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25 février 2024

Radu Portocala

25/2/2024 - Vouloir passer au Salon de l’Agriculture, en dépit des huées, plus d’heures que tout autre président. Ambition puérile qui dénote un état d’esprit puéril. Mais aussi un plaisir suspect à provoquer l’animosité pour prouver qu’on n’en tient pas compte. Puérilité de nouveau, fanfaronnade de cour de récréation.
Utiliser un langage qui rabaisse la fonction, vulgaire souvent, frôlant parfois celui des voyous - la vraie nature surgissant de derrière le fard trompeur. Tutoyer les gens pour créer l’illusion d’une impossible égalité ou pour tenter de se placer au-dessus d’eux avec sa didactique creuse.
Et, une fois de plus, s’agiter en bras de chemise, retrousser ses manches - exercice de démagogie bon marché pour montrer qu’il travaille dur, qu’il est au charbon, que, dans une chaleur infernale, c’est lui qui fait avancer la locomotive qu’est ce pays.
Tout cela est ridicule, inepte, insupportable. Théâtre de quatrième catégorie joué devant le miroir.

24 février 2024

Il est désormais fébrile

Pierre Duriot
Porte-parole du Rassemblement du Peuple Français


La posture de Macron est mise à mal. Il est allé au Salon de l’agriculture, aux abois. Il a clairement peur et cela se voit. Entrée par une porte dérobée, cheminement soigneusement étudié pour éviter toute mauvaise rencontre, regard halluciné et ministres peu à l’aise à ses côtés. Les CRS sont partout, omniprésents, en tenue de combat, caparaçonnés, eux aussi aux aguets, sans compter les agents en civil planqués aux alentours. La peur est de son côté. Et quand il prend la parole, il ment effrontément, explique qu’il a toujours soutenu l’agriculture, cherche l’assentiment qu’il ne trouve pas, dans les regards. Il emploie un ton arrogant, il est sur la défensive et tente de contre-attaquer. En face, heureusement pour lui, personne n’a le cran de lui faire remarquer qu’il ment. Personne non plus, ne lui demande de changer de ton. Il n’est plus le temps, où sûr de lui, il bonimentait les Gilets jaunes avec aisance, roulant tout le monde dans la farine grâce à une évidente habileté rhétorique : ça n’est le plus le cas. Il n’est plus assuré, compense par de l’arrogance, affiche une gestuelle fébrile. Mais il est conscient qu’il ne berne personne, conscient aussi que ses contradicteurs n’osent pas lui rentrer dedans, uniquement parce qu’il est président. Il fanfaronne maladroitement, avec un bluff mal assuré et se stabilise dans cet équilibre précaire, artificiellement maintenu par un service d’ordre carrément prêt à bondir. A l’arrière-plan, il y a le soutien massif du peuple à la colère paysanne, le mécontentement général, les sondages très mauvais, les JO, dont il sait déjà que cela ne se passera pas comme prévu et les caméras du monde entier qui captent aisément sa réelle difficulté à être. On ne peut pas à la fois travailler à la liquidation de gens et leur expliquer les yeux dans les yeux qu’on va les sauver. Il renvoie une image de la France et de ce qui s’y passe de plus en plus effrayante.

https://rassemblementdupeuplefrancaiscom.wordpress.com

20 février 2024


C’était un de ces hommes qui n’ont rien de vibrant ni d’élastique, qui sont composés de molécules inertes, qui ne résonnent au choc d’aucune idée, au contact d’aucun sentiment, qui ont des colères glacées, des haines mornes, des emportements sans émotion, qui prennent feu sans s’échauffer, dont la capacité calorique est nulle, et qu’on dirait souvent faits de bois ;
ils flambent par un bout et sont froids par l’autre.
La ligne principale, la ligne diagonale du caractère de cet homme, c’était la ténacité. Il était fier d’être tenace, et se comparait à Napoléon.
Ceci n’est qu’une illusion d’optique.
Il y a nombre de gens qui en sont dupes et qui, à certaine distance, prennent la ténacité pour de la volonté, et une chandelle pour une étoile.
Quand cet homme donc avait une fois ajusté ce qu’il appelait sa volonté à une chose absurde, il allait tête haute et à travers toute broussaille jusqu’au bout de la chose absurde.
L'entêtement sans l'intelligence, c'est la sottise soudée au bout de la bêtise et lui servant de rallonge.
Cela va loin. En général, quand une catastrophe privée ou publique s'est écroulée sur nous, si nous examinons, d'après les décombres qui en gisent à terre, de quelle façon elle s'est échafaudée, nous trouvons presque toujours qu'elle a été aveuglément construite par un homme médiocre et obstiné qui avait foi en lui et qui s'admirait.
Il y a part le monde beaucoup de ces petites fatalités têtues qui se croient des providences.
Victor Hugo, Claude Gueux, 1834

