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27 juillet 2026

Gastel Etzwane
27/7/2026

L’Allemagne sombre, et elle le fait en conscience


Les chiffres sont sans appel. Selon le Berliner Zeitung du 22 juillet 2026, les réserves de gaz allemandes se situent actuellement à 45,5 % de leur capacité. C’est le niveau le plus bas à cette période de l’année depuis le début des statistiques en 2011. L’association des opérateurs de stockage, Initiative Energien Speichern (INES), parle d’un niveau « exceptionnellement bas pour la saison ». Sans mesures politiques rapides, les installations risquent de ne pas être suffisamment remplies avant le début de la période de chauffage. Un hiver très froid pourrait provoquer des perturbations d’approvisionnement.
Face à cette situation, le gouvernement fédéral prépare une réserve stratégique d’État d’environ 24 térawattheures, soit moins de 10 % de la capacité totale allemande. Cette réserve, financée par une taxe sur les consommateurs, ne devrait commencer à être constituée qu’en 2027. En attendant, l’Allemagne dépend de plus en plus du GNL, plus cher et soumis aux aléas géopolitiques, tandis que les mécanismes de sécurisation antérieurs ont été progressivement abandonnés.
Voilà où en est l’ancienne locomotive économique et industrielle de l’Europe. L’Allemagne, qui fut pendant des décennies le symbole de la puissance manufacturière, de l’export et de la compétitivité, s’enfonce lentement mais sûrement. L’énergie, pilier de son modèle, est devenue son talon d’Achille. Les prix élevés, la fragilité des stocks et la dépendance aux importations concourent à affaiblir une industrie déjà sous pression.
Pourtant, rien n’indique que le cap sera modifié. Car en Occident, l’idéologie reste plus forte que les réalités économiques. Mieux vaut s’enfoncer dans la crise en restant fidèle aux dogmes – transition énergétique à marche forcée, rupture définitive avec le gaz russe, alignement géopolitique absolu – que de reconnaître l’échec et d’ajuster la trajectoire. L’Allemagne préfère disparaître en entraînant les autres dans le désastre plutôt que de renoncer à sa ligne.

26 juillet 2026

Fanatisme des sanctions : les hélicoptères anti-incendie russes cloués au sol face aux flammes

Gastel Etzwane
25/7/2026


Depuis 2024, l’Espagne ne peut plus utiliser sa flotte de Kamov Ka-32 (environ 8 à 10 appareils) pour la lutte contre les incendies forestiers. Ces hélicoptères russes à rotors coaxiaux sont capables de larguer plus de 5 000 litres d’eau avec une grande précision et maniabilité ; les professionnels les considéraient parmi les plus efficaces du dispositif aérien espagnol.
Les sanctions de l’Union européenne (suspendant le certificat de type EASA et bloquant l’accès aux pièces détachées et aux techniciens russes, obligatoires contractuellement pour la maintenance) ont rendu ces appareils inopérants. Ils ne peuvent plus voler légalement. Le gouvernement espagnol a reconnu officiellement une diminution significative de sa capacité de réponse aérienne.
Le groupe parlementaire Sumar a demandé une dérogation partielle des sanctions pour ces engins de sécurité civile. Le gouvernement a répondu que la décision relevait de Bruxelles et n’a pas obtenu d’exception. Des alternatives (Super Puma, etc.) ont été recherchées, mais elles sont jugées moins adaptées en maniabilité et souvent plus coûteuses.
En juillet 2026, dans un contexte d’incendies sévères (au moins 13 morts dans l’incendie d’Almería et plus de 100 000 hectares brûlés au total selon les estimations disponibles), l’absence de ces hélicoptères est largement documentée et fait l’objet de vives critiques.
Gastel Etzwane
25/7/2026

En Gironde, on appelle maintenant les agriculteurs à la rescousse pour combattre les incendies aux côtés des pompiers. Ils sortent leurs engins, leurs tonnes à eau, ils risquent leur peau. Et on les remercie bien volontiers.
Mais il y a quelques mois à peine, ces mêmes agriculteurs, quand ils osaient protester, se retrouvaient face aux CRS, aux blindés et à toute la force de frappe de l’État. Macron n’a pas hésité à envoyer le gros matériel pour les mater. On trouve toujours assez de flics pour aller les emmerder, les gazer, les disperser. Par contre, dès qu’on a besoin de leur matériel et de leur sueur, on les appelle comme des sauveurs.
C’est le vrai visage de cette « démocratie » : on écrase ceux qui produisent et qui tiennent le pays à bout de bras, puis on les ramène en urgence quand le feu menace. Pendant ce temps, des milliards continuent de filer vers des organisations douteuses, des causes progressistes débiles et des pays qui ne nous apporteront jamais rien.
L’argent qui aurait dû servir à équiper correctement les pompiers n’est jamais là.

