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1 novembre 2026

Gabriel Nerciat
1/11/2026

FIN 2026 EN FRANCE, UN MOMENT PARODIQUE


Etrange moment, quand même, que celui que vit la France depuis un mois.
À la faveur des récentes émeutes urbaines et du faux retour des Gilets jaunes qui leur a servi de prétexte, on dirait que le pays s'offre un moment d'interlude parodique intense en attendant que les évènements réellement sérieux commencent, sans doute après le premier tour de l'élection présidentielle.
D'un côté, on voit toute une faune assez grossière d'intellectuels de gauche à la ramasse, de sociologues d'État au bord de la crise de nerf, de syndicalistes subventionnés sans troupes ni véritable consistance sociale, et des grappes de lycéens ou d'étudiants citadins prétentieux, braillards, vindicatifs, amorphes et totalement décervelés, qui confondent l'insurrection révolutionnaire avec les festivités yankees de Halloween et jouent complaisamment, comme dans un roman de Philippe Muray, la comédie grinçante des révolutions gauchistes du temps passé (on a l'impression que tout ce qui reste à la gauche en ce début de siècle, c'est l'espoir d'un Mai 68 perpétuellement recommencé, où De Gaulle ne reviendrait jamais de Baden-Baden et où le Joker de Batman le remplacerait soudain à l'Élysée) ou bien se racontent risiblement des rêves dérisoires de grève générale ou d'émeute populaire spontanée – comme si Georges Sorel ou Rosa Luxemburg (que tout ce beau monde n'a sans doute jamais lus) avaient publié leurs premiers textes décisifs en ce début d'année.
L'attentat de Trappes il y a une semaine leur est soudain apparu comme une aubaine inespérée, susceptible de mettre le feu à la plaine et aux locaux du groupe Bolloré, mais rien à faire : la comédie antifasciste elle aussi ne prend plus. C'est d'un autre temps, c'est du réchauffé.
Et puis de l'autre côté, il y a toute la France sénile et racornie des Retailleau, Lisnard, Larcher, Valls, Darmanin, Breton, Borloo, Malhuret et autres vieilles crapules blanchies sous le harnais de la décadence maastrichieenne ou atlantiste, qui font semblant de croire que Mélenchon serait devenu un nouveau Fantômas mâtiné à la fois de Trotski, Drumont, Ben Laden et Amin Dada, s'apprêtant à renverser la République en lançant des hordes de dizaines de milliers de Black Blocs secondés par les sicaires du Hamas à l'assaut des institutions.
Parmi eux, c'est à qui va le plus loin pour exiger la mise en branle de l'état d'urgence ou bien carrément l'article 16 de la Constitution (donner les pleins pouvoirs à un Macron exsangue, en voilà, vraiment, une idée de génie ; on ne peut pas trouver mieux).
Quand on les voit et qu'on les entend les uns et les autres, on se demande vraiment de quel musée Grévin ils sortent, et pour combien de temps ils sont encore là.
Pas plus de six mois, à mon avis, dans le meilleur des cas. Mais mon Dieu, comme ces six mois vont être longs à passer...

30 octobre 2026

Gabriel Nerciat
29/10/2026

LA BÊTISE ET SA SYNTAXE


L'imbécile de droite : "Mais enfin, sans les milliardaires et les fonds privés qui peuvent investir dans l'économie, on ne pourrait rien faire."

L'imbécile de gauche : "Mais enfin, sans les jeunes, les migrants et les travailleurs syndiqués en lutte contre les injustices, on ne pourrait rien faire."

L'imbécile d'extrême-droite : "Mais enfin, sans Pinochet et Netanyahou qui bottent le cul des marxistes et des Arabes, on ne pourrait rien faire."

L'imbécile d'extrême-gauche : "Mais enfin, sans les anarchistes, les Frères musulmans et les Antifas qui défendent la démocratie en tirant des mortiers sur les flics ou en incendiant les mairies, on ne pourrait rien faire."

L'imbécile d'extrême-centre : "Mais enfin, sans l'euro et l'union constante des gens diplômés et raisonnables de nos métropoles connectées, on ne pourrait rien faire."

L'imbécile écologiste : "Mais enfin, sans la diminution du dioxyde de carbone, on ne pourrait rien faire".

Dans une démocratie affaiblie et déclinante, la bêtise n'a qu'une seule syntaxe, mais elle offre plusieurs déclinaisons. Et c'est un peu lassant de devoir sans cesse évoluer entre elles.
Gabriel Nerciat
30/10/2026

