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28 octobre 2026

Gastel Etzwane
28/10/2026

Nord Stream : la justice allemande désigne désormais les autorités ukrainiennes

Ce n’est plus une simple hypothèse évoquée dans la presse. Dans son acte d’accusation contre Serhii K., ancien militaire ukrainien poursuivi dans l’affaire du sabotage des gazoducs Nord Stream, le parquet fédéral allemand affirme que l’opération a été préparée par des militaires ukrainiens à la demande d’autorités de leur pays.
La portée de cette accusation est considérable. Les enquêteurs allemands ne se contentent plus d’identifier des ressortissants ukrainiens parmi les auteurs présumés du sabotage. Ils mettent désormais en cause des organismes étatiques ukrainiens dans la préparation de l’opération. Kiev, de son côté, continue de nier toute implication officielle.
Il faut mesurer ce que cela signifie. En septembre 2022, les explosions de Nord Stream ont frappé des infrastructures énergétiques essentielles pour l’Allemagne, alors déjà confrontée à une grave crise d’approvisionnement en gaz. Les conséquences économiques et industrielles ont dépassé ses frontières et touché une grande partie de l’Europe, notamment la France.
Ce qui mérite également d’être souligné, c’est le contraste entre la précision des accusations formulées par le parquet fédéral allemand et la prudence persistante du discours politique. La justice allemande poursuit ses investigations jusque dans les responsabilités éventuelles d’un État soutenu militairement et financièrement par Berlin.
Une question demeure désormais incontournable : si les accusations du parquet sont établies, comment les dirigeants européens pourront-ils expliquer à leurs populations qu’un pays qu’ils soutiennent a participé à la destruction d’infrastructures énergétiques stratégiques européennes ?
Car au-delà de l’identité des exécutants, c’est bien la question des commanditaires, de leurs motivations et des conséquences politiques de cette opération qui se trouve posée.

26 octobre 2026

François Asselineau
26/10/2026

L'UE RUINÉE, COCUE et HORS-JEU

Contraint par la réalité du terrain où les forces otano-ukrainiennes sont plus que jamais au bord de la débandade, et contraint par le lâchage de Trump, Zelensky consent enfin à ouvrir des négociations avec la Russie, dont il sait qu'elles se termineront pour l'essentiel aux conditions de Poutine.
Selon toute probabilité, l'Ukraine modifiera sa Constitution pour préciser qu'elle n'intégrera jamais l'OTAN et reconnaîtra la cession à la Russie de la Crimée et de l'ensemble du Donbass.
Moyennant quoi, une opération de maquillage de la réalité sera probablement lancée, afin de tenter de sauver un peu la face auprès des populations européennes. Un narratif ad hoc se contorsionnera pour chanter la résilience ukrainienne et présenter cela comme une victoire des soldats ukrainiens de langue russe.
Quels que soient ces habillages, l'UE apparaît pour ce qu'elle est :
• ruinée par les dizaines de milliards d'euros qu'elle a versés en pure perte au régime de Zelensky, et au détriment du bien-être des peuples de l'UE
• cocufiée par les États-Unis, à un point tel qu'il en devient comique
• chargée de payer l'achat du matériel militaire américain par le régime Zelensky
• contrainte de fermer les yeux sur les détournements de fonds massifs opérés par la mafia ukrainienne néo-nazie
• forcée à l'autodestruction de tous ses liens avec la Russie, et à l'acceptation des conséquences colossales que cela entraîne en matière industrielle et énergétique au détriment de l'Europe
• enfin, privée de tout mot à dire sur le plan de paix qui s'ébauche entre Trump et Poutine, et sur la reconstruction de l'Ukraine qui bénéficiera principalement à des fonds d'investissement et des entreprises américaines.

CONCLUSION
De mémoire d'historien, il est difficile de trouver un désastre stratégique plus complet que celui auquel nous ont conduits les européistes sur le drame ukrainien.
Au premier rang desquels Macron et tous les partisans français de Zelensky. C'est-à-dire la quasi-totalité des candidats à l'élection présidentielle...

23 octobre 2026

Gastel Etzwane
22/10/2026

UKRAINE : L’AVEU D’UNE DÉFAITE, L’HUMILIATION DE L’EUROPE


Il aura fallu près de cinq années de guerre, des centaines de milliers de victimes, des destructions gigantesques et des dizaines de milliards d’euros engloutis pour en arriver à une situation que beaucoup avaient pourtant annoncée dès les premiers mois du conflit.
Le 21 octobre 2026, sur Fox News, Volodymyr Zelensky a répondu favorablement à une question qui, quelques années plus tôt, aurait paru inimaginable : accepterait-il un accord de paix laissant l’Ukraine conserver seulement 75 % ? Sa réponse a été affirmative. Le président ukrainien se déclare ainsi prêt à geler les positions militaires actuelles, quitte à laisser durablement sous contrôle russe une partie considérable de son pays. Il ne s’agit certes pas d’une reconnaissance juridique de la souveraineté russe sur ces territoires, qui représentent aujourd’hui environ 19 % de l’Ukraine, mais cela ne change rien à la réalité militaire : ils resteraient sous contrôle russe, sans perspective immédiate de reconquête.
Et le plus cruel, c’est que la Russie, de son côté, n’a absolument rien accepté. Vladimir Poutine a reçu l’émissaire américain Steve Witkoff à Saint-Pétersbourg, sans consentir la moindre concession territoriale. Moscou maintient ses exigences, poursuit ses opérations militaires et ne s’est engagé à aucun cessez-le-feu. Voilà donc où nous en sommes : Zelensky se déclare prêt à arrêter les combats en laissant une partie considérable de son pays sous contrôle russe, tandis que Moscou, en position de force dans les discussions territoriales, ne juge même pas nécessaire de faire une concession en retour.
Mais le bilan est peut-être encore plus accablant pour l’Europe. Pendant toutes ces années, les dirigeants européens ont multiplié les sanctions, financé l’effort de guerre ukrainien, livré des armes et engagé des sommes colossales. Ils ont accepté d’exposer davantage leur économie à une crise énergétique, d’aggraver les difficultés d’industries déjà fragilisées, et de compromettre une partie de leur compétitivité. L’Europe traverse aujourd’hui de graves difficultés économiques et industrielles. La guerre et les choix politiques qui l’ont accompagnée n’en sont évidemment pas les seules causes, mais ils ont contribué à aggraver une situation déjà préoccupante. Tout cela pour quel résultat ? Pour faire quoi ? Dans quel but ? Pour voir la Russie conserver près d’un cinquième de l’Ukraine ? Pour assister à des négociations dont les États-Unis et la Russie occupent le centre, pendant que les Européens tentent de préserver leur influence sur un règlement qu’ils ne maîtrisent pas ?
Et surtout, à quel moment les citoyens européens ont-ils été véritablement consultés sur ces choix, sur leur coût et sur les sacrifices qu’ils impliquaient ? Jamais par une consultation directe. Les décisions ont été prises au sommet, présentées comme des nécessités auxquelles il était interdit de se soustraire, et toute contestation de la stratégie suivie a trop souvent été assimilée à une complaisance envers Moscou.
Le plus extraordinaire est que cette évolution était prévisible. Dès les premiers mois de la guerre, de nombreuses voix avaient averti qu’en l’absence d’effondrement militaire russe, le conflit risquait de s’enliser, de ruiner durablement l’Ukraine et de déboucher sur une négociation consacrant de fait une partie des conquêtes territoriales de Moscou. Ces avertissements ont été balayés avec mépris. Il fallait croire à la victoire, annoncer la reconquête, promettre l’affaiblissement irréversible de la Russie. Et surtout ne jamais s’interroger sur le prix que les Européens auraient à payer.
Aujourd’hui, le président ukrainien envisage un gel du front, la Russie n’a toujours rien concédé, et ce sont les Américains qui conduisent les discussions essentielles avec Moscou. L’Europe aura engagé des milliards, subi de lourdes conséquences économiques et industrielles et laissé ses citoyens supporter le coût de décisions sur lesquelles ils n’ont jamais été directement consultés. Et tout cela pour se retrouver dans une situation où les objectifs proclamés pendant des années paraissent désormais hors d’atteinte.
Le plus consternant est que beaucoup avaient précisément annoncé ce risque. Mais les dirigeants européens ont préféré les certitudes martiales aux interrogations, les proclamations aux réalités et l’obstination à la lucidité. Le dindon de cette immense farce géopolitique, c’est bien l’Europe. Et la facture, elle, sera payée pendant longtemps.