17 janvier 2024

Catherine Gaillard

Lu : « Regardé hier d'un derrière distrait le show Macron. La fatuité et la suffisance de cet homme sont à proprement parler extraordinaires, on croirait à chacune de ses prestations qu'il ne peut pas faire mieux et pourtant il arrive toujours à se surpasser dans une forme de mégalomanie grotesque. Son discours se résume à "Demain on rase gratis" sans être suivi d'effets. Le maître des horloges est en fait le roi du bla-bla, où il excelle, de l'enfumage, du vent : EmmanÉole Macron jongle avec les milliards qu'il distribue à tout va alors que le pays est en quasi faillite (Lemaire dit qu'il faut absolument trouver une centaine de milliards d'euros pour boucler le budget à venir), il a résolu ou va résoudre tous les problèmes et les statistiques, affirme-t-il, confirment que la France n'a jamais été mieux. Comment expliquer alors, qu'après six ans et demi de monarchie absolue (merci le 49.3) sourde et aveugle aux aspiration d'un peuple dont il n'est que le mandataire et qu'il méprise de toute sa morgue, l'inflation galope, l'insécurité est partout, la drogue a envahi tout le territoire national, l'école ne rempli plus sa fonction égalitaire (Vive Stanislas !), le système de santé s'écroule, les disparités n'ont jamais été aussi fortes, les Restos du cœur n'arrivent plus à faire face à la demande, 300 000 personnes dont 9000 enfants dorment à la rue (en 2017 Macron promettait : "à la fin de l'année chaque français aura un toit"), etc. etc. ? »

TRAVAIL, FAMILLE, MACRONIE

Lola-Jane Brooks

17/1/2024 - Hier soir, notre Être de lumière a offert à chacun des gueux que nous sommes, la grâce de sa présence divine sur toutes les chaînes télé afin que nous puissions boire ses saintes paroles.
9 millions de bons citoyens, de castors et de masochistes ont ainsi consacré leur soirée à l'écouter religieusement, 2h30 durant. Il semblerait que certains aient même poussé leur dernier soupir sur leur canapé, leur cœur trop fragile ne supportant ni cette vision extatique, ni leur 47ème dose Pfizer.
Quant à moi, je l'avoue, j'ai manqué à mon devoir. J'ai craint de ne pouvoir me contrôler devant la vision de notre Être de lumière, son ton si amical et ses paroles empreintes d'empathie et de bienveillance.
Je ne souhaitais pas prendre le risque, dans un élan de folie admirative, de casser ma télé, ce qui m'aurait empêché de savoir grâce à C8 et BFM qu'il faut mettre un manteau chaud, des moufles et un bonnet par grand froid.
Mais comme je suis une bonne citoyenne, je n'ai bien évidemment pas manqué de me renseigner sur les merveilleuses nouvelles mesures proposées, et je souhaite répandre, tel un miasme covidiste, la bonne parole de notre Emmanuel :

SANTÉ : Comme l'a fait remarquer notre Être de lumière, les gueux se rendent bien trop à l'hôpital pour de la "bobologie". Un œil qui sort de son orbite, un doigt coupé, une jambe cassée ? Bagatelle. Rendez-vous donc chez votre médecin généraliste, les sans-dents ! Vous n'avez pas de médecin ? Et bien, arrêtez de geindre.
Il en est de même pour les médocs ! Notre Être de lumière souhaite "responsabiliser" les vilains gueux qui s'achètent trop de Doliprane. C'est pourquoi il veut relever la franchise sur les médicaments de 50 centimes à 1 euro : « Je n'ai pas le sentiment qu'on fait un crime terrible ». Vos antidépresseurs, vos anxiolytiques, vos somnifères, tout ça, c'est du confort. Payez-vous donc plutôt une thalasso à Dinan ! Vous n'en avez pas les moyens ? Et bien, arrêter de geindre.