À PROPOS DE LA GUERRE QUI VIENT

Sont vraiment marrants, les gauchistes, de nos jours. Ils voudraient que les flics regardent de loin sans rien faire les gentils lycéens mélenchonistes ou attaliens et leurs aînés anarchistes leur lancer des mortiers d'artifice ou casser des vitrines et des abribus, mais qu'ils interviennent ensuite manu militari matraque dressée pour les protéger des hordes nationalistes lorsque les membres de celles-ci leur contestent à la force du poing leur prééminence dans la rue.
Au bout d'un moment, ça va finir par se voir, quand même, qui sont ces jeunes urbains qui braillent et pour qui ils roulent.
Autant décider que l'étudiant ou le lycéen rebelle des métropoles est un nouveau représentant du peuple et que les CRS ou les flics de la BAC sont dévolus à sa sécurité. Ce sera plus simple, notamment quand le pouvoir aura changé de camp.
En attendant, petite remarque utile à l'intention des identitaires lecteurs de Renaud Camus : la plupart de ces gens, comme il est d'usage depuis toujours et comme on l'a encore vérifié récemment avec les meurtriers de Quentin Deranque à Lyon, ne sont pas généralement issus de l'immigration extra-européenne mais, tels le jeune Raphaël Arnault, le vieux Eric Coquerel, la jolie Lola-Fleur Whittaker, le pédant Thomas Guénolé ou le sot Matthieu Slama, demeurent en majorité de braves petits bourgeois fils de profs ou d'avocats tout à fait blancs de peau.
La guerre qui vient ne sera pas une guerre ethnique, même si les hordes allogènes des grandes métropoles et des banlieues fourniront une partie conséquente de la piétaille attendue, mais elle opposera essentiellement et même principalement des Français de souche européenne aux affiliations et aux fidélités de plus en plus divergentes, au point de dénier appartenir à un même peuple (c'est ce que signifient l'instrumentalisation obscène du drapeau palestinien chez les émeutiers ou le sigle des anars Antifas qu'on ne voit nulle part en terre d'Islam).
Et c'est bien le plus triste et le plus grave dans ce qui se passe tous les week-ends en ce moment.
Car c'est lorsque des frères de sang se haïssent au point de s'entretuer – la haine envers Quentin Deranque n'a pas cessé depuis sa mort, mais est au contraire assumée et démultipliée chez les soutiens de ses assassins – que le spectre terrifiant de la guerre civile apparaît par intermittence.

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25 octobre 2026

Gabriel Nerciat
25/10/2026

LES MALHEURS DE SOPHIE


Il ne faut jamais en douter : la grande bourgeoisie libérale de droite (par libéral, ici, j'entends surtout affranchie des classes populaires) est aussi risible, médiocre et déconnectée du réel que la petite ou la moyenne bourgeoisie gauchiste et mélenchoniste.
Elle se croit encore en 1990, à la veille de la chute de l'URSS, de la même manière que la bourgeoisie gauchiste se croit encore en Mai 1968 (la "révolution introuvable", disait déjà Raymond Aron).
Elle s'est reconnue dans un personnage aussi haïssable que Sarkozy parce que fondamentalement elle lui ressemble : atlantiste, cupide, servile, hâbleuse, à genoux devant les criminels sionistes de Tel-Aviv comme devant les potentats arabes wahhabites du Golfe dont elle convoite les miettes (tout en se jouant en privé un film de Croisades en technicolor semblable à celui de Ridley Scott).
Aujourd'hui, elle n'a toujours pas compris qu'elle a déjà passé la main.
Elle se reconnaît dans des champions de plus en plus parodiques et vulgaires : la Knafo, cette Du Barry maladroite qui se prend pour la marquise de Pompadour ; David Lisnard, le maquignon cannois à front de taureau si bien en cour à Kiev comme à Riyad ; Robert Ménard, l'ancien agent trotskiste de la CIA en pré-retraite ; Javier Milei, le bouffon argentin qui compte encore sur Trump pour lui éviter la faillite.
Pauvre Sophie de Menthon : elle aussi, dans son genre, est une marionnette aussi comique que Mathilde Panot ou Sandrine Rousseau. Elle s'offre un rêve à bon compte, comme Madame Bovary avec son Rodolphe. La fin ne sera pas heureuse. Sophie dans les urnes, c'est du même niveau que Martine à la plage.
Car malgré tout ce qu'on peut dire des compromissions et des lâchetés souvent exaspérantes consenties par Marine Le Pen ces dernières années, une chose néanmoins doit être mise à son actif : elle a toujours refusé de traiter avec ces minables (y compris Ménard qui a cru un temps pouvoir la manipuler), et si elle arrive au pouvoir ne leur accordera rien. Même pas un strapontin au Palais Bourbon, j'en prends le pari.
C'est aussi pour cela – et non pas malgré cela, comme on le croit chez Vincent Bolloré – qu'elle a désormais toutes les chances d'être élue chef de l'État.
Gabriel Nerciat
25/10/2026

UN MAUVAIS WEEK-END POUR LA MACRONIE


Bilan du week-end :
 
1) Tous les sondages réalisés après les émeutes, complaisamment tolérées voire encouragées par le pouvoir macronien, de la dernière semaine placent Jean-Luc Mélenchon qualifié au second tour, à deux ou trois points au-dessus de Philippe et de Glucksmann ;
 
2) L'instrumentalisation de l'attentat raciste de Trappes n'a pas donné lieu au soulèvement attendu, qui aurait dû nuire au congrès politique du RN et rediaboliser l'image du parti national-populiste dans l'opinion. Marine Le Pen a prononcé sans encombre à Orléans cet après-midi un des meilleurs discours de sa carrière, malgré les tentatives pathétiques de Mediapart et de l'UEJF pour l'en empêcher.

