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16 février 2026

H16
16/2/2026

Le fascisme vous salue bien


Quentin avait 23 ans et assurait la sécurité des militantes du collectif Némésis, une association de protection des femmes, lors d’une action à Lyon en marge d’une conférence donnée par l’égérie d’extrême-gauche Rima Hassan. Il a été pris à partie et lynché par des militants se réclamant de l’antifascisme, dont certains sont affiliés à la Jeune Garde, ce groupuscule fondé par le député insoumis Raphaël Arnault et dissous en Conseil des ministres en juin 2025.

Notez bien le « lynché » : il ne s’agit pas d’une petite bousculade, il n’a pas été légèrement contusionné au cours d’un échange de points de vue un peu vif, mais bien lynché et transporté inconscient à l’hôpital. Quentin a été déclaré en état de mort cérébrale puis est décédé ce samedi sous les coups d’un antifascisme moderne, cette étiquette qu’on colle sur les battes de baseball pour s’assurer que les coups portés soient démocratiquement corrects.

Ce qui vient de se passer, et l’outrage qui monte sur les réseaux sociaux notamment, démontre plusieurs choses essentielles.

D’une part, c’est la façon dont la presse française a relaté ces événements qui interpelle quiconque possède encore un minimum de bon sens et de décence.

Comme l’extrême-gauche se retrouve, une fois de plus, du très mauvais côté de l’affaire, les rédactions journaleuses se sont empressées de minimiser les faits avec un zèle stakhanoviste : BFMTV par exemple rivalise d’euphémismes, France Intox parle d’agression sans évoquer l’issue fatale,… Le JDD a même documenté l’indignation suscitée par des médias parlant tranquillement de « rixe » et d' »affrontements » là où les images et les témoignages décrivent sans ambiguïté un passage à tabac en règle, mortel de surcroît. La dissymétrie des coups semble se corriger avec la symétrie des titres.


La mécanique est rodée : il s’agit d’abord d’opérer un renvoi dos-à-dos des violences, comme si l’agresseur et la victime partageaient une responsabilité symétrique. L’épave journalistique Libération n’a pas failli à sa réputation de médiocrité en titrant fièrement sur un « militant d’extrême droite grièvement blessé après une rixe », trouvant même le moyen de propulser Quentin à l’extrême droite et jeter Jordan Bardella dans l’affaire, parce qu’il ne faudrait pas que le lecteur oublie où se situe le vrai danger, n’est-ce pas.

Le Progrès, lui, a offert un cas d’école saisissant de dissonance rédactionnelle : son titre évoque sobrement « une rixe entre ultragauche et ultradroite », là où l’URL de l’article, vestige probable d’une première version plus honnête, conserve les mots « lynchage », « ultragauche accusée », « état grave » et « conférence de Rima Hassan ». On imagine la réunion de rédaction où quelqu’un a jugé que ces détails étaient superflus pour la bonne compréhension du lecteur. Inutile de s’étendre sur le fait que c’était un lynchage, que les assaillants étaient d’extrême-gauche, que la victime était entre la vie et la mort : tout cela aurait encombré un titre déjà bien chargé.

La presse française ne ment plus. Elle reclasse.

Il faut dire que l’affaire est particulièrement embarrassante, tant pour la presse que pour La France Insoumise.

Parmi la meute qui s’est acharnée sur Quentin, on trouve notamment Jacques-Élie Favrot, au parcours militant cohérent qui est assistant parlementaire LFI du député Raphaël Arnault, un antifa violent déjà condamné en mars 2025 pour violences volontaires en réunion suite à une agression survenue (quelle coïncidence géographique !) à Lyon en 2021. Il est toujours délicat de disserter sur la montée de la violence d’extrême-droite quand ce sont vos propres collaborateurs parlementaires qu’on retrouve dans les expéditions punitives d’extrême-gauche.


Mais au-delà de ce que cette couverture médiatique dévoile sur l’état moral de la presse française, il convient de souligner un point essentiel : rien de tout ceci n’arrive par hasard.

Les exactions de l’extrême-gauche se multiplient depuis des années sans rencontrer la moindre résistance sérieuse. On ne compte plus les invasions de facultés par ces sections violentes – de l’occupation de Tolbiac en 2018 à la prise de contrôle de Sciences Po Lyon par la Jeune Garde en 2024 en passant par l’évacuation policière de la Sorbonne la même année. On ne compte plus les interruptions de conférences jugées idéologiquement déviantes : Sylviane Agacinski empêchée de parler à Bordeaux par des groupes qui revendiquent ouvertement la censure, François Hollande chassé d’un amphithéâtre lillois par quatre cents militants qui détruisent ses livres au passage – et les intimidations physiques devenues routinières. Les black blocs, qui se réclament eux aussi de cette mouvance, détruisent systématiquement du mobilier urbain, des vitrines et des véhicules à chaque manifestation, qu’il s’agisse des banques saccagées à Lyon en 2023 ou des 600 commerces dévastés sur les Champs-Élysées en 2019, dans une indifférence générale qui confine à l’approbation tacite.

Tout cela est devenu si banal que plus personne ne s’en étonne, ce qui est précisément le but recherché : la violence politique devient structurelle le jour où elle cesse d’être scandaleuse.

En pratique et comme l’explique le criminologue Xavier Raufer, cette violence n’est pas un dysfonctionnement du système mais elle en est bien une composante fonctionnelle. Le pouvoir en place tolère – et parfois encourage implicitement – l’existence de ces groupes violents parce qu’ils servent un objectif politique concret : ils permettent d’entretenir un climat de tension permanente qui justifie des mesures d’exception, de discréditer par association toute opposition au régime, et de maintenir les citoyens dans un état de sidération où la soumission passe pour de la sagesse.

L’extrême-gauche violente est le chien d’attaque que l’on garde sans laisse, en feignant de ne pas voir qu’il mord, parce que sa seule présence suffit à faire rentrer tout le monde dans le rang.

L’explication peut sembler hardie, mais l’actualité la confirme de façon éclatante. Il suffit de regarder ce qui s’est passé le jour même où Quentin tombait sous les coups de nervis antifascistes : Emmanuel Macron annonçait vouloir mettre en place une peine d’inéligibilité obligatoire pour les élus coupables « d’actes et propos antisémites et racistes ».

Admirable simultanéité : le jour même où s’exerce la violence politique réelle, physique, brutale, celle qui tue un garçon de 23 ans, de la gauche vers ses adversaires, le chef de l’État annonce forger un outil juridique taillé sur mesure pour éliminer de la compétition électorale quiconque déplaira au pouvoir.


Moyennant quelques accusations bien placées – et l’on sait avec quelle générosité le qualificatif de « raciste » est distribué ces temps-ci – les listes électorales de candidats vont nettement se clarifier. Parions que disparaîtront promptement les opposants sérieux à cet extrême centre macronien, lequel englobe au besoin toutes les tendances de la gauche, y compris la plus radicale, pour garantir qu’aucun vent populaire réellement favorable aux libertés ne puisse souffler sur les urnes.

