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8 septembre 2026

Gabriel Nerciat
8/9/2026

MATHILDE EST REVENUE (Brel)


La blonde et gracieuse Mathilde Panot serait-elle la Giorgia Meloni de la gauche prétendûment radicale ?
Elle au moins ne dissimule pas son jeu : l'avenir de la créolisation française passe par le soutien financier et militaire maintenu à l'entité ukrainienne.
Donc par la soumission de la France à l'UE. La "sortie des traités" revendiquée par Mélenchon serait à peu près du même ordre que la renégociation du traité d'Amsterdam par Lionel Jospin en 1997 ou celle du TSCG (dit traité Merkozy) par François Hollande en 2012.
Jean Quatremer, Bernard Guetta, Raphaël Enthoven, Caroline Fourest et le Révérend Père Jean-Yves Pranchère devraient arrêter de se faire des frayeurs pour rien. Ils auront l'air fin quand ils devront rendre l'hommage lige à l'ancien lieutenant lambertiste entre les deux tours de la présidentielle.
Gastel Etzwane
8/9/2026

Victoire de l’AfD en Allemagne : le RN pris au piège de sa normalisation


Le bandeau de BFM, ce mardi, résume à lui seul la ligne : « Victoire de l’extrême droite en Allemagne : Jean-Philippe Tanguy se dit “choqué” ». Le député RN raconte même être « sorti terrorisé » d’une rencontre avec des élus de l’AfD au Parlement européen, avant 2019.

Le mot est commode. Il clôt le débat et dispense de lire les programmes. Or, dimanche, en Saxe-Anhalt, l’AfD n’a pas gagné parce qu’un studio parisien lui a collé une étiquette : elle a frôlé la majorité avec près de 44 % des voix, tandis que la CDU de Friedrich Merz s’effondrait à 17 %. Il ne s’agit de « blanchir » personne, mais de regarder ce que les électeurs allemands ont voté et de comprendre pourquoi un parti français qui se dit patriote réagit désormais avec les mots du cordon sanitaire.

Ce que dit vraiment le programme de l’AfD

Le manifeste fédéral et le programme de gouvernement du Land permettent de juger l’AfD sur ce qu’elle propose réellement. Sur l’Union européenne, l’AfD refuse les « États-Unis d’Europe » et un fédéralisme dont il deviendrait impossible de sortir. Elle veut une Allemagne souveraine ; si la réforme de l’UE s’avère impossible, elle prévoit un référendum sur une sortie, le « Dexit », et, dans son texte de 2025, l’abandon de l’euro et le retour au mark.

Sur l’énergie, le texte est d’une clarté devenue rare à Berlin : fin de l’Energiewende, relance du nucléaire, maintien du charbon, sortie de l’accord de Paris, rétablissement de Nord Stream dès que possible et levée des sanctions contre la Russie, au motif qu’elles ont fait exploser le prix de l’énergie. En Saxe-Anhalt, le programme des cent premiers jours va jusqu’à prévoir le blocage des grands parcs solaires sur les terres agricoles et la défense du lignite au-delà de 2038.

Sur l’immigration, le cœur du dispositif porte un nom : la « remigration ». Contrôles aux frontières, centres d’asile hors d’Europe, expulsion des déboutés et des étrangers en situation irrégulière, durcissement des règles de nationalité. C’est ce point, davantage encore que la question européenne, qui a servi de motif à la rupture du RN avec l’AfD au Parlement européen. CNN et le Financial Times le placent au centre du programme de Magdebourg. Le nier serait aussi paresseux que de réduire l’ensemble du programme aux deux mots « extrême droite ».

Sur l’Ukraine et l’OTAN, l’AfD refuse l’entrée de Kiev dans l’Alliance atlantique comme dans l’Union européenne, veut une OTAN recentrée sur la seule défense collective, le retrait des troupes et des armes nucléaires alliées du territoire allemand et la reprise des importations de gaz russe. Ce n’est pas un élément périphérique du programme : il découle directement du diagnostic économique posé par le parti.

Nord Stream, le gaz américain et l’effondrement industriel

Sur Nord Stream, les faits sont désormais suffisamment précis pour être exposés directement. Le 30 juin 2026, le parquet fédéral allemand a renvoyé devant la cour de Hambourg un officier ukrainien, Serhii K., accusé d’avoir coordonné, « sur ordre d’organes étatiques ukrainiens », le sabotage de Nord Stream 1 et 2 en septembre 2022. Ce n’est pas un verdict. Kiev répond que l’implication de l’État ukrainien « n’est pas établie ». L’accusation allemande, en revanche, est publique et précise : l’objectif allégué était de couper durablement l’acheminement du gaz russe vers l’Allemagne. Avant l’attentat, Nord Stream 1 couvrait environ la moitié de la consommation allemande de gaz.

La suite relève de réalités économiques. Privée de ce gaz bon marché, l’industrie allemande a basculé vers le GNL, notamment américain, plus cher, plus volatil et plus carboné en raison de son transport. Volkswagen discute de suppressions pouvant aller jusqu’à 100 000 postes et de fermetures d’usines. Mercedes et BMW restructurent. Bosch taille dans ses effectifs. L’AfD en a fait le cœur de sa campagne : sanctions, Energiewende et perte de Nord Stream auraient organisé le suicide énergétique d’un pays construit autour de son industrie. On peut contester le remède proposé. Il est beaucoup plus difficile de balayer le constat comme un simple caprice identitaire.

Ce que dit le RN et jusqu’où il a reculé

Le Rassemblement national, sur le papier, n’est pas un copié-collé de l’AfD. Il ne milite plus pour un Frexit. Il veut réduire la contribution française à l’Union européenne, « engager le bras de fer », sortir du mécanisme européen de fixation du prix de l’électricité, sanctuariser le nucléaire, ramener la TVA sur l’énergie de 20 % à 5,5 %, durcir l’accès aux prestations sociales et transformer l’AME. Sur l’Ukraine, Bardella et Aliot affirment désormais qu’une France au bord de la dette n’a « plus les moyens » de continuer à tenir le robinet ouvert.

Souveraineté, énergie chère, immigration, rejet d’une Union européenne qui prétend dicter le mix énergétique et contraindre les budgets : le diagnostic du RN chevauche donc largement celui de l’AfD. Depuis la rupture entre les deux partis, la différence tient surtout à la stratégie et à la frontière morale que le RN entend afficher. Il refuse la « remigration » à l’allemande, refuse toute alliance avec l’AfD et envoie Jean-Philippe Tanguy expliquer qu’il est « choqué » lorsque les Allemands de l’Est votent précisément contre Merz, Bruxelles et le prix de l’énergie.