16 octobre 2026

Gastel Etzwane
15/10/2026

Russie : pour comprendre 2014 et 2022, il faut revenir à la catastrophe des années Eltsine

On ne peut pas comprendre la manière dont la Russie a vécu les événements ukrainiens de 2014, puis la crise qui a conduit à la guerre de 2022, sans remonter trente ans en arrière. Car la méfiance russe envers les États-Unis ne commence pas avec Vladimir Poutine. Elle s’enracine notamment dans une expérience traumatisante : les années Eltsine.
On se souvient des images de Bill Clinton et Boris Eltsine, de leurs rencontres chaleureuses, de leurs éclats de rire devant les caméras. C’était l’époque de l’amitié retrouvée entre Washington et Moscou, de la fin de la guerre froide et des promesses de prospérité grâce à l’économie de marché.
Derrière ces images rassurantes, la Russie traversait pourtant une catastrophe.
En quelques années, la production économique s’effondre. Les salaires et les retraites ne sont plus versés, des millions de personnes sombrent dans la pauvreté, des enfants se retrouvent livrés à eux-mêmes. L’espérance de vie masculine chute de près de six ans entre 1991 et 1994. Un désastre humain d’une ampleur exceptionnelle en temps de paix.
Mais pendant que la population s’appauvrit, d’autres font fortune. Des entreprises publiques, des installations industrielles, des ressources pétrolières et minières passent à des prix dérisoires entre les mains d’une poignée d’oligarques. C’est l’époque des privatisations massives, souvent réalisées dans des conditions opaques, avec la complicité de responsables politiques.
Et les Occidentaux ne sont pas de simples spectateurs.
C’est précisément ce qu’a documenté l’anthropologue américaine Janine Wedel, dans son livre Collision and Collusion (1998) et son enquête The Harvard Boys Do Russia. Elle décrit les relations étroites entre les conseillers américains, notamment ceux de Harvard, financés par l’agence publique USAID, et l’entourage d’Anatoli Tchoubaïs, principal artisan des privatisations russes.
Certains de ces conseillers participaient directement à la préparation des réformes, tandis que des réseaux privilégiés, russes et occidentaux, bénéficiaient d’un accès exceptionnel aux décisions économiques. Les conflits d’intérêts révélés par la suite ont montré les graves dérives de cette assistance.
Tout cela se déroulait dans un contexte de soutien politique américain à Boris Eltsine, considéré par l’administration Clinton comme un partenaire essentiel.
Pour Washington, Eltsine était le partenaire idéal : un président affaibli, notoirement porté sur l’alcool, sous lequel s’organisait un véritable pillage des richesses russes. Tandis que la population sombrait dans la misère, les fleurons de l’économie nationale étaient bradés au profit d’une poignée d’oligarques et de réseaux financiers liés à l’Occident. Derrière les embrassades et les éclats de rire avec Bill Clinton, c’était aussi cette formidable opération de dépossession qui se déroulait.
En mai 1996, à quelques semaines de l’élection présidentielle russe, Eltsine demande personnellement à Clinton une aide financière urgente de 2,5 milliards de dollars, notamment pour payer les salaires et les retraites. Les archives américaines ont conservé cette conversation. Quelques semaines auparavant, le FMI avait approuvé un programme de prêts de plus de 10 milliards de dollars à la Russie.
Ainsi, tandis que les dirigeants occidentaux célébraient les progrès de la démocratie russe, ils soutenaient des réformes dont les conséquences sociales étaient désastreuses et dont profitaient de puissants intérêts privés, russes comme étrangers.
Il ne s’agit pas de prétendre que Washington aurait, à lui seul, organisé le pillage de la Russie. Les dirigeants russes et les oligarques y ont joué un rôle majeur. Mais l’enquête de Wedel montre que cette dépossession s’est produite avec la participation active de conseillers et d’institutions occidentales.
Lorsque Poutine arrive au pouvoir, la Russie sort de cette décennie de désastre. Le redressement économique et social des années 2000 est spectaculaire, favorisé par la hausse des prix des hydrocarbures, le retour de la croissance et le renforcement de l’État. Pour une partie importante de la population, cette période signifie surtout la fin du chaos.
C’est avec cette histoire en mémoire qu’il faut examiner les événements ukrainiens de 2014.
Le 13 décembre 2013, en pleine crise de Maïdan, Victoria Nuland, secrétaire d’État adjointe américaine, révèle publiquement que les États-Unis ont consacré plus de 5 milliards de dollars à l’Ukraine depuis son indépendance en 1991, notamment pour soutenir ses institutions et sa société civile. Il ne s’agit pas de cinq milliards destinés aux manifestations, mais d’un engagement américain considérable sur plus de vingt ans.
Deux jours plus tard, le 15 décembre, le sénateur républicain John McCain se tient sur la place Maïdan, à Kiev, devant une foule immense, aux côtés du sénateur démocrate Chris Murphy. Il apporte publiquement son soutien aux manifestants et à leur aspiration à rejoindre l’Europe.
Quelques semaines plus tard, une conversation téléphonique divulguée entre Victoria Nuland et l’ambassadeur américain Geoffrey Pyatt, révèle qu’ils discutent très concrètement des personnalités susceptibles de participer au futur gouvernement ukrainien.
Ces faits montrent que les États-Unis étaient loin d’être de simples observateurs.
Et leur engagement ne s’arrête pas en 2014.
En décembre 2016, John McCain revient en Ukraine avec les sénateurs Lindsey Graham et Amy Klobuchar. Lors d’une rencontre filmée avec des militaires ukrainiens, Graham leur déclare que leur combat est aussi celui des États-Unis et annonce que 2017 sera l’année de l’offensive. McCain promet de faire tout son possible pour leur fournir les moyens de vaincre.
Il faut mesurer ce que représentent de telles images : des sénateurs américains de premier plan, présents dans un pays déjà engagé dans un conflit armé avec des séparatistes soutenus par Moscou, promettant publiquement leur appui militaire et politique contre la Russie.
Pour les dirigeants russes, qui avaient vu leur propre pays traverser les années 1990 sous l’influence de programmes économiques occidentaux, ces interventions successives ne pouvaient qu’alimenter la perception d’un encerclement stratégique.
L’élargissement de l’OTAN, le rapprochement militaire entre Kiev et les pays occidentaux et les perspectives d’intégration de l’Ukraine aux structures euro-atlantiques renforçaient cette inquiétude. (...)
Comprendre une guerre suppose aussi d’examiner les expériences historiques, les interventions extérieures et les perceptions de menace qui ont précédé son déclenchement.


15 octobre 2026

Gabriel Nerciat
15/10/2026

ZELENSKY, LE DÉBUT DE L'AGONIE ET LA FIN DE L'IMPOSTURE


Cette fois, ça y est : on dirait bien que quelque chose de définitif ou d'irréversible est en train de se passer.
Devant l'affront inconsidéré de Zelensky qui continue à bombarder des raffineries en territoire russe contre son consentement, Trump a enfin suspendu – partiellement et sans le reconnaître officiellement, il est vrai – la couverture satellitaire américaine qui protégeait le ciel de Kiev des attaques de drones et de missiles russes depuis le début de la guerre.
La capitale de l'entité ukrainienne est désormais exposée à des destructions massives sans que Zelensky puisse faire quoi que ce soit, et alors même que les Ukrainiens, à court d'armements opérationnels, sont devenus incapables d'atteindre Moscou avec leurs drones. La suspension de l'ensemble des aides, ou plutôt des directives, venues du renseignement américain pour orienter l'effort de guerre de l'état-major kiévien est en train de suivre. Malgré le soutien maintenu de Londres, l'armée exsangue de Zelensky, qui ne parvient plus à compenser ses pertes, bientôt sera aveugle sur le front. Alors même que l'armée russe a repris Lyman (la seule réelle conquête militaire de Kiev depuis le début de la guerre), détruit les ponts sur le Dniepr et s'apprête à encercler Kramatorsk, le noeud stratégique central du conflit.
Sans doute sur ordre de la Maison Blanche, Mark Rutte, le falot secrétaire général de l'OTAN, a reconnu publiquement que la Russie ne constituait pas un danger nucléaire ou conventionnel imminent pour la sécurité de l'Europe (à rebours de ce qu'il a toujours affirmé jusqu'à présent, de concert avec notre général Soja et les dirigeants du MI6).
En France, Marine Le Pen commence à être (un peu) plus courageuse qu'elle n'était jusque là, en allant dire clairement à Bruxelles qu'une fois élue à l'Élysée elle mettrait fin à toute contribution française pour soutenir l'État ukrainien en faillite à partir de novembre 2027 (il est vrai qu'à cette date et à ce rythme, la guerre sera sans doute déjà finie ou sur le point de se conclure).
En Allemagne, l'AFD tient un discours encore plus ferme, en exposant directement la responsabilité politique du chancelier Merz, coupable d'exposer mortellement l'économie et la sécurité allemandes par pure soumission à Washington et au fonds d'investissement BlackRock, dont il était il y a peu l'employé, et qui a obtenu de Zelensky les marchés les plus juteux pour la reconstruction du pays.
Macron, lui, comme Merz lui-même d'ailleurs, se tait, piteusement. Seule cette affreuse gorgone et félonne de Giorgia Meloni, en Italie, devenue la serpillière des néo-conservateurs ultras de Varsovie avec qui son groupe siège à Strasbourg, continue à tenir haut et fort un langage belliciste anti-russe.
Mais désormais on sent qu'on approche de la fin des mensonges et du délire russophobe.
Plus personne ne croit en une future victoire, même partielle, de Kiev ni en une chute rapide de Poutine, encore moins en un effondrement de l'économie russe. Pour des raisons différentes, d'ordre énergétique ou géopolitique, les États-Unis, comme les Européens, vont avoir besoin de normaliser leurs relations avec Moscou, et le temps est venu.
Comme je l'ai écrit ici cent fois depuis cinq ans, cette guerre ne résulte pas d'une volonté impérialiste russe, comme une propagande forcenée, voulue par nos gouvernements, n'a cessé de l'affirmer. Elle a été imposée à Vladimir Poutine, huit ans après le coup de force de Maïdan, par des dirigeants ukrainiens irresponsables, criminels et souvent corrompus qui voulaient, en lien avec les stratèges des diverses institutions ou officines euro-atlantistes, faciliter l'extension de l'OTAN jusqu'au coeur du Donbass russe, après avoir persécuté et massacré des milliers de citoyens russophones du pays qui n'acceptaient pas de plier sous leurs ordres.
Tous ceux, en Europe et en France, qui ont été les complices de cette boucherie et de ces crimes – lesquels auraient dû cesser il y a plus de quatre ans lors des négociations d'Istanbul – ne pourront pas se contenter à l'avenir de raser les murs ou de regarder leurs chaussures.
Ils sont des traîtres à l'intérêt national et à la sécurité de l'Europe, et ils auront des comptes à rendre. Plus tôt que tard, car le soir tombe vite désormais sur le Vieux Continent.
Vincent Verschoore
14/10/2026


