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29 juin 2026

Julien Vergès
28/6/2026


Un enquêteur de haut rang des Nations Unies a qualifié cette semaine l'armée israélienne de « l'une des armées les plus criminelles au monde », citant les conclusions d'une enquête indépendante de l'ONU.
Chris Sidoti, commissaire de la Commission d'enquête internationale indépendante des Nations Unies sur le territoire palestinien occupé, a tenu ces propos lors de la présentation du dernier rapport de la commission à Genève. En réponse aux affirmations répétées des responsables israéliens selon lesquelles les Forces de défense israéliennes (FDI) seraient « l'une des armées les plus morales au monde », M. Sidoti a déclaré que les enquêtes de la commission aboutissaient à une conclusion différente.
« Je ne sais pas si c'est l'une des armées les plus morales au monde ou non, mais mon expertise réside dans l'évaluation des comportements criminels », a déclaré M. Sidoti. « Et la seule conclusion possible est que l'armée israélienne est l'une des armées les plus criminelles au monde. »
Le rapport de la commission fait état de violations généralisées du droit international humanitaire et des droits de l'homme dans le territoire palestinien occupé, documentant de nombreuses victimes civiles, la destruction d'infrastructures et des crimes de guerre sur les populations civiles, particulièrement des enfants. Il accuse également le Hamas et d'autres groupes armés palestiniens d'avoir commis de graves violations, des attaques contre des civils, et affirme que toutes les parties doivent rendre des comptes.
Cette commission d'enquête ne concerne pas les crimes de guerre en cours au Liban, mais il y a fort à parier que les conclusions seront les mêmes, car les méthodes employées au Liban sont similaires.