L’étiquette comme substitut à l’analyse

Qualifier l’AfD d’« extrême droite » et s’arrêter là relève de la facilité de plateau. Une partie de son programme, qu’il s’agisse de la conception de la citoyenneté, des classes séparées pour les enfants de réfugiés, de la sortie de l’euro ou du climatoscepticisme revendiqué dans son manifeste, dépasse le simple souverainisme et explique pourquoi d’autres droites européennes ont rompu avec elle. Mais réduire un score de 44 % à une pathologie morale revient à refuser d’entendre ce que dit ce vote : l’Union européenne n’a pas protégé le modèle allemand ; les dirigeants de la CDU et du SPD ne l’ont pas davantage protégé ; les électeurs en ont tiré leurs conclusions sans demander l’autorisation de Paris.

Dès lors, la question posée à Jean-Philippe Tanguy n’est évidemment pas de fusionner avec Höcke. Elle est politique : que reste-t-il de la rupture promise par un parti qui, au lendemain d’une claque électorale infligée à Merz et à la Commission européenne, reprend spontanément le vocabulaire de BFM ?

Si la victoire d’un parti souverainiste allemand, hostile à la même architecture européenne que le RN accusé par ailleurs d’étrangler la France, provoque le « choc » plutôt que l’analyse, le signal devient difficile à ignorer. Le RN paraît chercher avant tout à demeurer dans le périmètre du dogme admissible : l’Union européenne comme horizon indépassable, « l’extrême droite » comme qualification suffisante pour clore la discussion, et le recul dès qu’un voisin pousse la rupture plus loin que lui.

On ne gagne pas ainsi. On change encore moins la situation française. Les électeurs de Saxe-Anhalt n’ont pas voté pour une étiquette. Ils ont voté dans un pays qui ferme des usines, paie son énergie plus cher et dont les gouvernants répondent au mécontentement en disqualifiant ceux qui l’expriment.

Le paradoxe du RN est désormais là : il prétend incarner la rupture en France, mais s’effraie lorsqu’elle devient électoralement majoritaire chez le voisin. À force de vouloir prouver au système qu’il est devenu fréquentable, il risque surtout de convaincre ses propres électeurs qu’il est devenu inoffensif. Et lorsqu’un parti de rupture devient inoffensif, les électeurs finissent toujours par chercher la rupture ailleurs.

7 septembre 2026

Gastel Etzwane
7/9/2026

Le séisme allemand qui pourrait annoncer d’autres secousses en Europe


En Saxe-Anhalt, ce n’est plus une poussée de l’AfD. C’est un basculement.
Avec environ 44 % des suffrages, le parti a plus que doublé son résultat de 2021 et relégué très loin derrière lui la CDU du chancelier Friedrich Merz, tombée autour de 18,5 %. Dans un Land gouverné par les chrétiens-démocrates depuis 2002, l’écart est considérable. Il interdit désormais de réduire le vote AfD à une simple protestation des marges. Une partie importante de l’électorat allemand ne proteste plus : elle choisit une autre politique.
Le phénomène mérite d’autant plus d’attention que l’AfD n’a pas bénéficié d’une quelconque banalisation institutionnelle. C’est même l’inverse. Le parti demeure soumis au cordon sanitaire des autres grandes formations allemandes. Certaines de ses structures ont été classées à l’extrême droite par les services de renseignement intérieur et la question de son interdiction a été publiquement débattue. Le dispositif politique destiné à contenir sa progression n’a donc pas disparu. Il vient simplement de rencontrer sa limite : le suffrage.
C’est peut-être la première leçon de Saxe-Anhalt. Il existe un moment où la disqualification d’un parti cesse d’affaiblir ses propositions et peut, au contraire, convaincre une partie de l’électorat que certaines questions ne trouvent plus d’expression ailleurs.
Car l’AfD n’a pas progressé en atténuant ses positions. Elle défend un durcissement considérable de la politique migratoire, conteste le soutien militaire durable à l’Ukraine, réclame le rétablissement de relations avec Moscou et remet en cause l’orientation européenne suivie par Berlin. Une partie du parti va jusqu’à envisager une rupture beaucoup plus profonde avec l’Union européenne.
À cela s’ajoute un discours économique qui rencontre désormais les inquiétudes d’une Allemagne confrontée à la stagnation, au coût de l’énergie et aux difficultés de son industrie. L’AfD relie ces sujets entre eux : politique énergétique, sanctions contre la Russie, guerre en Ukraine, dépenses publiques, immigration, souveraineté nationale. On peut récuser ses réponses. Il devient beaucoup plus difficile de prétendre que les questions auxquelles elle répond n’existent pas.

L’Ukraine devient une question électorale intérieure

C’est probablement à Kiev que le résultat allemand devrait être observé avec le plus d’attention.
Depuis quatre ans, le soutien à l’Ukraine a souvent été présenté en Europe occidentale comme une politique extérieure bénéficiant d’un consensus suffisamment large pour échapper aux alternances électorales. La Saxe-Anhalt montre les limites de cette hypothèse.
L’aide militaire et financière à Kiev entre désormais directement dans la compétition politique allemande. Chaque nouvelle livraison d’armes, chaque enveloppe budgétaire et chaque engagement de reconstruction peuvent être confrontés aux dépenses intérieures, aux infrastructures, à l’énergie ou à l’industrie. La question n’est donc plus seulement de savoir combien de temps l’Europe possède les moyens matériels de soutenir l’Ukraine. Elle est de savoir combien de temps ses gouvernements disposent de la majorité politique nécessaire pour le faire.
Cette évolution dépasse largement la Saxe-Anhalt. Si elle se confirme ailleurs, les gouvernements européens devront compter avec un phénomène qu’ils ont longtemps sous-estimé : une politique étrangère peut être cohérente diplomatiquement et devenir progressivement coûteuse électoralement.
La réaction de Donald Tusk est, à cet égard, révélatrice. Le Premier ministre polonais a estimé que, dans son pays, seuls « des idiots ou des traîtres » pouvaient se réjouir du triomphe de l’AfD. La violence même de la formule dit quelque chose de l’inquiétude provoquée par le résultat allemand. Varsovie est l’un des soutiens européens les plus constants de Kiev et considère la Russie comme une menace stratégique majeure. Voir progresser aussi brutalement, dans le premier pays de l’Union par sa puissance économique, une force contestant cette politique ne peut être pour elle un événement régional.