Gastel Etzwane
26/7/2026

France en 2026 : on interdit les réseaux sociaux aux moins de 15 ans (enfin, on essaye, avec des contrôles d’âge qui vont tenir cinq minutes face à un VPN et un frère aîné complaisant), parce que TikTok et Instagram « détruisent la jeunesse ».
Mais pendant que l’on s’agite sur le chronophage digital, le gouvernement dévoile fièrement son vrai chantier prioritaire : former 100 % des cadres de l’Éducation nationale à la lutte contre les discriminations anti-LGBTI+. Module dédié pour les directeurs et inspecteurs, renforcement de la formation continue, vademecum dans tous les établissements d’ici 2027… Parce que, comme le dit Aurore Bergé, « la question éducative est centrale ».
On se demande juste centrale pour quoi. Les maths ? Le français ? La biologie ? Les sciences dures qui ouvrent réellement des portes et des cerveaux ? Non. On préfère s’assurer que chaque cadre sache parfaitement « qualifier et signaler » les actes anti-LGBTI+, alors que les résultats PISA continuent de s’effriter et que des générations sortent du collège en galérant sur une règle de trois.
On interdit le scroll aux ados… mais on remplit le temps scolaire (et la formation des adultes qui les encadrent) avec de la sensibilisation idéologique. Chacun tirera ses conclusions sur ce qui est vraiment jugé urgent par le pouvoir.
Les pays qui avancent, eux, n’ont pas le temps de transformer l’école en atelier permanent de reprogrammation morale. Ils enseignent encore à calculer, à lire et à raisonner. Curieux, non ?

25 juillet 2026

Gastel Etzwane
25/7/2026

Le régime de Macron, quand les pompiers lui ont demandé des moyens.

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23 juillet 2026

Quel est vraiment le parti d’opposition en France ?

Gastel Etzwane
22/7/2026

Ces derniers jours, deux événements parlementaires et locaux ont remis en lumière une question embarrassante pour le Rassemblement National : qui assume réellement le rôle d’opposition ?

1. La loi sur les réseaux sociaux
(interdiction aux moins de 15 ans)
Adoptée définitivement le 22 juillet 2026, cette mesure impose une vérification d’âge généralisée pour accéder aux plateformes. Officiellement destinée à protéger les mineurs, elle est critiquée comme une loi liberticide qui pose les bases d’un contrôle accru sur internet (outils techniques intrusifs, surveillance potentiellement extensible à tous).
• La France Insoumise a voté contre, dénonçant une atteinte aux libertés publiques.
• Le Rassemblement National a soutenu le texte (ou n’a pas fait opposition).
Le contraste est saisissant. Le RN, qui a passé des décennies à dénoncer les poursuites judiciaires, la censure et les atteintes à la liberté d’expression dont il a lui-même été victime, s’est aligné sur une mesure qui renforce le contrôle étatique et technique sur la parole en ligne. On est en droit de se demander où est passée cette fameuse défense intransigeante des libertés.

2. La christianophobie au Liban et en Palestine
Le 21 juillet, à l’initiative des élus LFI et Verts Populaires, le Conseil de Paris a adopté un vœu dénonçant les actes christianophobes commis par les autorités israéliennes au Liban et en Palestine.
Sophie Chikirou a salué « une première ».
Le RN, qui se présente régulièrement comme le défenseur des chrétiens (contre l’islamisme en France, pour la préservation de l’identité chrétienne), est resté silencieux ou absent sur ce sujet. On constate le schéma habituel : le RN monte au créneau quand des chrétiens sont attaqués par des musulmans en France, mais devient beaucoup plus discret quand il s’agit de dénoncer des actes attribués à Israël.
On ne peut pas reprocher à Sophia Chikirou d’occuper un terrain laissé vacant par ceux qu’on croyait les défenseurs naturels du christianisme. Dans son intervention au Conseil de Paris, elle en a dit plus que l’ensemble du RN depuis plusieurs mois, singulièrement depuis le début des bombardements massifs d’Israël au Liban et les innombrables actes anti-chrétiens.
Peu importe ce que l’on pense par ailleurs de la France Insoumise, ses excès, ses alliances douteuses ou ses positions géopolitiques souvent clivantes, sur ces deux sujets concrets, ce sont eux qui ont fait le boulot d’opposition ces derniers jours.
Le RN, lui, s’est écrasé sur la loi liberticide alors qu’il a passé sa vie à crier à la censure. Et il laisse LFI occuper le terrain de la défense des chrétiens d’Orient quand cela ne cadre pas avec une certaine volonté de se normaliser.
On se doute bien que la démarche de LFI est aussi posture politique : instrumentalisation des causes internationales, calcul électoral, etc. Mais le résultat est là. À force de se « normaliser », de voter comme les autres, de chercher la respectabilité, le RN risque la dissolution progressive de son identité. On finit par se demander : à quoi bon un parti d’opposition qui fait tout comme les autres ?
Quand on voit un mouvement qui a tant souffert des attaques contre la liberté d’expression se ranger derrière une loi de contrôle, et qui ne monte au créneau pour les chrétiens que lorsque cela sert son narratif anti-islam en France, on est en droit de trouver ça révoltant.
La politique française a besoin d’une vraie opposition, pas d’une pâle copie qui se normalise jusqu’à disparaître.

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20 juillet 2026

Gastel Etzwane
20/7/2026

Hébergement d’urgence : une dépendance structurelle aux migrants hors UE qui s’aggrave

Le graphique de 2021 est éloquent : 59 % des bénéficiaires de l’hébergement d’urgence étaient des étrangers non ressortissants de l’UE, contre seulement 33 % de Français et 8 % d’Européens.
Plus de cinq ans plus tard, la situation est non seulement identique, mais encore plus marquée. Les données récentes (2024-2026) issues des rapports officiels (IGF-IGAS-IGA) et des déclarations gouvernementales confirment que les étrangers, essentiellement hors Union européenne et majoritairement en situation irrégulière, représentent une part écrasante des occupants.
En 2026, le ministre du Logement lui-même alertait que plus de 60 % des personnes hébergées n’ont « ni droits ni titres ». Les enquêtes antérieures montraient déjà 81 % d’étrangers dans les centres. Le parc généraliste de plus de 200 000 places reste saturé par ce public, tandis que les demandes non pourvues explosent.
Ce qui était une tendance lourde en 2021 est devenu une réalité structurelle et durable : l’hébergement d’urgence, initialement conçu comme un filet de sécurité pour les plus vulnérables, s’est transformé en un dispositif massivement absorbé par l’immigration irrégulière extra-européenne, au détriment d’une fluidité réelle et d’une prise en charge efficace des Français en grande précarité.