Conclusion à l'intention du Marais libéral et gauchiste : votre champion en capilotade a une fois de plus raté son coup.
Vous allez vous taper Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon au second tour de la présidentielle, mes chéris. Que ça vous plaise ou non. Que vous protestiez ou pas. Six mois seulement à attendre avant de monter dans le toboggan.
Comme d'autres, vous pourrez toujours aller ensuite verser vos larmes sur les plages du Touquet.
Vous avez de la chance : la prochaine présidente de la République a promis qu'elle n'installerait aucune éolienne sur la Côte d'Opale. Quand on est poli et civilisé, comme vous prétendez l'être, on dit merci.

23 octobre 2026

Gabriel Nerciat
23/10/2026

UN DERNIER COUP DE COUTEAU POUR THOMAS


"C'est un tournant dans l'histoire de la République : pour la première fois en France des personnes ont été tuées en raison de leur couleur ou de leur religion supposées", a dit ce soir Emmanuel Macron à la mairie de Trappes, à propos de l'attentat terroriste perpétré ce matin dans la ville des Yvelines.
En une seule phrase, il a planté un dernier coup de couteau sur le cadavre de Thomas Perotto, ce jeune Français de seize ans tué dans son village de Crépol en novembre 2023 par les membres d'une horde de sicaires nord-africains pour la seule raison qu'il était Blanc.
Comme toujours, ce président en pré-retraite sans décence et sans légitimité sait très bien à la fois ce qu'il dit et ce qu'il fait.

19 octobre 2026

Gabriel Nerciat
19/10/2026

DES GRIEUX CHEZ LA POMPADOUR
 

Macron, hier soir : "Comment des Français peuvent-ils faire ça à la France ?".
J'avoue, j'ai ri, malgré la gravité du moment.
Au-delà de ce chef d'État minable et pathétique désormais aux abois qui laissera aux générations futures un souvenir pire que celui de Charles VI au début de la guerre de Cent Ans (pire, parce qu'au moins le quatrième roi de la dynastie des Valois était fou à lier), je me rends compte qu'il y a un côté chevalier des Grieux chez lui et chez pas mal de grands bourgeois libéraux, qui sont prêts à finir dans la dèche, sous l'opprobre général, plutôt que de renoncer à leurs chimères.
"J'ai tout fait pour elle, jusqu'à bafouer mon honneur ; pourquoi me méprise-t-elle autant ? Ne voit-elle pas que je l'aime ?".
Pauvres types.