Ainsi, comme un pied calleux dans un chausson moelleux, la France s’installe confortablement dans le fascisme. Le vrai, pas celui qu’on agite depuis trop longtemps comme un épouvantail dans les manifestations syndicalistes propres sur elles. Le vrai, celui qui frappe un jeune homme à mort dans la rue et le relègue au rang de simple participant à une « rixe » dans les colonnes du lendemain. Celui qui fabrique des lois pour exclure les dissidents du jeu démocratique. Celui qui laisse prospérer une milice idéologique en échange de son silence complice sur tout le reste et en vue de services futurs.

Et exactement comme prévu, c’est par l’antifascisme que tout arrive, inéluctablement. La formule prêtée à Churchill selon laquelle « les futurs fascistes s’appelleront antifascistes » n’est plus un aphorisme : c’est un compte-rendu.


https://h16free.com/2026/02/16/83453-le-fascisme-vous-salue-bien

14 février 2026

Gastel Etzwane

- 14/2/2026 - On a parfaitement compris la manœuvre : l’obsession du président est de verrouiller les réseaux sociaux bien avant l’échéance présidentielle de 2027. Il faut absolument que le prochain locataire de l’Élysée demeure dans la sphère macroniste la plus orthodoxe, quelqu’un de totalement compatible avec les amis milliardaires, les cercles mondialistes et l’idéologie du « toujours plus d’Union européenne ».
Et surtout, il ne faut pas que les réseaux sociaux viennent perturber le scénario en informant librement les citoyens, en laissant circuler des vérités dérangeantes ou des voix qui ne passent pas par le filtre officiel.
C’est pour cela que Le Parisien, journal structurellement déficitaire, maintenu à flot par les apports d’un milliardaire réputé proche de l’Élysée, relaie cette ligne comme s’il s’agissait d’une grande avancée sociétale.
Ces médias détenus par des milliardaires ne supportent plus que l’information existe en dehors de leur canal. Ils ne font plus du journalisme, ils assurent un relais : on leur indique l’orientation, ils publient.
Sans les réseaux sociaux, on croirait encore qu’Epstein s’est « suicidé » après avoir simplement « fréquenté » quelques adolescentes, et que toutes les interrogations autour de lui relevaient du fantasme complotiste. Autour de cette affaire, sans les réseaux pour diffuser massivement les fichiers Epstein en 2026, Jack Lang serait toujours à la tête de l’Institut du monde arabe, et quantité d’autres responsables haut placés dormiraient encore paisiblement, après des comportements qui ne seraient jamais apparus au grand jour.
Sans les réseaux, on ignorerait également que l’« ingérence russe » en Roumanie relevait d’un parti parfaitement officiel ayant joué avec le feu en propulsant un candidat provocateur, sans aucune intervention venue de Moscou.
Et c’est précisément au moment où les citoyens prennent conscience que l’information officielle accumule les contre-vérités, tandis que sur les réseaux émergent des enquêtes brutes et courageuses, que le pouvoir se crispe et entend restreindre toujours davantage l’accès à l’information indépendante. Plus le contraste devient évident entre le récit institutionnel et la parole libre, plus la tentation de la censure s’accélère.
En clair : sans les réseaux sociaux, plus d’information citoyenne, brute, parfois chaotique, souvent courageuse. Seulement un mince filet d’information contrôlée, diffusé par des rédactions dépendantes.
C’est pour cela que le verrouillage s’intensifie. Non pour « protéger les enfants », mais pour préserver un monopole sur ce qu’il est permis de penser, et pour que les affaires dérangeantes demeurent enfouies jusqu’en 2027 et au-delà.

14 janvier 2026

Gastel Etzwane


- 14/1/2026 - Il faut souvent aller lire la presse étrangère pour se rapprocher de la réalité, car en France la couverture du conflit est dominée par une diabolisation systématique des Russes et, en miroir, par une véritable omerta, un silence presque total, sur les dérives, les crimes et la corruption du côté ukrainien.
À tel point que l’on a parfois le sentiment qu’il est devenu tacitement interdit d’en parler. L’Allemagne, en revanche, entretient un rapport plus ambivalent à la guerre d’Ukraine ; sa presse, pour des raisons historiques et politiques qui lui sont propres, se permet une parole plus directe et plus factuelle. À lire certains journaux allemands, on retrouve même ce que l’on avait observé durant la crise du Covid : la France semble devenue un champion européen de la désinformation par omission.
C’est dans ce contexte que le Berliner Zeitung publie un reportage sur la mobilisation forcée en Ukraine. Le journal y relate le témoignage d’un jeune homme de 26 ans, vivant à Odessa, interpellé en pleine rue par des agents du centre territorial de recrutement. Il décrit une arrestation brutale, des coups, une nuit de détention dans un sous-sol, sans téléphone ni possibilité de prévenir sa famille. Le lendemain, lors d’un examen médical expéditif, ses documents auraient été falsifiés pour le déclarer apte, alors même qu’il disposait de certificats médicaux contraires.
Son récit met au jour un système bien plus large. Des faux certificats médicaux circuleraient contre paiement, permettant à certains d’échapper au front, tandis que ceux qui n’ont ni relations ni argent sont embar­qués de force. La corruption serait devenue une variable centrale de la mobilisation : on peut acheter sa sortie, ou bien se retrouver projeté dans la machine militaire contre sa volonté. Des hommes en civil participeraient parfois à ces rafles, brouillant encore la frontière entre procédure administrative et enlèvement pur et simple.
Ce que décrit ce jeune Ukrainien n’est pas une prise de position politique ; c’est un témoignage humain, celui d’un pays sous pression extrême, où l’État cherche des hommes à envoyer au front, quitte à piétiner le droit, la santé et la dignité. Il dit aimer son pays, mais ne pas comprendre pourquoi on traite ses concitoyens comme des criminels pour continuer une guerre qui a déjà coûté tant de vies.
Ce type de récit, on ne le lit pratiquement jamais dans la presse française. Non parce qu’il serait faux, mais parce qu’il dérange une narration binaire et confortable. En Allemagne, il trouve pourtant sa place, noir sur blanc, dans un grand quotidien. Et c’est précisément là que réside le malaise : quand il faut traverser une frontière pour entendre ce qui se passe réellement chez notre allié, la question n’est plus celle de la propagande étrangère, mais bien celle de notre propre aveuglement.

31 décembre 2025

Gilles Casanova

-31/12/2025- Et voilà ! Encore un message de paix incompris de "l'homme aux toilettes en or".
Curieusement le reste du monde croit à l'attaque, mais pas la Pravda de Paris.



-30/12/2025- Croire que les problèmes des communes françaises sont la délinquance ou l’insécurité, ou l’immigration, c’est être d’estrêmedrouatte.
La Pravda de Paris, elle, remet la véritable priorité en tête !