ÉDUCATION : Afin de pallier l'absence de professeurs, relever le niveau scolaire déplorable, lutter contre la violence et le harcèlement qui gangrènent l'école, notre Être de lumière souhaite imposer le théâtre obligatoire et les uniformes. Rappelons que c'est en cours de théâtre qu'à l'âge de 15 ans, notre bel Emmanuel, déguisé en épouvantail craqua pour sa prof, déguisée en Brigitte. Les collégiens en costards cravates pourront désormais pointer des flingues en plastique sur la tête de leurs profs avant de sortir avec, il fallait y penser.

TRAVAIL : Notre Être de lumière a confirmé, si besoin était, que les fonctionnaires et les chômeurs n'étaient rien d'autres que de grosses feignasses. Il souhaite que les fonctionnaires soient payés au mérite, comme Rachida Dati et que les sanctions contre les vilains chômeurs qui ne veulent pas travailler à 8h de chez eux pour 20 centimes de l'heure pour un emploi sous-qualifié deux jours et demi par semaine, soient durcies.

COÏT : En parlant de durcissement, notre Être de lumière souhaite lutter contre le "fléau de l'infertilité" via un "réarmement démographique". Messieurs, il va falloir tirer, Mesdames, il va falloir pousser. Félicitons d'ailleurs Nordahl Lelandais qui est devenu papa en prison et espérons que Francis Heaulmes, Guy Georges et Jonathann Daval devenus les meilleurs amis du monde, sauront eux aussi se plier à leur devoir. Pour les odieux ennemis de l'État qui insinueraient que notre Être de lumière ne peut donner de leçons en ce domaine, rappelons que de par sa nature même d'Être parfait, notre Saint Homme ne saurait se reproduire, d'autant que les ovaires de Brigitte sont dans le même état que le foie de Gérard Larcher.

COMPLOTISME : Comme l'a rappelé à plusieurs reprises notre Être de lumière, les écrans, et notamment les réseau sociaux rendent complotistes : "Si on a des enfants qui ont un rapport à la vérité mal bâti, bonjour la génération des complotistes ». La diffusion d'informations non conformes à celle du régime pourrait en effet mener à exercer son esprit critique, ce qui pourrait transformer de bons citoyens serviles et soumis, en méchants vilains antivax irresponsables d'extrême droite/gauche comme nous l'avons vu lors du Covid.

16 janvier 2024

Pierre Duriot

16/1/2024 - Je me marre… Macron a une conception assez personnelle de la rencontre démocratique avec les Français. Il dit son jour et son heure de passage à la télévision. En compagnie de journalistes « autorisés ». Si les questions ne sont pas filtrées, les poseurs de questions sauront s’autocensurer eux-mêmes pour garder leur place. Il parlera des sujets qui ne le mettent pas trop en difficulté. Le tout avant le discours de politique générale du Premier ministre, qui n’aura ainsi plus rien à dire et juste à suivre la feuille de route indiquée quelques jours avant, par le patron, à la télévision. Si ce n’est pas de la dictature, c’est de la monarchie absolue, ce qui revient à peu près au même et ça ne surprend plus personne. Le pire est qu’on se soit habitué à cette forme de gouvernance. LFI menace de sa motion de censure. Chiche les mecs, faites le tomber.