À Tallinn aujourd'hui, Marc Rutte déclarait que l'Otan ne voyait aucune menace russe contre un ou des pays de l'Alliance. Deux jours avant, et après avoir levé les sanctions américaines sur le diesel russe, Trump fustigeait Zelensky, sombrero de l'Alliance, pour les attaques Otan sous drapeau ukrainien contre les raffineries russes, le rendant responsable de la hausse du prix du diesel mondial (qui risque surtout de lui faire perdre les midterms de novembre). Il en appelait même à l'organisation d'élections présidentielles (Zelensky reste en poste depuis mai 2024 grâce à la loi martiale).
Si, encore, Zelensky était reconnu comme nécessaire à la cause ukrainienne, mais le vrai visage de l'establishment ukrainien, corrompu jusqu'à l'os, devient impossible à cacher même en Ukraine. Le maire de Kiev vient d'attaquer Zelensky publiquement pour détournement des milliards occidentaux (les nôtres) supposément affectés à la défense des villes, devenues des proies faciles pour les drones et missiles russes.
Un circuit de corruption alimenté par von der Leyen, Kallas, Macron, Merz et Cie, ces sociopathes qui détournent des milliards de dette publique chère payée au profit de la mafia ukrainienne et du complexe militaro-industriel.
Quelque part je plains tous ces gens, sans doute majoritaires en Occident, qui avalent le narratif Otan/UE depuis 2022, qui, pour la plupart, n'ont aucune idée de ce qu'il s'est passé avant et pourquoi on en est arrivé à ce désastre. Qui croient qu'il y a un sens à "sauver" l'Ukraine "jusqu'au dernier Ukrainien", qui ont cru que c'est les Russes qui firent sauter leur propre gazoduc (le procès de l'inculpé ukrainien dans l'affaire Nord stream vient de débuter), et qui attribuent tous les maux de la Terre à Poutine. Le contact avec le réel doit être douloureux, du moins pour ceux et celles capables de prendre un peu de recul face à la propagande permanente des politiques, fonctionnaires et médias subventionnés.
Comme le rappelait tout récemment l'auteur serbe (naturalisé suisse) Slobodan Despot sur Thinkerview, nous sommes face à un processus nommé "hyper normalisation", qu'il a lui-même vécu à l'époque de sa Yougoslavie natale, et qui consiste à dérouler un narratif politique/social/économique sans liens avec la réalité, mais auquel tout le monde fait semblant de croire car il en va de la survie du groupe, et tout dissident serait immédiatement "cancelled", pour utiliser un terme moderne.
Ça marche un temps, et lorsque cela n'a plus marché l'URSS s'est effondrée, mais ce phénomène existe tout autant chez nous, et depuis longtemps. C'est, je pense, très proche du concept de "formation psychotique de masse" développé par Mattias Desmet pendant la période Covid, et c'est pleins feux depuis le début de la guerre en Ukraine : simplifier à outrance, créer un climat anxiogène, désigner un ennemi générique, et ne communiquer que sur les mérites du "camp du Bien" face aux horreurs du "camp du Mal". Ce processus s'emballe lorsque la fin approche, lorsque l'élite qui pille et détruit ce dont elle a supposément la charge, se prépare à la phase suivante. En Russie, la chute du Mur entraîna une décennie de pillage par l'oligarchie issue de la classe élitiste précédente.
L'EuroSoviet, à mon avis terme plus apte que "Union européenne" vu son grave déficit démocratique, l'opacité et la prise de pouvoir tout à fait "bolchevique" de l'élite fonctionnarisée et corrompue ayant de fait usurpé un pouvoir qui ne lui appartient pas, suit la même pente. L'EuroSoviet donc, s'étant autosabotée en matière énergétique et industrielle au profit du grand capital américain (le vrai patron des leaders européens), n'est plus rien qu'un véhicule d'hypernormalisation qui maintient ses citoyens (qui n'en sont plus vraiment dés lors que l'administration déshumanisée a tous pouvoirs et que leurs gosses se font démonter par les milices fascistes payées par leurs impôts) dans un monde parallèle où l'on bombe le torse au nom de la "transition énergétique", du "climat", du "réarmement", de "sauver l'Ukraine", toutes choses qui ne sont en réalité que des systèmes de transfert d'argent public vers le grand capital. Ça s'arrête le jour où le système n'a plus rien à piller et que le monde extérieur ne veut plus rien lui prêter.

14 octobre 2026

CharbActu
14/10/2026

UKRAINE : MARINE LE PEN VEUT METTRE FIN À L’AIDE FINANCIÈRE FRANÇAISE !


Marine Le Pen annonce que si elle est élue présidente en 2027, elle mettra fin à l’aide financière française à l’Ukraine dans les six mois suivant son élection.
Pour elle, la France n’a tout simplement plus les moyens de continuer.
Elle s’oppose également à l’entrée de l’Ukraine dans l’Union européenne et souhaite revoir les sanctions contre la Russie, notamment sur l’énergie.
Une position qu’elle assume désormais clairement.
Source : Financial Times, propos relayés par The Economist et EUnews.

12 octobre 2026

Potier Christian
12/10/2026

EDOUARD PHILIPPE : "DÉFENDRE L'UKRAINE C'EST DÉFENDRE LES INTÉRÊTS DE LA FRANCE" ?


Non mais il nous parle de quelle sécurité, ce sinistre abruti ?
"Nous l'aidons parce que sa sécurité engage la nôtre" ?
Quelle sécurité ? La Russie ne veut pas attaquer l'Europe ! La Russie n'a jamais voulu attaquer l'Europe !
Ce macroniste ne nous parle pas de la guerre du Donbass. 8 ans ! 8 ans où l'Ukraine a bombardé le Donbass ! 8 ans de bombes sur des civils ! C'est ça qui a provoqué l'intervention de la Russie.
Mais ça, Philippe n'en parle jamais.
La France a donné 26 milliards d'euros en 4 ans à l'Ukraine. 26 milliards ! Avec notre pognon ! Pendant que les Français n'arrivent plus à remplir leur frigo, à payer leur essence, à se soigner.
26 milliards pour une guerre qui n'est pas la nôtre.
Et ce macroniste vient nous donner des leçons de sécurité ? La sécurité des Français elle est où ? Dans les quartiers où on ne peut plus sortir ? Dans les stations-service où le gasoil est à 2 euros ?
Vivement qu'il dégage de la politique ce macroniste ! Qu'il dégage avec toute sa clique va-t-en guerre !

10 octobre 2026

Gabriel Nerciat
10/10/2026

DINDONS DE LA FARCE


Avec l'accent de Jean Seberg dans "À bout de souffle" :
– Qu'est-ce que ça veut dire, Européen ?
– C'est quand on est cocu, tout nu, sans ressources et qu'on a en plus très mal aux fesses.
Zelensky est indigné ? Sans blague ?
Donald lui avait dit, pourtant, à lui et au locataire transitoire du 10 Downing Street, de ne plus bombarder les sites énergétiques et les stations de raffinage en territoire russe.
Que le pétomane multi-millionnaire, s'il n'est pas content, aille se noyer dans le Dniepr, dont les Russes désormais détruisent systématiquement tous les ponts (ce qui annonce le début de la fin de cette guerre insensée voulue par l'OTAN et l'UE depuis douze ans).