Un laboratoire politique

La victoire de l’AfD possède en outre une dimension institutionnelle. Gouverner un Land ne signifie pas seulement administrer des routes ou des écoles. Les Länder disposent de compétences importantes en matière de police, d’éducation, de culture et d’administration. L’arrivée éventuelle de l’AfD aux responsabilités ferait ainsi passer le parti du statut de force protestataire à celui de parti de gouvernement.
C’est précisément ce passage qui pourrait modifier la politique allemande. Un parti maintenu pendant des années à l’extérieur du système peut être contenu tant qu’il demeure minoritaire. La mécanique devient beaucoup plus difficile lorsque quatre électeurs sur dix votent pour lui.
Reste alors une question qui ne concerne plus seulement l’Allemagne.
Dans plusieurs démocraties européennes, certaines positions sur l’immigration, l’Union européenne, la Russie, l’Ukraine ou les rapports avec les États-Unis demeurent extrêmement coûteuses à défendre. Celui qui s’écarte suffisamment du consensus s’expose immédiatement à la disqualification, aux procès en irresponsabilité et parfois à l’isolement politique. La France connaît elle aussi ce mécanisme, même si son histoire, ses institutions et son paysage partisan interdisent de transposer mécaniquement le cas allemand.
Mais la Saxe-Anhalt suggère une hypothèse plus dérangeante : et si la violence de la réaction provoquée par certaines positions ne signifiait pas nécessairement qu’elles sont électoralement impossibles ?
Un parti peut perdre en cherchant constamment à devenir acceptable aux yeux de ceux qui ne voteront jamais pour lui. Il peut aussi choisir de maintenir une ligne impopulaire dans les institutions, les médias ou les milieux dirigeants, mais dont il estime qu’elle rencontre une demande dans le pays. L’AfD vient d’expérimenter cette seconde stratégie avec une ampleur que peu imaginaient encore possible il y a quelques années.
Il serait hasardeux d’en déduire que la même recette produirait le même résultat en France. Mais il serait tout aussi imprudent de considérer ce qui vient de se passer en Allemagne comme une singularité de l’Est allemand.
La véritable leçon de Saxe-Anhalt est peut-être là. Pendant longtemps, le cordon sanitaire a posé une frontière autour de l’AfD. Dimanche, les électeurs ne l’ont pas abolie. Ils sont passés par-dessus.

31 août 2026

Gastel Etzwane
31/8/2026


C’est à Tourcoing, hier. Tablier marron, baraque à frites, Philippe qui saute le panier, Darmanin qui sale. On appelle ça une rentrée politique. On devrait appeler ça un malaise filmé.
La copie est totale. Trump, Pennsylvanie, 2024 : tablier, friteuse McDo, quinze minutes de spectacle, déjà passé à autre chose. Chez lui, ça tient. L’homme est un produit de télévision depuis quarante ans. Le ridicule ne l’atteint plus : il s’en nourrit. Aux États-Unis, le candidat-qui-sert-un-burger est une tradition de foire, un gag de campagne parmi d’autres. Il fait le numéro, on change de plan.
Transposer ça à Édouard Philippe, c’est autre chose. On a sous les yeux le fils politique d’Alain Juppé, l’énarque lisse, l’homme qui n’a jamais eu à gagner sa vie en dehors de l’État et des cabinets. Le voir « préparer des frites » n’est pas populaire. C’est une reconstitution. On sent le conseil en com’, le « il faut humaniser le candidat ». D’où le malaise : ce n’est pas un homme du peuple qui sert une barquette. C’est un notable qui joue un rôle, pendant que les caméras font semblant d'y croire.
Et c’est se foutre des Français une fois de plus. Personne n’attend d’un prétendant à l’Élysée qu’il recycle le storyboard américain. On a une histoire, des formes, une dignité publique, même imparfaite. Manifestement cela n’existe plus. Le « rassemblement de la droite et du centre » commence par une portion de frites. Darmanin, salière à la main : « Voilà à quoi je sers dans cette campagne. » Au moins un des deux a dit vrai.
Pitoyable, oui. Pas parce que les frites du Nord seraient indignes. Parce que deux ministres croient encore que la France se gagne en plagiant un clip de Trump, et que le pays n’a plus assez d’estime de soi pour leur rire au nez.

25 août 2026

Gastel Etzwane
25/8/2026

Ah, le président que tout le monde déteste (oui, vraiment tout le monde, même les pigeons des Tuileries) vient fièrement annoncer qu’un pays riche et généreux a daigné investir chez nous… notre petit pays en faillite, en ruines, en décomposition avancée.
Quelle divine surprise ! Quelle magnifique opportunité de se faire encore un peu plus avaler, digérer, liquéfier par une nation qui partage évidemment tellement de valeurs avec nous… la liberté, l’égalité, la fraternité, le respect des femmes, la laïcité, tout ça quoi. On est presque jumeaux culturels, non ?
Et ce président que tout le monde déteste ose même présenter ça comme une « bonne nouvelle ».
En réalité ? C’est juste la France qui se vend encore un peu plus, qui se fait racheter encore un peu plus, qui disparaît encore un peu plus sous les néons et les parcs à thème importés.
Quant à la culture française dans tout ce beau projet…
On la cherchera longtemps.
Très longtemps.
Avec une loupe.
Dans les poubelles.

