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4 février 2026

X France : requiem pour un oiseau bleu ?

H16
4/2/2026

C’était dans les tuyaux depuis un moment et ce qui devait absolument arriver arriva, sans surprise en France, ce bastion de la liberté, de l’égalité et des perquisitions surprises : les bureaux parisiens de la plateforme X ont été la cible d’une descente de police de grande ampleur menée par la section cyber du parquet de Paris, avec le soutien d’Europol.


Cette opération s’inscrit dans une investigation ouverte fort commodément en janvier 2025 suite à des signalements de députés dénonçant « des algorithmes biaisés » qui auraient pu fausser le traitement automatisé des données.

Au départ, cette enquête était initialement ouverte pour des soupçons de manipulation algorithmiques et d’ingérence mais depuis, sentant probablement que les faits initiaux auraient bien du mal à produire la moindre inculpation, l’enquête s’est considérablement alourdie.

Ici, l’expérience actuellement en cours de l’amende collée par la Commission européenne à la plateforme de Musk indique que les motifs frivoles font un peu rire tout le monde : les documents relatifs à cette amende ont été fuités et montrent par exemple que la Commission explique avoir trouvé répréhensible de fournir une coche bleue sur un compte parodique… de Donald Duck, qualifiant cette pratique de « trompeuse ».


On comprendra que non seulement les représentants américains se sont bidonnés en lisant ces âneries, mais que la crédibilité de la Commission européenne, déjà plus très élevée, a encore dégringolé de plusieurs marches. Il est dès lors logique que les magistrats de la Justice française amassent des éléments et des chefs d’accusations un tantinet plus solides pour éviter de passer pour une brochette de guignols.

Quand on ne trouve pas de preuves solides, on multiplie les chefs d’accusation car à défaut de viser juste, on doit tirer à la mitrailleuse. Ils ont donc tapé aussi fort que possible avec une litanie d’infractions bien poivrées puisque la justice française cible désormais des faits de complicité de diffusion de contenu pédopornographique et de négationnisme, comme on peut le constater avec le communiqué de presse du parquet, jamais en retard pour se faire niaisement mousser.


Et bien sûr, toujours sans la moindre surprise, c’est le chatbot d’intelligence artificielle Grok qui se retrouve particulièrement dans le viseur pour la génération d’images de célébrités et de politiciens en bikinis, sujet qui doit probablement faire hurler d’humiliation ceux qui croient nous diriger : la République tremble moins devant la dette publique que devant un algorithme qui déshabille ses ministres.

Exactement comme prévu dans un récent billet qui a tout juste une semaine, on utilise donc ce prétexte pour tomber sur la plateforme de Musk :

Apparemment, il semble indispensable de faire une analyse approfondie de l’IA de Musk, mais surtout pas des autres. On se demande soudainement pourquoi. Serait-ce parce qu’il faudrait trouver une raison solide de faire fermer le réseau social de Musk ?

Bref, le battage médiatique et l’outrage forcé qui ont accompagné ces images de Macron ou Barrot en bikini vont donc amplement servir à pourrir X en France et, dans la foulée, à en imposer la fermeture (si possible) ou, au moins, à en châtrer toute expression trop libre.

Bien évidemment – ce n’est pas ici le genre de la maison – ce billet ne sombrera dans aucune sorte de complotisme en ne rapprochant surtout pas cette descente de police à la fraîche dans les locaux de X avec le déferlement de commentaires et d’extraits des e-mails de Jeffrey Epstein.

Car oui, les derniers paquets ont été mis à la disposition par la justice américaine et, au grand dam de beaucoup de nos politiciens franco-français, ils révèlent les accointances nombreuses et fort gênantes avec le sulfureux financier.

Le nombre d’extraits d’emails, de captures d’écran et autres photos a été tel sur X que les journaux français, au départ prudemment retranchés dans un mutisme complet, ont été obligés d’aborder – d’aussi loin que possible – ces enquiquinants dossiers en se gardant bien de toute investigation profonde (et aussi, de tout mea culpa pour avoir distribué du « complotiste ! » à tous ceux qui mentionnaient ces accointances il y a déjà quelques années, pourtant à raison).

Tout cela n’est, bien évidemment, que pure coïncidence : que X fasse le travail que les pisse-copies subventionnés des journaux traditionnels ne font plus, voilà qui tombe fort mal, mais ce n’est pas du tout la raison pour laquelle on va perquisitionner tout ça.

Que nenni.


Tout se déroule donc exactement comme prévu, c’est-à-dire mal et dans un laps de temps très court.

Peut-être l’approche des élections municipales dans quelques mois et de l’élection présidentielle en 2027 impose un calendrier de plus en plus nerveux au pouvoir en place, et puis après tout, il faut bien en finir avec les petits plaisantins pardon complotistes pardon bots russes pardon antivax pardon je m’y perds, disons les ennemis de la démocratie qui déversent leur haine sur les rézossociaux. Et moyennant quelques fanfaronnades diplomatiques à destination de l’Oncle Sam – dont on étudiera la réponse dans les prochains jours – la clique en place va essayer de faire passer l’opération de censure assez grossière comme une opération de police traditionnelle.

Il apparaît en tout cas que cette perquisition, menée tambour battant, tient beaucoup de l’opération de communication et d’une nouvelle gesticulation destinée à impressionner les Français et accoler avec insistance des termes aussi dégradants que possibles (pédocriminalité, négationnisme) à Musk et son réseau social.

Cependant, comment ne pas voir la précipitation et l’envie trépignante, incontrôlée, de faire fermer le clapet à un réseau qui n’a rien de plus à se reprocher que les autres réseaux (sur lequels les autres IA pondent les mêmes images, sortent les mêmes âneries) ? On reconnaît un pouvoir aux abois non pas à la force de ses lois, mais à la nervosité de ses perquisitions. Ainsi, la danse anti-VPN immédiatement suivie d’un rétropédalage officiel gêné montre à quel point les autorités actuelles ne savent plus où donner de la tête pour maîtriser l’information. Ainsi, à défaut de convaincre, on perquisitionne.

Ces autorités ne maîtrisent concrètement plus rien du tout. Le narratif échappe complètement au gouvernement : les nuls qui prétendent nous gouverner se rendent compte, la panique dans leurs yeux, que leur communication n’a plus aucun impact et qu’ils sont vus pour ce qu’ils sont, des nuls. Devenus prévisibles car réagissant avec leurs émotions mal contenues, les voilà qui utilisent une fois encore les grosses ficelles d’une justice aux ordres pour tenter de faire tomber le soldat Musk et écraser la dissidence.

Leur échec va être drôle à observer.


https://h16free.com/2026/02/04/83375-x-france-requiem-pour-un-oiseau-bleu

26 janvier 2026

Amelia, le bug à cheveux violets qui fait trembler 10 Downing Street

H16
26/1/2026

Il se passe des choses Outre-Manche : alors que la propagande pro-immigration et pro-mondialiste bat son plein, le peuple britannique montre de plus en plus vivement son agacement. Et le dernier avatar de cette crispation, Amelia, déclenche une gêne palpable au sein du gouvernement.

Vous n’en avez certainement pas entendu parler, tant la presse française se fait un devoir d’indigence dès qu’émerge un sujet politiquement incorrect, mais au Royaume-Uni, Amelia défraye la chronique. Amelia qui ? Au départ, c’est un personnage fictif au look gothique et aux cheveux violets qui a émergé des tréfonds d’un programme éducatif britannique délicieusement niais et financé par le gouvernement, baptisé « Pathways ».


En substance, ce bidule est un outil d’apprentissage géré par le ministère de l’Intérieur visant à lutter contre l’extrémisme et dans ce dernier, Amelia était censée incarner une jeune radicalisée par des idées d’extrême droite, prônant des positions farouchement anti-immigration ainsi que la défense des « droits anglais ». Lancée au début de ce mois, elle apparaît dans un jeu interactif destiné à sensibiliser les adolescents aux dangers de la radicalisation et à déceler les pièges de l’extrémisme en ligne.