15 janvier 2024

Les Dumb leaders, ou l’heure du grand mépris

Harold Bernat


11/1/2024 - La nomination de Gabriel Attal au poste de Premier ministre ce 9 janvier remet en évidence les fondamentaux du macronisme : l’accession au pouvoir de jeunes arrivistes, ayant compris tous les bénéfices qu’ils pouvaient tirer du vieillissement des populations électorales, tout en réalisant le programme économique anti-social de leurs maîtres globalistes. Propulsés par les mêmes médias du CAC 40, qui les astiquent de qualificatifs rutilants sous les vivats des benêts, « la comète Macron » et « la fusée Attal », ou l’inverse, montrent la maladie terminale du système politique français, qui n’a rien d’autre à offrir aux Français que des baudruches, un violent dédain et de grands coups de matraques. Agrégé de philosophie, Harold Bernat livre sur QG une vigoureuse analyse de l’escroquerie politique qui nous est une fois de plus infligée

Après avoir tenté de disséquer l’ordre pervers, je reviens donc, en ce début d’année 2024 – une année que je vous souhaite moins mauvaise qu’elle risque de l’être – à une de mes occupations favorites depuis plus de dix ans : l’autopsie du vide politique français. Évidemment, nous étions tout de même quelques-uns à penser, en 2017, qu’il était impossible de tomber plus bas que Macron en termes de cirage de pompes et de vacuité marketing autour d’un homme dit encore, par usage et extension d’usage, « politique ». Je m’étais particulièrement concentré, à ce titre, sur la formule « philosophe en politique » qui résumait à elle seule – avec celle, tout aussi malhonnête, de « société civile » – l’ensemble du délire médiatico-mondain autour de cette petite personne qui s’est avérée être à l’usage bien plus petite encore. Plus violente aussi. Beaucoup plus violente. Il ne faut jamais oublier que le vide se paye en répression et en violence. Plus le centre est creux, faux, truqué, plus l’exosquelette, la carapace qui tient ce vide et le circonscrit de l’extérieur doit être rigide. Dans ces systèmes de domination qui carburent à la vacuité, où l’insignifiance est un gage de neutralité, voire de sagesse, et permet de ce fait de louvoyer sans inquiétude, la moindre perturbation symbolique devient une menace. La menace, non pas d’une révolution qui supposerait des forces d’affirmation que nous sommes encore très loin de pouvoir mobiliser collectivement aujourd’hui, mais d’une implosion, d’un écrasement de l’ensemble de l’édifice de vacuité sur son propre vide. Notre ère est celle de l’implosion sociale, pas de l’explosion. C’est d’ailleurs sur cette dynamique qu’il nous faut aujourd’hui parier pour bouleverser à la marge le plan qui se déroule sous nos yeux sidérés. Le flicage généralisé accompagne par conséquent la vacuité généralisée dans une forme certainement inédite d’insignifiance répressive. Tout faire pour que le vide ne fasse pas imploser la structure. Les enjeux symboliques sont donc cruciaux.

Sur les larges étals de l’escroquerie mondaine, nous avons désormais droit au « brillant » Gabriel Attal. Certains esprits attentifs, il en reste, ont déjà fait le parallèle des mots et des formules entre la promotion médiatique de Macron et celle de ce petit pistonné de l’entre-soi parisien. Amélie Ismaïli relève ainsi sur « X », dans un post largement relayé, les mêmes formules creuses qui reviennent, sept ans après. Pour TF1 par exemple, un copier-coller ; de « l’ascension fulgurante d’Emmanuel Macron » à « l’ascension fulgurante de Gabriel Attal ». Le JDD évoquait sans plus d’originalité en 2017 « les coulisses d’une fulgurante ascension ». En 2024 il titre : « L’ascension fulgurante de Gabriel Attal, le plus jeune Premier ministre de l’histoire ». En 2016, c’était « l’homme pressé pour Macron » dans L’Obs. En 2018, Paris Match fait le métier : « Gabriel Attal, l’homme pressé. ». Toujours en 2017, Les Echos faisaient de Macron « L’élève modèle devenu président » quand Paris Match titre en 2023 « Gabriel Attal, l’ascension de l’élève modèle du gouvernement ». Bref, la figure du jeune ambitieux enfant prodige ultra brillant à l’ascension éclair qui rêvait d’être acteur dans les deux cas. En quelques clics, vous retrouvez ad nauseam ces formules toutes faites accolées à ces deux barils de vide de la brillance politique à la française. Faites vous plaisir, c’est offert.