11 août 2026

Gastel Etzwane
11/8/2026

Ukraine : la chasse à l’homme ordonnée par Kiev


Quand l’État ukrainien transforme ses propres citoyens en gibier

Il y a des images qui ne quittent plus l’esprit. Des hommes trainés de force dans des fourgons, des coups portés en pleine rue, des mères qui hurlent, des passants qui filment en tremblant. Ce n’est pas une scène de guerre civile dans un pays du Sud. C’est l’Ukraine de 2026, en plein centre-ville d’Odessa, de Kharkiv ou de Lviv. C’est la « mobilisation » selon Kiev.
Le journal allemand Berliner Zeitung, dans une série de reportages de son correspondant Lukas Moser, décrit ce que les autorités ukrainiennes appellent encore officiellement un « devoir civique ». La réalité, elle, porte un nom plus exact : la chasse à l’homme. Des équipes mixtes de militaires et de policiers sillonnent les rues, les centres commerciaux, les stations de métro. Ils arrêtent, souvent sans aucune procédure, des hommes en âge de combattre. La force brute n’est plus l’exception : elle est devenue la méthode.
Le médiateur ukrainien lui-même, Dmytro Loubinets, a fini par le reconnaître. En mars 2025, il dénonçait déjà des violations « systémiques et généralisées » de la part des centres territoriaux de recrutement (les fameux TRC ou ТЦК). En juillet 2026, il a franchi un pas supplémentaire : selon lui, 90 % des cas de mobilisation s’accompagnent aujourd’hui de violations directes des droits des citoyens.
Détentions illégales, refus d’accès à un avocat, dissimulation du lieu de détention, coercition pour faire signer des documents, coups et blessures. Le tableau est glaçant. Et il émane non pas d’un opposant pro-russe, mais du défenseur officiel des droits de l’homme nommé par le Parlement ukrainien.
Ce que Berliner Zeitung raconte depuis des mois n’est donc pas une « propagande ennemie ». C’est le quotidien documenté d’un pays qui, pour combler les pertes effroyables de son armée, a décidé de traiter une partie de sa population masculine comme du bétail. Des hommes sont arrachés à leur famille sous les yeux de leurs enfants. D’autres sont enfermés des jours entiers dans des locaux où les caméras ne fonctionnent pas, où les avocats ne sont pas admis, où la commission médicale devient une simple formalité destinée à valider l’envoi au front.
Le drame humain est immense. Derrière chaque « busification », ce terme cynique inventé par les Ukrainiens eux-mêmes pour désigner l’embarquement forcé dans des minibus, il y a une existence brisée. Des pères de famille, des ouvriers, des étudiants, des hommes déjà meurtris par trois années de guerre, qui n’ont plus d’autre choix que de se cacher, de fuir ou de se laisser emmener. Certains paient. La corruption prospère. Ceux qui n’ont pas les moyens, ou qui refusent par principe, partent. Souvent mal formés, parfois déjà blessés, parfois malades. Loubinets a rapporté des cas de mobilisés souffrant de pathologies graves, maintenus de force dans les centres de recrutement malgré des reports valides.
Les autorités ukrainiennes, elles, continuent de parler de « nécessité vitale » et de « défense de la patrie ». Elles préfèrent regarder ailleurs. Elles tolèrent, voire organisent, des méthodes qui rappellent les pires pratiques des régimes autoritaires. Elles laissent se développer un climat de terreur intérieure qui ravage le tissu social bien plus sûrement que les missiles russes. Quand un État en vient à chasser ses propres citoyens dans les rues, à les frapper, à falsifier leurs dossiers médicaux et à les envoyer se faire tuer sous la contrainte, il a déjà perdu une part essentielle de ce qu’il prétend défendre.
Le silence relatif de la plupart des chancelleries occidentales sur ces pratiques est, lui aussi, accablant. On finance, on arme, on applaudit. On regarde ailleurs lorsqu’il s’agit de la dignité des hommes ukrainiens. Berliner Zeitung a eu le courage de documenter. Dmytro Loubinets a eu celui de parler. Il reste à savoir combien de temps encore on pourra feindre de ne pas voir que, derrière les discours héroïques, se joue une tragédie humaine d’une rare noirceur.
Les méthodes de recrutement forcées en Ukraine ne sont pas un détail de la guerre. Elles en sont le visage le plus hideux.

8 août 2026

Kiev à bout de souffle : l’aveu que la presse française refuse d’entendre

Gastel Etzwane


- 7/8/2026 - En ce début d’août 2026, tandis que les médias français, largement financés ou orientés par le pouvoir, persistent à évoquer une possible victoire de l’Ukraine, un journal allemand de premier plan dresse un tableau radicalement différent.
Le Berliner Zeitung écrit textuellement :
« Volodymyr Zelensky semble de plus en plus désespéré. Selon lui, l’Ukraine risque de faire face à un horrible barrage de missiles russes cet hiver, Kiev ne disposant plus que d’un seul missile intercepteur PAC-3 Patriot. Zelensky a environ six mois pour en acquérir de nouveaux. Les chances d’obtenir de nouvelles livraisons de missiles sont tombées pratiquement à zéro. Lors du sommet de l’OTAN à Ankara, Zelensky a eu des entretiens avec le président américain Donald Trump dans l’espoir d’obtenir une licence pour produire des intercepteurs capables d’abattre les redoutables missiles balistiques russes. Cependant, moins d’une semaine plus tard, après un appel téléphonique avec le président russe Vladimir Poutine, Trump a changé d’avis. »
Ce constat, issu d’une rédaction allemande pourtant engagée dans le soutien à Kiev, met en lumière une réalité que le narratif dominant en France s’emploie à occulter : l’Ukraine s’enfonce dans une situation de plus en plus désespérée. À court d’intercepteurs critiques, sans perspective crédible de réapprovisionnement avant l’hiver, et après l’échec de ses dernières démarches diplomatiques auprès de Washington, le pays se trouve confronté à une vulnérabilité stratégique majeure.
Pendant ce temps, en France, l’obsession demeure celle de la désignation d’un ennemi : la Russie. Or la Russie n’a jamais considéré la France comme un ennemi. C’est le pouvoir français qui a besoin d’en inventer un, afin de tenter de créer une unité artificielle dans un pays profondément divisé.
Là où la presse française continue de parler de victoire possible pour l’Ukraine, la Berliner Zeitung décrit, sans détour, un Zelensky à bout et une défense aérienne ukrainienne au bord de l’effondrement.
Gastel Etzwane
7/8/2026

