a pas son mot à dire (et ça tombe bien puisqu’il est de toute façon, selon ces élites, mieux dirigé par elles que par lui-même, c’est évident voyons !)…

Il est maintenant clair qu’il y a bien eu une entente, un consensus de pensée et d’actions, entre ces différents groupes, pour aboutir peu ou prou à ce résultat. Ce n’est même pas un complot car tout a été rendu public au fur et à mesure, et tout a été mis en place pour réduire la liberté des individus à sa plus simple expression, pour “nullifier” les gouvernements en les subvertissant au point de les rendre inutiles et non représentatifs.


Ainsi, en quelques années décisives et en profitant de crises successives rapides (en application stricte de la doctrine “Shock and Awe”), les libertés de mouvement, d’expression, d’autonomie corporelle (“my body, my choice” mais pas pour des injections mystère, hein) – les trois libertés les plus fondamentales – ont été directement attaquées. Même la liberté de religion fut aussi corsetée et avec elle toutes les autres libertés (de commerce ou d’association par exemple) qui forment pourtant les piliers de ces nations occidentales qui se gargarisaient jusque là de droits de l’Homme.

Ceci n’est ni une exagération, ni une théorie et c’est maintenant officiellement reconnu : chaque crise, depuis les attentats du 11 Septembre 2001 jusqu’à la pandémie de 2020 au moins, a été l’occasion pour les États occidentaux, dits démocratiques, de rogner à chaque fois sur ces libertés et d’accroître la surveillance sur leurs citoyens.

Parallèlement, ces mêmes crises ont été l’occasion de tout faire pour concentrer le commerce multinational tout en détruisant les petits commerces locaux, l’explosion des prix de l’énergie jusqu’au dernier projet de loi présenté dans ces colonnes en passant par l’intransigeance des administrations méphitiques dans tous les domaines (fiscal et social notamment) lorsqu’une difficulté se fait jour, n’étant que quelques exemples récents de cette tendance clairement mise en place depuis des années. Tout est fait pour que l’artisan, le petit commerçant et l’entreprise familiale disparaissent au profit des grands groupes, des gros opérateurs dont la structure est, du point de vue des hommes de l’État, bien plus facile à contrôler et manipuler.

Du reste, cette disparition des petits commerces par concentration des grands groupes et par sabotage politico-économique n’est même pas une théorie farfelue, c’est encore une fois la simple application des principes décrits par ce grand comique de Schwab dans son abrutissant pensum, “The Great Reset”, qui n’y propose pas autre chose à leur sujet.

Il en va de la même façon avec les CBDC : déjà évoquées à de nombreuses reprises dans ces colonnes, ces monnaies numériques de Banques Centrales permettront un contrôle des citoyens à un point jamais atteint dans l’Histoire de l’Humanité : chaque transaction, chaque échange sera scruté par l’État, et donc, par extension, autorisé ou banni. L’introduction d’un “Pass Carbone” ou équivalent sera d’autant plus simple dans ce contexte et permettra, en surcroît, de mettre des quotas de consommation de tout et de n’importe quoi, que ces CBDC rendront faciles à vérifier, imposer et sanctionner.


Oui, il n’y a aucun doute à avoir : tout a été mis en œuvre – et continue à l’être ! – pour que le pouvoir et le contrôle des populations soient concentrés dans un nombre restreint de mains.

Et le plus beau dans tout ceci est qu’il n’y a même pas eu complot : tout a été expliqué, prévu, planifié, au su et au vu de tous pour qui voulait voir (par exemple, l’Agenda 2030 est disponible en libre accès).

Dans ce contexte, pour paraphraser Baudelaire, la plus belle des ruses de ces Diables est de vous avoir persuadé qu’ils n’existaient pas.

16 janvier 2023

Le Ministère macronien de la « Vérité »

Pierre Duriot

Le site France-Soir bénéficie à nouveau, mais provisoirement, de son agrément de service de presse en ligne, avec la possibilité de bénéficier d’aides publiques et d’avantages fiscaux. Cela grâce à une ordonnance rendue par le juge des référés du tribunal administratif de Paris. Ce qu’on appelle la Commission paritaire des publications et agences de presse, composée de représentants de l’État et des éditeurs de presse, avait décidé fin novembre, que le site était dépourvu du « caractère d’intérêt général quant à la diffusion de la pensée ». On peut se demander, quelles sont les modalités d’application de ce décret de « diffusion de la pensée », ou plutôt de « la bonne pensée », concernant les organes de presse. C’est en substance, ce qu’a conclu le tribunal administratif, qui a suspendu en référé, le 13 janvier, l’exécution de cette décision, mettant en doute l’impartialité de la décision.

France-Soir aurait pratiqué la désinformation et le complotisme et ce serait un « défaut d’intérêt général » et des allégations susceptibles de porter atteinte à la protection de la santé publique. Accusé d’être le relais des « complotistes », le journal s’est retrouvé mis au ban, dans un pays où 95% de la presse soutient le président Macron et pour cause. Celui-ci débloque enveloppe sur enveloppe, la dernière en décembre dernier, pour aider la presse à survivre, alors qu’elle appartient à quelques milliardaires, amis du pouvoir. Peut-être bien à condition qu’elle accepte de chanter ses louanges et mène la vie dure aux adversaires politiques.

Qui sont ces fameux complotistes ? Ceux qui avaient dit, un an avant le passe-vaccinal qu’on aurait un passe-vaccinal. Ceux qui ont contesté le passe-vaccinal, qui était un complot et qu’on a finalement eu ? Ceux encore, qui avaient expliqué que le pouvoir se servirait de la pandémie pour restreindre les libertés publiques ? Est-ce que cela n’a pas été le cas ? Ceux qui avaient expliqué que le vaccin générerait des effets secondaires ? Il est vrai que c’est le cas partout… sauf en France. Les complotistes, encore eux, qui expliquaient qu’on aurait des rationnements organisés de l’énergie ? On y est. Ceux encore qui prévenaient de la disparition du cash ? L’Europe en discute. Ou alors ceux qui expliquaient qu’on ne soignerait pas les non-vaccinés ? Ce fut le cas.

En réalité, la France est classée 34ème pour la liberté d’expression : de manière bien peu glorieuse. Les autorités françaises sont à l’origine de 87% des demandes de suppression de contenus, reçues par le réseau social Twitter, au niveau mondial. La censure sur Facebook est impitoyable pour tout ce qui concerne les effets secondaires des vaccins, ou les publications ostensiblement opposées au pouvoir en place. Laurent Solly, le patron de Facebook-France, est marié à Caroline Roux, journaliste politique à France 5, qui interviewe fréquemment les ministres macroniens et parfois le président lui-même, avec beaucoup de bienveillance. En réalité, on pourrait même dire, plus banalement, qu’elle lui cire les pompes.

Et sur la base de 60 indicateurs différents, la France possède une « démocratie » classée 24ème, derrière, par exemple, l’Allemagne, le Royaume-Uni, la Suisse ou les Pays-Bas. Elle figure donc, classée parmi les démocraties « défaillantes », aux côtés de pays comme l’Espagne, l’Afrique du Sud ou encore la République Tchèque, mais aussi des États-Unis. Si elle conserve son rang, la France a perdu, entre 2019 et 2020, son statut de démocratie « à part entière ». Le macronisme est donc bien ce qu’il est : une dictature de la pensée et les accusations de « complotisme » visent seulement à légitimer la chasse aux opposants, le travestissement de la réalité et le matraquage de la doxa gouvernementale.

Nous dénonçons cela au RPF et souhaitons l’avènement d’une presse indépendante. Pour les plus anciens, il est extrêmement facile de se souvenir que traditionnellement, en France, la presse se scindait, à chaque présidentielle, en deux blocs soutenant chacun l’un des finalistes. Cette unanimité médiatique ne vaut que pour les élections de Macron, dont la dernière, où pour pouvoir s’exprimer sur un plateau télé, lors des deux campagnes, il fallait préalablement se positionner de manière obligatoire, comme pro-vaccin, pro-Ukraine et pro-Macron, pour pouvoir en placer une. Cette dictature, si elle ne résonne pas du bruit des bottes, efface en silence, toute forme de contradiction.

13 janvier 2023

2024 devient 1984 : des médias de propagande et un corps médical sous surveillance

H16

L’année 2023 vient à peine de commencer que, déjà, de multiples signes s’accumulent dans la presse de grand chemin qui montrent que jamais la liberté d’expression n’aura été autant attaquée.

C’est, sans surprise, le deux-poids deux-mesures déjà évoqué dans un précédent article qui permet aux journalistes de s’époumoner en outrages courroucés lorsqu’un des leurs est suspendu d’une plateforme privée, pendant que les révélations, pourtant explosives, qu’on peut trouver sur la même plateforme ne font pas la moindre ligne dans leurs rédactions respectives…


C’est, bien évidemment, le petit couplet qu’on retrouve maintenant régulièrement dans différents médias de révérence comme BFMTV qui se fait fort de rappeler qu’avec le débannissement d’un nombre conséquent de comptes Twitter, la plateforme de Musk risque de virer à l’égout de la désinformation la plus sordide : chacun sait que les comptes bannis ne l’étaient absolument pas pour dissidence de pensée, pour refus de s’aligner sur la doxa officielle, mais forcément pour de vilaines théories du complot, de la désinformation et des fake news en veux-tu, en voilà.

Et tant pis si, sur la même plateforme, il a été montré exactement le contraire : on peut bien partir du principe (de moins en moins vrai) que le public de la plateforme en question n’est pas du tout le même que celui du public de ces médias paillassons du pouvoir ; il y a dès lors peu de chance qu’on vienne contredire BFM et ses minions lorsqu’ils s’adonnent justement à la propagande la plus grossière.

Le constat est terrible : ce sont les journalistes, ceux-là même qui sont censés représenter la liberté d’expression, la défendre et la chérir, qui s’en font actuellement les fossoyeurs les plus appliqués, et avec un enthousiasme, une méticulosité qui laisse augurer d’un retournement de veste à vitesse lumière lorsque l’hypocrisie ne paiera plus.

Mais cela ne s’arrête pas à ces quelques cas, déjà dramatiques.

C’est ainsi qu’en Californie, une nouvelle loi, passée en fin d’année dernière, vient d’entrer en vigueur ce 1er janvier, permettant de poursuivre en justice les médecins ayant participé à de la désinformation sur des sujets de santé.

Mais qui détermine ce qui est, ou non, de la désinformation ? Le système judiciaire de l’État, pardi ! Car chacun sait que la Justice ou le gouvernement détiennent la vérité, notamment en matière de santé, surtout depuis les deux dernières années qui ont précisément été la démonstration flagrante de l’excellente qualité des informations distribuées par les experts et autres scientifiques convoqués par l’État ! C’est grâce à eux qu’on a non seulement écarté certains traitements pourtant sans dangers, et c’est sans mal que ces traitements ont même été interdits quitte à reléguer les médecins aux rangs de soldats du systèmes en les dépouillant de toute latitude de prescription et d’autonomie de diagnostic. C’est aussi grâce à eux qu’on a pu mesurer toute la pertinence des actions menées pour contrer une pandémie qui s’est répandue sans le moindre frein malgré toutes leurs gesticulations, des plus draconiennes (avec cerfas intégrés) aux plus stupides (restez assis et non masqué ou debout avec un masque car le virus vole haut, etc.)…

Bref, on sait déjà que cette loi, aussi scandaleuse qu’inique, ne sera utilisée qu’à des fins purement politiques pour casser les discours contrevenant aux intérêts du gouvernement et des politiciens qui pilotent ce nouveau bâillon.

Et ce qui est vrai en France ou en Californie l’est aussi, dans la même mesure terrifiante, au Canada où l’on envisage maintenant sans se déballonner d’envoyer les dissidents en rééducation.

On apprend, par un tweet de l’intéressé, que le docteur Jordan Peterson doit suivre un programme de rééducation sur le bon usage des médias sociaux dans le cadre d’une enquête le concernant qui aurait eu l’audace de critiquer le Premier ministre canadien Justin Trudeau.


Selon Peterson, l’Ordre des Psychologues de l’Ontario lui ordonnerait de suivre le programme avec des experts pour avoir retweeté Pierre Poilièvre, qui est un candidat de l’opposition au poste de premier ministre, et pour avoir également critiqué Trudeau au fil des ans (notamment lors des interdictions de voyager posées par le premier ministre pendant la pandémie, jugées inconstitutionnelles par le docteur).