Gastel Etzwane
20/7/2026

Barbara Butch, humiliée, abandonne son spectacle en plein milieu sous les huées alors qu’elle chantait Imagine de John Lennon.

Ce n’est pas seulement la droite qui n’a pas digéré le grotesque blasphème anti-chrétien des JO. C’est une immense partie des Français, et même du public international, qui ont été révulsés par cette scène ignoble au point de couper la retransmission.
Aujourd’hui, voilà que c’est au tour d’une bonne partie de la gauche de la lâcher. Cette DJ, pourtant constamment encensée et financée par le milieu culturel malgré le désintérêt évident du public, tombe dans son propre piège. En soutenant la loi Yadan (qui vise à réprimer l’antisionisme en l’assimilant à de l’antisémitisme), elle renforce une nouvelle atteinte à la liberté d’expression.
Quand les critiques arrivent, y compris de son propre camp, elle ne les supporte tout simplement pas. Les huées du public lui deviennent insupportables.
C’est tout le problème de ces milieux : ils se drapent dans les valeurs de tolérance, d’ouverture et de liberté, mais ne tolèrent aucune dissidence. Ils se dévorent entre eux dès que quelqu’un sort du cadre.
Derrière le vernis progressiste se cache une intolérance profonde et une véritable mentalité autoritaire. La tolérance, chez eux, n’est jamais qu’à sens unique.

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16 juillet 2026

Gastel Etzwane
16/7/2025

Dialogue entre le Sieur de la Cour et Monseigneur le Prince

- Le Conseiller (d’un air ingénu, presque inquiet) : Monseigneur, permettez à votre très humble serviteur une pensée qui me trouble. Vous n’avez pas peur qu’à force de placer vos fidèles vassaux aux postes les plus importants du royaume, le peuple finisse par éventer la supercherie ? Vous parlez sans cesse de démocratie, de volonté populaire, et pourtant le système semble si bien verrouillé que l’on jurerait une forteresse. Et ces prébendes, ces sinécures accordées à ceux qui vous sont dévoués… cela commence à se voir, ne croyez-vous pas ?

- Monseigneur (sourire fin, en caressant distraitement le bras de son fauteuil) : Rassurez-vous, mon bon ami, j’y ai songé bien avant vous. D’abord, nous ne sommes plus au siècle de Voltaire. Le Français d’aujourd’hui est devenu mou, vieillissant, engraissé de mauvaise nourriture et surtout l’esprit occupé. Il craint la guerre, mon cher. La guerre !

- Le Conseiller (feignant la surprise) : La guerre, Monseigneur ? Mais nous ne sommes point en guerre, et objectivement aucune menace sérieuse ne pèse sur le royaume…

- Monseigneur (avec un petit rire sec) : Imbécile ! Auriez-vous déjà oublié tout le soin que j’ai mis à faire croire aux Français que le Russe est un ogre prêt à déferler demain sur Paris ? Que l’Ukraine est notre Terre Sainte, que son président est un saint martyr à qui il faut donner sans compter notre or, nos armes et notre sang ? C’est une fable magnifique, et elle marche encore.

- Le Conseiller : Vous pensez vraiment qu’ils y croient toujours ? Ne commencent-ils pas à s’irriter de voir leur argent partir par bateaux entiers pendant que nos routes sont des fondrières, que les trains s’arrêtent quand il fait trop chaud, et que nos hôpitaux… Dieu m’en garde d’y mettre jamais le pied !

- Monseigneur : Je sais, nous avons nos cliniques particulières, loin de cette populace. Mais ce n’est point le sujet. Grâce à mes amis, ces généreux milliardaires qui tiennent les grandes chaînes, j’ai fait entrer dans les têtes que la menace était à nos portes et qu’il fallait consentir à « l’effort de guerre ». Cela les occupe merveilleusement. Qui donc remarque alors que j’ai placé mes amis dans toutes les institutions du royaume ? Presque personne. Et ceux qui s’en aperçoivent… eh bien, ils ne comptent guère.

- Le Conseiller (baissant la voix) : Pourtant, Monseigneur, quelques voix s’élèvent…

- Monseigneur (haussant les épaules avec dédain) : Vous êtes bien naïf. Quelques voix ? Elles ne sont écoutées de personne et n’ont aucune importance. Ce qui compte, ce sont TF1, BFM, LCI, Radio France et toute la clique. Ceux-là sont dans ma poche, ils chantent la chanson que je leur donne. Le peuple entend ce que je veux qu’il entende.

- Le Conseiller (après un silence, avec un sourire entendu) : Vous avez décidément tout prévu, Monseigneur.

- Monseigneur (se levant, le regard froid) : C’est le métier, mon ami. Gouverner n’est plus qu’une affaire de théâtre : donner au peuple l’illusion de la liberté pendant qu’on lui serre la bride. Et tant qu’il tremble devant l’ogre russe et applaudit le saint ukrainien, il ne verra pas les chaînes dorées que nous lui avons passées. Allez, laissez-moi : l’heure de la prochaine allocution approche, et il faut encore leur parler de démocratie.