Dans ce jeu, un certain Charlie est placé dans des situations où, de façon commode, l’extrémisme n’est jamais celui des islamistes ou des antifas, mais seulement de « l’extrême-droite » ou ce qui est présenté directement comme tel. Eh oui : dans Pathways, penser mal est un crime et penser trop, un délit aggravé. Pendant ce temps, Amelia est celle qu’il ne doit pas écouter, sous peine par exemple de se retrouver en prison pour avoir milité pour ne plus accepter d’immigrants illégaux…

Las ! Son design coloré a rapidement été détourné : au lieu de servir d’avertissement et de montrer ce qu’il ne faut surtout ni dire ni être, Amelia a rapidement été récupérée par les réseaux sociaux (notamment X et Reddit) et s’est muée en icône virale où elle a été adoptée par des communautés nationalistes, conservatrices, de droite et d’extrême-droite britannique.

Très rapidement, ce sont des douzaines de mèmes, de vidéos, d’animés (et même une cryptomonnaie sur le réseau Solana portant son nom) qui sont apparus et qui ont ainsi transformé cette antagoniste en égérie qui ridiculise depuis les efforts du gouvernement pour lutter précisément contre les discours anti-immigration, anti-mondialistes et conservateurs. Le compte X dédié à cette nouvelle figure a rapidement rassemblé des dizaines de milliers d’abonnés.


Destinée à représenter le mal, cette création virtuelle a rapidement conquis une frange croissante des internautes qui y ont trouvé un moyen simple d’utiliser les narratifs dégoulinants de niaiserie du gouvernement contre lui-même, transformant l’opération d’éducation de propagande maladroite du gouvernement en véritable retour de bâton massif qu’il est incapable à présent de juguler.

Ce n’est pourtant pas faute d’essayer, tant il est maintenant clair que le gouvernement britannique semble avoir choisi de passer le turbo sur l’autoroute vers l’enfer orwellien : depuis les lois comme « l’Online Safety Act » de 2023, il a intensifié la surveillance et la répression des discours en ligne, menant à une augmentation notable des poursuites pénales pour des publications considérées comme « haineuses » ou incitant à la violence. Par exemple, en 2025, des données policières ont révélé que plus de 12 000 personnes sont arrêtées annuellement pour des infractions liées à la parole, soit environ 30 par jour, incluant des retweets ou des caricatures.

À ceci s’ajoute des restrictions sur le droit de manifester, avec des lois comme le « Police, Crime, Sentencing and Courts Act » et le « Public Order Act » qui accordent aux forces de l’ordre des pouvoirs discrétionnaires pour interdire ou disperser des protestations pacifiques, ainsi que, encore plus inquiétante, la création d’unités spéciales comme la National Internet Intelligence Investigations team en 2025, destinée à suivre les publications « anti-migrants »… Eh oui, la police britannique ne court plus après les pickpockets, elle traque les adjectifs qualificatifs sur X.

Malgré ces menaces croissantes sur toutes les libertés fondamentales, nombreux sont ceux qui petit à petit se rendent compte de la fierté d’appartenir à une certaine culture occidentale, et qui, dans le cas présent, utilisent Amelia pour l’exprimer directement.


Au passage, notons que cette méthode a été copié aussi en Allemagne… et même en France.

Le succès de ce détournement par ce que les uns appellent les nationalistes d’extrême-droite et les autres les patriotes n’est cependant pas un simple succès de réseau social.

En effet, derrière les petits mèmes et les vidéos amusantes se développe une véritable haine de Keir Starmer dont les taux d’approbation sont absolument catastrophiques : à part Macron, qui réussit le pari d’être encore plus détesté (voire haï) par son peuple, le premier ministre britannique est le dirigeant le plus honni des chefs d’États et de gouvernements occidentaux.

Et ce n’est donc pas surprenant qu’au cours des deux semaines qui ont suivi la naissance et la croissance rapide de popularité d’Amelia, Keir Starmer a été contraint de modifier son projet d’identité numérique pour ne plus le rendre obligatoire, puis d’abandonner ses tentatives d’interdiction internationale de X, la plateforme de Musk, et a même été contraint de se retirer de l’accord sur les îles Chagos visant à les rendre à l’île Maurice.

Manifestement, l’opposition conservatrice est poussée par l’impopularité record de l’actuel premier ministre et le fiasco phénoménal d’Amelia ajoute de l’huile sur le feu.

Ce désastre édifiant révèle une nouvelle fois les limites des campagnes gouvernementales, et les limites intellectuelles plus profondes encore de ceux qui les mettent en place et qui sous-estiment assez systématiquement la culture internet et ses dynamiques imprévisibles.

En dotant Amelia d’une personnalité attachante et d’une esthétique séduisante, ces autorités ont véritablement fourni le bâton pour se faire battre, illustrant encore une fois à quel point ces réseaux sociaux sont trop indépendants et particulièrement rétifs à la propagande, dès lors que les discours variés y sont autorisés.

On comprend pourquoi ils sont devenus plus qu’une épine dans le pied de nos gouvernants mais bien la cible à abattre : non seulement cela contrecarre les niaiseries et la propagande qu’ils débitent, mais ils les retournent contre eux.

Combien de temps avant qu’un phénomène semblable se développe en France ?


https://h16free.com/2026/01/26/83242-amelia-le-bug-a-cheveux-violets-qui-fait-trembler-10-downing-street

22 janvier 2026

Régis de Castelnau

Rubrique : union de la "gauche"

- 22/1/2026 - La loi Yadan, infecte loi scélérate, entend criminaliser comme antisémite toute critique de l’État génocidaire israélien.
Elle est ce faisant le pire des textes antisémites.
Puisqu’elle essentialise les Israéliens comme juifs (alors que 30 % des Israéliens ne sont pas juifs). En effet toutes les horreurs criminelles auxquelles nous assistons depuis plus de deux ans, massacres, épuration ethnique, apartheid, pogroms, atrocités sur les prisonniers, ont été commis par l’État d’Israël et certains de ses citoyens. Et cette proposition de loi vient prétendre que les critiquer ou les combattre serait antisémite.
Mesure-t-on que ce raisonnement absurde, qui n’a pour but que de protéger un État étranger, postule par conséquent que ces crimes commis sont juifs par nature ?
C’est simplement de la folie.
Comme par hasard, cette monstrueuse atteinte à la liberté d’expression garantie par notre Déclaration des Droits de l’Homme, a été signée par quatre députés socialistes dont évidemment François Hollande. Et c’est grâce à l’abstention des socialistes qu’elle a été adoptée par la commission des lois et sera discutée en séance lundi prochain.
Il n’y a bien sûr rien à attendre d’autre de la part de Madame Yadan dont l’activité parlementaire n’est consacrée qu’au service d’un État étranger.
Mais comment peut-on continuer, ne serait-ce qu’à discuter, avec les dirigeants d’un parti socialiste, dont un Olivier Faure n’hésite pas à afficher l'écœurante duplicité.
En ajoutant à la liste déjà copieuse de ses trahisons, celle d’un des principes les plus fondamentaux de la République ?

14 janvier 2026

Bikinis et statistiques : la nouvelle terreur des dirigeants

H16
14/1/2026

Horreur, catastrophe et heures les plus sombres : de dangereux internautes seraient en train de ficher les musulmans de France !

Quelle abomination ! Il semble en effet qu’un site se charge de recenser toutes les mosquées de France.

Ce site, c’est Trouve Ma Mosquee et cette cartographie vient de déclencher une véritable crise d’hystérie dans les médias…


Ah, pardon, non, on m’explique que ce n’est pas de ce site dont il est question, mais de Où Va Ma France ! Il s’agit d’une plateforme en ligne qui agrège et visualise des données officielles sur les évolutions démographiques, sécuritaires, migratoires et culturelles en France, en se concentrant sur cinq thèmes principaux (insécurité, immigration, islamisation, défrancisation et « wokisme »), avec des indices synthétiques, des cartes interactives et un flux d’incidents en temps réel.

Le site, lié à un compte X actif qui partage des statistiques locales similaires, vise à informer sur l’état des lieux de la France à travers des tableaux de bord et des sources comme l’INSEE ou data.gouv.fr.

La polémique éclate au début de ce mois suite à un message posté sur X par son compte officiel, vantant une fonctionnalité permettant de localiser les centres pour migrants, les mosquées et les quartiers dits « émotifs » « sensibles » à proximité, présenté comme un outil pratique pour un déménagement.