Autrement dit, le fait d’émettre des critiques plus ou moins acerbes contre le gouvernement Trudeau a directement poussé les autorités de santé et notamment les autorités de tutelles du Dr Peterson à lui imposer des séances de “rééducation” qui ressemblent de plus en plus à la fois à une punition pour son comportement et à la fois à la mise en place d’une police politique. Le mot “camp” n’est pas encore prononcé, mais on sent assez nettement que ça doit en chatouiller plus d’un dans les officiels du Canada, dont le comportement aura été tout sauf exemplaires pendant la pandémie…

Ces différents exemples, aussi disparates soient-ils dans leur localisation et dans les modes d’actions, n’en présentent pas moins, à chaque fois, une nouvelle facette de cette censure plus ou moins douce, plus ou moins active, qui se met en place : les médias grand public et les ordres professionnels sont devenus des outils de propagande et des supports de censure pour la pire des idéologies, celle du Tout-à-l’État : seul le message officiel, sanctionné par le gouvernement, est autorisé, viable et raisonnable. Tout autre doit être méprisé, ridiculisé, banni.

Les campagnes de désinformation orchestrées par les médias grand public ne visent plus maintenant qu’à fausser la perception des faits et à manipuler l’opinion publique en favorisant ou en désavouant certaines informations, certains faits ou certains discours. C’était déjà le cas dans leur couverture de la crise des Gilets Jaunes en France, dans le traitement médiatique des élections américaines de 2020. La pandémie a véritablement placé un turbo sur ces méthodes.

Les ordres professionnels quant à eux ne sont plus que des outils de censure, limitant par des règles aussi strictes qu’arbitraires les communications et les actes mêmes des médecins ou des pharmaciens.

Les conséquences sont déjà visibles : l’effondrement progressif de la confiance dans la politique, puis dans les médias (l’un et l’autre n’ont jamais été aussi basse) touche maintenant les autorités de santé et, petit-à-petit, le corps médical. La propagande a tué, tue et tuera encore.

Forcément, tout ceci va très bien se terminer.


11 janvier 2023

Sous le macronisme, fini le pluralisme des idées et la liberté d'expression

Yann Bizien

Le régime macroniste ressemble à l'ancien régime soviétique. Il pratique, comme lui, l'ostracisme politique, le sectarisme et l'exclusion idéologiques. Sous le macronisme, fini le pluralisme des idées et la liberté d'expression. Ne sont désormais tolérables que les seules idées d'un centre devenu totalitaire. Nous avons nous aussi notre Archipel du Goulag.

3 janvier 2023

Yann Bizien

La préfète Marie Lajus a voulu faire respecter le droit et appliquer la loi. Mais elle a été disgraciée et "limogée" par le pouvoir sur insistance de quelques élus locaux soucieux d'ignorer la loi et le code de l'urbanisme.
 
Limoger : "Priver quelqu'un de son poste, de ses fonctions, en le déplaçant ou en le destituant" selon le Larousse.

J'ai connu des précédents. La méthode est brutale. Elle fait partie des attributs du pouvoir dans les ploutocratie autoritaires. Nicolas Sarkozy avait renvoyé de nombreux préfets.
 
Ce limogeage d'une préfète réputée professionnelle et intègre fait mal au cœur de tous ceux pour qui le droit et l'intérêt général signifient encore quelque chose face aux intérêts politiques, privés et particuliers.
Il est révélateur des priorités, de l'état d'esprit et du niveau de corruption de ceux qui nous gouvernent. Dans notre pseudo démocratie, ou dans notre république bananière, la malhonnêteté a encore de beaux jours devant elle, à tous les niveaux.

25 décembre 2022

La fabrique de l’ennemi désigné "complotiste" est-elle une arme de destruction massive de la démocratie ?

Michel Rosenzweig
Philosophe, auteur et essayiste

"Complotistes" : terme fourre-tout qui désigne aujourd’hui une personne
dont la pensée et l’opinion non alignées dérangent le pouvoir. © Pixabay

TRIBUNE - Depuis la révélation du scandale Fact and Furious exposé par Idriss Aberkane, c’est la guerre ouverte entre la nébuleuse des fact-checkers et celle des personnes attaquées, harcelées, disqualifiées, discréditées et salies depuis maintenant trois ans.

C’est ainsi qu’on a pu voir les ténors du fact-checking, Rudy Reischtadt et Tristan Mendès France, ou encore Thomas Durand, alias la Tronche en biais, lancer des anathèmes et des insultes sur les réseaux sociaux, mais aussi et surtout déclencher des actions en justice afin de laver le déshonneur dont ils se plaignent, convaincu d’avoir œuvré pour le Bien de tous dans leur combat acharné contre les « complotistes ». Retour de boomerang, arroseur arrosé, qui sème le vent récolte la tempête. La posture victimaire est évidente et ne trompe pas les lecteurs avisés. Mais, ceci ne nous regarde ni ne nous intéresse pas.

Loin de moi, donc, l’envie de m’attarder sur ces complotophobes obsessionnels compulsifs de la pensée qui tourne en rond, il m’a plutôt semblé plus intéressant de revenir sur cette notion de « complotiste » et surtout sur la fonction sociopolitique qu’elle occupe depuis longtemps dans la société en général et en particulier dans les régimes totalitaires.

La notion d’une nébuleuse « complotiste » existe depuis toujours. Mais, à l’origine, l’idée était de traquer les personnes qui étaient supposées fomenter un complot contre le pouvoir et l’État dans le secret afin de révéler les comploteurs.

Les Templiers et la Compagnie de Jésus apparaissent comme les premiers groupes organisés accusés de mener un complot planétaire afin de dominer le monde.

La première œuvre historique qualifiée de théorie du complot porte sur la Révolution française et a été publiée à la fin du XVIIIe siècle : les Mémoires pour servir à l'histoire du jacobinisme, écrits en 1798 par l'abbé Augustin Barruel.

Plus près de notre époque, on trouve le Protocole des Sages de Sion, un texte inventé de toutes pièces par la police secrète du Tsar et publié pour la première fois en Russie en 1903. Ce faux se présente comme un plan de conquête du monde établi par les Juifs et les francs-maçons. Traduit en plusieurs langues et diffusé à l'échelle internationale dès sa parution, il devient un best-seller. Ainsi, la police tsariste était-elle chargée de traquer et d’arrêter les comploteurs juifs et francs-maçons.

Plus tard, Staline décide dès 1935 que tous ceux qui ne sont pas de son bord sont décrétés « fascistes », l’antifascisme est né et aura de très beaux jours devant lui jusqu’à aujourd’hui. Des centaines de milliers de personnes désignées comme fascistes ont ainsi été arrêtées et assassinées par Staline.

Dans la même période, Hitler et sa bande choisiront le juif d’abord comme bouc émissaire, ensuite et surtout comme ennemi à éliminer, ce qui débouchera sur l’extermination industrielle des Juifs d’Europe, la Shoah.

Ces trois exemples montrent en réalité ce qu’on appelle la fabrique de l’ennemi, car un ennemi, ça s’élabore, ça se construit, ça se façonne comme une arme redoutable de destruction massive des opposants et des dissidents. La fabrication d’un ennemi est, par conséquent, l’arme principale et fédératrice de tous les régimes autocratiques, dictatoriaux et totalitaires.

Les régimes totalitaires ont toujours désigné leurs ennemis comme des comploteurs. Mais pas comme des « complotistes », terme fourre-tout qui désigne aujourd’hui une personne dont la pensée et l’opinion non alignées dérangent le pouvoir.

Or, la fabrique de l’ennemi est un opérateur idéologique et politique à l’œuvre également dans les régimes démocratiques, le procédé est identique et occupe la même fonction de neutralisation et d’élimination des opposants et des dissidents.

Jusqu’ici rien de neuf, ces processus sont connus et ont été identifiés depuis belle lurette.

Sauf que la figure du « complotiste » est apparue dès le début de l’épidémie de Covid en occupant immédiatement la même fonction que celle utilisée par les régimes totalitaires.

Staline, Hitler et le Tsar avaient chacun une police politique et idéologique chargée de chasser, d’arrêter et de neutraliser leurs opposants désignés comme des comploteurs, des ennemis considérés comme des individus dangereux à isoler, enfermer et éliminer.

De même, les régimes démocratiques occidentaux ont trouvé leur ennemi à neutraliser : le « complotiste », une figure issue d’un néologisme récent dans les livres traitant des théories du complot (Pierre André Taguieff, les théories du complot, Que sais-je, 2021). Toutefois, l’idée et la démarche restent identiques, même si les désignés complotistes ne subissent évidemment pas le même sort que celui des comploteurs des régimes totalitaires, bien qu’il y ait déjà eu des arrestations et des gardes à vue, voire des internements psychiatriques en France.

On l’a vu depuis le début de la pandémie, tout individu contestant le dogme de la narration officielle du Covid a été désigné comme « complotiste », traqué, chassé, neutralisé, harcelé, et même parfois persécuté et exclu du champ social et professionnel par des procédés intimidants, menaçant, disqualifiants et humiliants menés par des individus rémunérés pour cette basse besogne et structurés par des associations en réseau comme des officines idéologiques parfois soutenues et sponsorisées par des fonds privés et/ou publics. Il s’agit ici tout simplement d’une mise à mort sociale et professionnelle qui ne dit pas son nom.

La fabrique de l’ennemi complotiste dans les démocraties occidentales s’est rapidement mise en place depuis 2020 grâce aux soutiens et aux relais des médias officiels et des réseaux sociaux, opposant la médiasphère à la complosphère et constituant ainsi l’axe du camp du Bien contre celui du camp du Mal absolu. La harcèlosphère dénoncée par FranceSoir a très bien mis en lumière la manière dont le professeur Didier Raoult a été ostracisé, dénigré, insulté, ce qui s’apparente à de la maltraitance sociale et professionnelle délibérée et intentionnelle. D’autres personnes désignées « complotistes » ont vécu le même harcèlement stigmatisant et la même mise à l’écart sur les réseaux sociaux et même jusque dans leur vraie vie privée et professionnelle.

Cette fabrique de l’ennemi dans le contexte de la pandémie a pu se développer dans un contexte de fragilisation antérieure des régimes occidentaux dont le déficit démocratique a conduit certains auteurs, dont moi-même, à les décrire dès 2020 comme des régimes adémocratiques, le "a" privatif désignant ici le déficit, ce qui permet d’éviter l’écueil du terme « antidémocratique » souvent utilisé à mauvais escient.

Le caractère adémocratique se définit par l’affaiblissement des corps intermédiaires et des contre-pouvoirs, court-circuités, non consultés, absents, muets, mais aussi et surtout par un accroissement du contrôle social et de la surveillance devenus numériques, par la répression policière et le recours au pouvoir judiciaire et à la sanction (criminalisation des complotistes et délinquance d’acquisition par le vote de nouvelles lois pandémies, amendes, infractions pénales) et par un usage excessif des décisions de l’exécutif, instaurant une verticalité incontestable et un estompement de la séparation des pouvoirs

Ces dérives ont été observées tant en France qu’en Belgique de manière simultanée au cours des trois dernières années.

Une question mérite dès lors d’être posée ici sans tabou : la fabrique de l’ennemi désigné comme complotiste est-elle le signe d’une dérive adémocratique qui pourrait encore s’accentuer au fil du temps en étendant son champ d’application aux personnes qui s’opposent à la guerre en Ukraine et qui n’adhèrent ni aux politiques menées par les gouvernements ni au narratif officiel relayé par les médias ? Ces derniers agissent de plus en plus comme des courroies de propagande du pouvoir bien plus que comme de réelles agences de presse et d’information. Le cas de la chaîne française LCI est emblématique à cet égard puisqu’elle consacre depuis le 24 février tout son temps d’antenne à la guerre en Ukraine en déployant une véritable propagande pro ukrainienne sans jamais donner la parole à de réels contradicteurs ayant un tout autre point de vue sur ce conflit.

Assistons-nous, en ce moment, à l’extension du domaine de la fabrique de l’ennemi pour paraphraser la très belle expression de Michel Houellebecq ?

Cette dérive peut-elle conduire à un nouveau totalitarisme ?