15 juillet 2026

Gastel Etzwane
15/7/2026


Raphaël Enthoven, ce « philosophe » de salon qui nous serine que donner la mort est « le sommet du soin ». On se pince pour y croire. Comment a-t-on pu prendre plus d’une demi-seconde cet individu pour un intellectuel, et pas simplement pour ce qu’il est : un petit bourgeois arrogant, dopé aux plateaux télé et au mépris de classe ?
Souvenons-nous : pendant le Covid, ce grand humaniste vomissait sur les « réfractaires », ces sous-hommes qui osaient douter d’un produit expérimental injecté à tour de bras. Les gens modestes, les ouvriers, les provinciaux, les vieux qui posaient des questions légitimes ? Pour lui, c’était du gibier à abattre moralement : complotistes, égoïstes, ennemis de la Science (la sienne, évidemment).
Et ça continue : toujours du côté des élites, toujours prompt à cracher sur le peuple qui ne pense pas comme lui, qu’il s’agisse des classes populaires, des sceptiques ou de ceux qui refusent la novlangue ambiante. Un vrai fast-thinker : posture de philosophe, fond de courtisan.
Le sommet du soin ? Pour lui et sa caste, peut-être. Pour le commun des mortels, ça sent surtout le sommet du dédain d’un imposteur qui n’a jamais eu à se demander s’il finirait euthanasié par « compassion » dans un système qu’il méprise le reste du temps.

9 juillet 2026

Gastel Etzwane
9/7/1026

Big Brother au volant, dans vos messages et sur vos écrans : l’UE installe la surveillance sans que personne n’ait voté


Dans l’Union européenne, une série de mesures récentes ou en cours d’application dessine progressivement un maillage de contrôle sur les citoyens. Caméras qui scrutent le visage des conducteurs, projets de scan des conversations privées, vérification d’âge par selfie et pièce d’identité… À chaque fois, le discours officiel met en avant un noble objectif : la sécurité routière, la protection des enfants, la lutte contre les contenus illicites. Mais le résultat concret est toujours le même : plus de surveillance, plus de contrôle, moins de liberté individuelle.
Depuis le 7 juillet 2026, tous les nouveaux véhicules immatriculés dans l’UE doivent être équipés d’un système de détection de distraction du conducteur. Des caméras infrarouges, souvent placées près du volant, analysent en temps réel le regard, la position de la tête et les expressions faciales. Le prétexte est indiscutable : la distraction est responsable d’une part importante des accidents. Pourtant, le résultat est une caméra permanente pointée sur le visage du conducteur, dans l’espace privé de sa propre voiture. Même si les règles actuelles interdisent le stockage ou la transmission des données, la présence physique de cet œil électronique marque une étape supplémentaire dans la normalisation de la surveillance embarquée.
Parallèlement, le projet controversé surnommé « Chat Control » (ou règlement contre les abus sexuels sur enfants) revient sur le devant de la scène. Il vise à obliger les plateformes à détecter les contenus illicites dans les communications privées, y compris potentiellement les messages chiffrés via des techniques d’analyse côté client. Le prétexte est la protection des mineurs contre la pédopornographie. Le risque pointé par de nombreuses voix critiques : une surveillance généralisée des conversations privées de millions de citoyens innocents, avec les erreurs inévitables des algorithmes et la fragilisation du chiffrement de bout en bout.
Enfin, l’UE développe une solution harmonisée de vérification d’âge en ligne. L’outil, souvent présenté comme un « mini-portefeuille » numérique, repose sur un selfie associé à une pièce d’identité pour générer une attestation d’âge sans révéler d’autres données personnelles. Le but affiché est de mieux protéger les enfants sur les plateformes et de permettre un accès contrôlé aux contenus réservés aux adultes. Le résultat pratique : pour accéder à certains services ou contenus, les citoyens devront de plus en plus prouver leur identité de manière biométrique, renforçant la traçabilité des comportements en ligne.
À chaque étape, le même schéma se répète : un prétexte vertueux, une technologie intrusive, et une restriction progressive de la sphère privée. La liberté de circuler sans être filmé dans son habitacle, la liberté d’échanger des messages sans craindre un scan automatisé, la liberté de naviguer sur Internet sans devoir s’identifier systématiquement… toutes ces libertés reculent au nom de la sécurité.
Et bien sûr, personne n’a jamais voté pour ça. Dans cette Union européenne qui se prétend démocratique, les citoyens n’élisent ni le président de la Commission, ni les commissaires qui imposent ces orientations technocratiques. Ces postes sont négociés en coulisses par les gouvernements et validés par un Parlement européen qui sert d’alibi démocratique vide de sens.
Pendant que les bureaucrates de Bruxelles et leurs alliés technocratiques déploient caméras faciales dans les voitures, scans automatisés des conversations privées et vérifications biométriques obligatoires, le peuple est réduit au rôle de spectateur impuissant. Le prétexte de la sécurité ou de la protection des enfants masque mal l’emprise croissante d’un pouvoir technocratique qui grignote méthodiquement les libertés individuelles sans jamais consulter réellement les citoyens. Jusqu’où ira cette machine ? Certainement plus loin, tant qu’aucune force ne viendra la stopper.

6 juillet 2026

Gastel Etzwane
6/7/2026

Le long déclin industriel de l’Allemagne : une accélération dramatique depuis 2022 sans signe de reprise durable

Le graphique ci-dessus, basé sur les données de la Deutsche Bundesbank illustre de manière saisissante le déclin de la production industrielle allemande. Il montre un pic historique autour de 2017-2018, suivi d’une tendance à la baisse qui s’est nettement accélérée depuis 2022. L’indice s’écarte aujourd’hui de près de 19,7 % sous la tendance extrapolée depuis les années 1990. Ce n’est pas un simple ralentissement conjoncturel : c’est le symptôme d’un érosion structurelle qui menace le modèle économique allemand, longtemps considéré comme le moteur de l’Europe.