15 juin 2026

Vincent Verschoore
14/6/2026


La destruction systématique de Gaza et du Liban, telle que l'analyse le journaliste Chris Hedges dans son discours de Princeton en mars 2026, ne constitue pas une simple guerre asymétrique, mais l'inauguration d'un « nouvel ordre mondial » où la barbarie technologiquement avancée se substitue au droit international. Derrière l'opération militaire israélienne se profile une mutation civilisationnelle : l'abolition des règles pour les puissants, libres d'assouvir leurs pulsions prédatrices, tandis que les faibles demeurent astreints à une obéissance sans recours.
L'assaut contre Gaza et le Liban-sud révèle l'implosion de l'architecture normative post-1945. L'ONU a été « castrée », transformée en « appendice inutile d'une autre époque ». La Cour internationale de justice voit ses décisions bafouées sans réaction occidentale. Le Liban, qui abritait déjà la plus forte concentration de réfugiés par habitant, a vu plus d'un million de personnes déplacées en quelques semaines, selon la BBC. Cette saturation de bombes au Sud-Liban reprend le « modèle de Gaza », un « plan de destruction réutilisé comme voie vers la paix ». L'ironie révèle la perversion sémantique : la destruction devient créatrice, le génocide se présente comme libération.
Cette impunité structurelle résulte d'un choix politique délibéré. Les États-Unis et l'Europe financent et arment Israël pendant ses crimes de guerre, ce qui « a effectivement fait imploser l'ordre juridique international ». L'Occident ne peut plus prêcher la démocratie : « la ruse est terminée ». Le droit n'est plus contrainte universelle mais instrument sélectif, brandi contre les ennemis et rangé pour les alliés. Le sionisme fonctionne comme laboratoire où se testent les limites de l'impunité acceptable par les démocraties libérales.
L'impulsion génocidaire « gisait au cœur du projet sioniste depuis ses origines ». Victor Klemperer, survivant sous le nazisme, notait que les sionistes, avec leur « reniflement après le sang », étaient « tout aussi offensants que les nazis ». Cette filiation repose sur l'ethnonationalisme, la terre comme propriété exclusive d'un groupe défini par le sang, et l'exclusion de l'Autre comme sous-humain.
Le mouvement de Meir Kahane, dont les slogans « Mort aux Arabes » ont infusé la société israélienne, illustre cette dérive. Le massacre de la mosquée Ibrahimi en 1994 par Baruch Goldstein n'a pas provoqué d'exclusion morale. Au contraire, le kahanisme « a infecté des segments de plus en plus larges de la société israélienne », trouvant « une acceptation quasi universelle après le 7 octobre ». Benjamin Netanyahu a cultivé ces extrémistes durant toute sa carrière. Son père, qualifié par Mussolini de « bon fasciste », appartenait au Herut, décrit par Einstein et Arendt comme proche des partis nazis.
Cette idéologie du « sang et du sol » juif fonctionne comme le miroir des projets ethnonationalistes occidentaux. L'extrême droite admire Israël parce qu'il a « tourné le dos au droit humanitaire » et utilise « la force létale indiscriminée pour purger sa société de contaminants humains ». Israël devient le modèle de l'État ethnique que rêvent les droitistes occidentaux.
Le mécanisme le plus insidieux réside dans le détournement de la Shoah comme instrument de légitimation. Les institutions mémorielles sont devenues des « véhicules non pour prévenir le génocide mais pour le perpétrer ». Le musée de l'Holocauste à Los Angeles a supprimé un post affirmant que « Plus jamais ne peut signifier plus jamais pour les Juifs seuls ». Dans les mains des sionistes, « plus jamais » signifie précisément cela : jamais plus, uniquement pour les Juifs.
Cette sacralisation confère une immunité morale totale. « Tout crime commis par Israël au nom de sa survie est justifié au nom de cette unicité. Il n'y a pas de limites. » Le monde devient manichéen, un combat éternel contre le nazisme dont la définition fluctue selon la cible. Contester cette fureur, c'est être antisémite. Cette formule sert non seulement Israël, mais aussi les puissances coloniales qui cherchent à occulter leurs propres génocides.
L'historien israélien Raz Segal a payé cher son intégrité. Après avoir qualifié la guerre à Gaza de « cas d'école de génocide », son poste à l'université du Minnesota a été révoqué. Lorsqu'il a témoigné contre la définition IHRA de l'antisémitisme, son micro a été coupé. « Nous arguions que ce projet restreindrait la liberté d'expression, tandis qu'on nous refusait cette même liberté en temps réel. »
Ce nouvel ordre se caractérise par une barbarie inédite : technologies de destruction massive au service d'une pulsion prédatrice décomplexée. Gaza est devenu un « laboratoire » où se testent drones et algorithmes de ciblage. Cette « barbarie technologiquement avancée » est calculée, bureaucratisée. Les massacres sont commis depuis des bureaux climatisés, les ministres justifiant l'indéfendable en conférence de presse.
Les élites mondiales exhibent les traits de la psychopathie : « charme superficiel, grandiosité, penchant pour le mensonge et incapacité à éprouver le remords ». Elles méprisent l'empathie comme faiblesse. Cette pathologie explique l'absence de réaction face aux horreurs de Gaza : les dirigeants occidentaux ne sont pas simplement complices, ils sont identiques dans leur mode de relation au monde. La destruction de populations devient un « ajustement malthusien mondial », selon Arjun Appadurai, « orienté vers la préparation du monde pour les gagnants de la mondialisation, moins le bruit gênant de ses perdants ».
Le New York Times a demandé à ses journalistes d'éviter les termes « camps de réfugiés », « territoire occupé » et « génocide » pour Gaza. Ceux qui dénoncent ce mal sont diffamés, purgés, arrêtés. Un silence mortifère s'abat, « le silence de tous les États autoritaires ».
Gaza et le Liban ne sont pas des épisodes régionaux isolés. Ils constituent le symptôme d'une transformation globale où le droit, la morale humaniste et les institutions démocratiques sont démantelés. Le sionisme dominant apparaît comme le fer de lance de cette régression : il démontre qu'un État peut commettre un génocide en direct, financé et armé par les grandes démocraties, sans que l'indignation se traduise en action.
James Baldwin avait prédit cette « terrible probabilité » : les populations occidentales, « luttant pour conserver ce qu'elles ont volé », précipiteraient « un chaos à travers le monde ».
Ce nouvel ordre n'est pas une Pax Americana renouvelée, mais un système où les puissants règnent sans partage, où la violence est le seul langage reconnu, où les faibles n'ont plus d'autre choix que l'obstruction ou la reddition. « Gaza n'est que le début », conclut Hedges. L'avenir dépend de notre capacité à résister à cette normalisation de la barbarie avant qu'elle ne consume ce qui subsiste de notre âme collective.
Gabriel Nerciat
15/6/2026

UN GRAND JOUR


La Providence n'est pas perceptible lorsque le Mal est vaincu (il ne l'est jamais que partiellement) ; elle le devient – aurait dit Hegel après Bossuet – lorsque l'Histoire détruit sans pitié toutes les aventures irrationnelles ou délirantes qui prétendaient en révéler le sens supérieur ou immanent.
Si Netanyahou n'était qu'un barbare, sa défaite intégrale face à l'Iran – aujourd'hui actée par les Etats-Unis qu'il a entraînés dans cette guerre fatale – serait cruelle mais pas irrémédiable (il a cru pertinent il y a peu d'opposer Gengis Khan à Jésus-Christ, mais l'empereur mongol savait qu'il accomplissait la ruine des mondes civilisés d'alors et des grandes religions traditionnelles dominantes).
C'est parce que Bibi croit défendre la civilisation occidentale que lui (et ses partisans) sont aujourd'hui défaits sans retour.
On peut pardonner les crimes d'un barbare ou à défaut les oublier ; on ne pardonnera jamais les meurtres de masse accomplis au nom d'un ordre qui nous engage, à partir du moment où celui qui les a commis est vaincu.
Hier dimanche 14 juin 2026 fut une journée aussi importante que celle de la chute du mur de Berlin, le 9 novembre 1989.
Elle a marqué la mort définitive de l'ordre hégémonique américain, l'entrée en agonie de l'État sioniste (dont cette génération verra la fin comme la précédente a vu celle de l'empire soviétique), la dislocation des hérésies messianiques qui les soutenaient l'un et l'autre, et la résurrection d'une nouvelle puissance mondiale venue de la nuit des âges : l'empire perse de Cyrus le Grand, régénéré par la version révolutionnaire de l'islam chiite duodécimain, ainsi que par le patriotisme civique de son exceptionnelle élite militaire.
La République d'Iran a mérité sa victoire : elle a défait la coalition militaire la plus importante de l'époque contemporaine, ridiculisé ses alliés serviles, et porte une part de la noblesse du monde.
Pour un peu, j'aurais embrassé Trump pour lui fêter un heureux anniversaire, alors que dans ma jeunesse khâgneuse j'avoue que je n'avais aucune envie d'embrasser Gorbatchev lorsque j'ai vu Rostropovitch jouer gravement du violoncelle au coeur de Berlin.