Pire : sommes-nous déjà dans une sorte de nouveau totalitarisme sans le savoir ou sans vouloir le reconnaître tant l’idée nous demeure insupportable, nous, Occidentaux qui avons connu des périodes totalitaires dévastatrices et qui avons juré « plus jamais ça » ? Le recul historique nous manque pour qualifier correctement le régime actuel et ses dérives. Cependant, le mot est lâché ici délibérément afin de susciter le questionnement. Un mot interdit, un gros mot qui, dès qu’il est prononcé, enclenche des réactions épidermiques violentes : « Le totalitarisme, vous n’y pensez pas, allez vivre en Corée du Nord, en Russie en Chine ou en Iran pour vous rendre compte que nous n’y sommes pas et prendre conscience de la chance que vous avez. »

Certes et aucune personne sensée ne dira le contraire et certainement pas l’auteur de ces lignes.

Sauf que cet argument ne suffit pas à clore la discussion et qu’elle mérite d’être engagée et approfondie.

En effet, si l’on se réfère aux travaux d'Hannah Arendt sur le totalitarisme (Hannah Arendt, « Les origines du totalitarisme, Eichmann à Jérusalem », Gallimard, 2002), un régime totalitaire comptabilise plusieurs paramètres bien connus que l’on retrouve de plus en plus dans nos régimes devenus adémocratiques, dont ceux-ci : verticalité du pouvoir, exclusion des corps intermédiaires et des contre-pouvoirs, contrôle et surveillance de la vie privée et intrusion dans celle-ci, surveillance et contrôle social et policier, excès de répression, police politique et idéologique, contrôle des médias, réductions des libertés individuelles et collectives, prééminence de l’idéologie sur la politique, rétrécissement de la liberté d’opinion et d'expression, impossibilité de débats contradictoires, propagande d’État, novlangue, fabrique d’un ennemi et désignation de celui-ci.

Les régimes totalitaires contemporains (Russie, Iran, Chine, Corée du Nord) sont grossièrement calqués sur les anciens dans leurs structures, mais ils diffèrent beaucoup sur leur visibilité et sur l’esthétique, hormis la Corée du Nord, bien qu’ils aient tous conservé les mêmes caractéristiques et les mêmes pratiques.

Les anciens (fascismes, nazisme, communisme) étaient incarnés par une figure humaine, une tête, visible et identifiable, des habits, des costumes et des coutumes, des mimiques, le culte du chef et une conception collectiviste de la société dans laquelle l’individu humain n’a aucune valeur, étant soumis au collectif en tant que corps vivant à préserver à tout prix, fut-il celui du sacrifice de la vie individuelle.

L’erreur conceptuelle est donc de penser l’éventualité de l'existence d’un totalitarisme contemporain 2.0 occidental à l’aune de l’histoire révolue du XXe siècle en comparant nos régimes démocratiques aux avatars des régimes totalitaires du siècle précédent qui existent encore aujourd’hui. Cette comparaison ne suffit pas pour invalider l’hypothèse d’un totalitarisme d’un genre nouveau qui serait embryonnaire.

La fabrique du consentement autour d’un ennemi faussement désigné comme fasciste (le « populisme » souverainiste) ou comme « complotiste » ou comme traître (guerre en Ukraine) relève des mêmes mécanismes qui ont présidé au développement d'anciens régimes autoritaires et totalitaires.

L’objectif reste identique : défendre le pouvoir et le régime en place par la fabrique d'un ennemi commun fédérateur et rassembleur elle-même alimentée par une autre fabrique, celle de l’opinion et du consentement à laquelle les médias de masse s’adonnent quotidiennement par l’usage intensif de la propagande du quotidien de la LQR décrite par Eric Hazan. (Eric Hazan, LQR. La propagande du quotidien, Raisons d'agir, 2006)

LQR, signifie « Lingua Quintae Respublicae » : la langue de la Vème République. Or, la « langue républicaine » est immédiatement associée, par analogie, à la LTI, langue du IIIe Reich étudiée jadis par V. Klemperer, professeur juif chassé de l'université par les nazis. Aujourd'hui, dit Eric Hazan, la LQR, « arme postmoderne » adaptée aux « démocraties », symbolise la domination des élites bourgeoises et capitalistes de la Vème République sur le peuple, et, au-delà, sur tous « Les damnés de la terre » dont parle Franz Fanon dans son livre publié en 1961.

La LQR, dit Eric Hazan, dissimule sous ses abords démocratiques le sens véritablement totalitaire du pouvoir politique, non seulement dans le discours, mais également dans les pratiques.

Le totalitarisme contemporain potentiellement en gestation semble donc se nourrir aux mêmes mamelles qui ont nourri ceux du XXe siècle, mais en avançant masqué et opaque sous les traits diffus peu observables et peu identifiables d’un « globalitarisme » comme le nomme si bien le philosophe Philippe Forget, car nous sommes en 2022 et non en 1933 : autre temps, autre mœurs.

D’où la difficulté d’en faire le constat et encore plus d’arriver à le nommer et à le définir sans basculer dans une pensée radicale et réductrice que les faits ne vérifieraient pas. Dessiner la carte du territoire d’un nouveau totalitarisme est une tâche ardue qui demande beaucoup de recherches et de rigueur, cet article n’étant qu’une ébauche de questionnement.

Le mondialisme et ses adhérents, ainsi que le capitalisme de connivence et de surveillance et les GAFAM forment ce globaritarisme numérique qui développe la fabrique de l’ennemi pour se consolider et se défendre de tout élément susceptible de le mettre en échec.

Les facts-checkeurs sont en quelque sorte, peut-être, les idiots utiles (selon l’expression attribuée à Lénine[v]) d’un futur totalitarisme 2.0.

Ce qui caractérise la structure de ce nouveau totalitarisme qui se profile ce sont ses traits et ses fonctionnements psychologiques, perversion, psychopathie et sociopathie (rapport pervers à la loi et à l’autre et très faible degré d’empathie, maltraitance émotionnelle, harcèlement, déni de la réalité, cécité volontaire, propagande de masse inédite dans l’histoire) à l’inverse des anciens qui avaient une structure de type plutôt psychotique (paranoïaque), ce qui est le cas de la Russie, de l’Iran et de la Corée du Nord par exemple, autant de pays qui se sentent encerclés et menacés dans leur existence par un ou des ennemis.

Le nouveau totalitarisme embryonnaire, le globaritarisme de la mondialisation dont l’UE est une des faces visibles dans son fonctionnement non démocratique (dirigeants non élus prenant des décisions importantes en conciliabule à huis clos), aura à combattre un jour de manière frontale ses ennemis, notamment l’islam politique et l’islamisme sous toutes ses formes avec lesquels il est en concurrence pour le maintien du contrôle social et au niveau des valeurs fondamentales. Pour l’instant, le premier essaye de pactiser avec le deuxième en tentant de l’englober et de le diluer dans l’espace politique et publique en niant sa nature profonde (vêtements, mœurs, accommodements raisonnables, réécriture de l’islam afin d’en faire une nouvelle lecture édulcorée et acceptable) et ce au moment même où la République Islamique d’Iran vacille et se fissure dans ses fondements.

Mais, il aura aussi en face de lui l’alliance des régimes totalitaires qui se met en place dans un monde qui devient multipolaire et dans lequel l’Occident qui régna pendant quatre siècles vit en ce moment son crépuscule.

C’est dans cet affrontement que la fabrique du complotisme et celle de la figure du complotiste constituent une aubaine et une arme de destruction massive très utile pour les pouvoirs fragilisés en Occident.

La fabrique de l’ennemi complotiste est solide, puissante et efficace et l’extension de son domaine d’application va croissant.

Personne ne devrait la sous-estimer, car elle pourrait muter en arme de destruction massive de la démocratie elle-même plus vite qu’on ne le pense à force de déni de la réalité et de cécité volontaire.

3 décembre 2022

Une stimulation par la répétition, comme pour le dressage d'un animal

François Amsallem

La répétition des messages de mise en garde face au danger mortel et plus encore l'ancrage des messages ("embodiments") par leur association à des comportements (confinements, tests, etc.) voire carrément des gestes (masques, mis, enlevés, ajustés, réajustés, répétition, mains lavées, répétition de gestes, suppression d'autres, salut sans serrer les mains, etc.)

- ont permis de prendre le contrôle des gens,
- jusqu'à en faire des PNJ,
- en enfonçant quasiment jusqu'au fond de leur striatum des automatismes, que rien de sérieux n'a jamais justifié jusqu'ici.

On pourrait sans trop exagérer avancer l'hypothèse selon laquelle les covidistes qui ne seraient toujours pas libérés de leur programmation et repentis de leur complicité de crime, auraient en quelque sorte été hackés, auquel cas faudra-t-il les excuser, voire leur pardonner mais également, en conséquence, les considérer pour ce qu'ils ont démontré être, des objets plus que des sujets ?

14 novembre 2022

Résister au rideau de fer numérique qui s’abat sur l’Europe

Cédric d’Ajaccio
FranceSoir


"Quand on a fait un pas dans le crime, on se persuade qu’il est impossible de reculer et l’on s’abandonne à la fatalité du mal." Chateaubriand

TRIBUNE - Le rideau de fer numérique qui tombe sur les peuples européens présente de multiples facettes. Et, c'est toujours « pour leur plus grand bien », et sous prétexte de sécurité, dont « l’esclavage est le comble » (selon une remarquable formule qui a échappé à Jacques Attali, commentant dans l’émission Apostrophes la sortie de son ouvrage "L’ordre cannibale"), que la privation de liberté s’opère. Il a récemment pris la forme du passe sanitaire, potentiellement remis en vigueur jusqu’en juin 2023 dans l’espace de l’Union européenne, sans discussion au sein du Parlement européen.

Nous nous concentrerons ici exclusivement sur la facette de la légalisation en cours de la police de l’information et de la censure numérique de toute voix dissonante, qui sont factuellement tombées comme jamais sur les peuples de l’Union européenne et français en particulier, à l’occasion de la gestion abracadabrantesque de la « crise sanitaire du Covid-19 », sous la férule du docteur Jekyll soudainement transformé en plein jour en Mister Hyde – une « pandémie » selon une définition mise au goût du jour par l’OMS, dont toutes les métriques pertinentes font apparaître a posteriori la gravité toute relative (on peut recommander à ce sujet le livre de l’épidémiologiste Laurent Toubiana « COVID-19 : Une autre vision de l’épidémie », qui se permet de discuter des chiffres et les remet en perspective par rapport aux conventions standard de mesure des épidémies jusqu’à ce que le ciel de la démesure nous tombe sur la tête).

On retiendra de cette mise au point factuelle ce chiffre officiel déterminant d’un pic de taux d’incidence de 140 malades du Covid atteint en mars 2020 à comparer aux pics des grippes saisonnières de 2014 à 2019 qui ont atteint des niveaux de 600 à 800, avec une gravité de pathologie comparable). On aurait pu espérer que les gouvernements et la Commission européenne, prenant enfin conscience de la démesure de leurs agissements ponctuels, notamment en matière d’information où les atteintes à l’objectivité et à la pluralité des opinions, académiques tout particulièrement, sont parvenues à des niveaux inégalés, fassent profil bas après un accès de fièvre aigüe, et ambitionnent de se faire pardonner leurs abus en revenant au statu quo ante, où le concept de vérité officielle restait en principe l’apanage des régimes autoritaires de tout poil. Que nenni !


Cette prise en main de l’opinion publique par la peur et la désinformation officielle des grands médias, ne serait-ce que par la sélection et la pondération des informations systématiquement orientées dans le sens de la dramatisation (et pourquoi donc puisque, usuellement, les nuages radioactifs s’arrêtent à l’aplomb des Vosges ?) ainsi que la chasse aux sorcières de toute dissonance sur les réseaux sociaux et les grands moteurs de recherche et la réactivation des réflexes obscurantistes du bouc émissaire, ont donné des résultats globaux si satisfaisants pour les pouvoirs installés qu’ils les invitent à enfoncer le clou.

Ainsi la stupéfiante priorité numéro un de l’après crise est de consolider cet abus de pouvoir manifeste en légalisant le contrôle de l’information dans l’espace numérique et en institutionnalisant, en cas de « crise » (mais y a-t-il un seul moment où nous ne serions pas en crise ?) un pouvoir de censure ad libitum de ce qui pourra s’y exprimer. C’est pour résister à cette mainmise insolente et décomplexée des pouvoirs publics sur l’espace numérique et à cette tombée d’un rideau de fer d’un nouveau type qu’est la cybercensure, sous couvert en novlangue 2022 de « lutte contre la désinformation », que nous avons lancé en septembre dernier sur AVAAZ une pétition internationale non partisane.