6 octobre 2026

Gastel Etzwane
6/10/2026

Ukraine : la France paie deux fois, et elle n’a plus les moyens de payer

La France aborde cette nouvelle crise énergétique dans une situation financière désastreuse. Elle emprunte à des taux qu’elle n’avait plus connus depuis près d’un quart de siècle, doit lever des centaines de milliards d’euros sur les marchés, reste incapable de ramener son déficit à 3 % du PIB et voit maintenant le gazole atteindre des niveaux qui menacent directement les ménages et des pans entiers de son économie. C’est dans ce contexte qu’apparaît le paradoxe du soutien français à l’Ukraine : le contribuable finance une politique sur laquelle il n’a jamais été directement consulté et dont il paie maintenant certaines conséquences économiques.
Le 6 octobre, le taux français à dix ans tourne autour de 4,7 %, après avoir frôlé 5 %. Il faut remonter à 2002 pour retrouver de tels niveaux. L’écart avec l’Allemagne a culminé autour de 150 points de base, du jamais-vu depuis la crise des dettes souveraines de 2011, avant de revenir vers 130. L’Agence France Trésor devra lever environ 340 milliards d’euros l’an prochain. À mesure que la dette est refinancée, quelques dixièmes de point supplémentaires deviennent des milliards d’intérêts et autant d’argent qui ne financera ni l’hôpital, ni l’école, ni la sécurité, ni la baisse des impôts.
C’est dans ce pays surendetté que l’effort en faveur de l’Ukraine se poursuit. Selon l’institut de Kiel, la France a alloué environ 7,9 milliards d’euros d’aide bilatérale à l’Ukraine entre février 2022 et juin 2026, principalement militaire. Si l’on ajoute sa part de l’aide européenne, le montant attribuable à la France approche 26 milliards d’euros sur la période, soit de l’ordre de 6 milliards par an.
Ces sommes n’expliquent évidemment pas le déficit français, beaucoup plus ancien et beaucoup plus profond. Mais elles ne sont pas gratuites. Lorsqu’un État dépense davantage qu’il ne perçoit et doit emprunter environ 340 milliards d’euros dans l’année, toute dépense supplémentaire a un coût. Les gouvernements français ont choisi de soutenir massivement l’Ukraine. Les Français, eux, n’ont jamais été directement consultés sur le montant qu’ils étaient prêts à y consacrer, sur la durée de cet engagement ni sur le niveau de sacrifice économique qu’ils étaient disposés à accepter.
Le problème est qu’ils commencent maintenant à payer une seconde fois.
Le gazole se vend autour de 2,37 euros le litre en moyenne et près de 16 % des stations signalent une rupture. La France est particulièrement exposée puisqu’elle importe environ la moitié du gazole qu’elle consomme. Au premier semestre, le diesel américain représentait déjà 13 % de la consommation française, plus du double de sa part dans les importations un an auparavant. Mais les raffineries du golfe du Mexique fonctionnent à 97 ou 98 % de leurs capacités. Le fournisseur vers lequel l’Europe peut se tourner en cas de pénurie n’a presque plus de marge.
Selon l’Agence internationale de l’énergie, les exportations nettes de gazole de la Russie et du Golfe étaient, en août, inférieures de 1,6 million de barils par jour à celles de février. Les perturbations dans le détroit d’Ormuz réduisent les flux venus du Moyen-Orient. En Russie, les frappes ukrainiennes ont endommagé ou ralenti plusieurs raffineries importantes, tandis que Moscou a prolongé son embargo sur les exportations pour préserver son marché intérieur.
C’est ici que le paradoxe devient difficile à ignorer. Une partie de l’argent public français contribue à l’effort de guerre ukrainien. L’une des stratégies de Kiev consiste précisément à frapper les capacités de raffinage russes. Militairement, la logique est claire : réduire les ressources de Moscou et perturber sa logistique. Mais lorsqu’une raffinerie russe cesse de produire, ce sont aussi des volumes de gazole qui disparaissent d’un marché mondial déjà tendu. L’Europe doit chercher le produit ailleurs, les marges de raffinage s’envolent et le prix finit sur le panneau de la station-service française.
Le Français paie donc une première fois comme contribuable. Il paie une seconde fois comme consommateur.
Et cette seconde facture dépasse largement le réservoir de sa voiture. Le gazole fait rouler le camion qui approvisionne le supermarché, le tracteur qui travaille le champ, la camionnette de l’artisan, les engins du BTP et les bateaux de pêche. Le kérosène appartient à la même famille de distillats moyens. Lorsque leurs prix s’envolent, la hausse se diffuse dans presque tout ce que le pays produit, transporte et consomme.
Le consommateur retrouve alors le choc dans le prix de ses courses, de ses travaux ou de ses livraisons. Pour les entreprises, les conséquences peuvent être autrement plus graves. Une PME de transport possédant quelques camions achète son gazole immédiatement et sera parfois payée plusieurs semaines plus tard. Elle doit renouveler ses véhicules au moment où le crédit se renchérit. Quelques centimes supplémentaires par litre deviennent rapidement des milliers d’euros et peuvent absorber une marge déjà faible.
La même mécanique frappe la pêche côtière, où le gasoil constitue l’un des principaux postes de dépense. Elle frappe l’agriculture, qui cumule le carburant des machines et le transport des engrais, des aliments et des récoltes. Elle frappe le maraîchage, le BTP, les artisans et certaines industries françaises dont l’un des derniers avantages est d’être proches de leurs clients. Si le transport intérieur devient trop cher, cet avantage s’amenuise face aux produits acheminés par conteneurs depuis l’Asie.
Voilà pourquoi la situation française est si préoccupante. Le pays cumule une dette massive, un déficit persistant, un coût de l’emprunt revenu à des niveaux inconnus depuis 2002, une dépendance aux importations pour environ la moitié de son gazole et un marché mondial des produits raffinés de plus en plus tendu. L’État aurait besoin de protéger son économie au moment même où il a de moins en moins les moyens de le faire.
Baisser les taxes sur le carburant soulagerait les ménages et les entreprises, mais réduirait les recettes publiques. Subventionner les transporteurs, les agriculteurs ou les pêcheurs augmenterait encore les dépenses. Ne rien faire laisserait la hausse se diffuser dans toute l’économie. Il n’existe plus de solution indolore parce que la France a épuisé une grande partie de ses marges de manœuvre avant même l’arrivée du choc.
Le nucléaire ne change pas cette réalité. Il constitue un avantage considérable pour notre électricité, mais une centrale nucléaire ne remplit pas le réservoir d’un camion, d’un tracteur, d’une moissonneuse ou d’un chalutier. Elle ne fournit pas davantage le kérosène d’un avion. Le nucléaire protège largement la prise électrique française. Il ne protège ni le fret, ni l’agriculture, ni la pêche, ni le BTP d’une pénurie de produits raffinés.
Et les dégâts risquent d’être silencieux. Un transporteur ne remplacera pas son camion. Un pêcheur vendra son bateau. Un agriculteur repoussera un investissement. Une entreprise annulera une embauche. Un dépôt fermera. Une usine renoncera à une ligne de production. Aucun de ces événements ne fera nécessairement la une. Additionnés pendant deux ou trois ans, ils peuvent pourtant appauvrir durablement des territoires entiers.
C’est pourquoi les deux factures doivent être regardées ensemble. La France finance depuis plus de quatre ans un soutien considérable à l’Ukraine alors que ses propres finances publiques se dégradent. Dans le même temps, elle subit les conséquences économiques d’une guerre qui contribue, avec les tensions dans le Golfe, à raréfier les produits raffinés dont son économie dépend.
On peut défendre le soutien à l’Ukraine et considérer son coût justifié par des impératifs stratégiques. Mais une démocratie devrait au moins présenter à sa population la facture complète.
Car le Français paie d’abord par l’impôt et par la dette l’aide accordée à l’Ukraine. Il paie ensuite à la pompe une partie des conséquences économiques de la guerre. Puis il les paie encore dans son caddie, ses travaux, ses livraisons et, demain peut-être, dans les emplois et les entreprises qui auront disparu.
La France paie deux fois. Et elle paie au moment précis où elle n’a plus les moyens de payer.


22 septembre 2026

Nicolas Dupont-Aignan
22/9/2026

Retrouvez mon passage dans la grande interview de Sonia Mabrouk sur BFMTV où je suis le seul à défendre la paix en Ukraine.

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14 septembre 2026

Gastel Etzwane
14/9/2026

Ukraine : si même LCI en parle, c’est que quelque chose a changé


Il aura fallu plus de quatre ans de guerre, des centaines de vidéos et une accumulation de témoignages pour que LCI découvre enfin la « mobilisation par la force » en Ukraine. Le 13 septembre, la chaîne diffuse les propos d’un recruteur ukrainien qui décrit des hommes frappés ou contraints de monter dans des bus et juge ces méthodes « inacceptables ». Le bandeau, cette fois, ne prend même plus de précautions : « Ukraine, mobilisation par la force : ils témoignent ».
L’information n’est pourtant pas nouvelle. Depuis des années, des vidéos montrent les méthodes brutales de certains centres territoriaux de recrutement, au point que les Ukrainiens ont eux-mêmes donné un nom au phénomène : la « busification ». Les plaintes se sont multipliées et les autorités ukrainiennes ont dû reconnaître l’existence d’abus. Mais en France, ces images ont longtemps été regardées avec une extraordinaire méfiance dès lors qu’elles contrariaient le récit dominant : les montrer, c’était risquer aussitôt l’accusation de relayer la propagande russe.
C’est pourquoi cette séquence est intéressante. Quand LCI elle-même, qui aura été depuis 2022 l’une des vitrines médiatiques françaises les plus constantes du récit ukrainien, en vient à montrer ce qu’elle aurait naguère entouré de toutes les précautions, ce n’est pas la réalité ukrainienne qui vient soudain de changer : c’est le discours occidental qui commence à bouger.
Après quatre années de guerre d’attrition, l’Ukraine éprouve de graves difficultés de recrutement. Les images deviennent trop nombreuses, les témoignages trop concordants et les abus trop officiellement reconnus pour continuer à les ranger commodément dans la case « propagande russe ». Le verrou médiatique se desserre parce que les faits finissent par l’enfoncer.
Il s’agit de constater qu’une guerre ne devient pas plus juste parce qu’on en dissimule les réalités embarrassantes. Pendant des années, certaines images ukrainiennes étaient suspectes avant même d’être examinées. Aujourd’hui, LCI les diffuse elle-même. Si même cette chaîne est contrainte de regarder de ce côté-là, c’est peut-être que le récit qui tenait depuis 2022 commence, lui aussi, à manquer d’hommes.