7 juin 2026

Gabriel Nerciat
7/6/2026

SIONISME, HUMANISME, ALTÉRITÉ, LEVINASSERIES


Non, non, Israël n'est pas du tout un Etat génocidaire, puisqu'on vous le dit. Il n'y a que les antisémites pour prétendre ça, nous asséneraient Jankélévitch, Levinas et ce pharisien d'Erri De Luca.
C'est juste un Etat assez fragile et un tout petit peu tendu, dont l'armée d'occupation, entre deux colonisations ou destructions de villages, extermine un bébé arabe de sept mois devant ses parents.
D'ailleurs, génocide, ce n'est qu'un mot. Et un mot, c'est juste un dictionnaire paraphé par quelques juristes qui en donne le sens.
Si ce qui était hier, pour BHL et les belles âmes de Saint-Germain-des-Prés, génocide en Bosnie devient aujourd'hui regrettable accident en Cisjordanie ou au Liban, on ne va pas en faire une montagne.
Ce ne sont pas les bébés qui manquent au sud et à l'est de la Méditerranée, quand même.

28 mai 2026

Gastel Etzwane
28/5/2026

Dans son numéro 4022 daté du 28 mai au 3 juin 2026, Paris Match publie un long reportage particulièrement dur consacré aux enfants palestiniens tués en Cisjordanie depuis le début de la guerre déclenchée après le 7 octobre 2023.
À travers plusieurs récits extrêmement détaillés, notamment ceux de Mohammed Al Hallaq, Saddam Rajab ou Rimas Amouri, l’article décrit des tirs attribués à des soldats israéliens contre des mineurs parfois non armés, les obstacles opposés aux secours, ainsi que le sentiment d’impunité dénoncé par les familles et certaines ONG.
Le reportage s’appuie sur des vidéos de surveillance, des témoignages directs et des données de l’UNICEF pour décrire une situation présentée comme une escalade de la violence en Cisjordanie sous le gouvernement israélien actuel. Au-delà du contenu lui-même, la publication d’un tel dossier dans Paris Match n’est pas anodine : il s’agit d’un hebdomadaire grand public historiquement peu associé à un traitement militant de la question palestinienne.
Voir un magazine aussi installé dans le paysage médiatique français consacrer plusieurs pages à un récit aussi accusateur à l’égard de l’armée israélienne marque une rupture relative avec le narratif médiatique habituel, souvent davantage centré sur Gaza, le Hamas ou la seule perspective sécuritaire israélienne.

21 mai 2026

Gastel Etzwane
21/5/2026

Si Poutine disait « nos troupes restent au Donbass sans intention de conquérir », on crierait à l’annexion masquée.
Israël le dit du Liban, après avoir rasé des villages et chassé plus d’un million de personnes, et c’est… couvert en direct sur BFM.
Le deux poids deux mesures n’est même plus caché.

16 mai 2026

Gabriel Nerciat
16/5/2026

LES RUINES DE KHARAYEB


D'après la journaliste néerlandaise Sonja von den Ende (cf. sa page X), Israël hier a détruit presque intégralement la ville de Kharayeb, qui contenait les ruines d'un célèbre temple phénicien et l'un des sites archéologiques les plus importants du sud Liban, datant de l'Âge du fer et placé sous la protection de l'UNESCO.
Sans doute une façon virile et intempestive de fêter le 78e anniversaire des massacres de la Nakba, dont l'actuelle politique génocidaire du Sionistan n'est jamais que la perpétuation logique (n'est-ce pas, Madame Yadan ?).
À moins qu'il ne s'agisse plus banalement de rappeler l'appartenance revendiquée d'Israël à la haute civilisation européenne et occidentale, à la veille de sa déshonorante participation au concours de l'Eurovision 2026.
J'espère que les milliers de spectateurs viennois qui ce soir vilipenderont et siffleront, avec force vigueur et jets de tomates, le candidat d'Israël lors de ce barnum de paillettes s'en souviendront.
Au passage, honte à la France d'avoir réitéré sa présence dans ce machin (à l'inverse de l'Espagne, l'Irlande ou les Pays-Bas) alors que celle d'Israël, contrairement à la Russie depuis 2022, y a été maintenue en dépit des crimes de masse que commet à la face du monde entier l'État sioniste – lequel ne se trouve même pas sur le continent européen.
C'est bien joli de se rengorger pour reconnaître l'État palestinien, si l'on n'est pas capable d'en assumer ensuite les conséquences minimales, même lors des occasions les plus futiles.