23 décembre 2025

Patrice Gohier
23/12/2025

L’audiovisuel public est le principal pilier de la propagande gouvernementale et du maintien de la bourgeoisie au pouvoir.
Il façonne l’opinion publique et les choix électoraux en invitant qui il souhaite, en évitant les débats et les questions qui fâchent, en décidant de ce qu’il faut croire, de ce qui est vrai et de ce qui est « complotiste ».
La commission d’enquête parlementaire dévoile en plus que c’est un « fromage » de la république : train de vie mirobolant des cadres, marchés truqués, rétrocommissions et corruption à tous les étages.
Il est donc évident que RIEN n’en sortira qui pénalise ce système mafieux, dernier rempart du pouvoir avant l’armée.

3 décembre 2025

Christian Dubuis Santini
3/12/2025

Ordinaire du journalisme


Les médias sont à la vérité ce qu’un vélo à roulettes est au poisson rouge : le 2 décembre 2025, lors d'une rencontre avec les émissaires américains, Poutine a dit : "Мы не собираемся воевать с Европой, я уже об этом сто раз сказал. Но если Европа вдруг захочет воевать и начнет, мы готовы прямо сейчас" (verbatim) qui peut se traduire par : "Nous ne prévoyons pas de faire la guerre à l'Europe, je l'ai déjà dit cent fois. Mais si l'Europe veut soudainement faire la guerre et la commence, nous sommes prêts tout de suite".
Si après la formidable ordalie du covidioclimatisme, vous croyez encore un traître mot aux médias, personne ne peut plus rien pour vous, l’indécrottable crédulité qui vous caractérise conditionne votre obéissance, qui est tout sauf vertueuse ! L’ignorance ne s’apprend pas.

15 novembre 2025

Régis de Castelnau
15/11/2025

Catastrophe de la BBC, faites rentrer les popcorns


Quel festival !
Il va falloir faire rentrer des stocks de pop-corn.
Trump annonce maintenant qu’il va réclamer entre 1 et 5 milliards de dollars à la BBC pour l’avoir diffamé en bidonnant un documentaire visant à le faire passer pour l’organisateur d’une tentative de coup d’État aux États-Unis.
Le bidonnage est avéré, reconnu, et les responsables ont sauté. Mais maintenant compte tenu de la réaction du Donald, c’est panique à bord. La larve qui sert de premier ministre à la Grande-Bretagne est à plat ventre et ne sait plus où se foutre.
La BBC avance quelques pauvres arguments : « ah oui mais non, on a retiré le documentaire. Et si on l’a diffusé en pleine campagne électorale présidentielle américaine 2024, c’est complètement par hasard. Pis c’est pas diffamatoire d’accuser Trump d’être un putschiste. Et de toutes manières la BBC n’est pas diffusée aux États-Unis, et le Donald il a été réélu, alors c’est pas grave ». Impossibilité absolue d’être plus minable que le patron de la BBC.
Eh les rosbifs, faudrait arrêter de se foutre de nous comme ça. Arranger les faits, donc mentir pour accuser quelqu’un de quelque chose qu’il n’a pas commis, comment que c’est pas trop diffamatoire. Ensuite la BBC n’est pas diffusée aux États-Unis ? Sans blague !
Et citrouille sur le pudding, prétendre s’en tirer en disant « malgré tous nos efforts l’homme orange a quand même été réélu. Donc on a rien fait », c’est vertigineusement grotesque. On imagine un avocat britannique défendant un terroriste qui a tenté de massacrer les passagers d’un wagon du Thalys et dont la kalachnikov s’est enrayée, et plaidant « comme personne n’est mort, il n’y a pas d’infraction. Circulez y a rien à voir. »
Bon, là on se marre, mais en fait chez nous on a les mêmes. En pire parce que personne ne démissionne jamais.

PS : pas d’impatience, les bénéficiaires des détournements du fonds Marianne sont au travail. Ils vont débunker tout ça, Schiappa ne les a pas arrosés pour rien quand même.

Avant de partir, merci de m’offrir un café.

12 octobre 2025

Gastel Etzwane

-11/10/2025- Il faut avoir la mémoire courte pour oublier que ceux qui s’arrachent aujourd’hui les cheveux devant le chaos politique sont souvent les mêmes qui, hier, nous sommaient de « faire ce qu’on voulait, mais de voter Macron ».
Souvenez-vous de ces unes unanimes : Libération, L’Obs, Les Inrocks… Le même refrain, la même panique morale : il fallait sauver la République, coûte que coûte. L’article d’Euractiv le rappelle : toute la classe politique, ou presque, avait signé le chèque en blanc.
Résultat ? Trois ans plus tard, la République qu’ils prétendaient sauver est à genoux. Le pays est fracturé, l’État disloqué, la parole publique discréditée, et la politique réduite à un théâtre d’ombres.
Alors oui, la responsabilité de ce naufrage ne pèse pas seulement sur celui qui gouverne sans majorité, mais aussi sur ceux qui l’ont remis là, par confort, par peur ou par lâcheté. Ceux qui, au nom du “barrage républicain”, ont préféré la servitude du moindre mal à la liberté de penser autrement.



Le pire, c’est qu’ils recommenceraient.

8 octobre 2025

Nos si coûteux Médias-Mensonges

H16

-8/10/2025- Il devient de plus en plus difficile de suivre les amusantes (ou effrayantes) histoires de la presse de grand chemin : la vérité du jour se révèle complètement bidon quelques temps plus tard.

Et s’il fallait jadis plusieurs mois pour que le bidonnage soit révélé, ce n’est plus vraiment le cas dernièrement où quelques heures suffisent parfois pour renvoyer les équipes de clowns journalistes et les bouffons politiques à leurs études.

Pour s’en convaincre, voici quelques éléments d’appréciation de l’ampleur des farces tragiques que la presse et nos dirigeants politiques nous assènent ces derniers mois.

Ainsi, le 15 novembre 2022, un missile frappe le village de Przewodów (à vos souhaits) en Pologne, près de la frontière ukrainienne. Immédiatement, nos fiers soldats de l’information montent à l’assaut : armés de leurs informations de première main, Le Monde ou Le Figaro (parmi les ribambelles de journaux du même acabit) nous expliquent que ce missile, évidemment russe, pourrait déclencher l’article 5 du traité de l’OTAN, avec guerre mondiale à la clef.

Tremblez, lecteurs, la guerre est à nos portes !

Manque de bol, le lendemain, les enquêtes préliminaires font rapidement basculer le récit vers la bévue bête. Le président polonais Andrzej Duda annonce en effet que le missile « provient probablement de la défense antiaérienne ukrainienne », soulignant qu’il s’agissait d’un « accident ». Caramba, c’est raté.

Les années suivantes, d’autres cas similaires se reproduisent : tout indique que, bien sûr, c’est les Russes et – ah, on me dit à l’oreillette qu’en fait il s’agit d’un tuyau de cheminée, etc.