12 septembre 2026

Christian Potier
12/9/2026

5 MILLIONS PLANQUÉS CHEZ UN PROCHE DE ZELENSKY. ET BRUXELLES REMET 6,1 MILLIARDS.


Encore un.
Pas un petit fonctionnaire. Un "fonctionnaire de la sécurité" proche de Zelensky. Arrêté. Et chez lui : 5.000.000 de dollars en cash. Planqués. Dans une cachette.
Ce n'est pas le premier. C'est le dixième. Le vingtième. À chaque fois, la même scène. Le NABU débarque, ouvre un coffre, une valise, un placard, et trouve des millions qui auraient dû être des drones, des gilets, des munitions pour le front.
Hier c'était Yermak, le bras droit de Zelensky, mandat d'arrêt pour blanchiment. Avant-hier c'était Minditch, l'oligarque proche du pouvoir, qui touchait des pots-de-vin sur les contrats d'énergie pendant que les Ukrainiens grelottaient. Ministres de l'Energie et de la Justice démissionnés. Et maintenant, 5 millions sous un matelas.
ET PENDANT CE TEMPS, À BRUXELLES ?
Le 11 septembre, la Commission approuve 6,1 MILLIARDS DE PLUS. Pour des drones et des missiles.
6,1 milliards qui s'ajoutent aux 220,2 milliards déjà déversés depuis 2022.
Personne ne demande de compte. Personne ne dit : "Stop, où est passé l'argent d'avant ?" On signe. On vire. On fait un communiqué avec "soutien indéfectible".
C'est ça qu'on appelle une guerre à guichet ouvert, CHERS AMIS.
L'argent part de Bruxelles, les preuves de détournement s'accumulent à Kiev, et le robinet reste GRAND OUVERT quand même.
On ne finance plus la victoire de l'Ukraine. On finance les prochaines cachettes.
Un fonctionnaire avec 5 millions planqués, ce n'est pas un fait divers. C'est la preuve que le contrôle N'EXISTE PAS.
Et ils vont encore nous demander combien de valises avant d'arrêter ?
L'EUROPE N'EST PLUS UNE UNION. C'EST UN DISTRIBUTEUR AUTOMATIQUE SANS TICKET.
CONCLUSION : QUI PEUT ENCORE CROIRE QUE ZELENSKY NE S'ENRICHIT PAS ?
Voilà la question que tout le monde se pose tout bas, CHERS AMIS.
5 millions chez son homme de la sécurité. Mandat d'arrêt contre Yermak, son bras droit, son ombre, son frère pendant 6 ans à la tête de son cabinet. Son oligarque Minditch qui se gave sur les contrats d'énergie pendant que le pays est dans le noir. Ses ministres qui démissionnent les uns après les autres pour corruption.
Tout son premier cercle tombe pour blanchiment, détournement, pots-de-vin.
Et lui ? Zelensky ? L'intouchable ? Le héros en kaki de BFM et LCI ?
Toujours propre. Toujours blanc. Toujours victime.
Qui peut croire ça ? Qui peut croire qu'un homme dont tout l'entourage proche planque des millions en cash dans ses appartements, ne serait au courant de rien et ne toucherait rien ?
Avec toutes les rumeurs qui circulent depuis 2022 – les villas, les comptes, les fortunes familiales qui explosent – comment ne pas se poser la question ?
Et bien sûr, silence radio dans les médias gauchistes.
Pas un mot sur LCI. Pas un mot sur France Info. Pas un mot chez les fact-checkers qui passent leur vie à traquer une faute d'orthographe du RN.
Quand il s'agit de Zelensky, la consigne est claire : on se tait. On ne creuse pas. On vire les 6,1 milliards et on applaudit.
Si c'était un chef d'État africain ou un élu du RN avec 5 millions planqués chez son garde du corps, il ferait la une pendant 3 mois non-stop.
Mais pour Zelensky, c'est "de la propagande russe".
Non, CHERS AMIS. Ce n'est pas de la propagande. Ce sont les arrestations du propre Bureau Anti-Corruption Ukrainien, le NABU. Ce sont leurs propres juges qui lancent les mandats.
Le système pue. L'argent disparaît. Et les médias ferment les yeux pour ne pas voir qui s'enrichit au sommet.

10 septembre 2026

Anne Mansouret
9/9/2026

NON… PAS QUESTION !
 « das kommt nicht in Frage ! »


Depuis le 24 février 2022 je le répète en boucle : il n’est pas question pour la France de combattre la Russie au côté de l’Ukraine.
Macron est allé beaucoup, beaucoup, beaucoup trop loin dans le piège de la cobelligérance avec Zelensky en engloutissant des milliards dans ce conflit qui ne concernait en aucun cas la France ou l’Union européenne.
Depuis le 24 février 2022 je suis prête à parier :
- Que jamais Vladimir Poutine n’a eu la moindre intention « d’envahir l’Europe » et encore moins la France.
- Qu’il n’y a aucun exemple de chef d’État dans l’Histoire du Monde devenu « conquistador » à passé 70 ans et qu’il n’y a aucune raison pour que Vladimir Poutine soit le premier…
- Que ce conflit frontalier entre la Russie et l’Ukraine concerne la Russie et l’Ukraine, point barre ; que 1914 comme 1939 nous a appris que les conflits frontaliers sont générateurs de guerres mondiales et qu’il est préférable de ne pas s’y engager lorsque nos intérêts nationaux ne sont pas directement en cause.
- Que la France avait juste un rôle purement diplomatique à jouer, que Macron n’a pas su ou pas voulu jouer, obsédé qu’il était par sa pathologie psychologique guerrière et sa fascination pour Zelensky.
- Que la France aurait dû procurer une aide exclusivement humanitaire aux Ukrainiens et ne pas prendre parti de façon aussi partiale pour l’Ukraine, en déclenchant une russophobie dangereuse et qui plus est totalement infondée.
- Que vu l’état de nos finances et de notre endettement, il est hors de question de donner, sous quelque forme que ce soit (en direct ou via l’UE) un cent de plus à Zelensky.
Aujourd’hui, la position de Pistorius et du gouvernement Merz est inacceptable : c’est à vous donner envie de voter pour l’AFD…
Je ne suis pas qualifiée en matière d’armement et je ne connais pas les éléments techniques du dossier. Mais vider nos stocks d’armement et plonger tête baissée dans une guerre contre la Russie, juste pour faire plaisir au complexe militaro industriel allemand…
C’EST NEIN !
Gabriel Nerciat
9/9/2026

UKRAINE, QUAND LES MASQUES TOMBENT

En Ukraine, on vient de découvrir, sans doute grâce à une taupe de la CIA, que c'est celui-là même qui devait organiser, au nom de Zelensky, la lutte contre la corruption au sein des plus hautes sphères de l'Etat, le procureur général Kravchenko, qui en était l'un des principaux bénéficiaires et organisateurs.
Quel dommage que les dirigeants du RN soient aussi peureux et pusillanimes, surtout si on les compare à l'impeccable Alice Weidel, principale dirigeante politique de l'AFD en Allemagne, ou au téméraire général Vannacci en Italie. Sur ce sujet comme sur d'autres.
En France, hélas, aucun parti d'opposition, malgré les mérites certains de Thierry Mariani ou de Louis Aliot, n'ose révéler clairement aux Français non seulement le danger grandissant que fait courir à la France l'aventurisme belliciste croissant de Berlin et de Londres (le chancelier Merz, le seul véritable héritier du nazisme en Allemagne, exhorte aujourd'hui ses homologues européens à livrer la totalité de leurs stocks de missiles de haute précision à Kiev en vue d'une "guerre totale" contre la Russie) mais également l'ampleur des détournements de fonds qui permettent en toute impunité depuis quatre ans à l'entourage du pétomane ukrainien et très vraisemblablement au pétomane lui-même de se gorger de centaines de millions d'euros exfiltrés vers des paradis offshore et directement issus des dettes obligataires levées en son nom par les représentants du peuple français.
Il ne faut pas seulement "fermer le robinet" de l'aide à l'Ukraine ; il faut dire ce qu'est exactement ce machin, dirigé par une coalition improbable de bandits crypto-mafieux et de fanatiques néo-nazis.
Pas seulement au nom de l'argent qui a été volé aux peuples occidentaux, mais aussi au nom des Ukrainiens eux-mêmes, qui ne seront jamais en paix tant qu'ils resteront dirigés par ces raclures innommables que la guerre a rendus multi-millionnaires en l'espace de quelques années seulement en prospérant sur des montagnes de cadavres sacrifiés pour rien.