7 mai 2026

Gastel Etzwane

- 7/5/2026 - Les agressions contre les chrétiens à Jérusalem se multiplient : même Le Figaro est obligé d’en parler
Dans son édition du jeudi 7 mai 2026, le quotidien Le Figaro publie un long reportage de son correspondant à Jérusalem, Stanislas Poyet, intitulé « À Jérusalem, les agressions contre les chrétiens se multiplient ».
Une semaine après l’agression filmée d’une religieuse française de l’ordre des Dominicaines, violemment attaquée le 28 avril dans la Vieille Ville alors qu’elle portait son habit, le journal décrit une recrudescence alarmante des violences : crachats, insultes, coups, harcèlements quotidiens et tentatives d’intimidation aux abords des lieux saints. Des prêtres et religieuses témoignent de leur crainte de porter la croix ou de circuler librement dans certains quartiers. Le consul de France et plusieurs responsables chrétiens dénoncent un climat de peur grandissant, tandis que les autorités israéliennes minimisent le phénomène pour rassurer leurs soutiens évangéliques américains.
Le Figaro note également que ces actes s’inscrivent dans un contexte plus large de nationalisme et d’extrémisme religieux qui gagne du terrain en Israël.

27 avril 2026

Régis de Castelnau
27/4/2026

Rubrique : génocides


Et 70 % des Français ignorent le sacrifice de l'Union soviétique et ses 25 millions de morts pour nous débarrasser du nazisme exterminateur. Que ce sont eux qui ont libéré Auschwitz. Ils sont persuadés que ce sont les Américains, ce qui est faux. Et ce négationnisme-là sert de base à votre russophobie et à celle du système Macron. Qui rêve de faire la guerre à la Russie et de la détruire. Mais ça, ça ne vous gêne pas.
Et votre invocation de la Shoah ne sert qu'à justifier le génocide commis par Israël en Palestine.
Que vous soutenez.

25 avril 2026

Cisjordanie : l’insupportable expansion coloniale israélienne dans l’ombre de la guerre contre l’Iran

Gastel Etzwane

- 25/4/2026 - Alors que l’attention internationale reste concentrée sur l’Iran et les conséquences des frappes du début d’année, la Cisjordanie est le théâtre d’une nouvelle vague de violences coloniales particulièrement révoltante. Selon une enquête du magazine The Economist parue fin mars 2026, les colons israéliens profitent du désintérêt médiatique pour accélérer leur entreprise d’annexion de fait, encouragés par le soutien à peine dissimulé du gouvernement de Benjamin Netanyahu.
Depuis février 2026, les attaques contre les villages palestiniens se multiplient avec une brutalité et une régularité alarmantes : incendies de cultures, vols de troupeaux, tirs à balles réelles, expulsions forcées. Les organisations humanitaires, dont l’ONU et les ONG israéliennes B’Tselem et Yesh Din, recensent plus de 150 agressions en quelques semaines seulement, qui ont déjà contraint près de 1.700 Palestiniens, dont des centaines d’enfants, à abandonner leurs terres. Ces chiffres dépassent largement les bilans annuels des années précédentes, révélant une stratégie méthodique d’appropriation territoriale.
L’exemple de Sa-Nur est emblématique de cette impunité. Cet avant-poste évacué depuis plus de vingt ans a été réinvesti par des colons, avec le concours actif de l’armée israélienne qui a aménagé une route pour faciliter l’installation de mobil-homes. Ces faits s’inscrivent dans une politique systématique d’extension des implantations, jugées illégales par le droit international, mais que le pouvoir israélien justifie par des arguments historiques et religieux tout en niant leur caractère colonial.
Le gouvernement Netanyahu, allié aux extrémistes Bezalel Smotrich et Itamar Ben-Gvir, assume ouvertement cette logique. Budgets accrus pour les infrastructures réservées aux colons, légalisation accélérée d’avant-postes sauvages, renforcement des pouvoirs administratifs en Judée-Samarie : tout est fait pour consolider la présence israélienne. Si le Premier ministre condamne parfois du bout des lèvres les « extrémistes », la réalité est cruelle : à peine 2 à 4 % des plaintes aboutissent à des condamnations. L’armée protège souvent les agresseurs ou reste passive, au point que certains hauts gradés, comme le chef d’état-major Eyal Zamir, ont dû publiquement mettre en garde contre les dangers de cette dérive pour l’image et la cohésion d’Israël.
Cette situation est d’autant plus insupportable qu’elle s’ajoute à un cycle de guerres sans fin. À Gaza, au Liban, face à l’Iran et ses proxies, Israël accumule les victoires tactiques mais accumule aussi les échecs stratégiques et humanitaires. La colonisation en Cisjordanie aggrave encore le tableau : elle radicalise davantage la population palestinienne, paralyse toute possibilité d’économie viable, vide des villages entiers et rend illusoires les perspectives de paix. Loin de renforcer la sécurité d’Israël, cette politique d’annexion rampante l’isole diplomatiquement et transforme un conflit territorial en une confrontation démographique et morale sans issue.
Face à des menaces réelles, Israël choisit la force unilatérale et l’expansion plutôt que la recherche d’une solution politique. Le résultat est désastreux : un enlisement coûteux en vies humaines, en ressources et en légitimité. Tant que la communauté internationale n’exigera pas avec fermeté l’arrêt immédiat de cette colonisation illégale, tout en combattant sans ambiguïté le terrorisme palestinien, ce cycle infernal continuera à broyer les espoirs de paix et à rendre la situation, jour après jour, plus insoutenable.