Nous développons ici les raisons de cet appel in extremis aux peuples, aux forces vives et aux « clercs » des nations européennes, en les informant de ce qui se passe sous nos yeux sans que les assujettis semblent le voir et en prendre une conscience à la mesure de la gravité de l’atteinte à nos libertés, puisque la « liberté d’expression les résume toutes », selon la belle formule de Chateaubriand. Il est vrai que cette atteinte se fait sous le prétexte de protéger les citoyens – ces incorrigibles enfants – contre la désinformation, car « le mensonge est l’hommage du vice à la vertu ». Sous le lénifiant couvert de « législation européenne sur les services numériques », c’est bien le pilier fondamental du régime démocratique sans lequel la liberté de choix éclairé du citoyen est tout bonnement vidée de son sens, qui est mis en cause par les Raminagrobis qui cherchent à nous prendre au collet pour nous mener droit dans l’ère post-démocratique à laquelle aspirent si funestement ces émules occidentaux des tyrans orientaux.

Le ver de l’atteinte à la liberté d’expression s’introduit dans le fruit de la législation européenne sur les services numériques (Digital Services Act ou DSA) au nom de « la lutte contre la désinformation », dont les pouvoirs publics et les organismes internationaux seraient, par postulat, les seuls exempts.

Le 4 octobre 2022, le Conseil de l’Union européenne a formellement adopté le règlement européen sur les services numériques (Digital Services Act ou DSA) déjà approuvé définitivement par le Parlement européen le 5 juillet 2022 (Loi parallèle à celle du Digital Markets Act qui vise à règlementer et soumettre au droit de la concurrence européen les grandes plates-formes en ligne et à promouvoir un level playing field entre les grands acteurs du numérique et avec les acteurs historiques du commerce). Cette « loi européenne », directement applicable sans la souplesse de transposition propre aux directives, vise « à rendre illégal en ligne ce qui l’est hors ligne », en adaptant aux grandes plates-formes et grands moteurs de recherche principalement états-uniens le droit européen de la concurrence dans l’espace numérique, jusqu’alors constitué par la directive européenne sur l'e-commerce du 8 juin 2000, aujourd’hui dépassée par les réalités invasives du numérique.

La visée originaire, et la plus grande partie de cette règlementation européenne, sont donc parfaitement légitimes et louables à l’heure où l’Europe veut affirmer une souveraineté économique et technologique dont elle vient de mesurer la fragilité. Tout aussi louable et légitime est le souci d’empêcher les contenus illicites d’ordre public comme la diffamation, les appels à la haine, l’incitation au crime et à la violence, la pédopornographie, la fraude ou la contrefaçon. Il n’est bien entendu pas question de contester cela. Il s’agit seulement de distinguer l’ivraie du bon grain qui transite sous ce pavillon officiel présentable de défense de la souveraineté économique de l’Europe contre les GAFAM. Car, c’est dans l’appendice récemment surajouté à cette législation que l’attentat contre la liberté d’information et d’opinion se commet sous des dehors très convenables. Regardons de plus près comment le législateur européen s’y prend pour atteindre le dernier objectif chronologiquement, mais premier en termes de priorité politique du DSA, à savoir « atténuer des risques systémiques, tels que la manipulation de l'information ou la désinformation », selon le site officiel de la République française « vie publique ».

À cette fin est mis en place un arsenal institutionnel à deux étages, national et européen, de lutte contre « les contenus illicites ». Au premier niveau, cette lutte est en pratique déléguée aux grandes plates-formes numériques et aux grands moteurs de recherche, comme ce fut le cas lors de la « crise sanitaire ». Au-delà de cette délégation de police générale de l’information sur la toile selon des directives qui ne sont pas clairement énoncées et autorisent toute dérive arbitraire, le législateur européen prévoit « un mécanisme spécial de réactions aux crises touchant à la santé et à la sécurité » en vertu duquel la Commission pourra « imposer à ces grands acteurs, pendant un temps limité (un « certain temps ! ») des mesures d’urgence…

La crise ukrainienne » étant retenue explicitement comme exemple… Pour piloter cet arsenal à deux niveaux, un « coordinateur des services numériques, autorité indépendante désignée par chaque État-membre, sera mis en place ». En France, c’est l’ARCOM, ex CSA, qui en tiendra lieu. « Les 27 coordinateurs coopéreront au sein d’un Comité européen des Services Numériques. En cas de non-respect du DSA, les coordinateurs des services numériques et la Commission pourront prononcer des astreintes et des sanctions. Pour les très grandes plateformes et les très grands moteurs de recherche, la Commission pourra infliger des amendes pouvant aller jusqu'à 6% de leur chiffre d'affaires mondial. En cas de violations graves et répétées au règlement, les plateformes pourront se voir interdire leurs activités sur le marché européen. » À vrai dire, les plateformes n’ont rien à craindre des États ou des organismes internationaux comme l’OMS avec qui elles collaborent spontanément pour accéder aux marchés nationaux et avec qui coïncident largement leur propre agenda d’autocensure d’inspiration oligopolistique.

En bref, après que les citoyens des États-Nations « libres » de l’Europe viennent de vivre une manipulation systématique et inégalée, à une telle échelle en temps de paix, de l’information par les pouvoirs publics et des médias dominants au garde-à-vous, l’espace numérique qui a servi vaille que vaille de refuge à la liberté d’expression bafouée dans l’espace médiatique, doit aussi légalement être placé sous contrôle politique. Seule l’information « correcte » a désormais plein droit de cité, c’est explicitement avoué si l’on se réfère, pour apprécier cette légalisation européenne, à la censure factuelle mise en place lors de la « crise sanitaire » sur la plate-forme privée YouTube, filiale de Google, docilement instituée à la demande du gouvernement français et malheureusement sans contestation devant les tribunaux par ses utilisateurs.

Elle a osé prendre la forme d’un « règlement concernant les informations médicales incorrectes sur la maladie de la COVID-19 ». En vertu de ce « règlement » : ont été réputées « informations incorrectes » (sic !) concernant le traitement de cette maladie (qu’il est donc interdit de publier sous peine de radiation après rappel à l’ordre de la plate-forme à la chaîne concernée) les « contenus qui affirment qu’il existe des remèdes à l’efficacité garantie contre la COVID-19 ; contenus qui recommandent l’utilisation de l’ivermectine ou de l’hydroxychloroquine pour le traitement de la COVID-19 ; contenus qui affirment que l’hydroxychloroquine constitue un traitement efficace contre la COVID-19 : contenus qui affirment catégoriquement que l’ivermectine constitue un traitement efficace contre la COVID-19… ».

On voit au passage la logique liberticide à l’œuvre : la remise en cause, à peine croyable, de la liberté de prescription médicale (y compris de la « médecine libérale ») par les autorités sanitaires françaises appelait derrière elle comme une suite logique la censure de l’information sur la richesse de la pharmacopée ! Ainsi, la doctrine de l’infaillibilité renaît de ses cendres au 21e siècle à l’initiative des États laïques sans coup férir. Les questions de fait ne sont plus à vérifier par les citoyens au vu de la totalité des points de vue et des données disponibles : l’ancien régime de l’imprimatur est tout bonnement remis en place.

Adjectifs et adverbes vont donc pouvoir désormais faire la loi comme on vient de le voir… Ainsi ne devrait plus régner sur internet également que la vérité moliéresque sur la panacée vaccinale et l’absence d’immunité naturelle… ou l’angélisme ukrainien ! Car la loi sous-entend comme une évidence qu’aucun « contenu officiel » ne pourrait être « illicite », parce que manipulatoire ou désinformateur. Dans le monde où toute contestation est ostracisée sous le libellé infamant de complotisme, les puissances publiques européennes sont supposées a contrario vierges de tout conflit d’intérêt et de toute tentation manipulatoire, comme en « témoigne » le refus d’informer les parlementaires et citoyens européens sur le contenu des contrats passés avec les fabricants de vaccins du troisième type, dont la mise sur le marché a fait fi de l’étape obligatoire de l’expérimentation sur l’animal.

Toute méfiance vis-à-vis d’un « pouvoir qui rend fou, et d’un pouvoir absolu qui rend absolument fou » (selon Lord Acton) est désormais « inappropriée et incongrue » dans l’ère post-démocratique qui s’élabore avec persévérance dans l’État profond, où sommeille de longue date la défiance à l’égard des peuples. Machiavel, Marx, Orwell, Huxley sont officiellement disqualifiés. Dénoncer le machiavélisme des Princes qui nous gouvernent est en soi conspirationniste. CQFD.

Énoncer est ici dénoncer. C’est pourquoi nous en appelons depuis septembre, en écho à la Révolution de juillet née de la réinstauration de la censure de la presse par Charles X, à la Résistance contre ce « coup d'État » légal contre la liberté d’expression au nom de « la lutte contre la désinformation » !

Cet appel vise à redonner le pouvoir aux peuples et à tous les sachants dans les divers domaines de la vie sociale et les disciplines académiques en maintenant des espaces de libre expression sur cette législation liberticide et en appelant au soutien citoyen dans le cadre des États-Nations, seul cadre démocratique existant en l’absence de toute véritable agora et de toute citoyenneté européennes.

En résistant par la voie judiciaire le cas échéant à partir des principes généraux du droit aux atteintes aux libertés fondamentales dues à tout être humain en régime démocratique. Les bêtises et les inepties qui ont circulé de tout temps et sévissent sur la toile sont homéopathiquement auto-curatives : seules les limites de l’ordre public dont les débordements peuvent être sanctionnés par la justice doivent prévaloir.

Mais, cet appel vise également, pour lui donner toute la portée politique et médiatique que mérite le sujet fondamental de la liberté d’expression, consubstantielle à l’idéal et à la pratique démocratique, à soumettre partout où cela est possible à référendum d’initiative populaire ou mixte, c’est-à-dire aux peuples souverains, cet inacceptable et illégitime asservissement par la légalisation d’une police systématique de l’information « incorrecte » et de cybercensure.

Les Français ont pu toucher du doigt l’arbitraire d’une créativité juridique déréglée qui a permis à un grand pays démocratique de vivre en perpétuel état d’urgence et d’exception pendant plus de deux ans, malgré les oppositions populaires manifestes et persévérantes, médiatiquement vilipendées, à l’aide d’un Parlement aux ordres et sous la menace d’une science biaisée par des conflits d’intérêt, malgré le démenti systématique des assertions officielles aussi péremptoires que changeantes par les faits, seul fondement objectif de toute véritable science expérimentale, de toute scientificité. Ils ont touché du doigt le contrepoint liberticide de cette caporalisation de la société en matière d’expression d’opinions divergentes des positions officielles par la police de l’information sur les réseaux sociaux et la censure numérique.

La pérennisation d’une gestion de crise sous de nouveau avatars opportuns, comme celui de l’économie de guerre pour justifier des pénuries endémiques issues de mauvaises politiques ou d’un péril écologique opportunément instrumentale, est à l’ordre du jour pour justifier les restrictions de toute nature et le maintien parallèle de la mise entre parenthèses de tous les garde-fous démocratiques et de la liberté de parole qui y décèlerait une nouvelle faillite du commandement et, en fait, le renoncement de plus en plus avéré des Gouvernants à procurer une vie décente à l’ensemble des citoyens, notamment les moins bien lotis, à l’aide de politiques avouables.

En relayant cet appel à la résistance et en signant cette pétition, chacun signale aux apprentis dictateurs de l’ouest qu’il prend toute la mesure de l’asservissement irréversible qui s’institue. Emportés par un grand vent paradoxal venu de l’est, trente ans après la chute du Mur de Berlin, ils ne savent sans doute pas tous bien ce qu’ils sont en train de faire. Il est bon que les peuples les rappellent à l’ordre de la démocratie et d’une république authentique où l’intérêt général est le guide et la liberté d’expression le fondement de toute vie démocratique consistante et digne.

Les millenials qui se détournent par lassitude et sentiment d’impuissance de la vie démocratique, tout en se passionnant pour la liberté et la justice dans la saga Star Wars, devraient dans l’urgence tourner leurs yeux vers le dernier et crucial épisode de soumission actuellement en cours sur la planète Terre, tragique épilogue dans lequel la « République européenne » bascule, avec d’autres, dans « l’Empire » sous la baguette d’apprentis Palpatine avides de transformer les peuples souverains en droïdes lobotomisés par la cybercensure et l’information calibrée. Puisse cet appel à la résistance parvenir à dessiller leurs yeux et susciter parmi eux, ici et maintenant, une nouvelle génération de Jedi !