27 juillet 2026

Gastel Etzwane
27/7/2026

L’Allemagne sombre, et elle le fait en conscience


Les chiffres sont sans appel. Selon le Berliner Zeitung du 22 juillet 2026, les réserves de gaz allemandes se situent actuellement à 45,5 % de leur capacité. C’est le niveau le plus bas à cette période de l’année depuis le début des statistiques en 2011. L’association des opérateurs de stockage, Initiative Energien Speichern (INES), parle d’un niveau « exceptionnellement bas pour la saison ». Sans mesures politiques rapides, les installations risquent de ne pas être suffisamment remplies avant le début de la période de chauffage. Un hiver très froid pourrait provoquer des perturbations d’approvisionnement.
Face à cette situation, le gouvernement fédéral prépare une réserve stratégique d’État d’environ 24 térawattheures, soit moins de 10 % de la capacité totale allemande. Cette réserve, financée par une taxe sur les consommateurs, ne devrait commencer à être constituée qu’en 2027. En attendant, l’Allemagne dépend de plus en plus du GNL, plus cher et soumis aux aléas géopolitiques, tandis que les mécanismes de sécurisation antérieurs ont été progressivement abandonnés.
Voilà où en est l’ancienne locomotive économique et industrielle de l’Europe. L’Allemagne, qui fut pendant des décennies le symbole de la puissance manufacturière, de l’export et de la compétitivité, s’enfonce lentement mais sûrement. L’énergie, pilier de son modèle, est devenue son talon d’Achille. Les prix élevés, la fragilité des stocks et la dépendance aux importations concourent à affaiblir une industrie déjà sous pression.
Pourtant, rien n’indique que le cap sera modifié. Car en Occident, l’idéologie reste plus forte que les réalités économiques. Mieux vaut s’enfoncer dans la crise en restant fidèle aux dogmes – transition énergétique à marche forcée, rupture définitive avec le gaz russe, alignement géopolitique absolu – que de reconnaître l’échec et d’ajuster la trajectoire. L’Allemagne préfère disparaître en entraînant les autres dans le désastre plutôt que de renoncer à sa ligne.

26 juillet 2026

Fanatisme des sanctions : les hélicoptères anti-incendie russes cloués au sol face aux flammes

Gastel Etzwane
25/7/2026


Depuis 2024, l’Espagne ne peut plus utiliser sa flotte de Kamov Ka-32 (environ 8 à 10 appareils) pour la lutte contre les incendies forestiers. Ces hélicoptères russes à rotors coaxiaux sont capables de larguer plus de 5 000 litres d’eau avec une grande précision et maniabilité ; les professionnels les considéraient parmi les plus efficaces du dispositif aérien espagnol.
Les sanctions de l’Union européenne (suspendant le certificat de type EASA et bloquant l’accès aux pièces détachées et aux techniciens russes, obligatoires contractuellement pour la maintenance) ont rendu ces appareils inopérants. Ils ne peuvent plus voler légalement. Le gouvernement espagnol a reconnu officiellement une diminution significative de sa capacité de réponse aérienne.
Le groupe parlementaire Sumar a demandé une dérogation partielle des sanctions pour ces engins de sécurité civile. Le gouvernement a répondu que la décision relevait de Bruxelles et n’a pas obtenu d’exception. Des alternatives (Super Puma, etc.) ont été recherchées, mais elles sont jugées moins adaptées en maniabilité et souvent plus coûteuses.
En juillet 2026, dans un contexte d’incendies sévères (au moins 13 morts dans l’incendie d’Almería et plus de 100 000 hectares brûlés au total selon les estimations disponibles), l’absence de ces hélicoptères est largement documentée et fait l’objet de vives critiques.
Gastel Etzwane
25/7/2026

En Gironde, on appelle maintenant les agriculteurs à la rescousse pour combattre les incendies aux côtés des pompiers. Ils sortent leurs engins, leurs tonnes à eau, ils risquent leur peau. Et on les remercie bien volontiers.
Mais il y a quelques mois à peine, ces mêmes agriculteurs, quand ils osaient protester, se retrouvaient face aux CRS, aux blindés et à toute la force de frappe de l’État. Macron n’a pas hésité à envoyer le gros matériel pour les mater. On trouve toujours assez de flics pour aller les emmerder, les gazer, les disperser. Par contre, dès qu’on a besoin de leur matériel et de leur sueur, on les appelle comme des sauveurs.
C’est le vrai visage de cette « démocratie » : on écrase ceux qui produisent et qui tiennent le pays à bout de bras, puis on les ramène en urgence quand le feu menace. Pendant ce temps, des milliards continuent de filer vers des organisations douteuses, des causes progressistes débiles et des pays qui ne nous apporteront jamais rien.
L’argent qui aurait dû servir à équiper correctement les pompiers n’est jamais là.

Gastel Etzwane
26/7/2026

France en 2026 : on interdit les réseaux sociaux aux moins de 15 ans (enfin, on essaye, avec des contrôles d’âge qui vont tenir cinq minutes face à un VPN et un frère aîné complaisant), parce que TikTok et Instagram « détruisent la jeunesse ».
Mais pendant que l’on s’agite sur le chronophage digital, le gouvernement dévoile fièrement son vrai chantier prioritaire : former 100 % des cadres de l’Éducation nationale à la lutte contre les discriminations anti-LGBTI+. Module dédié pour les directeurs et inspecteurs, renforcement de la formation continue, vademecum dans tous les établissements d’ici 2027… Parce que, comme le dit Aurore Bergé, « la question éducative est centrale ».
On se demande juste centrale pour quoi. Les maths ? Le français ? La biologie ? Les sciences dures qui ouvrent réellement des portes et des cerveaux ? Non. On préfère s’assurer que chaque cadre sache parfaitement « qualifier et signaler » les actes anti-LGBTI+, alors que les résultats PISA continuent de s’effriter et que des générations sortent du collège en galérant sur une règle de trois.
On interdit le scroll aux ados… mais on remplit le temps scolaire (et la formation des adultes qui les encadrent) avec de la sensibilisation idéologique. Chacun tirera ses conclusions sur ce qui est vraiment jugé urgent par le pouvoir.
Les pays qui avancent, eux, n’ont pas le temps de transformer l’école en atelier permanent de reprogrammation morale. Ils enseignent encore à calculer, à lire et à raisonner. Curieux, non ?

25 juillet 2026

Gastel Etzwane
25/7/2026

Le régime de Macron, quand les pompiers lui ont demandé des moyens.

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23 juillet 2026

Quel est vraiment le parti d’opposition en France ?

Gastel Etzwane
22/7/2026

Ces derniers jours, deux événements parlementaires et locaux ont remis en lumière une question embarrassante pour le Rassemblement National : qui assume réellement le rôle d’opposition ?