24 avril 2026

Régis de Castelnau
24/4/2026

Rubrique : Brasillach

Tout le monde comprend que vous reprenez mot pour mot la propagande de l’État paria génocidaire. Qui vient d’assassiner une journaliste libanaise pour laquelle vous n’aurez pas un mot, puisque vous approuvez ces meurtres.
Même votre modèle et prédécesseur Brasillach n’allait pas aussi loin dans la collaboration.


Monique Plaza

Le Hezbollah est bien pratique pour Israël : il lui permet de justifier au Liban les bombardements, les destructions de villages, le phosphore blanc sur la terre, les pillages des maisons désertées par leurs habitants sur l’ordre de Tsahal, l’exode, les morts, l’assassinat des journalistes qui filment et décrivent toutes ces exactions.
Bellamy doit bien connaître le projet "messianique" de la bande de psychopathes criminels qui dirigent Israël, mais il préfère se ranger derrière eux. Ce pleutre bien installé au Parlement européen prend bien garde de voter toujours dans le sens du vent de von der Leyen, comme la grande majorité des parasites qui s’y sont fait élire.

16 avril 2026

Régis de Castelnau
16/4/2026

Rubrique : union de la « gauche »

Après avoir été prendre ses ordres auprès du CRIF (l’ambassade d’Israël N°2 en France), Lecornu persiste et signe. Le premier ministre de droite soutenu par le parti socialiste (qui refuse scrupuleusement de voter la censure), vient d’annoncer que si jamais la loi scélérate était rejetée ou retirée à l’Assemblée nationale, le gouvernement qu’il dirige (soutenu par le parti socialiste qui refuse scrupuleusement de voter la censure) déposerait alors un PROJET de loi reprenant les termes de la loi scélérate (dont la proposition a été signée par plusieurs députés socialistes comme François Hollande et Jérôme Guedj). Or la députée française du Likoud vient de retirer sa proposition. Il n'y a pas lieu de s'en réjouir car il s'agit purement et simplement d'une manœuvre. La différence entre la proposition scélérate de Yadan et l’infamie Lecornu, c’est qu’il pourra actionner le 49-3. Et comme les socialistes refuseront de voter la censure, le texte sera adopté tel quel.
La France de Macron, de Lecornu et d’Olivier Faure est un des PIRES PAYS DU MONDE dans la soumission aux dirigeants fanatiques de l’État génocidaire.

9 avril 2026

Kuzmanovic Georges
8/4/2026

Israël fait tout pour casser le cessez-le-feu et provoque l'escalade de la guerre illégale menée au Liban


Plus d'une centaine de bombardements dans tout le pays. des dizaines de morts, des centaines de blessés et des dizaines de milliers de réfugiés supplémentaires.
• Guerre des "12 jours" en juin 2025.
• Entraînement des États-Unis dans la guerre contre l'Iran le 28 février.
• Guerre sans fin et criminelle contre les Palestiniens
Le gouvernement fasciste et fanatique religieux de Netanyahou veut la guerre totale dans le Proche et le Moyen-Orient, le nettoyage ethnique des Palestiniens, faire le Grand Israël biblique, la destruction de l'Iran (quel que soit son "régime"). Et tant pis, même pour les habitants d'Israël, car en retour cela peut fort mal finir pour les habitants de ce pays.
Il ne peut y avoir aucune solution dans la région sans sanctions internationales. Les États-Unis doivent cesser de soutenir sans conditions Israël.