Plus récemment, le 1er septembre dernier, la presse s’est tout aussi brillamment illustrée avec la découverte – effroi, horreur, scandale ! – que le GPS de l’avion transportant Ursula von der Leyen, la présidente de la Commission, aurait été brouillé alors qu’elle allait se poser à Plovdiv, en Bulgarie. La Commission européenne et la presse confirmeront, selon les rapports initiaux, que l’appareil aurait ainsi « tourné en rond pendant une heure » au-dessus de l’aéroport en raison d’une perte de signal GPS, forçant les pilotes à recourir à des « cartes papier » pour atterrir via le système ILS (radionavigation au sol).

Tremblez, lecteurs, les Russes nous brouillent l’écoute le GPS !

Manque de bol, le 10 septembre suivant et dans une médiatisation particulièrement feutrée, on apprend – au travers de l’Usine Nouvelle par exemple – en utilisant notamment les données publiques et disponibles via Flightradar24 qu’il n’y a eu absolument aucun brouillage.

Tout au long du vol, le signal GPS était de « bonne qualité » (valeur NIC de 8 indiquant une intégrité navigationnelle élevée, et NACP élevé pour la précision positionnelle), sans signe de jamming ou spoofing sur le transpondeur ADS-B. L’approche d’atterrissage n’a été prolongée que de quelques minutes (avec un retard total de 9 minutes, en partie dû à un décollage tardif d’une heure), sans cercle pendant une heure.

Bref, c’était du flan. Caramba, encore raté.


De la même façon, il est indispensable de passer quelques lignes sur les actes perpétrés sur les tuyaux de gaz de Nordstream 2, qui entraînèrent le 26 septembre 2022 une rupture des gazoducs et une quasi-rupture d’anévrisme des journalistes de la presse occidentale concluant tous, les yeux paniqués, qu’il s’agissait évidemment d’un acte de guerre russe, capable d’un auto-sabotage particulièrement audacieux rien que pour nous enquiquiner, les maroufles.

Manque de bol (oui, c’est une constante), ces dernières semaines apparaissent des articulets de la presse occidentales expliquant avec le plus grand sérieux l’arrestation de deux plongeurs ukrainiens soupçonnés d’avoir détruit ces gazoducs et qui sont actuellement réclamés par les Allemands.

Contre toute attente, les Russes étaient ukrainiens. Caramba, encore raté.


À la fin de ce mois de septembre, la presse frémit : plusieurs aéroports européens signalent des survols de drones suspects, provoquant des interruptions de vols et alimentant les craintes d’une campagne coordonnée… russe évidemment ! Dans la lignée d’autres incidents en mer Baltique ou en mer Noire, les autorités danoises, norvégiennes et polonaises évoquent explicitement une « possible » implication de Moscou. Notez bien le « possible » qui permet de camoufler toute incertitude : en pratique, ces allégations s’appuient sur un pattern d’incursions russes présumées, mais n’apportent en réalité aucune preuves concrète à ce stade.

Et manque de bol, les premières enquêtes sentent la déroute et la chaussure humide avec finalement l’arrestation de trois Allemands soupçonnés d’avoir fait voler des drones sur des zones sensibles. Au plus grand dam de nos politiciens et d’une presse tendue comme un ex-prisonnier après 10 ans d’abstinence, ce ne sont pas des Russes.

Caramba, encore raté.


Rassurez-vous : les Russes ne sont définitivement pas lavés de tout soupçon, car – heureusement ? – des drones sont retrouvés presque intacts pour certains, écrasés dans des champs ou sur des maisons locales. La presse en profite (avec un soupir de contentement ?) pour présenter les dommages à une maison dans le village de Wyryki, dans l’est du pays, où un toit a été détruit.

Manque de bol, ce qui était initialement présenté comme l’impact direct d’un drone russe, s’avère après une enquête de terrain être un missile polonais utilisé pour abattre l’un de ces drones.

Quant aux drones eux-mêmes, on s’étonne de leur portée significativement plus importante que prévue pour être venus de Russie et avoir ainsi traversé toute l’Ukraine et s’écraser bêtement en Pologne. L’autre explication – plus logique mais terriblement conspirationniste d’extrême-droite pro-Kremlin – voudrait que ces drones aient été lancés juste de l’autre côté de la frontière, depuis l’Ukraine, et seraient le rafistolage ukrainien de drones russes récupérés précédemment.

Impensable et surtout scandaleusement faux. Oubliez.

Du reste, les drones danois permettent de faire naître un nouvel embranchement dans le récit occidental : la Russie semble avoir fait le coup par l’intermédiaire d’un pétrolier « fantôme » duquel seraient partis les engins. La tension est donc à son comble quand, enfin, les autorités – maritimes et françaises, dans ce cas-ci – décident d’arraisonner le bateau fantôme. Au large de Saint-Nazaire, une page de l’histoire s’écrit, avec ces caractères d’imprimerie un peu baveux, typiques des meilleures histoires d’espionnage et de rebondissements inattendus.

Rebondissements qui ne tardent pas : tout compte fait, le commandant est Chinois, et si la cargaison est bien russe, elle est destinée a un acheteur indien mais il n’y a pas plus de drones que de beurre en broche et tout le monde est relâché. Le bateau repart en dodelinant doucement dans les vagues de l’Atlantique.

Caramba, encore raté.


Si vous avez noté comme un motif lancinant qui se répète, ce n’est pas complètement fortuit : il semble en effet qu’un schéma se reproduit avec obstination dans la presse occidentale. Dans un premier temps, quelque chose semble se produire qui pourrait s’apparenter à une provocation ou un motif de conflit, et, avec une gourmandise suspecte, les autorités déboulent pour asséner leurs allégations comme des vérités, relayées par des médias qui comptent sur l’effet « Trust Me Bro » pour blanchir leurs informations pourtant douteuses.


Et patatras, à chaque fois, les allégations sont largement tempérées, pastellisées voire contredites par les faits et les éléments – cette fois-ci sourcés – qui finissent par apparaître dans une presse qui, alors, ne fait plus du tout ses choux gras de ces nouvelles informations. L’existence d’une menace russe ne justifie en rien de raconter n’importe quoi, ce que font pourtant avec crânerie les médias actuels.

De façon claire, ces médias et ces autorités veulent absolument inscrire un message impératif (« tremblez, les Russes veulent nous attaquer ») qui permet de justifier leurs différentes opérations : instillation de la peur dans les esprits des citoyens afin de les manipuler à accepter tous les détournements et toutes les gabegies qu’ils mettent en place avec des levées de fonds gigantesques pour les marchands de canons, le tout avec une polarisation extrême des débats en présentant ceux qui osent – même avec des sources et des éléments solides – douter ou remettre en cause les discours dominants.

Le but est de plus en plus évident : il s’agit de garantir pour les actuels dirigeants politiques une voie de sortie, via la guerre ou la multiplication de crises. C’est non seulement grotesque, c’est aussi très dangereux.

« La seule chose exacte dans un journal, c’est la date » disait Coluche avec sa justesse populaire. Cela n’a jamais été aussi vrai qu’actuellement.


https://h16free.com/2025/10/08/82144-nos-si-couteux-medias-mensonges

23 septembre 2025

Sarah Knafo

Ce matin, les comptes catastrophiques de France Télévisions sont mis à nu.