Unes de L’Obs et de Paris Match à deux ans d’intervalle : Macron et Attal, dits les « hommes pressés »

Je ne compte évidemment pas refaire le travail fastidieux d’analyse que j’avais entrepris sur Macron le faux en 2016 dans un silence médiatique prévisible. Rien de nouveau sur la théorie et nous n’en sommes plus là. Entre temps, nous avons pris la pleine mesure de la violence d’État qu’accompagnait cette vacuité, tantôt grotesque, tantôt pathétique, tantôt déprimante. Les Gilets jaunes – nous en étions aussi – ont été marqués dans leur corps par cette violence. Le mépris qu’ils ont affronté pendant ces longs mois de lutte et de résistance nous situe collectivement très au-delà des analyses à distance et des belles références de la critique simplement intellectuelle de ces phénomènes de foire médiatique que sont Macron et Attal. Nous savons l’essentiel sur ces individus, sur leurs parcours, leurs réseaux, leurs pistons, leurs magouilles et leur violence de classe. Il va de soi que seul un regroupement d’intérêts financiers et mondains, ajoutons moisis pour plus de réalisme, sans aucune éthique, avec encore moins de probité, pouvait construire l’image d’un Attal « brillant » et « efficace ». Hormis quelques sorties sur l’abaya et la blouse, autant dire un peu de textile, son passage à l’Éducation nationale n’a eu de valeur que pour cette gérontocratie d’éditorialistes séniles dont les petits enfants ne sont même plus en âge de passer un baccalauréat qui n’existe plus. Cette misérable engeance accrédite une fable, un non-sens irréaliste, une absurdité de dément pour soutenir en fin de compte, dans une logique décadentiste qui n’a même plus le talent pour en faire de l’art, une position de classe. Tout ça pour ça.

Graffiti, auteur anonyme, septembre 2017

Ces gens se soutiennent dans un râle ridicule qui fait de l’œil à de jeunes tapineurs qui ont compris tous les bénéfices qu’ils pouvaient retirer du vieillissement des populations électorales, tout en réalisant le programme économique et anti-social de leurs maîtres globalistes. Le système médiatique qui soutiendra cette nouvelle imposture, ce nouveau phénomène de corruption des institutions publiques par une clique mafieuse est la clé de voûte d’un édifice dont la vocation est évidemment de s’effondrer dans un fracas terrible. Il faut aussi comprendre que ces gens se soutiennent et qu’ils sont bien souvent issus du même milieu. La critique du macronisme et de ses surgeons grotesques ne peut être détachée du système qui l’a promu. C’est un tout indivisible. Ces menteurs, qu’ils se situent d’un côté ou de l’autre du micro, repoussent simplement, par les petites astuces qu’ils nous imposent et les narrations débilitantes qu’ils nous servent – « la comète Macron » et « la fusée Attal » ou l’inverse – l’heure de la chute. Il est certain que la fascination de la gérontocratie éditorialiste et médiatique française pour les trous de balle de l’arrivisme creux à la sauce cabinets de conseil McKinsey et Capgemini n’est pas un très bon signe pour la vitalité de notre pays. Alors, que faire face à ce mélange écœurant d’obscénités et de violence sociale porté par des clones qui ne sont les leaders que du petit club de suiveurs avec qui ils ont partagé le goûter de maman dans les beaux quartiers protégés de Paris ? En termes cyclistes, changer de braquet. Car nous en sommes là : sommer les Français de travailler deux ans de plus à grands coups de matraques, alors que l’espérance de vie en bonne santé recule, tout en plaçant à une marche du sommet de l’État un fils à maman pistonné qui n’a jamais travaillé, le tout en l’astiquant de qualificatifs rutilants sous les vivats des benêts. La rage ou rien.

Policiers armés prêts à tirer sur les Gilets jaunes, manifestation du 9 mars 2019, Bordeaux