30 mars 2026

Gabriel Nerciat
29/3/2026

ISRAËL ENNEMI DE LA CHRÉTIENTÉ


Je ne vais pas réécrire ici ce que j'ai déjà énoncé dans mon récent statut consacré au même sujet à propos des chrétiens d'opérette, mais la décision historique et inqualifiable qu'a prise le gouvernement Netanyahou ce matin d'empêcher le patriarche latin de Jérusalem et le Custode de la Terre Sainte (le gardien officiel de l'église du Saint Sépulcre) de célébrer la messe des Rameaux au sein de la plus éminente basilique de la Chrétienté apostolique achève – ou devrait achever – de clarifier les choses.
L'État sioniste n'est plus seulement un État génocidaire, prédateur et illégitime ; il est devenu également le premier ennemi étatique déclaré de la Chrétienté.
C'est désormais non seulement au Vatican d'en tirer les conclusions qui s'imposent (Sa Sainteté Léon XIV, le premier pape américain de l'Histoire, a déjà très ouvertement condamné l'agression américano-israélienne contre l'Iran ainsi que l'invasion de Tsahal au sud Liban – ce qui n'est d'ailleurs sans doute pas sans lien avec ce qui vient de se passer aujourd'hui) mais à l'ensemble des chrétiens, qu'ils soient de rite romain, grec, monophysite, copte, arménien, nestorien ou anglican.
Au passage, la France est pour sa part gardienne de trois des lieux saints chrétiens présents dans la vieille ville de Jérusalem ; on aimerait sans trop y croire qu'Emmanuel Macron, entre deux génuflexions énamourées aux pieds des émirs wahhabites du Golfe persique, s'en souvienne.
La dernière fois qu'un évènement semblable s'est produit, c'est lorsque les Turcs Seldjoukides, en 1078, après s'être emparés de Jérusalem jusqu'alors sous domination des tolérants califes chiites Fatimides, ont interdit aux pèlerins venus d'Europe de pénétrer dans la Ville Sainte.
La chrétienté romaine, à l'appel du pape Urbain II et de saint Bernard de Clairvaux, répondit depuis Vézelay, en France, par l'organisation de la Première Croisade. Celle-là même dont se réclame aujourd'hui sans pudeur la foule des néo-cons "judéo-chrétiens" (à propos, quelqu'un a vu par hasard la réaction d'Eric Zemmour et de Sarah Knafo quelque part ?).
Dernière précision, car c'est un détail que beaucoup ignorent : lorsque saint Jean-Paul II, dans le contexte particulier des accords d'Oslo, commit la légèreté de reconnaître l'État d'Israël (alors même que ce dernier occupait militairement Jérusalem Est depuis 1967), la Knesset refusa de voter en faveur de la ratification de cet accord diplomatique qui établissait, en même temps que la création d'une nonciature apostolique à Tel-Aviv, la pleine autorité du Vatican et du droit canon sur les territoires qui sont propriété du Saint-Siège et des patriarcats uniates en Terre Sainte.
Autrement dit, l'Église catholique a accepté de reconnaître la souveraineté de l'État sioniste, mais l'État sioniste, lui, n'a jamais accepté de reconnaître la souveraineté et l'autorité de l'Église catholique sur la terre natale du Christ.
La déclaration de guerre d'aujourd'hui n'est donc pas une rupture, mais une radicalisation assumée de ce qui existait déjà et que chacun (pas seulement à C-News) faisait semblant d'ignorer.
Qu'on cesse donc de part et d'autre de nous raconter des blagues déshonorantes, et surtout qu'on ne vienne pas me dire, comme ce minus habens de Damien Rieu sur X, qu'il s'agit uniquement de raisons de sécurité.
Cela ferait rigoler tout le monde, à commencer par ce pitre odieux de Stéphane Zagdanski.

22 mars 2026

Gastel Etzwane


- 22/3/2026 - Le Premier ministre Benjamin Netanyahu, sur le site de l'impact de missile à Arad :
« Si vous vouliez la preuve que l'Iran met en danger le monde entier, les dernières 48 heures l'ont apportée. Au cours des dernières 48 heures, l'Iran a ciblé une zone civile. »
Cela fait plus de 30 ans que Benjamin Netanyahu nous serine que l’Iran est à deux doigts d’avoir la bombe nucléaire et va attaquer Israël d’un jour à l’autre.
En 1992 déjà, il disait « dans 3 à 5 ans ». En 2012, son petit dessin de bombe à l’ONU : « au printemps prochain, au plus tard l’été ». Et ainsi de suite, année après année. Jamais l’Iran n’a lancé d’attaque massive directe contre Israël… jusqu’à ce qu’Israël bombarde d’abord ses installations nucléaires et militaires en juin 2025, puis encore après.
La riposte iranienne ? Une défense après des frappes israéliennes (et parfois américaines) sur son sol.
Mais aujourd’hui, Netanyahu ose venir sur le site d’un impact à Arad déclarer que « l’Iran met en danger le monde entier » parce qu’il a visé une zone civile… alors que c’est son pays qui a initié l’escalade directe.
Cette rhétorique catastrophiste sur l’Iran est sa bouée de sauvetage politique depuis des décennies. Elle lui permet de rester au pouvoir, de détourner l’attention des multiples procédures judiciaires pour corruption, fraude et abus de confiance qui le poursuivent depuis des années (et qui traînent encore en 2026).
C’est un homme qui préfère lancer des bombes causant des milliers, voire des dizaines de milliers de morts civils (en Palestine, au Liban, et maintenant en Iran) plutôt que d’affronter ses responsabilités devant la justice.
Quand est-ce que cet homme sera enfin arrêté et jugé pour ses crimes ? Quand arrêtera-t-on de le laisser jouer avec la vie de millions de personnes pour sauver sa peau ?