1. La loi sur les réseaux sociaux
(interdiction aux moins de 15 ans)
Adoptée définitivement le 22 juillet 2026, cette mesure impose une vérification d’âge généralisée pour accéder aux plateformes. Officiellement destinée à protéger les mineurs, elle est critiquée comme une loi liberticide qui pose les bases d’un contrôle accru sur internet (outils techniques intrusifs, surveillance potentiellement extensible à tous).
• La France Insoumise a voté contre, dénonçant une atteinte aux libertés publiques.
• Le Rassemblement National a soutenu le texte (ou n’a pas fait opposition).
Le contraste est saisissant. Le RN, qui a passé des décennies à dénoncer les poursuites judiciaires, la censure et les atteintes à la liberté d’expression dont il a lui-même été victime, s’est aligné sur une mesure qui renforce le contrôle étatique et technique sur la parole en ligne. On est en droit de se demander où est passée cette fameuse défense intransigeante des libertés.

2. La christianophobie au Liban et en Palestine
Le 21 juillet, à l’initiative des élus LFI et Verts Populaires, le Conseil de Paris a adopté un vœu dénonçant les actes christianophobes commis par les autorités israéliennes au Liban et en Palestine.
Sophie Chikirou a salué « une première ».
Le RN, qui se présente régulièrement comme le défenseur des chrétiens (contre l’islamisme en France, pour la préservation de l’identité chrétienne), est resté silencieux ou absent sur ce sujet. On constate le schéma habituel : le RN monte au créneau quand des chrétiens sont attaqués par des musulmans en France, mais devient beaucoup plus discret quand il s’agit de dénoncer des actes attribués à Israël.
On ne peut pas reprocher à Sophia Chikirou d’occuper un terrain laissé vacant par ceux qu’on croyait les défenseurs naturels du christianisme. Dans son intervention au Conseil de Paris, elle en a dit plus que l’ensemble du RN depuis plusieurs mois, singulièrement depuis le début des bombardements massifs d’Israël au Liban et les innombrables actes anti-chrétiens.
Peu importe ce que l’on pense par ailleurs de la France Insoumise, ses excès, ses alliances douteuses ou ses positions géopolitiques souvent clivantes, sur ces deux sujets concrets, ce sont eux qui ont fait le boulot d’opposition ces derniers jours.
Le RN, lui, s’est écrasé sur la loi liberticide alors qu’il a passé sa vie à crier à la censure. Et il laisse LFI occuper le terrain de la défense des chrétiens d’Orient quand cela ne cadre pas avec une certaine volonté de se normaliser.
On se doute bien que la démarche de LFI est aussi posture politique : instrumentalisation des causes internationales, calcul électoral, etc. Mais le résultat est là. À force de se « normaliser », de voter comme les autres, de chercher la respectabilité, le RN risque la dissolution progressive de son identité. On finit par se demander : à quoi bon un parti d’opposition qui fait tout comme les autres ?
Quand on voit un mouvement qui a tant souffert des attaques contre la liberté d’expression se ranger derrière une loi de contrôle, et qui ne monte au créneau pour les chrétiens que lorsque cela sert son narratif anti-islam en France, on est en droit de trouver ça révoltant.
La politique française a besoin d’une vraie opposition, pas d’une pâle copie qui se normalise jusqu’à disparaître.

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20 juillet 2026

Gastel Etzwane
20/7/2026

Hébergement d’urgence : une dépendance structurelle aux migrants hors UE qui s’aggrave

Le graphique de 2021 est éloquent : 59 % des bénéficiaires de l’hébergement d’urgence étaient des étrangers non ressortissants de l’UE, contre seulement 33 % de Français et 8 % d’Européens.
Plus de cinq ans plus tard, la situation est non seulement identique, mais encore plus marquée. Les données récentes (2024-2026) issues des rapports officiels (IGF-IGAS-IGA) et des déclarations gouvernementales confirment que les étrangers, essentiellement hors Union européenne et majoritairement en situation irrégulière, représentent une part écrasante des occupants.
En 2026, le ministre du Logement lui-même alertait que plus de 60 % des personnes hébergées n’ont « ni droits ni titres ». Les enquêtes antérieures montraient déjà 81 % d’étrangers dans les centres. Le parc généraliste de plus de 200 000 places reste saturé par ce public, tandis que les demandes non pourvues explosent.
Ce qui était une tendance lourde en 2021 est devenu une réalité structurelle et durable : l’hébergement d’urgence, initialement conçu comme un filet de sécurité pour les plus vulnérables, s’est transformé en un dispositif massivement absorbé par l’immigration irrégulière extra-européenne, au détriment d’une fluidité réelle et d’une prise en charge efficace des Français en grande précarité.

Gastel Etzwane
20/7/2026

Barbara Butch, humiliée, abandonne son spectacle en plein milieu sous les huées alors qu’elle chantait Imagine de John Lennon.

Ce n’est pas seulement la droite qui n’a pas digéré le grotesque blasphème anti-chrétien des JO. C’est une immense partie des Français, et même du public international, qui ont été révulsés par cette scène ignoble au point de couper la retransmission.
Aujourd’hui, voilà que c’est au tour d’une bonne partie de la gauche de la lâcher. Cette DJ, pourtant constamment encensée et financée par le milieu culturel malgré le désintérêt évident du public, tombe dans son propre piège. En soutenant la loi Yadan (qui vise à réprimer l’antisionisme en l’assimilant à de l’antisémitisme), elle renforce une nouvelle atteinte à la liberté d’expression.
Quand les critiques arrivent, y compris de son propre camp, elle ne les supporte tout simplement pas. Les huées du public lui deviennent insupportables.
C’est tout le problème de ces milieux : ils se drapent dans les valeurs de tolérance, d’ouverture et de liberté, mais ne tolèrent aucune dissidence. Ils se dévorent entre eux dès que quelqu’un sort du cadre.
Derrière le vernis progressiste se cache une intolérance profonde et une véritable mentalité autoritaire. La tolérance, chez eux, n’est jamais qu’à sens unique.

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16 juillet 2026

Gastel Etzwane
16/7/2025

Dialogue entre le Sieur de la Cour et Monseigneur le Prince

- Le Conseiller (d’un air ingénu, presque inquiet) : Monseigneur, permettez à votre très humble serviteur une pensée qui me trouble. Vous n’avez pas peur qu’à force de placer vos fidèles vassaux aux postes les plus importants du royaume, le peuple finisse par éventer la supercherie ? Vous parlez sans cesse de démocratie, de volonté populaire, et pourtant le système semble si bien verrouillé que l’on jurerait une forteresse. Et ces prébendes, ces sinécures accordées à ceux qui vous sont dévoués… cela commence à se voir, ne croyez-vous pas ?

