9/9/2026
L’Iran devait tomber mais c’est finalement l’arrogance de l'Occident qui s’effondre.
Après six mois de déroute en débâcle, l’expert des experts finit par lâcher, d’un ton grave et sentencieux : « On a sous-estimé l’Iran. »
Ah bon ?
Souvenez-vous de ces petits Occidentaux précieux qui, pendant des semaines, défilaient sur les plateaux de télévision avec l’assurance tranquille de ceux qui savent tout avant même que les événements ne se produisent :
« C’est bon. Ils vont tomber. »
C’est peut-être à cela qu’on reconnaît l’Occidental contemporain : à cette arrogance doublée de suffisance, elle-même reposant sur une ignorance abyssale de sa propre impuissance.
Nos fameux spécialistes du Moyen-Orient – souvent chauves, donc nécessairement brillants – nous expliquaient doctement que le régime iranien était à bout de souffle. Qu’il était mûr pour l’effondrement. Qu’il allait s’écrouler comme un château de cartes. Que le peuple iranien allait enfin être libéré. Que les Iraniennes allaient découvrir les joies de la démocratie et des droits de l’homme…
À coups de bombes, évidemment.
Sur toutes les chaînes françaises, les champions de la géopolitique nous servaient alors, avec le sérieux imperturbable des grands stratèges de plateau, leur inventaire triomphal :
- « C’est bon, on a éliminé l’Ayatollah et une partie de sa famille ! »
- « C’est bon, leurs principaux scientifiques ont été liquidés ! »
- « C’est bon, leurs bases militaires ont été bombardées ! »
- « C’est bon, leur puissance navale a été réduite à néant ! »
- « C’est bon, leur programme nucléaire est complètement anéanti ! »
"Completely obliterated", comme disait fièrement le fanfaron pathétique Donald Trump.
Et puis ?
Quelques mois plus tard, ceux que l’on décrivait avec une condescendance ahurissante comme des arriérés en babouches viennent rappeler aux « régimes des Lumières » une vérité pourtant élémentaire :
une guerre ne se gagne pas en détruisant quelques bâtiments à distance, en exhibant des images satellites et en venant commenter ses propres bombardements sur un plateau de télévision.
La guerre, c’est aussi la capacité à comprendre que supériorité technologique ne vaut pas forcément supériorité stratégique.
Alors, à défaut d’être lucides, soyons au moins honnêtes dans l'inventaire de notre nullité : nous n’avons pas seulement sous-estimé l’Iran. Nous sous-estimons tout le monde !
La Russie. La Chine. L’Afrique... Et, plus généralement, une bonne partie du monde qui n’a manifestement pas reçu le mémo lui expliquant que l’Occident était censé gagner.
Que ça nous plaise ou non, en face, les dirigeants sont préparés aux défis des conflits à venir... Alors que de notre côté, nous sommes dirigés par une ribambelle de techno-tapettes qui passent plus de temps à s'exploser le fion dans des chemsex (tous partis confondus !). Et qui au passage n'a jamais tenu une arme ou fait son service militaire !
Et pendant que "les génies géopolitiques sous cocaïne" révisent tranquillement leurs analyses, la réalité, elle, finit toujours par présenter la facture.
Aujourd’hui, le baril est à 100 dollars.
Alors continuez à expliquer que tout va très bien.
Bande de connards.
(PS : Et tous ces petits suppôts du pouvoir, qui cachés derrière leur écran, préconisaient une intervention militaire en Russie (ou en IRAN ou ailleurs !) auraient dû être conscrits de force et envoyés sur le front.)












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