20 mars 2026

Monique Plaza
20/3/2026

Je vois de plus en plus de gens qui tiennent à confondre l’antisémitisme et l’antisionisme.
Certes, l’antisionisme sert, chez certains, de faux-nez de l’antisémitisme, mais c’est loin d’être systématique.
Je rappelle que des juifs rejettent le sionisme pour des raisons religieuses (ils considèrent que le sionisme trahit le judaïsme) ou politiques et éthiques (l’évolution de l’État d’Israël, en particulier depuis l’arrivée de l’extrême droite sioniste, les fait douter de la légitimité d’un "État juif", de surcroît situé en plein milieu de pays arabes, ce qui a abouti à des conflits, à des spoliations et à des guerres sans fin).
Je refuse donc cette confusion et cet amalgame d’autant qu’ils risquent d’aboutir à interdire toute critique de la politique d’Israël. Et pourquoi devrions-nous donc nous y résoudre ? Israël n’est-il pas un pays comme les autres ? Le considérer autrement ne serait-il pas étrange ? Nous sommes en droit de le critiquer, comme nous le faisons avec tous les pays, sans être soupçonnés de nourrir un racisme anti-juifs !
De même, il est légitime de se questionner sur l’influence de tous les lobbys – y compris le lobby sioniste sans être accusé d’être anti-juif.

13 mars 2026

Régis de Castelnau
13/3/2026

Ripostes iraniennes contre Israël, difficile d’éviter la "Schadenfreude"


Attention à la Schadenfreude, c’est-à-dire ce sentiment de joie mauvaise lorsque l’on voit le karma s’abattre sur les abjects qu’il a fallu supporter maintenant deux ans et demi.

Après la sidération provoquée par l’opération militaire terroriste du Hamas, il y eut d’abord le basculement immédiat d’Israël dans la barbarie. Les discours invraisemblables qualifiant les Palestiniens dans leur ensemble « d’animaux humains » à exterminer, la violence meurtrière totale qui s’est abattue sur eux. Et pendant de longs mois le massacre systématique, assumé et même revendiqué des habitants de Gaza en commençant par les enfants. Le tout documenté en temps réel. Il y eut ensuite l’évidence d’un projet génocidaire, à base de destruction massive du cadre de vie des populations palestiniennes parquées dans le ghetto de Gaza, de bombardements indiscriminés, de meurtres, de tortures, et de privation de soins. Accompagnés d’une épuration ethnique étendue à la Cisjordanie. Tous éléments qui caractérisent le génocide au sens de l’interprétation de la Convention de 1948. Évidences niées, malgré le consensus massif, par les génocidaires et leurs complices. Mais à cet insupportable spectacle quotidien il fallut ajouter la propagande déferlant dans les pays européens. Toute critique, toute dénonciation de ces horreurs étant immédiatement qualifiée « d’antisémite » quand elle n’était pas poursuivie judiciairement comme la justice française, éperonnée par Dupond-Moretti a donné le triste exemple. Il fallut également concernant notre pays, assister consterné à la soumission au narratif israélien de tout le système médiatico-politique à l’exception de LFI. Et que dire de l’humiliation ressentie devant l’avilissement du Premier ministre de la France venant prendre ses ordres au dîner d’une association communautaire jouant le rôle d’une ambassade israélienne bis.

Alors, lorsque l’on voit des images des conséquences des ripostes iraniennes (oui oui, ripostes à une agression illégale) qui arrivent à contourner la féroce censure israélienne, lorsque l’on entend les témoignages sur place de gens qui ont massivement soutenu le massacre de Gaza et qui se plaignent des bombardements et de leur vie dans des bunkers, comment ne pas penser immédiatement une chose toute simple : « c’est une punition tellement méritée ».

Et puis il y a aussi bien sûr, ce début de panique qui sourd chez nous de toutes ces interventions de ces journalistes, « experts », spécialistes qui ressentent le risque existentiel auquel est désormais confronté le projet sioniste.

Alors on ne se privera pas de cette « joie mauvaise » tout en intégrant cette réalité incontournable, c’est qu’en Israël sous les bombes il y a des gens qui meurent. Et parfois sûrement aussi des Palestiniens ou des Arabes israéliens.

En revanche on pensera à Isaac Herzog l’infect président israélien qui s’est déshonoré en allant signer les bombes et les obus que son armée allait déverser sur les enfants de Gaza, et qui vient aujourd’hui pleurnicher devant les caméras pour les bombardements iraniens qui répondent à la guerre criminelle lancée par le pays qu’il préside.

Car lui ne l’a vraiment pas volé.

8 mars 2026

José Martin


- 7/3/2026 - La France sous influence étrangère. Olivier et Roxane, ces enfants terribles du système et surtout du « couple influenceur » de Tsahal :
le mari, de l’extérieur (porte-parole francophone de l’armée israélienne) et la femme, de l’intérieur (productrice d'émissions de télévision du service public et cinéma), co-actionnaire de StudioFact Media Group qui compte le fameux journal « Le Parisien » comme actionnaire à hauteur de 30%, le dit Parisien, propriété du groupe LVMH (famille Arnault, très intime des Macron).
On peut dire que, jusqu’à maintenant, tout est vraiment bien « ficelé »…
C’est même Mme Rafowicz qui guide un certain petit Jordan pour lui apprendre à marcher (dans les pas d’un futur président de la république).