Un déclin long et maintenant accéléré

L’Allemagne a atteint son apogée industriel autour de 2014-2018, portée par ses exportations de machines-outils, automobiles et biens d’équipement haut de gamme. Depuis, la production industrielle stagne ou recule tendanciellement. Selon Destatis et la Bundesbank, la production manufacturière a diminué de manière persistante depuis 2018, avec une accélération marquée après l’invasion de l’Ukraine en février 2022.

Les secteurs les plus énergivores (chimie, métallurgie, verre, papier…) ont vu leur production chuter de 15,2 % entre février 2022 et mars 2026. Globalement, la production industrielle a reculé d’environ 10 % sur la même période. Des milliers d’entreprises du Mittelstand (ces PME familiales qui constituent l’ossature de l’économie allemande) ferment des sites, licencient ou délocalisent. L’exemple de la société Aura (équipements de chauffage industriel) est révélateur : en quelques mois, les commandes se sont effondrées face à la concurrence chinoise, et 20 % de sa production est déjà fabriquée en Chine – un chiffre qui pourrait grimper à 70 %.

Selon un rapport de mai 2026, l’industrie allemande perd plus de 10 000 emplois par mois. En 2025 seulement, environ 180 000 postes ont disparu dans le secteur manufacturier. La part de l’industrie dans le PIB, qui atteignait encore près de 20-22 % il y a quelques années, reflue régulièrement.

Aucun signe de reprise

Malgré quelques rebonds ponctuels (comme une hausse de 0,4 % de la production industrielle en avril 2026), les indicateurs restent préoccupants :

• Les commandes industrielles sont volatiles et souvent en baisse sur trois mois glissants.
• Les coûts énergétiques restent élevés, conséquence de la sortie progressive du nucléaire, des sanctions sur le gaz russe et de la transition verte accélérée (Energiewende).
• La concurrence chinoise s’intensifie : l’Allemagne importe désormais plus de biens industriels avancés de Chine qu’elle n’en exporte, avec un déficit commercial sur ces segments.
• Le PIB allemand a connu deux années de récession (2023 et 2024), suivi d’une croissance atone de 0,2-0,3 % en 2025. Les prévisions pour 2026 tournent autour de 0,6 %, bien en deçà du potentiel historique.

Aucun indicateur ne pointe vers une reprise réelle.

Les investissements privés stagnent, la confiance des entreprises reste faible, et les défis structurels (démographie, bureaucratie, transition énergétique coûteuse) persistent. Les causes réelles sont multiples, choc énergétique, montée en puissance chinoise, et choix politiques internes.

Conclusion : un bilan désastreux… mais toujours mieux que la France

Ce tableau est sombre : une puissance industrielle historique qui perd du terrain, des emplois qui s’évaporent, une compétitivité érodée et peu de perspectives de rebond rapide. L’Allemagne, autrefois symbole de rigueur et d’excellence exportatrice, traverse une crise existentielle pour son modèle économique.

Pourtant, même après ce bilan désastreux, la situation de l’Allemagne reste nettement supérieure à celle de la France sur les indicateurs fondamentaux. Le chômage allemand oscille autour de 3,8-4 %, contre plus de 8 % en France. La dette publique allemande représente environ 63-65 % du PIB, contre plus de 115 % chez nous. L’Allemagne conserve une base industrielle bien plus large et un excédent commercial structurel, tandis que la France souffre d’un chômage structurel élevé, d’une dette explosive et d’une dépendance accrue aux dépenses publiques.

Ce contraste est accablant pour nous : si l’Allemagne « tousse » industriellement, la France peine structurellement sur des fondamentaux bien plus fragiles. Chez nous, vraiment, ça ne va pas bien, et les marges de manœuvre paraissent plus étroites. L’Allemagne a au moins les outils (discipline budgétaire relative, marché du travail efficace) pour tenter de se redresser. La France, elle, n’a plus grand chose.