15 octobre 2026

Gabriel Nerciat
15/10/2026

ZELENSKY, LE DÉBUT DE L'AGONIE ET LA FIN DE L'IMPOSTURE


Cette fois, ça y est : on dirait bien que quelque chose de définitif ou d'irréversible est en train de se passer.
Devant l'affront inconsidéré de Zelensky qui continue à bombarder des raffineries en territoire russe contre son consentement, Trump a enfin suspendu – partiellement et sans le reconnaître officiellement, il est vrai – la couverture satellitaire américaine qui protégeait le ciel de Kiev des attaques de drones et de missiles russes depuis le début de la guerre.
La capitale de l'entité ukrainienne est désormais exposée à des destructions massives sans que Zelensky puisse faire quoi que ce soit, et alors même que les Ukrainiens, à court d'armements opérationnels, sont devenus incapables d'atteindre Moscou avec leurs drones. La suspension de l'ensemble des aides, ou plutôt des directives, venues du renseignement américain pour orienter l'effort de guerre de l'état-major kiévien est en train de suivre. Malgré le soutien maintenu de Londres, l'armée exsangue de Zelensky, qui ne parvient plus à compenser ses pertes, bientôt sera aveugle sur le front. Alors même que l'armée russe a repris Lyman (la seule réelle conquête militaire de Kiev depuis le début de la guerre), détruit les ponts sur le Dniepr et s'apprête à encercler Kramatorsk, le noeud stratégique central du conflit.
Sans doute sur ordre de la Maison Blanche, Mark Rutte, le falot secrétaire général de l'OTAN, a reconnu publiquement que la Russie ne constituait pas un danger nucléaire ou conventionnel imminent pour la sécurité de l'Europe (à rebours de ce qu'il a toujours affirmé jusqu'à présent, de concert avec notre général Soja et les dirigeants du MI6).
En France, Marine Le Pen commence à être (un peu) plus courageuse qu'elle n'était jusque là, en allant dire clairement à Bruxelles qu'une fois élue à l'Élysée elle mettrait fin à toute contribution française pour soutenir l'État ukrainien en faillite à partir de novembre 2027 (il est vrai qu'à cette date et à ce rythme, la guerre sera sans doute déjà finie ou sur le point de se conclure).
En Allemagne, l'AFD tient un discours encore plus ferme, en exposant directement la responsabilité politique du chancelier Merz, coupable d'exposer mortellement l'économie et la sécurité allemandes par pure soumission à Washington et au fonds d'investissement BlackRock, dont il était il y a peu l'employé, et qui a obtenu de Zelensky les marchés les plus juteux pour la reconstruction du pays.
Macron, lui, comme Merz lui-même d'ailleurs, se tait, piteusement. Seule cette affreuse gorgone et félonne de Giorgia Meloni, en Italie, devenue la serpillière des néo-conservateurs ultras de Varsovie avec qui son groupe siège à Strasbourg, continue à tenir haut et fort un langage belliciste anti-russe.
Mais désormais on sent qu'on approche de la fin des mensonges et du délire russophobe.
Plus personne ne croit en une future victoire, même partielle, de Kiev ni en une chute rapide de Poutine, encore moins en un effondrement de l'économie russe. Pour des raisons différentes, d'ordre énergétique ou géopolitique, les États-Unis, comme les Européens, vont avoir besoin de normaliser leurs relations avec Moscou, et le temps est venu.
Comme je l'ai écrit ici cent fois depuis cinq ans, cette guerre ne résulte pas d'une volonté impérialiste russe, comme une propagande forcenée, voulue par nos gouvernements, n'a cessé de l'affirmer. Elle a été imposée à Vladimir Poutine, huit ans après le coup de force de Maïdan, par des dirigeants ukrainiens irresponsables, criminels et souvent corrompus qui voulaient, en lien avec les stratèges des diverses institutions ou officines euro-atlantistes, faciliter l'extension de l'OTAN jusqu'au coeur du Donbass russe, après avoir persécuté et massacré des milliers de citoyens russophones du pays qui n'acceptaient pas de plier sous leurs ordres.
Tous ceux, en Europe et en France, qui ont été les complices de cette boucherie et de ces crimes – lesquels auraient dû cesser il y a plus de quatre ans lors des négociations d'Istanbul – ne pourront pas se contenter à l'avenir de raser les murs ou de regarder leurs chaussures.
Ils sont des traîtres à l'intérêt national et à la sécurité de l'Europe, et ils auront des comptes à rendre. Plus tôt que tard, car le soir tombe vite désormais sur le Vieux Continent.

13 octobre 2026

Gabriel Nerciat
13/10/2026

UNE IDÉE DE GÉNIE POUR SORTIR DE LA CRISE LYCÉENNE


Scoop : Sébastien Lecornu, le moine-soldat qui a perdu sa robe de bure, a eu une idée de génie pour résoudre la crise lycéenne et estudiantine.
Il a décrété que tous les jeunes gens, des deux sexes plus ceux qui sont asexués ou en phase de transition de genre, qui ne trouvent pas de place satisfaisante sur Parcoursup seront envoyés dans des camps d'entraînement militaire à la frontière entre la Moldavie et l'Ukraine pour une durée de deux ans.
Un diplôme de gardien de la démocratie européenne leur sera délivré à la fin de cette période, qui leur donnera le droit d'entrer en deuxième année à Sciences-Po.
Si la guerre survient avec Moscou d'ici là, ils auront le privilège d'être envoyés en première ligne en bénéficiant de cours à distance assurés par BHL, Françoise Thom ou Jean-François Colosimo en personne (les veinards).
Si d'aventure de jeunes femmes moldaves tombent enceintes de leurs œuvres, elles auront le droit d'aller vivre avec leur progéniture dans les quartiers nord de Marseille, car elles seront prédisposées dans leur parcours à connaître les bienfaits de la diversité culturelle.
Qui a prétendu que les Macroniens ne faisaient rien et se contentaient de regarder dérailler les trains ? Mauvaises langues au cerveau "brainwashé", comme dit si bien le président en pré-retraite, c'est clair.

11 octobre 2026

Gabriel Nerciat
11/10/2026

UN DIMANCHE EN STUC ou L'ÂME DE JAURÈS APAISÉE


En ce maussade dimanche d'octobre, j'aurai quand même vécu une journée que je puisse graver dans le marbre, ou à défaut le stuc, de l'Histoire contemporaine : celle de la mort du parti fondé par Jean Jaurès en 1905.
Bien sûr, il était à l'agonie depuis longtemps, comme les héritiers défroqués du RPF ou du MRP, mais la mort clinique n'était pas encore définitivement constatée ou homologuée.
Ce soir, c'est fait.
La victoire de Raphaël Glucksmann, remportée lors d'un scrutin de moins de 120000 électeurs (en gros, à peine trois départements - sur la centaine que compte la République française), est la meilleure chance qui pouvait nous arriver, et la pire qui pût advenir au PS.
Non seulement parce que Glucksmann est le plus médiocre et le plus caricatural des candidats, mais surtout parce qu'avec 11 ou 12% des suffrages, voire un peu plus grâce aux relais médiatiques dont il dispose, il va servir de prétexte idéal à la fois à Mélenchon – qui a fait un tabac cet après-midi à Clermont-Ferrand – pour refuser tout accord de désistement aux législatives de l'an prochain (ce qui signifiera la mort à terme du groupe parlementaire PS) et à Gabriel Attal pour maintenir sa candidature face à Edouard Philippe.
En effet le retrait d'Attal, au lieu de conforter le score de l'ancien Premier ministre qui fait une campagne proprement calamiteuse, risquerait au contraire de l'enfoncer en gratifiant le candidat de Kiev de trois ou quatre points supplémentaires qui les mettraient à peu près à égalité.
Bref, la machine à broyer en même temps l'extrême centre libéral et la social-démocratie semble assez bien enclenchée ce soir. Pour un peu, j'en viendrais à embrasser Léa Salamé.
Dans le Paradis des Albigeois, je pense que Jaurès est soulagé. Vu ce qu'était devenue l'ancienne SFIO depuis l'élection de François Mitterrand, son âme torrentielle va enfin pouvoir reposer en paix.
C'est même peut-être lui cette fois qui viendra hanter le candidat de la guerre le soir de sa défaite annoncée.
D'ailleurs, la fixité inquiétante du regard de Glucksmann ces derniers temps paraît celle d'un homme craintif assailli par de nombreux cauchemars.