La gauche sociale, c’est un constat de fait, est encore beaucoup trop gentille, parfois niaise. Il lui arrive même d’être totalement à côté de la plaque quand elle fait des fêtes colorées alors qu’il s’agit d’atomiser l’adversaire. Erreur d’objectif. Elle a des doléances à faire valoir et des attentes déçues. Des espoirs de changement même si ceux-ci se réduisent d’une farce politique à la suivante. La radicalité des actions, un autre mot pour dire leur cohérence, gagne pourtant les esprits même si le chemin est long tant nous partons de loin. Nous devons, en toute occasion, avec nos petits moyens et nos ruses, nous n’en sommes pas dénués, leur rentrer dans le lard à tous ces faux, à tous ces faquins. Désignons Attal, nommons avec un peu de réalisme au lieu de subir en grommelant l’enfumage généralisé. Attal ? Du vide. Du brillant ? Du cirage de pompes, de la lèche pour un néant d’expérience, du fils à maman biberonné serré aux réseaux de l’entre-soi qui n’a jamais rien prouvé d’autre que son aptitude au tapin politique dans des cercles réduits avec des œillades de biche et des convictions en papier mâché. Un pistonné, une baltringue, une baudruche. Violent ? La violence ce n’est pas désigner le réel, nommer ce que l’on voit, mais maltraiter les gens en le falsifiant. Mais ce qui est grave, ce n’est pas cette baudruche plutôt que cette autre, celle de 2017, de 2024 ou de 2027. Non, ce qui est grave c’est que nous soyons incapables de les battre politiquement. Ce qui est grave c’est le triomphe du vide qui neutralise toute résistance politique sur des questions qui engagent nos vies. Ce qui est grave c’est de se soumettre à des dumb leaders qui ne méritent que notre mépris. Ce qui montre à quel point c’est tout un système qu’il faut réformer. Toute une stratégie qu’il faut revoir. Ces gens gonflés au vide d’un spectacle politique rentable pour ceux qui y surnagent sont détestables et détestés. Cette détestation est parfaitement légitime et pourrait être expliquée à un enfant de dix ans. Nous devons les vomir, pas les penser. Les penser, nous l’avons déjà fait, en large, en long et en travers, tant il faut épouser de méandres pour décrire ces tordus. Nous l’avons fait et refait. Ce qu’il nous manque, c’est la rage et la structuration politique de cette rage face à ces démolisseurs encostardés. Ces bons élèves de rien du tout, ces pétards mouillés de la vacuité répressive, ces angelots vendus comme des boissons énergisantes à un corps politique adipeux sont des nullards. Ils braderont ce qu’il reste de la France, des institutions publiques, ils finiront de démembrer notre production d’énergie et notre souveraineté politique. Ce qu’il en reste, autant dire plus grand chose. Des leaders imbéciles qui méritent notre plus grand mépris ? Ce sont surtout des traîtres aux intérêts de la France et des Français.

18 décembre 2023

RIMA ABDUL MALAK MOLOCH SANS RIME

Gabriel Nerciat

Est-ce qu'il n'y aura vraiment personne, dans le petit monde des arts et des lettres, pour répondre à cette médiocre et stupide technocrate libanaise pourvue d'une gueule de salsifis (oui, je sais, c'est sexiste de s'en prendre au physique des femmes, mais quand une femme est "en même temps" très laide et très arrogante, il faudrait qu'elle ait au moins la décence d'exciper d'une vertu quelconque pour qu'on consente un peu à l'oublier) que ce qui nous fait honte en France, c'est plutôt qu'un personnage aussi insignifiant et périssable qu'elle occupe le ministère créé pour André Malraux par la volonté du plus catastrophique et illégitime président de la Ve République.
Cette race de gens se croit vraiment capable de tout : de décider qui on peut admirer ou pas, lire ou non, regarder ou cacher, décorer ou dégrader à volonté.
Alors que rien, rigoureusement rien, ne leur donne autorité, légitimité ou licence pour décider de cela.
La dernière fois que quelqu'un avait entendu parler de Madame Abdul Malak, c'est lorsqu'elle avait émis l'hypothèse que les chaînes du groupe Bolloré ne soient plus autorisées à émettre sur la TNT.
Maintenant, elle prétend ôter sa Légion d'Honneur à Depardieu, sans doute pour faire oublier qu'elle est payée à ne rien faire dans ses bureaux de la rue de Valois.
D'ailleurs, ôter ses décorations à une personnalité publique soudain jugée indigne ou contrevenante à l'orthodoxie des élites mondialisées auto-proclamées, je sens que c'est une pratique qui va avoir beaucoup d'avenir ; on l'a vu récemment avec Madame 4%, de son vrai nom Valérie Pécresse, exiger le retrait d'un prix Simone Veil décerné à Zineb El Rhazoui pour cause de pro-palestinisme intempestif, à la demande semble-t-il de l'imbécile patenté dont l'ancienne présidente du Parlement européen avait cru bon d'accoucher lorsque la légalisation de l'avortement n'existait hélas pas encore.
Si Depardieu, l'acteur français vivant le plus illustre et le plus écrasant (dans tous les sens du terme) du dernier demi-siècle, n'est pas digne de la Légion d'Honneur, alors, franchement, qui l'est ?
Pierre Niney, Guillaume Canet, Philippe Torreton, François Ozon, Raphaël Enthoven, Marc Lévy, Arthur, Emmanuel Carrère ? Caroline Fourest, peut-être ?
Non seulement Depardieu a raison de répondre à cette cruche par le mépris le plus total, mais la moitié des acteurs et metteurs en scène du pays devraient lui répondre en choeur d'aller se faire foutre.
Notons, pour la plus grande confusion des néo-féministes, que les seules à oser prendre la défense publique de Depardieu sont des femmes : Nathalie Baye, Fanny Ardant, Catherine Deneuve, Sandrine Kimberlain.
Peut-être qu'on devrait leur retirer leurs médailles, à elles aussi.