4 juillet 2026

Gastel Etzwane
4/7/2026

Climatisation : la France en manque chez elle, mais est généreuse à l’étranger


Chez nous, la climatisation paraît-il n’est pas la solution. On nous explique régulièrement qu’il faut privilégier d’autres approches face aux canicules. Pourtant, au grand minimum, une personne est déjà morte à l’hôpital à cause de la chaleur ces derniers jours, tandis que de nombreux établissements restent mal équipés. Des chambres atteignent régulièrement 36°C, des patients apportent leur propre climatiseur et de nouveaux hôpitaux sont encore construits sans climatisation complète.
En revanche, lorsqu’il s’agit de financer la climatisation (ou des systèmes de refroidissement et de confort thermique) à l’étranger, l’argent semble soudain disponible sans difficulté. L’Agence Française de Développement (AFD), qui utilise l’argent public des contribuables français, soutient de nombreux projets intégrant explicitement ces équipements.
Voici quelques exemples concrets :
• Palestine – Hôpital Saint-Joseph : 13 millions d’euros de subvention AFD. Le projet vise l’optimisation des systèmes de « chauffage, refroidissement et éclairage ».
• Sénégal – Dispensaires ruraux : projet financé par l’AFD, équipé de « systèmes de climatisation performants avec technologie inverter ».
• Tunisie – Hôpitaux de Gafsa et Sidi Bouzid : financement AFD/UE avec regroupement des espaces « climatisés ou ventilés » et amélioration du système CVC (chauffage-ventilation-climatisation).
• Argentine – Provinces de Santa Fe et Córdoba : financements AFD pour rénover des bâtiments publics, dont 6 hôpitaux, face à des températures dépassant 40°C et des systèmes de chauffage/refroidissement obsolètes.
• Turquie – Hôpital public de Dörtyol : 40 millions d’euros de fonds européens gérés par l’AFD pour équiper un nouvel hôpital de 250 lits dans une zone au climat chaud.
• Djibouti – Bâtiments administratifs publics : 7 millions d’euros de subvention AFD pour rénover des bâtiments avec équipements plus efficaces, isolation des toitures, climatisation et photovoltaïque.
• Thaïlande – Kasikorn Bank : 20 millions d’euros de prêt AFD via le programme SUNREF pour la réhabilitation énergétique de bâtiments tertiaires, y compris la modernisation des climatiseurs.
Qu’il s’agisse de climatisation, de refroidissement ou d’autres sujets, même constat : l’argent des contribuables français est dirigé vers l’étranger sans difficulté apparente.
Alors que les hôpitaux français peinent à protéger correctement leurs patients lors des vagues de chaleur successives, les contribuables peuvent légitimement s’interroger sur les priorités de l’aide publique au développement. Adapter les infrastructures à la chaleur semble urgent et finançable… sauf, visiblement, sur le territoire national.

3 juillet 2026

Gastel Etzwane
3/7/2026

L’affaire Epstein : le scandale du siècle qu’on enterre en silence

Jeffrey Epstein passait des mois en France, comme chez lui. Dans son immense appartement du XVIe arrondissement, sur les plages de la Côte d’Azur ou dans les châteaux d’Île-de-France, le financier et pédocriminel recevait, organisait et piégeait. Il n’était pas un touriste ordinaire : il rencontrait du monde, tissait des réseaux, et appliquait sa méthode habituelle de compromission. Pourtant, de son vivant, les autorités françaises ne l’ont jamais inquiété. Et depuis sa mort, c’est le silence assourdissant.
Ce qui aurait dû être l’une des plus grandes affaires criminelles des 30 ou 50 dernières années, un réseau de traite sexuelle à grande échelle touchant des centaines de jeunes femmes et, sans aucun doute, de mineures, se réduit aujourd’hui à quelques articles tièdes rappelant que « rien ne se passe ». C’est bien gentil, mais ça ne change rien : il ne se passe effectivement rien, et il y a toutes les raisons de penser qu’il ne se passera rien.
La France est le deuxième pays où Epstein a le plus séjourné après les États-Unis. Aux États-Unis, les fichiers publiés ont été largement censurés, les vidéos compromettantes restent introuvables, et les révélations se limitent à quelques noms, soit de personnes sans importance, soit de quelques personnes connues mais sans éléments déterminants révélés. En France, c’est encore plus discret. On note seulement la démission d’un ministre britannique et quelques soucis pour des membres de la famille royale norvégienne. Personne ne croit sérieusement que seuls ces personnages étaient impliqués. Epstein fonctionnait par cercles d’influence : il piégeait, enregistrait, et s’assurait la protection des puissants qu’il fréquentait.
C’est bien là le cœur du problème. Cette affaire est en train d’être gentiment enterrée précisément à cause des gens qu’Epstein fréquentait. Les victimes, elles, sont traitées comme si elles n’avaient jamais existé. Le viol à grande échelle, l’exploitation systématique de jeunes femmes et de mineures ne suscitent plus l’indignation durable. On passe à autre chose.
C’est un exemple historique de la façon dont une affaire majeure peut être réduite à quelques vaguelettes médiatiques estivales. Pendant que les puissants sont protégés, les victimes sont oubliées. Et l’impunité continue.

20 juin 2026

Gastel Etzwane
17/6/2026

La fameuse compassion des sauveurs de l’humanité…

On se souvient du COVID : les mêmes qui pleuraient sur “la santé de tous” passaient en boucle sur les plateaux en espérant ouvertement que les “anti-vax” crèvent, refusent les soins ou n’aient pas droit aux greffes (merci au médecin belge pour cette idée lumineuse).
Aujourd’hui, rebelote avec le climat : “Je vous souhaite de crever avec vos enfants à 40°C avant de brûler en enfer.”
Le véritable visage de cette “gauche bienveillante” : une haine viscérale dès qu’on ose douter de leur dogme du jour. Peu importe le sujet, le réflexe est le même : “Tu n’es pas d’accord ? Crève.”
C’est ça, le fascisme rudimentaire version 2026 : pas besoin de chemises noires, juste une intolérance pathologique à la contradiction et le désir joyeux d’éliminer l’autre. Le tout en se donnant bonne conscience, évidemment.

16 juin 2026

Gastel Etzwane
16/6/2026

Trump passe à l’Ukraine : la fin de la guerre ou le cauchemar européen ?

Alors que le conflit avec l’Iran vient de s’achever, Donald Trump tourne résolument son regard vers le dossier ukrainien. Fidèle à l’une de ses promesses les plus répétées durant la campagne présidentielle de 2024, mettre fin rapidement à cette guerre coûteuse, le président américain envoie ses deux principaux négociateurs, Steve Witkoff et Jared Kushner, à Moscou dans les prochains jours. Selon le Kremlin, ces visites visent à concrétiser un accord de cessez-le-feu, potentiellement sur la base d’un gel des lignes de front, d’une neutralité ukrainienne et d’une réduction drastique de l’aide occidentale.
Pour Trump, pragmatique et fidèle à sa doctrine de « l’Amérique d’abord », il s’agit de clore un chapitre ruineux pour les finances américaines et de passer à d’autres priorités. Mais pour les dirigeants d’Europe de l’Ouest, ce scénario ressemble à un drame stratégique et politique.