- Monseigneur (sourire fin, en caressant distraitement le bras de son fauteuil) : Rassurez-vous, mon bon ami, j’y ai songé bien avant vous. D’abord, nous ne sommes plus au siècle de Voltaire. Le Français d’aujourd’hui est devenu mou, vieillissant, engraissé de mauvaise nourriture et surtout l’esprit occupé. Il craint la guerre, mon cher. La guerre !

- Le Conseiller (feignant la surprise) : La guerre, Monseigneur ? Mais nous ne sommes point en guerre, et objectivement aucune menace sérieuse ne pèse sur le royaume…

- Monseigneur (avec un petit rire sec) : Imbécile ! Auriez-vous déjà oublié tout le soin que j’ai mis à faire croire aux Français que le Russe est un ogre prêt à déferler demain sur Paris ? Que l’Ukraine est notre Terre Sainte, que son président est un saint martyr à qui il faut donner sans compter notre or, nos armes et notre sang ? C’est une fable magnifique, et elle marche encore.

- Le Conseiller : Vous pensez vraiment qu’ils y croient toujours ? Ne commencent-ils pas à s’irriter de voir leur argent partir par bateaux entiers pendant que nos routes sont des fondrières, que les trains s’arrêtent quand il fait trop chaud, et que nos hôpitaux… Dieu m’en garde d’y mettre jamais le pied !

- Monseigneur : Je sais, nous avons nos cliniques particulières, loin de cette populace. Mais ce n’est point le sujet. Grâce à mes amis, ces généreux milliardaires qui tiennent les grandes chaînes, j’ai fait entrer dans les têtes que la menace était à nos portes et qu’il fallait consentir à « l’effort de guerre ». Cela les occupe merveilleusement. Qui donc remarque alors que j’ai placé mes amis dans toutes les institutions du royaume ? Presque personne. Et ceux qui s’en aperçoivent… eh bien, ils ne comptent guère.

- Le Conseiller (baissant la voix) : Pourtant, Monseigneur, quelques voix s’élèvent…

- Monseigneur (haussant les épaules avec dédain) : Vous êtes bien naïf. Quelques voix ? Elles ne sont écoutées de personne et n’ont aucune importance. Ce qui compte, ce sont TF1, BFM, LCI, Radio France et toute la clique. Ceux-là sont dans ma poche, ils chantent la chanson que je leur donne. Le peuple entend ce que je veux qu’il entende.

- Le Conseiller (après un silence, avec un sourire entendu) : Vous avez décidément tout prévu, Monseigneur.

- Monseigneur (se levant, le regard froid) : C’est le métier, mon ami. Gouverner n’est plus qu’une affaire de théâtre : donner au peuple l’illusion de la liberté pendant qu’on lui serre la bride. Et tant qu’il tremble devant l’ogre russe et applaudit le saint ukrainien, il ne verra pas les chaînes dorées que nous lui avons passées. Allez, laissez-moi : l’heure de la prochaine allocution approche, et il faut encore leur parler de démocratie.

15 juillet 2026

Gastel Etzwane
15/7/2026


Raphaël Enthoven, ce « philosophe » de salon qui nous serine que donner la mort est « le sommet du soin ». On se pince pour y croire. Comment a-t-on pu prendre plus d’une demi-seconde cet individu pour un intellectuel, et pas simplement pour ce qu’il est : un petit bourgeois arrogant, dopé aux plateaux télé et au mépris de classe ?
Souvenons-nous : pendant le Covid, ce grand humaniste vomissait sur les « réfractaires », ces sous-hommes qui osaient douter d’un produit expérimental injecté à tour de bras. Les gens modestes, les ouvriers, les provinciaux, les vieux qui posaient des questions légitimes ? Pour lui, c’était du gibier à abattre moralement : complotistes, égoïstes, ennemis de la Science (la sienne, évidemment).
Et ça continue : toujours du côté des élites, toujours prompt à cracher sur le peuple qui ne pense pas comme lui, qu’il s’agisse des classes populaires, des sceptiques ou de ceux qui refusent la novlangue ambiante. Un vrai fast-thinker : posture de philosophe, fond de courtisan.
Le sommet du soin ? Pour lui et sa caste, peut-être. Pour le commun des mortels, ça sent surtout le sommet du dédain d’un imposteur qui n’a jamais eu à se demander s’il finirait euthanasié par « compassion » dans un système qu’il méprise le reste du temps.

9 juillet 2026

Gastel Etzwane
9/7/1026

Big Brother au volant, dans vos messages et sur vos écrans : l’UE installe la surveillance sans que personne n’ait voté


Dans l’Union européenne, une série de mesures récentes ou en cours d’application dessine progressivement un maillage de contrôle sur les citoyens. Caméras qui scrutent le visage des conducteurs, projets de scan des conversations privées, vérification d’âge par selfie et pièce d’identité… À chaque fois, le discours officiel met en avant un noble objectif : la sécurité routière, la protection des enfants, la lutte contre les contenus illicites. Mais le résultat concret est toujours le même : plus de surveillance, plus de contrôle, moins de liberté individuelle.
Depuis le 7 juillet 2026, tous les nouveaux véhicules immatriculés dans l’UE doivent être équipés d’un système de détection de distraction du conducteur. Des caméras infrarouges, souvent placées près du volant, analysent en temps réel le regard, la position de la tête et les expressions faciales. Le prétexte est indiscutable : la distraction est responsable d’une part importante des accidents. Pourtant, le résultat est une caméra permanente pointée sur le visage du conducteur, dans l’espace privé de sa propre voiture. Même si les règles actuelles interdisent le stockage ou la transmission des données, la présence physique de cet œil électronique marque une étape supplémentaire dans la normalisation de la surveillance embarquée.
Parallèlement, le projet controversé surnommé « Chat Control » (ou règlement contre les abus sexuels sur enfants) revient sur le devant de la scène. Il vise à obliger les plateformes à détecter les contenus illicites dans les communications privées, y compris potentiellement les messages chiffrés via des techniques d’analyse côté client. Le prétexte est la protection des mineurs contre la pédopornographie. Le risque pointé par de nombreuses voix critiques : une surveillance généralisée des conversations privées de millions de citoyens innocents, avec les erreurs inévitables des algorithmes et la fragilisation du chiffrement de bout en bout.
Enfin, l’UE développe une solution harmonisée de vérification d’âge en ligne. L’outil, souvent présenté comme un « mini-portefeuille » numérique, repose sur un selfie associé à une pièce d’identité pour générer une attestation d’âge sans révéler d’autres données personnelles. Le but affiché est de mieux protéger les enfants sur les plateformes et de permettre un accès contrôlé aux contenus réservés aux adultes. Le résultat pratique : pour accéder à certains services ou contenus, les citoyens devront de plus en plus prouver leur identité de manière biométrique, renforçant la traçabilité des comportements en ligne.
À chaque étape, le même schéma se répète : un prétexte vertueux, une technologie intrusive, et une restriction progressive de la sphère privée. La liberté de circuler sans être filmé dans son habitacle, la liberté d’échanger des messages sans craindre un scan automatisé, la liberté de naviguer sur Internet sans devoir s’identifier systématiquement… toutes ces libertés reculent au nom de la sécurité.
Et bien sûr, personne n’a jamais voté pour ça. Dans cette Union européenne qui se prétend démocratique, les citoyens n’élisent ni le président de la Commission, ni les commissaires qui imposent ces orientations technocratiques. Ces postes sont négociés en coulisses par les gouvernements et validés par un Parlement européen qui sert d’alibi démocratique vide de sens.
Pendant que les bureaucrates de Bruxelles et leurs alliés technocratiques déploient caméras faciales dans les voitures, scans automatisés des conversations privées et vérifications biométriques obligatoires, le peuple est réduit au rôle de spectateur impuissant. Le prétexte de la sécurité ou de la protection des enfants masque mal l’emprise croissante d’un pouvoir technocratique qui grignote méthodiquement les libertés individuelles sans jamais consulter réellement les citoyens. Jusqu’où ira cette machine ? Certainement plus loin, tant qu’aucune force ne viendra la stopper.