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19 juin 2023

La gauche islamisée et la CGT en première ligne

Jacques COTTA

La CGT soutient de fait les islamistes qui mènent des opérations politiques dans les écoles, dès le plus jeune âge. Cela, en d’autres temps, aurait suscité une levée de boucliers dans le monde syndical notamment attaché aux principes élémentaires de la laïcité, pilier qui permet encore de vivre ensemble, et qui se trouve sérieusement ébranlé. Mais aujourd’hui silence. Et qui ne dit mot consent...

Les faits

Dans les semaines des mois de mai et juin, trois écoles primaires de Nice ont été le théâtre de prières musulmanes de la part d’une quinzaine d’enfants, d’une minute de silence « en hommage au prophète ». Dans un lycée de Nice et de Vallauris, c’est le port d’une abaya qui défraye la chronique.

Jeudi 15 juin, Christian Estrosi publie un communiqué avec le soutien du ministre de l’éducation nationale Pap Ndiaye et de la rectrice de l’académie, évoque une « dérive de la société », le « séparatisme en marche » et en appelle à « une grande campagne de sensibilisation au phénomène de radicalisation ».

Immédiatement, la CGT Educ-Action des Alpes maritimes note « la rapidité de ces réactions (…) avant même les résultats de l’enquête de l’inspection générale » et estime donc que les témoignages d’instituteurs ou de chefs d’établissement en la matière sont insuffisants.

Condamnation d’Estrosi donc, mais quid sur le fond de l’affaire ?

Réactions à front renversé

Il serait question de catéchisme à l’école, sans doute les principes n’auraient pas eu la même importance pour le maire de Nice et pour le ministre de l’éducation. Catéchisme religieux pour le premier, catéchisme woke pour le second...

Et sans doute dans ce cas, le catéchisme aurait été mis à l’index par la CGT Educ-Actions au nom des principes de laïcité et de l’intrusion de la religion catholique à l’école.

La discussion fort justement aurait porté sur le fond, la laïcité, la religion affaire privée qui doit le rester et ne pas venir empiéter sur l’espace public.

Mais là, rien de cela. Par souci électoraliste, là où le Rassemblement national est une des premières forces électorales, le maire de Nice vient sur des terres convoitées.

Et pour la CGT Educ-Actions, l’occasion de montrer la réalité d’une gauche décomposée ne pouvait être ratée. Les principes n’existent plus. La laïcité n’est pas ou fort peu évoquée. Le syndicat dénonce non pas la prière, mais la façon [d’]« attiser les peurs et de développer les raccourcis ». « C’est exposer les enfants, leurs parents et l’ensemble des communautés éducatives de ces établissements à un battage médiatique délétère qui les met en danger dans un contexte où les affaires de ce type sont régulièrement montées en épingle. » exprime la CGT.