31 octobre 2022

Covid : le délire sanitariste

Interview d'Anne-Sophie Chazaud par franc-tireurs, PUTSCH
5/10/2022 - Dernière mise à jour : 14/10/2022

Vous parlez de délire sanitariste. Quels sont les grands enseignements de société que vous tirez de cette crise du Covid ?

Anne-Sophie Chazaud : Les enseignements que l’on peut tirer de la crise Covid (et dont la totalité des effets n’a pas fini de se faire sentir durablement) sont innombrables.

Je parle en effet de « délire sanitariste » en renvoyant délibérément le traitement de la crise Covid à son évidente dimension de psychopathologie alors même que contester cette gestion n’a cessé d’être présenté (par un curieux renversement de la réalité) comme relevant de l’irrationalité (« complotisme », « charlatanisme », « anti-science » et autres procès en sorcellerie de toutes sortes.). L’autoproclamé « cercle de la Raison » n’a pourtant cessé de produire en abondance des situations toutes plus ubuesques et absurdes les unes que les autres (songeons par exemple à l’auto-attestation de sortie sur un périmètre et une durée aléatoires, déterminées au doigt mouillé, ou encore au phénomène cocasse de « plage dynamique » surveillée avec zèle par les apôtres de cette folie furieuse ; songeons plus tragiquement aux personnes âgées privées de tout contact avec le monde extérieur et mortes dans la solitude, songeons à cette vieille femme verbalisée parce qu’elle tentait de communiquer par mots écrits avec son mari résident en Ehpad à travers une vitre, ce qui lui fut interdit, songeons à tous ces jeunes désormais suicidaires et dont la santé mentale a été tout simplement sacrifiée sur l’autel du confort psychologique de boomers hypocondriaques et effarouchés, découvrant avec effroi après avoir abondamment joui sans entraves leur propre finitude comme d’autres découvrent la lune, et tant d’autres horreurs dont nos sociétés se revendiquant bruyamment de l’humanisme devraient concevoir une honte éternelle…). (...)


10 octobre 2022

TEMPS DE CRISE ET MESURES RADICALES

Dr François Thioly, psychiatre

La période inédite que nous vivons et le prisme à travers lequel les médias nous donnent à la percevoir nous portent à craindre que l’humanité tout entière ne se trouve embarquée sur le Titanic: que nous soyons occupés au dur labeur dans la salle des machines, reclus dans des cabines exiguës, ou encore virevoltant dans les salons où coule le champagne, mais aussi postés sur le pont, vigies inquiètes scrutant l’obscurité pour y discerner l’iceberg fatal contre lequel nous précipite la course du navire, nous sommes apparemment tous aussi impuissants à éviter le drame qu’on nous annonce.

On peut donc comprendre ceux qui nous assurent que seule l’imposition de mesures radicales est susceptible de nous préserver de sombrer corps et biens.
Car oui, entre pandémies présentes et annoncées, chaos climatique et réchauffement global, guerres actuelles et à venir, mais aussi pollutions tous azimuts, extinctions d’espèces ou encore surpopulation de notre planète, nous ne manquons pas de sujets d’effroi.

Nous chercherons à mettre en lumière ce qui nous semble se tramer de façon similaire derrière la scène où se jouent trois crises majeures en train de bouleverser « l’ordre du monde » de manière inédite et sans doute irréversible : la crise sanitaire révélée par la Covid, le changement climatique et la guerre en Ukraine.

Puisque c’est le caractère dramatique de ces crises qui justifie et rendrait nécessaire l’imposition de mesures radicales, souvent liberticides, nous questionnerons la pertinence des discours alarmistes qui prétendent les légitimer.

Nous nous attarderons plus particulièrement sur la première de ces trois crises, la crise sanitaire. Nous dénoncerons l’idéologie qui sous-tend les mesures prises à cette occasion, car elle détermine très largement des choix qui vont bien au-delà de la mise en œuvre de solutions qu’on nous présente comme salvatrices.

La logique que nous allons décrire pour la Covid est transposable à un autre train de mesures radicales destiné à lutter contre le réchauffement climatique, ce dernier se proposant néanmoins davantage le salut de la planète que celui de l’humanité, comme nous le verrons plus loin.

Enfin, dans une perspective plus centrée sur l’engagement d’une Europe asservie à la politique étrangère des Etats-Unis, nous montrerons que les mesures prises dans l’espoir de mettre fin à une guerre, même si elles ne prennent pas directement notre salut pour justification directe, obéissent étrangement à une logique similaire à celle qui sous-tend les mesures anti-Covid ou celles de lutte contre le réchauffement global ; elles conduisent aux mêmes interrogations sur les motivations réelles de leurs promoteurs, et aux mêmes inquiétudes quant à leurs conséquences à moyen et long terme pour nos pays européens,
sinon l’humanité tout entière.
Se posera alors cette question troublante : comme il apparaît chaque jour plus clairement à quel point ces mesures entraînent des effets diamétralement opposés à leurs objectifs déclarés, pourquoi, au nom de quoi tous les dirigeants des pays occidentaux font-ils de tels choix et persistent-ils dans leur funeste mise en œuvre ?


1. LA COVID-19

1.1 Idéologie scientiste

Les mesures prises au nom du salut de l’humanité exigent un premier éclaircissement : de quelle humanité parle-t-on ici ? En effet, quelle conception de l’humanité les promoteurs de ces mesures de salut ont-ils donc, explicitement ou non ? Si, parmi tant d’autres, on écoute Yuval Harari, Laurent Alexandre ou encore Elon Musk, ces apôtres du transhumanisme qui appellent de leurs vœux une humanité 2.0, on réalise que leur vision repose sur une conception de l’humanité et plus largement de la vie relevant de ce que nous appelons « la métaphore machinique » : le vivant n’est qu’une machine complexe, rien de plus, les humains donc aussi ; ils sont donc manipulables, transformables, désormais
« hackables », c’est-à-dire « piratables », comme l’affirme Harari (1), et donc interchangeables,
techniquement améliorables, comme n’importe quel sous-produit d’une technologie que ses adorateurs rêvent toute-puissante. Mais même ceux qui ne se reconnaissent pas dans ces prises de position extrêmes adhèrent explicitement ou non à cette métaphore machinique, forme contemporaine d’un matérialisme qui a gagné à peu près toutes les couches de nos sociétés occidentales. Il convient en effet de bien réaliser qu’il s’agit là d’une idéologie qui s’impose désormais très majoritairement à nos sociétés dites avancées, et qu’elle constitue en quelque sorte la religion des temps modernes. Cette
religion a pour nom « scientisme », lointaine héritière du mythe prométhéen, porteuse d’une vision à la fois mégalomaniaque et réductrice. C’est au nom de ce réductionnisme que la vie biologique a été élevée au rang de « valeur » dans une sorte de délire hygiéniste. En son nom, le pouvoir n’a pas hésité à sacrifier la vie spirituelle, psychique, économique, sociale de centaines de millions d’êtres humains... Une telle idéologie, et le regard que portent ses adeptes sur la vie et l’humanité nous semblent proprement mortifères.

1.2 Scientisme mortifère

Mortifère ? Une telle affirmation peut paraître outrancière, mais c’est le premier point sur lequel nous souhaitons insister ici. Car outre la réduction de l’humanité à sa seule dimension biologique, ses effets l’attestent très clairement. La crise de la Covid-19 faisant l’actualité depuis deux ans et demi déjà, cette temporalité nous autorise ici un certain recul critique :

Le refus de soins

Il est sans doute responsable de centaines de milliers de morts par le truchement de la disqualification des méthodes éprouvées d’une médecine empirique qui, en situation d’urgence, cherche à soigner en recourant aux moyens disponibles. Le scientisme substitue à l’empirisme l’étalon-or qu’est devenu l’EBM (Evidence Based Medecine). Approche qui ambitionne de tirer la médecine du côté de La Science, bien loin de la définition qu’en donnait Canguilhem (« la médecine est un art au carrefour de
plusieurs sciences »), et ceci au prix de coûteuses études randomisées, promues par l’industrie pharmaceutique et très inadaptées aux nécessités qu’impose une situation d’urgence, celle où il s’agit d’abord et avant tout de soigner des malades, ici et maintenant. Si cette démarche a certes ses vertus, elle souffre d’être devenue l’objet d’une vénération quasi religieuse, sous-tendue par la foi en une Science unique, dont les zélateurs seraient détenteurs de la seule Vérité, une Vérité qui ne tolère ni doute, ni examen critique, alors que la spécificité de la démarche scientifique est précisément la confrontation de ses acquis au questionnement, à la réfutabilité. L’adhésion à cette idéologie de l’immense majorité des médecins, des chefs de services hospitaliers dans tout le monde occidental, et en France plus particulièrement des décisionnaires des ARS, de la HAS, de la DGS et bien sûr des membres du Conseil Scientifique (mettons de côté ici le problème des conflits d’intérêt de tous ses membres) a conduit à la quasi-interdiction de soins faite aux généralistes : eux qui étaient en première ligne, prêts à prendre en charge les patients COVID, disposaient de molécules éprouvées, adaptées à la symptomatologie présentée par leurs patients. Mais ces molécules n’avaient pas reçu le label EBM dans cette indication et elles furent systématiquement disqualifiées. Les praticiens qui, devant les résultats très encourageants obtenus par certaines de ces molécules bien connues, persistaient à traiter leurs patients furent mis au ban de la profession, sinon même inquiétés par l’Ordre. Et il en alla de même dans à peu près tous les pays occidentaux. La Direction Générale de la Santé prescrivit que les malades de Covid restent chez eux, prennent du Doliprane et n’appellent les urgences qu’en cas d’aggravation, c’est-à-dire, pour beaucoup, lorsque c’était trop tard ; en résulta de manière bien prévisible l’engorgement des services d’urgence par des malades dont l’état eut tout le temps de s’aggraver
pendant ces quelques jours critiques où ils demeuraient sans traitement. Ces funestes directives furent rapidement affublées d’un acronyme qui en dit long : D.D.D.D pour « Domicile, Doliprane, Dodo, Décès »... Mais on entendit certaines voix très médiatisées brandir l’éthique médicale et traiter les médecins restés fidèles au serment d’Hippocrate de charlatans, leur opposant au nom de La Science ces études randomisées au long cours dont les résultats ne se précisent qu’au bout de nombreux mois, où l’on inclut des cohortes de milliers de malades sans hésiter à sacrifier potentiellement la moitié d’entre
eux, car laissés sans traitement (le groupe placebo) afin de disposer de critères de comparaison « scientifique » et distinguer si telle ou telle nouvelle molécule hors de prix proposée par l’industrie est plus active que le placebo. Mais à aucun moment nos médias n’ont dénoncé ce scandale, bien au contraire : personne ne semble choqué que l’on sacrifie des milliers de patients sur l’autel de La Science ! On ne fait pas d’omelette sans casser des œufs, dit-on... Mais se demande-t-on au profit de qui, cette omelette ?

La religion vaccinale (2)

Elle a largement conditionné le refus de soins. Mais ses redoutables conséquences risquent d’être beaucoup plus durables : grâce au lobbying (un euphémisme pour dire « corruption ») extrêmement puissant de l’industrie, après qu’il a été décidé de manière autoritaire qu’il n’existait aucun traitement contre le SARS-Cov2 en dépit de l’expérience de milliers de médecins prouvant le contraire, les autorités affirmèrent que le salut ne saurait venir que d’une vaccination généralisée et quasi obligatoire. On lança donc à la hâte sur le marché des injections à la technologie expérimentale, aux études préliminaires bâclées et, comme on le sait aujourd’hui, souvent frauduleuses. Les appels à la prudence devant une technologie jamais expérimentée sur l’humain furent de peu de poids face à l’invocation de l’urgence sanitaire, mais davantage encore du fait de l’adhésion de nos décideurs à la foi scientiste ; puisque nous sommes des machines, il est ridicule de s’opposer à ce qu’on « hack » (pirate) nos cellules comme on le ferait d’un ordinateur... Et tous les adorateurs du progrès, de la prouesse technologique réalisée en si peu de temps grâce à des investissements colossaux - qui allaient très vite se montrer extrêmement profitables pour les laboratoires - d’assurer sans aucunes preuves qu’il n’y avait rien à craindre des effets potentiels d’un ARNm synthétique destiné à programmer nos cellules pour leur faire produire une protéine virale. Et pourtant, nos cellules ainsi piratées allaient-elles vraiment toujours produire la protéine virale exactement dans les bonnes proportions, sans risquer ni emballement immunitaire (et donc déclenchement de maladies auto-immunes), ni dommages suscités directement par cette protéine virale si par malheur elle se mettait à diffuser dans tout l’organisme ? Et quid du risque que cet ARNm soit intégré à notre l’ADN par l’entremise d’une rétrotranscriptase (3) ? Ces réserves furent moquées, taxées de « complotistes », et tout fut mis en œuvre pour ridiculiser ceux qui osaient les émettre.