Accusé par la députée écologiste Sabrina Sebaihi de « ficher » les musulmans en raison de leur origine, de recourir à des statistiques ethniques illégales et de mettre « des cibles dans le dos » des Français de confession musulmane, le site est perçu par ses détracteurs comme un outil discriminatoire et islamophobe, recyclant des thèmes chers à l’extrême droite tels que l’insécurité, l’immigration, l’islamisation, la « défrancisation » et le « wokisme », et, pire que tout, en s’appuyant sans vergogne sur des données publiques issues de sources officielles comme l’INSEE ou l’OFII. C’est un scandale !

Immédiatement, la presse prend le relais. Libération, BFM, Le Parisien et d’autres se fendent d’articles – à charge – pour tenter de faire monter l’outrage et camoufler l’absence de différence entre ce site et les données publiques disponibles sur la Cimade, la Finess ou le SIG officiel des villes de France.


Car voyez-vous, il y a la bonne information, celle qu’on peut trouver soi-même sur les sites officiels, sur les sites dédiés. C’est une information citoyenne et engagée qui permet de se faire une idée de l’endroit où l’on vit, les lieux de culte etc. Et il y a la mauvaise information, qu’on peut trouver soi-même sur les sites officiels ou dédiés qui est scandaleusement rassemblée par des citoyens engagés afin de transmettre une idée de l’endroit où l’on vit, des lieux de culte, etc.

Et ça, c’est scandaleux parce que c’est d’extrême droite et c’est forcément fasciste.


Parallèlement – et ce n’est pas sans lien – les plaintes contre X s’empilent.

Non, il ne s’agit pas d’une recrudescence de cette procédure pénale permettant à une victime de signaler une infraction dont l’auteur est inconnu, mais de l’accumulation de gémissements plus ou moins outrés contre la plateforme de Musk.

Depuis le rachat de Twitter par Musk pour en faire X, l’ensemble de l’intelligentsia occidentale s’est largement exprimée et agitée pour que cette plateforme écrabouille consciencieusement la liberté d’expression sous la bien-pensance, l’auto-censure et les thèmes gauchistes du moment. Au moment où il fut clair qu’il n’en serait rien, tout ce que la classe jacassante comptait d’influenceurs s’est mobilisé pour trouver des moyens de faire fermer X.

Bien évidemment, les autorités européennes ne furent pas en reste et les passes d’armes entre l’ex-Commissaire Breton et Elon Musk ont régalé de nombreux lecteurs, tant les fessées numériques infligées au premier par le second furent retentissantes (et méritées). Comme les échecs des détracteurs de X à faire fermer la plateforme s’accumulent, les prétextes deviennent de plus en plus rocambolesques.

Dernièrement, ce sont plusieurs officiels gouvernementaux qui ont jugé absolument scandaleuse la possibilité de produire, directement à partir de la plateforme en question et en utilisant l’intelligence artificielle Grok, des images de personnes en bikini. Sans surprise, ces critiques sont venues des suspects habituels ; au Royaume-Uni, ce fut notamment le premier ministre Kier Starmer qui a estimé que ces générations d’images était absolument scandaleuses et les menaces de sanctions ont rapidement fusé vers Musk que ce dernier a analysé comme un nouveau prétexte pour censurer la plateforme.

En France, ce fut notamment le cas de cette endive excitée de Jean-Noël Barrot. Nageant une fois encore dans cette confusion mentale épaisse qui semble présider à toutes ses prises de paroles publiques, il a choisi dans un tweet approximatif de rappeler qu’il avait porté une loi sur les « deepfakes à caractère sexuel » en incitant les victimes de ces photos en bikinis à porter plainte aussi vite que possible, que diantre.

Dans la foulée, le ministère de l’Économie – apparemment compétent pour épiloguer sur l’intelligence artificielle et les bikinis – s’est aussi fendu d’une communication étrange mentionnant des contenus illicites, jugeant sans doute – à raison – que voir Jean-Noël Barrot en bikini constituait une forme assez barbare de torture.


Au passage, on devra noter le timing particulièrement judicieux de ces demandes de censure puisqu’elles sont intervenues au moment même où tout internet fut coupé en Iran, l’actualité ayant probablement un sens élevé de l’ironie.

Et ici, peu importe que ces images de personnes en bikini concernent aussi bien les femmes que les hommes, ou que ces dernières ne contiennent pas, au terme de la loi, de caractère sexuel, ni que ces contenus puissent être produits aussi bien sur X via Grok que sur Gemini de Google ou ChatGPT d’OpenAI : il apparaît évident que les images de célébrités et de politiciens en bikini produites par X sont insupportables et justifient une épaisse censure de toute la plateforme, le plus rapidement possible, alors que les mêmes images produites par Gemini ou ChatGPT sont de simples contenus générés par l’intelligence artificielle et voilà tout. Quand une IA génère des bikinis, c’est de l’innovation mais quand c’est celle de Musk, c’est un motif de dépôt de plainte.


Et tant pour le site « Où Va Ma France » que pour ces histoires de bikinis, on retrouve les mêmes mécanismes de volonté de censure basés sur des sentiments offusqués propulsés par toujours les mêmes types de gauchistes qui veulent avant tout contrôler le discours et les informations disponibles pour le peuple. Dans un monde où l’information doit être à la fois publique et politiquement filtrée, rendre visible ce qui dérange devient un acte subversif.

Ces deux affaires révèlent une vérité simple : ce n’est pas la nature de l’information qui pose problème, mais qui la diffuse et comment. Des données publiques deviennent « dangereuses » quand elles sont trop facilement accessibles, des algorithmes d’IA deviennent « toxiques » quand ils ne sont pas entre les bonnes mains.

Le message est clair : l’information doit rester le privilège de ceux qui savent ce qui est bon pour vous.


https://h16free.com/2026/01/14/83179-bikinis-et-statistiques-la-nouvelle-terreur-des-dirigeants

5 février 2024

Catherine Gaillard

On ne peut DIRE de meilleure façon que Enki Bilal ici, la folie et le ridicule avilissants d'une époque, la nôtre hélas, et en marge, ceux d'une petite armée d' "artistes" buzzéiformes pour la plupart - qui pétitionne et ose réclamer son bulletin de vote au poète. 1 minute 50".


16 décembre 2023

Mardi 19/12 : la censure au vote…

Pierre Duriot

À envoyer à vos députés, à qui on va tenter, mardi, de faire voter l'interdiction de toute critique de la gestion du Covid et des vaccins.