Soutien de fait aux islamistes radicaux

On me reprochera peut-être d’aller vite en besogne. Mais comment ne pas voir dans la position de la CGT Educ-Actions des Alpes maritimes l’expression d’une décomposition politique avancée, d’une gauche qui au nom des « bons sentiments » assimile musulmans et islamistes en refusant de condamner les seconds au nom des premiers.

Des enfants qui prient dans une cour de récréation, qui appellent au « respect de Mahomet » transgressent à la fois les règles élémentaires de la laïcité et s’engagent dans une action politique (sans doute téléguidée par des adultes très conscients de leurs actes) qui de fait n’a pas grand chose à voir avec la religion. Après les collégiennes de Creil portant le voile islamique dans les années 1989, après l’affaire de la crèche Baby Loup en 2010, après les émeutes urbaines consécutives au contrôle d’une femme portant le voile intégral à Trappes en 2013, après la provocation « burkini » à Nice au lendemain de l’attentat meurtrier de juillet 2016, les lois de 2004 et 2010 portant respectivement sur les signes religieux dans les écoles publiques françaises et interdisant la dissimulation du visage dans l’espace public provoquent les foudres des islamistes.

Au nom de l’antiracisme donc qui assimile les musulmans dans leur ensemble à l’islamisme radical, la gauche comme en témoigne la CGT Educ-Action, apporte son soutien de fait aux islamistes qui, en coulisse, savent très bien ce qu’ils font pour combattre la république, ses valeurs, et la laïcité. Ces positions catastrophiques s’inscrivent dans la foulée de la manifestation « contre l’islamophobie » de novembre 2019 à laquelle participaient les responsables de gauche – à l’exception des responsables du PS – Jean-Luc Mélenchon en tête, derrière les responsables du CCIF et des Frères musulmans en France, assimilant à nouveau la critique de l’islam politique au rejet des musulmans.

La gauche décérébrée jusqu’au bout

La CGT Educ-Actions a exprimé le degré de complicité de la gauche avec la macronie.

Ainsi a-t-elle épargné le ministre de l’éducation national qui, en même temps qu’il soutenait le maire de Nice dans sa dénonciation, soutenait de fait le port l’abaya dans les écoles françaises, un vêtement traditionnel féminin, en Arabie Saoudite notamment.

Courageux le ministre, qui remet dans la décision des chefs d’établissement le fait de savoir si ce vêtement est religieux ou pas. Dans la négative il serait donc évidemment impossible de l’interdire. Le fait politique est suffisamment important pour que la Nation ait une position homogène sur la question. Mais non, à chacun de se débrouiller, voilà tout !

Immédiatement le conseil du culte musulman a déclaré que « l’abaya n’est pas un vêtement religieux ».

En conséquence, toutes les filles qui voudront ou qu’on incite à porter l’abaya pourront venir au collège et au lycée dans cet accoutrement. De quoi réjouir sans doute la gauche en général et particulièrement la France Insoumise qui milite contre l’interdiction de l’abaya. Dans la foulée des innovations de Mélenchon, elle pourra se féliciter de ce progrès de la créolisation et sans doute, pas avare de contradictions, du progrès du droit des femmes réalisé de la sorte, de leur liberté, et du droit des LGBT...

Pendant ce temps les islamistes exultent. Ils ont remporté une nouvelle victoire dans leur marche pour transformer la France en Dar-al-islam. Cela avec la complicité de la gauche, sans doute inconsciente ou pour certains bercés d’illusion dans la découverte d’un hypothétique apport électoral.

Et le ministre de l’Éducation nationale peut se frotter les mains. Derrière ses positions, la CGT Educ-Actions n’aura non plus dit mot de l’affaire René Chiche, enseignant de philosophie suspendu sans salaire pour avoir tenu sur les « réseaux sociaux » des propos qui ont déplu à monsieur le ministre Pap Ndiaye. Au fait, à gauche, la CGT Educ-Actions a un temps de retard. Les élus locaux SNES-FSU notamment, en qualité de représentants des personnels lors du conseil de discipline, ont voté pour que Chiche soit sanctionné.

Entre fossoyeurs de la laïcité et liquidateurs des droits des personnels, le gouvernement a-t-il vraiment encore besoin d’auxiliaires ? 18/6/2023