Malheureusement, bien des indices nous portent aujourd’hui à penser que ces inquiétudes étaient largement justifiées (4), (5), les innombrables « vaccinés » victimes d’effets « graves » (selon la pharmacovigilance française, 25% des effets signalés suite aux injections de Pfizer sont considérés comme tels) sont là pour l’attester, sans pour autant que la solution vaccinale ne soit remise en question, tant elle relève désormais d’une adhésion quasi-religieuse. Relevons cependant qu’entre-temps, on s’est aperçu que cette protéine S est précisément la partie la plus toxique du virus dont ces injections sont pourtant supposées nous protéger.

Pire encore : on ne sait évidemment rien, et pour cause, des effets à moyen et long terme que certains indices font pourtant redouter. Citons, entre autres menaces, les troubles menstruels (6) qui, bien que minimisés par nos autorités, traduisent un effet de ces injections sur l’appareil reproducteur, ayant potentiellement des conséquences sur la fertilité. Bill Gates (7), (8), (9), (10), quasi propriétaire de l’OMS qui veut vacciner la planète entière, n’a-t-il pas affirmé que cette vaccination universelle non seulement est indispensable pour nous protéger des inévitables pandémies à venir, mais qu’elle va réduire la population mondiale de 10 à 15% ? Même s’il attribue cette réduction à une diminution de la natalité résultant de celle de la mortalité grâce à la vaccination, et ceci spécifiquement dans les pays où la natalité explose, rappelons que l’OMS fut à l’origine de multiples campagnes de vaccination dont un effet accessoire, aussi volontaire que dissimulé, rendait les femmes stériles (5) ; on peut donc se demander si la raison qu’il invoque pour rendre compte de cette diminution de la démographie ne relève pas d’une tout autre logique...

L’adhésion de nos instances dirigeantes à la religion vaccinale a donc tout d’abord conduit au déni pur et simple que ces injections puissent avoir des effets secondaires. Elles étaient déclarées sûres par principe, car on ne disposait pour l’affirmer que des garanties de l’industrie. Puis, malgré une très large sous-déclaration de leurs effets indésirables, les médecins étant très réticents à les faire remonter à la pharmacovigilance (on estime à moins de 10% les complications officiellement comptabilisées) la réalité finit par contraindre nos autorités à admettre la possibilité d’effets, mais rarissimes et tout à fait
bénins. Parmi eux, les troubles menstruels sont désormais déclarés « événements à surveiller » (entre 20 autres complications relevant de cette catégorie). Mais tout continue à être fait pour masquer l’invraisemblable nombre de cas graves et de décès qui, si on avait appliqué ce qui a toujours été pratiqué jusque-là pour les médicaments, aurait dû entraîner l’abandon immédiat des campagnes d’injections.

1.3 La persévérance dans l’erreur

Mais au-delà du constat chaque jour plus patent de cette toxicité, n’est-il pas invraisemblable que nos autorités persistent à les promouvoir alors qu’aucune des promesses qui devaient en faire LA solution définitive et qui ont servi de justification à l’imposition de mesures liberticides n’a été tenue ? Elles n’empêchent ni la transmission, ni la maladie, et n’ont d’efficacité que très relative et de courte durée. Ce qui a conduit le président du Conseil Scientifique français, le Pr Delfraissy, à reconnaître qu’il s’agissait finalement davantage de traitements que de vaccins... Alors qu’on dispose de traitements
efficaces ne faisant absolument pas courir le risque des effets délétères de ces injections ! Mais qui présentent l’inconvénient majeur de les rendre inutiles... De plus, on sait aujourd’hui que dans les deux ou trois semaines après l’injection le risque de tomber malade est accru ! Mais qu’importe, on continue à adhérer à cette « solution » prétendument unique et on est même prêt à en étendre la préconisation, sinon l’obligation, aux enfants pour qui il a pourtant été clairement démontré que le rapport bénéfice-risque est extrêmement défavorable.

1.4 Le monde de demain

Cette crise, largement pilotée par l’OMS, a été l’occasion de relancer l’idée d’un Nouvel Ordre Mondial : cette expression aux sinistres relents, et toujours assortie du rappel que « ce ne sera plus jamais le monde d’avant », a été abondamment utilisée par les dirigeants de nombreux États, en particulier en Australie et en Nouvelle-Zélande, deux pays qui se sont accrochés de manière rigide à une politique de « zéro covid », mais se trouvent aujourd’hui en proie à une explosion de la mortalité bien qu’ayant très largement vacciné leur population (Australie, 84,6% de la population entièrement vaccinée, Nouvelle-Zélande 81%, mortalité quasi nulle avant la campagne de vaccination) et que le variant qui y circule, l’Omicron, est très peu létal partout ailleurs. Selon ses promoteurs, seul ce Nouvel Ordre Mondial pourra apporter des solutions à l’ensemble des problèmes qui obéreraient notre avenir. Ces solutions impliquent inévitablement à terme une sorte de gouvernance globale, celle que Jacques Attali (12) appelle de ses vœux depuis longtemps, et donc une dissolution des nations - rappelons à ce propos la fierté avec laquelle Justin Trudeau déclara que le Canada était le premier état post-national ! - car seule une gouvernance mondiale pourrait imposer des mesures de contrôle efficaces, à la hauteur des enjeux
globaux. Et quoi de plus apparemment justifié que de commencer par mettre en place une instance supranationale qui contraindrait les États au nom de nécessités sanitaires?

Le projet de doter l’OMS de pouvoirs de contrôle supra-nationaux qui s’imposeraient au monde entier sans requérir l’accord des États réalisera donc un premier pas dans la direction d’une telle gouvernance mondiale, que ses promoteurs rêvent très largement pilotée par l’intelligence artificielle et les mesures de contrôle que permet la technologie numérique. Il semble cependant que ce projet ait récemment soulevé quelque résistance, mais à la faveur d’une nouvelle pandémie providentielle, on peut imaginer que les dernières réticences seront balayées. On assiste d’ailleurs tout récemment à une nouvelle tentative dans ce sens : le directeur de l’OMS ne vient-il pas de déclarer la variole du singe « urgence mondiale », son plus haut niveau d’alerte alors qu’on ne compte pour l’heure que moins de 20.000 cas déclarés dans le monde entier, et que cette affection touche à peu près exclusivement une population bien définie, essentiellement dans les pays ayant le plus vacciné ?

Dans l’esprit de certains, cette perspective se combine avec le pouvoir de fascination qu’exerce sur eux le modèle chinois du « crédit social ». Ils s’en inspirent pour imaginer cette société de surveillance globale qui parviendrait ainsi à éradiquer les maux dont souffrent nos nations arriérées. Ils voient d’ailleurs dans la pandémie une opportunité pour mettre en place des mesures allant dans ce sens (13). Ceci sous-tendu par la conviction qu’une démocratie locale n’est plus à même de faire face à la taille d’enjeux qui intéressent la planète tout entière et bien trop complexes pour que leur gestion dépende de l’opinion du plus grand nombre. Et comme à l’ère des réseaux sociaux, vecteurs si puissants de contagion émotionnelle, d’informations faisant fi de la nuance au profit d’affirmations simplistes, manichéennes, un nombre croissant de nos contemporains, angoissés par une réalité pour eux devenue incompréhensible, cherchent à se rassurer en se jetant dans les bras des promoteurs opportunistes d’explications elles aussi simplistes, caricaturales, clivantes, il est temps d’inventer un autre système : donner le pouvoir à une oligarchie qui guidera ceux que Harari appelle les inutiles, tout juste bons à enrichir les GAFA en dépensant leur Salaire Universel dans le Metaverse. Ne va-t-il pas d’ailleurs
jusqu’à poser froidement la question: « la planète a-t-elle vraiment besoin de tant de bouches inutiles ? ». On peut comprendre qu’un tel programme séduise une certaine « élite », les dirigeants des entreprises du numérique, grandes bénéficiaires des transformations en cours, cette poignée d’individus très fortunés qui se retranchent dans des villages fortifiés, dotés d’un pouvoir financier qui excède celui des États et dont les fantasmes « techno-solutionnistes » leur font croire qu’il vont avoir les moyens de s’offrir ce que leur promet le transhumanisme : une vie quasi-éternelle... Et tant pis si le reste du monde devient un terrain de jeu à la Mad Max...

1.5 La réalité truquée

Mais la situation réelle est-elle bien celle qui a été invoquée pour justifier les mesures radicales qui nous ont été imposées ?
Rappelons que pour parvenir à dramatiser la « catastrophe » de la Covid, on est allé jusqu’à modifier la définition du mot « pandémie » pour en étendre l’acception à une épidémie qui certes gagne la planète entière mais n’a plus à présenter le critère de gravité que supposait précédemment ce terme. Et en effet, la létalité des infections à SARS-Cov2 est loin d’égaler celle des graves épidémies qui ont marqué l’histoire. Ce virus n’est réellement dangereux que pour les personnes très âgées et celles souffrant de
nombreuses comorbidités. Dans nos pays l’espérance de vie ne sera pas significativement impactée par les diverses « vagues » qui se sont succédées depuis deux ans et demi, et il se peut même que l’augmentation de la mortalité toutes causes des sujets jeunes depuis le début des campagnes de vaccination finisse par représenter un sujet d’inquiétude bien plus préoccupant !

1.6 Stratégie de la peur

La Covid aura donc été l’occasion de mettre en œuvre une série des mesures radicales, relevant de cette idéologie désormais très largement partagée, le scientisme, cette nouvelle religion. Cette épidémie a été présentée comme une menace pour l’humanité tout entière, condition indispensable à l’imposition de telles mesures. L’immense majorité des peuples occidentaux les a subies très docilement. Il n’y eut en effet guère de révoltes contre le déploiement de tout l’arsenal de contraintes qui a jalonné les différents temps de l’épidémie, qu’il s’agisse de la vaccination quasi-obligatoire, avec la choquante discrimination, tranquillement assumée par nos dirigeants, entre bons vaccinés et non-vaccinés criminels (sic), de pass sanitaires sans autre justification que politique, ou de l’obligation du port de masques dont il a pourtant été démontré qu’ils étaient inefficaces sinon même dangereux en situation de vie réelle (11), de confinements éprouvants et responsables de contaminations intra-familiales précipitant l’engorgement des services de soins intensifs. Cet engorgement justifiait en retour les mesures contraignantes, le taux d’occupation des lits d’hôpitaux devenant le seul indice dont dépendait toute l’activité, la vie de nos pays. S’y ajoute l’explosion de troubles psychiques, notamment tentatives de suicide, agoraphobie, TOCs de lavage... mais aussi de violences intra-familiales. Autant de contraintes qui n’auraient jamais pu être imposées sans l’invocation d’une menace mortelle, d’une urgence planétaire. Et, bien sûr, une communication univoque, des médias relayant quotidiennement des chiffres propres à entretenir, à dramatiser l’éprouvé de cette menace. De surcroît une censure très efficace de tout discours critique, de tout argument pourtant scientifiquement fondé, au profit d’une doxa (2) entièrement au service du pouvoir politique, a interdit une juste appréciation de l’arbitraire de ces mesures. Cette efficacité fut telle qu’elle donna à l’opinion l’illusion d’un consensus scientifique apportant aux mesures imposées un niveau de justification supplémentaire. Il existe pourtant des journalistes et des médias indépendants qui font un travail remarquable, ont le courage de mener des
enquêtes sur des sujets que la presse « main-stream », les chaînes de télévision nationales évitent soigneusement d’aborder. Mais bien sûr, ils font l’objet d’une disqualification systématique, qualifiés de « complotistes », de propagateurs de « fake-news » même lorsqu’ils relaient des travaux publiés dans les plus grandes revues scientifiques ou donnent la parole à des experts mondialement reconnus. Leurs informations ne sont donc tout simplement pas portées à la connaissance du plus grand nombre, qui a ainsi l’illusion d’un consensus corroborant et validant le discours du pouvoir. Cependant réjouissons-nous que censure et désinformation étatique commencent à faire l’objet des premiers procès contre les instances dirigeantes, aux Etats-Unis, pour le moment, avant d’autres actions en justice dans nos pays européens.