6 juillet 2026

Gastel Etzwane
6/7/2026

Le long déclin industriel de l’Allemagne : une accélération dramatique depuis 2022 sans signe de reprise durable

Le graphique ci-dessus, basé sur les données de la Deutsche Bundesbank illustre de manière saisissante le déclin de la production industrielle allemande. Il montre un pic historique autour de 2017-2018, suivi d’une tendance à la baisse qui s’est nettement accélérée depuis 2022. L’indice s’écarte aujourd’hui de près de 19,7 % sous la tendance extrapolée depuis les années 1990. Ce n’est pas un simple ralentissement conjoncturel : c’est le symptôme d’un érosion structurelle qui menace le modèle économique allemand, longtemps considéré comme le moteur de l’Europe.

Un déclin long et maintenant accéléré

L’Allemagne a atteint son apogée industriel autour de 2014-2018, portée par ses exportations de machines-outils, automobiles et biens d’équipement haut de gamme. Depuis, la production industrielle stagne ou recule tendanciellement. Selon Destatis et la Bundesbank, la production manufacturière a diminué de manière persistante depuis 2018, avec une accélération marquée après l’invasion de l’Ukraine en février 2022.

Les secteurs les plus énergivores (chimie, métallurgie, verre, papier…) ont vu leur production chuter de 15,2 % entre février 2022 et mars 2026. Globalement, la production industrielle a reculé d’environ 10 % sur la même période. Des milliers d’entreprises du Mittelstand (ces PME familiales qui constituent l’ossature de l’économie allemande) ferment des sites, licencient ou délocalisent. L’exemple de la société Aura (équipements de chauffage industriel) est révélateur : en quelques mois, les commandes se sont effondrées face à la concurrence chinoise, et 20 % de sa production est déjà fabriquée en Chine – un chiffre qui pourrait grimper à 70 %.

Selon un rapport de mai 2026, l’industrie allemande perd plus de 10 000 emplois par mois. En 2025 seulement, environ 180 000 postes ont disparu dans le secteur manufacturier. La part de l’industrie dans le PIB, qui atteignait encore près de 20-22 % il y a quelques années, reflue régulièrement.

Aucun signe de reprise

Malgré quelques rebonds ponctuels (comme une hausse de 0,4 % de la production industrielle en avril 2026), les indicateurs restent préoccupants :

• Les commandes industrielles sont volatiles et souvent en baisse sur trois mois glissants.
• Les coûts énergétiques restent élevés, conséquence de la sortie progressive du nucléaire, des sanctions sur le gaz russe et de la transition verte accélérée (Energiewende).
• La concurrence chinoise s’intensifie : l’Allemagne importe désormais plus de biens industriels avancés de Chine qu’elle n’en exporte, avec un déficit commercial sur ces segments.
• Le PIB allemand a connu deux années de récession (2023 et 2024), suivi d’une croissance atone de 0,2-0,3 % en 2025. Les prévisions pour 2026 tournent autour de 0,6 %, bien en deçà du potentiel historique.

Aucun indicateur ne pointe vers une reprise réelle.

Les investissements privés stagnent, la confiance des entreprises reste faible, et les défis structurels (démographie, bureaucratie, transition énergétique coûteuse) persistent. Les causes réelles sont multiples, choc énergétique, montée en puissance chinoise, et choix politiques internes.

Conclusion : un bilan désastreux… mais toujours mieux que la France

Ce tableau est sombre : une puissance industrielle historique qui perd du terrain, des emplois qui s’évaporent, une compétitivité érodée et peu de perspectives de rebond rapide. L’Allemagne, autrefois symbole de rigueur et d’excellence exportatrice, traverse une crise existentielle pour son modèle économique.

Pourtant, même après ce bilan désastreux, la situation de l’Allemagne reste nettement supérieure à celle de la France sur les indicateurs fondamentaux. Le chômage allemand oscille autour de 3,8-4 %, contre plus de 8 % en France. La dette publique allemande représente environ 63-65 % du PIB, contre plus de 115 % chez nous. L’Allemagne conserve une base industrielle bien plus large et un excédent commercial structurel, tandis que la France souffre d’un chômage structurel élevé, d’une dette explosive et d’une dépendance accrue aux dépenses publiques.

Ce contraste est accablant pour nous : si l’Allemagne « tousse » industriellement, la France peine structurellement sur des fondamentaux bien plus fragiles. Chez nous, vraiment, ça ne va pas bien, et les marges de manœuvre paraissent plus étroites. L’Allemagne a au moins les outils (discipline budgétaire relative, marché du travail efficace) pour tenter de se redresser. La France, elle, n’a plus grand chose.