Radu Portocala
- 7/5/2026 - Il s’est instauré, depuis quelque temps, un nouveau rituel grotesque. Chaque fois qu’il fait des visites officielles à l’étranger, il sent le besoin de se donner en spectacle en s’adonnant à des exercices sportifs : soit il court dans les rues entouré de gardes du corps, soit il fait des pompes avec des soldats, et que sais-je encore. Il donne, pense-t-il, l’image d’une France saine, d’une France débordant de bonne humeur – alors qu’en réalité il donne de la France une image ridicule, dirigée par un mauvais acteur qui joue mal dans une pièce exécrable.
Il a commencé par hurler hystériquement ; il a continué par laisser publier des photos de lui avec des faux poils sur la poitrine, comme si c’était un triomphe de la force (personne ne lui a dit, probablement, que les hommes qui affichent trop bruyamment leur masculinité sont très souvent impuissants) ; il a voulu faire peur à Poutine avec des photos dans lesquelles, par des artifices informatiques, ses bras étaient ceux d’un culturiste. Maintenant, il profite de séjours à l’étranger pour s’exhiber en pantalons courts et maillot collant à faire des exercices qu’on ne le voit jamais (mais pourquoi, donc ?) faire à Paris.
Quelle sera la prochaine étape de l’exhibitionnisme présidentiel ? S’asseoir, au milieu de quelque capitale étrangère, sur un pot de chambre transparent pour prouver à ses hôtes que son transit est impeccable ? La France n’est pas à cette humiliation près.