Il en résulta une sidération affolée d’une grande partie des populations occidentales, moyen très efficace pour faire accepter des mesures liberticides qui n’auraient jamais pu être imposées sans la vertu que cet état de panique permettait de leur prêter : celle d’être salvatrices ! L’attitude de l’immense majorité d’entre nous illustra à cette occasion ce que La Boétie identifie si justement comme « servitude volontaire », allant souvent jusqu’à en redemander tant le pouvoir était parvenu à présenter ces contraintes comme salvatrices. Il se peut d’ailleurs que certains de nos dirigeants se soient laissés prendre au piège de cette dramatisation, diffusée par les chaînes d’information en continu qui monétisent l’émotion, mais aussi les réseaux sociaux et l’immédiateté, principe même des moyens
modernes de communication (14). Soumis en un parfait cercle vicieux au diktat d’une opinion qu’ils contribuaient à façonner, désireux de ne pas être accusés de ne rien faire, ils furent poussés à des réactions réflexes, émotionnelles parfois contradictoires, incohérentes, en tout ou rien, sans la prise de recul qui seule permet la réflexion, basée sur une appréciation raisonnée de la réalité. Mais le parti pouvant être tiré de la situation fut vite compris : le pouvoir s’appropria les outils de communication, distillant quotidiennement un narratif terrorisant, énumérant plusieurs fois par jour le nombre des victimes du virus, décrivant l’état de saturation tragique des hôpitaux pour imposer des confinements à
l’inverse de ce qui avait pourtant été révisé à l’occasion d’une simulation de pandémie faite peu avant sous l’égide de Bill Gates, l’« event 201 » (15). Classique méthode de manipulation : générer un état de terreur, puis se présenter en sauveur pour imposer des mesures liberticides. Mais manipulation au profit de qui ? On ne peut faire l’économie de cette question dès lors qu’on suspecte une manipulation. Ce qui a été évoqué plus haut d’un projet de gouvernance mondiale au profit d’une « élite » qui voit dans le convergence entre manipulation génétique, biologie moléculaire et technologies numériques le moyen de réaliser le rêve d’une « amplification » transhumaniste fait peut-être entrevoir de premiers éléments de réponse à cette question cruciale.

Cependant la Covid n’est pas la seule menace susceptible de servir de justification à l’imposition de mesures radicales, contraignantes. On observe une logique très similaire à l’œuvre dans le narratif de deux autres crises actuelles : le changement climatique et la guerre en Ukraine.


2. LE CHANGEMENT CLIMATIQUE

La même stratégie d’affolement prévaut ici, lorsqu’on inonde l’espace médiatique d’informations aussi terrifiantes que culpabilisantes, annonçant les désastres à venir si des mesures drastiques ne sont pas prises au plus vite. Si le changement climatique se confirme, il posera sans conteste de sérieux soucis dans un proche avenir, mais son origine anthropique est loin d’être démontrée. Et surtout, il est à peu près certain que nous n’y pourrons rien et qu’en dépit de nos délires de toute-puissance, aucunes mesures aussi drastiques soient-elles n’y changeront quoi que ce soit. La seule chose que nous puissions éventuellement faire, c’est nous y préparer intelligemment. Mais ce n’est apparemment pas là que l’humanité excelle...
Cette dramatisation du réchauffement climatique et surtout de la responsabilité des activités humaines dans son emballement vient cependant justifier un discours idéologique qui a lui aussi acquis une dimension religieuse et dont la dimension mégalomaniaque n’est pas absente non plus : selon l’extrémisme écologique dégoulinant de bons sentiments qui pèse d’un poids croissant sur nos politiques, nous serions en effet à la fois responsables mais aussi potentiellement maîtres potentiels de l’évolution du climat ! Cette croyance vient justifier tout un train de mesures radicales (en particulier, les mesures destinées à réduire l’empreinte carbone) dont les promoteurs ne veulent pas voir qu’elles n’ont guère de chances d’être adoptées là où elles seraient les plus nécessaires, ni bien sûr qu’elles
servent à merveille les intérêts d’un très lucratif business vert, grand consommateur de
 ressources hautement polluantes et dont le bilan global est loin d’être favorable à
 l’environnement. Pas plus qu’il ne leur apparaît que ses principaux acteurs sont ceux-là mêmes qui polluent tant la planète (l’industrie pétrolière, par exemple), que la réorientation d’une partie de leur activité vers ce secteur en plein essor n’est pas étrangère à l’extraordinaire campagne de promotion des énergies soi-disant renouvelables, recourant efficacement aux thématiques chères à la religion écologiste. Cette alliance paradoxale conduit à l’adoption par nos pays de mesures radicales dont les conséquences seront assurément dévastatrices. Ici comme ailleurs, un narratif très manipulateur et largement mensonger sert des intérêts particuliers sans scrupules, qui n’hésitent pas à les promouvoir au nom du salut de la planète alors qu’ils seront seuls à en tirer bénéfice (à court terme), sans plus de souci pour les dommages collatéraux qu’elles provoqueront.
Car dommages il y aura, et tout particulièrement dans nos pays européens. Un exemple parmi tant d’autres : les mesures radicales destinées à réduire les émissions carbonées vont saboter l’un des fleurons de l’industrie européenne, son industrie automobile ; la décarbonation de l’agriculture va aussi réduire la productivité agricole en un temps où, à cause de la guerre en Ukraine, on voit se profiler de sérieuses menaces de pénuries alimentaires. Il s’en suivra inévitablement une cascade d’augmentations du prix de denrées vitales avec les troubles sociaux qu’on peut imaginer et qui ont déjà commencé à se manifester aux Pays-Bas, plus prompts qu’ailleurs à imposer des mesures allant dans le sens du dogme écologiste...

Remarquons au passage que l’accent quasi exclusif mis sur le réchauffement à travers la dénonciation de son origine anthropique se fait au détriment d’autres problèmes contre lesquels nous pourrions pourtant prendre immédiatement des mesures réellement efficaces, des problèmes qui ont depuis longtemps déjà un impact considérable sur la santé publique et les équilibres des écosystèmes dont nous sommes si dépendants : par exemple, la lutte contre la pollution par les micro-plastiques, ou encore une évaluation plus sérieuse des effets potentiellement nocifs des pesticides, de leurs « effets cocktail » lorsqu’accumulés dans nos organismes. Nous avons en effet déversé ces milliers de molécules de synthèse par centaines de millions de tonnes dans notre environnement depuis un peu plus d’un demi-siècle sans avoir la moindre idée de leurs effets cumulatifs à moyen et long terme !
Ou même un bilan honnête des risques induits par la pollution électromagnétique qui n’est apparemment pas sans relation avec les effets pathogènes du SARS-Cov216. Mais ces sujets ne sont manifestement pas encore une source de revenus suffisants pour qu’on leur donne la priorité. Les quelques timides actions entreprises jusque-là, constamment entravées par les groupes de pression industriels, ne sont pas du tout à la hauteur des enjeux sanitaires de ces sources de pollution. Mais les mesures qu’imposerait leur prise en compte contrarient manifestement des intérêts bien trop puissants.

Dans ces deux domaines, celui de la santé et celui de l’écologie, qui d’ailleurs se rejoignent, on voit donc bien que la priorité n’est nullement celle que proclame une communication mensongère : la santé des populations, le sauvetage de la planète ne sont que prétextes à garantir la prospérité d’acteurs sur-puissants qui se soucient bien peu du devenir de ceux à qui Harari promet d’accéder au statut peu enviable d’inutiles. Certains de ces acteurs ne se cachent pas de vouloir faire advenir ce nouvel ordre mondial (13) qui est la condition de la seule durabilité qui les intéresse : celle de leur hégémonie. Et l’avènement de ce nouvel ordre requiert précisément la mise en œuvre de mesure radicales, transformatrices.


3. LA GUERRE EN UKRAINE

Ici encore une communication univoque pour nous faire croire à la justesse de mesures radicales, à savoir les sanctions imposées à la Russie au nom de « valeurs », d’une « éthique », ces valeurs, cette éthique dont nos démocraties libérales seraient les garantes. Mais tenter de faire plier le Kremlin en imposant des privations au peuple russe, fournir un très coûteux soutien à un régime au moins aussi corrompu que celui qu’on désigne comme l’ennemi, favorisant ainsi la continuation d’un conflit au coût humain toujours plus dramatique est-ce réellement éthique, est-ce là le sens que nous donnons au mot
« valeur » ? Est-ce que nos vertueuses nations se sont souciées du sort que le régime de Kiev réservait aux populations du Donbass et de Donetsk lorsqu’elles étaient régulièrement bombardées depuis 2014, que n’ont jamais été respectés par Kiev les accords de Minsk dont l’Allemagne et la France étaient pourtant garantes ? S’émeuvent-elles de la guerre impitoyable menée au Yémen par une puissance dont il faut ménager la susceptibilité parce que nous avons besoin de ses hydrocarbures ? Ont-elles sourcillé lorsque l’OTAN a bombardé Belgrade le jour de la Pâque orthodoxe, ont-elles protesté contre les images où l’on voyait des pilotes américains poser devant les bombes qui allaient être larguées sur des populations civiles et sur lesquelles était écrit « Happy Eastern » ? Le pire n’est d’ailleurs pas cette indignation à géométrie variable, qu’à la rigueur on pourrait justifier au nom de la Realpolitik, mais le fait de plaquer sur les choix de nos dirigeants le vocabulaire de la morale. Il s’agit là d’un exemple de distorsion du langage qui vide les mots de leur signification et permet de s’absoudre de toute responsabilité dans les effets dévastateurs de menées présentées comme légitimes, puisque reposant sur la défense de « valeurs », prétendant de surcroît nous protéger contre une menace pourtant très hypothétique mais qu’en tout état de cause nous avons largement contribué à provoquer.
Par ailleurs, nos dirigeants n’ont même pas l’excuse de la Realpolitik, car ils ne peuvent ignorer que les sanctions prises contre la Russie n’auront aucun effet puisqu’elles n’en ont jamais eu nulle part, même à l’encontre de pays pourtant bien moins auto-suffisants. En revanche, elles auront des conséquences dramatiques pour nos pays européens. Elles viendront aggraver celles que nous font déjà subir les mesures Covid auxquelles vont s’additionner sous peu celles de la lutte pour le climat.


4. DES CONSÉQUENCES INQUIÉTANTES

4.1 Démocratie en danger ?

Résumons donc la logique qui sous-tend ce que nous dénonçons ici et qui vaut pour les trois crises évoquées plus haut : la dramatisation d’une situation à travers un narratif univoque, l’exagération de la menace habilement mise en scène par un discours unique, la doxa officielle, relayée, répétée ad nauseam par les principaux médias, une censure efficace interdisant tout débat pour susciter chez une très grande majorité de la population un stress, une peur chroniques, un état qui a pu être décrit comme une « transe collective » (17) ou même une adhésion quasi religieuse autorisant dès lors l’imposition de mesures radicales aux effets liberticides et/ou aux conséquences préjudiciables qui, en d’autres temps, seraient fondamentalement inacceptables, mais acceptées parfois même avec soulagement parce que, disons-le encore, présentées comme salvatrices.