Il y a quelques jours à peine, en pleine polémique sur les complots de l’audiovisuel public avec le Parti socialiste, la présidente Delphine Ernotte osait se plaindre du manque de moyens et réclamait leur augmentation ! Grâce à la Cour des comptes et son rapport paru ce matin, nous apprenons de nouveaux scandales.

Rappelons que chaque année, l’État reverse à France Télévisions 2,6 milliards d’euros d'argent public, soit votre argent. Alors que nombre de ses concurrents privés font des bénéfices sans toucher d'argent public. Cela aurait déjà de quoi nous scandaliser… Mais vous n’avez encore rien vu.

1- Ces 7 dernières années, les dépenses de France Info TV ont quasiment doublé. On pourrait imaginer que l’audience et la qualité des programmes ont doublé en conséquence ? Eh non, c’est toujours moins de 1% des téléspectateurs en moyenne qui regardent France Info TV.

Chez France Télévisions, l’augmentation des budgets ne correspond donc ni à la qualité des programmes, ni à la satisfaction du public. Alors à quoi ? Au doublement du gaspillage, au seul profit des idéologues. Voulez-vous des preuves ?

2- Chez France TV, les salaires ne connaissent pas la crise : 15% des salariés gagnent... plus de 80 000 € par an et la Cour des comptes critique « des avantages en nature conséquents ». Nous y venons.

3- On est bien traité chez France Télévisions… et on est nombreux : 8 932 personnes à temps plein ! C’est 2,5 fois plus que chez TF1. Surtout, nos impôts payent plus de journalistes, animateurs et techniciens chez France TV que de chirurgiens dans les hôpitaux publics (5947 en 2024). En France, on meurt aux urgences, mais l’État investit toujours plus dans le divertissement et la propagande.

4- Les dépenses de taxis de tout ce monde explosent : elles s’élèvent à 3,8 millions d’euros, soit +80% entre 2019 et 2024, malgré le scandale qui avait déjà sali l’institution. Cela revient à plus de 10 000 euros de taxis par jour ! Ce n’est plus France Télé, c'est France Taxi !

5- Les frais dérapent : les coûts des réception ont été quasiment multipliés par 5 en seulement 2 ans (de 700 000 euros en 2022 à 3,2 millions en 2024). Au total, les frais de déplacements et de réceptions s'élèvent à plus de 46 millions en 2024, soit 126 000 € par jour. Ils achètent les petits fours les plus chers du monde ?

6- Le comité d'entreprises de France Télévisions a coûté 14 millions d'euros en 2024. Le rapport précise qu'il a "acquis un immeuble au Crotoy en 2022, en plus des résidences de vacances dont il est propriétaire et qu'il loue à Cannes et à Trouville." Chez France Télévisions, on est déficitaires, mais on trouve quand même de quoi se payer des résidences secondaires en bord de mer !

Vous l’avez compris : France Télévisions vit dans un monde où tout est possible parce que l’argent vient d’ailleurs : de vos poches. Vos poches qu’ils vident sans jamais dire merci. Il y a encore tant à dire sur le sujet. Le scandale de l’audiovisuel public ne fait que commencer. Je m’y attèle : à bientôt !

Marc Amblard
22/9/2025

22 septembre 2025

Il faut supprimer le service public d’audiovisuel

H16

-22/9/2025- En terme de propagande, les médias de service public n’ont qu’un seul réglage et il est maintenant au maximum. Quand au réglage pour l’information, il est malheureusement de plus en plus proche du minimum.

Ainsi, quelqu’un à la direction des services audiovisuels publics a par exemple fermement coincé la manette sur « Tout le temps » lorsqu’il s’est agi de traiter du sujet « taxe Zucman » et depuis, on se demande si des efforts sont faits, même symboliques, pour décoincer cette manette. Apparemment pas, tant on voit ce Zucman et ce sujet sur les chaînes du service public, goulûment relayées par les émanations privées (mais courroies de transmission du pouvoir) comme BFM et LCI.

Gabriel Zucman, c’est cet « économiste » dont les efforts sont commodément payés par la fondation OpenSociety de Soros – hasard pratique, dont le directeur de thèse était Piketty – coïncidence simple – et qui aide le Parti socialiste dans l’élaboration de ce que ses membres – au premier rang desquels Glucksman – appellent hardiment « programme économique » – mais tout ceci est purement fortuit, décidément.

Il propose de taxer non pas les revenus mais les patrimoines, y compris putatifs lorsqu’ils sont constitués par la valorisation boursière d’une startup en plein développement, explorant ainsi avec gourmandise une nouvelle forme de fiscalité créative dont tout indique pourtant qu’elle va fusiller durablement l’innovation et l’incitation économique dans le pays qui n’en a vraiment pas besoin.


D’un plateau à l’autre, de France Télévisions à France Info puis France Inter, le frétillant professeur semble avoir pris son bâton de pèlerin pour taxer les riches (aider les pauvres n’est jamais au programme). Et ça marche : rapidement, les journalistes, joyeusement embobinés, se pressent pour l’interroger ou faire de la retape pour ses élucubrations.

En l’espace de deux semaines, c’est une véritable Zucmania qui s’est emparée des journalistes du service public qui, les uns après les autres, tentent d’expliquer à quel point cette taxe est une idée géniale, facile à mettre en place et surtout, indolore (pensez donc, 2% du patrimoine, c’est si petit).

À tel point que lorsqu’un tweet facétieux et parodique a dressé une liste (exagérée) des apparitions de Zucman sur les plateaux radio et télé, cette liste fut reprise par les Grandes Gueules (RMC) puis Pascal Praud (CNews) et ce malgré des intitulés d’émissions parfois grotesques.

En fait, la réalité est devenue si caricaturale qu’une parodie ne choque plus personne, montrant à quel point les services publics sont devenus complètement partisans, sans plus aucune retenue, rejoignant leur caricature de façon crédible…


À l’opposé de ce traitement ultra-favorable du trentenaire rondouillard à la taxation compulsive, les mêmes médias jouent une tout autre partition lorsqu’il s’agit de revenir sur les notes de frais d’Anne Hidalgo dont on a récemment découvert l’opulence scandaleuse frôlant l’abus de bien public du mauvais côté de la tangente.

Si la presse s’est bien fendue de quelques articles expliquant la polémique et s’interrogeant sur les montants et les achats dispendieux enfilés avec gloutonnerie, la plupart des autres articles apparus depuis la première publication de Mediapart semblent présenter les choses sous un jour encore moins critique.


Outre les inévitables articles de « debunking » cherchant à minimiser toute cette polémique, on trouve sans mal d’autres articles expliquant comment et pourquoi la Maire de Paris ne va pas se laisser faire par cette véritable campagne de dénigrements calomnieux.

