Alexandre Legrand
27/2/2026
Franchement, je ne sais plus trop ce que veulent les Français.
Ils veulent tout changer mais surtout que rien ne bouge.
Ils rêvent de renverser la table, à condition de ne pas rayer le parquet.
Ils cherchent une nouvelle politique, fraîche, audacieuse, inédite…
Mais pas trop différente quand même.
Pas trop brutale.
Pas trop dérangeante.
Pas trop nouvelle, en somme.
Ils attendent 2027 comme on attend la comète de Halley :
le grand soir électoral, l’apparition lumineuse, le candidat providentiel qui descendrait des cieux, programme sous le bras et solution miracle dans la poche.
Un messie homologué, garanti sans efforts, livré clé en main.
Parce que les miracles, c’est bien connu, arrivent tout seuls.
Sans qu’on ait à lever le petit doigt.
Sans qu’on ait à se lever du canapé.
On explique doctement que “la France glisse vers la dictature”,
loi après loi, décret après décret,
tweet indigné après tweet indigné.
Une dictature implacable mais confortable.
À horaires fixes.
Avec pauses café.
Et pendant que le régime prétendument tyrannique avance,
les citoyens, eux, regardent passer les textes comme on regarde passer les trains :
avec un léger soupir…
et la satisfaction discrète de ne pas avoir à monter dedans.
Au fond, peut-être que les Français veulent que ça bouge.
Mais doucement.
Très doucement.
Juste assez pour pouvoir continuer à dire que “ça ne peut plus durer”…
encore quelques années.
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27 février 2026
1 février 2026
Alexandre Legrand
31/1/2026
Les Français et les manifestations
Gilets jaunes : Français absents.
Personnels de santé : Français absents.
Éducation nationale : Français absents.
Agriculteurs : Français absents.
Pompiers : Français absents.
Policiers : Français absents.
Oui les Français absents de toutes les manifestations.
Mais depuis leur canapé, tous les Français se disent solidaires de toutes ces luttes.
Oui, pour eux, il faudrait que ça bouge.
Mais désolé, aujourd’hui j’ai piscine.
Telle qu’est devenue la France, si elle n’existait pas, il faudrait l’inventer.
Un peuple de poltrons, où la révolte a laissé place à l’inaction.
Un peuple qui se permet de râler, de dire que tout va mal, qu’il faudrait monter sur l’Élysée…
Oui, mais sans moi.
D’ailleurs, ce n’est pas de ma faute :
je n’ai pas voté Macron.
Voilà la France version 2026.
Huit ans que ça dure.
Huit ans d’attente, de résignation, de colère stérile.
Mais ils attendent 2027 pour faire bouger les choses.
Encore.
31/1/2026
Les Français et les manifestations
Gilets jaunes : Français absents.
Personnels de santé : Français absents.
Éducation nationale : Français absents.
Agriculteurs : Français absents.
Pompiers : Français absents.
Policiers : Français absents.
Oui les Français absents de toutes les manifestations.
Mais depuis leur canapé, tous les Français se disent solidaires de toutes ces luttes.
Oui, pour eux, il faudrait que ça bouge.
Mais désolé, aujourd’hui j’ai piscine.
Telle qu’est devenue la France, si elle n’existait pas, il faudrait l’inventer.
Un peuple de poltrons, où la révolte a laissé place à l’inaction.
Un peuple qui se permet de râler, de dire que tout va mal, qu’il faudrait monter sur l’Élysée…
Oui, mais sans moi.
D’ailleurs, ce n’est pas de ma faute :
je n’ai pas voté Macron.
Voilà la France version 2026.
Huit ans que ça dure.
Huit ans d’attente, de résignation, de colère stérile.
Mais ils attendent 2027 pour faire bouger les choses.
Encore.
25 janvier 2026
Alexandre Legrand
Cher Manu,
tu as sans doute raison de faire ce que tu veux. Après tout, pourquoi te gêner ?
Cela fait maintenant huit ans que la situation dure, huit ans de décisions imposées, de promesses non tenues, de réformes contestées, et pourtant… aucune véritable réaction collective. Une partie des Français t’a même réélu, d’autres ont laissé faire, par résignation ou par manque de courage. Alors forcément, pourquoi t’arrêter ?
Le constat est le même pour l’ensemble de la classe politique : députés, sénateurs, ministres. Pourquoi se gêner quand le système le permet ? Les privilèges restent en place, les avantages s’accumulent, les écarts se creusent, pendant que ceux qui travaillent et subissent encaissent en silence.
Vous vous enrichissez, vous décidez, vous imposez, sans réelle conséquence. Le peuple observe, critique, râle parfois, mais ne bouge pas vraiment. Il y a de la colère, mais elle reste dispersée, étouffée, transformée en simples discussions ou en commentaires, sans action durable.
Au fond, le pouvoir vous a été accordé démocratiquement. Et tant que ceux qui l’ont donné ne le reprennent pas, pourquoi ne pas en profiter ? Tant que l’indignation ne se transforme pas en engagement, tant que la résignation domine, rien ne change.
Les Français râlent, comme souvent, mais cela s’arrête là. Ils protestent sans s’unir, contestent sans agir, espèrent sans croire. Et pendant ce temps, le système continue, intact, presque conforté par cette passivité. 5/1/2026
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