Ne doit-on pas s’inquiéter ici à bon droit du devenir de nos démocraties ? Ce mot a-t-il encore un sens dès lors que, sur des sujets majeurs qui ont un impact très concret sur la vie du plus grand nombre, le poids de la censure, la disqualification ou même la mise à mort sociale des contradicteurs interdit le débat (18), systématiquement escamoté au profit d’un discours officiel, le discours du pouvoir, unique, mensonger et manipulateur ? Il semble bien alors que ce terme même de démocratie ne soit plus qu’un concept vidé de toute substance, ce qui rappelle de bien sinistres modèles, celui de ces « républiques démocratiques » passées ou présentes qui se nomment telles alors qu’il s’agit de régimes tyranniques pratiquant cette inversion toute orwellienne des significations du langage courant. Inversion qui, selon l’auteur de 1984, produit un individu qui « se sent de plus en plus étranger dans son propre monde, ne sachant plus comment lui donner un sens » et dès lors manipulable à souhait. En effet, comment ne pas « perdre la boussole » lorsqu’obéir (au serment d’Hippocrate) c’est désobéir, soigner c’est tuer ; mais aussi la parole officielle, c’est le pluralisme, la doxa, c’est la liberté d’expression, la vie (humaine) c’est la mort (des animaux, de la planète) ou encore comme on le voit avec le troisième sujet que nous venons d’évoquer : « la guerre, c’est la paix » (1984, Orwell), les mensonges des valeurs... ?

4.2 Dommages collatéraux prévisibles, et pourtant...

À ce point de notre exposé, on ne peut faire l’économie d’une autre question, bien embarrassante : dans chacune des trois crises citées plus haut, les mesures radicales qu’elles sont censées justifier ont et vont avoir des conséquences catastrophiques. Pourtant, non seulement elles résultent de choix assumés, revendiqués, dans lesquels nos dirigeants persévèrent, mais les dommages qu’elles vont entraîner sont et étaient éminemment prévisibles, et comme on a vu, certains d’entre eux nous accablent déjà alors que le pire reste sans doute à venir.

Comment comprendre dès lors que nos dirigeants contribuent non seulement à leur avènement, mais encore assurent leur perpétuation ? En ce qui concerne la Covid, on pourrait concéder que, dans les tout premiers temps de l’épidémie, ils aient pu être dépassés par les événements, mais pourquoi persévérer et refuser de prendre en considération les mises en garde, pourquoi s’obstiner à faire fausse route lorsque
l’évidence s’impose à qui veut bien examiner les faits ?

Pour le climat, c’est pire encore, le pouvoir prend d’emblée des décisions suicidaires pour nos pays et impose des mesures au nom d’une idéologie qui, même en souscrivant à ses hypothèses, n’auront aucun effet décisif sur le problème qu’elles sont supposées régler.

Quant à l’engagement croissant de nos pays dans une guerre qui n’est pas la nôtre, en particulier à travers des sanctions dont nous serons les premiers à souffrir durablement, là c’est véritablement une balle que nos pays se tirent dans la tête.


5. POURQUOI ET POUR QUOI ?

Face à l’absurde, n’est-il pas légitime d’interroger les causes et les finalités de ce qui choque tant le bon sens ? Pour ces trois crises, que dire alors ?

Nos dirigeants sont-ils « inintelligents » ? S’imitent-ils entre eux, victimes d’un mimétisme absurde qui les priverait de tout esprit critique?
Dès l’Antiquité nous avons été prévenus que le pouvoir rend fou, et en effet, faire la même chose en espérant un résultat différent, voilà bien une définition de la folie (Einstein). On sait aussi qu’une des faiblesses de nos démocraties réside dans le fait que nombre d’entre nos politiciens n’ont d’autre horizon que celui de leur réélection, ce qui interdit toute prise en considération du temps long. Les Athéniens du Vème siècle avant J-C le savaient, eux qui avaient prévu l’ostracisme pour ceux qui auraient été tentés de s’accrocher au pouvoir.
Mais les philosophes ne nous préviennent-ils pas qu’il est de toutes façons naïf de croire que nos dirigeants veulent notre bien, c’est-à-dire autre chose que leur bénéfice personnel ? Triste réalité qu’il est sans doute plus facile de saisir sous d’autres latitudes que dans nos pays occidentaux où nous faisions jusque-là globalement confiance à nos institutions et ceux qui les servent (17)...
Les philosophes nous ont aussi alertés sur la manière dont l’instauration d’un climat de terreur conduit à des dérives totalitaires ; l’arbitraire des mesures imposées à nos peuples depuis bientôt trois ans relève de toute évidence d’une telle dérive. Et comme l’avait si bien montré Foucault, la santé est un domaine privilégié pour instaurer un pouvoir biopolitique dictatorial. Mais qui s’en soucie ? Nous sommes en train de basculer vers un monde nouveau dans l’indifférence générale. Mais il y a bel et bien des bénéficiaires à ces changements, au moins à court terme.

Certains auteurs croient en effet à un agenda bien défini, dicté par des intérêts clairement identifiables : citons par exemple Enrst Wolff (19) qui prétend que ces choix calamiteux sont destinés à générer le chaos nécessaire à l’imposition de mesures encore plus radicales, des mesures permettant de hâter l’avènement de l’humanité 2.0 mise au pas par les techno-solutionnistes, les apôtres de cette vision réductrice, scientiste, évoquée plus haut, et promue par le WEF de Klaus Schwab (8), une transformation qui permette au complexe « digital-financier » d’assurer et de pérenniser son hégémonie. Nos dirigeants étant soit les promoteurs d’un tel agenda, comme on peut parfois en avoir le sentiment en écoutant Ursula von der Leyen ou même le président Macron, soit les jouets plus ou moins conscients des puissances qui les manipulent. Les crises sanitaires, la Covid aujourd’hui puis la prochaine pandémie que nous promet Bill Gates, la lutte pour le climat ou la guerre d’Ukraine étant à la fois des opportunités à saisir et des crises à entretenir pour une transformation irréversible (« ce ne sera plus jamais le monde d’avant ») conforme à leurs choix idéologiques.

Il ne nous appartient cependant pas ici de trancher ni de privilégier une explication générale, univoque, tant il est vrai que le réel est complexe et que les grands tournants historiques relèvent toujours d’une intrication de déterminismes convergents. À l’évidence, les dérives que nous dénonçons relèvent d’influences diverses, d’acteurs multiples : il y a sans nul doute ceux qui sont peu soucieux d’autre chose que du très court terme et d’intérêts purement financiers, d’autres visent plus loin, mais au nom d’une idéologie problématique, éminemment contestable, un fantasme prométhéen débouchant sur un
totalitarisme d’un nouveau type, où une « élite » s’octroierait le droit de décider de l’avenir de l’humanité grâce au pouvoir inédit conféré par la technologie.

Le psychiatre ne peut cependant ignorer que les motivations explicites des individus, et les
puissants n’échappent pas à cette règle, ne sont souvent que faux-semblants : les véritables motivations qui sous-tendent nos choix, nos décisions obéissent à des déterminismes qui échappent très largement à notre conscience. Il en va sans doute de même des décisions collectives : elles obéissent à bien autre chose qu’à une logique rationnelle. Et lorsqu’on voit à quel point les choix qui ont été faits dans les trois domaines qui nous intéressent ici sont suicidaires, on ne peut exclure que, collectivement, sur notre
civilisation fatiguée, écrasée par l’inexpiable culpabilité des horreurs du 20ème siècle, n’agisse une « pulsion de mort » qui la condamnerait à la disparition. L’ancien directeur de Greenpeace20 souligne à juste titre cette dimension suicidaire dans les orientations prises par l’activisme écologique.

Rappelons à ce sujet à quel point la dramatisation de la menace que représentent aussi bien la crise sanitaire actuelle et celles à venir que le dérèglement climatique ou même les soi-disant ambitions impérialistes de la Russie s’inscrivent dans le courant « catastrophiste », le discours des « déclinistes » et autres « collapsologues ». On voit combien le climat qu’entretiennent les déclarations angoissantes des prêcheurs d’apocalypse favorise l’adhésion du plus grand nombre au narratif manipulateur du
pouvoir. Les récits de fin du monde ont d’ailleurs marqué la psyché collective depuis l’origine de nos civilisations. Mais il est remarquable que dans la traduction moderne de tels récits, l’humanité soit passée du statut de victime à celui de coupable : elle est désormais accusée d’être trop nombreuse, polluante, responsable de la cinquième grande extinction par les écologistes radicaux qui rejoignent les collapsologues. Les mêmes discours inspirent les promoteurs du « Grest Reset » et tous de charger notre espèce de tous les maux, dans une rhétorique binaire, simpliste, qui oppose l’humanité destructrice à une nature idyllique. Dans un telle perspective les catastrophes annoncées mais aussi les mesures aux effets suicidaires ne s’inscrivent-elles pas dans une dimension expiatoire, prix à payer pour notre terrible culpabilité ? On rejoint là la dimension religieuse soulignée plus haut.

Ces quelques indications pour montrer à quel point se conjuguent en effet des déterminismes de nature très diverse qui tous contribuent au caractère particulier, inédit, des trois crises abordées ici. Cette intrication complexe nous invite à un travail de questionnement pour discerner qui est responsable de quoi. Les quelques réponses proposées ici impliquent la dénonciation des idéologies mortifères, des mensonges, des manipulations, des choix non seulement immoraux, mais souvent destructeurs, et le refus du programme que certains voudraient nous imposer pour « construire un meilleur avenir » (3)

Et ceci même si l’effort de lucidité que cela requiert, tant les forces en présence sont inégales, peut sembler naïf et donc totalement vain.

Car n’est-il pas du devoir de ceux qui mènent un tel questionnement de chercher à partager leur inquiétude et leur indignation avec le plus grand nombre dans le timide espoir d’une prise de conscience, d’un sursaut qui permettrait d’éviter un naufrage qui n’épargnerait, et dans un premier temps seulement, que ceux qui auraient contribué à le précipiter ?

À charge, pour ceux qui ne partagent pas ce regard sur la situation que nous préparent et nous font déjà les mesures radicales dénoncées ici, de nous apporter la contradiction.


Sources :

1. Harari, Y. N., Homo Deus, une brève histoire de l’avenir, Payot 2015
2. Muchielli L., La Doxa du Covid, Editions Eoliennes, 2022
3. Worse Than the Disease ? Reviewing Some Possible Unintended Consequences of the mRNA Vaccines Against COVID-19, in : https://dpbh.nv.gov/uploadedFiles/dpbhnvgov/content/Boards/BOH/Meetings/2021/
SENEFF~1.PDF 4.1250+ COVID Vaccine Publications and Case Reports, in : https://react19.org/1250-covid-vaccine-reports/
5. Myocarditis Cases Reported After mRNA-Based COVID-19 Vaccination in the US From December 2020 to August 2021, in : https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/35076665/
6. https://www.nouvelobs.com/vaccination-anti-covid-19/20220720.OBS61115/les-femmes-concernees-par-des-troubles-menstruels-apres-une-vaccination-contre-le-covid-invitees-a-les-declarer.html
7. Kennedy R. Jr., Anthony FauciI, Bill Gates, Big Pharma, Leur guerre mondiale contre la démocratie et la santé publique, Résurgence, mars 2022
8. Astruc L., L’art de la fausse générosité, la fondation Bill et Melinda Gates, Payot 2019
9. Bill Gates : philanthrope ou coquin ?, in : https://www.corvelva.it/fr/approfondimenti/sistema-sanita/bill-gates/bill-gates-filantropo-o-mascalzone.html
10. La philanthropie de Bill Gates alimente la machine capitaliste, in : https://www.wedemain.fr/partager/la-philanthropie-de-bill-gates-alimente-la-machine-capitaliste_a3977-html/
11. Fögen Z., The Foegen effect, A mechanism by which facemasks contribute to the COVID-19 case fatalityrate, in : https://journals.lww.com/md-journal/Fulltext/2022/02180/
12. Attali, J., Demain, qui gouvernera le monde ? Fayard, 2011
13. Schwab K., Malleret T., The Great Narrative for a better future, Forum Publishing, 2022
14. Thioly F., La folie covid : quand l’inédit révèle l’archaïsme de notre fonctionnement collectif, in : europeanscientist.com, mars 2021
15. Event 201, in : https://www.centerforhealthsecurity.org/our-work/exercises/event201/
16. RubiK B., Brown R., Evidence for a connection between coronavirus disease-19 and exposure to
radiofrequency radiation from wireless communications including 5G, in : Journal of Clinical and
Translational Research 2021; 7(5): 666-681
17. Desmet M., The Psychology of Totalitarianism, Chelsea Green Publishing, 2022
18. Bilheran A., Pavan V., Le débat interdit, langage, Covid et totalitarisme, Guy Trédaniel, 2022
19. Bernd S., Bröckers M., Wolff E., Reset oder Renaissance, Pfluger, 2022
20. Patrick Moore - ancien président de Greenpeace dénonce les plans des élites (14.07.2022) :
youtube.com/watch?v=9R7hfgZcNzQ