Madame Monsieur le député
Mardi 19 décembre 2023 vous allez devoir voter le projet de loi « contre les dérives sectaires créant un délit de provocation à l’abandon de traitement médical : les risques pour la liberté d’expression. »
Dans ce projet de loi un nouvel article doit être inséré dans le Code pénal ainsi rédigé : « est punie d’un an d’emprisonnement et de 15 000 euros d’amende la provocation à abandonner ou à s’abstenir de suivre un traitement thérapeutique ou prophylactique, lorsque cet abandon ou cette abstention est présenté comme bénéfique pour la santé des personnes visées alors qu’il est, en l’état des connaissances médicales, manifestement susceptibles d’entraîner pour elles, compte tenu de la pathologie dont elles sont atteintes, des conséquences graves pour leur santé physique ou psychique ».
Cela reviendrait à emprisonner aujourd’hui des éminences scientifiques qui ont émis des doutes sur les traitements officiels et seuls autorisés pendant la crise COVID. Les risques pour la liberté d’expression ne sont pas dans l’interdiction d’un débat contradictoire sur une thérapie, mais bien celle d’en discuter les effets ou les alternatives. On ne protège pas systématiquement en interdisant. Ce texte semble destiné à sanctuariser une version officielle de la science, qui par définition ne peut être décrétée par un pouvoir. L’histoire est remplie de ces fausses visions, dont la plus célèbre est celle d’un Galilée condamné à se taire sur l’héliocentrisme sous peine de finir sur un bûcher. Staline avait usé d’un tel procédé, est-ce là le virage que vous souhaitez donner à notre République ?
La manipulation sémantique pratiquée par le régime macroniste conduit à obliger au silence et à l’obéissance, sur ces sujets, pour protéger la liberté d’expression. Comment pouvez-vous tolérer, ou croire, que l’on prétende défendre la liberté de parole en l’interdisant ? S’il faut protéger des personnes faibles contre les charlatans, des lois existent déjà et les coupables, qui exercent de manière illégales, se trouvent régulièrement condamnés. Cette loi, si vous la votez ne s’adressera pas seulement à de pseudo-médecins, mais bel et bien à des professeurs et chercheurs, qui font leur travail et expriment un doute, voire mettent en gardent sur des bases scientifiques, non sur des délires ou des divagations invraisemblables, sur les risques éventuels qu’ils découvrent. Le gouvernement ne cherche pas à sauvegarder la vérité, il tente grossièrement de se protéger contre ses propres actions et celles aujourd’hui contestées, d’un « conseil de défense scientifique » duquel furent exclus tous ceux qui ne pensaient pas comme le pouvoir. C’est cela qu’il s'efforce de faire en vous invitant à approuver une telle loi, présentée sous un aspect protecteur et bienveillant, culpabilisant d’ores et déjà tous ceux qui oseraient s'y opposer en les désignant de fait, comme des irresponsables. Le piège est là, grossier, n'y tombez pas.
Le RPF vous demande de refuser fermement cette loi et son article 4 qui n'a pas sa place dans un arsenal législatif libre et démocratique. Nous serons très attentifs à la suite qui aura été donné à ce projet de loi. Comme toujours, notre tribune s’en fera un large écho. Gardez à l’esprit que voter un tel texte poussera ce régime inexorablement à aller plus loin. Demain ce sera la contestation même du pouvoir et donc la démocratie qui sera contestée. C’est le chemin déjà largement entamé, avec l’utilisation à répétition d’un article 49.3 largement dévoyé.

2 décembre 2023

31 octobre 2023

Gastel Etzwane

Thierry Breton : « On est la première démocratie du monde libre (sic) à avoir mis en place une régulation des réseaux. »
« Si on est les premiers et les seuls à l'avoir fait, c'est que ce n'est pas facile », poursuit le commissaire européen à la propagande, qui s'est appuyé sur l'officine atlantiste Newsguard pour mettre en place le Digital Service Act (DSA).

Pas facile de censurer au nom de la démocratie, surtout quand on n'est pas élu, n'est-ce pas ?


23 octobre 2023

En matière d’internet, la France n’est plus si loin de la Corée du Nord…

H16

Parfois, un pays sombre rapidement dans la dictature : une révolution violente, quelques hommes autoritaires, déterminés et sans scrupules, et voilà le peuple sous un joug tyrannique. Et parfois, les dérives sont progressives, lentes, insidieuses et il faut plusieurs années pour parvenir à créer un enfer où chaque geste est surveillé, chaque opinion contrôlée et chaque expression soigneusement limitée ou interdite. C’est ce dernier chemin qu’a manifestement choisi la France.

Encore une fois, il suffit de lire et comprendre ce que les actuels membres du gouvernement nous réservent pour comprendre que non, ceci n’est pas une exagération, n’en déplaise à tous les petits Normies terrorisés à l’idée d’avoir une opinion un peu piquante mais réaliste de la situation actuelle du pays.

Confortablement engoncés dans la Pensée officielle autorisée, ils pourront toujours s’écrier “Allons ! Nous avons encore la possibilité de nous exprimer ! Nous ne somme pas en Corée du Nord, hein !”, participant ainsi, par bêtise, niaiserie ou simple lâcheté, à entériner les lois et projets de plus en plus affolants que ces membres du gouvernement sont en train de mettre en place et qui aboutissent bien, de fait, au même résultat subi par les Nord-Coréens, à savoir celui d’une parfaite et complète censure de leurs opinions et une liberté d’expression nulle.

Certes, la France n’y est pas encore mais la trajectoire est la bonne, et les étapes pour y arriver sont brûlées de plus en plus vite.

Il suffira pour s’en convaincre d’aller regarder les atterrantes âneries que Jean-Noël Barrot, l’actuel Ministre délégué concrètement chargé des intertubes et des réseaux sociaux, a récemment proférées justement sur l’un d’eux – X, anciennement Twitter – pour comprendre l’ampleur du problème.


Prétextant l’usage des réseaux sociaux dans l’amplification des violences urbaines – que ce triste clown et les autres du gouvernement sont totalement infoutus de gérer et encore moins d’éviter, notre ministricule entend donc, pour faire original, ajouter une nouvelle couche de restrictions et de lois pour contrôler les moyens de communication moderne.

Ainsi, Barrot estime-t-il indispensable d’ajouter de nouvelles lois à celles existant condamnant déjà les appels à casser, piller, détruire. Ceci n’est guère étonnant : dans une parfaite illustration de sa médiocrité, l’actuel gouvernement camoufle son impuissance et son incompétence en gesticulant légalement, préférant la législorrhée à l’action concrète.

Appliquer les lois existantes ? Mais, vous n’y pensez pas mon brave ! Cela pourrait constituer un début de solution !


Plutôt que prendre le taureau des violences urbaines par les cornes d’une application efficace des lois et une répartition idoine des forces de police, tant en personnels qu’en budget, mettons plutôt en place un Bidulotron Républicain, qu’on appellera “Réserve citoyenne du numérique”, sorte de mouroir subtil pour toute velléité d’action qui permettra de graisser les pattes de quelques nigauds inutiles et encore plus d’associations lucratives sans but, qui pourront “pacifier internet”.

Très concrètement, c’est une limonade de parfum à peine différent et de la même eau croupie que celle qui coule dans les tuyaux des “fact-checkers” habituels, ceux qui se sont déjà illustrés par leur mémorable travail de propagande éhontée sur le virus, les vaccins, la guerre en Ukraine, les élections américaines et j’en passe, dont on se rappellera au passage qu’ils ont été financés par un détournement scandaleux du Fonds Marianne et des petites magouilles de Marlène Schiappa.

Nul doute que ce Bidulotron citoyen, sorte de ferme à trolls gouvernementaux co-construite en éco-responsabilité biocompatible avec les autorités publiques, suivra une trajectoire similaire : demander à des associations qui vivent exclusivement de l’argent de l’État (et donc du bon vouloir du gouvernement) d’agir pour “pacifier” les réseaux sociaux, ce n’est ni plus ni moins que payer une milice associative pour les patrouiller, avec l’argent du contribuable.

Et lorsque La Patrouille des Tubes (citoyenne, écoconsciente et numérique, cela va de soi) vous chopera à inciter à des actions par ailleurs parfaitement illégales (et donc déjà sous le coup de la loi), cela pourra conduire à des peines de bannissement des réseaux, assorties d’amende et de prison si vous persistez à contourner ce bannissement…


C’est en tout cas ce que semble croire Barrot avec un aplomb que seul les cuistres et les imbéciles peuvent se permettre. En réalité, on aura bien du mal à imaginer ce qui se passera, tant il est évident que cette nouvelle fournée de délires technocratiques sera inapplicable : entre les internautes qui, bien que francophones, seront en dehors du territoire français, ceux qui se cacheront derrière un VPN ou ceux qui seront tout simplement inaccessibles à ces mesures de censure, sans même parler de leur nombre qui ramènera les actions de la Patrouilles des Tubes à de simples gesticulations théâtrales, il y a fort à parier que tout ceci se terminera en jus de boudin, l’argent dépensé n’étant certainement pas perdu pour tout le monde.

Mais plus à propos, ces contorsions pitoyables démontrent une haine très spécifique de la liberté permise par Internet et les réseaux sociaux, haine assez franco-française par essence : il faut en effet se rappeler qu’après le crâne d’œuf sans jaune de Barrot, c’est aussi un autre Français, Thierry Breton, cette frétillante endive chevelue qui s’attelle actuellement à faire régner censure et mesquineries numériques sur l’internet européen.

Manifestement, les rebuffades très publiques de Musk aux injonctions vagues et chargées de menaces du commissaire européen ont surtout poussé ce dernier, l’égo froissé, à envisager d’intenter des actions contre la plateforme du milliardaire, ce qui n’a pas manqué de lui faire demander, toujours publiquement, de venir s’expliquer directement sur la plateforme plutôt que tenter des petits arrangements en coulisse.