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4 septembre 2026

Georges Kuzmanovic
2/9/2026

Ukraine, une guerre annoncée, évitable et qui finira en tragédie

L’Ukraine est ravagée, mais cette guerre était prévisible. Depuis trente ans, diplomates, stratèges et responsables américains alertaient : l’extension de l’OTAN vers l’Est finirait par provoquer une confrontation majeure avec la Russie.


« La guerre n’est rien d’autre que la continuation de la politique par d’autres moyens. »
Carl von Clausewitz, De la guerre

L'Ukraine est aujourd'hui un pays ravagé. Des villes entières du Donbass sont en ruines, ses infrastructures énergétiques et industrielles ont subi quatre années et demie de frappes, et la Russie vient encore d'intensifier considérablement sa campagne de drones et de missiles. Ses grands ports de la mer Noire, qui assuraient autrefois l'essentiel de ses exportations, sont désormais paralysés ou soumis à une pression militaire telle que les flux ont dû être massivement reportés vers les ports beaucoup moins capacitaires du Danube et les voies terrestres. Fin août 2026, jusqu'à 80 navires attendaient ainsi pour accéder aux ports ukrainiens du Danube. Les exportations de céréales d'août étaient très inférieures à celles de l'année précédente.

La catastrophe est aussi démographique. L'Ukraine comptait environ 52 millions d'habitants au début de son indépendance. Il est aujourd'hui impossible d'établir un chiffre incontestable : guerre, réfugiés, émigration, territoires passés sous contrôle russe et absence de recensement rendent l'exercice extrêmement difficile. Oleksandr Hladun, de l'Institut ukrainien de démographie, évaluait en juillet 2026 à 27-28 millions la population vivant effectivement sur le territoire contrôlé par Kiev. L'ancienne porte-parole de Volodymyr Zelensky, Ioulia Mendel, évoque pour sa part « à peine 25 millions ».

Militairement, la situation est également mauvaise pour Kiev, contrairement au narratif orwellien entendu dans les médias de masse en Occident. La Russie continue de progresser dans plusieurs secteurs, notamment dans le Donbass, mais aussi du côté de Soumy ou encore vers la ville de Zaporijia. Pire... contrairement aux pronostics occidentaux depuis plus de quatre ans, l'industrie militaire russe n'est pas épuisée. Le commandant en chef ukrainien Oleksandr Syrsky, récemment limogé, estimait en janvier que la Russie produisait déjà environ 404 drones de type Shahed par jour et visait 1 000 unités quotidiennes ; les services ukrainiens constatent également une augmentation importante de la production de missiles, lesquelles pleuvent littéralement sur l'Ukraine depuis deux mois.

Au moment où l'Ukraine entre dans une phase peut-être décisive de son histoire, il devient donc nécessaire de revenir à une question essentielle, comment et pourquoi en est-on arrivé là ?

Le plus tragique est que cette guerre avait été annoncée. Non pas principalement par des propagandistes russes, mais par quelques-uns des diplomates, stratèges, responsables du renseignement et universitaires américains les plus expérimentés de leur génération : Jack Matlock, George Kennan, William Burns, John Mearsheimer, Douglas Macgregor, George Beebe, ou encore Jeffrey Sachs, pour n'en citer que quelques-uns parmi les plus renommés. Des hommes aux parcours et aux sensibilités différents, patriotes américains, mais qui ont en commun une lecture réaliste des relations internationales, à savoir qu'une grande puissance réagit d'abord à ce qu'elle considère comme des menaces pesant sur son environnement stratégique, surtout si elle ressent une menace existentielle, indépendamment des intentions que ses adversaires prétendent avoir.

1990 : ce que Mikhaïl Gorbatchev avait entendu et compris

Tout commence en février 1990. Le mur de Berlin vient de tomber. L'Union soviétique existe toujours et dispose de centaines de milliers de soldats en Allemagne de l'Est. Pour obtenir l'accord soviétique à la réunification allemande au sein de l'OTAN, les dirigeants occidentaux multiplient assurances et réassurances.

Le 9 février, à Moscou, le secrétaire d'État américain James Baker explique au ministre soviétique des Affaires étrangères Edouard Chevardnadze qu'une Allemagne réunifiée ancrée dans une OTAN transformée devrait s'accompagner de « garanties de fer » : « NATO's jurisdiction or forces would not move eastward ». Devant Gorbatchev, Baker emploie la formule devenue célèbre : « not one inch eastward » (pas un pouce vers l'Est).

Les archives déclassifiées et publiées par le National Security Archive de la George Washington University montrent surtout que Baker n'est pas un cas isolé. Le chancelier Helmut Kohl dit à Mikhaïl Gorbatchev le 10 février : « We believe that NATO should not expand its scope. » Et, quatre jours auparavant, Hans-Dietrich Genscher avait précisé au Britannique Douglas Hurd que son raisonnement ne concernait pas seulement la RDA : les Soviétiques devaient avoir l'assurance que si, par exemple, la Pologne quittait un jour le pacte de Varsovie, elle « ne rejoindrait pas l'OTAN le lendemain » (terminologie qui laissait déjà une marge de manœuvre future).

Certes, aucun traité ne fut signé interdisant pour toujours tout élargissement de l'OTAN à l'Europe orientale. Le traité « 2+4 » régla juridiquement la question allemande, notamment le statut militaire particulier de l'ancienne RDA. Mais il est tout aussi faux d'affirmer qu'aucune assurance politique concernant une expansion vers l'Est n'avait été donnée. Les archives montrent qu'elles furent nombreuses et que certaines dépassaient explicitement le seul territoire est-allemand. Gorbatchev dira lui-même plus tard que l'élargissement violait « l'esprit » des assurances reçues en 1990.

Il est important de comprendre cette étape de l'histoire des relations entre l'Occident et la Russie : ce passif est la raison pour laquelle la Russie contemporaine, et spécifiquement Vladimir Poutine ou Sergueï Lavrov, ne font aucune confiance en la parole de l'Occident et refuse tout « cessez-le-feu » et autres promesses vagues et ne cesseront les hostilités que lorsque les pays Occidentaux seront prêts à signer un traité officiel international contraignant, dûment documenté, lequel devra statuer sur une nouvelle architecture de sécurité en Europe. En dehors de telles négociations structurantes et structurelles, il n'y aura pas de paix en Ukraine. Plus gave, la Russie s'assurera des conquêtes territoriales et destruction de ce qui reste de l'Ukraine si de tels accords cadres ne sont pas signés. Et encore... la signature même occidentale est largement discréditée dans les pays BRICS car considérée comme peu fiable

Matlock et Kennan : les avertissements initiaux américains

Jack F. Matlock Jr. n'est pas un intellectuel marginal. Diplomate de carrière, spécialiste de l'URSS, il fut ambassadeur des États-Unis à Moscou de 1987 à 1991 sous Ronald Reagan puis George H. W. Bush et fut un des acteurs principaux coté américain de l'organisation diplomatique de la fin de la guerre froide.

Lorsque l'administration Bill Clinton décide d'élargir l'OTAN, Matlock s'y opposa. Il témoignera devant le Congrès contre cette politique et expliquera plus tard avoir averti qu'elle devait, au minimum, « s'arrêter avant d'atteindre des pays comme l'Ukraine et la Géorgie », car cela serait « inacceptable pour n'importe quel gouvernement russe » – soit très exactement les deux pays où G.W Bush Jr. voulu étendre l'OTAN lors du sommet de Bucarest de 2008 et où se déroulèrent les deux affrontement armés. En décembre 1994, il débat publiquement de cette question avec Henry Kissinger sur la chaîne PBS. Les deux hommes divergent, mais le fait même que le débat ait lieu montre que la politique d'élargissement était alors un choix stratégique discuté, non une nécessité évidente – on connaît l'histoire, les néocons triomphèrent, au même moment où économiquement s'installait en occident le néolibéralisme et le dogme du libre-échange... soit les poisons qui allaient, à terme, tuer l'Occident, qui pourtant dominait le monde. Funestes choix ; les historiens auront de quoi s'étonner.

Puis vient George F. Kennan. Difficile de trouver figure plus emblématique de la stratégie américaine. Diplomate, historien et soviétologue, Kennan avait formulé dès 1946-1947 la doctrine du containment du communisme et participera à sa mise en œuvre, soit l'endiguement de l'URSS qui allait structurer la politique américaine pendant la guerre froide.