14 février 2026

LA QUESTION ANTISÉMITE, DÉFINITIONS

Gabriel Nerciat
13/2/2026


Je commence à en avoir un peu assez de tous les crétins patentés qui viennent ici m'expliquer régulièrement ce qu'il faut dire ou ne pas dire quand on évoque Israël, ou telle personnalité qui lui est liée, ou la judéité de tel ou tel, etc.
Pour ne plus y revenir et pouvoir désormais barrer sans préavis les importuns, les incultes et les fâcheux, on va se contenter de donner aujourd'hui aux nécessiteux quelques définitions de base.
1) "Judaïsme" et "sionisme" ne sont pas synonymes. Non seulement pas mal de Juifs (même si c'est désormais une minorité) ne sont pas sionistes ou a minima n'éprouvent aucun sentiment d'appartenance ou de solidarité particulières avec l'État fondé par Ben Gourion au XXe siècle, mais de plus (et surtout) un très grand nombre de sionistes ne sont pas juifs. Inutile de donner les noms : ils sont très nombreux, et chacun les connaît.
2) En conséquence, quand on dit que tel Juif (Scholem, Jankélévitch, Heschel ou Levinas, par exemple, pour citer des auteurs morts il y a longtemps) sont sionistes, cela veut dire que c'est sous l'angle de leur adhésion au projet idéologique et territorial du sionisme qu'on les considère en usant du qualificatif. Et pas d'abord en tant que Juifs – le judaïsme, rappelons-le, n'étant rien d'autre qu'une religion (pas un peuple ethnique, même s'il y a une ascendance des noms juifs par filiation matrilinéaire).
Il est quand même étrange qu'un grand nombre de partisans d'Israël considèrent l'emploi même du terme "sioniste" comme une manifestation d'antisémitisme, sous prétexte que pas mal d'antisémites avérés venus de la gauche ou du communisme (Alain Soral, par exemple, ou tel député décolonial mélenchoniste) assimilent indûment les deux termes. C'est d'autant plus malhonnête qu'eux-mêmes, la plupart du temps, font exactement la même chose, et sans aucun complexe, avec "islam" et "islamisme".
3) L'antisémitisme, sauf à pervertir le sens des mots, ne consiste pas à critiquer et attaquer, même de façon radicale ou virulente, l'État d'Israël (surtout maintenant qu'il s'est lui-même affranchi du lien de plus en plus ténu qui le rattachait aux nations européennes et à la civilisation du même nom), ni même d'ailleurs à exprimer tel ou tel préjugé à l'encontre de la religion de Moïse.
Un antisémite est quelqu'un qui considère que les Juifs en tant que Juifs forment une entité "en soi" indépendante des peuples "gentils", et qui leur serait foncièrement hostile.
En France, l'antisémitisme consiste à dénier la citoyenneté des Français juifs pour cette raison ; pas à rappeler que dans une République laïque et prétendument indivisible, il n'existe qu'un seul peuple national et pas deux (ou plus).
Voilà.
À bon entendeur, salut.
Si ça ne vous plaît pas, c'est le même tarif, de toute façon. Car aucune loi de censure n'y changera rien, il faut quand même que les censeurs abusifs soient prévenus.

22 janvier 2026

Régis de Castelnau

Rubrique : union de la "gauche"

- 22/1/2026 - La loi Yadan, infecte loi scélérate, entend criminaliser comme antisémite toute critique de l’État génocidaire israélien.
Elle est ce faisant le pire des textes antisémites.
Puisqu’elle essentialise les Israéliens comme juifs (alors que 30 % des Israéliens ne sont pas juifs). En effet toutes les horreurs criminelles auxquelles nous assistons depuis plus de deux ans, massacres, épuration ethnique, apartheid, pogroms, atrocités sur les prisonniers, ont été commis par l’État d’Israël et certains de ses citoyens. Et cette proposition de loi vient prétendre que les critiquer ou les combattre serait antisémite.
Mesure-t-on que ce raisonnement absurde, qui n’a pour but que de protéger un État étranger, postule par conséquent que ces crimes commis sont juifs par nature ?
C’est simplement de la folie.
Comme par hasard, cette monstrueuse atteinte à la liberté d’expression garantie par notre Déclaration des Droits de l’Homme, a été signée par quatre députés socialistes dont évidemment François Hollande. Et c’est grâce à l’abstention des socialistes qu’elle a été adoptée par la commission des lois et sera discutée en séance lundi prochain.
Il n’y a bien sûr rien à attendre d’autre de la part de Madame Yadan dont l’activité parlementaire n’est consacrée qu’au service d’un État étranger.
Mais comment peut-on continuer, ne serait-ce qu’à discuter, avec les dirigeants d’un parti socialiste, dont un Olivier Faure n’hésite pas à afficher l'écœurante duplicité.
En ajoutant à la liste déjà copieuse de ses trahisons, celle d’un des principes les plus fondamentaux de la République ?