Là encore, on ne sera pas surpris des velléités de censure d’internet par un Français, dont l’application réelle risque au mieux d’échouer minablement et au pire de conduire à une indisponibilité de la plateforme pour 500 millions d’Européens (ce qui ne manquerait pas de faire un scandale assez cuisant pour Breton). C’est consternant et très illustratif de la tendance générale du pays et de la mentalité de ses ressortissants dès qu’ils ont le pouvoir.

En somme, la “Patrie des Droits de l’Homme” est aussi devenue celle d’un paquet de censeurs besognant âprement à faire taire leurs opposants.

Vraiment, avec de tels représentants, ce pays est foutu.


21 octobre 2023

Un manifeste phare contre le « complexe industriel de la censure »

Libre Média
Mercredi le 18 octobre 2023, à 18:00

De gauche à droite: Jordan B. Peterson, Bari Weiss et Julian Assange. Photo: compte X du journal Die Welt.

Dans la Déclaration de Westminster, près de 140 personnalités parmi lesquelles Jordan B. Peterson, Julian Assange, Bari Weiss et Edward Snowden prennent la parole pour dénoncer la mise en place d’un vaste système de censure à travers le monde.

En signe d’appui, Libre Média reproduit intégralement la déclaration ci-dessous.

Ce manifeste a été rédigé par des journalistes, artistes, auteurs, activistes, spécialistes en technologie et académiciens pour mettre en garde contre la croissante censure internationale qui menace d’éroder des normes démocratiques centenaires.

En provenance de la gauche, de la droite et du centre, nous sommes unis par notre engagement en faveur des droits universels de l'homme et de la liberté d'expression, et nous sommes tous profondément inquiets par les tentatives visant à qualifier la parole protégée de «désinformation», de «mésinformation» et d'autres termes mal définis.

La liberté d'expression est notre meilleure défense contre la désinformation.

L’usage abusif de ces termes a mené à exercer la censure sur des citoyens ordinaires, des journalistes et des dissidents dans le monde entier.

Une telle ingérence dans le droit à la liberté d’expression supprime toute discussion valable sur les questions urgentes d’intérêt public, et porte atteinte aux principes fondamentaux de la démocratie représentative.

Partout dans le monde, les dirigeants gouvernementaux, les sociétés de médias sociaux, les universités et les ONG s’emploient ou s’investissent de plus en plus à surveiller les citoyens et à les priver de leur voix. Ces actions coordonnées à grande échelle sont parfois dénommées le «Complexe Industriel de la Censure».

Ce complexe manœuvre souvent au moyen de politiques gouvernementales directes. Les autorités indiennes et turques se sont emparées du pouvoir de supprimer les contenus politiques des réseaux sociaux. Le corps législatif allemand et la Cour Suprême du Brésil criminalisent le discours politique.

Dans d'autres pays, des mesures telles que le projet de loi irlandais sur le «discours de haine», le projet de loi écossais sur les crimes haineux, le projet de loi britannique sur la sécurité en ligne et le projet de loi australien sur la «mésinformation» menacent de restreindre sévèrement le droit à s’exprimer et ainsi de créer un effet dissuasif.

Mais le complexe industriel de la censure opère selon des méthodes plus subtiles, qui incluent le filtrage de visibilité, l’étiquetage et la manipulation des résultats des moteurs de recherche.

Ce n’est que grâce à la liberté d’expression que nous pouvons dénoncer les violations de nos droits et lutter pour de nouvelles libertés.

En boycottant et en signalant, les censeurs des médias sociaux ont déjà réduit au silence les opinions légitimes sur des sujets d’importance nationale et géopolitique. Ils l'ont fait avec le plein soutien des «experts en désinformation» et des «vérificateurs de faits» des grands médias, qui ont abandonné les valeurs journalistiques du débat et de l'enquête intellectuelle.

Tout comme les fichiers Twitter l'ont révélé, les entreprises technologiques procèdent souvent à une «modération de contenu» liée à la censure en coordination avec les agences gouvernementales et la société civile.

Bientôt, le règlement européen sur les services numériques (DSA) rendra officielle cette relation en donnant les données des plateformes à des «chercheurs agréés» issus d'ONG et du monde universitaire, laissant ainsi nos droits d'expression à la discrétion de ces organismes non élus et manquant de mécanismes de responsabilisation.

Certains hommes politiques et ONGs visent même à cibler les applications de messagerie cryptées de bout en bout comme WhatsApp, Signal et Telegram. Si le cryptage de bout en bout disparaît, nous n’aurons plus aucune possibilité de véritables conversations privées dans la sphère numérique.

Bien que la désinformation entre États soit un réel problème, les agences conçues pour lutter contre ces menaces, comme la Cybersecurity and Infrastructure Security Agency aux États-Unis, se retournent de plus en plus vers elles-mêmes et contre les citoyens. Sous le prétexte de prévenir le préjudice et de protéger la vérité, la parole est traitée comme une activité autorisée plutôt que comme un droit inaliénable.

La censure nous prive de la richesse de la vie elle-même.

Nous sommes conscients que les mots peuvent parfois être offensifs, mais nous rejetons l’idée selon laquelle les sentiments blessés et l’inconfort, même graves, justifient la censure. Le discours ouvert est le pilier central d’une société libre, et est essentiel pour tenir les gouvernements pour responsables, pour favoriser l'autonomie des groupes vulnérables et réduire le risque de tyrannie.

La protection de la parole ne concerne pas uniquement les points de vue avec lesquels nous sommes d’accord ; nous devons protéger avec vigueur la parole des opinions auxquelles nous nous opposons le plus fermement. Ce n’est que sur la place publique que ces opinions peuvent être entendues et véritablement contestées.

Qui plus est, à maintes reprises, des opinions et des idées impopulaires finissent par devenir des idées reçues. En qualifiant certaines positions politiques ou scientifiques de «mésinformation», nos sociétés risquent de s'enliser dans de faux paradigmes qui priveraient l'humanité de connaissances durement acquises et anéantiraient la possibilité d'acquérir de nouvelles connaissances.

La liberté d'expression est notre meilleure défense contre la désinformation.

L’attaque contre la parole n’est pas seulement une question de règles et de réglementations déformées : c’est la crise de l’humanité elle-même. Chaque campagne pour l’égalité et la justice dans l’histoire s’est fondée sur un forum ouvert pour exprimer la dissidence.

Dans d’innombrables exemples, comme notamment l’abolition de l’esclavage et le mouvement pour les droits civiques, le progrès social a dépendu de la liberté d’expression.

Nous ne voulons pas que nos enfants grandissent dans un monde où ils vivraient dans la peur d’exprimer leur pensée. Nous voulons qu’ils grandissent dans un monde où leurs idées puissent être exprimées, explorées et débattues ouvertement – un monde que les fondateurs de nos démocraties envisageaient lorsqu’ils ont inscrit la liberté d’expression dans nos lois et nos constitutions.

Le premier amendement des États-Unis est un exemple solide de la manière dont le droit à la liberté d’expression, de presse et de conscience peut être fermement protégé par la loi. Il n’est pas nécessaire d’être d’accord avec les États-Unis sur chaque question pour reconnaître qu’il s’agit d’une «première liberté» vitale dont découlent toutes les autres libertés.

Ce n’est que grâce à la liberté d’expression que nous pouvons dénoncer les violations de nos droits et lutter pour de nouvelles libertés.

Il existe également une protection internationale claire et solide de la liberté d’expression. La Déclaration universelle des droits de l'homme (DUDH) a été rédigée en 1948 en réponse aux atrocités commises pendant la Seconde Guerre mondiale.

L'article 19 de la DUDH énonce: «Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.»

Comme indiqué clairement dans l’article 19, le corollaire du droit à la liberté d’expression est le droit à l’information. Dans une démocratie, personne n’a le monopole de ce qui est considéré comme la vérité. La vérité doit plutôt être découverte à travers le dialogue et le débat – et nous ne pouvons pas découvrir la vérité sans admettre la possibilité d’erreurs.