10 octobre 2026

Gabriel Nerciat
10/10/2026

DINDONS DE LA FARCE


Avec l'accent de Jean Seberg dans "À bout de souffle" :
– Qu'est-ce que ça veut dire, Européen ?
– C'est quand on est cocu, tout nu, sans ressources et qu'on a en plus très mal aux fesses.
Zelensky est indigné ? Sans blague ?
Donald lui avait dit, pourtant, à lui et au locataire transitoire du 10 Downing Street, de ne plus bombarder les sites énergétiques et les stations de raffinage en territoire russe.
Que le pétomane multi-millionnaire, s'il n'est pas content, aille se noyer dans le Dniepr, dont les Russes désormais détruisent systématiquement tous les ponts (ce qui annonce le début de la fin de cette guerre insensée voulue par l'OTAN et l'UE depuis douze ans).

8 octobre 2026

Gabriel Nerciat
8/10/2026

ERWAN B, UN GRAND CRU À BOIRE AVEC MODÉRATION


Comme tout le monde, j'ai découvert ce freluquet hier soir sur LCI.
Dans la liste des jeunes gommeux arrivistes et décomplexés qui ont parsemé l'histoire de la gauche bourgeoise depuis 68, cet Erwan B., venu d'un cossu lycée de Montmartre qu'il a entrepris de bloquer avec ses amis gauchistes au nom de la "rupture" (avec quoi, on ne sait pas), semble être un grand cru, promis à un brillant avenir : sa morgue, son vide, sa violence verbale, sa prétention, son absence d'inhibition, son mépris assumé du savoir, son aisance volubile, ses ricanements discrets, ses mimiques excédées et son ton paternaliste à l'encontre des habitants des banlieues ne trompent pas.
Nul doute que Mélenchon, qu'il est allé pourlécher lors de la manif de mardi, lui accordera une circonscription en or aux législatives de l'an prochain.
Quand je l'ai vu hier insulter Bérénice Levet et polémiquer avec une jeune pimbêche de l'UNI qui a tenté un peu lourdement de le remettre à sa place, j'ai eu une pensée émue envers les flics qui stationnent devant le lycée Jacques Decourt depuis le début de la semaine.
À leur place, en l'entendant jacter pendant vingt minutes, j'aurais sans doute senti des fourmis s'agiter dans mon LBD.
Mais je crois que je n'aurais pas visé l'oeil gauche ; un bandeau noir de pirate l'aurait gratifié d'un cachet ou d'un tempérament qui sont définitivement au-dessus de ses moyens.