Pour le service public, une fois les bots russes (en maintenance ?) et le réchauffement climatique écartés, pas de doute, c’est un coup de l’extrême droite. En tout cas, c’est ce que laissait penser le chapô d’un article de France Info qui, une fois repéré, s’est empressé de camoufler ses penchants gauchistes.


Et malgré l’empilement de plus en plus ahurissant d’utilisations scandaleuses des fonds publics, la Maire de Paris voit se multiplier de nombreux soutiens, tous commodément à gauche de l’échiquier politique et – coïncidence – dans le monde des médias et de l’information. De Françoise Degois à De La Gontrie, on voit s’empiler les bonnes raisons d’oublier les frasques d’Hidalgo, alors que les mêmes n’étaient pas en reste pour dénoncer les costumes de Fillon (pourtant payés avec de l’argent privé, au contraire des 4 pantalons à 4 tailles différentes d’Hidalgo, achetés le même jour).

Le « Deux Poids, Deux Mesures » est ici aussi visible que la propagande de Zucman.




Enfin, pour l’affaire Cohen Legrand qui a démontré la collusion complète entre les deux loustics pourtant payés par le contribuable et le parti socialiste, c’est tout juste si on en parle encore : pour tout dire, depuis que Cohen a bien expliqué qu’il était inattaquable et blanc comme une colombe, plus personne n’ose revenir sur les révélations qui s’empilent pourtant et montrent que le service public n’est plus que l’officine de la gauche, depuis le parti socialiste jusqu’à LFI.

Les dernières révélations – timidement relayées sur X par une plateforme dont la censure française commence à se voir – qui remettent pourtant fondamentalement en cause les discours lénifiants et hypocrites de Cohen et Legrand ne sont plus du tout évoqués.

La collusion Cohen-Legrand avec le PS ? Évaporée !

Cette gradation dans les traitements (l’avalanche Zucman, le scandale Hidalgo en cours d’étouffement et la disparition totale de l’affaire Cohen-Legrand) illustre de façon éclatante le biais des services publics, complètement dévoués au pouvoir socialo-macroniste en place, et devient tellement grossier qu’il en fait fuir les cibles, les citoyens naïfs.

À ce sujet, les couinements hystériques de Delphine Ernotte, la PDG de France Télévisions (qui accuse CNews d’être d’extrême droite) ne sont pas autre chose que des cris de douleur devant le constat, abominable pour eux, que leur propagande n’est plus étanche et qu’un nombre croissant d’individus s’en échappe.

Or, une fois réveillés, ils ne reviendront pas : le service public de propagande les a perdus, et avec eux les éventuels soutiens aux politiques pourtant débiles qu’il tente d’asseoir. Cette attrition continue, de plus en plus visible.


https://h16free.com/2025/09/22/81986-il-faut-supprimer-le-service-public-daudiovisuel

21 septembre 2025

Gastel Etzwane

-21/9/2025- Matthieu Pigasse, milliardaire, producteur d’émissions pour France Télévisions, s’invite dans sa propre émission pour attaquer le RN, sans contradiction réelle et sans que les téléspectateurs sachent qu’il finance le plateau. Quelques jours plus tôt, à la Fête de l’Humanité, il prononçait un discours applaudi où il suggérait de façon à peine voilée d’interdire ou de museler les médias jugés « de droite » ou « dangereux ». Autrement dit : l’homme qui réclame moins de liberté pour les autres profite d’une liberté totale pour lui-même sur le service public.
Et tout cela, financé par vos impôts. Mediawan vend ses programmes à France Télévisions, qui les achète avec l’argent public. Résultat : un milliardaire diffuse son discours militant sur une antenne publique, se rémunère dessus et les Français paient la facture.
Ce cas résume un système : deux poids deux mesures constants. Surveillance féroce dès qu’une voix dissidente apparaît, silence dès qu’un acteur du système se livre à des conflits d’intérêts flagrants. On obtient une boucle parfaite : un espace public capturé, des fonds publics détournés vers un message unique, et un pluralisme réduit à la portion congrue.
Le service public devrait être un forum ouvert ; il devient la caisse de résonance d’un discours militant, verrouillé, financé par ceux-là mêmes qu’il endoctrine.

16 septembre 2025

Gérald d'Orbe
16/9/2025

Deux "T" à "piètre", c'est un de trop, non ?
 
Votre diatribe haineuse n'a rien d'un éditorial, ma p'tite dame, elle n'est rien d'autre que le récit d'un perroquet amoureux de son Jean-Luc machin.
Je ne vais pas tarder à cesser mon abonnement à ce canard dans lequel, comme disait Coluche, « y'a un truc vrai : la date… » !

15 septembre 2025

Les chiens de garde 2.0 : l’affaire Legrand/Cohen ou le service public au service de l’ultra-centre

Kuzmanovic Georges
15/9/2025

Il y a des scandales qui révèlent tout un système. L’affaire Legrand/Cohen est une déflagration politique et médiatique, pourtant elle n’a rien de surprenant. Le voile s’est simplement levé sur la réalité des choses. Ne sont surpris que les naïfs puisque les exemples de connivences entre médias et politiques sont légion. C’est la démonstration, brutale et limpide, de ce que Serge Halimi appelait déjà dans "Les Nouveaux chiens de garde" la fusion entre élites politiques, économiques et médiatiques au service d’un même ordre social.
Thomas Legrand / Patrick Cohen, prétendus chevaliers blancs du journalisme, jurent, la main sur le cœur, ne faire que servir « l’intérêt général ». À voir.
Certains les croyaient bardés de principes, la réalité est celles de l’entre-soi et des connivences politiques, et même de classe. Car enfin, de quoi s’agit-il ? Pas d’une conversation de comptoir, pas d’un café pris entre amis (même si Legrand voudrait nous le faire croire avec sa candeur de faux naïf), mais bien de deux journalistes du service public rendant des comptes à des élus, promettant de saboter la campagne d’une candidate, en l’occurrence celle de Madame Rachida Dati, et de favoriser l’élection d’un autre à la présidentielle de 2027, Raphaël Glucksmann pour ne pas le nommer.
La vérité crue est que cela est de la manipulation électorale, ou au moins une volonté de manipulation électorale – et sûrement pas la première, on se rappellera, par exemple leurs éditos enamourés envers le candidat Emmanuel Macron, « Jupiter », « Mozart de la finance », « révolutionnaire », etc. Il ne s’agit ni plus ni moins que de trahison du contrat moral entre service public et citoyens.
À ces critiques, la réaction de la caste médiatique a été fascinante : Mediapart crie au coup monté de l’extrême droite, Le Point se demande ingénument si « les journalistes n’auraient plus le droit d’avoir des conversations de bistrot », le HuffPost s’inquiète seulement de la « bronca opportuniste »… Tous rivalisent pour défendre les deux compères. Comme le disait déjà Serge Halimi dans Les Nouveaux chiens de garde : la presse dominante n’est jamais autant soudée que lorsqu’il s’agit de protéger ses propres privilèges.
Car c’est bien de cela qu’il s’agit : une caste. Une bourgeoisie médiatique, bobo, européiste, atlantiste, économiquement néolibérale, mais qui aime à se donner des airs de gauche, mais seulement lorsqu’il s’agit de questions sociétales et qui a surtout l’immense pouvoir de décréter ce qui est le « Bien » et ce qui est le « Mal », sans jamais avoir à s’en justifier – du bushisme médiatique. Jean-Claude Michéa l’avait parfaitement vu : ce progressisme de façade masque mal une soumission totale au capitalisme mondialisé. Dans L’Empire du moindre mal ou Notre ennemi, le capital, il rappelle que l’alliance historique entre la gauche libérale-libertaire et le capitalisme néolibéral repose sur un accord tacite : laisser libre cours aux revendications sociétales (mariage, minorités, libertés individuelles) tout en sacralisant l’économie de marché et la libre circulation des capitaux. C’est exactement la matrice idéologique de Cohen, Legrand, Salamé et compagnie : se dire « de gauche » parce qu’on coche les cases progressistes, tout en soutenant la mondialisation et le néolibéralisme qui détruisent les classes populaires.