Un drame pour Paris, Berlin et Londres

En France, en Allemagne et au Royaume-Uni, la guerre en Ukraine a servi depuis des années de diversion commode aux difficultés intérieures : crises économiques, tensions sociales, immigration incontrôlée, désindustrialisation et perte de confiance populaire. Les discours martiaux permanents (« jusqu’à la victoire », « pression maximale sur la Russie ») ont permis de fédérer, de justifier des dépenses colossales et de masquer l’impuissance face aux problèmes nationaux.
Un accord imposé par Trump briserait cette diversion. Sans « ennemi russe » à agiter quotidiennement, les dirigeants européens se retrouveraient face à leurs échecs domestiques. Le moment est particulièrement cruel pour Emmanuel Macron : alors qu’il invite des contingents ukrainiens à défiler ou parle d’accueillir des milliers de soldats ukrainiens en France dans le cadre d’une « coalition des volontaires », la réalité d’un accord russo-américain pourrait rendre ces gesticulations vaines.

Postures martiales, réalités cruelles : l’exemple du Groenland

L’histoire récente l’illustre parfaitement. Lors de la crise du Groenland en janvier 2026, Macron s’était mis en scène avec des lunettes de pilote inspirées du film Top Gun, multipliant les déclarations grandiloquente et creuses, les réceptions de représentants danois et groenlandais, et appelant à une « souveraineté européenne » face aux ambitions américaines. Plusieurs pays européens avaient même envoyé de minuscules contingents symboliques (quelques soldats par pays) pour des exercices arctiques, une opération largement moquée comme l’une des plus ridicules de ces dernières années.
Résultat ? Trump a obtenu un accord-cadre avec le secrétaire général de l’OTAN, Mark Rutte, garantissant un accès renforcé américain au Groenland (bases, ressources, défense arctique) sans changement formel de souveraineté. Les grandes déclarations européennes se sont terminées par un alignement pragmatique. Comme souvent.
C’est le schéma récurrent : rhétorique flamboyante à Paris, Berlin ou Londres, suivie d’un écrasement devant les réalités du rapport de force avec Washington, quel que soit le locataire de la Maison Blanche.

L’autonomie stratégique : un slogan vide ?

Malgré les discours répétés sur la nécessité d’une « Europe puissance » indépendante des États-Unis, la réalité reste la même. L’OTAN demeure le seul cadre opérationnel sérieux, et le secrétaire général Mark Rutte incarne cette soumission instinctive. Face à un Trump déterminé à négocier directement avec Moscou, les Européens risquent une nouvelle fois de devoir s’adapter publiquement (« nous soutenons la paix ») tout en ruminant en privé une nouvelle humiliation géopolitique.
Pour les dirigeants ouest-européens, la fin (ou le gel) du conflit ukrainien sous égide américaine ne serait pas seulement une défaite stratégique : ce serait la fin d’une longue diversion qui leur a permis de survivre politiquement. Le retour brutal aux réalités intérieures pourrait s’avérer explosif.
L’avenir dira si Trump réussit là où d’autres ont échoué. Mais une chose est sûre : l’Europe de l’Ouest, une fois de plus, risque de devoir composer avec une décision prise sans elle.


12 juin 2026

Gastel Etzwane
12/6/2026

Depuis l’arrivée d’Emmanuel Macron, le mode de gouvernance en France repose sur la peur et la division permanentes. Menace russe, terroriste, climatique… Un pouvoir faible n’a plus que cet outil pour survivre.
Aucune mobilisation réelle n’est attendue. Les Français voient leur argent partir par centaines de milliards vers l’Ukraine pendant que leur pays se dégrade, et il faut fabriquer leur consentement de toutes pièces : leur vendre que c’est noble, vital, « notre combat à tous ».
Car en France, la révolte appartient à l’histoire ancienne. Malheureusement, depuis quelques années, on peut leur faire avaler absolument tout, y compris un prix du carburant intenable, sans qu’il n’y ait plus aucune réaction réelle.
Même schéma en Allemagne et surtout en Grande-Bretagne : des sociétés au bord de l’implosion intérieure, où le narratif politique et médiatique reste obsédé par la guerre extérieure pour éviter d’affronter les tensions ethniques, sociales et l’effondrement des services publics.
Cette fuite en avant des élites européennes, qui instrumentalisent la peur et les armes ukrainiennes, a un prix : les munitions OTAN qui reviennent armer les cartels sur notre sol. Le consentement artificiel finira-t-il par craquer ?


11 juin 2026

Gastel Etzwane
11/6/2026

Des armes occidentales destinées à l’Ukraine inondent le marché noir européen


Une enquête allemande met en lumière les dérives d’une aide militaire massive, dans un pays rongé par la corruption

Alors que l’Union européenne et les États-Unis ont injecté plus de 237 milliards d’euros d’aide militaire, financière et humanitaire en Ukraine depuis 2022, une enquête de la chaîne publique allemande ARD (Report Mainz), relayée par Der Tagesspiegel, révèle une réalité inquiétante : une partie significative de ces armements modernes disparaît des champs de bataille pour alimenter le marché noir européen.
Selon les enquêteurs, des fusils d’assaut, des munitions OTAN et d’autres équipements militaires fournis par les pays alliés finissent entre les mains des cartels de drogue, notamment en Andalousie, en Espagne. Près de Marbella, des trafiquants ont ouvert le feu sur des policiers avec des AK-47. Près de Cadix, des munitions de calibre 5,56 mm, standard de l’OTAN, ont été saisies. Un policier espagnol confie, désabusé : « Les cartels utilisent ce type de munitions. Elles proviennent d’Europe de l’Est, de la zone de guerre en Ukraine. »