La censure au nom de la «protection de la démocratie» inverse ce qui devrait être un système de représentation ascendant en un système de contrôle idéologique descendant. Cette censure est finalement contre-productive: elle sème la méfiance, encourage la radicalisation et le processus démocratique perd sa légitimité.

Au cours de l’histoire de l’humanité, les attaques contre la liberté d’expression ont été précurseurs des attaques contre toutes les autres libertés. Les régimes qui ont érodé la liberté d’expression ont toujours inévitablement affaibli et endommagé d’autres structures démocratiques fondamentales.

De la même manière, les élites qui poussent aujourd’hui à la censure sapent également la démocratie. Ce qui a changé cependant, ce sont les outils technologiques et à grande échelle grâce auxquels la censure peut être mise en œuvre.

Nous pensons que la liberté d’expression est essentielle pour garantir notre protection contre les abus de pouvoir de l’État – abus qui ont historiquement constitué une menace bien plus grande que les paroles d’individus isolés ou même de groupes organisés.

Dans l’intérêt du bien-être et de l’épanouissement de l’humanité, nous lançons les 3 appels à l’action suivants:

Nous faisons appel aux gouvernements et aux organisations internationales à assumer leurs responsabilités envers les peuples et à respecter l’article 19 de la DUDH.

Nous faisons appel aux entreprises technologiques à s’engager à protéger la place publique numérique telle que l’indique l’article 19 de la DUDH, et qu’elles s'abstiennent de toute censure politique, de la censure des voix dissidentes et de la censure de l’opinion politique.

Enfin, nous faisons appel au grand public à nous rejoindre dans la lutte pour préserver les droits démocratiques des citoyens. Les changements législatifs ne suffisent pas. Nous devons également créer dès le départ un climat de liberté d’expression en rejetant le climat d’intolérance qui encourage l’autocensure, et qui crée des conflits personnels inutiles pour beaucoup. Au lieu de la peur et du dogmatisme, nous devons adopter l’enquête et le débat.

Nous défendons votre droit de poser des questions. Des débats passionnés, même ceux qui peuvent causer de la détresse, valent bien mieux que pas de débat du tout.

La censure nous prive de la richesse de la vie elle-même. La liberté d'expression est le fondement de la création d'une vie pleine de sens et d'une humanité épanouie – à travers l'art, la poésie, le théâtre, l'histoire, la philosophie, la chanson et bien plus encore.

Cette déclaration est le résultat d’une première réunion de défenseurs de la liberté d’expression du monde entier, réunis à Westminster, Londres, en fin de juin 2023. En tant que signataires de cette déclaration, nous avons des désaccords politiques et idéologiques fondamentaux.

Cependant, ce n’est qu’en nous unissant que nous parviendrons à faire disparaître la censure qui envahit nos vies, dans le but de pouvoir conserver notre capacité de débattre ouvertement, et à nous défier les uns les autres. C'est dans cet esprit de différence et de débat que nous signons la Déclaration de Westminster.

18 octobre 2023

Denis Collin

Obono qualifie le Hamas d'organisation qui "résiste", Darmanin veut la poursuivre pour apologie du terrorisme. ils sont tous fous.
Obono est une foutue indigéniste, la "sœur" (sic) de Houria Bouteldja, le pire de ce qu'on trouve à LFI. Mais elle a le droit d'exprimer son opinion. Elle n'appelle pas à jeter des bombes. Elle dit simplement une ânerie de plus. S'il faut poursuivre devant les tribunaux tous ceux qui disent des âneries, il faut multiplier par 4 le budget de la justice.
Mais Darmanin sait ce qu'il fait. Il veut faire un exemple et marquer un nouveau pas dans la restriction de la liberté d'expression. IL le fait avec d'autant plus de facilité que la gauche en général et LFI en particulier n'ont pas été les derniers dans la volonté de criminaliser les "mauvaises pensées". Les arroseurs sont arrosés.
Je renvoie les lecteurs intéressés à mon livre de 2011, La longueur de la chaîne (Max Milo)

4 octobre 2023

Delaurette, ou la fin de la science

Gilles La Carbona


Nous alertions nos lecteurs sur la future nouvelle loi « Gayssot » en préparation à l’initiative du député socialiste Delaurette, consistant à interdire tout débat contradictoire sur le climat. Selon lui, le consensus scientifique est tel, que toute opposition à la grande théorie du GIEC doit être déclarée hors-la-loi. On ne peut pas être moins scientifique dans la démarche. Nous l’écrivions, les 1609 chercheurs, dont deux prix Nobel, qui ne pensent pas comme lui deviennent aux yeux de l’inquisiteur Delaurette, des hérétiques, ils devraient donc être embastillés ? À moins qu’il n’envisage de les placer en camp de rééducation, comme le suggère Schwab, dont il emprunte les préceptes et les méthodes, avec une similitude étrange.

La journaliste Judith Waintraub s’est également inquiétée, dans le Figaro Magazine, de l’avenir de la liberté de la presse. Bien entendu, le député socialiste Delaurette s’est ému de cette interrogation, s’indignant presque qu’on puisse lui faire ce procès, le vivant sans doute comme une terrible injustice. Il va plancher sur une loi pour faire taire ces dissidences-là peut-être ? Mais comment appelle-t-il cela, lui ? On le répète, une vérité qui a besoin du législateur pour s’affirmer porte en elle les germes de la suspicion. La dictature se parant toute seule de vertus, accuse les démocrates d’être des dictateurs.

Qu’est-ce qui peut bien le gêner dans le fait que des scientifiques comparent leurs résultats et n’aboutissent pas à la même conclusion ? Evoquer un consensus scientifique sur le climat est une aberration et ce socialiste le sait, mais il ment. Cet homme et ceux qui le suivent sont dangereux. Les obligations d’imposer, par la propagande, le narratif du climat, sont dans la presse déjà conséquentes. Radio France interdit dans sa charte de parler du climat autrement que selon les directives gouvernementales. Le bulletin météo télévisuel a même changé de nom pour s’appeler « journal météo climat », recolorant en rouge les cartes de températures dès qu’on dépasse 25 degrés, pour impressionner le public. Plus grave, les normes « environnementales » font augmenter le prix de la construction jusqu’à 60%. Toute cette armada de contraintes légales et journalistiques ne suffit pas à Delaurette, il veut bouter hors des réseaux tous ceux qui oseraient encore revenir sur l’exagération de l’urgence climatique, dont Bill Gates, lui-même, doute à présent. Ces enragés de la vérité absolue ne reculent devant rien pour nous contraindre à accepter une pensée qu’ils prétendent norme indiscutable. Une loi a-t-elle été nécessaire pour affirmer que 2+2 font 4 ? Dans ce cas pourquoi ne pas évoquer les fameux « platistes » et interdire cette aberration, qui est, elle, scientifiquement prouvée ?

Les pires pouvoirs peuvent toujours trouver une excuse « scientifique », pour crever des yeux ou gazer des groupes religieux. Delaurette, chantre de l’absolutisme, fer de lance de l’oppression obscurantiste, confondant science et évangiles, est de ceux-là et devrait écouter le discours du ministre du Burkina Faso à la tribune de l’ONU, pour y découvrir comment ses pseudos vérités sont perçues dans le monde réellement libre. Ni démocrate, ni objectif, mais dans l’enfermement des informations qui pourraient vous contraindre à penser autrement, il corsète la libre pensée pour pallier la faiblesse de ses arguments et de la fausseté de ses intentions. La vérité lui fait peur et il doit donc la maîtriser.