L'article complet est sur le portail de Fréquence Populaire Media ; c'est gratuit (il suffit de renseigner votre email) et ceux qui le veulent peuvent nous aider financièrement.
L'article sur Thomas Legrand et Patrick Cohen :

14 septembre 2025

Servir ou se servir ?

Stéphane Rozès

-14/9/2025- Défense sous forme de contre-attaque intenable. Revenons en aux faits.
Des journalistes de l’audiovisuel de service public, Thomas Legrand et Patrick Cohen, expliquent à deux responsables nationaux du PS comment, dans leurs médias, ils savonnent la planche de la candidature de Dati aux municipales de Paris et vont faire la promotion de Glucksmann à la présidentielle.
Pour mémoire, Jean-François Achilli fut licencié de France Info pour avoir échangé avec Bardella et, finalement, refusé d’être son intervieweur pour un livre.
Legrand et Cohen discréditent la profession de journaliste et participent à son image détestable de soumission idéologique et d’intérêt, d’arrogance et d’impunité.
Pire, ils affaiblissent terriblement l’audiovisuel de service public.
Pire encore, ses responsables n’ont ni la hauteur nécessaire ni le sens de l’intérêt général pour remettre les pendules à l’heure : ils couvrent les dysfonctionnements en recourant à des arguments idéologiques et non principiels.
Il est significatif de voir ceux qui font semblant de ne pas comprendre la noblesse et l’exigence du service public, en échange du confort qu’il procure aux journalistes, et ceux qui ont des principes à géométrie variable selon leurs préférences idéologiques.
Il est absolument anormal que l’audiovisuel du service public reflète à environ 75% les opinions de 25% des Français et que l’entre-soi journalistique, ne consultant ni les votes des Français, ni les études d’opinion, ne le voit pas et ne comprenne pas le problème.
Qui défendra l’audiovisuel de service public en cas d’alternance ? À partir de quels arguments solides ?
Ces responsables de l’audiovisuel du service public creusent sa tombe. Sidérant de ne pas le voir, de ne pas agir en conséquence.
(Un défenseur de l’audiovisuel du service public, ancien chroniqueur à France Inter, LCP-AN, Public Sénat et France Culture)

12 septembre 2025

INDÉCENCE DES INDIGNES

Gabriel Nerciat

-12/9/2025- On se souvient (peut-être) du scandale qu'avait suscité la parution du livre d'Emmanuel Todd sur (et contre) Charlie Hebdo à peine quelques mois après l'assassinat de sa rédaction par des sicaires islamistes affiliés à Al Qaïda.
J'ai encore dans les oreilles les accents outrés de Caroline Fourest, Philippe Val, Maurice Szafran, Joseph Macé-Scaron, Nonna Mayer, Claude Weill et autres Jean Quatremer (je ne sais plus lequel de ces grands esprits, au demeurant tous recyclés aujourd'hui dans l'apologie des crimes de guerre d'Israël, n'avait pas hésité à écrire que le livre de Todd faisait de lui un complice posthume des frères Kouachi).
À l'époque, même si j'étais très loin d'approuver la totalité de la critique de Todd (dont le pamphlet était quand même assez bien foutu et à plus d'un titre visionnaire), je trouvais que les grandes huiles de la gauche qui se veut républicaine et/ou libérale en prenaient malgré tout un peu trop à leur aise. Je crois même l'avoir écrit ici sur mon ancien compte FB.
Or, aujourd'hui, à l'exception de Macé-Scaron devenu figurant intermittent sur C-News, les mêmes ne cessent, dans les médias ou sur les réseaux sociaux, de conspuer la mémoire de Charlie Kirk en rappelant complaisamment telle ou telle de ses déclarations les plus controversées ou ses saillies les plus volontairement scandaleuses.
Tout en condamnant l'usage de la violence et le recours au meurtre politique, cela va sans dire.
Comme quoi, contrairement à ce que pensait feu Stéphane Hessel, il convient toujours de se méfier, instinctivement, des gens qui font profession de s'indigner.
On peut être à peu près sûr qu'ils protestent toujours contre les indécences et les ignominies qu'ils commettent eux-mêmes.

9 septembre 2025

Ambassade de Russie en France / Посольство России во Франции

Lettre ouverte de l’Ambassade de Russie en France à la rédaction et aux téléspectateurs de la chaîne BFMTV (9 septembre 2025)

L’Ambassade de Russie en France est indignée par la diffusion, le 7 septembre dernier, sur la chaîne BFMTV, du prétendu documentaire intitulé « Espions de Poutine, la nouvelle menace », qui n’est en réalité qu’une production diffamatoire et ouvertement anti-russe.
 
Nous sommes particulièrement préoccupés par les passages concernant l’Ambassade et d’autres institutions officielles russes en France. Les insinuations proférées sont de nature à mettre en danger la sécurité des représentations diplomatiques et de leur personnel.
 
De telles pratiques dépassent les limites de l’éthique journalistique et vont à l’encontre des principes essentiels d’une couverture responsable des affaires internationales.
 
Nous encourageons les téléspectateurs français à faire preuve de discernement et à ne pas succomber aux insinuations des auteurs de ce programme.

6 septembre 2025

Regis de Castelnau

Cohen et Legrand, comme des curés surpris au bordel


-6/9/2025- Ça alors ! Qu’est-ce qu’on apprend ? Comme des curés surpris au bordel, Patrick Cohen et Thomas Legrand viennent de se faire poisser par “L’incorrect” en train de prendre les consignes des dirigeants du parti socialiste pour mener sur les ondes la campagne électorale pour la mairie de Paris. Si l’on comprend bien, ils en pincent pour Raphaël Glucksmann, vous savez l’agent américain actuellement marié à la nouvelle présentatrice du 20 heures sur le service public télévisé. Et ils vont donc continuer à défoncer Rachida Dati sa principale concurrente. Et d’ailleurs on dirait bien que ça fait un moment qu’ils l’ont mise dans leur collimateur. Dès qu’ils peuvent qu’est-ce qu’ils lui mettent !