Or, en février 1997, alors que la Russie d'Eltsine est économiquement effondrée, militairement affaiblie et ne constitue aucune menace conventionnelle crédible contre l'Europe occidentale, Kennan publie dans le New York Times « A Fateful Error ».

Son avertissement est saisissant : il déclare explicitement que l'élargissement de l'OTAN serait « the most fateful error of American policy in the entire post-Cold War era ». Il prédit qu'il alimentera en Russie les tendances « nationalistes, anti-occidentales et militaristes », nuira à la démocratie russe, restaurera « l'atmosphère de la guerre froide » et poussera la politique étrangère russe dans des directions contraires aux intérêts américains.

Un an plus tard, après le vote du Sénat américain autorisant l'entrée de la Pologne, de la Hongrie et de la République tchèque, Thomas Friedman, journaliste au New York Times, téléphone le 2 mai 1998 au vieux stratège, âgé de 94 ans. Kennan répond : « I think it is the beginning of a new Cold War. » Puis : « I think it is a tragic mistake. There was no reason for this whatsoever. No one was threatening anybody
 else. ».


La Russie, prévient-il, prophétique, finira naturellement par mal réagir ; les partisans de l'élargissement diront alors : « Nous vous avions bien dit que les Russes étaient comme cela. » Kennan renverse donc par avance le raisonnement, à savoir que la réaction russe pourrait être en partie le produit de la politique censée la prévenir. Or, c'est l'argument aujourd'hui des bellicistes otaniens. George Kennan aura été une Cassandre des temps modernes... à notre grand malheur collectif.

Munich 2007 : Poutine annonce les lignes rouges de la Russie

Pendant une décennie, l'OTAN avance. Pologne, Hongrie et République tchèque en 1999 ; Guerre du Kosovo ; Bulgarie, Roumanie, Slovaquie, Slovénie et trois anciennes républiques soviétiques, Estonie, Lettonie, en 2004. La Russie regardait impuissante cette avancée de l'OTAN.

Mais le vent (mauvais) finit par tourner : le 10 février 2007, Vladimir Poutine prend la parole devant la Conférence de Munich sur la sécurité. Son discours est souvent présenté comme le moment où la Russie « redevient agressive ». Il peut aussi être lu, dans une grille réaliste, comme l'annonce publique d'une ligne rouge que la Russie n'accepte pas de voir franchie et le retour de la Russie dans le concert des grandes puissances que fort peu furent capables de percevoir alors, et dont on trouvera ici la retranscription complète.

Poutine y attaqua l'ordre unipolaire, les interventions occidentales, les logiques des sanctions économiques et surtout l'expansion de l'Alliance sous le regard médusé des dirigeants occidentaux d'alors, et en premier lieu celui de la chancelière allemande, Angela Merkel, pétrifiée sur sa chaise . « NATO expansion », déclare-t-il, « represents a serious provocation that reduces the level of mutual trust ». Et il pose directement la question, « What happened to the assurances our Western partners made after the dissolution of the Warsaw Pact ? »

Que l'on partage ou non son interprétation de 1990 importe ici moins que le fait stratégique. En février 2007, devant les dirigeants occidentaux, le président russe annonce publiquement que Moscou considère désormais l'expansion de l'OTAN comme un problème de sécurité majeur et il fut peu judicieux de déconsidérer la deuxième puissance nucléaire mondiale.

Burns 2008 : Washington savait

Un an plus tard fut produit un document proprement extraordinaire confirmant les propos de Poutine à la conférence de Munich de 2007.
William J. Burns est alors ambassadeur des États-Unis à Moscou. Ce n'est pas un idéologue prorusse, mais l'un des diplomates américains les plus accomplis de sa génération. Il deviendra secrétaire d'État adjoint puis, sous Joe Biden, directeur de la CIA.

Le 1er février 2008, Burns envoie à Washington un câble confidentiel à sa cheffe, la Secrétaire d'Etat Condoleezza Rice, intitulé : « NYET MEANS NYET: RUSSIA'S NATO ENLARGEMENT REDLINES ».

Le câble, ultérieurement rendu public par WikiLeaks, est explicite. L'adhésion de l'Ukraine à l'OTAN demeure pour la Russie « an emotional and neuralgic issue », mais Burns précise immédiatement que de véritables considérations stratégiques expliquent cette opposition. Plus étonnant encore, il avertit que la question de l'extension de l'OTAN pourrait « split the country in two » (l'Ukraine), conduire à des violences, « or even, some claim, civil war », obligeant alors la Russie à décider si elle doit intervenir... soit très exactement ce qui adviendra à partir du coup d'Etat de 2014 contre le Président ukrainien Viktor Ianoukovitch.

Pourtant, deux mois plus tard, au sommet de Bucarest d'avril 2008, l'OTAN adopte cette phrase sous la pression de G.W. Bush Jr ; (et surtout sous la pression de l'État profond néocons à Washington) : « We agreed today that these countries will become members of NATO », à propos de l'Ukraine et de la Géorgie.
Angela Merkel, toujours chancelière et représentante de l'Allemagne lors de ce sommet, écrira dans ses mémoires, « Le fait que l'OTAN leur ait simultanément ouvert la perspective générale d'une adhésion constituait, pour Poutine, un oui à l'adhésion des deux pays à l'OTAN, une déclaration de guerre (Kampfansage). » Elle rapporte cette phrase que Poutine lui aurait ensuite adressée :

« Tu ne seras pas chancelière éternellement. Et alors ils deviendront membres de l'OTAN. Et cela, je veux l'empêcher. »
Vladimir Poutine cité par Angela Merkel

Washington ne pouvait pas ignorer la ligne rouge russe ; son propre ambassadeur l'avait décrite, ainsi que certains des mécanismes susceptibles de conduire à la guerre, tout comme nombre de ses prééminents géopoliticiens et stratèges.

2014 : John Mearsheimer annonce la catastrophe

Après Maïdan, l'annexion russe de la Crimée et le début de la guerre du Donbass, John J. Mearsheimer, professeur à l'université de Chicago et l'un des principaux théoriciens mondiaux du réalisme en géopolitique, publie en septembre 2014 dans Foreign Affairs un texte devenu célèbre : « Why the Ukraine Crisis Is the West's Fault ».

Sa thèse tient en une phrase : « The taproot of the trouble is NATO enlargement » (« La racine profonde du problème est l’élargissement de l’OTAN. »).

Pour John Mearsheimer, les États-Unis poursuivent trois politiques convergentes : élargissement de l'OTAN, extension de l'Union européenne et soutien à l'occidentalisation politique de l'Ukraine. Or, une grande puissance ne tolère pas facilement qu'un rival militaire absorbe un État stratégique situé directement sur sa frontière. Les États-Unis eux-mêmes, rappelle-t-il, ne toléreraient pas une alliance militaire chinoise avec le Mexique ou le Canada. C'est par ailleurs complètement opposé à toutes les doctrines de dissuasion nucléaire qui spécifient qu'un espace tampon doit exister entre puissances nucléaires pour éviter les risques de déclanchement d'une guerre nucléaire suite à une erreut humaine.

Sa conclusion n'est pas de livrer l'Ukraine à Moscou mais d'en faire un État souverain, économiquement viable et militairement neutre, un « bridge between Russia and NATO » plutôt qu'un avant-poste de l'un contre l'autre, soit très exactement la demande et la position du Krémlin avant 2014... et qui aurait assuré à l'Ukraine un développement et un enrichissement sans précédent. Persister dans la stratégie inverse, avertit-il, risque de conduire l'Ukraine à la ruine. Et c'est ce que l'on peut observer tragiquement aujourd'hui. Une autre Cassandre américaine.

2019 : la RAND et la stratégie de « sur-extension »

En 2019, la RAND Corporation publie Extending Russia: Competing from Advantageous Ground, un document qui mérite d'être lu. L'objectif de l'étude est explicite : identifier des moyens de pousser la Russie à consacrer davantage de ressources à une cause qui n'assurera pas son développement.

Parmi les six options géopolitiques étudiées figure : « Providing Lethal Aid to Ukraine » (« Fournir une aide militaire létale à l’Ukraine »).

La RAND analyse donc l'augmentation de l'aide militaire à Kiev comme un moyen potentiel d'accroître les coûts imposés à Moscou. Mais ses auteurs voient également le piège, à savoir que davantage d'armes américaines pourraient provoquer une réponse russe, accroître l'intensité de la guerre et conduire Moscou à engager davantage de forces. Le rapport ne « recommande » donc pas une guerre russo-ukrainienne ; il étudie froidement une stratégie de compétition dont l'Ukraine constitue l'un des théâtres possibles et reconnaît qu'une escalade destinée à augmenter le coût pour la Russie augmenterait simultanément le danger pour l'Ukraine et... conduirait assurément à sa destruction.

Lu rétrospectivement, le document est glaçant. Ce qui pouvait constituer un coût géopolitique imposé à la Russie représentait nécessairement, pour l'Ukraine, une guerre menée sur son propre territoire et éventuellement sa destruction, pur servir les intérêts géopolitiques des Etats-Unis.