Une corruption endémique et des quantités colossales

Le problème est à la mesure des flux : des dizaines de milliards d’euros d’armement ont été livrés en urgence à Kiev depuis quatre ans. Dans un pays classé parmi les plus corrompus d’Europe (Transparency International place régulièrement l’Ukraine dans une situation préoccupante), le contrôle des stocks s’avère extrêmement difficile. Vols, reventes par des intermédiaires véreux, pertes au combat « non déclarées » ou détournements purs et simples : les mécanismes de traçabilité peinent à suivre le rythme d’une aide massive et souvent improvisée.
Le précédent yougoslave devrait pourtant alerter. Après les guerres des années 1990, des quantités considérables d’armes ont inondé les Balkans puis l’Europe de l’Ouest, alimentant pendant plus de vingt ans la criminalité organisée. L’histoire semble se répéter, mais à une échelle supérieure en raison du volume inédit d’armement occidental engagé.

Des délinquants mieux armés que la police

Le constat est terrible. Comme le souligne un responsable de la sécurité espagnol dans l’enquête ARD : « En tant que policiers ordinaires, nous ne pouvons pas nous défendre contre ce type d’armement de grade militaire ; nous n’avons que des armes légères classiques. »
Ce déséquilibre croissant entre forces de l’ordre et délinquance organisée constitue une menace directe pour la sécurité intérieure des États européens. Quand des narcotrafiquants disposent de matériel militaire fourni par les contribuables européens, la question n’est plus seulement géopolitique : elle devient une question de souveraineté et de sécurité nationale.

Bientôt en France ?

L’Espagne n’est vraisemblablement que la pointe émergée de l’iceberg. Avec des frontières poreuses, un important trafic de stupéfiants et une présence active de réseaux criminels venus d’Europe de l’Est, la France est particulièrement exposée. Des sources policières françaises font déjà état, en off, d’une augmentation inquiétante de la puissance de feu des groupes criminels dans certaines cités et sur les axes de trafic.
Faudra-t-il attendre que des kalachnikovs ukrainiennes ou des munitions OTAN soient utilisées dans les rues de Marseille, Lyon ou Paris pour réagir ? Ou ces armes y circulent-elles déjà, discrètement, dans l’attente d’une étincelle ?

9 juin 2026

Gastel Etzwane

- 9/6/2026 - Belle boucle : on inculque à la jeunesse native l’individualisme hédoniste + l’éco-anxiété + la peur de tout (guerre, climat, “surpopulation”…), on obtient un effondrement de la natalité, et on présente l’immigration massive comme l’unique solution “humaniste”. On ne pouvait pas mieux orchestrer le remplacement. Chapeau l’artiste.
L’article parle de pays “attractifs”. Attractifs en quoi exactement ? Par la promesse d’emplois que les entreprises peinent à pourvoir parce que les conditions et salaires ne motivent plus les locaux ? Ou par la perspective d’un État-providence généreux que les pays d’origine ne financent pas ? Curieux que cette précision soit toujours absente.
Face au vieillissement, deux options : encourager les natifs à faire des enfants (logement, fiscalité, culture de la famille), ou importer une population plus jeune et plus féconde. Ils ont choisi la seconde. La première aurait été trop “réactionnaire”, visiblement.

6 juin 2026

Gastel Etzwane
5/6/2026

Un journaliste français interroge Poutine à Saint-Pétersbourg : le contraste saisissant avec la France


Le 4 juin 2026, à Saint-Pétersbourg, un journaliste français a pu poser directement une question à Vladimir Poutine lors d’une session ouverte aux médias étrangers. L’image, diffusée en direct sur BFM TV, est frappante : un représentant de la presse française s’adressant librement au président russe.
Ce qui importe le moins ici, c’est le contenu précis de la question ou même de la réponse de Poutine. Ce qui frappe, c’est le contraste absolu avec le climat qui règne en France au même moment.
Alors qu’un journaliste français est accueilli à Moscou pour interroger le chef de l’État russe, une véritable cabale médiatique et politique se déchaîne en France contre une journaliste russe travaillant sur CNews. Une meute de commentateurs, d’éditorialistes et de responsables politiques se focalise sur une seule personne, comme si sa présence constituait la priorité absolue du pays, bien avant les crises économique, sécuritaire et démographique qui s’accumulent.
Cette hystérie collective révèle une triste réalité : en France, une voix dissonante, surtout lorsqu’elle propose une vision différente du conflit en Ukraine ou de la situation en Russie, devient immédiatement intolérable. Au lieu de contredire les arguments par le débat, on cherche à interdire et à diaboliser. La dissidence n’est plus réfutée, elle est proscrite.
L’ironie est totale : le pays présenté comme une dictature autorise un journaliste occidental à questionner son président devant les caméras. La France, qui se revendique championne de la liberté d’expression, est incapable d’imaginer l’inverse : un journaliste russe posant une question directe à Emmanuel Macron, d’autant que celui-ci sélectionne soigneusement ses interlocuteurs.
Ce double standard en dit long sur l’état de la liberté de la presse et du débat public en France. Quand le tolérant devient intolérant et que l’on accuse l’autre de ce que l’on pratique soi-même, ce n’est plus la liberté qui s’exprime, c’est la censure qui change de visage.