Gabriel Nerciat
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- 23/2/2026 - Jérôme Guedj est catégorique : comme saint Michel Noir en son temps (avant que son auréole ne se ternisse en prison), il préfère perdre une élection plutôt que son âme.
Sauf, précise-t-il, si le RN arrive au second tour de la dite élection : là, tout bien réfléchi, il reprend son âme, comme on reprend ses billes à l'école quand les méchants de la bande d'Arthur sortent leurs calots, parce qu'il y a des limites à tout ; et puis, d'abord, est-ce que ça existe vraiment, une âme, lorsque le corps mortel, lui, exige qu'on ramène du beurre pour la soupe à la maison (Madame Frèche cuisine sans sel, paraît-il, et donc il faut mettre beaucoup de beurre pour que la soupe ait du goût) ?
Mais son vrai problème, je crois, est ailleurs, et il va le comprendre très vite.
Hier, déjà, à la tombée de la nuit, alors qu'il répétait son mantra de judéo-chrétien zombie devant la glace, Méphistophélès lui est apparu, sous les traits de Michel Simon dans le film de René Clair, et lui a soufflé sans ménagement, dans un éclat de rire dantesque : "Pour qui te prends-tu donc, mirliflore ? Et surtout, pour qui me prends-tu, moi ? Pour un cave de la SFIO ? Il y a belle lurette que ton âme n'est plus cotée à l'argus, Zavatta. Reprends-la sur ton dos, et va la jeter dans la Seine. Personne ne donnera un kopeck pour elle, et toi-même n'en as jamais eu besoin."