3 octobre 2026

Gabriel Nerciat
3/10/2026

QUESTIONS CRUCIALES AUTOUR D'UN INCENDIE
 

Sur les émeutes lycéennes et estudiantines, depuis deux jours, CNews nous explique que c'est l'œuvre de Mélenchon et du Hamas, LCI que c'est l'œuvre de Poutine et des services russes, BFMTV que c'est l'œuvre de la police factieuse qui ne sait pas garder son calme et veut déstabiliser Macron ou Nunez, ces grands républicains modérés.
Qui a dit qu'en France les idées des élites suppléaient avantageusement aux carences énergétiques ?
Moi, depuis quarante-huit heures, je me pose surtout une seule question, mais qui me paraît cruciale : que se passera-t-il, dans l'hypothèse de moins en moins invraisemblable où Marine Le Pen serait élue chef de l'État dans six mois, durant les deux semaines qui précèderont la passation de pouvoirs avec Macron au palais de l'Élysée ?
L'extrême centre libéral voué à l'exil (sans doute durable) et les gauches décoloniales en folie qui redoutent la fin prochaine du carnaval wokiste pourraient-ils agir de concert, de façon plus ou moins délibérée, afin de justifier un possible recours à l'article 16 ?
Sans être particulièrement complotiste, il est clair qu'à la lumière des événements de cette semaine, de plus en plus de gens y pensent ou en parlent explicitement – de Mathieu Bock-Côté jusqu'à Houria Bouteldja (le spectre est large).
Dans ce cas, l'insurrection présente pourrait faire office de répétition, mais le problème est qu'elle intervient beaucoup trop tôt : si l'anarchie dure encore deux semaines voire plus, c'est bien Marine Le Pen – et pas Mélenchon, que les droitards accusent grotesquement d'être à l'origine des troubles – qui en serait la principale bénéficiaire politique.
Quand bien même Mediapart révèlerait en janvier qu'elle a dansé la valse à seize ans au palais Hofburg de Vienne avec Otto Günsche, l'aide de camp d'Hitler.
D'où, sans doute, le dilemme du pouvoir macronien : laisser suffisamment d'impunité aux ilotes des lycées pour pouvoir les inciter à passer de nouveau à l'action le moment venu, mais tout en se montrant capable de les faire rentrer à la maison suffisamment vite, à six ou sept mois du scrutin, de crainte de voir la situation lui échapper (la mort d'un policier en exercice rendrait rapidement la crise définitivement immaîtrisable).
Même le recours à la pègre, comme pour les émeutes de juin 2023, s'avèrerait ici d'une efficacité très limitée, car le spectre des émeutes déborde désormais largement le cadre des banlieues des grandes métropoles mondialisées.
Si une chose en tout cas maintenant est claire, c'est que ceux qui veulent le redressement de l'État et ceux qui veulent sa destruction progressive (que ce soit au nom de l'émancipation des minorités ethniques allogènes ou au nom de celle du capital globalisé, peu importe) vont devoir tôt ou tard s'affronter face à face, parce qu'ils sont les uns comme les autres, à la lueur de cette crise plus encore que des précédentes, parfaitement identifiables et identifiés.

2 octobre 2026

Gabriel Nerciat
1/10/2026

LE REMPART VENTRU DE LA RÉPUBLIQUE
 

Gérard Larcher, vieux débris podagre du chiraquisme réélu pour la sixième fois président du Sénat dès le premier tour de scrutin, alors que son parti de notables versaillais agonisants doit représenter au mieux 6 ou 7% du corps électoral. À part ça, c'est vraiment chouette, le bicamérisme ; tout le monde nous le dit depuis le petit Monsieur Thiers.
Larcher en guise de campagne a fait savoir urbi et orbi, au milieu des ors du palais du Petit Luxembourg où il crèche et se goinfre aux frais de la princesse depuis douze ans, qu'il se poserait en rempart de l'État de droit afin d'empêcher toute modification constitutionnelle d'importance si Marine Le Pen était élue présidente de la République dans six mois. Entre deux apologies véhémentes de l'autorité et du retour à l'ordre, comme toujours chez les tartuffes LR.
Je ne sais pas vous, mais moi ça me rassure, cette réélection.
La France s'enfonce dans l'anarchie de rue, l'effondrement de l'État, les provocations estudiantines, le surendettement, la guerre territoriale des gangs de la pègre allogène, mais malgré tout, quoi qu'on en dise, la République tient.
Grâce à des hommes comme lui, essentiellement, que le régime fabrique en série au moins depuis l'époque de Jules Ferry et de Gambetta (des Larcher, on en voit plein dans les romans d'Alphonse Daudet).
Même lorsque leur tartine de confiture, comme dans la chanson des frères Jacques, tombe du mauvais côté, eux ne se tachent jamais, et ne se gênent pas pour venir lécher la nappe.
Non pas parce qu'ils seraient plus habiles ou chanceux que d'autres, mais tout simplement parce qu'ils ont été éduqués à laisser tomber ce qui chute, sans en paraître autrement affectés.
Le plus important, n'est-ce pas, c'est de conserver l'appétit. Un notable qui aurait honte de son poids, ce serait quand même ridicule, ou déplacé.

30 septembre 2026

Gabriel Nerciat
30/9/2026

TROIS REMARQUES SUR L'AFFAIRE BARDELLA


Sur l'affaire Bardella, avec laquelle on va nous pomper tels des Shadoks pendant des mois, il n'y a à mon sens que trois choses intéressantes à retenir :

1) Ce que Bardella a pu dire dans le privé à 17 ans, absolument tout le monde s'en fout, car cela n'a rigoureusement aucune importance. Surtout concernant un jeune dirigeant politique influençable et immature qui est aujourd'hui ravi d'être invité à dîner chez les Klarsfeld, même si en Israël on le traite encore en parent pauvre.

2) Ces révélations foireuses de Mediapart n'auront aucune influence sur le score de Marine Le Pen à la prochaine élection présidentielle. Il n'est même pas exclu que cela lui rapporte un ou deux points supplémentaires, car depuis l'affaire Fillon les Français en ont soupé, de ce genre d'arnaques.

3) Mediapart sans le vouloir va sans doute aider Marine Le Pen à se débarrasser de son encombrant poulain qui désormais, les juges ayant validé sa candidature et Retailleau étant dans les choux en compagnie d'Eric Zemmour, ne lui sert rigoureusement plus à rien. Ce troisième point est bien sûr le plus ironique de la séquence. Ciotti se chargera du reste.