C’est justement cela qui chancelle à l’ONU et sur le reste de la planète : les théories universelles imposées par l’Occident et qui ne le sont pas. Une telle loi ne doit pas passer, nous attendons que l’ensemble de la presse dite libre et que nos députés fassent front pour annuler cette initiative digne de la Corée du Nord, mais certainement pas du pays de Voltaire, dont la philosophie était justement de lutter pour que tous puissent s’exprimer sur tous les sujets, même s’il ne partageait pas les mêmes idées. Selon la célèbre citation qui en réalité n’est pas de lui, mais qui lui va bien : « Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites, mais je me battrai jusqu’à la mort pour que vous ayez le droit de le dire ». Notre parlement se reconnaîtra-t-il avec le philosophe des Lumières, ou avec le sombre Delaurette ? Pour ce qui est du RPF notre choix est clair, la liberté d’expression est un bien sacré et doit le rester. Ni entrave ni interdiction, la science doit s’exprimer de façon autonome sans avoir un pistolet sur la tempe.

https://rassemblementdupeuplefrancaiscom.wordpress.com

30 septembre 2023

L’INQUIÉTANTE OFFENSIVE CONTRE LA PRESSE (vidéo 25 minutes)

C’est une attaque inédite contre la démocratie. Ariane Lavrilleux, journaliste d'investigation pour Mediapart, Complément d'enquête et Disclose, a été arrêtée le 19 septembre, avant de passer 39h en garde à vue et son domicile a été perquisitionné. Cette opération a été menée par la DGSI, la direction générale de la sécurité intérieure et fait suite aux révélations de la journaliste qui impliquent la France dans des crimes commis par la dictature égyptienne. Le 21 septembre, une quarantaine de sociétés de journalistes dénonçaient une « attaque sans précédent contre la protection du secret des sources ». Si le gouvernement français reste muet lorsque des journalistes lui demandent des comptes, cette nouvelle tentative d'intimidation ne doit pas passer inaperçue. La liberté d'informer une des bases de la démocratie, ne serait-elle plus respectée en France ? N’y a-t-il plus de limites ? Pourquoi cet épisode doit-il nous alerter sur l’état de la liberté d’expression et dans quel contexte cette atteinte au travail des journalistes s'inscrit-elle ? Paloma Moritz et Salomé Saqué reviennent sur plusieurs années de dégradation des conditions de travail des journalistes, dans cette émission spéciale pour Blast.

2:45 : Chapitre 1 - Ariane Lavrilleux ou la menace qui pèse sur la protection des sources
7:44 : Chapitre 2 - Perquisitions et interrogatoires : comment la DGSI fait pression sur les journalistes
13:51 : Chapitre 3 - Des journalistes sous pression policière pendant le dernier quinquennat
17:05 : Chapitre 4 - Une offensive législative

Journaliste : Salomé Saqué, Paloma Moritz
Montage : Alexandre Cassier
Images : Arthur Frainet
Son : Baptiste Veilhan
Graphisme : Morgane Sabouret
Directeur des programmes : Mathias Enthoven
Rédaction en chef : Soumaya Benaïssa
Directeur de la rédaction : Denis Robert


https://youtu.be/VKBYKddavIw

29 septembre 2023

Avalanche de censure : les politiciens perdraient-ils la main ?

H16

Le problème de la censure directe et explicite, c’est qu’elle se voit et qu’elle offre bien malheureusement une autoroute à ces enquiquinants avocats de la liberté d’expression. Non, décidément, il faut trouver un autre moyen, plus subtil, d’obtenir la même chose sans faire couiner les lucides.

Une méthode consiste à passer des lois qui reviendront à museler l’expression de certaines opinions qu’on qualifiera commodément de délits ou de crimes. Les lois mémorielles, en France, n’ont pas d’autre but.

De la même façon, le Digital Service Act européen contient lui aussi sa cargaison de petits nuggets législatifs à base de censure discrète industrielle et reconstituée : pour la lutte contre “la haine”, on emploiera toute une panoplie de méthodes de surveillance et de rétorsion sur les réseaux sociaux qui pourront aussi (et surtout) servir aux dirigeants pour durablement imposer un discours unique, une Science™ et son Consensus™ attachés dans un bundle en plastique rétractable facile à vendre partout.

Fini la dissidence, fini les vues alternatives, fini les opinions qui puent : puisque leur expression publique est interdite, elles disparaissent forcément, n’est-ce pas ?


Las : le régulateur comme les politiciens savent que même interdites, les opinions dissidentes continuent de se partager. Pire : des mèmes méchants sont utilisés pour ridiculiser leurs politiques, leurs lois, leurs discours et leurs habitudes. C’est absolument scandaleux.

Il faut donc procéder autrement, ajouter d’autres couches à celles déjà en place pour garantir la conformité des opinions et des discours jusque dans le cercle familial, amical, jusqu’aux conversations à la machine à café, devant un barbecue (végan et en biodynamie), partout. L’idéal serait bien sûr d’atteindre directement les couches supérieures du cortex (ils y travaillent) mais en attendant, les excités du contrôle de la Pensée Officielle™ ont trouvé d’autres moyens.

C’est le cas du Règlement CSAR (pour Child Sexual Abuse Regulation), dont l’objectif affiché est de lutter contre les abus sexuels sur les enfants, et entend y parvenir en obligeant les fournisseurs de contenus en ligne à détecter des contenus d’abus sexuels de mineurs en analysant les conversations de leurs utilisateurs. Bref, en fouillant les correspondances privées.


On comprend aisément l’avantage des définitions floues : un “fournisseur de contenu en ligne” représente en réalité absolument tous ceux qui publient sur internet, depuis les forums jusqu’aux publications et leurs commentaires ou les appréciations d’articles de commerce, en passant par les tweets et autres billets sur toutes les plateformes existantes.

Sans surprise, de nombreuses associations vouées à la liberté d’expression sont vent debout contre ce texte qui ne peut aboutir qu’à des dérives gravissimes sous couvert de “lutte pour les enfants” et qui prend déjà le chemin d’un goulag numérique pour tous.

Sapristi, c’est encore trop gros !


Il faut donc trouver un autre moyen, encore plus détourné, encore moins frontal !

Rassurez-vous : ceux qui ont la lourde tâche de déterminer ce qui est autorisé ou non, qui tranchent entre information et intox, qui définissent la haine en décalquant les arguments de leurs opposants, ceux-là ne manquent pas d’imagination. À leur décharge, cela fait des décennies qu’ils pratiquent toutes les formes de censure directe ou larvée.

Franchement, la méthode la plus simple est de bien faire comprendre à tout le monde à quel point l’opposant est une personne moralement douteuse, voire criminelle ou traîtresse. Toute personne qui y serait associée, l’écouterait ou relaierait ses arguments serait alors couverte de honte et d’opprobre publiquement.

C’est utilisé régulièrement contre les individus qui s’opposent aux discours dominants, ceux relayés par les médias de grand chemin.

Récemment, Nigel Farage en a fait les frais : la directrice de sa banque a décidé de lui fermer ses comptes car ses opinions politiques s’opposaient avec celles de l’ex-député britannique. Farage aura heureusement usé de sa renommée pour déclencher une indignation publique suffisante forçant le Premier ministre britannique à intervenir, et pour créer un site web dédié à dénoncer ce genre de pratiques lamentables.

Base de la “cancel culture”, cette méthode fait en partie recette car elle est efficace pour écraser des opposants, et qu’elle est souvent goulûment relayée par les médias de révérence.

Mais lorsqu’on peut associer une personnalité publique gênante avec un scandale d’ordre sexuel, c’est encore mieux.

Plusieurs exemples récents permettent d’illustrer le principe.

Ainsi, Lauren Boebert, une fort médiatique représentante au Congrès (évidemment Républicaine, pro-Trump et forcément très méchante), a très manifestement été victime d’un coup monté.

Ainsi, Russell Brand s’est retrouvé accusé par plusieurs ex-conquêtes féminines dans des affaires remontant à des décennies. L’absence de plaintes officielles, d’enquêtes ou de mises en examen n’est ici d’aucune importance puisqu’il s’agit d’enfoncer publiquement un personnage et d’utiliser l’opinion publique, préalablement travaillée par les médias, comme juge ultime de moralité, pour tenter d’obtenir des sanctions, financières ici au travers d’une campagne destinée à couper les partenariats de l’éditorialiste britannique avec Youtube, Rumble et autres plateformes).

Comme pour Boebert ou Farage, il n’y a ici aucun doute qu’il s’agit d’une opération déclenchée de façon artificielle pour faire disparaître l’insupportable humoriste qui a dernièrement eu le toupet de s’en prendre ouvertement aux grosses chaînes pharmaceutiques.


On retrouve les mêmes ficelles employées contre Tim Ballard, celui qui, par son action contre le trafic d’enfants, a inspiré le film “Sound of Freedom”. Ce dernier avait émis l’envie de se présenter dans l’Utah pour les élections sénatoriales contre Mitt Romney. Rapidement, une ancienne affaire de conduite sexuelle inappropriée fut retrouvée puis montée en épingle pour faire comprendre au candidat putatif qu’il n’était pas le bienvenu dans la course.