– Mais qu’est-ce que tu racontes enfin ? Ces deux « journalistes » , comment qu’ils sont pas trop des modèles de probité que la presse internationale nous envie, eh bien ils seraient en fait des militants politiques au service d’un parti ?

Mais personne ne peut croire ça. Que Patrick Cohen ait l’air franc comme un âne qui recule ne constitue pas une preuve. Pas plus que la duplicité soit compatible avec la sottise qui s’exprime à chacune des interventions de Thomas Legrand. Celle-ci le met à l’abri des turpitudes que tu évoques. Non, non ces deux spécimens sont irréprochables comme la plupart des « journalistes » qui officient sur le service public. À l’image de l’ensemble de la presse mainstream.

– Je ne sais pas, mais j’ai un peu l’impression que tu es en train de te foutre de ma gueule. Mais tu ne devrais pas, parce qu’au-delà du nouvel étalage des turpitudes habituelles du système macrono-socialiste, qui ne peuvent surprendre personne, on est quand même en présence d’un joli scandale. Parce que les deux dévoyés en question, c’est nous qui les payons car ils officient sur le service public qu’ils dévoient Et que la dimension juridique et éventuellement judiciaire de cette histoire est quand même intéressante.

– Tu ne vas pas recommencer avec tes arguties juridiques. Tu sais très bien que l’ARCOM et les magistrats vont faire, comme d’habitude. C’est-à-dire rien.

– Tant pis je continue à taper sur le clou, peut-être qu’un jour on arrivera à l’enfoncer.

L’obligation du pluralisme dans l’audiovisuel public en France

C’est d’abord une obligation légale et constitutionnelle puisque l’art. 11 de la Déclaration de 1789, à valeur constitutionnelle et le Conseil constitutionnel considèrent le pluralisme des courants d’opinion comme une condition de la démocratie. La loi du 30 septembre 1986 (dite loi Léotard, modifiée plusieurs fois) impose aux sociétés de l’audiovisuel public de garantir « l’honnêteté, l’indépendance et le pluralisme de l’information ». L’Arcom veille à ce respect : il peut adresser des mises en demeure, et des sanctions. Mais surtout pour le cas qui nous occupe, les périodes électorales, l’Arcom fixe des règles précises de temps de parole et d’accès équitable des formations politiques.

Par ailleurs, les entreprises publiques de l’audiovisuel ont inscrit dans leur cahier des charges obligation d’assurer une information honnête, indépendante et pluraliste et celle d’égalité de traitement des partis politiques et des grands courants de pensée.

Quant aux journalistes du service public, et comme tous les journalistes, ils sont soumis à la Charte d’éthique professionnelle des journalistes (SNJ, 1918/38/2011), qui impose véracité, impartialité, distinction claire entre faits et commentaires. Dans le service public, ces obligations sont encore plus strictes : neutralité et impartialité dans le traitement de l’information ; interdiction de manifester des opinions partisanes dans l’exercice de leur métier. Obligation de séparer clairement information et opinion : par exemple, dans un débat, un journaliste peut analyser, mais pas prendre parti. Alors certes, en tant que citoyens, ils ont la liberté d’expression mais cette liberté est encadrée par le devoir de réserve et l’image de neutralité associée au service public. Des propos militants ou partisans doivent entraîner des sanctions disciplinaires.

Chacun qui a vu Patrick Cohen et Thomas Legrand intervenir, sait bien que l’on a affaire à des militants qui piétinent leurs obligations de neutralité et l’impartialité malgré leur appartenance au service public. La vidéo dont la France entière vient de prendre connaissance démontre que leur comportement était directement lié à un engagement militant au profit d’un parti politique dans le cadre d’une campagne électorale. Tous les arguments et toutes les contorsions des intéressés et de ceux qui les soutiennent ne pourront en aucun cas masquer l’évidence du scandale professionnel.

Faire intervenir le service public dans une campagne électorale

Nous sommes dans l’année qui précède le scrutin municipal et nous venons d’apprendre que deux journalistes du service public recevaient les consignes des dirigeants du parti socialiste pour mettre leurs médias au service de candidats. Non seulement cette contribution, certes occulte, est rigoureusement interdite, mais elle fait encourir l’application de sanctions pénales.

L’article L. 52-8 du code électoral est très clair : « Les personnes morales, à l’exception des partis ou groupements politiques, ne peuvent participer au financement de la campagne électorale d’un candidat, ni en lui consentant des dons sous quelque forme que ce soit, ni en lui fournissant des biens, services ou autres avantages directs ou indirects à des prix inférieurs à ceux qui sont habituellement pratiqués. »

L’article L. 113-1 du code électoral quant à lui : « Le fait de recevoir des dons ou avantages en violation des articles L. 52-7 et L. 52-8 est puni de trois ans d’emprisonnement et de 45 000 € d’amende. » Cela concerne évidemment le candidat qui reçoit les dons interdits, mais les donateurs peuvent être poursuivis sur la base de la « complicité », ce qui pourrait être le cas des quatre personnes présentes sur la vidéo.

Qui pourrait être également poursuivies pour des infractions spécifiques de financement illégal de campagne ou de financement illégal de parti politique (article 11-5 de la loi du 11 mars 1988, intégré au code électoral). Petit détail, les personnes morales pourraient également faire l’objet de poursuites (coucou France Info).

Jean-François Achilli, journaliste sur le service public avait envisagé de réaliser un livre d’entretiens avec Jordan Bardella, projet qui n’avait jamais été suivi d’effet. Pour cette intention Achilli a été prestement foutu dehors.

Les exploits de nos duettistes sont d’une autre gravité et peuvent être assortis de sanctions pénales. Ils devraient normalement prendre la porte.

Malheureusement dans la république bananière qu’est devenue la France, c’est même pas en rêve.

Olivier Delorme

-6/9/2025- Jean-François Achilli se fait virer comme un malpropre de France Info pour un projet, jamais engagé, de livre d'entretien avec Bardella.
Les officiers supérieurs de la Propagandastaffel Cohen et Legrand, qui déversent depuis des lustres leur partialité assaisonnée de moraline sur l'éthique du journalisme, dénoncent anathémisent, insultent tout ce qui ne bave pas comme eux, se font prendre les paluches plongées jusqu'au coude dans le pot de miel, en conciliabule avec deux hiérarques socialopes, pour savoir comment dézinguer Dati (que je n'aime pas, mais ce n'est pas le problème) et vendre la boîte de lessive euro-otanienne Glücksman... dont la rombière fait désormais le 20h de France 2.
C'est ce qu'on appelle le Service Public payé par nos impôts !
Schadenfreude, même si je ne me fais aucune illusion : ces deux professeurs de déontologie poursuivront leur carrière dans la fosse à purin médiatique où ils s'ébattent avec leurs semblables comme si de rien n'était. Et gare au prochain fasciste qu'ils pourront clouer au pilori !