22 septembre 2026

Gabriel Nerciat
21/9/2026

L'ALLEMAGNE REND HOMMAGE AUX RITA MITSOUKO


Mais c'est la mort qui t'a assassiné, Friedrich.
C'est la mort, tu t'es consumé.
Tu t'es consumé, Friedrich.
C'est le peuple à qui tu voulais refiler un barda
Qui est en train de te tuer.
Maintenant tu es en cendres ;
La mort c'est comme une chose impossible
Et même à toi qui te croyais aussi fort que le Führer
Même à toi qui n'es que l'avorton d'un SA,
C'est la mort qui va t'emmener, Friedrich,
Loin de Berlin, très loin, et loin de Kiev aussi.

21 septembre 2026

Gabriel Nerciat
21/9/2026

L'AFFAIRE CHARLES SAPIN, UN SUICIDE COLLÉGIAL


Comment expliquer calmement à tous ces ratés gratte-papiers fonctionnarisés que l'éviction forcée de Charles Sapin (un journaliste sérieux mais très modéré et parfaitement orthodoxe d'un point de vue libéral, qui a été récemment embauché à VA plutôt pour normaliser la ligne du magazine que le contraire) est pour eux une victoire à la Pyrrhus dont ils ne se relèveront pas.
Ce que démontre cet épisode de sectarisme picrocholin, c'est surtout à quel point l'intelligentsia progressiste et cultureuse contemporaine (de Bourmeau à Balasko ou Masiero en passant par Podalydès, Ernaux et Arthus-Bertrand) a adopté tous les traits de l'aristocratie finissante : morgue de privilégiés, autisme intellectuel et politique radical, impunité de caste, aveuglement définitif sur le péril qui les guette et dont ils deviennent ridiculement, sous les sarcasmes légitimes de la plèbe, le principal aliment (en 1789, lors de la convocation des États généraux à Versailles par le roi, ce sont les députés de la noblesse et du clergé qui ont allumé la flamme révolutionnaire appelée quelques années plus tard à tous les consumer).
La gauche, aujourd'hui, toutes tendances confondues, si l'on prend les chiffres des deux dernières législatives, ne dépasse pas 26 ou 28% des suffrages dans les urnes ; mais ses représentants auto-proclamés semblent croire qu'elle fait encore au moins 45 ou 50% voire plus, comme à l'époque de François Mitterrand et de Lionel Jospin.
En obtenant de la direction de France Inter la tête de Sapin, les journalistes de la radio d'État ont en réalité décidé de précipiter la leur dans le panier à son.
Ce n'est même plus la privatisation qui pointe (même Mathieu Pigasse dédaignerait de racheter les stations et chaînes incriminées) ; c'est la fermeture et le démantèlement définitif.
Ou la mise à la retraite d'office, ce qui serait encore mieux. Les aristocraties sans légitimité et sans panache ont vocation à disparaître sans laisser de traces.

20 septembre 2026

Gabriel Nerciat
20/9/2026

L'ARME DE LA DETTE, UN CRIME PAR PRÉMÉDITATION


Il est curieux que personne ne s'interroge vraiment sérieusement sur l'origine et les causes de l'explosion de la dette publique en France depuis 2017 (même si le grand dérapage commence en fait dès l'époque de Sarkozy, dix ans plus tôt, dissimulé à l'époque par la crise des subprimes, comme il le sera plus tard par l'épidémie de covid et les contraintes du despotisme sanitaire qu'elle permettra impunément de mettre en place).
Je veux dire : autrement qu'à l'aide d'une banale vision analytique adossée à une vague expertise comptable, comme à peu près tous les commentateurs libéraux, de ce vieux charlatan de François de Closets dans les années 1970 jusqu'au minable FOG aujourd'hui, en passant par tous les Bouzou et les Fiorentino de la Terre, nous en servent régulièrement depuis des lustres.
Il est quand même frappant que le premier acte politique d'Emmanuel Macron ait été le bradage d'Alstom au profit de General Electric et le dernier, si l'on peut dire, le refus obstiné de baisser la TVA sur le prix de l'essence en raison de l'augmentation des taux d'intérêts sur les titres à dix ans de la dette obligataire française.
À croire que cet homme improbable, pure création des réseaux Attali et ancien associé de la banque Rothschild, n'a jamais eu d'autre dessein depuis son arrivée au cœur des pouvoirs exécutifs de la République que celui de conforter le bilan comptable de quelques entreprises multinationales anglo-saxonnes ou des grandes banques d'affaires institutionnelles et des fonds privés qui sont les principaux détenteurs des obligations d'État (le versement de leur tribut annuel – ce qu'on appelle le service de la dette – deviendra, quand il quittera l'Élysée, le premier poste budgétaire de l'État, ce qui ne s'est jamais produit en France depuis la fin de la seconde guerre mondiale).
Non seulement, à suivre les cours de bourse, ces créanciers privés, français et internationaux, se sont enrichis aussi éhontément que la moyenne des Français eux se sont plutôt appauvris (surtout en termes de parité de pouvoir d'achat), mais – plus grave encore – les marges de manœuvre de l'État se réduisent désormais d'autant plus que son incapacité pathétique à assumer les fonctions régaliennes les plus basiques devient flagrante.
Or l'exemple de l'Italie devrait nous faire réfléchir : c'est l'importance de la dette publique italienne, jointe aux dotations exceptionnelles de la Commission von der Leyen, qui a contraint Giorgia Meloni à abandonner l'essentiel de ses promesses électorales après son entrée au palais Chigi, il y a quatre ans.
Il n'est pas impossible que le calcul de Macron et des oligarques qui le manoeuvrent soit de rendre l'État tellement paralysé par son surendettement que ses futurs dirigeants ne soient plus en mesure de refuser à Bruxelles aucun nouveau transfert de souveraineté (c'est la question de la fusion des marchés de capitaux, et celle du passage au vote à la majorité qualifiée pour les questions de diplomatie et de défense, qui sont désormais assumées publiquement par Ursula von der Leyen, si l'on en croit son dernier discours solennel prononcé mercredi à l'assemblée de Strasbourg).
Dès lors, Emmanuel Macron ne serait pas l'énarque hautain et incompétent que décrit tous les jours Pascal Praud sur C-News.
Ce serait bien plutôt un dirigeant matois, pervers, cynique et résolu qui aura accompli une oeuvre de destruction parfaitement préméditée de la souveraineté française, en parfaite continuité avec celle qu'entreprit l'ancien maréchaliste François Mitterrand au début de son second septennat.