Le hasard fait bien les choses.

Du reste, la méthode n’est pas nouvelle puisqu’elle avait été employée contre Julian Assange, accusé de viol au moment où les révélations de Wikileaks qu’il dirigeait alors devenaient de plus en plus explosives.

À la fin, on retrouve toujours les mêmes ficelles : au-delà de l’interdiction pure et simple de discours jugés non conformes puis des méthodes de “censure soft” par imposition d’un contrôle a priori sur les organes de diffusion, les politiciens au pouvoir et les médias qu’ils adoubent manipulent l’opinion publique à coup de campagnes de dénigrement et de diffamation dont il ne reste généralement rien mais qui ont mobilisé les manchettes le temps suffisant que les annonceurs et partenaires financiers des cibles se retirent…

Cependant, cette tempête de lois contre les internautes, et cette multiplication des “scandales” et des tentatives de musèlement indiquent une chose claire : les politiciens se crispent et s’agacent et s’il y a tant d’urgence à agir, c’est parce que la vérité officielle™ passe de moins en moins bien.

L’opinion publique se rebifferait-elle ?


https://h16free.com/2023/09/29/75410-avalanche-de-censure-les-politiciens-perdraient-ils-la-main

19 septembre 2023

Les stigmates de la dérive sectaire

Gilles La Carbona

[...] L’action de Renaissance ressemble de plus en plus à une dérive sectaire et les oppositions laissent ce parti libre de ses mouvements. Tout cela dans le cadre du projet de loi visant à sécuriser et réguler l’espace numérique, dit SREN. Quand la réalité fait peur, la seule question que l’on doit se poser est pourquoi ? On ne censure que ce qui gêne, pas ce qui est faux. Le premier pourvoyeur de fausses nouvelles est l’État lui-même, on le voit dans ces informations distillées pendant la crise Covid, avérées fausses maintenant, dans le traficotage des chiffres de la délinquance, des profils des délinquants, dans la falsification des chiffres de l’économie et du chômage, dans les informations sur la guerre en Ukraine… Nous ne pouvons plus lui faire confiance : interdiction de la plateforme Rumble, de RT France, surveillance des réseaux sociaux, tentative d’interdiction de France Soir, interdiction des casseroles, interdiction de circulation quand le prince se déplace, etc… On est loin du principe qui voulait que la liberté fût la règle et l’interdiction l’exception. On ne le répétera jamais assez, au RPF nous sommes pour une presse libre et pluraliste, non subventionnée et ne doivent être censurés que les appels au crime.

À force de dire que l’exaspération monte et que des signes inquiétants agitent la société sans que nos oppositions amorphes ne daignent en prendre la mesure, la catastrophe que nous vivons n’aura que deux issues : soit l’écroulement de la société et l’acceptation de ce servage moderne, soit l’insurrection violente qui ne distinguera plus le bon grain de l’ivraie. Ces deux options sont délétères et on peut espérer un futur élan populaire dans les élections européennes toutes proches qui se profilent, avec un rejet massif de cette Europe actuelle qui permettrait aux députés européens, qui en ont le pouvoir, de renverser l’actuelle commission, auteur d’une bonne partie des mensonges. Reste à savoir si cette élection sera honnête. 17/9/2023

https://rassemblementdupeuplefrancaiscom.wordpress.com

10 septembre 2023

Vincent Verschoore

En droit américain, le Premier amendement protège la liberté d'expression et interdit à l'Etat d'imposer ses vues à travers les médias. Un tribunal vient de décider que l'Etat avait enfreint cette loi dans le cadre covidien en obligeant (sous des menaces plus ou moins subtiles) les plateformes à censurer les messages et auteurs non alignés avec la doxa (et surtout avec les intérêts des agences médicales et Big Pharma, mais ça faut pas le dire).
L'argument en faveur d'un droit de censure étatique sur l'information, chose légale en Europe à travers, notamment, le DSA, est qu'il faut contrer la désinformation et la manipulation des "méchants" : terroristes, Russes, trafiquants, complotistes et, dernièrement, opposants au covido-fascisme, ses confinements et sa ségrégation vaccinale.
Qu'il faille contrer la désinformation et la manipulation est un fait, mais cela se fait par l'éducation, le débat, et l'action judiciaire si la chose tombe sous le coup de la loi. Penser que l'Etat, c'est-à-dire l'exécutif et ses technocrates, ses obligés et ses parasites, peut décider de ce qui relève de la désinformation/manipulation alors qu'il est lui-même auteur d'une propagande permanente, et noyauté de conflits d'intérêts et de corruption, revient à inviter l'installation de la dictature.
Chose qui, malheureusement, semble plaire à pas mal de monde notamment en haut lieu et chez (entre autres) les covidistes, pour qui la Chine constitue un exemple inspirant.
La Macronie s'en inspire, tout comme l'EuroSoviet de von der Leyen, là où règnent l'autoritarisme et la corruption et où le bien public passe loin derrière les intérêts et privilèges des bénéficiaires du système.
Il est donc vital de maintenir la liberté d'expression, même (sinon surtout) de ceux que l'on n'aime pas, et de refuser la marche inexorable vers la dictature qui découle du rôle de juge et partie que veulent s'accorder les administrations encore plus ou moins soumises au jeu démocratique. Pour les autres, c'est déjà trop tard.

13 août 2023

Eric Vial

« Je ne suis pas un journaliste de gauche, je ne dénonce personne. »
Guy Debord

Tel est pris qui croyait prendre.
Après les socialistes et les écologistes, les députés du groupe présidentiel à l’Assemblée nationale sont appelés à ne plus répondre aux questions des journalistes du Journal du Dimanche.
Ils considèrent que la rédaction de l’hebdomadaire est désormais dirigée par « un journaliste d’extrême droite », Geoffroy Lejeune.
Passons sur le fait qu’encore une fois ceux qui dénoncent le rejet, l’ostracisme, la violence des mots, et la stigmatisation des individus en sont souvent les premiers auteurs. Chérir la liberté de la presse, d’expression et la diversité des points de vue devraient être une valeur cardinale pour ces grands démocrates, même si une partie de cette presse est selon eux, « polémiste et populiste ». Après tout, qui juge hormis le lecteur ? La presse libre est plurielle, elle l’a toujours été, elle le sera toujours.
Au-delà, ces censeurs putatifs du JDD, lui font indirectement un sacré coup de publicité en lui donnant du crédit. Car ils produisent le sentiment que le titre de presse, par ses questions et ses articles, embarrasse l’establishment fortement contesté dans la population. Bref, ils rendent la marque JDD populaire face à des journaux plus consensuels ou considérés comme plus proches du pouvoir.
Mais surtout, ces politiciens qui boycottent (expliquant dans d’autres situations que « le boycott c’est mal ») laissent le champ libre de l’expression politique à ceux qu’ils disent vouloir combattre.
Croire qu’on est tellement important que le JDD n’attendait qu’une chose, « leurs déclarations » ; que sans elles, le Journal du Dimanche ne pourra pas travailler, est une grave erreur de jugement guidée par l’orgueil.
En général, ce sont les interviewés qui sont sollicités par un journal. Ils ne veulent pas répondre ? Grand bien leur fasse, d’autres le feront. Assurément, personne ne s’en offusquera dans une rédaction. Allez hop, au suivant ! La nature de l’information a horreur du vide. Quoi qu’il arrive, le JDD sortira ses articles.
Pour s’amuser, imaginons maintenant l’inverse : le jour où une rédaction exprimera officiellement le souhait de ne plus interroger les députés de gauche ou de la majorité, de ne plus parler des actions du gouvernement. Quelles seraient alors les réactions des élus ? Sans doute extrêmement compréhensives, comme peut-être celles de certains lecteurs d’ailleurs qui vont chercher désormais leur information sur d’autres canaux alternatifs ?
Comme disait le journaliste Jean Jaurès : « Le courage, c'est de chercher la vérité et de la dire. » Voilà, c’est cela qui doit animer tous les protagonistes, rien d’autre.