2021-2022 : la dernière ligne rouge avant la guerre

Jeffrey Sachs appartient , lui, à une autre tradition. Économiste mondialement reconnu, professeur à Columbia University, conseiller de nombreux gouvernements ou du Secrétaire général de l'ONU où il supervise le combat pour la réduction de la pauvreté dans le monde, il fut directement impliqué dans les transformations économiques postsoviétiques. Il soutient que la guerre est l'aboutissement de « decades in the making » (« qui se préparait depuis des décennies »).

Il insiste particulièrement sur décembre 2021. Le 17 décembre, Moscou présente deux projets de traité aux États-Unis et à l'OTAN. Parmi les exigences figure l'arrêt de l'élargissement de l'Alliance. Washington refuse de fermer la « porte ouverte » de l'OTAN et déclare que l'élargissement de l'OTAN n'est pas du ressort de la Russie, mais exclusivement de l'OTAN et des Etats voulant y adhérer. Evidemment, les têtes pensantes à Washington et à l'OTAN sont convaincues alors que, soit la Russie n'osera pas franchir le Rubicon, soit en le faisant, elle sera détruite pas la riposte des sanctions économiques de l'Occident. Ce fut, en France, la fameuse « mise à genoux de la Russie » de l'inénarrable Bruno Le Maire, alors ministre de l'économie d'Emmanuel Macron.

Pour Sachs, ce refus constitue l'une des dernières occasions manquées avant l'invasion du 24 février. Il insiste ensuite sur les négociations russo-ukrainiennes du printemps 2022 et considère qu'une neutralité ukrainienne accompagnée de garanties internationales aurait pu constituer une sortie de guerre... lesquelles ont échoué en raison de l'intervention des dirigeants américains et britanniques, et tout particulièrement Boris Johnson qui fera alors le voyage à Kiev pour convaincre Volodymyr Zelensky, alors enclin à signer, de ne pas le faire, comme en témoigna le Premier ministre israélien d'alors, Naftali Bennett, participant aux négociations du memorendum d'Istanbul. Une forme de pacte fut alors passée, l'Occident demandant à l'Ukraine de tenir six mois, temps nécessaire pour mettre économiquement la Russie à genoux. On connait la suite... Pour Jeffrey Sachs la guerre d'Ukraine fut sciemment provoquée.

George Beebe apporte enfin une perspective particulièrement intéressante. Ancien directeur de l'analyse Russie à la CIA, aujourd'hui au directeur de la grande stratégie au Quincy Institute for Responsible Statecraft, il analyse le conflit à travers le concept géopolitique classique du dilemme de sécurité. Une puissance prend une mesure qu'elle juge défensive ; son adversaire la perçoit comme offensive et répond ; cette réponse confirme rétrospectivement les craintes initiales du premier camp. La spirale devient auto-entretenue.

Sa conclusion rejoint largement celle de Mearsheimer : la sortie durable du conflit passe par une Ukraine indépendante mais neutre, extérieure à l'OTAN, et par une architecture européenne de sécurité qui ne repose pas exclusivement sur l'expansion indéfinie de l'Alliance atlantique.

Une tragédie qui n'aurait pas dû être

Trente ans de documents et de témoignage dessinent ainsi une continuité difficile à balayer : les assurances de 1990 ; Matlock contre l'élargissement ; Kennan annonçant une nouvelle guerre froide ; Poutine formulant publiquement la ligne rouge russe en 2007 ; Burns avertissant Washington en 2008 des conséquences potentielles d'une entrée de l'Ukraine dans l'OTAN ; Mearsheimer annonçant en 2014 que l'Ukraine risquait d'être détruite par cette confrontation ; RAND étudiant en 2019 comment accroître les coûts supportés par la Russie en Ukraine ; Sachs et Beebe décrivant finalement l'engrenage qui conduit à 2022

Et c'est peut-être la leçon essentielle du réalisme en géopolitique. La sécurité d'un État ne peut durablement être construite en ignorant la perception de sécurité de la puissance située de l'autre côté de sa frontière. Les intentions changent, les gouvernements passent, mais les capacités militaires et la géographie demeurent.

Aujourd'hui, le danger est d'aller au bout de l'engrenage. Une poursuite de la dynamique actuelle peut conduire à une Ukraine encore amputée, démographiquement exsangue et économiquement ruinée, voire, dans le scénario le plus sombre, à sa désintégration comme État viable. Elle peut aussi consacrer un échec stratégique majeur de l'OTAN si l'objectif d'intégrer durablement l'Ukraine à l'espace occidental aboutit au résultat inverse : perte de territoires, destruction du pays et neutralisation imposée.

Cela démontre que la guerre d'Ukraine était prévisible en poursuivant la politique d'extension de l'OTAN. L'Ukraine en paye et en payera le prix fort ; son existence même à terme est, à nouveau, peut-être en jeu.
Certains, comme l'auteur de cet article, avaient vu juste avant même le déclanchement du conflit... rejoignant la longue liste des Cassandres dont les analyses parfaitement fondées et rationnelles n'ont finalement suscité que des attaques idiotes en « pro-Russie ». Sic transit gloria mundi.

Mais il existe un risque plus grave encore. Une dégradation militaire rapide de l'Ukraine pourrait provoquer à Washington ou dans certaines capitales européennes une réaction de panique stratégique : l'engagement supplémentaire, l'arme ou le déploiement de trop, faisant basculer une guerre par procuration en confrontation directe entre l'OTAN et la Russie. Entre puissances nucléaires, il n'existe alors aucune garantie que l'escalade puisse être maîtrisée.

Kennan l'avait compris alors que la Russie était à genoux. Matlock l'avait compris avant même le premier élargissement. Burns l'avait écrit noir sur blanc avant le sommet de Bucarest.

Plus de trente ans après les premiers avertissements, la question n'est donc peut-être plus seulement de savoir qui avait raison sur les origines de la guerre. Elle est de savoir combien de fois une catastrophe doit être annoncée avant qu'on ne recommence à écouter ceux qui tentent de la prévenir et ainsi de donner une chance à la diplomatie. Et aujourd'hui, les menaces avec ce conflit en Ukraine ne font que s'accroître pour l'ensemble de l'humanité.

« Ce sont les hommes qui écrivent l'histoire, mais ils ne savent pas l'histoire qu'ils écrivent. »
Raymond Aron

29 août 2026

Yann Bizien
29/8/2026


La petite élite politico-militaire et médiatique orgueilleuse qui pousse toujours plus l’Ukraine dans la guerre contre la Russie, et qui nous rappelle tous les jours que nous devons chèrement payer et nous préparer à un affrontement massif contre les forces russes, m'exaspère de plus en plus.
Je la connais, pour l'avoir fréquentée durant 41 ans.
Elle m'exaspère quand :
- Elle offre des milliards d'euros à un régime corrompu en Ukraine, à chaque caprice de Zelensky, cela sans notre avis, sans vote, sans transparence, sans contrôle et sans limites, servant prioritairement une cause étrangère plutôt que l’intérêt national, qu’il ne faut certainement pas confondre ;
- Elle livre des secrets de fabrication de missiles de MBDA, portant gravement atteinte à notre souveraineté industrielle et militaire, ainsi qu'à notre indépendance stratégique ;
- Elle porte inconsciemment atteinte aux intérêts vitaux de la Russie, puissance nucléaire, sans en imaginer les conséquences possibles dans la suite de cette guerre ;
- Incapable de fabriquer la paix, elle n’a plus d’autres solutions que l’escalade militaire et la guerre à outrance, cherchant la poursuite de cette guerre mais uniquement avec "le sang des autres", révélant ainsi sa lâcheté et son hypocrisie réelle.
Pousser l’Ukraine à poursuivre cette guerre par procuration, dans ces conditions, c’est-à-dire à nos frais et risques, avec notre argent et nos équipements militaires, en oubliant que cette guerre tue et détruit, sans aucun levier démocratique, m'exaspère tous les jours.
Il est parfaitement clair que nous avons au pouvoir une petite élite russophobe, lâche et belliciste, dépassée par tous ses échecs en politique intérieure, incapable de nous offrir d’autres perspectives qu’une logique de guerre qu’elle alimente par intérêt plutôt que par réalisme.
Nous connaissons tous l'option possible pour une paix d'équilibre et durable sur la ligne de front à l’est de notre continent : mettre un terme à l’expansion ostentatoire de l’Alliance Atlantique vers les frontières russes, ne pas otaniser la Mer Noire et ne pas occidentaliser l’Ukraine, qui ne doit pas rentrer dans l’UE ni dans l’OTAN.
Je n'éprouve aucun sentiment et aucun intérêt pour les États autres que la France. Le seul drapeau que j'admire est celui de la nation française.
L’OTAN et l’UE ne nous apportent ni la paix, ni la stabilité. Bien au contraire. Ces deux organisations sont truffées d'élites orgueilleuses, aveuglées par leurs ambitions personnelles et incapables de reconnaître le fait objectif qu’elles sont allées trop loin dans la provocation de la Russie.
Pour gagner la paix, l’Ukraine doit sortir de l’emprise des européistes et devenir un pays neutre.
Et pour gagner la paix à l’est de notre continent, il faut surtout une rupture politique majeure en France.
Point.