17 septembre 2026

Gabriel Nerciat
16/9/2026

LE CRI DU PEUPLE

J'ai eu l'honneur et le plaisir d'apporter ma modeste contribution au premier numéro d'une nouvelle revue politique ("sociale et identitaire"), dont j'espère qu'elle sera appelée à perdurer longtemps au sein de la galaxie nationaliste, Le Cri du Peuple, fondée par les énergiques et entreprenants Loup Viallet et Nina Pravda, que j'ai connus par l'intermédiaire de ce réseau.
Ma signature y voisine avec celles de Renaud Camus, David Engels, Pierre-Yves Rougeyron, François Bousquet, Jean-Yves Le Gallou et bien d'autres ; même si cette excellente revue n'est peut-être pas à mettre entre toutes les mains (esprits conformistes ou trop universalistes s'abstenir), elle a le grand mérite de confronter, notamment sur les thèmes de l'immigration de masse et du déclin du libéralisme, des sensibilités et des analyses parfois divergentes ou parallèles mais dont la recension ne peut que renforcer la seule bataille spirituelle qui vaille : celle en faveur de la liberté d'analyse et d'expression.
Je ne doute pas, donc, qu'elle saura intéresser plusieurs d'entre vous.

10 septembre 2026

Gabriel Nerciat
9/9/2026

UKRAINE, QUAND LES MASQUES TOMBENT

En Ukraine, on vient de découvrir, sans doute grâce à une taupe de la CIA, que c'est celui-là même qui devait organiser, au nom de Zelensky, la lutte contre la corruption au sein des plus hautes sphères de l'Etat, le procureur général Kravchenko, qui en était l'un des principaux bénéficiaires et organisateurs.
Quel dommage que les dirigeants du RN soient aussi peureux et pusillanimes, surtout si on les compare à l'impeccable Alice Weidel, principale dirigeante politique de l'AFD en Allemagne, ou au téméraire général Vannacci en Italie. Sur ce sujet comme sur d'autres.
En France, hélas, aucun parti d'opposition, malgré les mérites certains de Thierry Mariani ou de Louis Aliot, n'ose révéler clairement aux Français non seulement le danger grandissant que fait courir à la France l'aventurisme belliciste croissant de Berlin et de Londres (le chancelier Merz, le seul véritable héritier du nazisme en Allemagne, exhorte aujourd'hui ses homologues européens à livrer la totalité de leurs stocks de missiles de haute précision à Kiev en vue d'une "guerre totale" contre la Russie) mais également l'ampleur des détournements de fonds qui permettent en toute impunité depuis quatre ans à l'entourage du pétomane ukrainien et très vraisemblablement au pétomane lui-même de se gorger de centaines de millions d'euros exfiltrés vers des paradis offshore et directement issus des dettes obligataires levées en son nom par les représentants du peuple français.
Il ne faut pas seulement "fermer le robinet" de l'aide à l'Ukraine ; il faut dire ce qu'est exactement ce machin, dirigé par une coalition improbable de bandits crypto-mafieux et de fanatiques néo-nazis.
Pas seulement au nom de l'argent qui a été volé aux peuples occidentaux, mais aussi au nom des Ukrainiens eux-mêmes, qui ne seront jamais en paix tant qu'ils resteront dirigés par ces raclures innommables que la guerre a rendus multi-millionnaires en l'espace de quelques années seulement en prospérant sur des montagnes de cadavres sacrifiés pour rien.

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